Et si on le disait!

Lutte contre le CO2. On nous montre immédiatement les grands accusés : les chauffages individuels à mazout et les voitures.  En revanche, on ne nous montre jamais les énormes responsables que sont les avions et les gigantesques bateaux de croisière. Pourquoi ? Probablement parce que le remplacement des chauffages individuels et des voitures par des moyens dits « moins polluants » est favorable aux lobbies du bâtiment et des constructeurs de voitures alors que les avions et les paquebots sont indispensables au tourisme dont les lobbies sont tout puissants. C’est un fait avéré au demeurant très compréhensible. Mais évidemment que ce n’est pas politiquement correct de le dire.

Et pourquoi s’acharner financièrement sur les particuliers qui devraient se compliquer la vie en renonçant par exemple à la voiture diesel précédemment soutenue par les pouvoirs publics ou en changeant leur chauffage ? Pourquoi accroître la densité des villes dont on sait qu’elles représentent des centres de troubles sociaux ? Pourquoi parquer les gens dans des quartiers à tendance autarcique ? C’est toujours plus facile de manipuler les simples pékins que de fâcher les lobbies. On mesure l’inutilité crasse de réunions telles que la COP 24 qui favorisent le gaspillage de kérosène et flattent des egos.

Alors, comment réagir ? Sans porter le moindre jugement sur les faits ci-dessus énoncés, Solar Impulse  – autant d’ailleurs que la bande dessinée due à Mme Picard qui en raconte l’aventure – propose une solution mille fois plus intelligente et honnête. Au lieu de s’acharner à culpabiliser les uns et à dédouaner les autres, Bertrand Picard essaie de montrer que la recherche scientifique, la volonté et la persévérance peuvent être le moteur de la lutte contre les méfaits de la pollution par le CO2. Tous les milieux profiteraient d’un effort mis par exemple sur la volonté de développer l’utilisation du solaire également pour les voyages politico-touristiques. Rien ne sert de faire croire que seule la décroissance et la frustration favoriseraient l’avenir. Il n’est pas dans la nature humaine de régresser. En revanche, l’incitation à croître plus intelligemment est un message positif dont le monde a besoin.

Suzette Sandoz

Suzette Sandoz

Suzette Sandoz est née en 1942, elle est professeur honoraire de droit de la famille et des successions, ancienne députée au Grand Conseil vaudois, ancienne conseillère nationale.

16 réponses à “Et si on le disait!

  1. La situation est suffisamment grave pour ne pas opposer des actions les unes aux autres. Tout ce qui peut contribuer à limiter l’impact de l’Homme sur l’environnement est bon à prendre, que ce soit au niveau d’actions individuelles – mieux choisir ses moyens de chauffage, de déplacements, etc. – ou d’actions qui ne peuvent se prendre qu’au niveau des états – organisation du territoire, organisation sociale, mesures tarifaires et de taxations, etc. De ce point de vue, qualifier les COP (24 ou autres) “d’inutilité crasse” et non seulement outrancier et faux (malgré Trump) mais aussi parfaitement contre-productif.

  2. Le co2 n’est pas un gaz à effet de serre et il favorise la photosynthèse
    Les climatosceptiques finiront bien par faire valoir leurs thèses.
    Le Giec est une organisation politique malhonnête

    1. C’est apparemment le GIEC, dans ses premiers rapports, qui a définit arbitrairement, que le CO2 était le responsable du réchauffement climatique.
      Le problème est que les rédacteurs de ces premiers rapports étaient loin d’etre des scientifiques, d’où l’emergence des climatosceptiques.
      En effet ces rapports officiels du GIEC, plutôt politiques et influencés par divers puissants lobbys, comportaient de nombreuses incohérences. Le dernier rapport semble les avoir enfin en partie corrigées, justement sous l’effet de ces personnes critiques (scientifiques) que l’on qualifie de climatosceptique, alors que le terme de climatoréaliste serait le plus approprié.

    2. Evidemment que le CO2 est un gaz à effet de serre (comme la valeur d’eau H2O, le méthane CH4, etc.)! Si vous n’en êtes pas convaincu, regardez le résultat d’une haute teneur en CO2 de l’atmosphère sur la planète Vénus (plus de 450 °C en surface, qui n’est pas explicable par sa relative plus grande proximité du Soleil)! Le fait qu’il soit effectivement nécessaire à la photosynthèse ne change rien à l’affaire. D’ailleurs le bilan CO2 de celle-ci est neutre en régime stationnaire; le CO2 absorbé par les plantes pendant leur croissance étant rejeté dans l’atmosphère au stade de leur décomposition. Qui est “malhonnête” en l’occurrence?

    3. @ M. Burgener.
      Le CO2 est directement lié à la vie, il fait partie du processus, que l’on peut illustrer en citant la photosynthèse, la respiration humaine, ou la nécessité d’accéder à des formes d’énergie vitales pour la survie de notre corps. Si l’efffet de serre est, ou était vérifié, il n’entre pas pour autant en contradicition avec ce que vous exposez. On pourrait ainsi identifier la cause du problème par : « Trop de vie sur cette planète ». Ou « trop de vies (humaines) » comme le déclarent sans pudeur certains esprits rationnels. L’individu naît, grandit, meurt… La démographie croît, pour l’éternité ? Est-ce qu’il faudrait qu’elle vieillisse jour après jour pour que l’on accepte de concevoir que le monde humain puisse disparaître, autrement qu’en tombant malade ou victime d’accident ?.. Et même si on l’acceptait, on souhaiterait que ce ne soit pas trop tôt, comme dans notre vie de mortels. Le débat sur le réchauffement climatique et ses solutions soulève bien plus de questions que dans le cadre de la recherche d’un remède destiné à la survie d’un patient. C’est peut-être tout l’hôpital qui est en cause, la planète serait entre ses murs. Cette vision (plus pessimiste que réaliste ?) est assurément en opposition avec une certaine croyance qui baigne dans les milieux écologiques, s’efforçant de fournir des démonstrations sur le modèle des études théologiques : Savoir pour mieux croire et fidéliser. Les climatosceptiques sont à plaindre, à convertir, ou à rejeter. Nous ne sommes pas encore au stade de la guerre déclarée aux mécréants.

  3. Le moteur Diesel aurait un avenir s’il n’impliquait pas que l’on continue à consommer du pétrole en attendant la voiture « tout électrique » qui n’est pourtant pas prête à prendre le relais, excepté dans le besoin se limitant à de courts trajets. Les voitures hybrides sont une transition, faute de mieux, jusqu’à ce que les accumulateurs puissent assurer un stockage d’énergie plus performant, sans compter le coût élevé du recyclage et d’autres problèmes qui ne dépendent pas que de la bonne ou mauvaise volonté des fabricants. Le moteur Diesel consomme peu, est solide, et n’est pas au bout de son évolution qui pourrait encore réduire quantitativement la pollution de la voiture à propulsion hybride. Les gouvernements français, anglais, allemand et suisse le condamnent alors que le temps nécessaire à l’obtention d’un accumulateur fiable, rentable et capable d’assurer une autonomie de trajet suffisante ne peut être que vaguement évalué, tant de difficultés restent à résoudre… On ne veut plus entendre parler du pétrole ? Comme pour mieux montrer sa volonté de croire à un futur tapis volant. Les milieux écologistes croient à la santé totale apportée par les légumes qui se cueillent dans le potager. Malheureusement le Lithium ne se renouvelle pas aussi facilement en se servant d’un simple arrosoir. De cela on en parle moins…
    Le Solar Impulse « de Bertrand Piccard » ne représente pas « une solution » mais est un banc d’essai qui a coûté 200 millions pour être envoyé dans le ciel. Ce n’est pas un prototype d’avion, mais une structure volante amenée à l’envergure d’un Boeing 747 pour réussir à soulever le Commandant et son copilote dans les airs, un supplément qui s’ajoute à un grand nombre de lourds accumulateurs car il ne s’agissait pas d’un vol d’évaluation technique au dessus de l’EPFL mais d’une démonstration à grand effet. Les 200 millions ont été offerts en bonne partie par des industriels rejoignant la volonté de Bertrand Piccard de promouvoir l’orientation dans le développement d’une aviation à propulsion électrique. La recherche pour y parvenir est plus discrète, moins accessible au public. Mais ceux qui iront visiter les laboratoires et les bancs d’essais à terre savent déjà, ou apprendront que l’argent consacré à la recherche ne coule pas à flot. L’engagement de ceux qui ont soutenu financièrement Solar Impulse est honorable, mais on peut se poser la question de la balance avec d’un côté 200 millions de moyens accordés à la recherche, et de l’autre 200 millions destinés à promouvoir son orientation aux yeux du public… Les concepteurs et fabricants d’avions privés commercialisent déjà des modèles électriques à courte autonomie, c’est un vrai début, la performance technique est réelle, ces avions ne sont pas destinés à ne voler qu’une saison avant d’être exposés dans un musée. Malgré tout je pense que Solar Impulse a fait mieux que l’avion gigantesque de Howard Huge qui s’est reposé en bout de piste. Personne n’est déçu de penser que l’avion de Bertrand Piccard restera au sol, on le savait avant qu’il ne décolle.

      1. @ M. Hervé de Rham.
        Le contenu de mon commentaire vous échappe et vous déprime ? Le vôtre a l’avantage de ne comporter que 11 mots pour laisser penser que vos avis, absents dans ce blog, pourraient procurer plus de réconfort. Mais Il est vrai que parfois un simple sourire remplace tous les mots pour dire que la vie est belle. Excusez-moi cependant de douter que dans un blog cette forme de communication puisse apporter quelque chose.
        Maintenant concernant mon recours à un pseudo, sachez que je ne me sens pas mal à l’aise pour un sou, et que je n’aurais pas l’idée d’en discuter pour vous paraître plus agréable. Il serait plus indiqué que vous sollicitiez les avis du Temps qui a choisi d’offrir cette possibilité aux lecteurs des blogs. En espérant que si vous obtenez réponse la déprime ne sera pas au rendez-vous.

    1. Le moteur Diesel, comme tous les moteurs thermiques, souffre néanmoins d’une mauvaise efficacité énergétique. Cela résulte de la physique et ne pourra pas être corrigé. Un moteur électrique et, de ce point de vue, beaucoup plus performant.
      Quant à “Solar Impulse”, il faut reconnaître que si cela a pu passer pour un bon “coup de pub” pour l’énergie solaire, si l’on analyse lucidement ses performances on ne peut que constater que ce projet a surtout montré que l’énergie solaire par captage direct sur un avion n’est pas une solution pour l’aviation commerciale. Là encore, c’est une question physique, incontournable, de trop faible densité énergétique de la source. Cela ne condamne pas la propulsion électrique pour les avions mais, à mon avis, idéalement en passant par la production d’hydrogène par des installations solaires au sol. On ne fera jamais voler l’équivalent d’un Airbus A380 en lui installant des cellules solaires sur les ailes et le fuselage!

  4. Il importe surtout d’éviter la solution facile et dangereuse de taxer à tout va. L’épisode des Gilets jaunes, qui est plus qu’une jacquerie d’excités et de casseurs, est une réponse dont il faudra tenir compte. Et la tentation de taxer doit être évitée par nos parlementaires, s’ils ont un brin de bon sens.

  5. A M. Burgener: je tiens tout de même à clarifier le point des GES (gaz à effet de serre) : toute molécule comportant plus de 2 atomes participent à l’effet de serre , parce qu’elles entrent en résonance à certaines fréquences des infrarouges émis par la Terre pour compenser l’énergie qu’elle reçoit ! les expériences en laboratoire menées par des physiciens ont confirmé ce processus depuis plus de 40 ans , avant la création du GIEC . Ils absorbent des infrarouges et les renvoient dans toutes les directions (statistiquement environ 50% dans l’espace ). Sans effet de serre , la Terre serait plus froide de 30°C . C’est connu depuis le XIXème siècle et Max Planck a apporté sa célèbre équation qui a donné naissance à la physique quantique .
    L’H2O – 70% (vapeur d’eau), le CO2 – 20% , le CH4 – 5% (méthane), l’O3 – 3% (ozone) , … sont les plus importants . Les proportions ne sont pas mesurables avec exactitude .
    Le GIEC a repris les mesures des physiciens pour évaluer à environ à 2 watts/m2 la part anthropique de l’effet de serre , mais on ne peut pas la mesurer directement , étant noyée dans les autres composantes naturelles .
    La Terre émet 390 watts/m2 en infrarouges ce qui implique que l’homme perturbe le climat à raison de 0,5 % , ce n’est pas dramatique si on arrêtait d’en produire trop !
    La transition énergétique est donc nécessaire et aussi pour diminuer la pollution due aux micro particules nocives pour la santé et simplement du fait que les fossiles sont limités dans le temps .
    Les mesures les plus simples résident dans la substitution des chauffages au fioul par des pompes à chaleur ( diminution de l’importation de pétrole, plus de travail local, moins de pollution ) , le remplacement des moteurs thermiques des voitures par des hybrides ( moteurs électriques ) qui sont nettement plus performant et parfaitement opérationnels .
    Les avions fonctionnent principalement avec des réacteurs qui réchauffent l’air pour produire la poussée. La substitution du kérosène est moins facile , mais des solutions avec des bio carburants ont déjà été testées .
    Les grands paquebots avancent grâce à leurs puissants Diesel qui pourraient être alimentés par des bio carburants également (M. Diesel en avait fait l’expérience lui-même).
    Les bio carburants ont pour but de rendre neutre la production de CO2 entre la pousse des végétaux absorbant ce gaz et la consommation du bio carburant , mais ils entrent en conflit avec la production alimentaire . La surpopulation humaine reste le problème No 1 .
    La production de méthane pourrait être réduite par une consommation de boeuf plus modérée …
    Toutes les techniques pour la transition énergétique sont connues et exploitées , mais à trop petite échelle.
    Il faut juste un coup de pouce politique pour passer à une échelle industrielle . Ce n’est pas pire que la crise pétrolière des années 1973-80… La source d’énergie étant gratuite et renouvelable à l’infini, seule la technologie de transformation à un coût et on sait que le prix de la technologie diminue avec le temps , le contraire des énergies fossiles .
    Quand on aura fait ce pas , on se demandera pourquoi on ne l’a fait plus tôt !

  6. Le message du “solaire” Bertrand Piccard est clair,
    “IL FAUT AGIR TOUS MAINTENANT”,
    chacun avec ses moyens, qui au niveau de sa maison ou de son véhicule, qui de son entreprise, ses déchets, etc.

    Je n’ai aucun doute que son laboratoire volant a déjà procuré de nombreuses pistes, voire solutions à des entreprises qui n’ont rien à voir avec l’aéronautique.

    Et le problème global n’est pas que lié au CO2. La chimie dans la nature ou le plastique dans les océans n’a, au moins à première vue que peu à faire avec l’effet de serre, mais tout est lié, comme la planète est unique et la première à être “vraiment” globalisée.

    P.S. Les COP sont comme les restos du coeur, ça existera encore dans 30 ans, mais comme il n’y aura plus beaucoup d’humains pour y participer, on économisera des tonnes de CO2
    🙂

  7. La fusion nucléaire et la fission d’atomes de thorium semblent des méthodes de production de watts bientôt au point, à l’échelle du siècle. Chacun connait les avantages de ces méthodes : matière première illimitée bon marché et guère de résidus. Pas assez sexy pour en parler? Le pétrole deviendra un produit de synfhèse, etc…Osons le dire aussi !

  8. Mme Sandoz a posé beaucoup de questions et a reçu beaucoup de réponses techniques : mais quid de “Et pourquoi s’acharner financièrement sur les particuliers qui devraient se compliquer la vie en renonçant par exemple à la voiture diesel précédemment soutenue par les pouvoirs publics ou en changeant leur chauffage ? Pourquoi accroître la densité des villes dont on sait qu’elles représentent des centres de troubles sociaux ? Pourquoi parquer les gens dans des quartiers à tendance autarcique ? ”
    Je suis surtout sensible à la question sur la densification des villes: Lausanne qui était une ville calme et paisible il y a encore une quinzaine d’années et à qui on avait promis, avec le M2, une suite encore plus calme, est devenue une ville invivable, avec la frénésie d’une métropole tout en restant une ville moyenne, mais… sale et bruyante. Mais l’expérience d’autres Pays n’apprend rien? Il faut développer (un peu) le villages et les petite villes, décentrer peut-être encore plus certain services et prérogative aux Communes, trouver d’autres solutions qui évitent les inconvenients des mégapoles qui, soit dit en passant, de nos jours sont l’apanage des anciennes régions misérables du globe (Chine, Pays Arabes etc.)

    1. La détérioration de la qualité de vie dans une ville comme Lausanne est un sujet délicat à aborder, et je ne doute pas que mon commentaire sur le sujet n’apportera pas unanimement du plaisir à sa lecture… Un problème de densité ? Je me souviens des années 50, 60, et début 70 d’un flot de piétons qui se pressaient contre les vitrines autour de la place Saint-François, à proximité des embouteillages de voitures, pour continuer à la rue de Bourg ou la rue Saint-François où de jolis magasins spécialisés se succédaient : Une grande variété qui ne se trouvait pas encore engloutie par les centres commerciaux. Sous cet aspect, la densité locale dépassait l’actuelle. On se bousculait en s’excusant, les pots d’échappement étaient plus bruyants, mais n’empêchaient pas d’entendre quand même les rires, les cris des enfants, et le violon du mendiant. Un tumulte heureux que je regrette, parce qu’aujourd’hui si je fais le même parcours le bruit n’est plus le même, et je ne devrais peut-être pas me plaindre d’avoir plus de place pour bien circuler… Je devrais être content d’entendre des types désoeuvrés qui gueulent, s’injurient, crachent par terre, un gars qui me frôle en planche à roulettes. Content de respirer un meilleur air plutôt que les nuages bleutés des voitures d’il y a cinquante ans. Alors pourquoi cet air devenu plus sain me semble si lourd, et le bruit si sale ? Cette belle place Saint-François architecturalement réussie et bien organisée ne contient pas dans ses dalles, ses blocs de ciment, ses lampadaires ce qui me déplaît, non… Ce sont les gens qui s’y trouvent qui me font maintenant préférer une place de village où il ne se passe rien, ou même la zone industrielle le dimanche. Parce que les voyous pauvres, riches, vulgaires ou distingués n’y sont pas. Excusez-moi de le dire, je préférais respirer les gaz d’échappement des Rolls-Royces garées devant le magasin Bonnard que de voir filer devant mon nez un vélo piloté par un sportif écologiste qui transpire. Et entendre le violon du mendiant qui grinçait faux, plutôt que le Rap improvisé qui enrichit mon bagage de culture. Je ne suis plus de cette époque, sans pour autant offrir le refrain « c’était mieux avant », malgré mes déceptions. La technique actuelle en fort développement, l’architecture, les moyens de communication et d’échanges, les multiples outils et aménagements ouvrant la voie à la créativité… Tout cela m’émeut et me réjouit, et là je suis d’avis que c’est mieux qu’avant. Entre ces deux courants de sentiments en sens contraire, je pense plus concrètement que la création d’un lieu de vie bien pensé, qu’il s’agisse d’un centre de loisirs, d’un quartier de famille, ou d’une ville entière peut viser autant que possible à offrir un espace sain et agréable, qu’il n’apportera pas la solution aux lacunes de ceux qui offrent leur bêtise, leur mauvaise haleine spirituelle, leur vulgarité au sens large partout où ils se trouvent. Ils se promènent dans cette ville de Lausanne comme dans toutes les autres. Alors si la campagne de densité bien moindre est plus saine, c’est simplement parce qu’ils n’y sont pas.

      1. Merci Dominic de votre réponse, pour une fois j’ai bien ri au réveil : votre description de la faune urbaine (mais pas seulement, chaque matin les trains déversent des milliers ? de gens qui viennent des environs) est tout à fait juste. Pour moi aussi c’est aussi une question d’âge, c’était une autre époque, ce n’était pas mieux mais c’était différent : il y avait une certaine élégance même chez les gens moins favorisés tandis que maintenant il y a une certaine vulgarité même che les riches.. au moins les nouveaux ! Le problème est que même ceux de la campagne viennent en ville pour travailler et.. surtout pour s’amuser (sic). C’est pour cela que nous avons l’impression que la campagne est tranquille, en réalité c’est devenu un dortoir comme les banlieues.
        Mais à part ces considérations sociologiques, je ne trouve pas que l’air est plus sain maintenant: je ne fais pas confiance aux statistiques officielles, les mêmes statistiques nous disant d’ailleurs que le trafic est augmenté de façon exponentielle ainsi que les maladie respiratoires même chez les enfants! Personnellement, je compare ma patte à poussière de maintenant avec celle des années ’70… et le bruit qui monte de la rue. D’ailleurs la dernière mode c’est le revêtement phono-absorbant suite aux plaintes des résidants excédés.
        Il faut tout repenser et il faut partager de manière équitable le bruit, le travail, les bureaux officiels (et les queues!), les lieux de fête et les lieux d’achat entre villes et villages de façon que les gens recommencent à marcher et pas a courir, même si beaucoup de personnes adorent dire “je suis débordé”… la bêtise humaine, elle, est équitablement partagée (Einstein ?).
        Allez, courage et Bonne Année!

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