Il y a réfugiés et réfugiés

Aux nouvelles de la RTS de l’autre soir, un réfugié afghan se plaignait du statut spécialement favorable accordé aux réfugiés ukrainiens à la différence de celui accordé aux réfugiés d’autres pays, notamment, d’Afghanistan ; il réclamait le même statut favorable pour tous les réfugiés.

On peut comprendre le sentiment de frustration éprouvé par ce réfugié qui a dû faire un énorme effort pour apprendre la langue et attendre avant d’avoir le droit de chercher un travail et de pouvoir voyager en Suisse et hors de Suisse. Mais ces différences de traitement ne correspondent-elles pas à des différences fondamentales des situations ?

Maîtriser l’arrivée simultanée de plusieurs milliers de personnes

La problématique de l’accueil des réfugiés ukrainiens est totalement particulière, car on ne peut songer à laisser simplement livrés à eux-mêmes plusieurs milliers d’adultes et d’enfants. Leur permettre de trouver du travail ou d’être scolarisés est presque une question de bon sens, même si cela représente en fait un vrai tour de force d’organisation. Tour de force d’autant plus remarquable que le problème de la langue est considérable et qu’une recherche d’assimilation rapide n’est pas forcément souhaitable dans la mesure où ces personnes espèrent avant tout pouvoir rapidement retourner dans leur pays pour y retrouver entre autres pères et maris.

La preuve facilitée de la qualité de réfugié

Les nouvelles et les reportages fournissent la preuve évidente de l’agression militaire de l’Ukraine. La fuite de la population civile n’est causée ni par une tension interne de guerre civile (a-t-on parlé de réfugiés ukrainiens pendant les troubles internes du Donbass ? Les réfugiés actuels fuient-ils le régime politique de leur pays ?), ni par une problématique économique (L’Ukraine ne figurait pas parmi les pays pauvres dont les jeunes n’ont pas d’espoir d’avenir). Les milliers de civils ukrainiens, avant tout des femmes et des enfants, jouissent d’une présomption de légitimité de population globalement en danger de mort.

Les réfugiés venus d’autres pays ne peuvent pas se prévaloir de cette présomption. Ils fuient leur pays à titre individuel, souvent sans l’idée d’y retourner et doivent « prouver » leur qualité de réfugiés à titre individuel. La démarche est tout à fait différente et les mesures prises par le pays d’accueil y sont légitimement adaptées.

Plutôt que d’accréditer l’idée d’un racisme sous-jacent

Il serait souhaitable de mette en évidence la différence entre les situations des pays de provenance des réfugiés, le nombre global de ceux-ci, leurs motifs de chercher un refuge dans un autre pays. Ce sont des éléments qui peuvent parfaitement justifier des différences du point de vue des politiques et des méthodes d’accueil d’un pays, même s’ils ne peuvent jamais justifier, évidemment, un manque de respect des personnes quelles qu’elles soient.

 

 

 

 

 

 

Suzette Sandoz

Suzette Sandoz est née en 1942, elle est professeur honoraire de droit de la famille et des successions, ancienne députée au Grand Conseil vaudois, ancienne conseillère nationale.

46 réponses à “Il y a réfugiés et réfugiés

  1. Je ne puis souscrire complètement à votre article: les différences dans le traitement des réfugiés ukrainiens et des autres sont trop marquées! Par exemple, comment justifier que tout est gratuit pour les Ukrainiens (téléphone, transports, etc) qui ne sont de loin pas tous pauvres et en manque matériel , et distribué au compte-gouttes aux réfugiés d’autres provenances?

    1. Jeff partage votre remarque et vos doutes sur le bien fondé de ces différences de traitement.
      C’est vraiment flagrant et choquant. Ce réfugié a raison de s’interroger et de nous interroger sur les conditions appliquées aux uns et pas aux autres. Si des circonstances particulières justifient ces “aménagements “, je pense que cela mérite d’être ouvertement expliqué, voire reconsidéré.

    2. Les réfugiés ukrainiens sont en majorité des femmes, des enfants et des personnes âgées, les hommes sont restés en Ukraine pour se battre, alors que ceux qui viennent “d’autres provenances” et qui semblent ne pas recevoir autant d’aide, sont en majorité de jeunes hommes dans la force de l’âge qui ont laissé femmes et enfants au pays alors qu’ils pourraient combattre… et qui ont tous des smartphones….
      A accueillir chez vous un ou des réfugiés, qui choisiriez-vous une famille ukrainienne avec femmes et enfants ou l’un de ces jeunes hommes ?

      1. Excellentes remarques ! De mon point de vue, il y a en effet un grand écart entre l’idéologie d’accorder un même traitement pour tous et la pratique à préférer accueillir dans son foyer ou sa commune des familles plutôt que de jeunes hommes.

      2. J’ai accueilli deux jeunes hommes libanais: je n’ai été ni violée, ni agressée, ni dévalisée et suis reconnaissante de les avoir rencontrés!

  2. Chère Madame, c’est avec regret que je vous exprime mon étonnement. De votre jardin ou de ma fenêtre, à l’évidence, notre regard diffère. Primo, pourquoi éprouvez-vous le besoin d’établir un distinguo au plan des institutions? Pour excuser a priori une situation qui va devenir intenable pour tout le monde? Secundo, j’ai observé au coeur de ma ville ce racisme que vous ne voulez pas admettre et des colères légitimes déborder dans la rue et dans des magasins de grande surface. En décembre 2021, la décision a été prise à Genève d’interdire la mendicité. Vous n’êtes pas sans ignorer que le crédit voté en fin de semaine dernière à Genève pour la protection des trop nombreux sans abri est intervenu après des palabres et des hésitations qui étonneraient plus d’un Ukrainien. Je crois qu’en temps de guerre, il existe des dilemnes peu utiles à creuser. Surtout dans un pays qui ménage autant les privilégiés! Qu’aurait coûté vraiment à la Suisse d’accueillir dignement chaque personne en difficulté d’où qu’elle soit? Ce ne sera pas en termes financiers qu’il faudra estimer cette dépense, mais bien en termes de mal-être et d’altération de la citoyenneté.

  3. @Crisinel : attention aux effets d’annonces, tout n’est pas gratuit (!) et les conditions ne sont pas systématiquement favorables aux Ukrainiens, comme en témoigne cet article du… Temps.
    ttps://www.letemps.ch/suisse/disparites-cantonales-refugies-ukrainiens
    A titre d’exemple, En Argovie, une famille ukrainienne reçoit la moitié d’une famille réfugiée ‘classique’.

    Et je me garderai bien de généraliser, mais pour avoir longuement côtoyé quelques bénéficiaires d’asile afghans (en Belgique, et avant la victoire des talibans) : tous hommes, jeunes, en pleine forme, et n’envisageant nullement de combattre pour leur pays , j’ai éprouvé de sérieux doutes…

  4. Chère Madame,
    Votre article est sans doute intéressant et juste du point de vue sentimental. Toutefois, quelles que soient les justificatifs, rien ne justifie une inégalité de traitement. Cela dit, outre l’aspect sentimental, justifié en l’occurrence, la réalité est que nul ne semble avoir pensé aux conséquences de cet élan humanitaire. Aider les réfugiés à apprendre notre langue est certainement louable mais, s’ils ont fait vœux de retourner chez eux comme allégué, en quoi est-il utile qu’ils parlent le français, le schwitzerdütch ou l’italien ? On les met dans nos écoles et, pendant qu’ils apprennent notre langue, nos élèves perdent leur temps. Sans parler du coût de l’aide ainsi apporté à un nombre de réfugiés vraisemblablement excessif par rapport à notre capacité d’accueil. Ajouté à cela le coût pour les pays européens des sanctions inutiles prises à l’encontre de nos sources d’approvisionnement en combustibles et en denrées alimentaires de base. Soigner sans prévoir va coûter très cher pour nous . . .et pour les réfugiés accueillis chez nous !

    1. Votre commentaire est surprenant. J’aurais jamais imaginé que l’on puisse dire qu’apprendre une langue étrangère puisse être inutile !
      C’est au contraire une opportunité pour les ukrainiens et les pays d’accueil de se rapprocher culturellement et d’être en meilleure relation.

      En ce qui concerne la “perte de temps pour nos élèves”, j’ai pour ma part plutôt l’impression que cette situation soulève l’incapacité de nos élèves à apprendre une 2e langue nationale dans notre système scolaire.

    2. “Aider les réfugiés à apprendre notre langue est certainement louable mais, s’ils ont fait vœux de retourner chez eux comme allégué, en quoi est-il utile qu’ils parlent le français, le schwitzerdütch ou l’italien?”

      Qui vous garantit qu’ils pourront retourner chez eux aussi facilement? Cette génération systématiquement effacée de l’Histoire qui fut celle de l’émigration russe des années 1920 et qui avait fui la terreur rouge n’était-elle pas, elle aussi, convaincue qu’elle retournerait un jour en Russie? Inutile de le dire, elle n’a, dans sa très grande majorité, jamais revu son pays. Qui peut dès lors affirmer que les réfugiés ukrainiens et russes, qui ont aussi fui par milliers le régime de Poutine, pourront y retourner du jour au lendemain – même s’il est vrai que près d’un million d’expatriés ukrainiens sont déjà retournés dans la partie occidentale de leur pays?

      Confrontés aux nécessités de s’adapter à leur pays d’accueil et en particulier d’en apprendre la langue, la plupart des “Russes blancs” des années 1920, qui représentaient pourtant l’élite de leur pays, sont restés des déracinés à vie, des paria et des sans-grades.

      N’est-ce pas exactement ce que Poutine et sa clique de ploutocrates parvenus sont en train de faire de la Russie, déjà mise au ban des nations par la croisade délirante du pouvoir en place, au nom de l'”auto-purification” de la société russe sanctifiée par un patriarche de Moscou et ex-agent du KGB, comme son ouaille Poutine, dont il qualifie l’insensée “intervention militaire spéciale” de “métaphysique”?

  5. Bonjour,

    Dans votre réflexion vous comparez la situation des réfugiés ukrainiens et afghans. Soit. Il est vrai que l’Afghanistan a vécu ces derniers mois un changement de régime politique et non une guerre inter-étatique de haute intensité comme c’est le cas de l’Ukraine. Or, l’Afghanistan l’a subi à plusieurs reprises dans le passé. Toutefois, pour conscrire mon argumentaire à l’époque contemporaine, qu’en est-il de la Syrie, l’Erythrée ou la RDC? Ces pays-là sont en guerre et, sans vouloir établir une échelle des crimes de guerre, leurs populations respectives subissent souvent des atrocités au moins aussi innommables qu’en Ukraine (songez à l’attaque des populations civiles syriennes au gaz sarin).

    De ce fait, la Suisse traite de manière différenciée des situations peu ou prou similaires. C’est la définition même d’une discrimination. A quoi est-elle due? Je ne prétends pas avoir la réponse mais il me semble que se côtoient ici des éléments de bonne foi (la proximité géographique, une couverture médiatique plus intense,…) et des éléments caractéristiques d’un racisme systémique (ces réfugiés sont blancs et bien souvent chrétiens). Je crains que les propos absolument nauséabonds de M. Aeschi au Parlement ne trouvent, dans une certaine mesure et exprimés sous une forme plus bienséante, un écho au sein d’une partie de la population.

    Enfin, je félicite et remercie Le Temps de nous offrir une pluralité d’opinions dans ses tribunes libres, ce que nombre d’autres journaux ne prennent pas la peine de faire. Je suis rarement sur la même ligne que Mme Sandoz mais apprécie tout de même de suivre le fil de ses réflexions, ici ou ailleurs.

  6. Bonjour,
    je voudrais reprendre le paragraphe “le plus problèmatique”, et central, de votre argumentation:
    “La problématique de l’accueil des réfugiés ukrainiens est totalement particulière, […]. Leur permettre de trouver du travail ou d’être scolarisés est presque une question de bon sens, […] une recherche d’assimilation rapide n’est pas forcément souhaitable dans la mesure où ces personnes espèrent avant tout pouvoir rapidement retourner dans leur pays […].”

    Je suis désolé mais je ne partage pas votre “bon sens”. En effet, celui-ci pourrait se caricaturer en disant “vous êtes réfugiés pour 15 jours? Pas de problème voici votre permis de travail. Vous êtes réfugié pour 15 ans? Et vous croyez que nous allons vous donner un permis de travail?”.

    Or des deux situations laquelle correspond le plus au besoin de s’intégrer (et le travail en est une clef)? Lequel peut le plus facilement “se permettre de vivre de la charité publique” pendant la durée de son séjour? Lequel a le plus besoin que ses enfants soient scolarisés durant leur séjour?

    La suite de votre message est aussi “inquiétante”. Ainsi, une femme afghane n’aurait pas droit à la “présomption de légitimité de population globalement en danger de mort” (sic). Alors qu’un ukrainien de l’est de l’Ukraine, l’aurait.

    Alors oui, il faut s’assurer qu’une personne répond bien aux critères lui donnant droit au statut de réfugié. Mais, il y a aussi un truc écrit quelque part qui dit “tous les hommes naissent libres et égaux en droits”. Il ne faudrait pas oublier ce texte, même s’il a été ajouté plus tard “mais certains sont quand même plus égaux que d’autres”.

    1. Il est regrettable que vous ayez cru utile de supprimer les deux petits fragments de raisonnement qui montraient précisément qu’il pouvait y avoir une apparence de contradiction, alors que la problématique est extrêmement délicate. La problématique étant d’une part l’impossibiité de laisser des milliers d’adultes et d’enfants dans une totale inaction et la difficulté de leur trouver une activité utile pour eux sans chercher à les assimiler et malgré la difficulté de la langue.

  7. On peut lire, des Professeurs Billaud et Monsutti, la page “Par-delà les frontières du racisme”, IHEID (The Graduate Centre), postée ce 4 avril. Tout en nuances et recherche d’apaisement.

  8. Oui Madame, vous avez raison.
    Nous nous devons de protéger avec toute la bienveillance et tout le respect possible ce peuple ukrainien martyrisé par des barbares. La présomption de légitimité et l’urgence absolue prime.
    Évidemment, les moyens alloués et les modalités d’accueil feront débat, surtout dans notre pays où l’obtention du droit d’asile peut paraître un parcours du combattant.
    Mais là, il ne s’agit pas de racisme ou de préférence européenne, mais d’une situation de guerre à notre porte. L’injustice apparente ne saurait nous détourner de notre devoir face aux réfugiés de guerre ukrainiens, ni changer les procédures ordinaires d’asile.

  9. Chère Madame, j’aurais une question de nature juridique: l’article 261bis du Code pénal (discrimination, racisme) et l’article 128 (omission de prêter secours) seraient-ils des références utiles pour décider de traiter toutes les demandes d’asile de façon égale ? En exergue à l’article 128 “Défaut de protection de la part des autorités”, est cité l’exemple d’un service social qui se mobiliserait moins pour une famille rom que pour une autre famille (…) Merci d’avance de votre aimable réponse.

    1. L’art. 128 Code pénal dit: “celui qui n’aura pas prêté secours à une personne qu’il a blessée ou à une personne en danger de mort imminent, alors qu’on pouvait raisonnablement l’exiger de lui, étant donné les circonstances”,
      “Celui qui aura empêché un tiers de prêter un tiers de prêter secours ou l’aura entravé dans l’accomplissement de ce devoir”…. sera puni etc…
      Comme vous le voyez, cet article ne concerne absolument pas l’hypothèse d’une simple “mobilisation différente” pour une famille rom que pour une autre famille…
      Quant à l’art. 261 bis du même code, il intervient si , par exemple, une prestation publique prévue par la loi est appliquée différemment à une personne ou un groupe de personnes, à cause de leur appartenance raciale, ethnique, etc…, il ne s’applique pas à l’élaboration d’un texte légal. C’est alors la voie, selon le niveau hiérarchique du texte, d’un recours de droit public au TF ou même à Strasbourg.

      1. Désolée, Madame, pour l’article 128, j’ai repris tel quel l’exemple cité sur la page CH du Code Pénal. Merci quand même d’avoir eu la patience de me répondre.

  10. Merci pour votre article… mais, pour une fois, je ne partage pas votre avis. Si vous lisez les rapports d’Amnesty par exemple, la situation dans certains pays et autant, si ce n’est, encore pire qu’en Ukraine. Pourquoi pas eux ?
    Quand on a détruit l’Irak, l’Afghanistan, la Libye (et j’en passe), on n’a pas fait de passe-droit !
    Et, pour tous les africains (notamment) qui entre dans une pénurie alimentaire sans précédent, ils ne “méritent” pas de l’aide aussi ?
    Et les 25’000 enfants qui meurent tous les jours ?
    Et le trafic d’enfants (dont l’Ukraine en est l’une des plaques tournantes) ?
    Et les chrétiens persécutés avec un risque réel pour leur vie ?
    Le monde est injuste et cruel mais, dans cette injustice, je trouve déplacé de créer des différences de traitement. Quelque-soit la cause, il me semble que si les gens quittent leur pays, leur famille, c’est qu’il y a un soucis (famine, guerre, misère, persécution, …) Comment peut-on donc quantifier ce qui est plus “grave” ?

    1. @Thierry,
      Il me semble que l’aide est portée, avant tout, à ceux avec qui on a des affinités. C’est l’affinité qui préside aux bons sentiments, peu importe comment le réfugié en est devenu victime. Le bon cœur et la compassion ne cherchent pas les causes de la misère quand l’autre vous ressemble visuellement. Et si un peuple, cautionnant institutionnellement la violence et le mensonge envers des tiers ou envers lses semblables citoyens, subit à son tour la même violence, on ne lui reconnaîtra pas cette cause comme génératrice de ces conséquences. On y fermera les yeux.
      Il y a une sélectivité en tout. Ne demandez pas l’équité de traitement, l’esprit de famille ne le permet pas, dans les faits dans les esprits, c’est tout simplement identitaire, c’est l’âme civilisationnelle qui dicte les actions.
      Vous ne pouvez pas vous rendre compte combien de victimes de ce ségrégationnisme inodore au quotidien. Cela se passe sans bruit, sans remous, sans signes visibles ou perceptibles pour l’homme du commun. Mais cette différence, c’est dans les épreuves, dans les évènements graves et à des endroit précis (institutions étatiques par exemples) qu’on la vit, sans pour autant pouvoir la décrire aux fins de la dénoncer. Souvent, cela est vécu comme un fatalité, une absence de chance pour ceux qui sont relégués loin de la charité.

      Je reconnais que ce sujet est difficile à traiter, il mérite une étude fouillée. C’est une bonne thématique pour un lauréat universitaire.

  11. Je suis fatiguée de ces ONGs subventionnées. Elles sont incapables de s’exprimer de manière objective.

    ttps://www.osar.ch/publications/opinion/il-est-grand-temps-dassurer-legalite-de-traitement-des-refugie-e-s

    Et si on supprimait le protocole de la Convention de Genève qui étend l’asile au-delà du continent européen ? Et si on disait, comme les autres continents, que l’Europe accepte uniquement les demandes d’asile de ressortissants européens ? Arrêtons notre arrogance occidentale; chaque continent peut s’occuper des siens; pas besoin de leur ouvrir les bras en Europe en plus ! Un Afghan ou un Erythréen traverse combien de pays sûrs pour arriver en Suisse? 10, 15 ?

    Bravo au Kenya d’ouvrir ses portes pour les réfugiés africains !

  12. Les Ukrainiens sont des réfugiés, pas des migrants; ils viennent se mettre à l’abri temporairement; ils rentreront dans leur pays une fois celle-ci terminée . L’aide est donc temporaire …. Ceux dont vous parlez qui viennent du MO ou d’Afrique sont des immigrés , donc sensés rester dans le pays d’accueil, trouver un job, un logement et y faire venir leur famille.. Le processus d’accueil ne peut être le même. Ainsi pour les Ukrainiens arrivés massivement en peu de temps, il y a urgence , alors l’UE a décidé pour eux de déclencher une “protection temporaire” , un protection dans l’urgence, immédiate, qui n’a rien à voir avec le processus pour le Droit d’asile..
    A propos de la question “d’un accueil sélectif entre les « bons réfugiés » et les « mauvais migrants », à savoir les Ukrainiens et les Syriens ou les Afghans, le directeur général de l’Ofii (Office français pour l’immigration et l’intégration) tient des propos qui confirment mon point de vue : « Les situations sont différentes, puisque la plupart des personnes ukrainiennes qui arrivent sur le territoire veulent retourner le plus vite possible en Ukraine.”
    Et puis , il faut l’avouer, les Ukrainiens sont proches de nous culturellement , ils font partie de notre Histoire ..De plus ils nous sont encore plus sympathiques du fait que nous détestons tellement Poutine , voire la Russie depuis des lustres !
    Je termine en vous répondant à propos des chrétiens d’Orient persécutés : eux sont très peu nombreux à quitter leurs pays… s’ils partent , ils laissent la place , et demain il n’y aura plus un seul chrétiens au MO alors qu’ils sont chez eux avant tous les autres qui les martyrisent…. mais là je suis d’accord avec vous , la disparition des chrétiens d’Orient, tout le monde s’en f***… bof.. des chrétiens, en plus orthodoxes… Mais je m’égare peut-être.. Bonnes Fêtes de Pâques à tous .. et toutes..

  13. Il y a réfugiées et envahisseurs !

    Je ne voudrais pas généraliser, mais 90% des “réfugiés” musulmans sont des hommes et 90% des réfugiés ukrainiens sont des femmes et des enfants !

    Ne pas confondre !

  14. Nous parlons de déplacements de populations, savez vous que les américains, notamment par le biais des petites affaires que le biden avait confiées à son fiston cocaïnomane et grand consommateur de prostituées, ont financés le développement d’une trentaines de laboratoires en biotechnologies dédiés au développement d’armes bactériologiques et virologiques ?

    Alors, les USA et l’Allemagne en tête se sont très rapidement inquiétés qu’un de ces missiles russes ne brise les protections d’un de ces labos, cela sans vouloir avouer que ces derniers existent et en voulant couvrir d’un voile épais leurs connivences et financements avec ces usines de la mort via des pandémies, tout comme celle que nous traversons avec un de ces innombrables labos, cette fois en Chine.

    Petit jeu particulièrement pervers, car les allemands et les américains préviennent la Russie d’un risque sans vouloir transmettre les localisations de ces labos, cela même si les états majors russes ont leur petite idée concernant ces facilités et leurs emplacements.

    Mais imaginons que ce soit une de ces milices pro-ukrainienne qui accidentellement ou volontairement fasse un carton avec un de ces entrepôt remplis de virus ou de bactéries dessinés pour anéantir des humains ?

    Bizarrement et dans une sorte de silence encore plus hermétique que les parois de ces labos, depuis une vingtaine d’années, ce ne sont pas des virus contaminent seulement des humains qui font des ravages, mais des virus encore inconnus qui s’en prennent aux élevages d’animaux, comme les poulet et autres volatiles. C’est régulièrement que les autorités vétérinaires de l’ensemble des pays développés alarment et imposent des abatages de volatiles et cela avec des périodicités de plus en plis rapprochées.

    Imaginons qu’un de ces laboratoire ukrainien soit la cible d’un tir et qu’une panique s’empare d’une région de l’Ukraine, que ses habitants se précipitent vers nos havres de paix, une fois contaminés par ces derniers, ne serions-nous pas aussitôt transformer en réfugiés ?

  15. Merci de m’aider.
    Mon coeur doit saigner pour lequel de ces peuples opprimés à Pâques?

    Les ouighours en Chine?
    Les Yéménites génocidés par l’Arabie Saoudite?
    Les Ukrainiens massacrés par les Russes?
    Les Syriens terrorisés par leur dictature?
    Les Tigrés exterminés par les Ethiopiens ?
    Les Chrétiens exterminés partout à travers le monde ?
    Les victimes du vaccin ARn covidé ?

    Merci de m’aider à classer ma compassion…

    1. Paquiste.
      Tout dépend à qui vous imputez la tyrannie.
      Le reste est question d’enquêtes et d’honnêteté dans les fouilles archéologiques de l’histoire.
      Classez selon vos sentiments du moment. Vous pourrez toujours les mettre à jour avec le temps et avec plus de connaissances sur les faits.
      Le cœur fait beaucoup mais sans doute pas tout.
      Que votre cœur saigne ne leur sera pas utile, Le cerveau peut aider à identifier les causes authentiques, car tout succès dépend du bon diagnostic.

    2. Mangez du chocolat, ça empêche le cœur de saigner, d’autant plus que dans votre cas la souffrance n’est pas spontanée mais calculée !

    1. Quand on voit ces images, on n’est pas étonné qu’il y ait une différence d’accueil entre les réfugiés ukrainiens et ces migrants..
      Encore Bonnes Fêtes de Pâques à tous…

  16. “Nos” politiques s’agglutinent en bloc autour d’une vielle haine atavique et mécanique, je parle de l’attitude du monde “occidental” vis-à-vis de la Russie, qui est justement l’un des berceau de ce soi-disant “occident”, c’est à dire de cet empire hérité de la civilisation gréco-romaine, c’est à dire une sorte de haine fratricide qui engendre les guerres les plus sanglantes, certainement une catharsis expiatoire de ce que certains nomment “choc des civilisations”, privilégiant l’islam à l’orthodoxie byzantine encore sanguinolente et dormante.

    Nous assistons maintenant après 2 années de politiques toutes plus abrutissantes l’une que l’autre à un retours de manivelle venant de “l’autre camp”, il fallait s’y attendre, d’ailleurs ils s’y attendaient puisqu’ils n’ont cessés de planter des bases de l’otan dans l’ensemble des pays qui entourent la Russie. Pire, leur orgueil motivé par des croisades incessantes depuis le 11ème siècle a insisté méthodiquement de couper le berceau identitaire de la Russie en l’occupant de manière obsessionnelle en y organisant des corruptions et des influences ruineuses et inutiles.

    Comme le disent les chroniqueurs “l’ours s’est réveillé” et voilà que les dirigeants européens se comportent comme des grenouilles en période de sécheresse.

    Poutine et ses proches on longtemps et patiemment attendus, leur plan est étudié au millimètre près, certes il y a la question de cette Ukraine longtemps divisée et terrain de rivalités ancestrales mais il y a derrière cet écran de fumée, une autre bataille que Poutine est en train de gagner haut la main, une guerre économique qui sera sans pitié. Sans pitié car la Russie n’est pas seule à attendre patiemment que cette Europe au passé arrogant et moralisateur, tombe enfin dans son propre piège.

    Les hurlements de cette Europe et des deux nations nord-américaines, Australie et Nouvelle Zélande comprise, résonnent de leur criardise mesquine alors que le reste du monde et c’est rien de le dire, casse de manière encore plus criante avec les “conventions” imposée par une civilisation essoufflée et lassante de complaisance.

    Chers lecteurs, après deux années de punition collective organisée par des incompétents illuminés par les sombres mélopées des sirènes de la biotechnologie des multinationales, les voilas (nos mêmes incompétents) face leurs décades punitives vis-à-vis de ce monde qu’ils croyaient leur. Comme parti dans un tourbillon orgueilleux après avoir fait plier 70% de leurs concitoyens, ils étaient vraiment, à leurs yeux devenus les maître du monde, désormais rien ne pouvait arrêter leur ascension vers les cimes de leur autosuffisance !

    Sauf, visiblement, que Poutine ne partageait pas ce sentiment globalisateur et omnipotent, et ça, nos piquouseurs improvisés ne l’on pas vu venir, debout sur leurs tabourets branlants et à deux doigts du firmament et voilà que la terre se met à trembler !

    Vont-ils trouver un “vaccin” contre l’arrogance et l’autosuffisance, vont ils tenter une première dose sur ces russes, ces chinois, ces indiens, ces africains, ces sud-américains qui ont échappés aux druides de Wall-Street et du cac40 ?

    Finalement tout ce passe comme dans les évangiles, “les derniers seront les premiers” !

    Je me demande qui a bien pu lui susurrer ça à l’oreille ???

  17. Sujet délicat et inextricables à ce jour :
    La France, 70 millions d’habitants, accueille 30’000 de réfugiés ukrainiens.
    La Suisse 9 millions d’habitants, accueille 30’000 de réfugiés ukrainiens et ne fixe pas de plafond…
    Que pense la majorité des Suisses sur cet accueil illimité, devra-t-elle décider aux urnes ?

    1. La Suisse s’organise pour compter les nouveaux arrivants, les héberger, les insérer, etc On fait au mieux pour savoir qui arrive, quand et où.

      La France ne compte pas, n’héberge pas (donne des adresses d’ONGs) et n’insère personne. Au contraire, c’est aux petits ukrainiens à apprendre aux Français à compter. La France n’a aucune idée de qui se trouve sur son territoire.

      Je croise beaucoup d’Ukrainiens depuis 2 semaines; ils ne maîtrisent pas encore nos us et coutumes (notamment dans le train et les horaires nocturnes) mais s’y feront vite. J’attends toujours l’intégration des Français, qui ne veulent pas comprendre qu’on fait différemment ici qu’en France. Et que c’est pour cela qu’ils ont un travail ici, et pas là-bas.

  18. Les médecins genevois publient et c’est intéressant:

    1. les personnes infectées par Delta qui ont reçu deux doses de vaccin ont une charge virale bien plus faible que les non vaccinées touchées par ce même variant.

    Les personnes contaminées par Omicron ayant reçu deux doses de vaccin n’ont en revanche aucun bénéfice par rapport aux personnes non vaccinées. Il a fallu attendre la troisième dose, le rappel, pour constater une baisse de leur charge virale.

    tps://www.nature.com/articles/s41591-022-01816-0

    2. La transmission du virus a été beaucoup plus élevée en milieu scolaire avec Omicron qu’avec les précédents virus. Et les enfants semblent bien constituer une «source importante d’infections extra-familiales et jouent un rôle clé dans la transmission communautaire».

    tps://www.thelancet.com/journals/laninf/article/PIIS1473-3099(22)00267-5/fulltext

  19. Le pape panique, sans jeu de mot !

    Des catholiques se font abattre comme des lapins, jusqu’à maintenant c’était les chrétiens d’orient, en fait les chrétiens des pays musulmans et le pape allait bénir les pieds des musulmans chaque année à Lampedusa, comme c’était émouvant de voir ce pape agenouiller pour oindre les pieds de ces disciples de Mohamed, mais lorsque ce sont des autres chrétiens orthodoxes, voilà que ce même pape hurle …

    Etonnant ces deux manières de réagir vis-à-vis des meurtres de chrétiens,…
    Lorsque la Russie était communiste, ce n’était pas top, mais orthodoxe, quelle horreur !!!

    Ce n’est pas la première fois, loin de là, que l’église de Rome pactisent avec les mahométans, notamment pour tenter d’anéantir les apostats de l’église d’orient. Les ottomans avaient même été acclamés dans la Vienne du saint-empire. Pourtant ils avaient leur croyance dans la même origine, en fait, ils partagent toujours et encore cette même origine, cette racine commune. Mais que c’est-il passé ?

    Les deux courants christiques sont plutôt avares en explication, certainement qu’ils ont dus oublier pourquoi ils se sont si radicalement séparés. Au départ il y aurait eu une petite dispute, une question de principe d’apostolicité, chaque fois qu’ils font des boulettes, ils inventent des termes ardus (comme quoi les linguistes tendance lacanienne ne date pas du 20ème siècle) !

    Alors, comme ils ne savent pas vraiment ils se sont mis des pains sur le beignet, on reprend les mêmes et on recommence, pourquoi changer un cheval qui gagne.

    Ces deux là, le pape et le patriarche et leurs prédécesseurs, ne peuvent pas se voir en peinture et presque un millénaire plus tard, les voilà en armures, fusils à la main pour en découdre, au bas mot, une trentième fois. La haine mutuelle fait son chemin sans jamais remettre au calendes les hantises fantasmagoriques nourries par un passé boulimique.

    Le terme “ekklesia” (église) n’existait pas avant la fin du 3ème siècle, il n’est apparu que vers l’aube du 4ème siècle, c’est admis par les historiens du vatican, tout comme le prénom “Pierre” (Petros) semble anachronique si l’on se place dans une population israélite proche de l’an zéro. Donc il est très improbable voir impossible que le Christ ait pu prononcer “je te nomme Pierre, car c’est sur cette Pierre que tu construira ma première église”, il faut ajouter que le prénom Petros en grec ne signifie pas une pierre, mais un tout petit cailloux et je ne vois comment un Rabbin, premièrement décide de changer le prénom d’un de ses coreligionnaire pour l’affubler d’un prénom grec. Ce qui prouve bien que la rédaction des évangiles est très ultérieure aux éventuels actions du Christ, vers l’an 40, l’actuel emplacement du vatican était un quartier résidentiel parsemé de villa, en 37-41 Caligula décida d’y construire un cirque, selon les écritures Pierre serait venu à Rome vers l’an 60, aurait-il déposé cette première pierre au milieu d’un cirque ?

    Il y a de nombreux exemples semblables dans les évangiles, d’ailleurs qui se contredisent entre eux, mais il est indubitable que le passage de Constantin 1er, y est pour quelques chose ….

  20. Voilà un article très intéressant, publié le 17 avril 2022, concernant la gestion suisse des réfugiés. Ce sont les propos de M. Walter Leimgruber, président de la Commission fédérale des migrations.
    tps://www.blick.ch/fr/news/suisse/nos-autorites-sont-depassees-par-les-situations-desordonnees-le-chef-de-la-commission-federale-des-migrations-critique-la-gestion-suisse-des-refugies-id17412752.html

  21. La Russie est le premier exportateur mondial de pétrole , devant les Emirats , … , cela suscite beaucoup de convoitises … Qui voudrait d’une guerre totale en Europe … ? N’en déplaise à Ursula Von der Leyen , le peuple Européen ne veut pas la guerre totale en Europe … Qui donc travaille pour la Paix … ? Seulement des rares artistes inconnus … ? ww.instagram.com/sergeolivier771/ ww.galerie-com.com/oeuvre/-qui-voudrait-la-guerre-totale-en-europe-…-/481181/

  22. Voilà un article qui montre le parcours du combattant que doivent réaliser les personnes domiciliées en Suisse qui accueillent chez elles des membres de leur famille se trouvant dans des pays en guerre. Cette petite fille a quitté le Donbass en 2014 et a été recueillie par ses grands-parents dans le canton de Vaud. Huit ans de procédures pour arriver maintenant à obtenir un permis de séjour !
    tps://www.24heures.ch/notre-ville-natale-nexiste-plus-212264611015
    Tant que l’on est pas confronté aux décisions souvent incompréhensibles et arbitraires des fonctionnaires, on croit que tout va bien en Suisse romande ! Et qu’il existe un Etat de droit ! Les articles de la Constitution fédérale (droits fondamentaux des citoyens) sont systématiquement enfreints sans que cela ne choque personne. Combat de David contre Goliath ! Il faudrait créer un bureau des plaintes géré par des citoyens afin que les abus cessent.

  23. Je suggère la lecture du livre de Guy Mettan (journaliste suisse) :
    “Suisse-Occident,. Une Guerre de Mille Ans”
    En sous-titre : La russophobie de Charlemagne à la crise ukrainienne”
    Paru en 2015
    En fait, si je résume : origine de cette détestation :une guerre de religion entre Rome et Byzance

  24. Compliments à Madame Prof. Dr. Suzette Sandoz pour son analyse qui nous invite à ne pas confondre “pars pro toto” et “totum pro parte”. En revanche il existe une frange de citoyens du monde prête à enfermer la Russie dans un cordon sanitaire avec justification par les cruautés répétées depuis Yvan le Terrible. Ceci explique cela:
    ” Un Russe reste un Russe, même s’il est rissolé dans du beurre”
    Proverbe finnois
    PS: Nos Amis finlandais en connaissent un morceau, eux qui partagent 1340 Km de frontière avec leur grand et très rugueux voisin oriental.

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