Quels dégâts humains!

Les nouvelles de la TSR , ce soir, 17 janvier, ont officialisé ce que l’on n’osait à peine dire publiquement jusqu’alors, sans passer pour complotiste, à savoir que des médecins traitants ont été blâmés, réprimandés, voire menacés de sanction, « dans presque tous les cantons romands » (sic) depuis le début de la pandémie, pour avoir essayé – en toute conscience – de soulager et d’aider leurs patients avec des médicaments bien connus, auxquels il était reproché par l’officialité scientifique de ne « pas diminuer la mortalité ni la surcharge des hôpitaux ».

A priori d’irresponsabilité des médecins traitants

Il ne devait pas y avoir de traitement possible de la covid tant qu’il n’y aurait pas de vaccin. Par conséquent, tout médecin traitant qui prétendait offrir quelque soulagement ou soin à ses patients ne pouvait être que malhonnête et irresponsable et devait être sanctionné ou au moins menacé de sanction.

La personne mise en isolement abandonnée

Dans le canton de Vaud à tout le moins, la personne mise en isolement après un test positif reçoit cette « sympathique » missive officielle, avec le passage suivant : « Nous vous recommandons d’informer votre médecin traitant de votre situation. Si votre état de santé devait se dégrader, veuillez le contacter sans délai ou appeler la Centrale téléphonique des médecins de garde au (suit le numéro de tél.), afin d’organiser votre prise en charge rapidement et dans les meilleures conditions.

« Vous trouverez toutes les informations utiles et le comportement à adopter durant la période d’isolement à cette adresse  (suit l’adresse électronique complète). L’équipe responsable des enquêtes d’entourage est en outre joignable au (suit un numéro de tél.) et répond à vos questions du lundi au vendredi de 9h00 à 18h00 et du samedi au dimanche de 08h00 à 17h00. »

Comment peut-on manquer à ce point d’humanité ?

Après avoir supprimé la confiance que vous pouviez avoir en votre médecin traitant (qu’on vous invite à “informer”, pas à consulter), qui, apparemment, n’a aucun sens de ses responsabilités puisqu’il pourrait risquer de chercher à vous aider en vous administrant un traitement qu’il connaît bien depuis des années, mais déclaré récemment inutile voire dangereux, il vaut mieux que vous alliez pianoter sur internet pour voir ce qu’il faudrait faire et puis, si vous vous sentez vraiment mal, téléphonez au médecin de garde et surtout débrouillez-vous et ne venez- pas trop vite encombrer les hôpitaux.

A-t-on mesuré le désarroi dans lequel peuvent se trouver des personnes seules à qui on a enlevé la confiance en leur médecin traitant et que l’on renvoie à internet ou à un numéro de tél. si leur mal s’aggrave ?

La politique de la santé est-elle incompatible avec une médecine humaine ?

Vous avez raison, Madame!

Aux nouvelles télévisées de 12h45, le Conseil fédéral informe qu’il consulte les cantons à propos de la reprise des cours universitaires : selon le gouvernement, « il serait plus cohérent avec l’obligation du télétravail de ne pas donner les cours en présentiel ».

J’ai honnêtement cru que c’était un gag : quel rapport entre un enseignement – universitaire ou non – et un travail de bureau ou de gestion ou d’administration ou de correspondance ou de je ne sais quoi où l’échange humain est certes parfois utile, agréable, stimulant, mais pas nécessairement partie intégrante de l’activité, et un enseignement où les rapports humains représentent une bonne partie du succès – aussi, parfois, hélas, de l’échec – de la transmission des connaissances et de la construction de la personnalité? J’avoue avoir douté de la compétence de nos autorités fédérales.

Par bonheur, la télévision a pris la température des cantons en interpellant Mme Astrid Epiney, recteur de l’université de Fribourg, qui a immédiatement remis l’église au milieu du village et opéré la différence de nature (pas de valeur !) entre le télétravail et l’enseignement/formation et défendu le présentiel comme condition de la qualité de la transmission des connaissances/valeurs, mais aussi comme garantie d’une plus grande égalité entre les étudiants, d’un meilleur enrichissement de leur personnalité.

Puissent tous les recteurs de nos cantons universitaires faire preuve de la même lucidité que Mme Epiney!

 

 

Pitié pour les enfants, ne les vaccinez pas contre la covid!

Tel est l’appel solennel que M. Robert Malone, père du vaccin à ARN messager, lance sur youTube accessible à tout un chacun. On ne peut ignorer ce qu’il dit, même si, en effet, ainsi que le relève Heidi.News dans sa publication « Les Explorations » N’ 11, de septembre 2021, intitulée « ARN messager : la revanche des outsiders », « la vie de Robert Malone est pleine de cicatrices » car « on ne peut pas être au départ de ce qui s’impose comme une révolution médicale – bien au-delà des vaccins, on le verra – sans que cela tangue ou chavire » (épisode 24).

Saisi peut-être d’une inquiétude et de scrupules rappelant ceux de M. Oppenheimer et la bombe atomique, M. Malone en appelle solennellement aux parents, en sa qualité, dit-il, de parent et grand-parent lui-même, pour qu’ils ne vaccinent pas leurs enfants contre le covid et résistent à la pression officielle.

Cet appel doit être entendu, à un moment où l’on commence à vacciner à tour de bras les enfants, même chez nous. La responsabilité encourue est énorme.

Une amusante découverte

Plongée dans la lecture passionnante de l’ouvrage de Philippe Aimar, grand reporter, ouvrage intitulé « enquêtes sur un virus » (éditions : Le jardin des livres, Paris, 2021), j’y découvre, en p. 48, l’information suivante : aux alentours de 2006, la Fondation Bill et Melinda Gates, désireuse de convaincre certains politiciens ou chefs d’Etat africains un peu récalcitrants, de vacciner les enfants contre la polio, la diphtérie ou l’hépatite B, a offert 30 dollars par enfant vacciné. La République Démocratique du Congo a perçu ainsi 3’000’000 de dollars pour avoir vacciné 200’000 enfants.

Cette méthode ne rappelle-t-elle pas quelque chose ?

L’OFSP – ou la taskforce – ou le Conseil fédéral – s’étaient-ils inspirés de la fondation BMG quand ils ont proposé aux cantons de verser 50 frs à toute personne convaincant un proche de se faire vacciner ?

On se réjouit de la réponse négative des cantons, tout en déplorant qu’elle n’ait jamais été motivée par des raisons éthiques, mais toujours par des raisons techniques : la difficulté de la mise en œuvre.

Bénis soient la démocratie directe et le fédéralisme qui ont retenu nos gouvernements cantonaux sur la pente de l’incitation à la corruption !

Lettre ouverte à Claude-Inga Barbey

Ainsi donc, ma Chère, la police de l’humour a condamné le vôtre au nom de cette pureté froide d’une société sans transcendance, incapable de voir, derrière l’humour, la tendresse et la souffrance !

On veut vous déboulonner comme on déboulonne des statues. Vous n’êtes plus dans le mouvement de la société déshumanisée par la numérisation galopante qui réduit l’être humain à des algorithmes universels, plus ou moins dégenrés, coulés dans un moule propre en ordre. La pandémie a accéléré cette terrible dégénérescence. Les ordinateurs ont fixé les règles de l’humour dans des courbes et des statistiques, comme ils ont dicté l’interdiction aux médecins traitants de soigner leurs patients en dehors des critères officiels. Propre en ordre, soumis rangés, avec un humour calibré.

Chère Claude-Inga, la tempête va passer, vous pourrez exprimer à nouveau votre humour parfois grinçant mais tellement humain, tellement riche de la vie et du respect des personnes grâce au rire salvateur. Je pense à vous avec amitié et respect et j’espère !

Merci de ce beau cadeau!

 

Le Temps du 23 décembre a consacré une « grande interview » (p. 12-13) à Eric- Emmanuel Schmitt.

Quel bonheur de lire enfin une réflexion sur la dimension chrétienne de Noël !

Bien conduite par Anne Sylvie Sprenger de Protestinfo, l’interview se déroule sans pathos, avec bonne humeur, franchise et un arrière-fond d’humour. Il fallait cette lueur joyeuse pour rallumer les lumières de Noël.

Merci au Temps de ce cadeau de Noël ! Joyeux Noël à tous !

L’énigme!

Voici plusieurs semaines que la RTS la 1ère diffuse, chaque samedi soir après les nouvelles, « une minute de la vie de J.C. »

Et voici plusieurs semaines que je m’astreins à regarder sans avoir réussi à percer la raison d’être de cette minute, un peu triste, très plate, dénuée d’humour,  parfois vulgaire.

A qui peut bien être destinée cette émission ? Doit-elle juste servir de gagne-pain à Sep, le dessinateur ?

Elle est certes la preuve que le Dieu des chrétiens n’est pas un Dieu susceptible, mais comment expliquer ce four pendant toute cette période automnale approchant Noël ? Il faut être bon connaisseur de son histoire biblique pour saisir plus que pouic de ces brefs échanges de J.-C. avec Pierre, Jacques ou Jean,  Dieu, ou Marie Madeleine.

Je caresse l’espoir qu’une série d’émissions « faut pas croire », en 2022, seront consacrées au décryptage de cette minute insipide, qui se pense peut-être un peu provocante, qui sent l’utilisation d’un fond de tiroir caisse, d’un petit reliquat d’argent religieux à faire disparaître encore en 2021.

J’avoue avoir rarement vu une émission plus ratée. Et n’avoir jamais non plus été aussi incapable de deviner à qui elle peut bien être destinée. Mais  c’est là peut-être une énigme amusante!

 

 

 

 

Si c’est vrai, c’est criminel

« Officiellement, ce ne sont que des <<raisons médicales>> qui incitent les hôpitaux à ne plus bouleverser leur fonctionnement habituel au détriment des patients non covid. Mais en aparté, l’on murmure que des motifs économiques dictent aussi cette politique ».

Le Temps de ce 7 décembre (p. 3 « Pourquoi les hôpitaux hésitent à ouvrir des lits covid ») révèle que c’est une bisbille financière entre la Confédération et les cantons qui semblerait à l’origine du manque de lits covid.

Si c’est vrai, si, alors que des spécialistes des pandémies annonçaient des 3e, 4e 5e vagues, donc incitaient les hôpitaux à s’y préparer, ces derniers non seulement n‘ont rien fait pour retenir ou trouver du personnel  mais, sous prétexte de mauvais défraiement par la Confédération, ont strictement maintenu bas le nombre de lits de soins intensifs ; si les mesures liberticides anti-covid continuent d’être dictées essentiellement par la crainte de la surcharge des hôpitaux, alors il y a, pardon, des esprits criminels. On ne met pas en danger la scolarité et la formation des jeunes, on ne conduit pas à une attitude suicidaire des centaines d’adolescent désespérés, on ne tue pas la vie culturelle, la santé physique d’une population empêchée de faire du sport, l’économie d’un pays, parce qu’il y a un bras de fer financier entre deux entités politiques alors que l’une de ces entités, notamment, n’hésite pas à voter des milliards pour compenser les dommages économiques que cause son entêtement.

Et pendant ce temps, le Temps du 12 octobre 2021 (p. 12) a pu titrer « L’insolente santé des fournisseurs suisses de l’industrie pharma » et publier : « On sait à quel point les industries chimiques et pharmaceutiques sont cruciales dans la production de richesse helvétique puisqu’elles représentant environ la moitié de nos exportations de marchandises contre moins de 15 % pour le secteur de l’horlogerie et de la bijouterie, par exemple ».

Y a-t-il un lien entre le chantage au manque de lits d’hôpital, la vaccination bientôt obligatoire, l’interdiction de pratiquer faite à certains médecins qui se permettent de rappeler que les vaccins ARN ne sont qu’en phase III expérimentale et que les patients doivent en être avertis pour donner leur consentement éclairé, les moqueries et les insultes adressées aux praticiens qui soignent leurs patients avec des traitements immédiats peu coûteux – à croire que, pendant des années, nos facultés de médecine ont délivré des titres à des imbéciles, ce qui n’est évidemment pas à l’ honneur de nos facultés ni susceptible d’asseoir leur crédibilité. Sans parler de professeurs prestigieux, à l’étranger, qui ont dû être nommés à des postes importants par des ânes pour qu’on doive les démettre brusquement de leurs fonctions.

Ce lien n’est-il qu’une bisbille financière entre la Confédération et des cantons ? Cette fois, il faut absolument savoir à quoi s’en tenir ! C’est une question morale. C’est une question vitale.

 

 

 

 

De deux problèmes particuliers du droit d’urgence

Sauf erreur de ma part c’est bien la première fois que l’on a eu recours au droit d’urgence depuis son introduction dans la constitution fédérale, respectivement en 1949, 1977 et 1998, lors de la « mise à jour » de la constitution fédérale. Cela peut donc parfaitement expliquer pourquoi la procédure a pu paraître bizarre. On se trouvait devant deux difficultés principales dont la portée pratique n’avait pas du tout été envisagée.

  • Le referendum concernant une loi urgente n’a pas un effet suspensif, à la différence du referendum « normal », ce qui signifie qu’une loi urgente en vigueur peut être modifiée par une nouvelle loi et la modification entrer en vigueur quand bien même la loi de base est soumise au référendum et la modification elle-même à une autre demande de référendum. C’est exactement ce qui s’est passé avec la loi covid de septembre 2020 et la modification de cette loi en mars 2021. La situation était extrêmement embrouillée mais on ne saurait jeter la pierre aux autorités fédérales, le système n’ayant encore jamais été éprouvé. Sans doute faudra-t-il élaborer une procédure particulière, par exemple en prévoyant que l’on ne peut pas  modifier une loi urgente, mais qu’il faut élaborer une nouvelle loi, indépendante de la première, afin que chacune d’elles forme un tout autonome. Il est impératif d’élaborer une procédure spéciale pour le droit d’urgence afin d’éviter les malentendus et obscurités des cas actuels qui nuisent à la crédibilité des autorités sans que l’on puisse pourtant, à ce jour, leur en tenir rigueur.
  • La seconde difficulté tient au contenu de ces lois urgentes. Une loi n’est pas soumise aux mêmes exigences d’unité de la matière que les articles constitutionnels, mais il est inconcevable de réunir – comme cela a été fait – dans une même loi, des objets aussi différents que des règles de pure politique sanitaire (vaccination, pass covid, test etc) et des règles de dédommagements économiques à cause d’interdictions étatiques d’exercer une activité. On peut fort bien mettre dans une loi de pure politique sanitaire des articles concernant la prise en charge financière ou le prix de tests, de vaccins, de traitements, mais il devrait être exclu de mélanger des indemnités et compensations professionnelles économiques à des mesures médicales. Ce mélange est typiquement celui qui a entaché et compliqué les choix démocratiques dans les deux votes “covidiens” de juin et septembre, mais à nouveau, il ne s’agit pas de lancer la pierre aux autorités, vu que le droit d’urgence était terra incognita.

Mais maintenant, de telles erreurs ne doivent pas pouvoir se reproduire et la vraie urgence c’est non seulement de sortir du droit d’urgence, mais au moins d’en corriger les défauts constatés.

Petit rappel informatif avant une votation

Lectrice fidèle du Temps depuis sa naissance (attention ! Pas depuis la mienne !), j’ai retrouvé entre autres un article mis de côté avant la votation du 13 juin sur la première tranche de la loi covid. Il est bon d’en relire des passages.

20 mai 2021, p. 2 : « Certificat covid : trois couleurs et du flou »

« Concernant l’utilisation du certificat (qui ne sera pas nécessaire pour les enfants de moins de 16 ans), le Conseil fédéral a défini trois domaines. D’abord, un domaine dit « vert » où l’utilisation du document doit être exclue en tout temps. Les autorités listent les manifestations privées et religieuses, les transports publics, les commerces, le lieu de travail ou les écoles. Pour ce domaine dit « vert » tout semble clair. »

« <<Nous essayons simplement d’utiliser ce document de manière très raisonnable et pragmatique>> a assuré Alain Berset. Il est donc possible que le certificat soit en fonction en Suisse peut-être durant deux ou trois mois. <<Il ne s’agit que d’une solution temporaire pour permettre de nouvelles mesures d’assouplissement. Le certificat n’est donc pas prévu pour le long terme >> a poursuivi le ministre.    <<… Pour les voyages internationaux, le certificat sera probablement utilisé pendant longtemps>> a prévenu Alain Berset. »

« Qui aura droit à ce document ? Il ne sera apparemment pas, contrairement à ce qu’avait dit ce weekend l’OFSP, réservés aux seules personnes vaccinées. Il sera aussi accessible à toute personne pouvant prouver qu’elle est immunisée (c’est-à-dire vaccinée ou guérie) ou que la probabilité est très faible qu’elle soit contagieuse (puisque testée négative peu de temps auparavant) …. Pour une utilisation du certificat en Suisse, un test antigénique, gratuit, est possible. »

« Le cadre précis et les adaptations correspondantes des ordonnances seront mis en consultation le 11 juin 2021, pour une décision finale le 18 juin. D’ici là …… le vote du 13 juin sur la loi covid, qui est la base du certificat, aura eu lieu » (C’est moi qui ai mis en gras certains passages).

On ne peut que relever que les garanties données avant la votation du 13 juin ne sont en tous les cas pas tenues en ce qui concerne les manifestations religieuses (cultes et enterrements avec certificat covid !) ou le lieu de travail dans certains cas, ni en ce qui concerne la gratuité du test antigénique en Suisse. Et nul ne parlait du certificat comme d’un moyen de pression vaccinale.

A quoi faut-il s’attendre après le vote du 28 novembre s’il est positif? Le Conseil fédéral est très discret pour l’instant. C’est plutôt inquiétant.