Les deux pouvoirs

La population mondiale est totalement soumise, actuellement, à deux puissances : celle des GAFAM et celle des producteurs de vaccins anti-covid.

Les détenteurs du pouvoir par la toute-puissance psychique

Les GAFAM exercent un pouvoir psychique, asservissant les esprits à leur insu en leur fournissant les plaisirs y compris techniques dont ils rêvent et en s’appropriant à leur insu leurs algorithmes pour en faire du profit. Ils tiennent en main la source d’une maîtrise absolue des personnes. Mais ce pouvoir-là n’est pas encore perceptible physiquement. Il se développe dans l’ombre. On croit en avoir le contrôle par d’éventuelles lois.

 Les détenteurs du pouvoir par la toute puissance physique

Les producteurs de vaccins anti-covid, eux, tiennent en leurs mains la liberté de 8 milliards d’êtres humains, décidant, par leur production et leurs livraisons, du rythme auquel les frontières pourront se rouvrir et la vie reprendre dans les différents pays.

Et comme les vaccins sont la clé de la sortie de la pandémie, les producteurs peuvent décider du nombre de doses efficaces, de la fréquence à laquelle il faut renouveler le traitement, des exceptions éventuelles, etc….

Pour l’instant, ils affirment que les vaccins sont efficaces contre les corona mutants, ou du moins pour éviter les formes plus graves de la maladie. Mais il suffira d’instiller un petit doute pour que l’on resserre les étaux.

Comment ne pas être inquiet de constater que le retour à la liberté et à une vie « normale » dépend exclusivement de vaccins dont la production – et peut-être l’efficacité – échappe totalement au contrôle politique ?

Suzette Sandoz

Suzette Sandoz est née en 1942, elle est professeur honoraire de droit de la famille et des successions, ancienne députée au Grand Conseil vaudois, ancienne conseillère nationale.

38 réponses à “Les deux pouvoirs

  1. Le retour à la liberté dépend aussi, voire surtout, du bon sens des princes qui nous gouvernent. Mais pour le bon sens, on a constaté, depuis plus d’un an, que ce n’est pas la qualité première de ces gens-là. Donc ne rêvons pas…

    1. Food for thoughts:
      Éric Sadin : l’asservissement par l’Intelligence Artificielle ?
      ttps://www.youtube.com/watch?v=VzeOnBRzDik
      Je suis définitivement pour l’AI, car les avantages potentiels pour l’Humanité (avec libertés) sont immenses, mais restons vigilants face aux “géants économiques & politiques”.

  2. Comble du cynisme, le développement de ces vaccins a été en grande partie financé par de l’argent public: $11 milliards pour les USA, €300 millions pour la France.

  3. Madame,
    Excellent début, mais vous avez omis le contrôle:
    – des parcours
    – des achats
    – localisation (qui est près de vous, à quelles fréquences, d’où viennent-ils, etc)?
    – recording?
    Personne à ce jour n’a pu démontrer que l’inactivation du GPS et/ou micro ont un quelconque effet réel sur l’appareil. D’ailleurs tous les GAFA/Etats “monitor” nos échanges en ce moment et savent qui écrit quoi, nos opinions, etc…. (AI).

  4. De la matière à penser :

    1) «A-t-on la liberté de se soumettre?»

    ttps://evenements.payot.ch/evenement/raphael-enthoven-2021/

    2) Laurent de Sutter, très inspirant professeur belge de théorie du droit, qui le rappelle, à tous les juristes, et à tous les autres: les lois sont faites par les puissants pour les puissants, pour maintenir l’ordre des dominants, mais LE DROIT EST UNE FORCE SUBVERSIVE, NOVATRICE, CRÉATRICE !

    ww.rts.ch/play/radio/tribu/audio/le-droit-sert-il-encore-a-quelque-chose?id=12125354

    3) « Convaincue que le séisme dû au Coronavirus que nous venons de traverser est l’occasion pour l’humanité de se réinventer, Monique Chemillier Gendreau, dans une démonstration implacable, élabore les fondements d’une société radicalement différente. Un pari fou ? Non, nous dit-elle, « l’utopie n’est pas le rêve impossible d’imaginations débridées » et elle le prouve avec une saisissante clarté. Elle propose ici les bases concrètes d’un monde nouveau, solidaire et plus juste, que seules des institutions internationales entièrement repensées rendront possible.
    Ce texte est un jalon vers un Conseil mondial de la Résistance au capitalisme financiarisé, mondialisé, militarisé. Il reste aux citoyens du monde à s’en emparer pour approfondir ce qui est magnifiquement esquissé dans ces pages. »
    ww.editionstextuel.com/livre/pour_un_conseil_mondial_de_la_resistance

    4) Et ces 4 constats, fort réflexifs :

    a) “Le plus difficile, ce n’est pas de sortir de Polytechnique, c’est de sortir de l’ordinaire.”
    Charles de Gaulle

    b) “Celui dont la pensée ne va pas loin verra ses ennuis de près.” Confucius

    c) “Nous sommes aveugles à tout ce qui pourrait prouver que nous nous sommes trompés.”
    Hervé Le Tellier (extrait du génial roman L’ANOMALIE)

    d) “Quand l’irréversible est déjà installé pour durer, il est trop tard pour regretter ne pas s’y être opposé.”

    Prof. Solange Ghernaouti, HEC-UNIL

  5. Je pense qu’il n’y en qu’un: celui de l’argent. C’est simplement l’apogée de notre société ultra-libérale. Ces deux pouvoirs n’en sont que des symptômes.

    Concernant les GAFA, ils ont pris le pouvoir en anticipant la vitesse hallucinante de la numérisation de notre société. Positive au début (car apportant un progrès), cette situation de monopole est dangereuse pour la société et n’est rien d’autre qu’une dictature dans l’Etat. Il n’y aura pas d’autres solutions, à terme, que de diviser ces monstres en plus petites sociétés mieux contrôlables (comme cela avait été fait lors de la précédente révolution industrielle avec la Standard Oil par exemple).

    Les Big Pharma sont moins un problème: il suffit de lever les brevets sur les vaccins Covid et de faire produire les vaccins par des entreprises privées sous licence des Etats. Tout rentrera alors dans l’ordre. De tout façon, c’est l’Etat (donc nous) qui en avons financé le développement avec un crédit illimité. L’argument du danger pour l’innovation est fallacieux car le seul critère pour ces entreprises est la rentabilité et non l’utilité pour nos sociétés. Il suffit de consulter l’historique de l’innovation dans ce secteur depuis un siècle pour le démontrer.

    Voilà, merci d’avance pour votre soutien, en tant que libérale convaincue, pour promovoir ces solutions !

  6. En quelques lignes, tout est dit. Bravo ! Complimenti ! Well done ! Gut gemacht !
    Nous pouvons être très inquiets(ètes). Aucun doute à ce sujet.
    Les Pharmas ont gagné le Jack Pot avec ce nouveau virus et ses variants. Et pour l’instant l’affaire de son origine reste soigneusement six pieds sous terre parce que cela arrange formidablement ces mêmes Pharmas ainsi que les Gouvernements un peu partout.
    Les Gafam nous anesthésient plus efficacement qu’avec du Propofol et gaiement avec leurs demandes incessantes destinées à nous pister. Drogué(e)s, nous devenons si confus(es) que nous n’arrivons même plus à réfléchir.
    Alors pourquoi continuer à utiliser Google et compagnie quant on peut utiliser d’autres navigateurs encore très peu contaminés par le virus de la surveillance ainsi que d’autres fournisseurs “physiques” installés plus près de notre porte ?
    Il y a toutes sortes de solutions pour contourner ces systèmes de surveillance. Cela prend du temps de creuser les alternatives mais cela vaut la peine d’essayer un tant soit peu.
    Nul doute que la rébellion tranquille a des vertus curatives. Et l’insubordination n’est pas seulement le fait des jeunes gens. Essayer c’est l’adopter.

    Extrait d’un éditorial au sujet du collapsus médico-politico-pharmaceutique actuel: British Medical Journal : 2021 ; 372 :n809-doi:10.1136/bmj.n8090. Kamran Abbasi. MD (executive editor): Many good doctors aspire to being medical leaders but NEVER quite reach the top. SOME BAD ONES DO. You arrive at the top, whatever your merits, only by PLAYING A SHREWD GAME OF MEDICAL POLITICS.

  7. “La population mondiale est totalement soumise, actuellement, à deux puissances : celle des GAFAM et celle des producteurs de vaccins anti-covid.”

    1 – Personne n’est obligé d’avoir recours aux GAFAM, pas plus que d’être inscrit sur les réseaux sociaux, ni même d’avoir un smartphone. De plus, chacun peut s’approprier et modifier le code que Google, Amazon (AWS) et Microsoft rendent aujourd’hui disponible en source libre et dans le domaine public. Encore faut-il avoir les compétences pour l’utiliser. Les GAFAM n’exercent de pouvoir psychique que sur les esprits quelque peu déficients dans ce domaine.

    2 – Jusqu’à preuve du contraire, la vaccination n’est pas (encore) obligatoire en Suisse. Celles et ceux qui l’acceptent en acceptent aussi les éventuelles conséquences à plus ou moins long terme. Sont-ils pour autant des inconscients et des naïfs?

    1. Concernant les GAFAM, ce n’est pas tout à fait exact. Tout d’abord, il y a une situation de monopole et quasiment aucune alternative. Microsoft et Apple ne divulgent pas leur code source. Le moteur de recherche de Alphabet (Google) reste un secret bien gardé et Facebook ne publie pas ses algorythmes…

      D’autre part, pas besoin d’être inscrit pour être pisté. A moins que vous viviez comme un hermite seul dans une montagne, votre profil peut-être créé grâce à votre entourage (ça a d’ailleurs fait l’objet d’un scandale). La plupart des services se sont digitalisés et vos données sont capturées mises en ligne que vous y accédez ou non.

      D’autre part, bon nombre d’objets connectés vous pistent (voitures, etc) et avec l’interdiction de se masquer le visage, vous êtes traçable partout par exemple dans les magasins.

      De plus, impossible de trouver un travail sans un bon profil numérique: c’est devenu la principale source des HR et la première chose que fera un employeur, c’est de vous googliser. Sans compter qu’au travail, vous devrez adopter les outils GAFAM de l’entreprise: c’est la fin de votre anonymat.

      D’une manière générale, il devient quasiment impossible de se passer de services numériques et un téléphone portable est devenu une obligation pour accéder à beaucoup de choses. Prochainement, les services des banques pour le grand public ne seront plus disponibles que sur internet.

      Bref, à moins d’avoir déjà fait sa vie, pour les plus jeunes, impossible d’y échapper sous peine d’être totalement marginalisé.

      1. Merci pour votre réponse. Tout à fait d’accord avec vous. Je parle des programmes d’Amazon, tels que les systèmes de gestion de contenu et les serveurs proxy disponibles sur le “cloud” d’AWS et sur la plateforme Bitnami, dont le code source peut être téléchargé, installé et modifié sur ordinateur personnel. Pour ne citer que cet exemple, il en va de même du code source de “Google translate” qu’on peut se procurer et modifier. Microsoft, qui commence à rendre publiques certaines parties de Windows 10, met aussi en source libre le code de son système de traduction automatique; il en va de même pour Yandex, le “Google translate” russe.

        Pour le reste, je vous rejoins sans réserve sur le traçage croissant de nos faits et gestes, que je me garderais bien de prendre à la légère. Mais je pense aussi que les antidotes existent, à commencer par l’abstention du recours irraisonné aux réseaux sociaux et au portable (je ne serai jamais assez reconnaissant au mien d’avoir rendu l’âme). Les GAFAIM (j’inclus IBM dans la liste), qui le rejetaient d’abord (l’ancien PDG de Microsoft le qualifiait même de diabolique), reconnaissent aujourd’hui qu’il est dans leur intérêt de laisser sa place au logiciel libre, et en particulier à Linux, que Microsoft a inclus dans sa dernière version de Windows 10. IBM soutient et finance la recherche dans l'”open source” depuis déjà plusieurs années. Linux gérant les 500 plus puissants serveurs et supercalculateurs du monde, les GAFAIM, ces colosses au pied d’argile ont-ils d’ailleurs d’autre choix?

        Mais je vous rejoins tout à fait sur les difficultés que l’abus du recours aux programmes commerciaux peuvent entraîner dans la recherche d’un emploi et leurs conséquences néfastes dans les conditions de travail au quotidien. Pour m’être occupé de l’administration réseau et des bases de données d’entreprises et d’institutions publiques, j’ai pu me rendre compte plus d’une fois que cette surveillance qu’exerce sans aucune base légale la hiérarchie est le plus souvent due à l’incompétence de ses (ir)responsables. Le principe de Peter a encore de beaux jours devant lui.

        Cordialement.

      2. pas tout à fait vrai, l’alternative Linux n’a pas été exploitée par les Européens où cette technologie est née , les microprocesseurs ARM , également de conception européenne (anglaise) , équipent la plupart des smartphone et aussi des super computer … Des logiciels libres se comptent par milliers .
        Nous ne sommes donc pas prisonnier des GAFAM qui sont en fait des concurrents et non un pouvoir homogène , où Facebook d’ailleurs n’est qu’une vitrine où ce sont les utilisateurs qui s’affichent !
        On oublie aussi qu’IBM qui était considéré comme un monstre dans un passé pas si lointain est en train de décliner …
        Il ne tient qu’aux Etats de soutenir une formation de qualité pour encourager la création d’entreprises …

        1. Je partage votre point de vue. On pourrait ajouter que Linux équipe les Android (Google) et iOS (Apple) des portables. Mais combien de leurs utilisateurs le savent-ils? Et comme vous le relevez à juste titre, si les GAFAM se font concurrence, la communauté du logiciel libre, elle, est de plus en plus homogène et étendue.

          Je partage aussi votre avis que c’est aux Etats à soutenir une formation de qualité dans ce domaine et à encourager la création d’entreprises fondées sur le logiciel libre. Il en existe d’ailleurs déjà plus d’un exemple. Les sociétés de services en logiciel libre (SSLL) sont même en passe de devenir un modèle économique viable, capable de faire concurrence aux grandes entreprises traditionnelles (Voir l’article de Wikipedia “Société de services en logiciels libres” – ttps://fr.wikipedia.org/wiki/Soci%C3%A9t%C3%A9_de_services_en_logiciels_libres).

          Encore faut-il que le législateur suive…

        2. Oui et non. Votre réponse date un peu. La bataille ne se joue plus sur les technologies elles-mêmes (LINUX contre Windows etc, ARM contre Intel contre NVidia).

          Ce qui fait la force des GAFAMS, c’est de nous priver de ces choix grâce au cloud en nous offrant directement des services intégrés.

          C’est l’offre de contenu donc de l’exploitation de quantités de données colossales qui est déterminante. C’est d’ailleurs devenu la principale barrière pour un nouveau venu.

          Ce qui fait la force d’un Uber, d’un Tinder d’un AirBNB ou d’un Booking, ce n’est pas sa plateforme (elle la loue) mais son portefeuille de clients et de fournisseurs acquis grâce aux données. Vous pouvez certes décider de vous en passer mais l’offre alternative va aller en diminuant car ces géants grignotent le monde réel jusqu’au jour où vous n’aurez plus le choix.

          Amazon est devenu incontournable car il intègre une expertise unique dans trois domaines: une plateforme logistique géante et optimisée, le hosting (par ex: eCommerce) avec AWS et l’exploitation du BigData.

          Le choix de LINUX ou de l’open source ou d’un processeur ARM par lui-même ou sa clientèle est totalement secondaire.

          D’autre part, il existe tout un écosystème avec d’autres géants moins connus du grand public (par exemple dans le domaine du Big Data) qui sont les briques qui composent ces services.

          Eh oui, les politiques et les Etats n’ont pas su appréhender la vitesse à laquelle ces géants se sont appropriés le monde.

          L’alternative pourrait venir de technologies de type peer-to-peer, basées sur la blockchain pour certaines applications mais, à chaque fois, elles ont été torpillées assez rapidement. De plus, difficile de gérer la quantité colossale de données requise de manière décentralisée.

          Une autre solution pour reprendre le contrôle serait de diviser ces géants en plateformes distinctes tous en maintenant la concurrence en gardant 2-3 acteurs par type de plateformes. Le client garderait alors une certaine liberté de choix. Par exemple: interdire d’être actif sur la logistique et le hosting en même temps.

          Mais là, p’tit Joe va avoir du travail…

          1. “Le choix de LINUX ou de l’open source […] est totalement secondaire.”

            Vraiment? Sans doute pas pour Fire OS, le système d’exploitation pour mobiles d’Amazon, basé sur le noyau Linux sous licence GNU GPl v2 et Android, avec des composantes propriétaires (Voir Tizen, a Linux-based OS by the Linux Foundation with an optional Android runtime et Sailfish OS, a Linux-based mobile OS by Jolla which includes an Android runtime). Ni pour Amazon Linux fourni par AWS pour être utilisé avec le cloud d’Amazon Elastic Compute (Amazon EC2).

            Et ceci ne date pas d’hier. Depuis 2000-2002 déjà, pour faire face à des modèles de trafic de pointe inhabituels, en particulier pendant la saison des vacances, la migration des services vers du matériel Linux de base et la dépendance à l’égard des logiciels open source, l’équipe Infrastructure d’Amazon, dirigée par Tom Killalea, le premier RSSI d’Amazon, gère ses centres de données et services d’une manière «rapide, fiable et bon marché» (Stacy Cowley, “LinuxWorld: Amazon’s two faces present IT challenge” (21 janvier 2004).

            De plus, Amazon fournit les six principales versions de Linux (CentOS, Debian, Red Hat, SUSE, Ubuntu et Kali) à la fois en source libre et payante. Ceci dit, elle ne s’embarrasse pas de considérations morales à faire du profit avec des logiciels produits par des bénévoles anonymes. On pourrait en dire autant de la NASA, dont l’hélicoptère Ingenuity déposé sur Mars par la sonde Perseverance a fait la semaine dernière son premier envol historique, en complète autonomie et sans intervention terrestre, grâce à son système Linux embarqué. Linux est ainsi non seulement dans nos smartphones mais désormais aussi sur Mars.

            Mais ceci est sans doute tout à fait secondaire, puisque la plupart d’entre nous n’iront jamais sur la planète rouge.

            Quant aux grandes banques de données (“Big Data”), elles convergent de plus en plus vers le logiciel libre. “R”, le langage de programmation le plus utilisé dans l’exploration des grandes bases de données, est un logiciel en source libre. De fait, il n’existe plus guère de domaine qui n’ait recours à l’open source ni plus aucune fonctionnalité de systèmes commerciaux qui n’y trouve une alternative. Quel intérêt les entreprises auraient-elles d’ailleurs à investir dans de coûteuses licences commerciales quand elles peuvent obtenir les résultats au moins équivalents, et le plus souvent bien meilleurs, avec les logiciels en source libre?

          2. @A. LN

            Oui, vous avez raison les logiciels libres sont utilisés massivement par les GAFAM pour fournir leurs services. Mais ce n’était pas le sens de mon commentaire qui répondait à ceux qui pensent échapper au GAFAM en utilisant Firefox et des logiciels libres. Là, c’est mort car il s’agit de contenu et non plus de technologies. Pas vraiment utile d’utiliser TAILS si vous entrez votre adresse de livraison et que vous payez avec votre carte de crédit.

            Une des plateformes de contenu qui soit restée vraiment libre est Wikipedia. Et, même là, certains détracteurs se méfient.

            Par contre, comme vous, j’ai un peu peur de la stratégie des GAFAM: au lieu de se battre contre les logiciels libres, ils se l’approprient (comme Microsoft avec GitHub). D’un autre côté, Mozzilla rencontre des problèmes financiers importants et risque de perdre en indépendance.

            Mais il y aura toujours une possibilité pour les gens qualifiés de compiler leur propre distribution. Pour les moins qualifiés, j’ai vu qu’il commence à y avoir des relecteurs de codes sources pour signaler les risques de sécurité. Bref, de quoi devenir un petit Néo de la Matrice.

      3. @ Jeff Gates : “avec l’interdiction de se masquer le visage, vous êtes traçable partout par exemple dans les magasins.”
        Trop drôle par les temps que nous vivons. Merci de m’avor fait rire.

        1. Et pourtant ! Voici un exemple:

          ww.bilan.ch/finance/le_visage_devient_un_moyen_de_paiement_

          Si vous pouvez payer avec votre visage, on peut faire encore mieux.
          J’ai travaillé sur un projet similaire moi-même, il y a quelques années.
          C’est une technologie simple à mettre en place. Vous êtes décidément bien naïf et pas à la page.

          Tesla s’est trouvé aussi dans le viseur du préposé à la protection des données avec ses caméras dans l’espace public récemment.

          Ce qui était de la science fiction il y a 10 ans est une réalité: il y a une loi bien connue des scientifiques, si une technologie rend quelque possible, la question n’est pas si elle va être utilisée mais quand !

          Il y a quelques années, la Suisse a fait passer un début de base légale pour la surveillance avec une loi qui permet de placer des logiciels espions utilisant des “exploits” sur votre PC (ce que les américains font déjà depuis pas mal de temps).

          En France, les projets avancent suite aux attentats terroriste
          ww.lemonde.fr/idees/article/2020/02/20/promesses-et-risques-de-la-reconnaissance-faciale_6030160_3232.html

          En Suisse, pour les caméras dans l’espace public, la base légale est déjà bien avancée suivants les cantons et les communes.

          Tout cela n’est qu’un début. On peut ajouter que même si certaines lois interdisent la surveillance avec des caméras, les amendes sont tellement ridicules que ça ne va pas changer grand chose. Preuve en est avec le dernier scandale dans les locaux d’un marchand de hamburger…
          Je pourrais vous donner des centaines d’exemples où cette surveillance est active.

          En Chine, c’est déjà permanent, vous recevez directement une notification sur votre smartphone en cas de comportement interdit. Les caméras sont aussi les championnes de la lecture des plaques d’immatriculation.

          Je suis content que ça vous fasse marrer, tout cela me fait plutôt rire jaune.

          1. @Jeff Gates : “Vous êtes décidément bien naïf et pas à la page.”
            Je ne sais pas dans quel pays vous vivez mais si c’est en Suisse et que vous essayez d’entrer dans un commerce sans être masqué, c’est vous qui passerez pour un naïf 🙂

        2. Il y a un bon reportage d’Arte (pas vraiment un site complotiste) là-dessus: “Tous surveillés, 7 milliards de suspects”. C’est assez édifiant !

  8. “en s’appropriant à leur insu leurs algorithmes”

    Comment s’approprie-t-on des algorithmes?

  9. @ Madame Sandoz : “Comment ne pas être inquiet de constater que le retour à la liberté et à une vie « normale » dépend exclusivement de vaccins dont la production – et peut-être l’efficacité – échappe totalement au contrôle politique ?” Comme si souvent, vous avez raison sauf sur un point : il ne s’agit pas de vaccins qu’on injecte à une populace qui le demande mais d’un essai clinique phase II ou III (selon le produit) d’un modificateur génique sur des cobayes humains. Ces essais cliniques dureront (selon le produit) jusqu’en juillet 2023. Affirmation facilement vérifiable sur les sites des producteurs, à condition de comprendre l’anglais.

    1. Pouvez-vous fournir le lien concernant les vaccins Pfizer et BioNtech encore en phase 3 ?

      C’est facilement vérifiable, donc vous pourrez le faire aisément…à moins que vous ne me disiez de faire mes propres recherches.

      1. Phase finale d’observation des effets secondaires Pfizer en janvier 2023 :
        ttps://en.wikipedia.org/wiki/Pfizer–BioNTech_COVID-19_vaccine

        Phase finale des tests Moderna prévue pour octobre 2022 :
        ttps://www.letemps.ch/sciences/vaccin-contre-covid19-moderna-declenche-bien-une-reponse-immunitaire

        1. Vous avez inclus des liens (de tiers) mentionnant la continuation de l’observation des effets secondaires, Il ne s’agit pas de la phase 3 qui a bien été achevée.

          ttps://www.reuters.com/article/uk-factcheck-vaccine-monitoring-idUSKBN2AC2G3

          ttps://www.pfizer.com/news/press-release/press-release-detail/pfizer-and-biontech-conclude-phase-3-study-covid-19-vaccine

          J’attends encore les liens prouvant que la phase 3 est encore en cours. Avec un lien provenant de Pfizer ou de BioNtech. C’est “facilement vérifiable sur le site des producteurs”.

          C’est encore en phase 3, ou cela ne l’est plus ?

          1. Comme vous pouvez vous en douter, ce n’est pas sur les sites des producteurs (qui annoncent par ailleurs des taux de fiabilité aux pourcentages staliniens et peu d’effets secondaires) que vous trouverez des informations fiables. Comme on vient de le voir ces dernières semaines, la réalité s’est montrée très différente: beaucoup de vaccinés réinfectés et un pourcentage d’effets secondaires jamais vu.
            Demander des infos fiables provenant de Pfizer ou Moderna, c’est un peu comme si vous alliez faire de la thalasso à Fukushima.

          2. On peut bien voir que les arguments complotistes ne résistent pas au plus basique des examens. On avance que les vaccins sont encore en phase 3, j’affirme le contraire. Vous n’avez pas la moindre preuve de ce que vous avancez. “Oui parce que c’est caché !” Oh mais comme c’est pratique ! Et bien entendu, vos sources à vous concernant les taux de réinfection sont fiables, vous les avez trouvés sur votre groupe Facebook, ou sur une vidéo d’Ema Crusi, vendeuse de chaussures devenue experte autoproclamée en infectiologie ?

  10. L’accès à l’information, le monde globalisé, où se trouve pour tout en chacun son propre pouvoir, son soi , ses différences est mis à mal. Les pouvoirs que vous citez sont des ogres qui laisseront que très peu de miettes, et celles qui choisiront, à tout en chacun. Mais. La nature est ainsi bien faite que quelques événements, innovations vont émerger. L’expérience nous montre qu’à chaque domination tentaculaires s’oppose à terme, et avec réussite, une façon de recréer un équilibre. Dans combien de temps ?
    Merci pour votre article.

  11. Un exemple de cette toute-puissance des GAFAM : je fais savoir à mon ex-mari que le four de la cuisinière du chalet ne fonctionne plus. Bricoleur en diable et soucieux de ne pas gaspiller des ressources inutilement, il ausculte l’appareil et diagnostique qu’un des corps de chauffe a lâché. Estimant que le prix de la pièce et son changement couteraient davantage en francs et temps qu’une occasion, il me suggère de consulter pour moi les petites annonces d’un réseau social. Et s’exclame : il y en a même une à fr. 50.- à Puidoux! Comme cela tombe bien, ce ne sera pas trop loin pour aller la chercher alors. Il regarde l’adresse et s’aperçoit que c’est lui-même qui avait mis l’annonce deux semaines auparavant… Merci Mark Zuckerberg de nous faire économiser nos neurones !

  12. Merci à nouveau d’attirer l’attention sur ces 2 pouvoirs dont peu de personnes sont conscientes. Merci de relayer au maximum d’autorité le désaccord et l’inquiétude d’une simple citoyenne, qui de plus n’est pas toute jeune puisqu’à l’AVS. (Je travaillais aussi en indépendante avant mais ai perdu le 90% de mes clients car dans un domaine artistique !!!)

    Meilleures et cordiales salutations.

  13. 1) Deux questionnements =>

    11) Concernant la « toute puissance » des GAFAM

    Tous ceux qui ont voté contre l’initiative pour des multinationales responsables réalisent-ils combien ils se sont docilement laissé tromper: “Quand les multinationales attaquent les Etats”, ou l’enquête qui montre que “lorsqu’une multinationale n’est pas satisfaite d’une réglementation ou d’une loi qui nuit à ses profits, elle attaque l’État devant une cour de justice privée: un tribunal d’arbitrage international qui se tient dans le plus grand secret.” (cf. RTS, Arte) ?

    Et si toujours pas convaincus d’avoir voté, possiblement, comme des « béats utiles », qu’ils s’immergent alors dans “L’ère des nouveaux Titans”, un essai sur “notre monde qui vit aujourd’hui sous l’emprise (…) de toutes ces grandes firmes dont la puissance excèdent celle des États”.

    12) Concernant la « surveillance généralisée »

    En Suisse, n’est-ce pas volontairement, et tout à fait démocratiquement, qu’en novembre 2018, les citoyens ont voté contre leur liberté en acceptant leur surveillance, par drones, gps et détectives privés, mettant ainsi gravement en cause leur sphère privée, choisissant ainsi de se soumettre à ce totalitarisme du 21ème siècle (cf. le documentaire « tous surveillés: 7 milliards de suspects ») ?

    2) Et sinon, sur un sujet connexe, qui décillent les yeux

    21) « En 2015, Rome s’était opposé avec véhémence aux nouvelles directives de l’OMS sur le sucre pour lutter contre l’obésité. Dans la délégation italienne à Genève, la présence d’un conseiller de la maison de confiserie Ferrero (…) »

    ww.letemps.ch/monde/raisons-poussent-loms-epargner-litalie

    ww.letemps.ch/monde/nicoletta-dentico-loms-pression-gouvernement-italien-influencer-parquet-bergame

    b) ” Lobbytomie. Comment les lobbies empoisonnent nos vies et la démocratie »

    ww.franceculture.fr/oeuvre/lobbytomie-comment-les-lobbies-empoisonnent-nos-vies-et-la-democratie

    c) « Baise ton prochain. Une histoire souterraine du capitalisme »

    ww.rtbf.be/musiq3/emissions/detail_la-couleur-des-idees/accueil/article_dany-robert-dufour-baise-ton-prochain-une-histoire-souterraine-du-capitalisme?id=10437384&programId=13216

    ww.les-philosophes.fr/economie/baise-ton-prochain.html

    1. Merci pour votre commentaire.
      Nous vivons dans un pays où les poubelles des citoyens sont fouillées depuis des lustres et la pression sociale forte corrélée à un taux de suicide élevé.
      Peut-être est-ce aussi une des raisons qui font que nous avons un pays stable, calme.
      Mais là ça s’emballe, il est temps de serrer le frein à main …
      Actuellement presque partout dans le monde (surtout les pays riches), les masses sont anesthésiées face à l’Injustice par les discours ultra-sécuritaires.

      Concernant notre excellente démocratie directe, je me suis fait la réflexion suivante:
      – A quoi sert-elle si la majorité du peuple ne sait pas s’en servir ?
      eh oui ! ce n’est pas inné ! et les cours d’éducation civique sont quasi absents des programmes scolaires.
      Et que dire des questions soumises à votation qui contiennent 15 négations en une phrase !!!??
      J’ai une amie qui était pour “l’interdiction de se cacher le visage dans les espaces publics” et bein elle a voté non ….
      d’ailleurs bien joué le coup de la manipulation en parlant de burka alors qu’il s’agit purement d’une loi visant à faciliter / préparer la surveillance de l’espace public par les caméras.
      C’est vrai que nous vivons dans un pays pleins de burka et de terroristes à chaque coin de rue …
      Je crains vraiment le pire au mois de juin.

  14. Chère Madame Sandoz,
    Merci pour vos billets, qui nous permettent de débattre et de réfléchir à la situation que nous vivons!
    Cependant, je pense que vous oubliez un acteur essentiel de la crise dans laquelle est entrée notre société: l’Etat.
    L’Etat tire profit de la puissance des GAFAM et des grandes entreprises pharmaceutiques pour imposer en douceur (si on peut dire) – une nouvelle forme de gouvernance, centrée sur le contrôle des individus.
    Donc, c’est un ménage à trois – santé, Etat, GAFAM – le tout lié par des liens réciproques. Tout cela est assurément toxique, voire monstrueux.

  15. Merci Mme Sandoz une nouvelle fois !
    Auriez-vous par hasard des informations sur la technologie RFID et son utilisation actuelle (pas les étiquettes de nos vêtements que l’on peut enlever hein ! 😉 ) ?
    Les mises en garde sur le traçage humain datent déjà d’il y a 15 ans. Comment cette technologie s’est-elle développée (miniaturisée ?) aujourd’hui ?
    Peut-on actuellement l’appliquer à l’alimentation ou autres produits injectés dans le corps ?
    Y a-t-il des lois applicables qui encadrent cela ?
    Elle est aussi présente dans quasi tous les smartphones actuellement.
    Nous devrions tous nous interroger en urgence sur l’évolution et l’utilisation de toutes ses technologies actuelles et aussi sur le sens – les définitions des mots qui ont pas mal été changés ou évolué exemple des mots “épidémies” “pandémies” dont les définitions ont été modifiées après les années 2000.

  16. “La population mondiale est totalement soumise, actuellement, à deux puissances”
    Eh bien non ! Il y a une grande exception: la Chine, qui a créé son propre éco-système numérique et son propre vaccin. L’Europe aurait pu faire même mais à préféré dépendre des USA…. comme quoi, il y aurait un moyen de rester libre !

  17. On peut élargir votre thématique: de quelle considération le citoyen consommateur peut-il encore se prévaloir? Car il y a bien lutte pour affaiblir son jugement et son pouvoir. Il y avait depuis longtemps l’Etat qui veut toujours un responsable sous la main quoiqu’il arrive: qu’un délinquant renverse votre moto, l’intervention des pompiers pour essuyer le carburant avec de la sciure sera à votre charge. Comme automobiliste, nous avons pris l’habitude de craindre le gendarme car personne ne peut vraiment être certain de respecter toujours scrupuleusement toutes les ordonnances. Avec le logiciel, une nouvelle pratique commerciale semble s’installer: des copies “pirates” sont accessibles sur internet en quelques cliques… arrive ensuite une armée d’avocats pour vous faire payer. Prenez garde à vos ados.

  18. @ JEFF GATES

    Merci pour votre réponse. J’avais bien saisi le sens de votre message mais me suis borné à rappeler qu’il existe des alternatives au monopole des GAFAIM, comme vous le relevez-vous même: en effet, chacun peut (en théorie) compiler sa propre distribution Linux mais en pratique, quiconque s’est essayé à le faire avec, par exemple, “Linux From Scratch” et même avec une longue expérience de la programmation, se rend vite compte que ce n’est pas fait d’un coup de petite cuillère. La courbe d’apprentissage (“learning curve”) a de quoi dissuader les plus braves. C’est là que les mastodontes du Web, qui ne sont en réalité que des grandes carcasses vides, en profitent avec leurs solutions pré-cuites, lavées et prêtes à consommer, misant sur l’inexpérience des gens.

    Ce que les autorités devraient favoriser, comme Hubert Giot l’a suggéré, c’est de permettre au personnel d’entreprise d’être formé à la programmation (pas seulement procédurale) afin de les rendre indépendants des produits commerciaux. Employés comme employeurs ne pourraient qu’y gagner. Mais ne manque-t-il pas encore en Suisse un organisme comme le Conseil National du Logiciel Libre (CNLL), qui a voix consultative auprès du gouvernement en France, pour encourager les entreprises dans cette voie?

    P. S. – J’aime bien les “Néos de la Matrice”, qui vont sans doute proliférer comme des cancrelats, et pas toujours comme experts en calcul de l’inverse d’une matrice carrée en C/C++ ou en Haskell, si rien n’est entrepris pour rendre l’informatique accessible à tous – pour reprendre le credo d’une version bien connue de Linux.

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