Le grand cirque des crachoirs

On les appelle des « masques ». C’est évidemment inexact. Un masque représente un visage ou dissimule un visage. Nos masques covid, eux, doivent recevoir et garder les multiples particules bucco-nasales que nous rejetons en parlant ou en expirant. Ce sont donc bien des crachoirs.

NB : j’exclus de cet article les masques chirurgicaux ou médicaux, connus et portés depuis longtemps à certaines occasions.

Ceci posé, vient la question principale : à quoi servent ces crachoirs ?

J’ai cru comprendre qu’il fallait en porter pour protéger autrui – ce qui me paraît en effet logique pour un crachoir – et que c’était une marque de solidarité. Mais quelques questions me taraudent.

Lisant, ce 20 septembre, l’article publié en p. 18 du Temps du week end et intitulé « Les masques, dangereux pour la santé ?», j’ai été saisie de doutes énormes. En effet, à la question « [quelles] conditions médicales pourraient légitimement lever l’obligation de porter un masque ? », l’OFSP « en pointe plusieurs », parmi lesquelles « les grandes difficultés respiratoires ». M. Thierry Fumeaux, président de la Société suisse de médecine intensive du groupe d’experts en soins cliniques de la taskforce Covid-19 fait alors le commentaire suivant cité par le Temps : « Quant aux personnes présentant des difficultés respiratoires, il faut bien se rendre compte que ce sont justement les sujets les plus fragiles et que le masque les protège eux en priorité. Il est donc impératif qu’ils en portent un lorsque la distanciation n’est pas possible » (c’est moi qui ai mis en gras parce que le journal précise que M. Fumeaux appuie sur cette affirmation). J’en déduis qu’il faut alors porter un crachoir pour se protéger soi-même avant tout. Bizarre !Bizarre ! Vous avez dit Bizarre ?

Mais au fait, quel que soit le but du crachoir, quand le porter pour qu’il remplisse sa fonction ?

J’ai cru comprendre qu’il fallait ne pas le mettre et l’enlever sans cesse, en le touchant, ne pas le plier dans sa poche ou dans son sac, le jeter après usage, etc… Alors comment fait-on quand il faut le mettre en entrant dans un restaurant, l’enlever quand on est assis à une table, le remettre si on va aux toilettes, l’enlever quand on vient se rasseoir, le remettre pour quitter sa table et sortir du restaurant ? Je doute qu’il soit souhaitable de le poser sur la table à côté de soi pendant qu’on mange, qu’il faille le toucher sans se laver les mains tout de suite après, ce qui pourrait exiger que l’on se lève de table (= remettre son crachoir), aille se désinfecter ou laver les mains, revienne à table, ôte son crachoir (=se désinfecter les mains etc…. (= perpetuum mobile).

Dernière question : comment le porter pour bien faire ?

J’ai cru comprendre que le crachoir doit couvrir le nez et la bouche en descendant un peu sous le menton. Est-il correct de le descendre sous le nez ou sous la bouche, pour un meilleur confort, de l’accrocher à une oreille pour le mettre et l’enlever facilement comme on le voit constamment ? Doit-on laver son crachoir en étoffe chaque soir ? Qui vérifie la chose ? Quelle protection assure un crachoir sale ? Existe-t-il des crachoirs double-face ?

Il s’agit évidemment d’écouler les milliers de crachoirs acquis à prix d’or depuis qu’on a découvert qu’on en manquait et d’encourager aussi le génie couturier de certains fabricants. Mais pitié, qu’on rende le port du crachoir crédible avant de le rendre obligatoire !

Quels rapports entre big Pharma et la pandémie?

Avec un certain courage, l’émission « Temps présent » du 10 septembre dernier de la RTS 1 a montré les abus et terribles dérives immorales des grands groupes pharmaceutiques dont, hélas ! Novartis et Roche font aussi partie.

Décrivant les manœuvres parfaitement déloyales et les tromperies meurtrières auxquelles se sont déjà livrées les Pharmas, l’émission de la RTS a contribué, à juste titre, à encourager la méfiance viscérale que l’on commence à éprouver devant les médicaments et les conseils de certains milieux pharmaco-médicaux.

L’énorme tricherie de Gilead soutenu par M. Trump, à propos du remdesevir, ce médicament contre le corona

Comment la RTS a-t-elle pu filmer l’accord « patriotique » entre M.Trump et Gilead et découvrir les tricheries de Gilead afin de tirer le meilleur profit du remède qu’elle gardait dans ses tiroirs en attente d’une occasion financière favorable ? C’est remarquable.

On aimerait savoir pourquoi M. Trump a cessé, d’un jour à l‘autre, de se vanter de prendre de l’hydroxychloroquine chaque jour depuis le début de la pandémie et ce qu’il est advenu depuis le moment où on nous avait annoncé qu’il avait été testé positif (je ne parviens plus à retrouver la date de cette annonce publique aux nouvelles d’un soir).

Sachant les énormes intérêts financiers en jeu et les pratiques parfaitement malhonnêtes des pharmas, on ne peut avoir aucune confiance en un vaccin trouvé à la va-vite

On comprend que Heidi. News, dans un article du 11 septembre, puisse écrire : « 78% des Américains craignent que la politique joue un rôle plus important que la science dans l’approbation du futur vaccin ».

Cette crainte est valable à l’égard de toute découverte d’un grand groupe pharmaceutique.

L’émission « Temps présent » a aussi mis le doigt sur les pressions exercées sur les milieux médicaux mais surtout scientifiques qui sont largement soutenus financièrement par les pharmas.

Il ne s’agit pas de prétendre que tous les scientifiques ni les tous les milieux médicaux sont des « vendus », ce que je ne crois pas, mais il faut avoir conscience des pressions financières et mentales énormes exercées. Certains savent qu’ils compromettraient les fonds reçus pour leurs laboratoires, ou leur réputation, s’ils disaient la vérité. Et les hommes politiques qui doivent prendre des décisions ont en face d’eux des groupes dont la puissance financière est parfois égale ou supérieure au PIB de leur propre pays.

Puisse la prochaine émission de Temps Présent rappeler en détail qui finance l’OMS et dans quelles proportions, maintenant que les USA lui ont retiré leur soutien!

Un parti politique qui a le sens de l’humour

Le PDC veut abandonner son C qui lui nuit. En effet, revendiquer d’être un parti chrétien voire catholique, non seulement ne correspond plus toujours à la réalité mais c’est surtout une manière de récupérer Dieu ou l’Eglise en politique, ce qui est assez insupportable.

A vrai dire, une forte proportion des membres du PDC semblerait souhaiter conserver néanmoins le C. Alors, c’est tout trouvé. Nouveau nom du parti : Parti du Centre, abrégé PdC. Et tout le monde est content.

A vrai dire, pour supprimer le C, il suffirait de franciser la traduction alémanique de Centre (die Mitte) et de devenir le Parti de la Mite (PdM).

Après tout, un parti politique doit bien faire son trou quelque part.

Ces cantons où l’école ne sert à rien

Le slogan des membres d’Extinction Rébellion c’est : « rien ne sert d’aller à l’école puisque nous n’avons pas d’avenir à cause du climat ». Cela justifie donc de « courber l’école » et d’organiser des manifs aux heures de classe.

Lorsque les autorités de certains cantons soutiennent cette démarche en autorisant de courber l’école sans aucune sanction, elles disent en fait trois choses :

  • Il est exact que l’école ne sert à rien.
  • Il n’y a en effet pas d’avenir tant qu’on n’a pas remis le climat en ordre dans le monde.
  • Tous les écoliers qui ne participent pas à ce mouvement sont en fait des traitres à la cause climatique.

Est-ce que les chefs des départements de l’enseignement ont réfléchi au message que véhicule leur faiblesse ?

Ils confondent sans doute exercice des droits démocratiques – qui relève ici de la police des manifestations autorisées comme telles sur la voie publique, ce qui est normal – et obligation des chefs des départements de l’enseignement d’assurer la qualité et l’efficacité de l’école.

Quand, d’accord avec « Extinction Rébellion », ils reconnaissent que l’école ne sert à rien, à quoi servent-ils ?

Pour la session des Chambres de septembre: refuser de vendre son âme

Le scandale des fonctionnaires chinois admis à enquêter en Suisse est bien vite passé aux oubliettes, bien que des journaux aient encore précisé que notre pays avait des clauses semblables avec d’autres Etats, généralement aussi peu démocratiques que la Chine, même s’ils s’en défendent. 

Il est indispensable de remettre le sujet sur le tapis.

On compte sur les parlementaires – de tous bords politiques, car le problème dépasse largement le seul programme électoral d’un parti -pour demander :

  • La suspension immédiate des transactions avec la Chine en vue de la prolongation de la clause concernant les fonctionnaires chinois admis à enquêter en Suisse.
  • La liste et le contenu des traités contenant la même règle que celle relative aux fonctionnaires chinois ou une règle équivalente.
  • Une saisie immédiate des Commissions des affaires étrangères des deux Chambres et une discussion « à l’interne à huis clos » car il importe d’abord de ne pas risquer de nuire aux ressortissants des Etats concernés séjournant en Suisse.

Le terrible exemple du 20e siècle

Pendant le nazisme, ce que l’on rapportait des camps de la mort était si horrible qu’il était difficile à des personnes raisonnables de croire que de telles horreurs étaient possibles. La réalité a hélas confirmé la vérité des récits.

Il est difficile aujourd’hui de croire que des Ouïgours ou des Tibétains ou des Mongols, en Chine, ou, dans d’autres Etats, des représentants de telle ou telle ethnie voire simplement des opposants politiques sont traités de manière totalement inhumaine, car cela répugne trop à nos mœurs. Malheureusement, la réalité dépasse souvent la fiction et les récits rapportés dans les journaux ou à la télévision par des témoins revenus de prisons ou de camps font frissonner.

Un pays ne peut pas vendre son âme

S’il y a réellement des traités entre la Suisse et d’autres Etats comportant une clause autorisant des fonctionnaires de ces Etats à enquêter « discrètement » en Suisse sur leurs propres ressortissants, il faut y remédier immédiatement. Il est possible que ces traités soient de nature économique. Il y a donc des intérêts en jeu même pour tout notre pays. Mais peut-on croire qu’un cocontractant nous respectera en matière économique s’il sait que nous sommes prêts à vendre notre âme pour 30 deniers ? Nous lui offrons notre faiblesse en pâture.

Quand on manque de morts, comment faire peur?

Excusez ce titre, mais j’avoue ne plus supporter l’hystérie collective de la peur dans laquelle nous sommes maintenus depuis la fin du confinement.

La nouvelle manière de faire peur, en ce moment où les cas de maladie du corona virus semblent augmenter mais être – on s’en réjouit ! – peu graves, c’est de brandir la menace de séquelles lourdes, encore peu connues. Dernière séquelle trouvée : des accès de très grande fatigue.

Là j’ai une question naïve : quand on respire ses propres microbes et son propre CO2 rejetés dans un masque, pendant des heures – est-ce que l’on s’oxygène sainement pour se « refaire une santé » ? Quand on n’est pas sorti de chez soi pendant deux semaines ou dix jours parce que l’on a été en quarantaine stricte avec menace pénale en cas de « désobéissance », est-ce que qu’on s’est bien oxygéné pour se « refaire une santé » ? Un stress constant dû à la peur ou à des complications innombrables de la vie de tous les jours ne pourrait-il pas aussi être la cause de coups de grande fatigue ? Alors les séquelles du virus sous forme de grosse fatigue durable ne serait-ce pas plutôt les séquelles de l’hystérie entretenue ?

Il faut dire que, lorsqu’on assiste au débat relatif à la « fermeture » des frontières avec la France sous la forme de quarantaine obligatoire, mais à l’exception quand même des frontaliers dont on ne peut se passer, on se demande si le virus est vraiment si terrible ou s’il y aurait peut-être un virus « léger » pour frontaliers et un virus « grave » pour non frontaliers. Notez qu’on ne peut que se réjouir que les autorités politiques prennent en considération des préoccupations autres que strictement médicales.

On rêve que les amis et connaissances médecins ou pharmaciens qui, en privé, disent qu’on assiste à une sorte de « dictature des virologues » et déplorent une information catastrophique osent clamer publiquement leurs doutes et leurs critiques scientifiques, aussi scientifiques à tout le moins que les certitudes opposées officiellement transmises dans les grands médias et assenées aux décideurs politiques.

On rêve que, 46 ans après le scandale du Watergate, quelques journalistes dont les moyens d’investigation sont souvent étonnants, mettent à jour, par exemple, un éventuel « pharmagate ».

 

 

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Marchons-nous sur la tête?

La NZZ am Sonntag révèle donc que la Confédération –sans doute le Conseil fédéral seulement puisque les Commissions des affaires étrangères du National et des Etats n’en savaient rien ! – serait en train de négocier avec Pékin la prolongation d’un contrat de 2015 permettant à des fonctionnaires de la sécurité chinoise d’entrer en Suisse sans statut officiel et de s’y déplacer pour enquêter sur leurs compatriotes sans papiers et illégaux cachés en Suisse. La RTS a confirmé cette information reprise aussi par le Temps de ce 24 août (p. 7 « en Bref »). Vu ces trois sources, ce ne doit pas être une « fake news ».

Livrer des fugitifs chinois à des fonctionnaires chinois admis « discrètement » en Suisse ? Vichy n’est pas loin. Et la porte-parole du Conseil fédéral, le 24 au soir aux nouvelles télévisées, de prendre un petit air de sainte-nitouche pour expliquer qu’il s’agit de ressortissants chinois – apparemment ouigours – entrés ou restant en Suisse de manière illégale. Comme si c’était un bien sympathique service que les fonctionnaires chinois nous rendaient en venant faire discrètement de l’ordre chez nous puisque nous en sommes incapables ! Et puis, pensez donc, la Chine voudrait simplement les ramener à la maison ces ouigours perdus !

Je suis outrée que mon pays puisse être aussi…. naïf, aveugle, faible, et apparemment depuis 2015 déjà.

Comment avoir confiance en un gouvernement qui se laisse prendre au sourire économique chinois ?

Quelle promesse économique a été faite en échange de ce blanc-seing pour des fonctionnaires étrangers fouineurs ? Je ne pense absolument pas à des avantages personnels, mais sans aucun doute à des retours de marchés dont notre Gouvernement est convaincu que le pays entier devrait profiter. C’est le genre de marché que nul ne devrait accepter. Mais les sourires chinois sont si adorables et il y a tant d’acheteurs potentiels en Asie !…

Notre Conseil fédéral se laisse-t-il prendre à d’autres sourires en pensant sérieusement que ce serait pour le bien du pays ?

Au sourire économique de quelques grands groupes économiques qui auraient intérêt à ce que soit maintenue la tactique de la peur du corona et de la menace de nouvelles mesures de confinement ou de quarantaines jusqu’à ce que l’on puisse enfin se ruer sur les premiers vaccins et remèdes trouvés ? Après tout, cela pourrait marcher puisque nous avons déjà « acheté » ou « préréservé » des millions de doses. Si on devait parvenir à prouver, sans être aussitôt traité de farfelu imbécile complotiste, que vivre normalement avec le coronavirus n’est pas plus dangereux que de vivre avec beaucoup d’autres maladies plus ou moins contagieuses, cela pourrait nuire au marché juteux de la course au vaccin. Et ma fois, la Chine aussi est preneuse dans cette course.

Au fond, qui a intérêt à maintenir le chaos dans lequel est plongée l’économie mondiale et surtout occidentale ? Qui rit de voir l’affolement des pays occidentaux défenseurs des droits de l’homme et des libertés jouer à « ferme frontière » et à « emprisonne ou amende malades » ?

Ne sommes-nous pas en train de nous laisser rouler sur tous les fronts ?

Et pour finir, on nous accusera encore de ne pas distribuer gratuitement dans tous les continents les médicaments trouvés et d’être des colonialistes racistes.

Quand mettra-t-on toutes les cartes sur la table au lieu de jouer au poker menteur ? Il en va peut-être de la survie de l’Occident.

 

 

Mieux que l’initiative UDC contre la libre circulation

On peut se demander si le corona virus n’est pas plus efficace – et naturellement moins démocratique – que l’initiative UDC soumise au vote le 27 septembre prochain. En effet, même si les frontières sont ouvertes et la libre circulation des personnes « assurée », la menace d’une quarantaine au retour d’un pays que l’on croyait sûr ou qui l’était quand on est parti mais a cessé de l’être avant qu’on soit de retour est certainement l’obstacle le plus efficace à la libre circulation. Ajoutons que l’un de nos cantons (St-Gall, si l’on en croit le Temps du 19 août, p. 2, [Une quarantaine « salée »]) utilise sa loi scolaire pour sanctionner d’une amende jusqu’à mille francs les parents dont les enfants manqueraient l’école pour cause de quarantaine au retour d’un voyage à l’étranger. Ce canton considère que la menace d’une amende pour « contravention aux obligations scolaires » dans ce cas est une méthode « préventive ». Préventive de quoi ? D’un passage de la frontière ?

Il faut dire que le Conseil fédéral lui-même n’y va pas de main morte.

Selon l’avis de droit de deux juristes dans le même numéro du Temps en p. 11 (Débats ; « Vacances et quarantaine, une responsabilité de l’employé ? »), on peut trouver sur le site de l’OFSP la liste des pays au retour desquels la quarantaine est obligatoire. « Cette liste est susceptible de modification tous les mois mais plus régulièrement si cela devait s’avérer nécessaire ». Ainsi « l’employé qui séjourne pendant les 14 derniers jours sur un territoire avec un risque élevé d’infection doit, immédiatement après son arrivée, rentrer chez lui ou se rendre dans un hébergement adapté, y rester en permanence durant dix jours et déclarer son arrivée dans les deux jours aux autorités cantonales compétentes. A défaut, l’employé risque une amende pouvant aller jusqu’à 10’000 francs ».

En clair, cela signifie : les frontières sont ouvertes mais gare à l’amende si vous en profitez sans accepter une privation de liberté à votre retour.

Pardon de cette impertinence, mais je crois que la peur du corona virus fait peu à peu perdre tout sens de la mesure.

Une énorme responsabilité politique des parlementaires

Plus que jamais, les parlementaires qui vont se pencher sur la nouvelle loi urgente lors de la session de septembre devront poser TOUTES les questions permettant de mesurer le véritable danger de l’épidémie. Selon le Message du Conseil fédéral (N. 20.058) le projet de loi soumis en consultation n’a pas été approuvé par 11 cantons (dont VD, VS, NE, JU, TI), qui ne la rejettent pas expressément mais formulent de nombreuses critiques. Le projet de loi est rejeté par trois partis politiques, le PLR, le PS et l’UDC, approuvé sans réserve par deux partis, le PDC et le PEV, et approuvé avec réserves par le PVL, les Verts, l’UDF et le parti senior GLP. Sur 60 organisations consultées, 27 l’approuvent et 33 ne l’approuvent pas explicitement sans toutefois le rejeter.

Devant l’ensemble de menaces pour les droits fondamentaux et le coût que représenteraient les mesures envisagées, les parlementaires ne pourront éviter d’entendre les avis très différents de praticiens et spécialiste de tous les domaines concernés. Je ne peux m’empêcher de citer ce passage d’un commentaire de mon blog précédent émanant d’un docteur en biologie cellulaire et moléculaire, jouissant d’un post-doctorat en chirurgie expérimentale et travaillant dans un hôpital du canton de Vaud : « Il faut savoir que la situation est idéale aujourd’hui, et que tous les feux sont au vert pour une propagation lente et contrôlée du virus. On tire la sonnette d’alarme avec 200 cas positifs/détectés (encore faut-il que les cas détectés soient vraiment des cas positifs) par jour, mais c’est faux. Même s’il y avait 500 cas par jour, il n’y aurait pas d’urgence. La situation est largement sous contrôle et les hôpitaux ne sont de loin pas débordés par les cas d’hospitalisation….. La situation est donc parfaite pour obtenir au final l’immunité collective, tellement souhaitée par nos autorités en fin de confinement, et dont aujourd’hui plus personne ne parle. Etc, Etc… »

Personne n’a sans doute de réponse absolue en ce qui concerne les particularités de cette pandémie, mais ce qui est certain c’est que le parlementaire qui n’exigerait pas, avant de prendre la moindre décision en matière d’urgence, de connaître TOUS les résultats chiffrés de TOUTES les données connues et que soient entendus les spécialistes qui tirent des conséquences différentes de ces données, ce parlementaire encourrait une vraie responsabilité devant le pays. Ce n’est pas pour la décision qu’il prendra une fois toutes ces données récoltées et analysées qu’il encourra une responsabilité – s’il fait abstraction des promesses de vaccins et autres médications futures – car il s’agira alors de sa liberté d’opinion. Mais il serait impardonnable de n’avoir pas préalablement réuni TOUTES les données disponibles même contradictoires et il y en a énormément.

 

Y a-t-il vraiment encore une urgence en rapport avec le coronavirus?

Le Conseil fédéral soumet aux Chambres un projet de loi fédérale assurant une base légale aux mesures d’urgence prises pour lutter contre le coronavirus, afin de s’assurer les moyens de lutter contre une possible récidive de la situation vécue depuis début 2020. Ces mesures d’urgence représentent évidemment toujours une atteinte grave aux libertés individuelles, aux droits fondamentaux, à la démocratie et au fédéralisme. Si l’on peut considérer comme souhaitable que le Conseil fédéral prenne à l’avance les mesures nécessaires pour faire face à une récidive de la pandémie, on doit en revanche se demander si on ne pourrait pas faire sérieusement le point de la situation sanitaire avant toute nouvelle mesure privative de liberté.

On continue de nous assener des chiffres : morts, cas dépistés, nombre de personnes en quarantaines ou en isolement etc… chiffres que l’OFSP corrige parfois le lendemain quand il découvre qu’il a été induit en erreur, ce qui contribue peu à développer la confiance.

On aimerait, maintenant, un tout petit arrêt sur image et des comparaisons, simplement pour la Suisse. Il serait intéressant :

  • D’avoir une comparaison entre le nombre des décès mois par mois en 2019 et en 2020, avec indication des causes.
  • D’avoir une comparaison entre le nombre des hospitalisations à cause du corona, mois par mois depuis janvier 2020.
  • D’avoir une comparaison entre les nombres de tests effectués, mois par mois depuis janvier 2020 et le pourcentage de tests positifs et négatifs.
  • D’avoir une comparaison entre les nombres de personnes en quarantaine qui avaient attrapé le corona virus et celles qui ne l’ont pas attrapé.

Une société ne peut pas vivre longtemps dans la peur seulement. Les jeunes en particulier sont terriblement à plaindre : On leur a « bousillé » leur printemps puis leur été. Ils vont devoir reprendre leurs études ou leur apprentissage en se demandant si oui ou non ils pourront les poursuivre. Il est indispensable d’arrêter de tenir tout le monde en haleine par la menace. Autant les mesures prises au début de la pandémie pouvaient être comprises vu l’incertitude générale sur tous les sujets. Mais maintenant, on commence à avoir des éléments de comparaison. Il faut jouer cartes sur table. On entend parfaitement les divergences médicales. Il est temps de mettre ouvertement les éléments humains, sociaux, éthiques, économiques dans la balance, en plus de la seule sécurité physique ou hospitalière. La franchise des chiffres comparés est un premier moyen.

 

 

 

Pour rendre hommage à une chercheuse oubliée

Le Temps de cet été nous gratifie de très nombreux articles fort intéressants, historiques, culturels, scientifiques, parfois même politiques.

En page 12 de ce 6 août, la rubrique « science » est consacrée à une Américaine, Eunice Foote, qui, oubliée aujourd’hui, aurait « [découvert] les gaz à effet de serre et leur rôle dans les variations du climat » (sic).

Je me suis évidemment précipitée sur le texte, passionnée autant par la personne de Mme Foote que par l’objet de sa découverte. Quelle ne fut pas ma déception ! On nous relate l’expérience faite avec des thermomètres placés dans des cylindres de verre « emplis de différents mélanges gazeux » puis exposés au soleil. Mme Foote aurait ainsi découvert que certains gaz, en particulier le CO2, retiennent davantage la chaleur que les autres et en aurait conclu : « Une atmosphère constituée de ce gaz donnerait à notre Terre une haute température » (sic). Cela se passait au milieu du 19e siècle.

Un historien américain contemporain, M. Roland Jackson, en aurait déduit, dans un article de l’année dernière : « Foote semble bien avoir été la première personne à remarquer la capacité du dioxyde de carbone et de la vapeur d’eau à absorber la chaleur et à établir un lien direct entre la variabilité de ces constituants atmosphériques et le changement du climat ».

Cette présentation nous déçoit par deux éléments :

  • Personne ne dit quel pourcentage de CO2 était contenu dans les mélanges gazeux de l’éprouvette, mais on ne peut ignorer que la conclusion imputée à Mme Foote parle « d’une atmosphère constituée de ce gaz» (c’est nous qui soulignons) au sujet de son effet sur la température sur terre, donc d’une énorme proportion. Il serait vraiment intéressant de savoir si l’expérience a été réalisée avec des éprouvettes contenant des pourcentages variés de CO2, et, si oui, par rapport à quels autres gaz atmosphériques.
  • L’historien contemporain, M. Jackson, cité dans l’article du Temps, mentionne le rôle du CO2 et de la vapeur d’eau, alors que l’expérience rapportée plus haut n’évoque pas cette dernière. Y en avait-il dans les éprouvettes ? Si oui, quel(s) pourcentage(s) ?

Pour rendre hommage à cette chercheuse oubliée, il serait fascinant de se pencher sur ses recherches, de découvrir quel en était éventuellement le but et comment elles se sont réellement déroulées.

En l’état, on ne saurait évidemment en tirer aucune conclusion par rapport à l’actualité.