Faut-il narguer la Chine?

Faut-il narguer la Chine ?

Mme Pelosi s’est donc rendue à Taiwan ! Était-ce du courage – comme l’ont écrit certains journalistes – ou plutôt de l’inconscience prétentieuse ?

Résultat immédiat : la Chine resserre l’étau militaire tout autour de l’Ile.

A quel jeu jouent donc certains hauts politiciens américains ?

Ils narguent la Russie avec l’Ukraine, au moyen de l’Otan ; résultat : une invasion certes illégale de la part de la Russie, mais surtout des milliers de morts, de blessés, de réfugiés, la destruction de villes, la menace de famines et de crises sociales. L’Amérique, bien à l’abri sur son continent, jette de l’huile sur le feu, avec l’aide d’une Europe vassalisée qui croit rouler les mécaniques, et c’est une guerre dont on ne voit pas la fin et dont on espère qu’elle ne dégénérera pas brusquement si un fou devait peser sur le fameux bouton rouge.

Comme la Chine semble plutôt favorable à la Russie et qu’elle pourrait bien tirer avantage de la guerre en Ukraine, vite, l’Amérique la provoque à Taiwan, faisant courir les pires risques à cette île-Etat dont la liberté est chancelante hélas depuis des années.

La Chine n’aime pas la guerre, car les Chinois sont extrêmement intelligents ; dénués de scrupules, certes – on a vu ce qu’il s’est passé à Hong Kong et on connaît le régime communiste chinois et l’utilisation diabolique de la numérisation – mais assez intelligents pour faire tomber Taiwan sans déclencher une « vraie guerre ». Rien n’exclut, hélas ! que la provocation de Mme Pelosi ne contribue à précipiter la fin de la liberté de Taiwan.

On ne nargue pas impunément des dictateurs si on n’est pas absolument certain de les vaincre rapidement. Et les cris de vierge effarouchée des pays occidentaux devant les violations du droit ne protègent pas les populations des pires souffrances.