Une tactique d’une effarante nullité!

Les résultats de la « droite » aux dernière élections vaudoises étaient inscrits dans les astres et seule une sorte de loyauté m’avait empêchée de l’écrire plus tôt.

La tactique du ticket « complété » souffrait de quatre défauts au moins :

1) Quand on souhaite regagner la majorité au Conseil d’Etat, on ne présente pas 4 candidats au premier tour, et 5 au second, alors que le résultat du premier tour montre déjà que le 4e a de la peine à passer. En effet, le résultat de M. Nicolet au 1er tour montrait qu’il avait peu de chances d’être élu, à moins d’un vrai effort de la part de son parti et du PLR. On pouvait au mieux, changer de candidat UDC, à supposer qu’il y en ait eu un autre.

2) En créant un nouveau ticket pour le 2e tour, avec un candidat d’un 3e parti, le PLR et l’UDC divisaient leurs propres troupes et les poussaient soit à l’abstention, soit à un vote blanc, soit éventuellement à un vote inutile pour un « petit Candidat ».

3) En mettant un nouveau candidat d’un 3e parti aux côtés de M. Nicolet, on attirait l’attention des citoyens sur le fait qu’on  considérait le candidat UDC comme faible électoralement parlant, qu’on tentait un « truc » pour le faire sortir néanmoins et que l’UDC était une formation politique sans candidat de poids.

4) En créant un ticket rocambolesque avec un UDC et un Vert’Libéral, après que ces deux formations se furent tiré dessus à mille occasions et que le premier tour avait été précisément le résultat d’un refus de mettre une candidate Vert’lib sur le ticket, on montrait à l’envi aux électeurs qu’il s’agissait d’un Truc au service d’ambitions personnelles. Un Truc à éviter, en tous les cas en Suisse Romande, après les élections françaises.

A défaut d’un programme commun au moins faudrait-il avoir un excellent tacticien ! Dommage !

 

 

 

 

Suzette Sandoz

Suzette Sandoz

Suzette Sandoz est née en 1942, elle est professeur honoraire de droit de la famille et des successions, ancienne députée au Grand Conseil vaudois, ancienne conseillère nationale.

6 réponses à “Une tactique d’une effarante nullité!

    1. On peut aussi prendre acte d’un changement. L’utilisation du subjonctif après “après que” s’est largement démocratisée et si l’Académie Française ne l’accepte pas encore, ce n’est probablement qu’une question de temps.

  1. Si on perpétue les erreurs aussi bêtes, la Suisse pourrait petit à petit tombé dans le côté obscure de la gauche. J’en frissonne !

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