La Suisse attise l’appétit de Pékin

Alors profitons-en pour défendre les libertés fondamentales !

Le Temps met en gros titre, en première page : « La Suisse attise l’appétit de Pékin » et c’est parfaitement exact. En effet, on a pu lire, depuis la fin de la première vague de la pandémie, à plusieurs reprises, dans différents journaux même très locaux, des pages entières consacrées à la Chine, pages plutôt louangeuses, notamment, cela va de soi, quand elles sont payées par l’agence de presse communiste d’Etat (voir notre blog du 6 octobre).

 

Face à l’appétit chinois, que devient la fameuse clause de notre traité concernant les fonctionnaires chinois et leur liberté d’enquêter en Suisse ?

On pouvait espérer que le Parlement soulèverait cette question si infamante pour notre pays (voir notre blog du 2 septembre). Certains journaux disaient même, à l’époque, que nous avions des clauses semblables avec d’autres Etats – généralement peu démocratiques – Est-ce vrai ou non ? Qui a posé la question au Parlement fédéral? Qui a donné une réponse ? Avons-nous prolongé l’accord avec la Chine ? Avec quels autres Etats existe-t-il un accord semblable ? Un article du Temps, après la fin de la session parlementaire de septembre, dû à la plume d’une députée genevoise verte, avait évoqué le sujet, mais sans suite non plus.

 

Quelle crédibilité y a-t-il à défendre des multinationales responsables – donc prétendre faire la police chez les autres – quand on ne fait pas d’ordre chez soi ? A moins qu’on n’assimile les fonctionnaires chinois oeuvrant chez nous à ce que seraient des surveillants suisses veillant à l’étranger à la manière dont des filiales locales d’entreprises suisses y appliquent les règles suisses.

 

Quand saurons-nous enfin la vérité sur cette clause d’espionnage officiel des fonctionnaires chinois en Suisse, voire de fonctionnaires d’autres pays ? L’absence générale de curiosité sur le sujet est renversante. Je comprends l’appétit insatiable de la Chine. Elle sait avec qui elle fait affaire. Si elle est en appétit, profitons-en pour ne rien brader.

Union civile ou partenariat enregistré?

Union civile ou partenariat enregistré ?

Le Pape s’est prononcé en faveur de l’union civile entre personnes de même sexe. Ceci équivaudrait, en gros, à notre partenariat enregistré et à l’esprit qui prévalait quand on l’a introduit en droit suisse, à savoir : éviter toute confusion avec le mariage.

Pour l’Eglise catholique, le mariage est un sacrement. Ce n’est pas le cas pour les protestants. Mais pour les uns comme pour les autres, comme d’ailleurs aussi pour des générations d’êtres humains indépendamment de toute référence religieuse, le mariage est une institution en rapport avec la filiation, c’est-à-dire avec la descendance par le sang. La filiation, ce n’est pas la parentalité. La première est une continuation naturelle de l’espèce. La seconde est une manifestation d’affection protectrice envers un enfant existant. Il arrive que les deux notions coïncident et c’est évidemment ce que l’on souhaite pour tout enfant. Mais la seule affection (appelée aujourd’hui parentalité d’intention) n’a jamais suffi à la conception ni assuré la descendance.

 

L’union civile (comme le partenariat enregistré) ne concerne que deux personnes

Deux personnes adultes de même sexe peuvent décider de faire ménage commun et souhaiter conclure un contrat présumé durable dont découlent des garanties plus ou moins automatiques financières (entretien, succession, logement, assurances, éventuellement fiscalité), sociales (reconnaissance de leur union par la société), personnelles (fidélité réciproque, entraide). C’est ce que permet le partenariat enregistré en Suisse (peut-être encore à améliorer sur certains de ces points, ce n’est nullement exclu), ce que permettrait sans doute ou devrait assurer une « union civile ». On pourrait concevoir qu’une telle union – comme on pourrait aussi le concevoir pour le partenariat enregistré – soit proposée aussi bien aux couples de même sexe qu’aux couples hétéro-sexuels (= actuellement concubins), qui ne veulent pas se marier pour quelque raison que ce soit, mais réclament depuis des années une protection automatique pour leur couple. Cela équivaudrait à un contrat de ménage commun très étendu, avec effets réflexes prévus par la loi, qu’on appelle ce contrat union civile ou partenariat enregistré.

 

La spécificité du mariage, c’est le lien avec la filiation (à ne pas confondre avec la parentalité)

Pendant des siècles et actuellement encore dans bien des civilisations, le mariage n’a pas été du tout une question d’amour et le droit ne s’est d’ailleurs guère préoccupé du sentiment en matière de mariage. La raison d’être de l’institution, c’était la survie de la famille (de sang), de la race, de la société. Il était important en outre que l’on connaisse le père et la mère de l’enfant, pour des motifs variés, ce que le mariage facilite. Avec le développement du respect de l’enfant (et des moyens scientifiques de déterminer sa famille de sang) dans nos sociétés occidentales, il est également apparu que l’enfant avait le droit absolu de connaître son père et sa mère et si possible de vivre avec eux, dans un cadre stable. Le mariage, dans l’idéal, concrétise la garantie de ce droit de l’enfant. En revanche, à aucun moment le mariage ne concrétise le droit d’avoir un enfant (= droit à l’enfant), même si le développement de la procréation médicalement assistée avec don de sperme, telle qu’elle existe en Suisse, peut le faire croire. Le don de sperme réservé en Suisse à un couple marié n’a pas été pensé par le législateur comme la concrétisation d’un droit à avoir un enfant, mais comme le dernier remède encas de stérilité ou de risque de transmission d’une maladie (voir l’article 5 de la loi). L’exigence d’un couple marié doit servir le bien de l’enfant (« La procréation médicalement assistée est subordonnée au bien de l’enfant, art. 3 al. 1er ; c’est nous qui avons mis en gras).

 

Les défenseurs les plus acharnés du mariage pour tous revendiquent le droit à l’enfant par le biais du mariage

Certains milieux – toutes tendances sexuelles confondues – réclament le mariage pour tous au nom d’un droit pour tous à l’enfant (maints articles de presse – que j’ai déjà cités dans ce blog à plusieurs reprises – et maintes déclarations publiques le rappellent). Ces milieux assimilent donc le mariage à une institution conférant de par la loi un droit à l’enfant. C’est une déviation de l’institution, une consécration de la « chosification » de l’enfant. Celui qui prétend avoir droit à un enfant réduit ce dernier à un objet (forme d’esclavage), voire à un cobaye (test pour voir s’il souffre réellement dans sa vie de n’avoir pas de père ou deux pères ou pas de mère ou bien deux ou trois mères, le tout sans interruption possible de l’expérience). La tendance mondiale va certes dans ce sens avec le trafic juteux des dons de sperme, d’ovules et l’exploitation des mères porteuses. Une société est responsable du niveau de  “chosification » de ses membres.

 

La première protection contre la « chosification » des enfants est le langage

Ce ne sont pas les féministes qui vont me contredire. Or sur le sujet du langage, nous touchons au problème du « mariage pour tous ».

Union hétérosexuelle par excellence depuis des lustres, le mariage devrait brusquement devenir une union de deux personnes sans genre. Accepter ce changement de contenu d’un mot, équivaudrait à détacher l’institution de sa raison d’être millénaire : protéger la filiation par le sang. Ce n’est parce que la société a cessé – par bonheur – de maudire les enfants et les parents dits « illégitimes » qu’il faut dénaturer le mariage, ni consacrer à travers lui un droit à l’enfant.

 

Pour respecter le droit des adultes de vivre ensemble comme ils le veulent, on pourrait ouvrir le partenariat enregistré  (= union civile) à tous les couples, indépendamment de leur genre sans toucher au mariage

Le mariage, institution officielle et millénaire illustrant symboliquement le droit d’un enfant à avoir un père et une mère connus et dans toute la mesure du possible de vivre avec eux doit rester réservé aux couples hétérosexuels. Puisse le Conseil des Etats qui se penche actuellement sur le sujet pousser sa réflexion un peu plus loin que le Conseil national et avoir présent à l’esprit que le mariage comme tel concerne en fait plus l’avenir des enfants que le présent des adultes !

 

 

les Églises et la confusion entre principe et moyens

La Conférence des Évêques de Suisse, L’Église évangélique réformée de Suisse (autrefois Fédération des Églises protestantes de Suisse) recommandent de voter OUI à « l’initiative pour des entreprises responsables » (titre officiel de l’initiative) qu’elles débaptisent et appellent, on ne sait pour quelle raison, « initiative pour des multinationales responsables ». Pourquoi les milieux religieux ne souhaitent-ils pas, comme le dit l’initiative, que toutes les entreprises soient responsables et non pas seulement les multinationales, je ne le comprends pas.

Comme le disent les milieux ecclésiastiques cités ci-dessus, le but de l’initiative est d’assurer que des multinationales respectent les droits de l’homme et l’environnement, y compris à l’étranger. C’est un but auquel chacun se rallie, y compris, de leur propre aveu, le Conseil fédéral et le Parlement.

Seulement voilà, il y a divergence quant au moyen d’atteindre ce but.

L’initiative pose des principes qui devront, si elle est votée, être concrétisés dans une loi que le Conseil fédéral et le Parlement devront élaborer puis voter et qui sera naturellement soumise au délai référendaire, comme toute loi. Délai probable 2 ou 3 ans avant qu’une loi soit applicable, donc l’initiative concrétisée.

Le Conseil fédéral et le Parlement, eux, proposent à ceux qui ne voudraient pas de l’initiative un contre-projet indirect. Il s’agit d’une loi déjà prête qui va dans le sens de l’initiative mais moins loin que cette dernière, certes. Si l’initiative est rejetée, cette loi devra naturellement être soumise au délai référendaire comme toutes les lois votées par le Parlement, ainsi que le dit clairement le fascicule de vote en p. 12. Comme on ne voit guère l’intérêt d’un référendum contre la loi si l’initiative est refusée, la solution, déjà prête, pourrait entrer en vigueur dans 4 ou 5 mois.

Un même but, deux moyens différents

Comme cela résulte autant des propos du Conseil fédéral que des débats parlementaires, initiative et contre-projet indirect poursuivent le même but, mais proposent des moyens différents de l’atteindre. Que la Conférence des Évêques de Suisse et l’Église évangélique protestante de Suisse invitent les fidèles à réfléchir au but poursuivi, c’est éminemment légitime, car le respect de tous les êtres humains et de la nature est de la responsabilité de chacun dans tous les domaines de la vie y compris en économie: c’est un principe chrétien que les Églises sont pleinement compétentes à prêcher. Mais quant à choisir pour y parvenir, plutôt le moyen contenu dans l’initiative que celui du contre-projet, c’est une option exclusivement politique où la compétence ecclésiastique est banalement égale à celle de n’importe quel citoyen. Les milieux ecclésiastiques n’ont aucune autorité particulière sur ce point.

Parce que l’essentiel, la responsabilité personnelle à l’égard des autres et de la nature, est difficile à rappeler et à vivre individuellement chaque jour ces milieux se concentrent sur un accessoire abstrait et lointain qui plait a priori à beaucoup de monde car il s’impose d’abord « aux autres » ?

L’exécution capitale

M. Darius Rochebin a été exécuté soigneusement par le Temps : plusieurs pages et maints détails le 1er novembre, une nouvelle page le 2 novembre, un rappel le 3 novembre, avec d’ailleurs une mise en cause des responsables de la RTS et notamment de deux cadres mais non nommés.

Pourquoi est-ce que, dans un cas, on répète à l’envi de nom de la personne et pas dans les autres cas ?

L’anonymat d’une dénonciation publique devrait être la règle

Que des journalistes fassent une enquête on peut le concevoir. Ils ont souvent des moyens plus efficaces et rapides que la justice, notamment parce qu’à la différence de la justice ils ne respectent pas la règle selon laquelle on doit entendre aussi l’autre partie. Mais qu’ils publient des noms, jetant en pâture une personne sans lui laisser la moindre chance de se défendre, c’est vraiment révoltant. Pourquoi alors deux poids deux mesures, la condamnation irréversible dans un cas, l’anonymat dans l’autre ?

Il semblerait parfaitement possible de rendre publique une éventuelle mauvaise conduite -afin d’empêcher que la chose se reproduise – en respectant l’anonymat de l’auteur qui jouit quand même d’une présomption d’innocence jusqu’à sa condamnation.

Où est la limite entre la dénonciation courageuse du lanceur d’alerte et la vengeance ou la revanche de la jalousie ?

Jeter une personne en pâture une fois qu’elle ne peut plus se défendre et étaler dans les détails ce que d’aucuns lui reprochent – probablement à raison, mais rien n’est prouvé à ce jour pour les lecteurs – est-ce vraiment un acte courageux ?

Les pages du Temps avaient un petit relent de règlement de compte. C’est regrettable.

Vaincre les épidémies

Vaincre les épidémies

Tel est le titre du livre du Professeur Didier Pittet, épidémiologiste, infectiologue, spécialiste en santé globale (et de M. Thierry Crouzet, écrivain), livre qui vient de paraître aux éditions Hugo Doc, Paris. L’ouvrage mérite d’être lu – et rapidement – par les autorités politiques, les journalistes et même le grand public. Ce récit relate, jour après jour, de janvier à fin juin 2020, les actes, réflexions, expériences, conseils du Professeur Pittet qui a incontestablement été aux premières loges pendant toute cette période.

Le rappel des gestes « barrières » et des commentaires très critiques sur le port du masque

Page après page est rappelée l’importance du lavage des mains et du respect de la distanciation, ces deux règles représentant, selon l’auteur, la vraie et fondamentale protection, le port du masque (en dehors de l’hôpital, naturellement) n’étant utile que dans les cas où la distanciation est impossible et à la stricte condition d’un lavage des mains. On peut même lire quelques phrases assassines, telles que : « Il y a en France un penchant pour une politique démonstrative, aux actions visibles et le masque semble répondre à ce désir profond » (p. 183) ou encore : « Dans les rues, de plus en plus de passants masqués laissent traîner leurs mains partout. Les politiques ordonnent le port du masque pour se donner bonne conscience, mais ne contrôlent pas les lieux publics où les gens s’entassent. Imposer le port du masque, c’est se donner l’illusion d’agir, en pensant se prémunir contre les critiques futures ». (p. 172). « En croyant bien faire, en exigeant le port du masque généralisé, les politiques et certains experts proclament des bêtises » (p. 150).

« Le confinement était la seule solution pour sauver nos hôpitaux » (p. 161)

J’avoue que cette phrase m’a fait sauter au plafond, d’autant qu’elle reprenait celle figurant deux pages avant (p. 158), soit « …il y avait urgence à sauver nos hôpitaux ».

Après avoir éprouvé un moment de révolte en lisant cela, je me suis rendu compte qu’il fallait surtout en tirer une conclusion pratique aussi immédiate que possible, vu le texte qui suivait : « Dire que s’ils avaient été plus grands, avec davantage de lits, davantage de personnels, nous n’aurions pas eu besoin de confiner est un non-sens. Surdimensionner les institutions de soin “au cas où” n’est pas une bonne idée, sans même parler de coût de fonctionnement…. Les hôpitaux modernes doivent être reconfigurables » (p. 158). Et l’auteur d’ajouter : « Nous l’avons démontré aux HUG en faisant preuve de fluidité dans notre organisation ». Ce texte est daté du 19 mai 2020.

Sauver des personnes

Espérons dès lors que, depuis le 19 mai, les expériences relatées et conseils prodigués par le professeur Pittet auront pu porter des fruits et qu’il n’y aura plus de mesures à prendre pour « sauver les hôpitaux », mais seulement pour sauver des personnes, y compris du désespoir engendré par la perte d’un salaire, d’un travail, voire de tout geste de tendresse.

 

Quand la justice tord l’état de nécessité, la démocratie s’écroule

Des juges genevois ont donc appliqué la notion « d’état de nécessité » en matière de climat de la même manière que le juge vaudois dont le jugement a été heureusement annulé en deuxième instance. La politisation de la justice devient ainsi une sorte de pandémie au niveau cantonal. C’est inquiétant.

La notion d’état de nécessité (art.17 du code pénal suisse [CPS])

Il y a état de nécessité selon le code pénal lorsqu’un danger imminent menace un bien juridique appartenant à la personne qui accomplit un acte illicite ou à un tiers, que ce danger ne peut être détourné autrement que grâce à l’accomplissement de cet acte illicite et que cet accomplissement sauvegarde des intérêts prépondérants.

Si ces conditions sont toutes réalisées, l’acte illicite devient licite.

Vérifions cela dans les cas genevois et vaudois susmentionnés.

Le danger imminent qui menace

Ce serait le réchauffement climatique à cause des rejets de CO2 ? A vrai dire, est-ce un danger imminent c’est-à-dire sur le point de se produire ? Ou bien est-ce un danger connu contre lequel l’humanité cherche les meilleures protections ?

Le bien juridique à préserver

C’est la planète, ou l’avenir ou la santé.La planète est-elle un bien juridique ? Problème philosophique.La santé et l’avenir sont-ils des biens juridiques ? Question éthico-philosophique.

Les propriétaires des « biens juridiques » à préserver

La Planète appartient-elle à quelqu’un ? Aux auteurs de l’acte illicite ? à l’humanité ? La santé ou l’avenir à préserver appartiennent-ils aux auteurs de l’acte ou à l’humanité ?

 Sauvegarder des intérêts prépondérants

La lutte contre le réchauffement climatique par la diminution des émanations de CO2 doit assurer la protection de la planète ou de la santé ou de l’avenir de quelques personnes ou de l’humanité et cette lutte peut paraître plus importante que la protection immédiate du domicile ou de la propriété privée d’autrui. Question socio-politico-philosophique à laquelle la réponse politico-philosophique peut être : «la fin justifie les moyens ». Ce n’est pas un principe juridique.

L’acte illicite concerné

Dans le canton de Vaud, l’acte illicite était l’occupation sans droit du local d’une banque pour une partie de tennis, soit une violation de domicile (art. 186 CPS) ; dans le canton de Genève, l’acte consistait en un barbouillage en rouge d’une enseigne commerciale, propriété privée, ce qui constituait un dommage à la propriété (Art. 144 CPS).

Impossibilité de détourner ce danger autrement

Pour être excusable, l’acte illicite accompli doit être seul apte à détourner le danger, donc à en empêcher ou à en arrêter les effets immédiatement.

Peut-on affirmer qu’une partie de tennis dans une banque (= violation de domicile) ou le peinturlurage en rouge d’une enseigne privée (= dommage à la propriété) sont aptes comme tels, à l’exclusion de tout autre moyen, à arrêter immédiatement dans le monde, ou en Suisse, ou dans le canton concerné les émissions de CO2, donc à éviter immédiatement le réchauffement climatique, soit à sauver immédiatement la planète ou à assurer ainsi immédiatement et exclusivement la santé et l’avenir des auteurs des actes ou de l’humanité ?

L’état de nécessité n’était pas réalisé

A la lecture de tout ce qui précède, force est de constater que les conditions juridiques (le code pénal n’est pas un recueil de questions philosophiques) de ce que le code pénal appelle l’état de nécessité n’étaient pas réalisées. Les actes illicites accomplis par les défenseurs du climat ne pouvaient donc être devenus licites (même s’ils étaient peu graves). Il importe en effet de ne pas confondre la gravité des actes et leur licéité.

Comment un juge peut-il voir un état de nécessité dans les éléments analysés ci-dessus ?

Qu’un avocat plaide dans ce cas l’état de nécessité pour défendre son client, cela peut faire partie du jeu, bien que ce soit à la limite de la bienséance professionnelle, en revanche, qu’un juge chargé d’appliquer la loi puisse le soutenir, c’est inadmissible. Cela signifie soit qu’il n’a pas compris la loi, soit qu’il considère que sa conception philosophico-socio-politique doit l’emporter sur les règles juridiques élaborées démocratiquement.

Dans le premier cas (incompréhension), c’est inquiétant, vu que l’article 17 CPS est un de ceux qui expriment les conditions de base de la répression pénale ; mais l’erreur est humaine et le recours au juge supérieur pourra corriger le tir. On commence cependant à douter de la compétence du juge vu la grossièreté de l’erreur.

Dans le second cas (philosophie personnelle du juge), c’est incompatible avec la mission du juge. Le recours contre sa décision permettra également de corriger le tir, mais la confiance des justiciables sera ébranlée. Le juge sera soupçonné d’être devenu l’otage ou le jouet des défenseurs d’une certaine cause. D’autres juges pourraient se sentir légitimés à défendre d’autres causes leur tenant à cœur et les batailles politiques seraient déplacées de l’arène publique ouverte vers le petit monde judiciaire clos. Fin de la démocratie.

La démocratie est un régime politique qui exige plus de temps que la dictature, elle est peu conciliable avec l’état de nécessité. La procédure actuelle utilisée pour décider les mesures d’urgence appliquées dans la lutte contre le virus n’en est-elle pas une preuve intéressante?

L’Occident piégé par la Chine

L’Occident et plus particulièrement les pays européens, dont la Suisse, souffrent de quatre gros défauts :

  • La peur de la mort, à cause du matérialisme galopant
  • L’autoflagellation, développée par les accusations répétées de colonialisme, nazisme et racisme.
  • La vénalité encouragée et sur-développée depuis la chute du Mur par la réunion des mafias communistes et italienne et par la mondialisation.
  • La vanité.

Intelligente, la Chine utilise ces défauts pour étendre son empire

A la différence de l’Occident, la Chine n’accroît pas son influence par les armes en détruisant, mais par la flatterie et par l’argent, c’est-à-dire en achetant ou en ayant l’air d’aider (voir le développement de la Chine en Afrique). L’énormité de son marché et l’abondance de sa main d’œuvre bon marché sont une tentation irrésistible. Les pays occidentaux sont prêts à renier n’importe quelle valeur morale pour s’assurer un traité commercial, un accord sur le tourisme, une promesse de soutien en matière de santé (collaboration dans le domaine pharmaceutique !). Ils délocalisent leurs centres de production ou vendent leurs entreprises sans prêter la moindre attention aux conséquences à venir.

Ils laissent des entreprises technologiques chinoises s’installer chez eux en croyant ainsi devenir les plus forts sur le marché occidental. Ils vendent le Pirée ou d’autres sites historiques parce qu’ils ont besoin d’agent. Sommes-nous devenus fous ?

Depuis le début de la pandémie, la Chine développe sa campagne de charme

On assiste depuis le début de la pandémie à une vaste campagne de charme du gouvernement chinois, envoyant des masques – ne fonctionnant pas tous et de loin ! – ou des médecins pour « aider » en bons samaritains. La Chine achète de pleines pages de propagande par son agence de presse communiste d’Etat Xinhua – jusque dans les journaux très locaux, tel le Journal de Morges (2 octobre) où elle fait l’éloge du multilatéralisme, notamment de l’ONU et du développement durable (rires dans la salle!!!). Elle met en évidence le succès de son régime de confinement strict pour prétendre avoir ainsi vaincu « le » virus. Elle contribue à encourager les pays occidentaux à croire que la maladie ne peut être vaincue que par un régime de fer qui ne prenne surtout pas en compte les effets collatéraux mortels, du point de vue humain, social, médical ou économique. Elle ne peut évidemment que profiter de l’écroulement de l’Occident, car chez nous, les personnes comptent encore et leur misère entraîne des troubles politiques graves que nous ne traitons en principe pas de la même manière que la Chine (revoir Géopolitis de la TSR 1 du dimanche 4 octobre). Rien n’est plus favorable à l’extension de l’empire communiste chinois que l’écroulement de l’Occident et la pandémie lui est une aide précieuse. C’est probablement une raison pour laquelle la Chine a accrû ses dons à l’OMS depuis que les USA ont cessé leur soutien.

Réveillons-nous !

Nous ne sommes ni les plus forts ni les plus intelligents, nous serons bientôt pauvres, mais ne nous laissons pas acheter. Méfions-nous de la Chine, surtout quand elle porte des cadeaux.

Et si on nous disait la vérité

Un million de morts du covid dans le monde en 2020, 50 millions de morts de la grippe de 18. Sachant que la population mondiale a passé de 1 milliard 8 environ en 1918 à 7 milliards 7 environ en 2020, soit plus de quatre fois plus, il faudrait rapporter les chiffres aux proportions. C’est donc comme si le covid avait fait moins de 250’000 morts dans le monde de 1918 ou la grippe de 18 plus de 200 millions de morts en 2020. Toute mort est assurément une mort de trop, mais l’immortalité n’existe pas.

Alors jusqu’à quel point peut-on tuer la vie pour éviter la mort ?

Faut-il vraiment arrêter de vivre en 2020 à cause de la pandémie ? Faut-il vraiment punir les jeunes pour protéger les « vieux » à cause de la pandémie ? Faut-il vraiment cloîtrer les personnes dans certains EMS pour les empêcher de mourir ? Faut-il vraiment faire crever de faim des populations pour leur éviter d’être éventuellement malades ? Faut-il vraiment détruire l’économie et tous ceux qu’elle fait vivre pour éviter la mort de quelques-uns ?

La question est fondamentalement éthique et philosophique.

On doit la poser. On doit faire preuve de la plus totale honnêteté quand il s’agit des informations au sujet de l’évolution de la pandémie.

Personne ne peut croire les chiffres donnés quand on supprime l’indication du nombre de morts par pays et par 100’000 hab. pour ne donner que l’indication globale des morts dans le monde.

Combien y a-t-il soudainement de morts à Marseille pour que soient prises des décisions aussi graves la concernant ? On ne le dit pas.

Pendant les premiers mois de la pandémie, on nous assenait le nombre de morts, d’hospitalisations, de cas de soins intensifs dans notre pays et dans les pays européens, maintenant, on ne nous dit plus que le nombre de morts dans le monde. On indique aussi le nombre de personnes testées positives, mais on ne sait jamais le nombre des personnes réellement gravement malades ou guéries. On apprend l’existence de quarantaines, mais on ne sait jamais combien des personnes mises en quarantaine ont été vraiment malades.

On décide de fermer les dancings ou les boîtes de nuit, mais on laisse quelques jours pour que les exploitants puissent se retourner – ce qui est compréhensible. Il va de soi que c’est une manière de dire que la situation n’est pas vraiment grave car sans cela ce serait fermeture immédiate. Et on punit les jeunes qui ont profité de la liberté laissée encore quelques jours.

Je ne fais aucun reproche aux autorités pour les mesures prises pendant les trois premiers mois de la pandémie, mais depuis lors, on nage dans l’incohérence, comme s’il y avait un marionnettiste qui faisait danser les poupées. C’est insupportable.

Le grand cirque des crachoirs

On les appelle des « masques ». C’est évidemment inexact. Un masque représente un visage ou dissimule un visage. Nos masques covid, eux, doivent recevoir et garder les multiples particules bucco-nasales que nous rejetons en parlant ou en expirant. Ce sont donc bien des crachoirs.

NB : j’exclus de cet article les masques chirurgicaux ou médicaux, connus et portés depuis longtemps à certaines occasions.

Ceci posé, vient la question principale : à quoi servent ces crachoirs ?

J’ai cru comprendre qu’il fallait en porter pour protéger autrui – ce qui me paraît en effet logique pour un crachoir – et que c’était une marque de solidarité. Mais quelques questions me taraudent.

Lisant, ce 20 septembre, l’article publié en p. 18 du Temps du week end et intitulé « Les masques, dangereux pour la santé ?», j’ai été saisie de doutes énormes. En effet, à la question « [quelles] conditions médicales pourraient légitimement lever l’obligation de porter un masque ? », l’OFSP « en pointe plusieurs », parmi lesquelles « les grandes difficultés respiratoires ». M. Thierry Fumeaux, président de la Société suisse de médecine intensive du groupe d’experts en soins cliniques de la taskforce Covid-19 fait alors le commentaire suivant cité par le Temps : « Quant aux personnes présentant des difficultés respiratoires, il faut bien se rendre compte que ce sont justement les sujets les plus fragiles et que le masque les protège eux en priorité. Il est donc impératif qu’ils en portent un lorsque la distanciation n’est pas possible » (c’est moi qui ai mis en gras parce que le journal précise que M. Fumeaux appuie sur cette affirmation). J’en déduis qu’il faut alors porter un crachoir pour se protéger soi-même avant tout. Bizarre !Bizarre ! Vous avez dit Bizarre ?

Mais au fait, quel que soit le but du crachoir, quand le porter pour qu’il remplisse sa fonction ?

J’ai cru comprendre qu’il fallait ne pas le mettre et l’enlever sans cesse, en le touchant, ne pas le plier dans sa poche ou dans son sac, le jeter après usage, etc… Alors comment fait-on quand il faut le mettre en entrant dans un restaurant, l’enlever quand on est assis à une table, le remettre si on va aux toilettes, l’enlever quand on vient se rasseoir, le remettre pour quitter sa table et sortir du restaurant ? Je doute qu’il soit souhaitable de le poser sur la table à côté de soi pendant qu’on mange, qu’il faille le toucher sans se laver les mains tout de suite après, ce qui pourrait exiger que l’on se lève de table (= remettre son crachoir), aille se désinfecter ou laver les mains, revienne à table, ôte son crachoir (=se désinfecter les mains etc…. (= perpetuum mobile).

Dernière question : comment le porter pour bien faire ?

J’ai cru comprendre que le crachoir doit couvrir le nez et la bouche en descendant un peu sous le menton. Est-il correct de le descendre sous le nez ou sous la bouche, pour un meilleur confort, de l’accrocher à une oreille pour le mettre et l’enlever facilement comme on le voit constamment ? Doit-on laver son crachoir en étoffe chaque soir ? Qui vérifie la chose ? Quelle protection assure un crachoir sale ? Existe-t-il des crachoirs double-face ?

Il s’agit évidemment d’écouler les milliers de crachoirs acquis à prix d’or depuis qu’on a découvert qu’on en manquait et d’encourager aussi le génie couturier de certains fabricants. Mais pitié, qu’on rende le port du crachoir crédible avant de le rendre obligatoire !

Quels rapports entre big Pharma et la pandémie?

Avec un certain courage, l’émission « Temps présent » du 10 septembre dernier de la RTS 1 a montré les abus et terribles dérives immorales des grands groupes pharmaceutiques dont, hélas ! Novartis et Roche font aussi partie.

Décrivant les manœuvres parfaitement déloyales et les tromperies meurtrières auxquelles se sont déjà livrées les Pharmas, l’émission de la RTS a contribué, à juste titre, à encourager la méfiance viscérale que l’on commence à éprouver devant les médicaments et les conseils de certains milieux pharmaco-médicaux.

L’énorme tricherie de Gilead soutenu par M. Trump, à propos du remdesevir, ce médicament contre le corona

Comment la RTS a-t-elle pu filmer l’accord « patriotique » entre M.Trump et Gilead et découvrir les tricheries de Gilead afin de tirer le meilleur profit du remède qu’elle gardait dans ses tiroirs en attente d’une occasion financière favorable ? C’est remarquable.

On aimerait savoir pourquoi M. Trump a cessé, d’un jour à l‘autre, de se vanter de prendre de l’hydroxychloroquine chaque jour depuis le début de la pandémie et ce qu’il est advenu depuis le moment où on nous avait annoncé qu’il avait été testé positif (je ne parviens plus à retrouver la date de cette annonce publique aux nouvelles d’un soir).

Sachant les énormes intérêts financiers en jeu et les pratiques parfaitement malhonnêtes des pharmas, on ne peut avoir aucune confiance en un vaccin trouvé à la va-vite

On comprend que Heidi. News, dans un article du 11 septembre, puisse écrire : « 78% des Américains craignent que la politique joue un rôle plus important que la science dans l’approbation du futur vaccin ».

Cette crainte est valable à l’égard de toute découverte d’un grand groupe pharmaceutique.

L’émission « Temps présent » a aussi mis le doigt sur les pressions exercées sur les milieux médicaux mais surtout scientifiques qui sont largement soutenus financièrement par les pharmas.

Il ne s’agit pas de prétendre que tous les scientifiques ni les tous les milieux médicaux sont des « vendus », ce que je ne crois pas, mais il faut avoir conscience des pressions financières et mentales énormes exercées. Certains savent qu’ils compromettraient les fonds reçus pour leurs laboratoires, ou leur réputation, s’ils disaient la vérité. Et les hommes politiques qui doivent prendre des décisions ont en face d’eux des groupes dont la puissance financière est parfois égale ou supérieure au PIB de leur propre pays.

Puisse la prochaine émission de Temps Présent rappeler en détail qui finance l’OMS et dans quelles proportions, maintenant que les USA lui ont retiré leur soutien!