Et si on nous disait la vérité

Un million de morts du covid dans le monde en 2020, 50 millions de morts de la grippe de 18. Sachant que la population mondiale a passé de 1 milliard 8 environ en 1918 à 7 milliards 7 environ en 2020, soit plus de quatre fois plus, il faudrait rapporter les chiffres aux proportions. C’est donc comme si le covid avait fait moins de 250’000 morts dans le monde de 1918 ou la grippe de 18 plus de 200 millions de morts en 2020. Toute mort est assurément une mort de trop, mais l’immortalité n’existe pas.

Alors jusqu’à quel point peut-on tuer la vie pour éviter la mort ?

Faut-il vraiment arrêter de vivre en 2020 à cause de la pandémie ? Faut-il vraiment punir les jeunes pour protéger les « vieux » à cause de la pandémie ? Faut-il vraiment cloîtrer les personnes dans certains EMS pour les empêcher de mourir ? Faut-il vraiment faire crever de faim des populations pour leur éviter d’être éventuellement malades ? Faut-il vraiment détruire l’économie et tous ceux qu’elle fait vivre pour éviter la mort de quelques-uns ?

La question est fondamentalement éthique et philosophique.

On doit la poser. On doit faire preuve de la plus totale honnêteté quand il s’agit des informations au sujet de l’évolution de la pandémie.

Personne ne peut croire les chiffres donnés quand on supprime l’indication du nombre de morts par pays et par 100’000 hab. pour ne donner que l’indication globale des morts dans le monde.

Combien y a-t-il soudainement de morts à Marseille pour que soient prises des décisions aussi graves la concernant ? On ne le dit pas.

Pendant les premiers mois de la pandémie, on nous assenait le nombre de morts, d’hospitalisations, de cas de soins intensifs dans notre pays et dans les pays européens, maintenant, on ne nous dit plus que le nombre de morts dans le monde. On indique aussi le nombre de personnes testées positives, mais on ne sait jamais le nombre des personnes réellement gravement malades ou guéries. On apprend l’existence de quarantaines, mais on ne sait jamais combien des personnes mises en quarantaine ont été vraiment malades.

On décide de fermer les dancings ou les boîtes de nuit, mais on laisse quelques jours pour que les exploitants puissent se retourner – ce qui est compréhensible. Il va de soi que c’est une manière de dire que la situation n’est pas vraiment grave car sans cela ce serait fermeture immédiate. Et on punit les jeunes qui ont profité de la liberté laissée encore quelques jours.

Je ne fais aucun reproche aux autorités pour les mesures prises pendant les trois premiers mois de la pandémie, mais depuis lors, on nage dans l’incohérence, comme s’il y avait un marionnettiste qui faisait danser les poupées. C’est insupportable.

Suzette Sandoz

Suzette Sandoz

Suzette Sandoz est née en 1942, elle est professeur honoraire de droit de la famille et des successions, ancienne députée au Grand Conseil vaudois, ancienne conseillère nationale.

347 réponses à “Et si on nous disait la vérité

  1. Le site “Coronavirus Update (Live)” fournit jour après jour une statistiques détaillée par pays du nombre d’infection et du nombre de mort rapporté à la population de chaque pays.

      1. Vous accusez les média tantôt d’en parler trop et faire monter l’état de panique, tantôt de ne pas vous informer spécifiquement de sujets que vous estimez importants – comment utiliser le masque, les statistiques, etc.

      2. “Le Temps” donne chaque jour de la semaine et chaque lendemain de week-end les chiffres fournis par l’OFSP. De même, le site de “corona-data.ch” (…corona-data.ch/) fournit les dernières données au jour le jour, et ceci depuis le début de la pandémie.

        1. Non, absolument pas ! Les tests PCR identifient une présence de corona (et encore) pas forcément le COVID-19 et on ne nous communique jamais si ces personnes sont malades ou pas ? Ce détail qui fait toute la différence, puisque la contagiosité y est directement liée. On se demande bien pourquoi ?

      3. Le site est … worldometers.info mais les chiffres paraissent sujets à caution. Floyd George dont l’assassinat par des policiers a été filmé avait été diagnostiqué post mortem comme infecté. Sa mort a été officiellement cataloguée aux USA comme due au Covid. Pour ce qui est du nombre d’infections, personne ne connaît le nombre de ceux asymptomatiques ou guéris de ce qu’ils croyaient être juste un petit refroidissement.

        1. Où avez-vous lu que la mort de George Floyd était cataloguée comme due au Covid?
          Le certificat médical post-mortem indique effectivement qu’il avait le virus, mais qu’il est mort par homicide.
          content.govdelivery.com/attachments/MNHENNE/2020/06/01/file_attachments/1464238/2020-3700%20Floyd,%20George%20Perry%20Update%206.1.2020.pdf

      4. Deux réflexions sur le traitement médiatique de la « crise sanitaire »:
        1. Les médias ne sont pas honnêtes et ne font pas leur travail: ils persistent à faire leur beurre sur la terreur et l’endoctrinement, qui est vendeur et « sûr », et pas sur le débat démocratique, qui est probablement plus risqué de leur point de vue.
        Il est tout-à-fait vrai, comme le dit Mr Neirynck, que le site « Coronavirus Update » fournit les données détaillées concernant la Suisse. Mais comme le relève Mme Sandoz, curieusement ce ne sont pas ces chiffres – relatifs à la population – qui font les Unes des médias. Au mieux, la presse donne des liens. Par ailleurs, certainement que les journalistes pourraient se donner la peine de chercher des données similaires concernant les autres pays. Mais ils ne le font pas ou rarement. Pourquoi ?
        Pour faire sursauter et ficeler leurs lecteurs, il est bien plus efficace pour les médias de donner des chiffres absolus – comme ceux que l’on lit un peu partout dans la presse européenne : 207’000 morts aux Etats-Unis depuis le début de la pandémie! Trump au pilori ! Je serais plutôt d’accord pour « Trump au pilori », évidemment, mais cela ne libère pas la presse de son devoir d’analyse et de vérité.
        Pour les USA : sur une population de 331 millions de personnes, qui connaît normalement 150’000 morts par jour de causes diverses, la première étant les maladies cardio-vasculaires – 49’000 morts par jour. Dans la pire semaine du Covid aux USA, en avril, il y a eu 7’500 morts par jour. (Source IHME). Mais il a fallu que j’aille chercher ces chiffres moi-même sur un site anglophone. Aucun des médias que je lis en Europe ne me les a fournis. Pourquoi ?
        On peut aussi noter au passage que 1 million de bébés dans le monde meurent à la naissance, d’après l’UNICEF ; et 2.5 millions dans les semaines qui suivent. Et les mesures anti-covid dans les pays pauvres, d’après la même agence, seront dévastatrices. Et cela, alors que la pandémie se déroule avec nettement moins d’effets dans des pays à la population jeune. Parfois – rarement – les médias en parlent dans des pages « Spécial Afrique » – c’est vrai que cela compte tellement moins que les morts en EMS de nos contrées.
        Les chiffres absolus constamment cités par les médias pour les USA – mais c’est aussi le cas pour le Brésil ou bien d’autres pays – sont toujours sans aucune référence ni proportion. C’est une insulte à l’intelligence des lecteurs. Faut-il s’étonner de la méfiance et du raz-le-bol qui ne fait que s’accroître ?
        On s’attendrait à que les « vrais » médias – justement les médias qui ne sont pas «les médias sociaux » (ces vilains propagateurs de désinformation et de « complotisme ») – nous donnent les moyens de réfléchir posément au problème et fournissent une vision d’ensemble. Qu’en utilisant le site Coronavirus Update, et toutes les autres données mondiales, ils nous informent concrètement. On est très, très loin du compte. Pour l’essentiel, ils terrifient et endoctrinent tout autant que leurs ennemis sociaux. Pas d’analyse. Pas de remise à plat. Le brouillard à courte vue.

        2. Tout le monde pense, tout le monde « sait », que les morts du Covid sont limités à une très étroite frange de la population. Bien autrement que la grippe espagnole, qui tuait de préférence les enfants et les jeunes adultes. Bien autrement que des maladies horribles comme Ebola, qui tuent tout le monde. Alors, qu’est ce que « tout le monde pense » – sans avoir le droit de le penser ouvertement ?
        Qu’il n’est pas normal que l’on nous serine que nous devons protéger notre propre santé, ou nous protéger « les uns les autres », par « solidarité ». C’est un pur et simple mensonge pour 98% de la population. La solidarité que l’on exige de nous ne concerne que des personnes très âgées très faibles ; en EMS, le terrain où le virus a fait le plus de dégâts visibles, l’espérance de vie à l’entrée est de 2 ans et 3 mois en Suisse. Un tiers des pensionnaires ont plus de 90 ans. (Chiffres du SCRIS). Les autres décès concernent des personnes qui ont des conditions préexistantes. On le sait. Cela a été dit. Mais c’est comme si cela n’avait jamais été dit. La presse continue d’agiter la « solidarité ».
        En Suisse, nous n’avons pas eu de morts excédentaires. En Suisse Romande, cela été dit dans un seul article, dans le 24 heures. Vaguement repris dans un interview du Temps. Mais l’essentiel de la population (demandez à votre voisin!) est persuadé que nous avons eu des morts en surnombre en pagaille, à cause du virus. Parce que l’on n’a donné que les morts du Covid. Mais ce n’est pas vrai: c’est parce que l’on donne les chiffres de mortalité sans aucune proportion avec les morts en général, ou les morts ordinaires de l’année dernière.

        Actuellement, « tout le monde pense » – les citoyens, les gens normaux – que si l’on a des conditions préexistantes, qu’il faut se protéger. Masque, désinfection, évidemment aussi pour les visiteurs. Que si l’on est très vieux et que si l’on tient à continuer de vivre (à quel prix ?), qu’il faut se protéger. Il suffit d’aller au bistrot. Il suffit d’écouter les conversations au coin de la machine à café. Les gens dans le bus, qui soulèvent un peu leurs masques.
        « Tout le monde » – c’est les 99% qui ne seront pas malades – sont exténués. « Cela fait 6 mois que je n’ai pas pu voir ma famille en France, je suis seule ici, je n’en peux plus ». « Ma clientèle a diminué de moitié, je vais finir à l’assurance ». « Pourquoi est-ce qu’on nous oblige à faire ça ? » Mais leur dépression compte pour des prunes. Leur désespoir ne fait pas partie du calcul épidémiologique. Sans virus, pas malades, ils devraient se trouver contents. S’ils ne le sont pas, ils devraient en avoir honte, et remettre leur masque vite fait.
        On leur interdit, de facto, de dire « des choses comme ça » – du moins publiquement. Le masque musèle la démocratie d’une manière inouïe. La presse suit, appuye, insiste. Elle ne fait rien pour aider à réfléchir, prendre de la distance, se poser et prendre de bonnes décisions. Elle suit la meute – mais le problème ici, c’est que la meute n’est pas démocratique.
        On terrorise des gens qui ne risquent rien. Il est très grave que certains parents – sont-ils ignares ? devraient-ils une bonne fois décider de ne plus lire la presse ? – aient authentiquement peur pour leurs enfants. Qu’ils aient la boule au ventre quand leur enfant part à l’école, à cause du Covid. Qu’ils pétitionnent. Qu’ils exigent des mesures. Et ce alors que leur enfant risque nettement plus de mourir d’un coup de foudre que de ce virus. La presse est responsable. Elle diffuse des informations aberrantes et totalement hors contexte – comme celle de la tempête de cytokines. Qui n’a rien à voir avec le Covid, et existe depuis que les réactions aberrantes du corps à ses agresseurs existent. Elle présente en martyrs des cas de Covid longs – certainement très pénibles. Mais de telles surréactions existent avec bien d’autres maladies. Et évidemment, jamais – sinon l’effet de manche serait perdu – ne nous dit-on que ces cas rarissimes ne concernent qu’une micro-fraction des infectés – laquelle, d’ailleurs ?
        Les terrorisateurs gagnent. La démocratie perd.
        Mme Sandoz pose les questions justes. Au début de la pandémie, on pouvait comprendre que les autorités fassent avec les moyens du bord. On peut critiquer, mais cela n’est plus utile. Maintenant, il faut lutter pour que la raison gagne et que nos sociétés retrouvent leur bon sens. Il en va de la vérité et de la confiance que nous pouvons avoir dans les pouvoirs publics et dans les médias censés garantir la véracité des informations fournies aux citoyens. Nous ne sommes plus en situation d’urgence. Il est grand temps de reprendre nos esprits.

        1. Merci de votre réaction qui fait du bien après le gros titre en première page du Temps d’hier 30 septembre: “Ce que l’hécatombe du covid-19 dit de notre modèle de société”, avec, toujours en première page, ce bref commentaire: “L’hécatombe est loin de s’arrêter et l’OMS redoute que ce funeste bilan grimpe rapidement à deux millions si la planète entière ne se mobilise pas fortement”.

        2. C’est bien écrit, bravo.

          Néanmoins, il y a clairement quelques grosses erreurs dans les chiffres que vous citez, et c’est dommage. Les Etats Unis n’ont pas “normalement” 150’000 morts par jour, mais plutôt environ 6’500 / jour. De même pour les maladies cardio-vasculaires, environ 2’000 / jour.

          1 million de bébés dans le monde meurent à la naissance … par année?

          Pou la deuxième partie, est-ce que vous nous autorisez de le reprendre sur tous.ch?
          Voici notre email : info (at) tous.ch.

          Bien à vous,

          1. Eh oui, il y a en Suisse plus de
            66 000 décès par année (accidents, crises cardiaques, cancer, mort naturelle -existe-t’elle encore?- suicides, etc.
            Alors les 1850 décès au conardvirus (saison 2018-19 il y a eu 3600 décès dûs à la grippe saisonnière.
            Le seul problème que voit le gouvernement, c’est la saturation des hôpitaux en lits et en travail “effréné ” du personnel médical

          2. @JPL
            Comparer le nombre brut de morts de la grippe au connardvirus n’est possible, car il ne tient pas compte des mesures de défense très différentes entre les deux (gestes barrière, masques, confinement pour le Covid-19 contre vaccin pour 1/5 de la population environ pour les grippe saisonnières). Je pense de plus votre chiffre surestimé, mais ne trouve pas de bonne référence. Quelle est la vôtre d’ailleurs?

            Rien que le problème de la saturation hospitalière est déjà un très gros problème, et c’est loin d’être le seul lié au Covid-19. Des articles comme w.letemps.ch/sciences/morts-covid-audela-victimes-maladie vous permettront de comprendre pourquoi. En résumé, des hôpitaux saturés et du personnel sur les rotules entraînent des morts, non seulement du Covid-19, mais aussi d’autres maladies ou accidents, par manque de traitement adéquat.

            Les signaux sont actuellement au rouge:
            – Genève a déjà suspendu les opérations chirurgicales non urgentes.
            – Le Centre hospitalier du Valais romand a pris des mesures allant dans la même direction.
            – 1100 hospitalisations en Suisse, plus de 100 additionnelles par jour (pour rappel, il y en a eu jusqu’à 2400 en avril)
            – Une augmentation de type exponentiel (ie une droite sur un graphe logarithmique) des cas journaliers.

            Cette épidémie et les conséquences sont très pénibles pour (presque) tout le monde, mais faire l’autruche ou minimiser la problématique ne fera que l’amplifier et la prolonger.

          3. Samuel,
            “Cette épidémie et les conséquences sont très pénibles pour (presque) tout le monde, mais faire l’autruche ou minimiser la problématique ne fera que l’amplifier et la prolonger.”

            Amplifier, je ne sais pas, mais prolonger non, au moins si l’on n’en croit nos autorités. Ce sont au contraire les mesures sanitaires (masques, distances sociales, confinement, etc.) qui sont imposées à la population pour diminuer la vitesse de contagion, reculer l’immunité collective et prolonger l’épidémie.

            Est-ce un bon choix ? Beaucoup de spécialistes assurent qu’il serait moins dommageable de cibler des mesures de protection sur les personnes à risques. Ne pas reculer indéfiniment l’immunité collective serait aussi bénéfique pour elles.

          4. Je ne sais pas qui se cache derrière votre pseudo mais je vous encourage vivement à communiquer à plus large échelle tant vos propos sont justes !

          5. @Denys Pierrehumbert

            Faire l’autruche amplifie définitivement la pandémie, plus de cas sur une période donnée à des conséquences immédiates, par exemple sur le système de santé et les postes de travail laissés vacants par les malades, les morts, et les abandons de poste.

            J’ai pas mal réfléchi à la notion de prolongation et je pense que finalement cela ne fait pas de différence. Une politique de l’autruche ne rallongera, ni ne raccourcira la pandémie. La pandémie devrait s’estomper lorsque qu’une part suffisante de la population sera immunisée, soit par exposition au virus, soit par vaccination.

            Sachant qu’il y a de plus en plus de cas documentés de personnes contractant la maladie une deuxième fois, et que la disponibilité des vaccins se rapproche, opter pour une immunité de troupeau acquise par exposition me paraît être une bien sinistre idée.

            Celle-ci peut⁻être chiffrée: 10 % de la population serait immunisée, 2000 personnes sont mortes. Avec une saturation des hôpitaux, j’estime qu’il y aurait 3 fois plus de morts. l’immunisation des 70% restant pour atteindre les 80% coûtera donc 42’000 morts. Sachant que l’âge moyen des personnes décédées sera dans les 70 ans, on va dire que chaque vie perdue coûte 400’000 frs, soit environ 17 milliards de CHF. Je n’ai pas pris en compte le fait de protéger les personnes vulnérables durant l’immunisation, je ne pense pas qu’il soit possible d’isoler hermétiquement 20% de la population durant des mois.

            On peut ergoter sur la valeur exacte de tous les termes, et sans parler du drame humain et sociétale, vous voyez que cette théorie du laisser aller coûte cher elle aussi.

            Cordialement.

          6. @Denys Pierrehumbert

            Oui, la fameuse “immunité collective”. C’est une belle théorie pour continuer à faire croire que le déni est possible et encourager la population à faire n’importe quoi.

            Le problème, c’est que vous ne pouvez pas appuyer sur le frein et l’accélérateur en même temps sans vous casser la figure. Nous ne sommes absolument pas préparés à un scénario du type “immunité collective” pour diverses raisons:
            – il est impossible d’isoler totalement les personnes à risque et même de les identifier de manière fiable.
            – si la mortalité a été très faible chez les plus jeunes, c’est parce qu’ils ont pû être hospitalisés. Beaucoup seraient morts sans respirateurs. Il faudrait donc abaisser la notion de groupe à risque à 50 ans…
            – la capacité des hôpitaux est ridiculement faible pour supporter un tel scénario et tout le système de santé serait saturé en quelques semaines. Une simple appendicite deviendrait alors potentiellement mortelle. Les médecins nous mettent d’ailleurs en garde sur l’impact de la 1ère vague sur le traitement d’autres maladies qui ont dû être mis en suspens.
            – à moins de forcer les gens à s’exposer en leur inoculant le virus, il faudrait plusieurs mois pour atteindre un taux de 60 %. Avec le retour des morts et des hospitalisation, je vous garantis que beaucoup de gens resteront chez eux quelques semaines en attendant que les autres aient terminé leur délire. L’impact économique ne sera alors plus sectoriel mais généralisé.

            Tout cela sans aucune garantie de succès car les hypothèses sur ce virus en terme d’immunité à long terme restent à confirmer. Si l’on s’en tient aux faits, les pays qui ont pris des mesures fortes rapidement et bien suivies dans la durée semblent s’en sortir bien mieux que les autres (économie, liberté retrouvée, etc). Les USA s’enlisent et l’Europe rechute victime du déni qui amène la population à se comporter comme si tout était normal. La Suède fait profil bas avec le 2ème taux de mortalité le plus élevé au monde (à la mi-octobre) après les USA. Les Pays-Bas viennent de changer d’approche… ils ont simplement mis un peu plus de temps que l’Angleterre…

        3. À propos des masques : les virions du Covid mesurent entre 0,06 et 0,14 micron (mesure au microscope électronique). «Le virus peut être charrié par des particules plus petites que les pores des masques utilisés couramment. Les particules du virus du Covid-19 mesurent environ 0,12 micron, soit 0,12 millième de millimètre» (citation Le Matin du 21.07.20). Est-ce pour cela que le CF avait estimé que les masques sont inutiles ?

          1. Les masques sérieux ont un metdown chargé électrostatiquement apte à arrêter les particules virales, qui au demeurant ne voyagent pas nécessairement isolée, surtout quand vous les excrétez.

            Salutation à vous Edouard.

          2. “Les masques sérieux ont un metdown chargé électrostatiquement apte à arrêter les particules virales, qui au demeurant ne voyagent pas nécessairement isolée, surtout quand vous les excrétez.”
            @CEDH (ou Edouard?): qu’est donc un masque sérieux pour vous ? Et que signifie “metdown chargé électrostatiquement” ? Vous qui savez tout sur le Covid êtes certainement en mesure de satisfaire ma curiosité.

          3. Eric D., les masques ne sont pas inutiles. Ils laissent effectivement passer le virus, mais le virus étant principalement localisé dans les gouttelettes de salive que l’on projette en parlant, toussant, éternuant, etc., si l’on porte un masque, on limite fortement le risque de projection de gouttelettes (beaucoup plus grosses que le virus lui-même) et donc la propagation du virus. Tout simplement.

          1. Je vais essayer d’être brève car les longs commentaires ne sont parfois pas lus jusqu’au bout.

            Bien sûr, il faut protéger les autres et soi-même et le port du masque est utile dans certaines circonstances. Toutefois, il faut raison garder, j’ai eu l’occasion à maintes reprises de voir des gens porter des masques au milieu de la forêt alors qu’il n’y avait personne à des centaines de mètres à la ronde. J’ai vu aussi une dame âgée alors que j’étais en voiture porter un masque dans une zone industrielle où elle était assurément la seule piétonne.

            Ceci vient du fait que l’on a distillé jour après jour des informations terrifiantes (je parle surtout des chaînes d’informations continues mais aussi de la RTS) Hélas tout ceci a eu un impact extrêmement dommageable sur les personnes âgées mais pas uniquement.

            J’ajouterai à l’attention des jeunes parents, faites attention à votre bébé car voir leurs parents porter un masque à longueur de journée pourrait très gravement perturber leur développement. Rappelons-nous que les bébés sont très attentifs à l’expression de leurs parents, la vue d’un masque peut être traumatisant.

            Je lance un appel aux médecins afin qu’ils donnent vraiment des précisions plus claires concernant le port de ce masque, à savoir exactement dans quelles circonstances les gens doivent le porter car un nombre de plus en plus important de personnes n’ont pas bien compris le message et je ne serais pas surprise que certains dorment avec.

            Pensons aussi aux gens qui ont eu des graves soucis de santé récemment ( je ne parle pas du COVID) et qui espéraient profiter un peu de la vie, certains savent qu’ils ne vont pas vivre encore très longtemps et les priver de joies toutes simples de la vie devrait faire l’objet d’une réflexion approfondie.

            Récemment, je suis allée à l’enterrement d’une de mes connaissances décédée d’un cancer et je dois dire que j’étais très triste pour la famille proche du défunt car beaucoup de gens sont partis immédiatement après la cérémonie. Toujours la peur ! Heureusement que nous n’assistons pas à notre propre enterrement.

            Meilleures salutations à tous.

            Chantal

          2. @Chantal
            Porter un masque est parfois inutile, mais n’est pas néfaste. Mieux vaut le porter trop que trop peu. De plus, n’oubliez pas qu’il ne faudrait pas manipuler le masque une fois qu’il est en place. Mieux vaut donc le porter dans une zone où il n’est pas utile, plutôt que de l’enlever et le remettre.

            Je doute que les tous petits peuvent être gravement perturbés par un masque, et que les parents portent un masque à la maison. Si vous avez une étude, pointez-la nous.

            Vous trouverez toutes les informations que vous demandez sur le port du masque à l’adresse suivante: .bag.admin.ch/bag/fr/home/krankheiten/ausbrueche-epidemien-pandemien/aktuelle-ausbrueche-epidemien/novel-cov/masken.html

            La période actuelle est pénible et frustrante pour tous ou presque. Vous parlez de personnes en fin de vie, mais je pense aussi aux jeunes qui ont le sentiments qu’on leur vole des années très précieuses, aux parents qui doivent travailler avec des petits dans les pattes, sans garderie et sans grands parents, aux licenciés, aux chef d’entreprise qui galèrent… La dernière des choses dont nous avons besoin sont des comportements qui augmente le risque propagation, donc sa virulence et sa durée. Mieux vaut malheureusement un enterrement plus triste que d’habitude, plutôt que de se retrouver pour d’autres enterrements les semaines suivantes.

        4. “Les médias ne sont pas honnêtes et ne font pas leur travail: ils persistent à faire leur beurre sur la terreur et l’endoctrinement, qui est vendeur et « sûr », et pas sur le débat démocratique, qui est probablement plus risqué de leur point de vue.”

          Sachant que les médias ne vivent non pas des recettes provenant de leur lectorat, mais bien des recettes émanant du secteur publicitaire, j’aimerais savoir d’où vous tirez qu’en cette période de pandémie, ces mêmes recettes sont en hausse?

          En quoi la terreur et l’endoctrinement seraient-ils rentables? Peut-être êtes-vous au courant d’un accord secret ou tacite impliquant que le(s) gouvernement(s) verse(nt) de l’argent aux médias pour les inciter à faire peur?

          J’avoue trouver ces raccourcis tout aussi fascinants que ceux pris par tous les experts en sciences médicales que la terre semble soudain porter…

          Quant à vous Madame Sandoz, dont j’ai eu le privilège de suivre des cours de droit civil en son temps, bravo pour vos propos. Il est certain que quelque chose cloche dans notre réaction, mais il est difficile de mettre précisément le doigt sur quoi.

        5. Merci de votre commentaire éclairé, posé, et déterminé. Oui il est temps, partout, d’enlever ces masques hors les cas de grande fragilité. J’étouffe et j’ai tellement envie de revoir vos sourires !!

        6. Bonjour MCR, j’ai beaucoup aimé votre commentaire, c’est une très bonne analyse et je le trouve très important. Me permettez-vous de le copier et de le partagez en vous citant bien sûr?

        7. Comment croire quelqu’un qui croit que 54.750.000 américain meurent chaque année. Et pourquoi ne s’intéresser qu’aux morts alors que plusieurs gens de mon entourage se plaignent de séquelles à long terme de leur maladie, dont des maux de tête et des pertes d’énergie. Je trouve plus effrayant d’avoir un mal de tête alors que le corps médical vous dit guéri…

        8. Merci à vous pour ce beau message ! Merci de pouvoir lire que des gens n’ont pas perdu leur bon sens et qu’ils n’ont pas cédé à la panique. Merci !

      5. Madame,
        Outre que vos comparaisons mathématiques sont trop simplistes, vous pouvez vous informer de manière simple en tapant sur Internet : comparaison grippe 1918 et Covid 19. En français, vous aurez des réponses claires, notamment de HEID mais le plus simple (malheureusement) c’est de faire une recherche en anglais. Vous comprendrez alors pourquoi votre appel à la vérité a été écrit un peu trop vite. Bien à vous
        Pierre Veya

      6. Madame Sandoz,

        Belle comparaison cependant, vous oubliez un aspect qu’on ne peut négliger. Le contexte.
        1918. 4ans de guerre qui ont usé les corps. Malnutrition. Les gens avaient de la peine à se nourrir correctement.

        Un système de santé mis à mal par les bombardements.

        Difficulté pour avoir accès au médicaments.

        Connaissances médicale.
        On intubait pas
        L’ixymètre n’éxistait pas
        On ne savait pas mettre quelqu’un sous oxygène

        Communication beaucoup moins rapide pour la population mais aussi entre chercheurs et médecins.

        Il y a encore certainement d’autres aspects contextuels que j’oublie ce qui fait qu’on ne peut absolument pas comparer les 2situations. Comme 2automobilistes qui auraient fait un excès de vitesse de 20km/h. L’un en zone piétonne et l’autre sur autoroute. Nous sommes bien d’accord qu’on ne peut comparer ces 2 infractions

        1. Vous avez raison. C’est exactement ce que je voulais mettre en évidence en soulignant l’aberration des chiffres qu’on nous jette en pâture.

        2. Et pouvez vous imaginer dans quel état nous serions après 6 mois d’inhalation “continue” de nos propres miasmes et CO2 ?
          Vous oserez peut-être comparer l’efficacité d’un système immunitaire déprimé et celui d’avant cette pandémie ? Nous compterons alors les morts de désespoir si d’aventure elles étaient bien attribuées aux privations de nos libertés et effondrement économique, donc en grande partie à cette gestion de la pandémie Covid19.

          1. @Yogline : je partage votre avis. Les conséquences de cette mesure “sanitaire” se feront ressentir dans quelques semaines ou mois. Dans la dernière parution de “Bonasavoir”, magazine complotiste, de tendance lénino-maoisto-fascisto-légèrement terriste-sait-on-jamais édité par la FRC eet dont les abonnés méritent d’être pendus haut et court (NB pour les binaires: c’est du sarcasme), il y a une comparaison très intéressante sur les divers types de masques disponibles sur le marché suisse. Résultat des courses: aucun ne protège à 100% ni la personne qui le porte ni son entourage. À méditer….

        1. Ce genre de remarque … irrespectueuse montre à quel point certains sombrent désormais dans le prêt-à-penser servi en pâture par des médias à la mémoire courte et aux finances dans le rouge, qui ont logiquement perdu durant cette crise ce qui leur restait de crédibilité.

          1. Et en plus, la marmotte, elle emballe le chocolat ! Et la terre est plate ! Et on nous met des puces dans la tête … Si, si je vous assure :_) !

        2. Gros argument, belle contribution au débat!

          Si vous n’eprouvez d’empathie que pour vos camarades adolescents, continuez à twerker sur Tiktok et inscrivez vous aux Marseillais à Wuhan, ne polluez pas les conversations des adultes, merci!

        3. Quand on voit les morts dans les EMS pour la plus part du “covid”, et que maintenant on va privilégier les personnes âgés pour les vaccins … D’après certains complotiste, les vieux on une vie résiduelle?!?!? Donc ne servent plus à rien ?!?!? 🙁

      7. La question n est pas de savoir si les mesures sont adaptées et proportionnées mais bien de savoir si lorsque quelqu’un ira se faire soigner est ce que le système médical aura suffisamment de bras de lits et de respirateurs!!!!!

      8. Chère Madame,

        Merci pour ce beau post que j’ai partagé sur LinkedIn. Il est tellement nécessaire de permettre une autre prise de conscience des faits en ayant une attitude détachée de ces propres peurs et angoisses que cette maladie révèlent et votre post est une musique mélodieuse de mots qui sonnent avec harmonie à mes oreilles. Merci beaucoup !
        Bien à vous

      9. Votre comparaison ne vaut pas grand chose, la structure d’ages de la population est très différente, pas ou quasi pas de statistique fiables en 18, on ne connait même pas l’existence des virus, pas d’anti-biotiques, pas de vaccin contre la grippe, la stérilisation des instrument s médicaux en à à ses début, sur toutes les photos de malades /soignants de l’époque personne ne porte le moindre masque de protection, on peut douter que qui que ce soit se désinfecte les mains etc ..
        Très probable que cette grippe aurait fait bien, bien moins de morts aujourd’hui

      10. Merci Madame, enfin un article avec un peu de bon sens…et bravo à vous d’avoir le courage d’écrire cet article dans ce climat anxiogène.

    1. Je suis un vieux de 77 ans… je suis preocupé uniquement que pour les enfants et le jeunes!! On a traversé déjà une grand partie de vie!! Voilà!! Faites attention aux nouvelles générations…

    2. Soit aujourd’hui 1 mort du covid pour en moyenne 180 morts toutes causes confondues par jour en Suisse soit 0,55 % mort du covid….. Sacrée pandémie pour tout arrêter, porter des masques arrêter de sourire et faire peur. Réveillez vous bon sang

      1. Le Covid a tué 10 fois plus que les accidents de la route… C’est facile de comparer tout, n’importe quoi et n’importe comment.
        Une météorite à tué 99% de la vie sur terre si on veut faire des comparaisons qui n’ont pas de sens

        1. Il faut effectivement comparer ce qui est comparable.
          Votre commentaire est un sophisme. Depuis près de 5 mois, la part du Covid dans les décès en Suisse est négligeable.

        2. Cher Yvan,

          Nombre de décès en 2017 liés à des maladies respiratoires: 4’649. (tps://www.bfs.admin.ch/bfs/fr/home/statistiques/sante/etat-sante/mortalite-causes-deces/specifiques.html#par_text)

          –> J’attends votre excuse complotiste quant à l’impossibilité de comparer les maladies respiratoires avec le covid…

          Personne ici ne nie le covid. Il tues les personnes de plus de 85ans avec une probabilité élevée.
          C’est un peu comme une pneumonie… si vous aviez eu une pneumonie en 2018, vous n’auriez pas fait la bise à votre grand-mère? Vous n’auriez pas fait un câlin à un immuno-déprimé?
          Et bien aussi fou que cela puisse paraître, le covid, c’est pareil.
          Vous n’allez pas en mourir, c’est quasi certain (même si les média ont rabâché sans cesse les exemples des quelques personnes de moins de 30 ans décédées parmi 7 milliards d’humains, et -suprise- presque toutes avaient une comorbidité lourde).
          Les gens à risques sont identifiables aisément (11mois de data). Et ils sont très peu nombreux. L’écrasante majorité est face à une maladie comparable à une grippe en termes de mortalité. (Je l’ai eu ce covid, et je ne vous écris pas d’outre-tombe… )
          Autour de moi je ne connais pas de victime jeune. Par contre j’ai une connaissance de 26 ans décédée il y a 2 ans d’un infarctus alors qu’il était professeur de sport… (je vous épargne le “on va donc interdire le sport”, mais vous suivez la logique débile – c’est celle qu’on applique en ce moment partout en europe)

          Finissons en reprenant votre comparaison avec les accidents de la route:
          Morts en 2017: 230
          –> Combien de morts du covid de moins de 50 ans en Suisse depuis le début?
          Si c’est moins que 230 nous allons devoir interdire les voitures!!
          (étonnamment, et pour abonder dans le sens de l’article original, cette statistique est difficile à trouver, et cela ne participe pas vraiment à ma confiance dans le “projet” panic lockdown…)

          Merci encore à l’auteur d’exprimer un point de vue qu’on a ingénieusement diabolisé depuis des mois!! Pour trouver des solutions, discutons des faits, rien ne devrait être caché…

          1. Désolé je ne comprends pas votre post.

            – 187 morts sur le route en 2019.
            – 3385 morts Covid19 depuis fin février

            3385/187 = environ 18 fois plus de morts du Covid19 (pour l’instant) ? A moins que vous ne divisiez les morts par leur âge ?

            Pour le reste, vos affirmations ne sont pas cohérentes avec ce que vivent les milieux médicaux. Souhaitez-vous faire un stage ?

          2. Chere Infirmière,

            Merci de votre réponse, cependant vous m’avez mal lu.
            Je vous demande combien de morts de moins de 50 ans du covid.
            (La majorité des victimes de la route ont moins de 50 ans.)

            Mais oui, j’aimerais faire votre calcul:
            -187 morts sur les routes en 2019 au maximum. (Je cherche encore la statistique pour les moins de 50 ans, mais ils représentent la majorité des victimes)
            – ????? morts du covid en 2020 de moins de 50 ans.

            Je veux juste vous montrer que pour les “actifs” (les personnes qui financent l’hopital avec leurs impots, et dont l’arret du travail impacte l’infrastructure du pays), vous avez plus de chance de vous faire écraser que de mourir du covid.

            J’ai dailleurs cité qu’en 2017, il y avait eu 4’649 morts de maladies respiratoires, donc plus que le covid… quel est votre avis à ce sujet? comment cela se compare-t-il au covid? en utilisant votre meme reponse, cela veut dire que le covid est moins dangereux que les maladies respiratoires de 2017… Comment était votre service lors de l’épidémie de grippe de 2017? (vous avez l’air d’induire que ca n’était pas comparable et que vous êtes surchargés pour la première fois. Je ne peux que vous croire car vous y êtes et pas moi)

            Vous travaillez dans un hopital. Si vous avez vu des personnes saines de moins de 50 ans mourir, cela serait une information intéressante.
            Je ne suis pas fermé à ce que vous ayez raison. SI vous avez raison vous avez raison, mon opinion n’a rien à voir.
            Mais je pense que le covid ne tue que des personnes déja en fin de vie (ou deja à fort risque de mortalité du à des comorbidités).
            Si la réalité des hopitaux est différente, s’il vous plaît faites m’en part. Je ne souhaite pas propager de fausses informations.
            (C’est toute la nature de ce forum, essayer de comprendre si le covid est une maladie qui tue sans discrimination comme on nous le laisse croire, ou si il y a un profil réduit de victimes.)

            J’apprécie votre offre de stage, mais je pense que je suis plus utile à aller travailler, créer du PIB et payer des impots pour soutenir mes concitoyens. Cela car je pense que je n’ai aucune “sur-chance” de me retrouver en réa à encombrer votre service, n’ayant aucune comorbidité et ayant 32 ans. (par rapport à la chance normale de mourir de choses absurdes comme l’exemple de mon ami que je cite)

            Merci de m’avoir répondu

          3. Cher Monsieur,
            Les retraités paient leurs impôts (la charge fiscale augmente), ils paient un lourd tribu sur la route (piétons) et gardent souvent les enfants pour que les parents puissent travailler. Pas de rabais pour l’assurance maladie même si vous savez qu’en cas de surcharge, les critères de tri vous excluront des traitements.
            Si on suit votre logique, il faudrait exclure les enfants et les jeunes qui coûtent à la société et ne rapportent donc rien pour payer les hôpitaux ? De plus, les morts, c’est pas coûteux. Un arrêt de travail de 3 à 6 mois, c’est pire économiquement or les hospitalisations ne concernent de loin pas que les 65+. Sans parler des arrêts de travail pour les cas ambulatoires et la quarantaine pour le reste de la famille…
            Bref, opposer les générations et la santé à l’économie, pas sûr que cela mène quelque part. En famille, il faut tous nous serrer les coudes.

    3. Les statistique ne sont pas fiable. il y a un décalage entre le moment ou les hôpitaux donnent leurs données et l’affichage publique. ensuite , il est estampillé covid meme si la personnes avait des comorbidité. en Allemagne ou dans d’autres pays les cas COVID sont uniquement basés sur ceux qui n’ont pas de comorbidité. Que le Covid. En France ils veulent faire du chiffre alors on met tout le monde dans les statistiques

  2. Madame,

    Je suis surpris de lire vos propos. Vous écrivez que vous ne faites aucun reproche aux autorités pendant les trois premiers mois de la pandémie “mais depuis lors, on nage en pleine incohérence”. Je ne partage pas votre analyse, il s’agit toujours de la même pandémie, avec toujours le même risque de saturer le système de santé.

    Vous êtes probablement choquée par l’ampleur des mesures prises alors que la situation sanitaire est sous contrôle, vous devez comprendre que la situation actuelle est ce qu’elle est justement parce que des mesures sont prises. Je ne dis pas que toutes les mesures prises sont d’une logique absolue, mais le caractère exceptionnelle de cette pandémie nous a fait apprendre l’humilité. Le travail des décideurs est difficile.

    Comme vous l’écrivez, cette pandémie est insupportable, nous n’avons malheureusement pour l’heure pas d’autre choix que d’apprendre à vivre avec ce qui est une nouvelle normalité.

    Je suis par contre d’accord avec vous pour ce qui est de cette jeunesse qui souffre actuellement d’une double peine, le COVID-19 et la planète qui s’épuise, le 2ème fléau me paraissant encore pire que le premier. Si quelque chose est insupportable, il s’agit plutôt de l’inaction du monde politique, en tout cas de ces dernières décennies, face à ce second problème.

    Bien à vous.

    1. Monsieur Jeannot,

      J’ose me permettre d’émettre des doutes quant au risque actuel de saturation du système de santé.

      Il a été clairement démontré ces derniers jours que nous sommes aujourd’hui loin d’une saturation quelconque en Suisse. Il serait donc temps pour des pays avec un système de santé assez performant comme le notre de repenser/recadrer notre approche de la gestion de cette crise qui est en train de devenir plus économique que sanitaire.
      … Cela en continuant effectivement d’appliquer les gestes simples d’hygiène, sans tomber dans la paranoïa vers laquelle certains politiciens et scientifiques sont aujourd’hui tentés de nous y emmener…

      Salutations,
      Xavier
      ….24heures.ch/le-chuv-se-dit-pret-a-faire-face-a-une-deuxieme-vague-647290968459
      ….ge.ch/document/19696/telecharger

      1. Vous négligez le fait que les autorités travaillent à un horizon donné. Ce pour ça que vous semblez échouer à comprendre qu’on ne parle pas du risque *actuel*, mais bien du risque *futur*.

        Prenez un peu temps pour comprendre et appréhender ce que signifie “croissance exponentielle” (…fr.wikipedia.org/wiki/Fonction_exponentielle). Ça vous sera également utile pour comprendre tout une foule d’autre processus.

        1. Mathieu, tous ceux qui ont prédit des croissances exponentielles et un développement catastrophique de l’épidémie se sont grossièrement trompés. Regardez un graphique de la mortalité toutes causes confondues sur les 50 dernières années. Il n’y a pas eu de surmortalité inhabituelle. Il y a chaque année en hiver un pic et c’est normal. Si nos autorités avaient écouté les gens qui ont l’expérience du terrain plutôt que les modélisateurs fous, nous aurions agi comme la Suède et nous n’aurions pas détruit notre économie.

    2. Les décideurs avaient le choix du bon sens. Un choix que la Suède a préféré (tout en laissant aussi mourir ses aînés dans des maisons de retraite gigantesques et mal gérées, au personnel mal payé et peu formé – elle a depuis lors corrigé le tir).
      En attendant, le problème est maintenant résolu en Suède, et on n’y a pas assassiné l’économie et la vie sociale, culturelle, etc.
      Je me souviens d’un reportage de la RTS en avril, où ils demandaient à un essayiste suédois ce qu’il pensait de l’expérience suédoise.
      Il y répondait : “C’est vous qui faites une expérience. Chez nous, on continue à vivre normalement.”

      1. La Suède n’a pas été confinée par décision gouvernementale, mais l’activité à très fortement diminué et les habitants ont adoptés des comportements proches de ce qui a été imposé en Suisse. com/news/world-europe-53498133
        Au final, pas d’immunité de troupeau, et un impact 5x plus de malades et 10x plus de morts que leurs voisins (Finlande, Norvège), sans grande différence sur l’économie et les mesures barrières. La modèle suédois n’est donc ni totalement catastrophique, ni reluisant.

        1. Au final, pas d’immunité de groupe, dites-vous ? En êtes-vous si sûr, alors que même en Suisse il semble déjà y avoir une immunité de groupe, probablement due au contact préalable avec d’autres coronavirus ? Avez-vous lu le papier du Pr. Beda M.Stadler, publié en juin déjà et corroboré par plusieurs études récentes, notamment tessinoises ?
          weltwoche(point)ch/ausgaben/2020-24/inland/warum-alle-falsch-lagen-die-weltwoche-ausgabe-24-2020.html
          La Suède connaît actuellement un taux de nouvelles contaminations (vraies ou fausses) très en-dessous de 2%, à rendre jaloux ses voisins, avec lesquels les relations ont toujours été en demi-teinte…
          Quant aux morts, je le répète, il s’agit là aussi d’une hécatombe dans les maisons de retraite lors des premières semaines. On a du reste eu la même chose ici (et cela continue dans certains EMS).
          Les décès actuels sont en revanche anecdotiques – sauf pour les proches, bien sûr – en regard de la mortalité habituelle.
          Ce que vous ne semblez pas comprendre (je m’exprime peut-être mal ?) c’est que le modèle suédois, même s’il n’est pas parfait, n’a pas causé les immenses dégâts collatéraux que l’on observe ailleurs: licenciements par milliers, vie culturelle en lambeaux, du sport à la télé, triste à mourir et, surtout, une société plus clivée que jamais, avec des gens prêts à se taper sur la figure en raison de l’obligation, respectée ou non, du masque dans les lieux publics, alors que plus rien ne justifie une telle mesure du point de vue épidémiologique.
          Je vous rappelle en outre les prévisions hystériques de l’EPFL à fin avril, qui prévoyait entre 15 et 20’000 morts à la fin août, en précisant que ce scénario était loin d’être celui du pire. Depuis, on voit moins Marcel Salathé et consorts…
          Ils se sont tous trompés, les uns après les autres. Et pourtant l’hystérie continue.

          1. Je persiste, les seuils pour une immunité de groupe efficace ne sont pas atteints, ni ici, ni en Suède. Ces seuils sont d’ailleurs variables en fonctions des conditions comme la densité de la population. La région extrêmement touchée de Manaus (50% peut-être) semble commencer à en bénéficier, mais c’est sans compter que l’immunité semble s’estomper avec le temps (cas documentés, mais attendons les revues). Le lien sur la Weltwoche est paywallé.

            Je vous ai compris, mon point est que justement le modèle suédois n’a pas les qualités que vous lui prêté. Le chômage par exemple y est passé de 7.1% en mars à 8.8% en août. Les gens ont aussi d’eux-même fortement diminué leurs interactions. Leur situation est similaire à la nôtre en termes de mesures, elles n’ont pas été imposées, et ont été prises sur plus tard, d’où le nombre de morts plus important.

            Je suis d’accord concernant leur taux actuel de contamination. Il est bas. Je note par contre que la Suède a terminé son premier pic début juillet seulement et que nous avons vécu 2 mois de très faible taux de contagion à la suite du pic, avant qu’il ne remonte. Ce qui semble être le cas aussi en Suède (remontée depuis début septembre). Au final et comme dit précédemment, ni totalement catastrophique, ni reluisant.

            Marcel Salathé et consorts on fait un travail très important! Le réveil brutal que leurs messages ont engendré a permis de prendre des mesures qui justement ont évité 10x plus de morts. Comme exprimé dans d’autres posts, le malheur de la prévention d’un risque est qu’il est impossible de connaître le coût exact de la matérialisation du risque prévenu. Comme écrit précédemment, faites l’analogie avec la ceinture de sécurité, les limitations de vitesse et le taux d’alcoolémie maximum.

      2. Il serait intéressant de connaître vos sources concernant la Suède notamment quand vous déclarez que le problème est résolu. La Suède vit actuellement une recrudescence des cas comme en Europe. Les hospitalisations et la mortalité suivent avec un certain retard comme partout ailleurs (10 décès hier).
        Quand à l’économie, la Suède ne semble pas s’en sortir mieux que le reste du monde (ce qui assez logique vu l’interdépendance générée par la globalisation).

        Finalement, la Suède est très loin d’avoir pris aucune mesure durant la pandémie et on s’aperçoit que les règles n’étaient pas si différentes qu’en Suisse dans la pratique. Hier encore, une limitation à 50 personnes pour les événements publics et restaurants a été annoncée (pire qu’en Suisse !).

        1. @Eve
          Recrudescence des cas n’égale pas recrudescence épidémiologique. Comme tout le monde le sa(va)it – mais semble l’avoir oublié – une épidémie est identifiée sur la base du nombre de consultations, des hospitalisations simples/réa et des décès.
          Combien de “cas“ de diverses infections respiratoires y avait-il l’année passée à la même époque ? Probablement autant, mais on ne le saura jamais, car on ne s’amusait pas à dépenser l’argent du contribuable à tester des millions de gens en relative bonne santé pour des virus aussi peu létaux. Car OUI, il est maintenant prouvé (chiffres de l’OFS à l’appui) que le Covid-19 n’est pas plus létal que la grippe – en tout cas là où les médecins ont soigné les gens comme ils l’ont toujours fait.
          Or les décès du Covid-19 actuellement en Suède (et ailleurs en Europe) sont actuellement à un niveau si insignifiant qu’on ne peut décemment plus parler d’épidémie, encore moins de pandémie. 10 décès hier ? Que représente ce chiffre par rapport à la mortalité quotidienne ? Probablement très peu.
          En Suisse c’est pareil. Il y a en moyenne près de 200 décès par jour, toutes causes confondues. On nous a signalé aujourd’hui 1 décès du Covid. Certains autres jours c’est 2 ou 3. On est dans ces eaux-là depuis bientôt 5 mois. Toute personne avec des capacités de raisonnement moyennes devrait commencer à trouver les mesures en vigueur – destructrices d’emplois, de vie sociale et familiale, de culture et de sport – totalement disproportionnées, ne trouvez-vous pas ?
          Quant à l’économie suédoise, même s’il est juste de souligner l’interdépendance des échanges économiques, elle très loin de l’effondrement que l’on voit en Europe, avec un recul de 6% au deuxième trimestre et un troisième trimestre qui annonce déjà une reprise.
          statista(point)com/statistics/1109576/gdp-growth-forecast-in-sweden/
          Et même s’il y a eu des restrictions en Suède, aucun commerce n’a jamais dû fermer. Aucun.
          En Suisse, des personnes à qui on a fermé le commerce se sont suicidées.
          Il ne faut pas sous-estimer l’effet de ces mesures sur le moral de population. Le pragmatisme et la cohérence des politiques suédoises (que l’on cherche en vain en Suisse) ont rencontré l’adhésion de la population, à laquelle les autorités se sont adressées en la responsabilisant, non en l’infantilisant (“Voici comment nous protéger, les enfants”).

          1. Vous avez raison, y compris pour vos sources d’information, concernant la situation sanitaire et économique en Suède.
            Je compatis : il est impossible de se faire comprendre par qui ne veut entendre.

          2. Merci pour votre réponse, je suis en partie d’accord avec vous. Je reste preneur de vos sources sur la Suède sur l’épidémie afin d’enrichir ma compréhension.

            Vous avez raison, les mesures ont été difficiles à vivre. La Suisse a évité un confinement total comme les pays voisins. Les magasins d’alimentation sont resté ouverts. Certaines enseignes ont fait de meilleures affaires suite à la fermeture des frontières. Les autres commerces ont pu rouvrir 6-8 semaines plus tard. Afin d’éviter un désastre, il y a eu des aides de l’état, le chômage partiel et l’augmentation de la durée des indemnités. Pas certain qu’en laissant les choses empirer, les commerces aient fait de meilleures affaires car le choc paralyse les individus.

            Comme vous le remarquez, la CovId19 n’a pas engendré de surmortalité sur les 9 mois de l’année, la mortalité engendrée par la maladie a donc été neutralisé par d’autres facteurs. Ce qui démontre que l’ensemble des mesures prises ont pu maintenir globalement un effet neutre.

            L’impact psychologique et moral est important ainsi que des cas particuliers dramatiques. C’est là que notre capacité à nous entre-aider est cruciale. S’il a été impossible d’éviter 1800 morts et 5000 hospitalisations avec les tristes conséquences pour les familles et les personnes concernées (certaines encore en convalescence ou en incapacité de travail), il est toujours possible d’aider son prochain afin de surmonter les conséquences des mesures qu’elles soient pychologiques ou financières.

            Malheureusement, dans certains cas, ce virus a simplement révélé une société divisée et ses conflits. Je ressens d’ailleurs le caractère “polarisé” sur ce forum comme contre-productif. Tout cela n’a rien à voir avec les mesures mais bien avec notre capacité, en tant que société, à fonctionner différement quand il le faut.

            Aujourd’hui presque toutes les mesures Covid19 ont été levées. Il reste le port du masque dans les transports publics (et dans les magasins dans certains cantons). Quand à la quarantaine, elle n’est pas liée à la situation en Suisse mais dans des pays où la pandémie a bel et bien repris. Certains secteurs (tourisme, exportations) continueront donc à soufrir tant que la situation ne sera pas réglée au niveau international. Difficile d’en faire plus à ce stade.
            Comme vous le mentionnez, le PIB est en recul de 8,6 % en Suède au 2ème trimestre (pire que la Norvège, Suisse = -7.4 % actual). Les perspectives ne sont pas meilleures pour Q3 que dans le reste de la zone Euro.

            Une des explications est que l’impact est plus sectoriel que géographique: le tourisme est impacté et les agences de voyage suédoises risquent autant la faillite que les Suisses). La récupération dépend aussi des partenaires commerciaux: ceux qui exportent en Asie et notament en Chine récupèrent plus vite. La demande intérieure joue aussi un rôle et là, le niveau d’épargne a augmenté significativement en Suisse durant le confinement ce qui devrait permettre un rebond des affaires.

            Impossible de faire des prédictions à ce stade vu la pression que génère la peur d’une 2ème vague dans certains pays voisins. Tout ne dépend pas directement de nous mais nous pouvons contribuer à garder le contrôle localement afin de ne pas entraver le commerce avec de nouvelles mesures.

            On parle de pandémie en cas de propagation mondiale d’une nouvelle maladie. Actuellement env. 300000 nouveaux sont rapportés quotidiennement et env. 5000 morts. Le continent américain est le plus grand contributeur mais la plupart des pays sont touchés ce qui répond à la définition. Difficile pour la Suisse d’ignorer cela.

            La mortalité et la surmortalité donnent une vue d’ensemble de l’évolution de la pandémie. La létalité nous renseigne sur la dangerosité du virus. Elle est difficile à calculer car les malades asymptomatiques et ceux soufrant de légers symptômes qui guérissent sans avoir été testés devraient être inclus. Avec l’augmentation du nombre de tests et la mise en place des processus de traçage au moindre symptôme, la qualité des données s’est améliorée et il est rassurant que la létalité ne soit pas celle que l’on a mesuré à Wuhan au début (20 fois la grippe). Votre citation concernant l’OFSP est encourageante.

            La comparaison avec la létalité de la grippe saisonnière reste délicate pour moi. Combien de fois sommes-nous simplement restés à la maison sans consulter de médecin lors d’une grippe ? Combien de malades asymptomatique de la grippe ? Seules les consultations médicales qui confirment une infection par le virus Influenza sont-elles comptées ?

            L’avis d’un spécialiste sur ce forum serait précieux. J’ai l’impression que les choses sont un peu plus complexes et que d’autres éléments entrent le calcul de la dangerosité de ce virus car, ces soixantes dernières années, je n’ai pas le souvenir que la grippe saisonnière, bien que la mortalité soit importante, ait engendré une situation sanitaire comme celle que nous avons vécue.

            En tant que scientifique, plutôt que l’opposition d’émotions et d’affirmations, l’échange de données et de faits devraient nous permettre de converger vers une meilleure compréhension de la situation, un alignement de la perception et une entre-aide.
            Plus que le contenu auquel je suis exposé, c’est l’état d’esprit qui me dérange sur ce blog, la polarisation et la politisation. La seule certitude que j’ai, pour l’avoir déjà vécu, c’est que c’est quelque chose de bien plus dangereux qu’un virus.

    3. Si on appliquait les seuils définis pour déclarer la grippe en état d’épidémie, nous ne sommes plus en situation d’épidémie avec le CoViD-19 depuis le mois de mai.

      Le virus n’est plus aussi dangereux actuellement qu’en Mars-Avril. Les personnes qui meurent actuellement avec le coronavirus ont toutes des pathologies sévères préalablement existantes.

      On ne peut pas considérer la situation actuelle comme proche ou similaire à celle de mars-avril.
      On a aucune certitude concernant cet automne ou hiver.

        1. Faux ?
          Vous êtes bien péremptoire. Plusieurs études et observations récentes montrent qu’en effet, le virus semble avoir perdu de sa pathogénéité.
          Il faut aussi ajouter que les traitements – quels qu’ils soient – sont devenus plus efficaces entre-temps.

          1. Pour la pathogénicité intrinsèque je persiste. Mais c’est bien volontiers que je prendrais connaissance de vos références.

            Il est vrai que les soins se sont améliorés. Encore faut-il que le système médicalo- hospitalier ne soit pas dépassé, y compris par la compromission de la santé des soignants. Applaudir c’est bien, respecter c’est mieux.

          2. C’est intéressant de lire ce que vous dites 5 mois après. Soit après une vraie deuxième vague, des variants plus virulents et une troisième vague qui se dessine. En fait, après 5 mois, beaucoup de vos arguments tombent à l’eau. Franchement, je trouve que le CF a globalement bien réagi malgré quelques incohérences. Et puisqu’il s’agit de tout comparer, on s’en sort pas trop mal en Suisse en comparant l’effet anxiogène et les résultats obtenus partout en Europe et dans le Monde.

            Donc, non, après 5 mois, on ne se base plus sur des présomptions mais sur des faits. Et ils ne penchent pas dans votre sens, ni vous, ni Mme Sandoz. Mais une chose est sûre, il s’agit effectivement de questions éthiques et philosophiques.

      1. Le seuil défini pour la grippe (environ 150 malades pour 100’000 habitants il me semble), la Suisse ne l’a jamais atteint pour le covid-19 ! En prenant les tests, avec les données fournies sur le site de l’OFSP, on arrive à 16 cas pour 100’000 habitants environ en mars, au sommet de la vague !

        Donc on ne sait absolument pas sur quelle base le Conseil Fédéral a pu déclarer une situation exceptionnelle, basée sur la loi fédérale sur les épidémies.

        Car il pourrait alors la déclarer pour chaque épidémie de grippe (2500 morts pour celle de 2015).

        Cette loi doit être revue, et la mention de l’OMS, organisation maintenant à 80% financée par des privés (souvent des fondations paravent pour des pharmas), supprimée; en effet sur la simple base d’une de leur déclaration, les droits fondamentaux peuvent être supprimés.
        Il n’y a de plus pas d’indicateur à fournir, pas de “but” visé pour mettre fin à ces mesures délirantes.

        1. La crainte justifiée de submersion des hôpitaux le justifiait. Vous savez combien de lit de réanimation covid-19 on a créé à Genève ?

  3. Il existe des traitements efficaces et s’ils avaient été autorisés, moins de personnes seraient mortes. Alors, oui, je blâme les autorités. Merci à vous pour cette belle phrase: “jusqu’à quel point peut-on tuer la vie pour éviter la mort?”

    1. Faux, il n’existe pas de traitement efficace interdit. Sauf il est vrai, un traitement efficace sur les personnes qui n’ont pas besoin de traitement.

      1. … pour oser contester les recommandations de sommités comme les profs Didier Raoult et Christian Péronne

        …déclinez d’abord vos titres scientifiques.

      2. Faux ?
        De nouveau votre aplomb n’a d’égal que votre ignorance.
        Des traitements efficaces, montrant des bénéfices avérés, ont été proposés à partir de février.
        Mais cela supposait aussi une prise en charge précoce, sans attendre que les gens se trouvent en détresse respiratoire pour intervenir.
        C’est le cas, malgré l’acharnement des lobbies et des médias à son encontre, de l’hydroxichloroquine administrée en phase précoce (et éventuellement associée à de l’azithromycine et du zinc).
        Depuis le mois de juin, le site c19study(point)com compile plus de 120 études et méta-analyses effectuées jusqu’à ce jour. La conclusion est sans appel.
        Donc oui, ce traitement a de facto été interdit, car les médecins n’ont pas eu la possibilité (voire carrément le droit) de le prescrire, ce qui constitue un délit pénal de la part des responsables de ces décisions.
        Je m’étonne d’ailleurs que des plaintes pénales n’aient pas été déposées. Ou alors c’est peut-être le cas, mais on n’en entend pas parler ? Mon petit doigt me dit que certains procureurs ne seraient pas mécontents d’instruire un tel dossier. Et certains juges de délibérer.
        C’est en tout cas l’un des derniers espoirs de voir contre-balancer les abus des exécutifs (et des comités “scientifiques“), car les parlements dorment et le 4e pouvoir a besoin de subventions.

        1. Qu’est-ce donc une compilation de méta-analyses ?

          Là désolé vous me voyez compétent en ce domaine mathématique(s) (méta-analyse baysienne, surtout) et apte à voir l’ineptie méthodologique de nombres de ces “méta-analyses”.

          Ecoutez donc la conférence du prof. Kherad sur la vitamine D. Elle vous apprendra beaucoup de chose. Notamment que des petits résultats prospectifs à la Raoult sont intéressants pour initier de vraies études. C’est tout.

          Mais je peux aussi comprendre que quand on n’a rien d’établi, on tente le coup, si on prend les mesures de prévention utiles.

          revmed.ch/Colloques/Colloques-de-La-Tour/Faut-il-doser-la-vitamine-D-en-2020

          Notez que le produit de Gilead ne vaut pas grand chose (prix mis à part). Il raccourcit l’hospitalisation, mais je ne vais pas me faire injecter ce truc pour un tel résultat.
          Et selon un petit résultat de Gilead (i.e. à la Raoult, voire en pire), il diminuerait un petit peu la mortalité et, là aussi, je ne vais pas me faire injecter ce truc.

          Je rappelle, selon le Guru marseillais, ECG avant et après la première prise, puis deux jours après la première prise.

          Et j’ajoute, contre-indication absolue en cas de favisme. Il y a eu au cours de la crise du covid-19 des Italiens atteint de covid et de favisme traités à l’hydroxychloroquine. Ils en sont morts.

  4. Il vaudrait mieux comparer avec la pandémie de 1969-70 car celle de 1918 a des conditions trop spécifique (la grande guerre).
    D’autre part il y a la crise décennal du capitalisme qui est sous-jacente donc une purge de l’économie.

    1. Et celle de 2015 personne en avait parlé et pourtant le 16 février il y a eu 1794 mort de la grippe saisonnière donc même stade qu’aujourd’hui mais en 7 mois donc ???
      (….rts.ch/info/suisse/7435538-annee-2015-particulierement-mortelle-en-suisse-la-faute-a-la-grippe.html?fbclid=IwAR3m1mW6-tcWq73iVaAEtoiEl5l0O8EewNSo-1Hfo_Q-JXuEHrwHdEVJ_SY)

      1. 1794 morts pour la grippe saisonnière de 2015, certes, mais sans les mesures de confinement, respectivement de distanciation et de port du masque en vigueur chez nous depuis ce printemps.

        1. Donc il faudrait ces mesures en permanence, pour éviter le moindre mort de la grippe ? Pourrions-nous supprimer le trafic automobile également, vu le nombre de morts dans les accidents, mais surtout par pollution (aérienne et aquatique) ? 3 millions de mort par an, minimum, à cause de la pollution. Si “un mort est un mort de trop”, il faut tout interdire.

          Vous voyez la logique ?

        2. …mesures qui n’ont fait qu’augmenter les contaminations et le nombre de décès, comme les études parues ces derniers mois l’ont montré.
          On a ainsi vu que l’essentiel des contaminations se font en famille (ou EMS). Donc si vous confinez les gens sans les tester au préalable (ce qu’on a fait en mars), vous allez regrouper des gens sains avec des porteur de virus, et provoquer un grand nombre de contaminations.
          Aujourd’hui cela n’a plus grand sens de tester les gens, alors que le virus circule librement et que les taux de contamination sont stables depuis en tout cas deux-trois mois.
          (ils étaient même plus bas en juin, avant l’obligation du port du masque, c’est troublant…)

    2. L’armistice de le 1ère guerre mondiale était signé le 11 novembre 1918. L’épidémie de la “grippe espagnole” (en réalité venue des USA) a commencé en septembre 2018. Imputer ce fléau à la guerre, il faut oser le faire…
      Je ne voit pas le rapport entre “la crise du capitalisme” et l’incurie des autorités (tous pays confondus à l’exception notable de la Suède) à gérer cette crise sanitaire.

      1. Oui des USA. Probablement du contact rapproché entre humains et animaux. Il existe de nombreux ouvrages là-dessus. Petit extrait Wikipedia:

        “Loring Miner, un médecin du Kansas rural, rencontra des cas dans les premières semaines de 1918. Miner, alerté par le taux de mortalité envoya un rapport aux autorités sanitaires. Quelques semaines plus tard, l’un des premiers foyers épidémiques aurait éclaté, vers la base militaire de Fort Riley au nord-est de l’État. L’épidémie se serait propagée ensuite à la fois en Amérique du Nord et vers l’Europe, lors du débarquement de la force expéditionnaire américaine à Bordeaux en avril 1918”

        Ajoutons que la 1ère guerre mondiale avait affaibli la population, les conditions sanitaires étaient très mauvaises. Les patients ne mourraient pas directement du virus mais d’une surinfection bactérienne que l’on ne pouvait pas soigner avec des antibiotiques à l’époque.

        La comparaison de Mme Sandoz ne fait donc aucun sens:

        – Difficile d’imaginer le carnage qu’un CoVid19 aurait fait dans le même contexte en 1918 et ce, même chez les jeunes.
        – Difficile d’imaginer ce que le H1N1 de la grippe espagnole de 1919 aurait produit en 2019 dans une population saine, avec un bon système de santé et où les surinfections auraient pu être traitées par antibiotiques.
        – Il est possible que même en 1918, dans un autre contexte et avec les mesures appropriés, la mortalité de cette grippe aurait pu être bien inférieure.

        D’une manière plus générale, il est fatiguant de lire et relire des commentaires qui tirent des conclusions en comparant des poires et des bananes.

        Mais, de grâce, arrêtons de citer la Suède en référence qui (outre une mortalité 3 fois supérieure à la Suisse et une sévère reccession) a demandé aux personnes à risque de rester chez elles, fermé une partie des écoles et interdit les évènements de plus de 50 personnes… l’autodiscipline a fait le reste dans une population bien éduquée et où le niveau d’inégalité est faible (GINI 27 à comparer avec 29 en Suisse, 39 aux USA et 53 au Brésil). Ce modèle n’est donc pas forcément transposable dans les banlieues de mégalopole de plusieurs dizaines de millions d’habitants.

        L’aversion au port du masque dans certaines situation semble dont être le principal point de blocage pour Mme Sandoz, qui y a déjà consacré un post..

        Culturellement, nos amis asiatiques ont pris une belle avance sur nous dans ce domaine. Les amateurs de la sélection naturelle et du “laisser faire” risquent donc d’être fort surpris du résultat des courses.

    1. Il y a une phrase que les comités scientifiques et responsables politiques pourraient s’attribuer et que chacun devrait méditer : « plutôt mourir que de mourir » Bravo à Madame Sandoz, je partage votre opinion et j’ajouterai que la question que les médias ne soulèvent jamais, c’est l’origine exacte de cette pandémie et que fait on activement pour éviter une nouvelle pandémie de ce type si il s’avère que cette dernière provient de marchés où toutes sortes d’animaux vivent entassés dans des conditions déplorables. Hélas, je doute que quoique ce soit ait été entrepris pour remédier à tout cela. C’est plus facile pour les journalistes de nous montrer quotidiennement des gens se faire enfiler des écouvillons dans le nez ou des patients sous respirateur ce qui est une atteinte à la dignité de ces derniers. J’ai moi même été sous respirateur il y a de cela très longtemps et j’aurais détesté apprendre que l’on ait montré mon corps inerte et souffrant à des milliers de téléspectateurs dans le seul but de les effrayer. Bien cordialement. Chantal

  5. Madame SANDOZ,
    Vous resumez bien ma pensée ainsi que celle d’une immense partie de la population !
    Depuis des mois nous nageons dans le flou artistique complet ! On nous sert tout et son contraire et au final c’est toutes les activités qui symbolisent les loisirs qui trinquent et notre moral qui s’émiette. Nos seules émotion grandissante sont notre colère vis a vis de nos dirigeants et notre anxiété pour nos aînés !

      1. Je préfère que le commentateur n’ait pas précisé les âges. Cela vous aurait peut-être donné l’occasion de déclarer : “Assez vieux pour mourir…” ou trouver une autre formule plus élégante.

    1. Je suis sincèrement navré pour vous, comme pour toute personne chagrinée par le décès de proches. Mais cela arrive hélas. C’est la vie.
      En attendant, le Covid tue toujours TRÈS nettement moins que le cancer et les maladies cardiovasculaires.
      Et plus de gens sont morts de la grippe en 2017 que du Covid en 2020.
      Il y a chaque année près de 3 millions de décès dans le monde dus aux maladies infectieuses respiratoires, dont plus d’un million en raison de la tuberculose, le reste représentant toutes sortes de virus, principalement l’influenza saisonnière (source OMS).
      Cette année, alors que la grippe semble quasiment inexistante (tiens, tiens), on vient seulement de dépasser le million de décès soi-disant dus au Covid (plusieurs études récentes montrent en effet que près d’un tiers de ces décès soit fallacieusement attribués à ce virus, puisqu’il s’agissait surtout de personnes en phase terminale).
      Nous sommes donc toujours en situation de nette sous-mortalité, alors que le décompte anxiogène des médias nous est asséné jour après jour.

      1. J’approuve entièrement votre point de vue. Je suis de 1941 donc supposé être à grand risque. Mais mon IMC est 19,9, je mange très sainement, me bouge tous les jours (fitness, randonnées, jardin) et mon système immunitaire est excellent (selon les analyses médicales). Et pourtant, on ne veut pas me laisser vivre à mes risques et périls. Je ne suis plus un bambin qui a besoin d’être protégé contre lui-même !

        1. “mon système immunitaire est excellent (selon les analyses médicales)”
          Pourriez-vous nous indiquer quelles sont les analyses médicales qui ont été pratiquées et qui permettent de déterminer que votre système immunitaire est apte à maîtriser promptement et sans casse pour vous le sars-cov-2 ?

          Avez-vous des analyses médicales qui démontrent que touché (un peu) par ledit virus vous n’allez pas le refiler à votre prochain ?

          1. Demandez à votre médecin de famille qui doit connaître vos antécédents médicaux et familiaux. Il vous fera une prise de sang, la fera analyser par un labo compétent et vous expliquera sans doute les résultats.

          2. “Avez-vous des analyses médicales qui démontrent que touché (un peu) par ledit virus vous n’allez pas le refiler à votre prochain ?”

            Question piège ayant provoqué une réponse naïve. Il n’existe pas de tests médicaux permettant de certifier d’un bonne réaction du système immunitaire face au cornavirus, sauf, bien sûr, maladie avérée. Il existe des critères statistiques c’est tout et, me semble-t-il, quelques possibilités expérimentales.

            Si je me trompe donnez-nous vos tuyaux !

            Mais bon si l’on est en bonne santé générale on est plus apte à résister au covid-19 même si le système immunitaire n’est pas au top.

            Pour le reste, … Dominic y a déjà répondu.

        2. Malgré votre relative bonne santé en rapport de votre âge, vous ne comprenez pas que vous pouvez transporter et transmettre le virus aux autres. Mais votre réaction ne diffère pas d’un grand nombre de gens centrés sur leur personne, et qui donnent la conclusion de leurs analyses sur la pandémie : « Moi ça va ». Je peux comprendre cet état d’esprit et la peine à vouloir raisonner pour les plus jeunes, mais pour un senior avancé cela me désole.

          1. Vraiment, nous ne semblez pas comprendre que nous sommes tous vecteurs de toutes sortes de virus à longueur d’année, et que ce virus-là en particulier n’est pas plus létal que les autres. Tous les chiffres le prouvent désormais.
            A suivre votre raisonnement, on devrait arrêter toute activité potentiellement dangereuse pour les autres – et il y en a beaucoup. Autrement dit, arrêter de vivre normalement… c’est un peu ce qu’on fait depuis 6 mois. Chaque année pourtant, nous transportons et transmettons des virus aux autres. Cela contribue au renforcement du système immunitaire, qui apprend ainsi à se défendre. Lorsqu’on lui demande, comme c’est le cas depuis 6 mois, d’arrêter de travailler – à force de gel hydroalcoolique, de masque et autres “gestes barrière“, comment pensez-vous qu’il va réagir une fois confronté à des virus ou bactéries bien plus pathogènes? La vraie responsabilité, c’est de contribuer au renforcement de nos défenses à tous, pas en nous affaiblissant.
            Les donneurs de leçon comme vous ne tiennent aucunement compte de la responsabilité individuelle, qu’un pays comme la Suède semble tenir en plus haute estime que la Suisse, hélas.

          2. Ma “relative bonne santé” ? Mais qu’en savez-vous ? Et lorsqu’on est à court d’arguments rationnels, on assène le “coup moralisateur qui tue”… Vous m’avez bien fait rire et par ces temps de “pandémie”, on en a bien besoin… Allez, soignez votre système immunitaire et ne vous approchez de personne à moins de 150cm…

        3. Tiens d’ailleurs, les conseils pour renforcer son système immunitaire (vitamine C, D, etc), je ne les vois pas… pourquoi, si les autorités sont réellement préoccupées par notre santé, ne communiquent-elles pas là-dessus ?
          Et des milliards pour des entreprises (Swissair !), combien pour les hôpitaux, qui perdent des millions ?
          Poser la question c’est y répondre. Ce n’est pas une affaire de santé.

          1. Pour la vitamine D, je vous renvoie à l’exposé du Prof. Kherad que j’ai déjà mentionné. Attention il s’agit d’une vitamine lipohile! Ne pas en abuser est une bonne idée.

  6. En effet l’irrationnel l’emporte.
    Pour être parfaitement cohérents il serait de bon ton d’interdire l’usage de la voiture, des avions, des trains, etc… compte tenu du bilan de mortalité annuel. Il faudrait également interdire l’accès aux magasins d’alimentation, principalement la grande distribution compte tenu des catastrophiques ravages du cancer.
    N’oublions pas au passage toutes les technologies responsables de la propagation des ondes … adieu smartphones, tablettes, pc etc…
    De grâce revenons sur terre, l’étre humain n’est pas le détenteur universel de la sagesse … cela se saurait !

    1. Pour être parfaitement cohérents il serait de bon ton d’interdire l’usage de la voiture,

      Les accidents de la circulation routière tuent beaucoup moins que la covid.

      1. Alors regardons ce qui tue nettement plus que le (ou la) Covid – cancers, maladies cardiovasculaires, diabète…
        Interdisons donc aussi le sucre, le sel, la viande, la sédentarité.
        Et tant qu’on y est, le stress, la pauvreté, les divorces (et du coup les mariages).
        Je propose carrément d’interdire la vie, parce que la vie, c’est mortel.

      2. Si ce sont les statistiques suisses qui vous intéressent, allez sur le site de l’OFS :
        En 2019, 17’761 accidents de la route, 179 victimes décédées (1% soit légèrement supérieur au taux Covid de 0,8%), 3’454 blessés graves (dont beaucoup risquent d’en souffrir le restant de leurs jours – je parle en connaissance de cause), 14’128 blessés légers.

        1. Pas clair votre raisonnement: 180 morts sur la route et 2’000 morts du Covid19 sur 53000 cas soit 3.77 % (sans parler des 5000 hospitalisations et des séquelles pour ceux qui ont développé la forme grave).

          Donc si on ne fait rien pour prévenir la maladie (et c’est déjà le cas car presque toutes les mesures ont été levées), vous avez alors parfaitement raison pour la route, il faut arrêter cette dictature alors que le risque zéro n’existe pas !

          Supprimons tout ! Ces lois, règlements, ordonnances, panneaux d’interdiction et de signalisation, limitations de vitesse, marquage au sol. Le personnel, la gendarmerie, les contrôles techniques, les permis, les radars, les amendes, les peines de prison. Plus de permis de conduire (on peut apprendre avec un amis ou tout seul). Plus de limite de vitesse sur autoroute et route nationale, 80 km/h en localité. Plus de passage piétons (qu’ils attendent). Plus de feu: chacun peut se débrouiller. Fluidifions le trafic en doublant par la droite ! Plus d’assurance obligatoire ! Plus de plaques ! Que chacun assume et que le véhicule le plus rapide, le plus lourd donc le plus fort gagne ! C’est la sélection naturelle ! Vive la liberté !

          Toutes ces règles ! Quel lourdeur ! Quel coût ! Tout cela est totalement disproportionné pour moins de 180 morts sur la route par an, on marche sur la tête… dérisoire par rapport à la grippe et la fumée qui tuent bien plus …

          D’ailleurs, les pays qui ont choisi la dérèglementation routière totale ont enregistré une hausse de la mortalité mais cela s’est vite auto-régulé et les gens de sont adaptés pour survivre. De plus, les faibles ne sortent plus de chez eux. Le risque est bien moins élevé pour les autres usagers.

          Si l’on applique votre raisonnement et que l’on réplique le modèle aux risques sanitaires, vous écoperiez d’une amende de CHF 150.- chaque fois que vous vous grattez votre masque ou que vous le portez sous le nez. Il y aurait une police Covid, des radars à masques et des détecteurs de mains pas propres. Il faudrait passer une visite sanitaire tous les 5 ans pour obtenir le droit de circuler. Il y aurait des cours d’éducation sanitaires dans les écoles et il faudrait passer un permis de vivre en société… à chaque infraction, vous perdriez des point et avec zèro points: confinement obligatoire pendant un mois avec des sessions Zoom toutes les heures pour vous repentir aupèrs de la police du confinement.

          Ce qui est encore plus paradoxal, c’est que l’industrie privée (numérique et finance/assurance) est en train de mettre en place un système de surveillance sanitaire (rien à voir avec CoviD) où chacun sera monitoré dans ses moindres faits et gestes 24/7 avec des conséquences qui iront de la hausse des primes d’assurance, le refus de certaines prestations, un avertissement de votre employeur qui paie votre perte de gain (voire un licenciement en cas de récidive) et que personne ne semble s’en émouvoir …

          Au lieu de tout mélanger et de débattre sans fin contre de mesures temporaires certes inconfortables telles que le port du masque dans certaines situations, un minimum d’hygiène et un minimum de respect de votre semblable (éviter de le “coller”, lui serrer la main, de l’embrasser ou lui tousser dessus), on serait bien inspiré de réfléchir aux autres mesures bien plus liberticides qu’on accepte jour après jour dans ce domaine sans même le remarquer.

          Pour rappel, chaque fois que les Suisses ont dû se prononcer pour une diminution de leur sphère privée et numérique face à un risque, c’est passé comme une lettre à la poste…

          1. On devrait donc diminuer les effectifs de la police routière et les affecter à la police covid.

          2. #Eric D.

            Oui, je ne mets pas en doute la validité de vos chiffres concernant la létalité de la Covid19.

            Mais votre calcul est bancal, pour la route vous avez divisé le nombre de morts par le nombre d’accidents de la route (179/17761=0.01). Vous devez donc appliquer la même règle de calcul pour la Covid19 soit le nombre de morts divisé par le nombre de cas déclarés (1800/53000=0.03). Sinon, la comparaison est biaisée. De plus, ce ne sont pas vraiment des données comparables (par exemple 9 contre 12 mois).

            Globalement, la route tue nettement moins que le virus:
            – population Suisse: env. 8’600’000 (nous sommes tous des usagers car les mort incluent aussi des piétons).

            – morts sur la route: 180 -> mortalité 0.02 pour mille
            – morts Covid19: 1800 (soit 10 fois plus en 7 mois) -> mortalité 0.2 pour mille

            Donc actuellement, vous avez purement statistiquement parlant 10 fois plus de chance de mourir de la Covid en Suisse que d’un accident de la cirulation.

          1. @CEDH : …. Un contributeur a affirmé que ma bonne santé était “relative” sans rien savoir de moi. C’est à cela que j’avais réagi. La prochaine fois, avant de partir à l’aveugle dans des délires, lisez d’abord ce que les autres écrivent.

  7. Merci, vous êtes pour moi une source de vérité.
    Si seulement nos autorités pouvaient retrouver confiance au lieu d’utiliser des principes de précautions blâmant aucun sens.
    Cordiales salutations

  8. Ahlalala, un nouveau billet qui mélange vraies questions sur la fin de vie et complotisme soutenu par une naïveté feinte, que 3 minutes de Wikipedia permettront aux lecteurs d’aiguiser leur compétence de fact checking.

    Je me souviens d’un de vos billet sur le changement climatique ou M. Neyrinck vous invitait à analyser la différence entre la méthodologie scientifique ou les choses naturelles sont à découvrir, et où les connaissances imparfaites peuvent être amenées à évoluer, de manière subie, en fonction des découvertes, par opposition au droit de tradition civiliste où tout est écrit, et où les changements sont voulus.

    1) Cette saloperie tue des vieux en grande majorité, oui, mais pas uniquement.
    2) Cette saloperie remplit les hôpitaux de patients si on ne fait pas attention.

    Par respect pour les gens qui travaillent dans la santé, par respect pour les gens à la santé plus fragile, oui, je pense que les mesures actuelles, parfois brouillonnes (tout le monde apprend, comme les budgets pour gérer les risques et entraîner les plans de catastrophe sanitaire étaient trop chers) sont acceptables.

    Les vieux doivent mourir, mais plutôt que de les maintenir en vie en attendant qu’un virus plus méchant que les autres ne les oblige à décéder les poumons remplis d’eau, sans leurs proches et avec un personnel médical en scaphandre, pourquoi ne pas repenser la fin de vie dans son ensemble?

    Elle est là la question éthique et philosophique, pas dans les chiffres soi-disant disparus que vous trouverez en 15 secondes de recherche.

    1. Bonjour,
      Que de complications pour une question aussi simple :
      Les hôpitaux sont remplis parce que l’on a réduit leur capacité d’accueil au motif de la rentabilité. En France, alors que la population a progressé, de 50 millions dans les années 60 à plus de 65 millions aujourd’hui, de grands gestionnaires ont souhaité cette diminution et, bien sûr, le tout avec un vieillissement constaté dans les chiffres INSEE.
      Sur les chiffres « accessibles à tous » : avez-vous vu cette expression « vu à la TV » à laquelle on pourrait ajouter « entendu dans le poste » ? Je suppose que vous imaginez que les gens vont aller contrôler les informations déversées par les médias officiels ?
      Et bien : non. C’est tout simplement faux pour la grande majorité des gens.
      Donc, ne pas donner, dans le flux prodigué à longueur de journée ces chiffres (moyenne d’âge des morts, moyenne d’âge des admis en réanimation, comorbidité des victimes) rendent ces informations non pas seulement partielles mais également, et c’est très grave en démocratie, partiales.
      Cordialement

      1. Les lits d’hôpitaux coûtent de l’argent. Il faut trouver un équilibre. N’oubliez pas le caractère exponentiel d’une pandémie.

        La dernière fois que j’ai checké les chiffres accessibles à tous dans le Temps, le 20 Minutes, Worldometers, et les statistiques détaillés de l’Etat de Vaud ou de l’OFSP, ils étaient alignés modulo quelques pouillèmes. Si vous pensez que ces chiffres sont faux, montrez-nous les vôtres et indiquez pourquoi les vôtres sont meilleurs. S’ils sont convaincants, je n’aurai aucun problème à admettre mon erreur.

        Les statistiques exactes ne sont pas souvent publiées car elles n’apportent pas vraiment d’information supplémentaires. Les vieux et les plus faibles sont largement plus atteints. Je pense que nous sommes d’accords. Par contre, si vous cherchez ces informations, vous les trouvez. Vos vous fichez pas bien mal du cos(phi) de votre consommation électrique, ce qui vous intéresse, ce sont les KWh.

        Cordialement.

        1. Il n’y a plus de hausse exponentielle. Ce n’est plus une épidémie.
          Réveillez-vous, nous ne sommes plus en mars.
          Les chiffres sont les mêmes pour tout le monde, mais apparemment les décès n’intéressent plus personne. Ce qui les intéresse, ce sont les “cas”. Donc on change de perspective et on continue à faire peur.
          Cordialement.

          1. En effet, mon propos n’est pas idéal. Je ne voulais pas dire qu’il y a une hausse exponentielle à l’heure actuelle, ça n’est il me semble pas le cas, loin de là. Je voulais dire que prévoir un nombre de lit en suffisance nécessite de penser au caractère potentiellement exponentiel d’une épidémie. Il ne s’agirait donc pas de se dire qu’en doublant le nombre de lits habituellement occupés et le personnel, on serait parfaitement couverts, il pourrait bien falloir le décupler, voire pire. Et là… les coûts s’envoleront aussi.

          2. Bon on peut le dire maintenant. Entre août et septembre le nombre de mort covid-19 a, à peu près, doublé en Suisse. “Seulement doublé” au vu des mesures prises dans l’ouest de la Suisse et à Zürich.

          3. Tiens à Genève on a atteint 4 personnes atteinet de covid-19 au soins intensifs. Cela fait longtemps que tel n’avait pas été le cas. Pour moi, 4 patients représentent le 10 % de ce qui est admissible pour maintenir la qualité des soins, le respect du personnel et le fait de pouvoir s’occuper sereinement des autres pathologies.

            A doubler tous les mois, version optimisste, c’est quand que l’on en sera à 40 ?

          4. 10 jours plus tard, le terme d’exponentiel, si on prend un peu de liberté avec la fonction mathématique, est toujours exagéré… mais nous sommes passés de 184 hospitalisation à 224. Nous sommes passés de 315 cas journaliers sur une fenêtre glissante de 7 jours à 722. Ces chiffres sont étonnants pour une épidémie terminée.

            On continue donc plus que jamais à mettre des masques, à se laver les mains, à garder les distances tant que possible et à faire attention à soi et aux autres pour éviter des mesures largement plus contraignantes et impactantes.

          5. 18 jours plus tard les hôpitaux se remplissent. Dans le valais on ferme des salles d’opération. A Genève, alerte Covid-19 stade 1 la semaine passée. Cette semaine sera celle du stade 2. On est en passe de remobiliser l’hôpital privé de la rive droite.

          6. Et 26 jours plus tard il y a 1800 personnes hospitalisées, 13 morts et 5500 nouvelles infections par jour. Toutes ces courbes pointent fièrement vers le haut. Terminée l’épidémie vous disiez? On se réserve une troisième vague après les fêtes ou l’apprentissage fait son chemin?

          7. Un gros mois plus tard, il y a 3600 personnes hospitalisées, 7500 contaminations par jours et 56 morts par jour. Les hôpitaux saturent, des malades romands envoyées en Suisse alémanique, et les courbes montent encore 🙁 Plutôt que d’accepter des mesures certes contraignantes mais vivables, on en est arrivé à la situation où les hôpitaux sont saturés, et des mesures bien plus strictes sont prises. C’était prévisible. C’est triste, et rageant.

          8. @Samuel
            Je vous trouve bien optimiste par rapport à ces mesures…
            Pourquoi ne simplement pas admettre que ces mesures ne fonctionnent simplement pas? Parce qu’il faut suivre aveuglément les recommandations des spécialistes… Il y a pourtant tellement d’exemples où des mesures plus sévères que les nôtres n’ont pas permis d’enrayer l’épidémie.
            Je vous encourage à consulter l’article suivant qui offre une autre perspective. tp://www.lefigaro.fr/vox/politique/vouloir-arreter-une-epidemie-avec-le-confinement-c-est-comme-vouloir-arreter-la-mer-avec-ses-bras-20201106.
            Je ne prétends pas qu’elle soit plus juste que les autres, mais elle est bien documentée et devrait au moins permettre de remettre en cause quelques certitudes et d’ouvrir le débat. A défaut, si l’auteur a raison, nous sommes condamnés à la double peine: des conséquences économiques, sociales et humaines durables sans contrôle effectif de l’épidémie…

          9. @Dandier
            L’article du Figaro en lien n’est accessible qu’en abonnement.

            De quelles mesures “qui ne fonctionnent pas” parlez-vous? De celles relativement peu contraignantes comme porter correctement un masque, ou celles beaucoup plus strictes comme les confinements? Quels sont ces nombreux exemples?

          10. @Samuel
            Effectivement l’article était encore disponible en libre accès le week-end passé. A défaut de l’article, si le sujet vous intéresse, vous pouvez lire son livre «Quand la psychose fait dérailler le monde» chez Gallimard. Je ne l’ai pas encore lu mais l’ai réservé à la bibliothèque municipale de Lausanne.
            En ce qui concerne mon commentaire sur ces mesures qui ne fonctionnent simplement pas, je reconnais qu’il est un peu péremptoire. Contrairement à l’auteur du livre sus-cité, je pense que le confinement présente une certaine efficacité, même si je conteste son rapport coût / bénéfice en raison de ses conséquences désastreuses.
            En revanche, aucune des courbes de mortalités des pays ayant imposé le masque, ni même des mesures plus strictes comme en Belgique, ne montre d’inflexion lors de la mise en œuvre de ces mesures. Et surtout aucun de ces pays ne semble avoir évité la seconde vague. Et pourtant plusieurs témoignages directs convergent dans le sens qu’en Espagne au moins, ces mesures étaient rigoureusement appliquées. Je reste persuadé que le masque ne présente qu’une protection marginale qui n’est pas susceptible de stopper une deuxième vague. Le discours peu convaincu de certaines stars de l’épidémiologie n’est pas de nature à me faire changer d’avis: je pense notamment à D. Pittet qui semble s’être rangé au masque un peu à contre cœur.

          11. @Dandier

            Vous ne pouvez pas additionner des pommes avec des soucoupes volantes, pas plus que vous ne pouvez corréler directement le nombre de morts au port du masque sans un gros effort d’analyse, qui va bien au delà d’un sentiment personnel.

            Par contre, vous pouvez trouver des études spécifiques par rapport au port du masque dont l’efficacité est confirmée. Un example dans “The Lancet” ( ww.thelancet.com/journals/lancet/article/PIIS0140-6736(20)31142-9/fulltext ) .

            L’utilisation correcte des masques est un moyen nécessaire de prévention au niveau d’une population, mais n’est pas un moyen suffisant. Si vous portez un masque 23h55 par jour, mais que vous vous démasquez 5 minutes pour manger en discutant en compagnie proche d’une personne contaminante, vous courez un fort risque de contamination, mais vous ne pouvez pas dire que son efficacité est négligeable.

            Pour la nième fois, je reprendrai l’analogie de la prévention routière. La limitation de vitesse, du taux d’alcoolémie et le port de la ceinture n’empêche pas tout décès sur la route, mais en diminue drastiquement le nombre.

          12. Bonjour,
            Je vois que vous surfez sur la base de données des articles scientifiques publiés dans des journaux avec politique éditoriale sévère …. tps://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/
            Moi aussi via quelques accès privilégiés. Lisez aussi urgemment “Dying in a leadership vacuum”. N Engl J Med 383;15, 2020 (8 octobre).
            Vous retrouverez aussi dans le Lancet du 17 février 2020 un article sur le thème “Complicit silence in medical malpractice”. Edifiant !
            Prof. S. Sandoz écrit “grain de sable”, vous allez retrouver dans l’article du NEJM un gigantesque amas de grains de sable ou un “sommet de dérapages”. Nul besoin de s’envoler pour les USA pour être confronté(e)s à ces sommets – nous en avons suffisamment en Helvétie ……
            Bons messages. Eliane AB

          13. @Samuel
            Le Lancet, c’est bien le journal qui a publié une étude qui concluait plus ou moins que la Chloroquine était un poison… bien qu’utilisée depuis des décennies par tous les voyageurs à destination de l’Afrique et de certaines zones d’Amérique du Sud (j’en ai moi même pris)?
            J’ironise… en dehors de cette pandémie et de la polarisation des opinions qu’elle suscite, je reconnais qu’il s’agit normalement d’une source fiable.
            En ce qui concerne le masque je ne nie pas qu’utilisé correctement, cela puisse constituer une protection. Mais je relève que jusqu’en Mai, l’OMS et la plupart des épidémiologistes en déconseillaient l’usage en dehors du milieu médical. La raison: mal manipulé son usage pouvait être contre productif. Ils ont changé d’avis, certains du bout des lèvres comme le Pr Pittet. Il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis… et je m’inscris sans honte dans cette catégorie en absence d’évidence justifiant un changement d’opinion.
            Amusez vous à regarder les gens à la Migros (ou la COOP, selon vos habitudes). La plupart le touche sans arrêt. J’ai d’ailleurs l’intuition qu’étant donné l’inconfort du machin, on aurait tendance à se toucher plus souvent le visage avec le masque que sans… Je ne suis pas toubib, mais j’ai l’intuition que même en s’étant correctement désinfecté les mains, un porteur du virus qui se serait touché le masque plusieurs fois aurait bien des chances de pouvoir le transmettre de nouveau par les mains…
            Après vous me direz que même si ce n’est pas très efficace, ce n’est pas une grande contrainte… c’est vrai… sauf pour les porteurs de lunettes, les personnes à la peau sensible (développement d’irritations voire d’exéma), les personnes à l’ouïe peu sensible (j’en suis), les enfants en retard de développement (ma femme travaille dans une crèche, la communication avec les enfants au développement normal est déjà passablement entravée, avec les enfants présentant des troubles de la communication, c’est juste dramatique)… on pourrait probablement continuer à compléter cet inventaire à la Prévert.
            Pour ma part je ne devrais pas me plaindre, j’ai la chance de travailler à la maison et de me déplacer qu’en voiture. Je porte ce masque aussi rarement que possible… et aussi souvent que nécessaire (essentiellement pour les courses… que j’essaie d’abréger). Mais le peu que je porte ce machin… suffit à m’enrager qu’on puisse le rendre obligatoire…

          14. Bonjour-Bonsoir, merci pour vos excellents commentaires.
            Oui le Lancet a été vertement critiqué pour avoir été extrêmement laxiste et pour cette publication pseudo-scientifique controversée. En fait, les réviseurs de ce type de travaux sont à blâmer en premier lieu. Quelque chose a gravement dérapé mais on ne nous le dit pas clairement et/ou surtout pas l’entière vérité par rapport au processus de révision. Nous savons rarement qui sont ces réviseurs hormis que ce sont normalement des spécialistes d’un domaine précis. Mais dans le cas qui nous occupe, un gigantesque grain de sable a enrayé la « machine à révision » si j’ose m’exprimer ainsi.

            Oui, le port du masque est aussi sur la sellette. On nous embrouille volontairement / délibérément.

            Oui, la communication avec autrui est altérée. Nous sommes d’affreux masques peu engageants. En à peine 1 année, nous sommes redevenus des « sauvages » à systématiquement nous méfier les uns des autres ! Une dégringolade supersonique après des millénaires d’évolution.

            Oui, nous touchons sans arrêt ces masques parce que c’est horriblement désagréable et que nous étouffons littéralement. Pour les porteurs de lunettes, tout à fait d’accord, c’est énervant, nos verres sont toujours pleins de buée etc. Sans parler des plaies sur le nez, derrière les oreilles, par frottement, etc. plaies qui ne peuvent pas guérir au jour d’aujourd’hui.

            Oui, je vous rassure, chez Esselunga, Tigros, Gigante, M-Preis, à l’IPER, etc. c’est du pareil au même (j’ai tendance à l’hyper mobilité solitaire). Le show des masques est un vrai spectacle de foire ! Ou un Carnaval de Venise revisité.

            Oui encore, depuis ce printemps 2020, plus personne ne s’intéresse aux humains à peau sensible et/ou réactive et/ou aux moult allergies dues aux composants des produits désinfectants (il y en a tellement !). Les désinfectants n’ont pas été testés préalablement sur nos peaux, les composants des préparations sont rarement tous indiqués. C’est la jungle des produits que l’on tente de nous imposer manu militari.

            A part 4 lettres et 2 chiffes séparés d’un tiret, vous aurez noté que depuis 9-10 mois plus rien d’autre n’existe dans le langage médical. C’est soit covid-19 positif, soit covid-19 négatif. Habituellement, il y a une foultitude de pathologies humaines. Courant 2020, elles ont disparu. Le langage coutumier s’est considérablement appauvri vers un abrutissement largement relayé par les médias.

            Enfin, je souhaiterais vivement que nos autorités fassent preuve de modestie.
            Tout comme j’essaie de faire preuve d’assertivité en défendant mes droits élémentaires sans jamais imposer mes idées aux autres (ni paillasson, hi hérisson). Mais en ce moment, ces deux composantes d’une équation équilibrée ne passent pas.

            Car les gouvernements n’ont qu’une seule idée en tête: punir, réprimer, sanctionner, envoyer des amendes. Alors que ces mêmes gouvernements sont à peine capables de trier le bon grain de l’ivraie dans la masse d’informations transmises par des experts, des pseudo-scientifiques, de vrais et faux chercheurs, des journaux à politique éditoriale, etc. etc. etc…

            Cerise sur le gâteau: Aujourd’hui, nous avons toutes et tous entendu qu’un vaccin sera produit sous très peu en Suisse, plus précisément en Valais (nul besoin de nommer l’entreprise, tout le monde connaît). Sans reprendre les détails techniques, sur RTS 1, l’invité de La Matinale parle en premier lieu de « l’investissement gigantesque (200-2230 millions CHF) » puis revient sur le thème « d’aide à la société civile » en enchaînant sur une évidence c’est-à-dire « de ne pas générer des pertes ».

            Cela grince un peu dans ma cervelle (comme un grain de sable obturant un vaisseau nourricier), la séquence des priorités est-elle humainement correcte ?!
            Éclairage bienvenu …
            Bonne soirée, Eliane AB

            J’ai déjà envoyé quelques-unes des références ci-dessous (faciles à lire):
            The editors. Dying in a leadership vacuum. N Engl J Med 2020 ; 383: 1478-9.
            Zagury-Orly I, Schwartzstein RM. Covid-19 — A Reminder to Reason. N Engl J Med 2020; DOI: 10.1056/NEJMp2009405 (28 avril 2020).
            Complicit silence in medical malpractice. Lancet 2020; 395: 467.
            Horton R. Offline: After 2000 years, an answer arrives. Comment. Lancet 2020; 395:174.

          15. @Dandier
            Presque tous les médicaments sont des poisons. L’eau est un poison. Tout dépend des paramètres.

            Je sais que beaucoup de gens ne portent pas correctement le masque. Un masque mal porté vaut toujours mieux que pas de masque. Les gens apprennent cependant. Oui il y a des inconvénients à devoir en porter, mais ces inconvénients sauvent des vies et permettent à l’économie de survivre.

            Je _pense_ que le message comme quoi les masques n’étaient pas utiles était un mensonge pour éviter une ruée sur lesdits masques, et une pénurie pour le personnel soignant. J’espère qu’on tirera ça au clair une fois la crise terminée. Est-ce qu’il valait mieux se décrédibiliser et provoquer cette vague de complotisme, ou valait-il mieux risquer la pénurie… Pour le moment, il faut sauver des vies et maintenir l’économie.

            Une note “positive”, le pic de la seconde vague semble être derrière. Le nombre de mort par jour (80 tout de même) n’augmente plus et les contaminations diminuent. On continue donc les efforts.

          16. @Samuel
            Comme je ne peux pas admettre que nos autorités nous aient menti… je continue de penser que leurs premières recommandations correspondaient effectivement aux avis des experts à l’époque. Du reste, comme je le relève dans mon commentaire, certains ne semblent toujours pas convaincus par le port du masque… J’ai même entendu un professeur français dûment masqué en plateau, expliquer à Darius (et oui…) que l’intérêt principal du masque était de matérialiser un virus qui sans cela serait invisible et que l’on risquerait d’oublier…
            Et comme j’ai assez de mémoire… je pense pouvoir me passer du masque!

          17. Donc une deuxième vague pas encore terminée et 7’000 morts plus tard (3x plus que durant la première), je pense que les propos rassuristes n’étaient vraiment pas… à propos. On essaie de s’éviter une troisième et ne répétant pas les erreurs de la première et de la deuxième?

    2. Nous sommes dans un monde où nous voulons tout penser, organiser, même la fin de vie… Nous savons tous “assez rapidement” après notre naissance que nous serons mortels, et que certes ce passage n’est que rarement agréable. Jusqu’à des jours très récents, le monde humain occidental mourait, avec très peu de recours à la médecine, dans l’impuissance technique et assez proche du naturel, et, malgré ces peurs, il a toujours continué de jouir de la vie. Je n’évoque ni le monde humain non occidental ni le monde animal sauvage, qui ne bénéficient d’aucun recours de quoi que ce soit.
      En Occident donc, même notre fin de vie est un privilège, parce qu’on la veut et qu’on la peut le plus doux possible. Peut-être avons-nous raison de ne pas nous en priver. Les politiques font un travail admirable dans le cas du Covid, car ils doivent concilier tous les intérêts divergents des êtres humains, toujours en demande du mieux. Mais nous, êtres humains occidentaux, où est notre courage d’affronter cette mort à laquelle aucun animal, aucun être humain, depuis la nuit des temps, n’a jamais échappé? NB: une saloperie, certes c’en est une, mais il y en a tellement d’autres!

      1. Malheureusement, on ne peut que difficilement transmettre le courage à ceux qui en ont moins, et c’est tant mieux, le courage est un bouclier de fer ou de papier chez les uns ou les autres. Demandez au personnel hospitalier si les personnes ayant démontré leur optimisme et leur courage, durant toute leur vie, conservent encore toujours cette saine force pendant qu’ils glissent sur le dernier toboggan. La réponse est non, et comme l’a dit bien justement une patiente en fin de vie à son médecin : « Docteur, j’ai peur… C’est la première fois que cela m’arrive ».

    3. Il me semble que c’est plutôt vous qui mélangez truismes et sophismes, tout en continuant de nous resservir le prêt-à-penser de l’anti-“complotisme“.
      Tout ce que Mme Sandoz demande, c’est qu’on publie enfin des données dans leur contexte, même si ces données sont facilement accessibles. Mais tout le monde n’a pas la possibilité de le faire, pour diverses raisons. Or Mme Sandoz observe, à juste titre, que seules les infos anxiogènes continuent d’être mises en avant.
      Alors oui,
      1) ce virus tue surtout des vieux, mais pas n’importe lesquels, principalement ceux avec des comorbidités. La précision “pas uniquement“ est totalement inutile, car il s’agit d’exceptions si exceptionnelles que le mentionner relève de la mauvaise foi. Les virus saisonniers font du reste bien moins d’exceptions que le Covid. Et ces virus saisonniers tuent aussi, parfois même plus (regardez donc, au hasard, les chiffres de l’année 2017…) sans que l’on prenne chaque fois – heureusement – des mesures aussi fantaisistes et disproportionnées.
      2) les hôpitaux sont remplis chaque année de toutes sortes de patients, et ce virus n’en a pas plus rempli que d’habitude. Au contraire, les gens ont tardé à consulter pour d’autres pathologies et ils en paient maintenant le prix. Il paraît que les chiffres sont accessibles, renseignez-vous donc.

      Le fait est que nous sommes en situation de sous-mortalité cette année. Et ce n’est pas dû aux mesures de semi-confinement qui, selon les études qui commencent à sortir les unes après les autres, ont au contraire contribué à empirer la situation (on n’en avait pas tant besoin de ces études, du reste… il suffit d’observer que les pays qui s’obstinent dans ces mesures ahurissantes sont précisément ceux qui ont connu la mortalité la plus forte – Belgique, Espagne, France, Italie, Grande-Bretagne – comme c’est étrange).

      1. Démontez mes “sophismes” si mes arguments sont moisis. Pas de problème, quand au truisme, cf plus bas.

        En 10 secondes de Google, je tombe sur fr.wikipedia.org/wiki/Pand%C3%A9mie_de_Covid-19_en_Suisse#D%C3%A9c%C3%A8s_au_niveau_national . Si ce sujet préoccupe quelqu’un, il aura la possibilité de trouver cette information très facilement, c’est une question de volonté, rien d’autre. Les journaux publient plus d’information négatives que positives, il me semble que le phénomène est connu et étudié. Coronavirus ou pas

        1) Du lien ci-dessous, environ 10% des morts avaient moins de 70 ans, d’où le fait que j’ai insisté sur le “pas uniquement”. Je viens d’aller voir les chiffres de l’OFSP. En 2017 la surmortalité est largement plus faible qu’en 2020, et comme vous le dites, il n’y a justement pas eu de mesures permettant de la limiter.

        2) Je vous offre un sophisme: aviez-vous déjà vu les couloirs du CHUV transformées en zone de soin comme ce fut le cas ce printemps? Plus sérieusement, la grippe engendre chaque année en Suisse entre 1000 et 5000 hospitalisations, l’OFSP donne aujourd’hui 4855 hospitalisations. On tape donc la fourchette supérieure, avec les mesures et 3 mois encore à tirer en 2020.
        Je vous rejoins quand aux effets négatifs dus aux délais dans d’autres types de soins.

        Attendons les chiffres globaux pour 2020. bfs.admin.ch/bfs/fr/home/statistiques/sante/etat-sante/mortalite-causes-deces.html ne laisse pas entrevoir de sous-mortalité pour le moment. Par contre le pic d’avril est sans commune mesure avec les pics grippaux des années précédentes y.c 2017 où il n’y avait pas eu de mesures. Attention à ne pas confondre causalité et corrélation afin de entre les mesures et la mortalité.

        1. Les chiffres 2020 ne sont pas tout à fait définitifs j’imagine… mais je pense qu’on peut affirmer une surmortalité certaine en 2020 en Suisse. 7500 décès de plus qu’attendus, soit 11%. C’est du jamais vu depuis la pandémie de 1918.

          ww.swissinfo.ch/fre/la-mortalité-en-suisse-a-atteint-en-2020-des-niveaux-inédits-depuis-100-ans/46282220

          Quant aux hospitalisations de la 2è vague, le hasard veut que le site actuel de la Confédération donne leur nombre à partir du 28.09.2020, soit le jour précédent mon billet: 14’478, entre le 28.09.2020 et le 01.01.2021. Ce chiffre représente 3x les hospitalisations maximales de nos bonnes vieilles grippettes non confinées.

  9. On peut, bien entendu, et sans doute nécessairement, discuter du bien fondé d’un confinement ou des mesures sanitaires prises par les autorités. Mais il est faut de”écrire que le nombre d’ hospitalisations, de guérisons, par pays, ville etc ne sont pas accessibles. Elles le sont et publiées chaque jour.

        1. Par exemple les médias. Tenez, ce mardi 29 septembre, en page 5 en bas à droite, dans la rubrique “en bref”, et sous le titre en gras et en gros “un million de morts”, le Temps publie un bilan “établi lundi par l’AFP à partir de sources officielles”. On y lit que les USA comptent près de 205’000 morts (sur combien d’hab.? J’ai fait un clic de souris pour trouver la réponse, 380’000’0000), que le Brésil en a près de 142’000 (sur combien d’hab.? J’ai fait un clic : 212’000’000), l’Inde, près de 100’000 (même clic : 1 milliard 380’000’000 d’hab.), le Mexique, plus de 76’000 (toujours un clic de souris de ma part: habitants 129’000.000) et le communiqué de l’AFP de compléter l’indication par cette précision: les quatre Etat cités “comptabilisent à eux seuls plus de la moitié des morts recensées”.
          A quoi sert cette information? A rien sinon à bien marteler qu’il y a un million de morts dans le monde ce que l’on a déjà appris la veille et pendant le week end.

          1. Ben oui mais sans des titres alarmants et anxiogènes, les journaux ne se vendraient plus. En plus, de nombreux journalistes se sont mus en porte-voix gouvernementaux (pas uniquement en Suisse). Vous avez entièrement raison, Madame Sandoz, mais comment concilier l’appât du gain et l’objectivité ?

          2. En gros, vous n’êtes pas satisfaite par la forme sous laquelle votre journal préféré publie ses informations, même si vous savez comment en trouver de plus complètes. Et ce qui vous gêne, c’est que le journal imprimé au petit matin contient des infos de la veille.

          3. Sortez vos cahiers:

            – Population USA: 331’492’860
            – Population Suisse: 8’670’640
            – Ratio: 38.23
            – Nombre de morts USA: 205’000 / 38.23 = 5’362 ramené à l’échelle Suisse soit 3 fois notre taux de mortalité.
            – Par jour, les USA déplorent environ 10 fois de morts pour une population équivalente que la Suisse

            Pas très compliqué, on enseigne ça en 6P (avec des masques). De plus, on trouve un nombre de statistiques et de données impressionnantes sur les sites officiels directement sur internet (nombres de tests, taux de positifs, faux/positifs, nombre d’hospitalisation, durée, etc).

            Les données sont truquées ? Difficile car certaines incohérences apparaîssent alors dans certains ratios qui, s’ils ne peuvent pas être expliqués par une situation particulière, mettent en doute la qualité des données.

            Donc pas très compliqué pour quelqu’un d’un niveau universitaire comme vous de s’y retrouver. vous pourriez même publier ces chiffres directement sur votre blog pour supporter votre argumentation et aider chacun à s’y retrouver.

            Mais il faut un peu de bonne volonté et pas d’idées préconçues … ce qui ne semble pas être la doctrine sur ce blog pas très scientifique.

          4. Les media que vous citez sont des media privés. Ne les achetez pas, ne les lisez pas. Faites jouer la concurrence. Pour une libérale cela doit être possible.

  10. Chère Madame,

    Tous ces chiffres sont aisément accessibles, d’un simple clique de souris… encore faut-il se donner la peine de les chercher. De nombreux médias y font référence, encore faut-il se donner la peine de les lire. Pour évoquer le cas de Marseille que vous citez, l’évolution des courbes est très claire (cas détectés, hospitalisation, réanimation en forte progression) et plaide pour la mise en œuvre de contraintes avant que la situation ne devienne incontrôlable, et si possible avant que les décès n’augmentent fortement. Est-il déraisonnable d’agir avant d’observer une saturation complète du système hospitalier et de nombreux décès ? Je ne pense pas… et vous non plus, présumé-je.

    Hommages distingués

    1. Vous seriez étonné de savoir qu’une grande partie des lecteurs ne lisent que les titres des articles (et peut-être le préambule) et sont capable de se forger une opinion là-dessus sans aller plus loin.

      S’il est effectivement facile “en un simple clique de souris” d’avoir accès à toutes les informations, il y a en réalité très peu qui le font, car cela requiert une curiosité personnelle qui ne vient pas lorsque l’on effectue une lecture passive.

      Les médias mainstreams ont donc clairement une responsabilité dans ce qu’ils publient ou ne publient pas, et cela s’applique pour tous les sujets.

      1. Absolument.
        Tenez, j’ai un excellent exemple, lu pas plus tard qu’hier dans une dépêche d’agence, dont le titre était “Patients âgés: désir de mort répandu”.
        Selon une enquête menée par le CHUV, “le désir de mort est répandu chez les patients âgés hospitalisés en soins aigus”.
        A ce moment-là, que se dit le lecteur? Que ce pourcentage doit être effectivement important (à partir de combien un pourcentage est-il important?)
        Alors on continue la lecture et on apprend que cela concerne “près d’une personne sur dix”.
        Oui, vous avez bien lu.

  11. excellent, et les chiffres que l’on nous donne sont à prendre avec un peu de recul, car il y eu tellement d’abus de ce côté là..! puisque dans certains endroits les médecins touchent de l’argent en déclarant une personne morte du covid ! Je sais que des tests vierges ont été envoyés en labo avec un résultat positif..!??? Et les autres années de grippes, le gouvernement n’avait pas mis en place toutes ces mesures ..? Alors pourquoi..? car il y a toujours eu des cas grave de grippe..!! avec autant de morts..! Le comportement des politiques par rapport à ce virus est MALSAIN..!!
    Jamais ils ne se sont souciés de notre santé..? Au contraire car notre système de santé est construit pour enrichir grassement certains…

  12. Dėcider de la suppression dès mesures sanitaires s’apparentra au “dėbranchement” d’un malade en fin de vie. Pourquoi ne pas attendre un miracle ? Quel politique osera prendre la responsabilité d’une telle dėcision ? Comme d’habitude le plus simple sera de ne rien faire et de pourrir la vie de tous pour sauver (peut-être ) quelques-uns. Vous avez aimé 2020 ? Vous adorerez 2021 !

  13. Il est un nom qui enflamme le web dès lors qu’il est prononcé… pourtant, il reste le seul qui semble avoir la volonté et la capacité d’apporter des réponses scientifiques. Mais disons qu’effectivement, nous avons besoin d’en savoir plus: pourquoi ce virus est-il devenu manifestement moins létal? Qui meurt encore du coronavirus en Europe de l’ouest et avec quelle perte d’espérance de vie? Pourquoi tant de mauvaise foi dès lors qu’il s’agit d’hydroxychloroquine (même le correcteur orthographique refuse de se souvenir de ce mot) alors que les témoignages positifs se multiplient dans la presse?
    Bon vous attendiez que quelqu’un mette les pieds dans le plat. Et bien voilà!

    1. Vous avez raison mais la Novaquine est un vieux produit qui ne rapporte plus grand-chose, donc normal qu’il est dénigré par les “experts” auto-proclamés ou nommés par le gouvernement. Leur bien-être économique dépend des largesses des pharmas qui préfèrent nous fourguer des médicaments nouveaux et chers à l’efficacité douteuse.

      1. Cet argument n’a pas de sens : le dexaméthasone a été démontré efficace pour réduire la mortalité chez les cas sévères et il est recommandé par l’OMS et les gouvernements. Et c’est aussi un vieux médicament bon marché. Quel intérêt à dénigrer l’un et pas l’autre, si les deux étaient vraiment efficaces ?

        1. La dexaméthasone est une stéroïde, pas vraiment dépourvu d’effets secondaires (lisez la notice d’emballage ou demandez à votre pharmacien) mais il est vrai qu’elle est tellement vieille ce qui permet de l’obtenir en médicament générique.

          1. Il y a évidemment des effets secondaires au dexaméthasone, de même qu’à l’hydroxychloroquine (voir prolongation de l’intervalle QT).

      1. Les grands experts comme le prof Petone et le prof Raoult ont donné les preuves empiriques et scientifiques. La chloroquine est efficace. Le débat est clos. …

        1. *preuves empiriques et scientifiques*

          Parce que vous pensez qu’il existe, mise à part en mathématique(s) et informatique formelle, des preuves scientifiques qui ne sont pas empiriques ?

      2. Pardon Péronne. Et j’en profite pour conseiller à CEDH la lecture de son livre: “Y a-t-il une erreur qu’ils n’aient pas commise?”

        Pour mémoire le prof Péronne est un ancien président du Haut Conseil de la Santé Publique en France. Il est un peu plus qualifié que vous CEDH pour parler du sujet. Il n’y va pas de main morte. Il a carrément accusé la politique du gouvernement français d’avoir causé 25’000 morts inutiles par refus de soigner avec le seul traitement connu et efficace.

        1. Bof. Si ce médicament est votre seul espoir, pourquoi pas ? On ne sait jamais.
          Mais attention, il est des contre-indications, genre favisme.
          Et puis comme le dit le guru : ECG avant et après la première prise, puis ECG à j+2.
          Et puis si vous vous trouvez plus intelligent après sa lecture, relisez donc la péroraison très grand public en question.

  14. Chère Professeure,

    Je vous remercie pour ce bel article qui résume parfaitement ce que nous ressentons.

    La proportionnalité des mesures prises par les autorités doit être questionnée.

    Bien cordialement,

  15. Je pense que la difficulté vient du fait que nous ne faisons pas la seule comparaisons intéressante, c’est à dire comparer le nombre de morts/malades qu’on aurait SANS aucune mesure de protection avec le nombre de morts/malades actuel qui est effectivement faible.

    Pour avoir cette première référence, il est possible de simuler la propagation d’un virus sans barrière et connaissant son taux de mortalité et de séquelles de chiffrer les dégâts et les chiffres montent très très vite. C’est mathématique.

    Mais comme on n’a pas ce scénario sous les yeux, on pense qu’on fait tout ça pour rien…

    1. Si, on l’a : la Suède. Ils ont un taux de positivité inférieur à 2%.
      Nos épidémiologistes, bioéthicien(ne)s et autres infectiologues de plateaux de télévision sont fous de rage.

      1. Analyse précipitée au vu de l’évolution suédoise au cours de ce mois. Les situations norvégiennes ou finlandaises sont bien meilleures. Quant à la tendance suisse elle est depuis une petite quinzaine bien meilleure que la tendance suisse grâce à quelques mesurettes.

        Analyse erronée au vu des quelques barrières imposées et de celles spontanément adoptées par la population suédoise où il n’est pas besoin de fermer certains commerces pour qu’ils soient contraints de réduire la voilure ou de fermer faute de clients.

        Les mesures suisses ont conduit à trois fois moins de morts qu’en Suède, à une sous-mortalité globale, et à une baisse de PIB à peine moins bonne que celle de la Suède.

        1. Il doit y avoir quelques fautes de frappe (ou lapsus?) dans le premier paragraphe de votre commentaire. Car l’évolution suédoise est parfaitement stable, avec des sursauts non significatifs.
          Par ailleurs, si vous comparez la Suisse à la Suède, alors faites-le avec les régions principalement concernées. Il y a eu la même hécatombe dans les EMS vaudois que dans les EMS de Stockholm. Il se trouve juste que Stockholm est un peu plus grande et que les EMS sont de grands complexes de centaines de pensionnaires, avec du personnel engagé au CDD et peu qualifié. Une situation regrettable, certes, mais non liée à la gestion du Covid. Entre-temps d’ailleurs, les Suédois ont pris des mesures en ce sens.

      2. Je vous signale que le taux d’incidence en Suède ne fait qu’augmenter. La mortalité, qui est déjà un peu plus haute qu’au plus bas atteint cet été, va sans doute et malheureusement augmenter. Quand les indicateurs avancés sont à la hausse, les hospitalisations, puis les morts suivent.

  16. Mme Sandoz a une fois de plus raison: il n’a jamais été possible, depuis le début de la pandémie, de trouver un seul article de journal qui indiquât expressément le taux de guérisons du Covid. Il fallait chaque fois prendre la calculette et diviser le nombre de morts par le nombre de cas annoncés. Et l’on trouvait TOUJOURS, je dis bien toujours, et quel que fût le pays, une proportion entre 4 et 6 % de morts, donc entre 94 et 96% de guérisons. Le devoir des journalistes est d’informer, et non de servir les intérêts des pharmas qui veulent nous affoler pour mieux nous voler, et des politiciens qui veulent nous brider tout en parlant à tort et à travers de démocratie.

    1. Et en plus vous vous trompez complètement.

      – La létalité est, sous nos latitudes, bien plus basse.
      – Vous confondez ne pas en mourir et être guéri.

      1. @CEDH

        Quelle est la différence entre ne pas mourir et être guéri? Si on meurt c’est qu’on n’a pas guéri. Si on ne meurt pas c’est qu’on a guéri. Aussi simple wue ça. C’est mon cas. J’ai eu cette maladie et après trois semaines je n’étais pas mort. J’étais donc guéri.

        Il faut arrêter de couper les cheveux en quatre pour affoler les gens.

        … Mais il faut savoir que la Pharma paye beaucoup de gens de toutes sortes. Ca va du professeur de médecine, qu’on paye très cher, aux petites mains qui rendent des tout petits services. C’est une vraie mafia. Tout le monde le sait.

        … Berset, Pittet et Kaiser font du meilleur boulot pour la cause de la vaccination obligatoire qu’on nous prépare.

        1. Si on ne meurt pas d’une maladie on peut néanmoins continuer à en être malade. Le covid a parfois des conséquences tardives, qui parfois surgissent ultérieurement. Peut être s’agira-t’il de séquelles. Alors non, si on n’est pas mort, on n’est pas forcément guéri.

          Et c’est vous qui affolez les gens avec votre allégation de létalité de 4 à 6 % après une besogneuse soustraction.

          Fin juin la létalité était de l’ordre de 0.4 % (à Genève et hors EMS) pas de 4%.

          1. @ Martin

            Entretenir la peur c’est multiplier par 10 le taux de létalité observé dans l’étude genevoise, comme “avocat santschi” l’a malencontreusement fait.

            En signalant cette erreur j’ai contribué à diminuer la peur. Je crois que 10 fois moins de létalité cela fait moins peur.

            0.4 % plutôt que 4 % fait moins peur. Votre détestation vous aveugle.

            D’ailleurs le taux de létalité doit être plus bas que cela, tant à raison des imperfections de l’étude (échantillonnage et anticorps comme proxy de l’infection), que de l’amélioration des soins.
            Amélioration qui ne peut être maintenue qu’avec un nombre raisonnable de patient. 100 patients cornavirus au soins intensifs à Genève c’est beaucoup trop pour maintenir la qualité et respecter les soignants.

            Létalité plus basse, là ça vous fait peur mon bon Martin.

  17. Merci pour ce texte!

    Les systèmes de santé sont-ils saturés parce qu’il y a une pandémie ou parce qu’on en a diminué les moyens? Nous avons eu 6 mois pour réagir et nous continuons dans la direction d’un auto financement de la santé publique pour développer les cliniques privées chères. Je ne pense pas que nous prenions la bonne direction, mais malheureusement notre avis ne compte pas et nous payons toujours la même chose même si les lits diminuent.

    Est-ce que le système de santé va également saturer pour la grippe normale? Est-ce qu’on va faire un confinement pour la grippe normale? Cela me préoccupe. Si nous suivons leur logique nous devrions le faire. Si nous ne le faisons pas cela veut dire que nous tolérons que des gens meurent de la grippe normale mais pas du covid 19.

    Et – contrairement aux pays qui nous entourent – la Suisse a largement les moyens de réagir, de faire demi tour et de réinjecter de l’argent dans les hôpitaux.

    Prenez soin de vous!

    1. “nous continuons dans la direction d’un auto financement de la santé publique”.
      Je ne comprends pas ce que vous voulez dire.

      “la Suisse a largement les moyens de réagir, de faire demi tour et de réinjecter de l’argent dans les hôpitaux.”
      Il n’est certainement plus temps de faire des investissements lourds. Il faut parer au plus pressé. Ce qui a été largement fait ce printemps. Avec une erreur de pilotage, les soins hors covid aurait dû être ouverts plus largement et plus rapidement.
      Quant à dire que la Suisse a de l’argent, vous parlez sans doute de celui des contribuables ? Et bien cela suffit comme ça ! Vous pouvez toujours emprunter, les jeunes paieront (version cynique) ou ne paieront pas (version inflation). On peut aussi emprunter pour leur laisser financer des cargaisons de master en droit (à Genève en tous les cas) largement inutiles (sauf en droit de la famille, bien évidemment).

  18. Madame Sandoz,
    Félicitation pour votre article! Je partage entièrement votre sentiment: j’ai soutenu à 100% le Conseil fédéral durant les 3 premiers mois de la pandémie. Depuis le déconfinement et la reprise en charge du dossier par les autorités cantonales, force est de constater que les différents gouvernement cantonaux sont totalement dépassés par l’enjeu. Alors que le Conseil fédéral a su garder la tête froide et prendre des décisions proportionnées, les gouvernements cantonaux préfèrent la gesticulation politique (par exemple port du masque obligatoire dans les magasins alors qu’aucune source significative de contaminations n’y a été relevée) plutôt que de prendre des mesures proportionnées et adaptées à la situation. Il serait effectivement grand temps d’analyser la situation: ce virus est-il vraiment si dangereux qu’on l’avait prévu? Est-il bien utile de faire porter des masques à des étudiants 8h par jour? Qui faut-il protéger et comment? De toute évidence, il manque un capitaine à la barre.

  19. Dans le JDD (Journal Du Dimanche français), devait être publié dimanche passé, une rubrique signée par 250 médecins, chercheurs , épidémiologistes et autres scientifiques travaillant sur le terrain, rubrique allant dans le sens des propos de Mme Sandoz .. cette rubrique a été censurée et n’a donc pas été publiée.
    Idem en ce qui concerne une émission passée il y a une dizaine de jours sur une chaine TV française d’informations, émission lors de laquelle s’exprimaient des Professeurs de renom ( Pr Perronne, Toussaint, Raoult… l’homme à abattre , et d’autres dont je n’ai pas retenu les noms) qui critiquaient fortement la politique sanitaire actuelle du gouvernement français.
    Jusqu’à dimanche on pouvait voir cette émission en replay sur le net.. depuis, en ouvrant le lien on ne peut que lire :
    Cette vidéo a été supprimée car elle ne respectait pas les conditions d’utilisation de youTub (!!!!)
    Traduction :” les propos tenus dans cette vidéo ne sont pas conformes à la pensée diffusée et imposée par le gouvernement à la botte de la Big Pharma.”

    Dans ces conditions , comment peut-on s’empêcher d’avoir quelques doutes ? d’imaginer qu’il y a complot ?
    Dans une vraie démocratie, il doit y avoir débat et un vrai débat démocratique c’est permettre à TOus ceux qui connaissent le sujet de débattre de s’exprimer.. sinon, on s’achemine vers un totalitarisme rampant..
    Interdire toute opposition laisse donc à penser qu’il y a quelque chose de pas très net et qu’on nous mène en bâteau !

    Ceci dit , Merci et bravo Madame Sandoz pour vos propos toujours sensés !

    1. Un épidémiologiste. Un spécialiste des maladies infectieuse. Un médecin réanimateur. Des médecins de ville. Et des spécialistes en sciences molles. Qui tous pensent que la France est infiniment supérieure à la Communauté madrilène.

      1. Et donc les spécialistes que vous énumérez seraient incompétents en matière d’analyse d’infections respiratoires transmissibles? Au contraire, ces personnes sont loin de penser que la France est supérieure à l’Espagne, et s’évertuent à expliquer qu’on y commet les mêmes erreurs. J’ai de la peine à vous suivre…
        A Madrid comme à Paris, le confinement n’a donné aucun résultat probant, bien au contraire.
        Toute personne douée de bon sens devrait en tirer des conclusions. Mais le bon sens est une denrée de plus en plus rare, de toute évidence.

        1. Donc il y a 3 personnes sur 250 qui sont censées être compétente et vous mettez en tête de gondole “250 personnes compétentes”.

          1. Pas du tout, je suis comme vous. Je n’ai pas de compétence. Donc j’écoute les experts. Vous n’en faites pas partie.

            Les deux experts les plus reconnus et les plus sérieux dans le monde francophone sont le professeur Christian Péronne, ancien Président du Haut Conseil de la Santé Publique et le professeur Didier Raoult de l’IHUEI de Marseille.

          2. J’y pense Raoult c’est bien celui qui avait prédit qu’il n’y aurait pas de première vague en France ?

  20. A quoi bon ergoter sur des détails quand, dans cette société, à partir du moment où quelqu’un articule le mot sécurité tout est dit, plus aucune discussion n’est possible, tout le monde est prêt à accepter les pires absurdités.

  21. Je ne comprends pas vos simagrées.

    Il n’y quasiment plus de mesures contraignantes au niveau fédéral à part l’obligation du masque dans les transports publics (pas d’amende en cas de non respect). Les évènement de plus de 1000 personnes sont autorisés à condition de prendre des mesures pour limiter les risques. Le reste sont des recommandations. Il n’est pas interdit de voyager mais il y a une quarantaine quand on se rend dans un pays fortement contaminé. De plus, il y a maintenant de nombreuses exceptions et peu de contrôles.

    Sinon: les commerces sont ouverts, la plupart des gens peuvent travailler, les restaurants sont ouverts, on peut se réunir avec ses amis, sortir. Les secteurs qui sont impactés sont supportés financièrement. La vie a repris.

    Les autres mesures sont décidées au niveau cantonal en fonction de la gravité de la situation. Seule une minorité de cantons ont dû prendre des mesures supplémentaires qui peuvent inclure le port du masque dans les commerces et les lieux publics fermés et des restrictions dans les bars et les night clubs. Big deal !

    On est donc pas très loin de ce qui se passe en Suède. Toutefois, si la situation en Suisse devait s’agraver, nous serions immédiatement placés sur liste rouge par les autres pays avec un impact sur l’emploi, notre liberté de circulation, etc

    Notre marge de maneuvre est donc limitée. De plus, les mesures en Suisse sont plutôt minimalistes en comparaison de l’étranger: port du masque obligatoire dans la rue, fermeture des restaurants, couvre-feu, confinement, interdiction de visite dans les EMS, etc. Le tout avec des amendes salées et, potentiellement, des peines de prison en cas de récidive.

    Vous pourriez donc critiquer la proportionalité des mesures prises à l’étranger mais vous semblez préférer un amalgame malsain afin d’entretenir un climat de révolte au sein de la population.

    Mme Sandoz, est-ce que vous nous dites toute la vérité ?

    1. Bonsoir Richard!
      J’ai bien de la peine à comprendre que vous parliez de “simagrées”. Visiblement vous ne dirigez pas d’entreprise, ni n’être responsable de l’avenir de vos employés. Actuellement, tous ceux qui dépendent des décisions cantonales ne savent pas s’ils pourront organiser des concerts “normaux”, des camps, etc. Par exemple, actuellement nous ne savons pas si nous pouvons organiser en camp de ski en mars prochain. On nous dit que cela dépendra de l’évolution de la pandémie. D’autres ne savent pas quand ils pourront servir leurs clients normalement, quand ils pourront réengager. Encore d’autres n’osent plus faire de voyages d’affaires. A la clef, il y a des emplois – et donc des salaires qui seront versés ou non, des fournisseurs, qui seront payés ou pas, etc. La confédération ne peut pas soutenir tous les secteurs à bout de bras. il n’y a là aucun amalgame, mais la simple réalité du terrain. Je vous encourage à tenir compte aussi du point de vue de ceux qui créent des postes et des revenus.

      1. Bonsoir. Merci pour votre réponse intéressante.

        Qu’est ce qui vous fait penser que je ne suis pas chef d’entreprise ?

        Ces dernières années, nous avons dû nous adapter à la pression du numérique, de nouveaux canaux de vente, l’arrivée de concurrence qui opère avec des structures de coût totalement différentes, le franc fort, des taux négatifs et j’en passe. Est ce qu’on m’a aidé ? Est-ce que j’ai pu demander la fin des “mesures” ou plutôt la mise en place de mesures protectionistes ?

        Vous parlez d’incertitude, vous aviez donc de la chance de travailler dans un domaine ou tout pouvait être planifié dans une routine confortable. En ce qui me concerne. Cela fait plusieurs années que nous vivons une autre réalité (gestion par scénarios, etc), sans parler de la mise en place de nouveaux contrats où le risque est transféré sans contre-partie, etc. Les voyages d’affaires ? C’était déjà devenu l’exception bien plus que la règle depuis pas mal de temps. La seule chose qui reste constante: c’est nos objectifs trimestriels…

        On a beaucoup parlé de “disruption”, cela signifie que vous faites un métier depuis plus de 20 ans et que, suite à l’évolution de la société et des technologies, votre business aura disparu dans quelques années. SI vous pensez que c’est un mythe alors vous avez de la chance. Demandez à un chauffeur de taxi ce qu’il pense d’Uber.

        La réponse de notre monde libéral a été “adaptez-vous” et c’est ce que nous avons dû faire. Notre mode opératoire a dû être totalement modifié en quelques semaines… On en a pris plein la g… Durant le semi-confinement, l’impact a été terrible. Les clients et les fournisseurs étaient dans le jus. Aujourd’hui ça reste difficile mais on peut tourner. Nous devons tout faire pour éviter de tout fermer à nouveau. Si cela implique quelques mesures sanitaire jusqu’à ce qu’une solution (vaccin ou autre), ça reste un moindre mal pour l’emploi globalement.

        Là où je vous rejoins, c’est qu’on ne peut pas aider tout le mode. L’impact de la pandémie étant sectoriel, il faut donc cibler. Le tourisme, les transports, le sport, la restauration, l’évènementiel, la culture sont dûrement touchés. Pour ceux-là, il faut des aides pour passer le cap, s’adapter et maintenir des emplois. Il faut aussi se poser des questions sur l’avenir à moyen et long terme de certains secteurs qui risquent de devoir se redimensionner.

        Que faisiez-vous, quand vous réalisiez que certains produits/services étaient déficitaires et donc financés par d’autres ? Quel était le conseil de votre banque qui financait votre développement ? Il n’a jamais été facile de faire tourner une PME.

        Je compatis, je comprends. C’est triste et difficile. Mais face à un changement ou des facteurs externes, cela n’aide pas beaucoup. D’où un certaine agacement de ma part. Cela n’empêche pas qu’il faille s’adapter et que gémir ne sert à rien. C’est notre job.

        En tant que client, j’admire la réactivité et la créativité dont certaines branches ont fait preuve. Elles auraient pû se plaindre contre certaines mesures mais ont trouvé des moyens de continuer à travailler, changer de fournisseur, rassurer leurs clients tout en garantissant la sécurité des employés et des clients. Certains ont gagné ainsi des parts de marchés. D’autres, qui n’étaient pas assez présentes sur le WEB ont rattrapé leur retard et complété leur modèle d’affaire. Elles sont maintenant prêtes à faire face à une concurrence qui arrivait toute façon (Covid ou pas).

        Je suis inquiet pour certains secteurs qui représentent notre manière de vivre et de nos valeurs (sport, concerts, culture, bars, restauration, etc). Et là, j’ai beau être libéral comme Mme Sandoz, il faut trouver des solutions car nous devons préserver ce qui fait notre société (par exemple: une ville sans bistrot ou sans restaurant, ce n’est pas vraiment une ville). La mise en place d’une solidarité entre les divers partenaires publics et privés devient nécessaire: c’est alors un choix de société qui doit donc suivre un processus démocratique.

        Cela soulève aussi d’autres questions: quand le modèle d’affaire dérive et finit par reléguer les revenus de l’activité de base par des activités annexes (par exemple: la presse gratuite, le sport, les concerts, etc) pour éliminer la concurrence, il y a une fragilisation et une dépendance malsaine. La Covid19 devient alors un déclencheur comme un autre (crise financière, etc).

        Mais, quand on commence à parler de régulation pour éviter ces risques, on nous rappelle la loi du marché et de la concurrence. Si votre business n’est plus compétitif, il va disparaître même si je trouve ça injuste et dommage.

    2. Ah le fameux argument du “c’est encore pire ailleurs”…
      Du même genre que le “c’est juste un masque”… ou “c’est juste un vaccin”… ou “c’est juste 2 semaines de quarantaine”… Y’a-t-il une limite ?

      Vous n’imaginez pas l’impact sur le développement des enfants; ma filleule de 9 ans s’est mise à faire d’énormes plaques d’eczéma… pour bénéficier de contacts physiques réguliers car il faut lui passer la crème; elle a commencé à frapper ses camarades de classe, aussi – encore une recherche détournée et éperdue de contacts. Elle, une enfant douce et câline, est en train de se durcir et d’avoir des cernes !

      Mon coeur se brise en voyant ces gamins.
      Et non, ils ne “rattraperont” pas plus tard les phases importantes.
      Comme les ados qui d’habitude sortent, s’aiment, librement, ne revivront plus cette période, jamais.
      Une société qui ne se révolte pas devant le traitement infligé à ses enfants, tout cela pour soi-disant préserver des personnes en fin de vie, mérite peut-être de s’effondrer, finalement.

      1. Absolument d’accord avec vous. Et obliger des gamins et adolescents à porter le masque sous peine d’exclusion de l’école est une aberration totale. Qui sème le vent récoltera la tempête…

        1. De quoi parlez-vous ? Il faut sortir un peu car vous affirmez absolument n’importe quoi. Le port du masque n’est pas obligatoire pour les enfants. On n’est pas en France, vous confondez.Pour les adolescents, il n’est pas obligatoire en classe ni à l’extérieur (sauf si les distances de sécurité ne peuvent être respectées, ce qui peut donc être évité en s’organisant).

          Il faut noter que l’on ne peut pas forcer des élèves ou des enseignants vulnérables (maladie chronique, grossesse, groupe à risque, etc) à se rendre à l’école si cela peut porter atteinte à leur santé ou à celle de leur proches.

      2. Merci pour votre commentaire. Je comprends car je subis comme vous les effets de cette pandémie qui va bien au delà du problème sanitaire. Contrairement à d’autres pays dans le monde, nous n’avons jamais vécu une telle situation et nous vivions jusqu’à présent dans un certain confort et une sécurité.

        Je ressens comme vous les effets de ce climat anxiogène en tant qu’animal social peu préparé à ces règles. Il est clair que nous ne pourrons pas continuer comme cela à long terme sans solution.

        Plus qu’un argument du “c’est pire ailleurs”, le but de mon propos est de relativiser la situation en Suisse. Pourquoi ? Car j’ai l’impression que depuis un certain temps, nous faisons partie du problème en nous imposant mentalement des règles plus strictes qu’elles ne le sont réellement contribuant ainsi à rendre épreuve encore plus difficile.

        Pour la plupart d’entre-nous, c’est le résultat d’un climat anxiogène et de la permanence du sujet qui finit par tourner à l’obsession. Notre malaise et notre inconfort s’amplifie encore lorsque nous la nourrissons en groupe (ce blog est un bon exemple). L’effet est alors exponentiel.

        Je suis désolé d’entendre le récit concernant votre filleule. Il ne semble pas que les mesures sanitaires officielles telles que le port du masque et les distances de sécurité soient applicables aux enfants de 9 ans ? Ni qu’on ne puisse s’occuper d’eux de manière humaine et appropriée. S’agit-il d’une règle imposée par l’établissement ? Ou alors est-ce le résultat de règles que nous nous imposons dans ce climat de peur comme mentionné précédemment ?

        Les enfants autour de moi sont très sensibles aux émotions de leur entourage donc à mon comportement. S’ils me sentent nerveux, triste ou inquiet alors ils réagissent différement. J’essaie donc d’éviter d’auto-entretenir mon niveau d’angoisse et d’accepter des mesures simples comme le masque. J’essaie de prendre ça comme un jeu.

        A part ça, je vois beaucoup d’enfants autour de moi jouer ensemble sans problèmes. Il en va de même pour les adolescents qui, et ça me rassure, n’ont pas perdu leur capacité à vivre ensemble leur vie. Certes, le port du masque est demandé dans les établissements scolaires mais cela ne les empêche pas de vivre en dehors. Dans certains cantons, les night-clubs ont été fermés mais est-ce vraiment une condition indispensable à leur l’épanouissent personnel ?

        Avant la pandémie, voir des adolescents s’enfermer dans une bulle numérique et passer parfois la plus grande partie de le temps devant un écran m’inquiétait bien plus pour leur développement social.

        Finalement, je pense poursuivre le même but que vous mais d’une manière un peu différente. Opposer des groupes de risques (jeunes/vieux, etc) et faire des comparatifs coût/bénéfices, ça ne fonctionne pas. Je pourrais donner ici une une liste d’exemples dont l’arbitrage serait humainement impossible.

        Je ne peux donc pas me résoudre à accepter de causer la mort quelqu’un d’autre par un comportement que je pouvais éviter. Porter un masque, par exemple, quand il le faut me semble donc raisonnable tout en continuant à vivre le plus normalement possible en évitant ainsi de propager des rumeurs et un stress inutile tout autant préjudiciable.

  22. “Faut-il vraiment punir les jeunes pour protéger les « vieux » à cause de la pandémie ?”
    Madame Sandoz, cette équation est une simplification grossière car il existe des personnes vulnérables – pour toutes sortes de raisons – à tous les âges.
    C’est l’honneur de notre société que de vouloir défendre les plus faibles. Cette épidémie est un test de l’esprit civique dont nous pouvons faire preuve. Avez-vous perdu le sens des valeurs les plus fondamentales de notre civilisation ?
    Je ne peux le croire. Ce serait en effet insupportable.

    1. “Faut-il vraiment punir les jeunes pour protéger les « vieux » à cause de la pandémie ?”
      Cela s’appelle de la solidarité. Mais bon, foin de solidarité. Supprimons l’impôt sur la fortune et le revenu et laissons les étudiants se débrouiller. Je suis partant.
      Mme Sandoz reprendra sans doute bien volontiers du service et enseignera chez elle 🙂

    2. Oui, c’est l’honneur de notre société de protéger les plus vulnérables.

      Mais ça serait intéressant d’aller au bout de la réflexion – pourquoi uniquement prendre en considération les personnes vulnérables au CoVid?

      Quid des enfants déscolarisés? Et les personnes déprimés et les suicides en augmentation ? Ces personnes qui se trouvent au chômage? Les personnes qui n’arrivent plus à joindre les deux bouts, dont les 5’000 personnes qui faisaient 5 heures de queue au Vernets pour un sac de courses à 15 Fr?

      Ils sont aussi vulnérables. D’ailleurs parfois très dramatiquement A CAUSE des mesures.

      Des millions d’enfants, très vulnérables, risquent de mourir et souffrent:

      weforum.org/agenda/2020/09/charts-covid19-malnutrition-educaion-mental-health-children-world

      Il y a donc un équilibre à trouver.

      Pas simple!

      1. Et je rajouterai : quid de nos petits vieux (dont moi) que la société bienpensante s’évertue à protéger contre eux-mêmes, surtout ceux en EMS enfermés dans leur chambre comme des bêtes, nourris trois fois par jour par des aides-soignant(e)s masqué(e)s comme des bandits, empêchés de voir leurs proches et ami(e)s, toutes ces souffrances au nom de la solidarité ?

        1. Pour les EMS je vous suis. Il appartient à la personne qui y loge de choisir les risques qu’elle veut prendre tout en lui permettant de les diminuer si elle le veut.

          Par contre, elle ne peut exiger de mettre en danger les autres résidents ou le personnel.

          C’est donc un casse tête pour une direction d’EMS. La seule solution est de créer plusieurs catégories d’EMS ou, s’ils sont assez grands, plusieurs ailes.

          Je le répète depuis des mois. Tous s’en foutent.

          Quant à nous, nous avons extrait d’un EMS une vieille tante. Avocat, médecin et chauffeur de limousine musclé pour l’escorter jusqu’à la sortie de la propriété. Une honte absolue, une infantilisation de cette tante qui a toute sa tête. Mépris de l’Etat de droit proclamé par ce canton.

      2. Effectivement c’est lamentable.

        Les sans-papiers doivent être expulsés (ils représentent plus de la moitié de ceux qui ont répondus). D’ailleurs ils ne devraient pas être là, leur présence sur territoire suisse font d’eux des déliquants (art.115 LEI). Quant à leurs employeurs ils doivent être poursuivis et sanctionnés.

        Les permis B ou C, qui ne veulent rien demander à l’hospice général pour dissimuler leur état financier, doivent supporter les conséquences de leur choix.

        Enfin les suisses sont libres de ne rien demander.

        Il s’agit donc d’un problème de délinquance, de dissimulation et de choix. Le covid n’est que le révélateur des tolérances mal placées de nos autorités.

        1. Wow.

          “Le problème est a,b ou c. Punkt.”

          En tous les cas @CEDH, sans vous connaitre puisque vous ne mettez pas votre nom, on pourrait apprécier les certitudes de vos opinions dans vos 25 éclairages de vérité sur cet article. 🙂

          Merci pour ça. Bonne journée!

          1. Monsieur tous (quelle modestie !),

            Vous affirmez “tous.ch ne prend position ni sur le masque en tant que mesure sanitaire, … “. Vous ne niez donc pas qu’il puisse contribuer à la sauvegarde d’un droit fondamental : le droit à la vie.
            Et pourtant vous faites signer un manifeste qui précise : “Des millions de citoyens suisses voient leurs droits fondamentaux bafoués: …. de choisir de respirer sans masque… “.
            Puisque vous ne sauriez vous contredire, il faut bien arriver à la conclusion que, selon vous, le prétendu droit fondamental à ne pas porter un masque ne saurait être limité par le droit à la vie d’autrui. Tel n’est pas mon avis.
            Au demeurant, il reste à démontrer que le droit de ne pas porter en public un masque est un droit fondamental, à savoir un droit consacré par la constitution.

          2. Vous colportez les dires scientifiques d’un avocat pétitionnaire. Et qu’y lit on ? Par exemple, cela :
            “Ce virus est apparenté à d’autres virus Corona qui affectent les humains et provoquent les grippes saisonnières qui existent de tout temps et partout dans le monde.”
            Un voilà un qui confond grippe (qui n’est pas provoquée par un coronavirus) et rhume (qui peut être provoqué par un coronavirus) et qui voudrait qu’on le prenne au sérieux.

            Et que fait-on de vote médecin signataire qui n’a toujours pas compris la différence entre Valeur prédictive positive/négative et faux positifs/négatifs ? A mon avis on évite de le consulter.

            A en croire le Temps, vous auriez déclaré :
            “C’est quand même hallucinant que ce soit à moi, un Hollandais d’origine sans aucune légitimité politique, de poser ces questions”. Là vous êtes clairvoyant, c’est proprement hallucinant.

            Par contre, votre action a certainement pour effet de culpabiliser et déstabiliser certaines des personnes réputées fragiles face au covid-19 et ainsi de les pousser, bien malgré vous, à renoncer à leur droit de vivre.

      3. Oui, il y aussi une solution complémentaire. C’est que ceux dont le secteur a été moins touché et ont même augmenté leurs ventes (food, pharma, eCommerce, or, etc) partagent un peu plus avec les plus faibles. La concentration de la richesse n’a jamais été aussi grande. De plus, l’épargne a paradoxalement augmenté en Suisse cette année…

    3. @Alok (29 septembre 2020 à 23 h 57 min)
      Les mesures destructrices prises presque partout dans le monde ne défendent pas les plus faibles. Grave erreur de votre part. Dans la catégorie des personnes les plus à risque, il y a la plupart des chefs d’état et autres personnes qui détiennent le pouvoir économique. Ces individus ont presque tous plus de 60 ans et un bon nombre d’entre eux ont plus de 70 ans.

  23. L’information est disponible et présentée intelligemment si on veut bien se pencher peu pour la trouver.
    Le site du ministère français de la santé tient à jour un tableau de bord des principaux indicateurs concernant l’épidémie de Covid: il indique 665 décès à ce jour dans les Bouches-du-Rhône. La courbe des décès montre une accélération depuis mi-septembre.
    dashboard.covid19.data.gouv.fr/vue-d-ensemble?location=DEP-13
    Pour ce qui concerne les chiffres rapportés au nombre d’habitants, le New York Times tient à jour une carte sur laquelle il suffit de cliquer sur un pays pour avoir les nombres absolu et relatif des contaminations et des décès.
    anytimes.com/interactive/2020/world/coronavirus-maps.html

  24. En 1918, l’espèrance de vie moyenne était de 65 ans… les problèmes de retraite et de la Covid seraient inexistants… par contre, il n’est pas certain que votre blog existerait …
    Comparer l’incomparable est, certes, une technique qui permets de supporter un argumentaire bancal mais le résultat n’est généralement pas bien utile…

  25. Extrait d’une interview dans le Temps d’aujourd’hui de Bertrand Kiefer, médecin et éthicien, qui me paraît très révélatrice. Extrait : « Cette nécessité de se protéger collectivement nous réveille, par rapport à l’individualisme consommateur très développé dans nos sociétés. »

    Si l’on ajoute le propos très clair de votre commentateur SAMUEL : «Elle est là la question éthique et philosophique, pas dans les chiffres soi-disant disparus que vous trouverez en 15 secondes de recherche» on peut en déduire que les moralistes et le puritains de tous bords rebondissent sur la crise du COVID pour tenter d’imposer, par la force de décrets si nécessaire, une certaine organisation de la société qui corresponde à leurs aspirations : collectivistes, solidariste, antilibérale et anti libertaire avec de forte tendances totalitaires. Tout cela avec le soutien indéfectible de la presse et des médias, surtout romands, dont on sait que les sympathies et les affinités penchent très lourdement à gauche.

    Le traitement de la pandémie est clairement en train de passer du domaine scientifique au combat idéologique.

    Compte tenu de ce changement de registre, je crains que la réalité et la vérité des chiffres n’aient plus vraiment d’importance.

    1. Une société sans responsabilité ni solidarité: est-ce encore une société libérale? Nous souhaitons seulement que les médias romands complètent leur information par des chiffres rapportés à la population pour pouvoir former notre opinion en comparant des pays/régions entre eux, même si les morts CoVID ne sont pas comptés partout de la même manière.

    2. Cette phrase doit être ancrée dans un contexte. Le paragraphe qu’elle conclut n’a rien de puritains ou moralistes (j’imagine que vous pensiez au moralisme chrétien), alors que son approche, on ne peut plus libérale, ne serait pas reniée des libertaires. Après avoir utilisé des adjectifs aux antipodes de mon propos pour le qualifier, que penser de la solidité de votre double conclusion?

    3. Vous avez entièrement raison, selon moi. J’observe cette dérive totalitaire et démagogique depuis plusieurs mois, pas seulement en Suisse, et elle m’inquiète. Joseph Goebbels disait “Répétez un mensonge jusqu’à ce qu’il devienne vérité pour la populace.” Nos stratèges de la Task Force Covid et leurs collègues dans de nombreux autres pays ont bien appris la leçon (je ne les traite pas de nazillons mais de propagandistes de fausses nouvelles). Ce phénomène se répand comme un feu de brousse en Asie (Chine, Inde, Corée, Japon, Myanmar, Pakistan, Cambodge et Philippines), sans parler de la Russie et des USA. Eric Blair (alias George Orwell) avait vu juste, hélas…

  26. Comme vous avez raison Madame Sandoz. Trop de médias ne font qu’annoncer stupidement le nombre de décès COVID. Hier un décès, avant-hier deux décès… Mais jamais on rappelle le nombre moyen de décès quotidiens en Suisse : 67’000 par année, soit environ 183 par jour ! Voilà ce qui serait une perspective objective ! Et la moyenne d’âge des décédés COVID ne descend pas en Suisse (toujours à 84 ans, soit l’espérance de vie).

    1. “Hier un décès, avant-hier deux décès”
      On pourrait en faire un super titre d’article: “COVID-19: le nombre de décès double en un jour”

      1. Si votre chronologie est correcte, il faudrait plutôt titrer :”COVID-19: les décès s’effondrent de 50% en un jour”? 😉

    2. “Et la moyenne d’âge des décédés COVID ne descend pas en Suisse (toujours à 84 ans, soit l’espérance de vie).”
      Il faudrait terminer vos phrases. 84 ans est l’espérance de vie à la naissance. A 84 ans l’espérance de vie est de l’ordre de 10 ans.

  27. Enfin une personne “âgée” qui analyse parfaitement bien la situation ! Et lisez correctement : Madame Sandoz n’écrit pas que la pandémie est insupportable, mais un “marionnettiste qui fait danser les poupées” dont nous faisons partie…

  28. Je suis entièrement d’accord avec Mr. Caillet et Mme Sandoz. Cette pandémie d’importance moyenne permet à beaucoup d’imposer leurs façons de voir en transformant celle-ci en catastrophe cataclysmique et en prétendant que seul un retour en arrière nous sauvera de l’extinction. . Jusqu’à maintenant ils ont essayé avec le réchauffement climatique mais les résultats n’étaient pas à la hauteur de leurs attentes. Bien que réel ce dernier évolue lentement et personne ne se sent immédiatement menacé. Avec le Covid, il est plus facile de dire que si on ne réagit pas tout de suite nous risquons de connaître un taux de mortalité plus élevé que celui de la peste en son temps !!! Et la publication anxiogène de chiffres absolus rend le danger crédible et menaçant et le retour en arrière incontournable. Or si l’on suit régulièrement les chiffres publiés par les différents sites cités dans votre article, l’on voit que c’est plutôt la Suède et son approche, qui finalement, donneront des résultats autrement satisfaisants que ceux d’autres pays, tout en ne précipitant pas des pans entiers de l’économie dans la précarité, ou pire.

    1. Ne vous en faites pas… le problème du réchauffement climatique n’a absolument pas disparu. La crise du Covid-19 nous fait au contraire perdre.

  29. Bonjour!
    Oui, j’ai vu que dans la hâte j’ai bien cité un site américain, mais les chiffres sont mondiaux, pas ceux des USA – désolée. Je n’ai aucun talent pour les grands chiffres, et cela montre, au passage, que des lambdas en maths de mon genre (cf la dernière chronique de Virginie Nussbaum: Un million de morts du Covid, et moi) ont justement besoin de médias un peu plus calés pour éviter de citer des chiffres qui auraient dû m’apparaître comme évidemment faux du point de vue de l’échelle – si je savais manier les millions et les milliards avec l’aisance nécessaire. Quoi qu’il en soit, citez très volontiers: j’ai beaucoup apprécié votre initiative. Bon courage à tous!

  30. Les statistiques actuelles sont-elles pertinentes? Nos autorités savent-elles analyser correctement ces statistiques? J’en doute.
    Que de contradictions dans les mesures édictées. Certaines sociétés vont même au-delà des directives!!!
    Pourquoi a-t-on permis la réouverture des clubs et discothèques. N’aurait-il pas été préférable de permettre aux gérants des ces établissements d’organiser des soirées à l’extérieur à Ouchy ou à Plainpalais dans une zone fermée et contrôlée?

  31. De la matière à penser à partager =>

    1) “Le mathématicien Antoine Houlou-Garcia, coauteur avec Thierry Maugenest d’un livre
    LE THÉORÈME D’HYPOCRITE qui démontre l’usage de statistiques trompeuses à travers les âges (depuis Pythagore !) pour justifier des politiques pas toujours justes ou efficaces, voit en la crise du Covid-19 un cas d’école de chiffres mal interprétés voire biaisés.”

    challenges.fr/entreprise/sante-et-pharmacie/les-statistiques-sur-le-covid-donnent-une-image-faussee-de-l-epidemie_727354;
    lexpress.fr/actualite/idees-et-debats/les-chiffres-une-arme-politique-qui-ne-date-pas-d-hier_2134407.html

    2) Arte: COVID – Désintox

    dailymotion.com/video/x7vy208

    3) ALGORITHMES: LA BOMBE À RETARDEMENT

    lemonde.fr/pixels/article/2018/11/07/cathy-o-neil-les-algorithmes-exacerbent-les-inegalites_5380202_4408996.html

    ted.com/talks/cathy_o_neil_the_era_of_blind_faith_in_big_data_must_end?language=fr

    4) “Celui dont la pensée ne va pas loin verra ses ennuis de près” (Confucius)

  32. bonjour Suzette
    je suis parfaitement en phase avec tout ce que tu écris dans ton article – effectivement on se demande le pourquoi de toutes ces mesures. Cela me rend très sceptique vis à vis de nos autorités, vaudoises particulièrement
    avec mes messages cordiaux Madeleine Burnier, ancienne députée et municipale libérale Vevey

  33. Pour faire bien honte à tous les intervenants genre SAMUEL, CEDH, & Cie qui jouent les bons petits supporters de la politique liberticide totalement injustifiée et contre productive de nos autorités à la solde de Big Pharma, je propose à tout le monde de regarder la vidéo YouTube intitulée:

    ” Martine Wonner la seule élue qui dénonce cette mascarade ”

    Je mets aussi le lien vidéo (non actif) mais ce ne sera peut-être même pas nécessaire car l’intitulé ci-dessus suffit :

    m.youtube.com/watch?v=USM0fa2SugY

    Il s’agit de l’intervention percutante d’une femme médecin députée du parti LREM au parlement français et qui prouve a) que la politique actuelle du gouvernement français est inepte, b) que le masque ne sert à rien et est dangereux pour la santé et c) que le traitement hydroxychloroquine et azithromycine est efficace (la preuve en est que le gouvernement belge l’a reconnu et à autorisé ce traitement).

    Cette femme est clairement de gauche donc je suis très à l’aise pour me référer à elle car elle n’est pas de mon camp politique. Personnellement je suis de droite. Mais la vérité est en marche. On ne pourra plus l’arrêter.

    On ne peut plus supporter l’argumentaire de ces porte-valises de Big Pharma.

    Ce qui est rassurant c’est que même le journal Le Temps, pour lequel je n’ai personnellement aucun respect car il est le portevoix de la doxa, a senti le vent tourner (peut-être en partie en observant le buzz du tonnerre que fait Mme Sandoz sur son blog) et il a publié un article d’une page présentant élogieusement les points de vue d’un mouvement corona sceptique “modéré” en Suisse.

    Moi j’appelle à la démission du conseiller fédéral Berset ainsi que des professeurs Pittet et Kaiser. Quand on a eu tout faux sur toute la ligne depuis le début à ce point là, dans une crise aussi grave, et qu’en plus on a plongé le pays dans la dépression économique pour les 30 ans à venir, et quand tout le monde commence à en prendre conscience de la vérité, on ne peut pas rester aux responsabilités.

    1. Mais Le Temps assure quand même ses arrières , , se ménage une porte de sortie en écrivant Dissidents “modérés”.. ben oui, quand même ne pas se risquer à faire l’amalgame avec des “extrémistes”… de droite évidemment !

    2. Tout dépend de ce qu’on appelle percutant. Je regarde à l’instant les recommandations du CDC et y trouve en gras, au milieu de la page (www.cdc.gov/coronavirus/2019-nCoV/index.html) :

      “Wear a mask

      Wearing a mask helps to protect others in your community.”

      Je soupçonne que Mme Wonner a confondu cette recommandation avec l’information donnée par le CDC concernant l’ineffectivité des masques de tissus, utilisés pour freiner la pandémie, contre les fumées des feux de forêts (cdc.gov/disasters/covid-19/wildfire_smoke_covid-19.html )

      Pour reprendre vos points:
      a) C’est un jugement de valeur, qui peut être partagé ou pas, pas un argument.
      b) cf ci-dessus sur les recommandations du CDC
      c) ça n’est pas parce que la Belgique ré-autorise ce traitement (ou ce médicament, je ne trouve rien à ce sujet) que ce traitement est efficace. Petit indice: non-sequitur.

      J’ai du mal à comprendre en quoi ou pourquoi CEDH (dont les argumentaires sont bien plus pointus que les miens) ou moi devrions avoir honte que des gens regardent cette vidéo.

      Cette situation est frustrante pour tous, trouver le moyen d’en sortir tous ensemble, au moindre mal et au moindre coût est complexe.

    3. Voilà donc votre dernière argumentation, un argument d’autorité de plus, et de quelle autorité : une politicienne en déshérence politique, qui a fait un internat en psychiatrie et qui, depuis lors, n’a plus exercé que des fonctions administratives (en tous les cas selon le site de l’assemblée nationale française).

      Il est vrai qu’elle a participé à une “étude” rétrospective sur 88 cas et qui est favorable à l’hydroxychloroquine, étude qui a été publiée dans l’ “Asian Journal of Medicine and Health”, revue qui a publié un excellent article démontrant l’avantage d’ingurgiter hydroxychloroquine+azythromicine afin de rendre moins dangereuse la pratique de la trottinette.

      “Quel rapport entre le coronavirus et une trottinette? A priori aucun, et pourtant. Parmi l’avalanche d’articles de recherche publiés chaque jour sur l’épidémie de Covid-19, une étude affirmait que la prise, à titre préventif, d’hydroxychloroquine (HCQ) et d’azithromycine était efficace pour éviter… les accidents de trottinette. Et aussi que l’usage massif de ce traitement dans la région de Marseille était associé à une moindre prévalence des accidents, comparé au reste de la France (!). «La combinaison HCQ et azithromycine devrait être utilisée pour prévenir les accidents de trottinettes dans le monde», et même «tous les problèmes du monde», s’amusent les auteurs farceurs”
      letemps.ch/sciences/chloroquine-trottinette-un-article-delirant-sest-retrouve-un-journal-scientifique

      Vous nous aurez donné l’occasion de bien rire en ce dimanche matin.

      Référence est faites par votre nouvelle égérie, quant à l’inutilité du masque, au CDC. Dernier tweet du CDC :
      “@CDCgov
      As of September 27, #COVID19 cases were trending upward in 26 states, especially in the West and central parts of the country. In the last week, 6 states reported more than 10,000 new cases. Wear a mask. Wash your hands. Stay 6 feet from others. More: https://bit.ly/3n2jyUd“.
      Pour ceux qui ne lirait pas l’anglais “Wear a mask” veut dire “Portez un masque”.

      Quant à la Belgique, elle suit la France ou la Suisse. La potion magique de Raoultix est de nouveau disponible ordinairement, puisqu’il n’est plus nécessaire de s’assurer que les patients qui ont un vrai besoin de ce médicament puisse le recevoir, faute de pénurie générée par de folles prescriptions.

      Rassurez-vous, Martin, Vos interventions ne donneront plus lieu à réponse de ma part. Les lecteurs auront compris pourquoi.

  34. Voici la référence de cet article du Temps, qui sent le vent tourner:

    tous.ch/le-temps-02-10-2020-gestion-du-coronavirus-les-moderes-sortent-du-bois/

    Ce mouvement “dissident” s’appelle tous.ch

    Le combat change d’âme, l’espoir change de camp.

    1. Merci, j’ai consulté le contenu du site: ça fait du bien. Tout oublier et vivre comme avant: se serrer la main, partager la même assiette et le même verre, se faire la bise, voyager là et quand on le souhaite. Bref, oublier toute contrainte pour se sentir libre.

      En fait, la plupart des activités dans la liste sont possibles: partir en vacances, prendre sa grand-mère dans les bras, jouer au Jass, se retourner dans la rue sur un beau visage (le masque n’est pas obligatoire dans la rue), assister à l’enterrement d’un proche, etc

      Pourquoi considérer alors le possible comme impossible ? Pouquoi s’auto-limiter dans notre liberté ? C’est là que j’ai compris le fond de la promesse: le retour à une insouciance totale. Le vrai problème, c’est que les gens n’en peuvent plus de faire attention et d’entendre parler de ce sujet.

      C’est là que je ne suis pas certaine de la solution. C’est le principe de l’épée de Damoclès: le simple fait que ce virus existe et la qualité de notre sensation de liberté est déjà amoindrie.

      Faire l’autruche ? Le déni … d’une certaine façon, c’est ce que l’Europe a fait en Janvier alors que le danger était déjà là et la Chine en subissait les effets. Nous connaissons la suite…

      Je crains qu’actuellement, la promesse et l’espoir promis aux pétitionnaires sur le site, personne ne puisse l’offrir. C’est un leurre. Personne ne peut nous offrir l’insouciance totale actuellement.

      Nous pourrions entrer dans un débat contradictoire avec des statistiques et des morts à l’appui. Nous pourrions parler de stratégie face au virus, de la capacité du système de santé à résister. Tout cela ne changera rien car le probème est émotionnel. Le simple fait que ce virus ait divisé la société comme je le lit ici, signe l’existence d’un grave problème qui ne peut être résolu par l’oubli.

      Supprimons le port du masque dans les transports publics et une partie de la population prendra la voiture, supprimons le masque chez le coiffeur et une partie de la clientèle (ou des coiffeurs) fuira, etc. La Suisse, vu sa situation en centre de l’Europe ne peut pas être une bulle. Supprimons le port du masque dans l’avion et nous devrons alors nous mettre en quarantaine en arrivant. La liberté implique la réciprocité et le respect de l’autre.

      Face à un déni impossible, accepter que, temporairement, nous devions vivre un peu différemment est finalement moins douloureux. Car, on ne parle plus actuellement de confinement, de couvre-feu, de fermeture des commerces et des restaurants, etc. Certaines mesures continuent d’ailleurs d’être allégées en fonction de la situation.

      La liberté est une notion complexe. La sensation de liberté telle qu’elle est décrite sur le site est avant tout psychologique et là chacun peut choisir le niveau de souffrance qu’il souhaite s’infliger.

      Nous avons le choix: perdre un peu de liberté durant encore une certaine période (6 mois ?) ou alors risquer de tout perdre pour avoir voulu vivre dans l’illusion…

      1. Le problème, c’est l’absence de cohérence, de vision et d’horizon dans les mesures imposées. La “certaine période” devient toujours plus floue. L’histoire nous a systématiquement montré que les mesures “temporaires“ avaient tendance à s’éterniser.
        C’est la raison pour laquelle il faut les combattre sans délai, là, tout de suite et maintenant.
        En commençant par signer le référendum contre la loi Covid – que l’on soit pour ou contre, peu importe – mais SURTOUT pour qu’un débat ouvert, public et national ait enfin lieu sur l’opportunité, l’adéquation et la proportionnalité des mesures mises en place.

        1. Lorsque les mesures étaient nationales, on leur reprochait le manque de finesse, et de ne pas tenir compte des taux de contamination très différents entre Genève et Uri. Maintenant que les mesures sont cantonales, on leur reproche leur manque de cohérence et de simplicité. La situation est complexe, et il n’y a pas de solution simple acceptable à un coût acceptable.

          L’horizon est flou parce que nous sommes dans une situation avec beaucoup d’éléments inédits et inconnus. Le scénario n’est pas écrit, l’inconnu fait souvent peur.

          Votre appel à l’histoire masque (hihi) en fait un biais du survivant. Vous pouvez prendre l’exemple de l’IFD introduit comme mesure lors de la première guerre mondiale, qui a survécu, mais vous n’êtes plus ni mobilisé ni rationné, ni censuré. Ces mesures étaient certainement bien plus contraignantes, mais elle ont disparu à la fin de la crise.

          Le référendum, s’il aboutit, ne sera voté que dans 2 ou 3 ans. D’ici là, profitez de vous poser la question si c’est un débat ouvert et public que vous souhaitez (ce qui se passe déjà ici en partie), ou plutôt un besoin de ventiler de la frustration?

          1. @Eric D. : ça n’est pas moi qui demande un débat public et ouvert (d’ailleurs, ça veut dire quoi exactement?).

  35. Encore un peu de matière à penser

    1) « VIVONS-NOUS DÉSORMAIS SOUS LE JOUG D’UN NOUVEAU DESPOTISME: CELUI DES CHIFFRES?

    Tout compter, tout chiffrer, est-ce bien raisonnable? Le chiffrage généralisé conduit-il à une nouvelle servitude? C’est cette question, économique, politique et anthropologique, que l’Express a posée à un juriste, Alain Supiot, et à un économiste, Jean-Marc Daniel »,

    //lexpansion.lexpress.fr/actualite-economique/tout-compter-tout-chiffrer-est-ce-bien-raisonnable_1893759.html

    2) « LA DICTATURE DES CHIFFRES. Quantifier, quantifier, quantifier, même l’incalculable, ou comment le calcul économique, la tyrannie du chiffre a remplacé le jugement politique »

    letemps.ch/culture/2016/02/12/dictature-chiffres

    3) “L’homme moderne vit à présent dans un monde où sa conscience et sa tradition de pensée ne sont pas capables de poser des questions adéquates.” (Hannah Arendt)

  36. Je ne partage pas du tout votre façon d’appréhender la situation, pour plusieurs raisons:

    1) les “formules chocs” devraient être proscrites dans un débat qui se veut légitime (ex: “tuer la vie” etc.)
    2) Vous prenez position sur un domaine dans lequel vous n’êtes pas qualifiée – j’aurais jugé plus honnête d’adopter un ton moins inquisiteur et plus interrogateur.
    3) Tout le monde peut pointer un problème du doigt mais le résoudre est une affaire beaucoup plus complexe.

    Mais surtout: le point qui paraît absent de votre argumentaire est que la covid19 est capable de causer la saturation du système de santé et c’est là la raison pour laquelle il est si important d’être prudent. N’oubliez pas les images d’Italie en début d’année, avec des médecins à bout et des patients qui ne pouvaient tout simplement plus être pris en charge. Ceci a causé une augmentation de la mortalité.

    La même scène s’est vue à Manaus au Brésil, en Equateur et même à New-York, où les dépouilles des victimes devaient être évacuées par camion réfrigéré.

    J’entends bien votre cri du coeur et un appel pour un retour à la normale, mais tant que le risque de saturation reste réel, il faut continuer de prendre garde. La solution ne se situe pas au niveau des individus, invités à prendre des risques pour leur vie. Elle se situe au niveau politique: un revenu de base inconditionnel, par exemple, aurait permis d’éviter une grande partie des problèmes rencontrés par l’épidémie.

    Pour ma part, je vous prierais donc de vous abstenir d’utiliser votre plateforme pour diffuser des messages qui peuvent conduire la population à ignorer les recommandations sanitaires et contribuer à l’aggravation de la crise – ce d’autant plus que vous n’avez – semble-t-il – aucune compétence pour discuter ces questions.

    1. @MARC-ANTOINE: et en matière de compétences, quelles sont les vôtres pour prendre des positions aussi tranchées sur la gestion de cette crise sanitaire, économique et politique ?

      1. Vous attaquez la personne plutôt que l’argument. Mon commentaire contient un raisonnement donc si vous voulez vous en prendre à lui (aucun problème, j’en débats volontiers avec vous), commencez par expliquer en quoi mes arguments ne sont pas corrects.

      2. Vu l’évolution des évènements, vos interventions sont, non seulement, de moins en moins pertinentes mais continuent à péjorer cette crise en véhiculant un contenu douteux (vous allez jusqu’à citer Joseph Goebbels comme comparaison des méthodes utilisées par la Task force).

        Nous aurions pu vivre ces 6 prochains moins avec certaines contraintes certes mais vu la situation en partie générée par des courant véhiculant le déni, il est à craindre que les mesures à prendre deviennent bien plus liberticides dans les prochaines semaines.

        La démocratie et la liberté se méritent.

        1. Tellement vrai!

          Ce blog, j’ai bien l’impression, est nourri par la seule envie de contestation, pour montrer une certaine capacité d’aller à contre-courant, “pensée libre et dérangeante”. Et en fait, c’est la parole complotiste, des plaintes de la bourgeoisie contre l’inconfort imposé par une catastrophe qui semble quand même toucher plus les masses populaires. Mais voyons, laissez-nous libres, laissez-nous vivre. Par contre, gardez les magasins ouverts, donnez-moi les soins dont j’ai besoin, j’en ai le droit. Mais ne touchez pas à mon droit de cracher au tour de moi, à mon droit de ne pas croire à la science, laissez-moi en paix!

          Lamentable.

    2. Pourquoi Madame Sandoz ne serait elle pas qualifiée à donner son avis? Cela est-il le seul apanage des épidémiologistes?
      C’est pour moi le drame principal de cette crise. On a considéré sans débat démocratique que la lutte contre cette épidémie constituait une cause universelle justifiant tous les sacrifices. Un peu comme quand on déclare une guerre et qu’on laisse le pouvoir aux militaires. N’est-il pas légitime de s’interroger sur le pourquoi de la guerre plutôt que sur le comment la gagner? De même j’estime que chaque citoyen est légitimé à s’interroger si la lutte contre cette épidémie mérite les sacrifices qu’elle implique. C’est ni plus ni moins ce que Madame Sandoz fait dans son billet, et je l’en remercie.

      1. Je pense que les 9000 cas par jours actuels, les alarmes levées sur le fait que nous avons nos systèmes de santé en danger, les reconfinements partout en Europe. Vous voyez a quel point son article était complètement irresponsable et inqualifiablement mal informé.

        Je comprends bien que vous voulez qu on vous prenne au sérieux sur tous les sujets, mais vous n’êtes pas sérieux ni crédibles. On ne sait de quoi on parle – et on n est légitimé a faire des appels au public – que lorsqu’on a un diplôme. Sinon, on sinterroge, on pose des questions, mais on s arrête là. Donc ça suffit maintenant avec ces élucubrations, on se sert les coudes, on revient à un niveau de contagion acceptable en attendant le vaccin et – Mme Sandoz – on se tait et on se contente d enseigner le droit.

        1. Vous avez raison… le diplôme est la clé. Nos experts diplômés, après 10 ans d’études ne sont d’accord sur presque sur rien. D. Pittet et A. Flahaut s’opposent (avec respect nous sommes en Suisse…) sur la contamination par aérosol. En France, les oppositions sont plus radicales et témoignent des incertitudes de la connaissance actuelle du virus. Le seul consensus c’est qu’il faudrait appliquer les mesures qu’on appliquait déjà dans l’antiquité. Non, j’exagère! On a ajouté la très révolutionnaire hygiène des mains découverte par le Dr Semmelweis au XIXème siècle! C’est sans doute parce que c’est la seule invention un peu novatrice de nos experts, que je respecte cette règle… que j’appliquais d’ailleurs avant ce virus!
          Soyons sérieux, un professeur d’histoire de 9ème aurait sans doute pu conseiller les mêmes mesures à nos autorités. Sauf que ce professeur aurait sans doute pu également en documenter certains des effets négatifs, ce dont la plupart des épidémiologistes ne semblent guère ce soucier.
          Vu la faible valeur ajoutée des épidémiologistes dans la préconisation des mesures, je ne vois pas en quoi un professeur de droit serait moins habilité à donner son avis. Son domaine de compétence me semble en l’occurrence tout à fait pertinent au moment où l’on restreint les droits des populations sur le seul conseil des épidémiologistes et des directeurs d’hôpitaux publics.
          Que l’on s’entende bien, je ne critique pas l’incapacité de ces médecins à mieux comprendre le virus. L’incertitude est inhérente à la science. Je critique en revanche leur manque d’humilité devant cette incertitude et l’impact démesuré de leurs conseils auprès des autorités. Je pense aussi, que leurs salaires seraient mieux valorisés s’il passaient leur temps dans les laboratoires à chercher des remèdes du 21ème siècle plutôt que de courir les plateaux télé pour vendre ceux de la Grèce antique…

  37. Hier: 1400 cas, 11.3 % de tests positifs, 39 hospitalisations, 7 morts…
    Aujourd’hui: 2823 cas, 13.63 % de tests positifs, 57 hospitalisations, 8 morts…

    Vous n’aimez pas les chiffres, les mathématiques ni les scientifiques mais je vous confirme que l’évolution n’est pas linéaire. Heureusement que quelqu’un d’aussi visionnaire que vous n’est pas en charge de la Task Force.

    Tout cela pouvait être évité avec des mesures sanitaires simples (qui n’entravaient que partiellement l’économie). L’appel à la résistance pronée par des gens dans le déni tels que vous est totalement délétère….

  38. @Michel.
    Monsieur,
    Vous dites que “tout cela pouvait être évité avec des mesures sanitaires simples (qui n’entravaient que partiellement l’économie)”.
    De quelles mesures parlez-vous?

    1. Nous devrions tous les connaître depuis le temps. Rien de révolutionnaire: maintenir les distances, porter un masque dans les lieux clos, hygiène des mains, etc. ça paraît trop simple hein ?

      Le défi à relever face à ce virus, ce n’est pas d’avoir de grandes idées et de débattre sans fin sur comment le combattre (comme dans ce blog) mais d’appliquer tous et en permanence des mesures très simples…

      L’échec est dû à un manque d’adoption des mesures par une partie de la population: combien de masques portés fièrement sous le menton/sous le nez/pas portés du tout pour montrer que l’on a pas peur ? le 1.5 m qui devient 50 cm ? “Bin c’est la pause, on se regroupe pour l’apéro…”, “Pas besoin de masque pour moi, je suis en très bonne santé”, etc

      Nous nous sommes habitués à tricher contre tout ce qui est imposé: pas vu pas pris… ce que ce virus révèle, c’est qu’on ne peut pas toujours tricher sans en payer les conséquences…

      Maintenant c’est trop tard: les restrictions vont être bien plus lourdes. Et plus nous continuerons à nier et suivre des théories fumeuses et plus la situation s’aggravera.

      La liberté, ça se mérite…

      1. Michel… La liberté, ça se mérite, dites-vous. Je souscris absolument à cette vérité. C’est imparable. Ceux qui en doutent encore pourront se demander si leur liberté d’être soignés sera toujours prédominante quand les hôpitaux seront saturés et le personnel soignant éreinté. L’individualisme et le chacun-pour-moi ont encore de beaux jours devant eux, n’est-ce pas Madame Sandoz ?

      2. Le problème de ces mesures simples c’est qu’elles sont certainement efficaces en théorie… mais pas réellement applicables à grande échelle.
        En mai encore l’OMS déconseillait le masque dont l’efficacité était certes prouvée en milieu hospitalier mais qui nécessitait un certain entraînement pour garder son efficacité. Comment, par exemple, éviter de le toucher si l’on a pas été entraîné à cela. J’observe que même les gens bien intentionnés le touchent régulièrement. J’ai vu plusieurs fois au supermarché des personnes, pourtant initialement correctement masquées, baisser leur masque pour humidifier leur doigt afin d’ouvrir un sachet. C’est un détail, mais cela montre que ces mesures ne sont simplement pas adaptées à nos habitudes et ne peuvent donc pas être respectées à la lettre pour être efficaces.
        Et si le respect de ces mesures simples suffisait effectivement à éviter la transmission, comment expliquez vous que 3 conseillers d’état romands, auquel je fais crédit de respecter (et faire respecter par leur entourage) les mesures qu’ils ont eux-mêmes édictées, aient été contaminées?

        1. Un masque porté, même si son porteur commet des erreurs est toujours bien plus efficace qu’un masque non porté. Les gens apprennent et font de moins en moins d’erreur.

        2. Ces mesures simples sont actuellement la seule solution et elles fonctionnent parfaitement. Avec un peu d’habitude, on s’y fait et on peut vivre avec jusqu’à l’arrivée d’une vaccin.

          Cela s’appelle s’adapter. Certaines personnes sont meilleures que d’autres, c’est là qu’il faut s’entre-aider et se coacher mutuellement et sans aggresivité. Mettre les pieds contre le mur et se persuader que cela ne fonctionnera pas réduit les chances d’y arriver à néant.

          En cas d’échec, je vous garantis un confinement dans moins d’un mois…

          Quant aux personnalités politiques, elles sont probablement conscientes de ce qui s’est passé et à quelle occasion elles se sont faites contaminées. On ne triche pas avec ce virus… ce n’est pas de la magie, il y a toujours une explication…

        3. Il me semble que les gestes barrières sont tout sauf théoriques: respecter les distances, se laver les mains, etc. Le port du masque n’est, certes, pas dans nos habitudes mais c’est une question de volonté. D’autres pays qui ont déjà vécu de graves épidémies passent dans ce mode très rapidement. Suggériez-vous que le monde occidental est incapable de faire cet effort pour préserver l’économie et la santé ?

          PS: masque ou pas, mouiller son doigt avec de la salive pour ouvrir un sachet est une très très mauvaise idée. Les gens oublient vite mais, pour les générations qui ont été plus proches d’autres épidémies, mouiller son doigt pour tourner les pages d’un journal était très mal vu. C’est un manque de respect pour le prochain lecteur… D’une manière générale, beaucoup de règles de politesse (comme ne pas mettre ses doigts dans le nez) étaient inspirées de règles sanitaires pour éviter de mettre son prochain en danger. Nous avons simplement oublié grâce aux progrès de la médecine. Il est temps de réactiver ce “système immunitaire collectif”…

          1. Ce qui est théorique c’est l’application de ces gestes barrières. Dans la vraie vie nous sommes confrontés à de multiples situations qui les rendent problématiques. Essayez par exemple de communiquer avec un masque à 1.50 mètre de distance quand vous avez des problème d’audition (c’est mon cas..). Je suis tombé ce matin sur une autre situation qui illustre la problématique: le culte retransmis sur RTS. L’église était quasi vide, les rares fidèles séparés de 2 bons mètres et dûment masqués. Application rigoureuses des mesures… voilà un bon exemple! Sauf que… les membres du chœur ne devaient pas être éloignés de plus de 50 cm et ne portaient pas de masque… en même temps voilà une activité où crègles “simples” restent bien compliquées à appliquer. C’est ce que j’appelle la réalité en opposition aux théories des épidémiologistes.
            Vous voulez d’autres exemples? Que faites-vous avec un proche déprimé, qui à l’évidence a besoin de réconfort? Vous gardez votre masque et vos distances? “Désolé ça me fait de la peine pour toi, mais reste où tu es: le Covid ne passera pas par moi!”. On trouve à foison des témoignages de personnes, notamment âgées et à risque, qui reconnaissent leur désespoir devant la perte de ce lien. Certains (et même finalement un bon nombre) parmi ces personnes, pourtant à risque, revendiquent leur droit de choisir entre le risque de mourir (un peu) plus tôt et celui de renoncer à la tendresse des leurs. Encore de la théorie?
            Et enfin, pour conclure par un témoignage personnel, l’un de mes fils a commencé à développer un exéma sur le menton depuis qu’il porte le masque entre 5 et 8 heures par jour. Ceci, ce n’est pas de la théorie!

          2. @Dandier, les chorales font aussi parties des mesures. La réalité, c’est le mode de transmission du virus. Il y a aura toujours des cas particuliers et des difficultés, il faut rester positif et trouver des solutions. Je côtoie un certain nombre de personnes à haut risque que je ne peux me permettre de contaminer et qui dépendent de moi. Une des conditions pour pouvoir leur apporter la chaleur et l’humanité dont vous parlez, a été de modifier temporairement mes comportements et adapter ma manière de vivre.
            Ce n’est pas facile mais c’est ainsi. Il faut faire avec jusqu’à ce que nous ayons repris le contrôle.
            Tout est une question d’attitude et la vôtre semble être de toujours chercher un maximum de problème. Pas très constructif.

  39. Chère Madame Sandoz,

    Est-ce que cela fait sens de comparer deux années séparées de 100 ans…? Bien des choses ont changé depuis (connaissances de la médecine, de la communication, de la gestion de pandémies, …)
    Tout le monde apprend tous les jours, nos élus également. Nous sommes tous des êtres humains.
    Je me demande combien de personnes mécontentes des décisions des autorités utilisent leur droit de vote… les personnes qui décident des mesures pour gérer la pandémie ont été choisies par… le peuple!

    1. Vous avez raison, cette comparaison ne rime pas à grand chose, c’est pourquoi je ne comprends pas qu’on nous la serve souvent dans les médias. Et puisqu’on nous la sert alors mettons en évidence qu’il n’y a précisément pas de comparaison.

  40. Madame,

    Vous en avez mis des choses incohérentes dans votre texte! Contre les médias, les autorités, pourquoi “ils” ne disent pas la vérité, pourquoi il n’y a pas de chiffres de Marseille (?), étonnement pour une mesure pour toute de suite dire “mais c’est compréhensible”… Et surtout, vous pointez le doigt sur le fait qu’on parle des cas d’infection, sans donner le nombre de morts ou malades – on nous fait peur avec des chiffres, et en fait il n’y a rien qui se passe! En plus, c’est faux! Les analyses sont partout, bien expliquées, faciles à trouver.

    Et ces derniers jours, on entend les sonnettes d’alarme sonner un peu partout en Suisse. Juste à titre d’exemple
    “L’Hôpital du Valais est confronté à une nouvelle vague d’hospitalisations dues au Coronavirus. Le nombre d’hospitalisations a doublé chaque jour depuis le 16 octobre pour atteindre 60 cas de complications au Covid, dont 4 aux soins intensifs, hospitalisés ce 18 octobre au Centre Hospitalier du Valais Romand.”

    Je suis triste que la réalité vous donne du tort. Pas pour vous, sincèrement je me fiche que votre confort personnes soit perturbé par la crise majeure, mais pour des personnes malades.
    Mais j’espère qu’elle vous enseigne aussi de ne pas écrire juste pour écrire, ni pour faire parler votre envie d’être contre. Lisez les journaux, informez-vous, tout est disponible, tout est expliqué à celui qui veut savoir et comprendre.

  41. Vous n’avez rien compris, et votre article est dangereux. Il ne s’agit pas de nombre de morts mais de ne pas surcharger les hôpitaux. Si les lits sont tous occupés par des gens de votre âge atteints de covid et que votre enfant fait un Avc ou à un grave accident de voiture, il ne pourra pas être soigné et sauvé. C’est aussi simple que ça. Ou alors, peut-être pensez-vous qu’on doit cesser d’hospitaliser les plus de 70 ans et les laisser mourir ? Choisir quel malade on soigne et quel malade on laisse mourir ?

    1. @Dubois (23 octobre 2020 à 15 h 43 min)
      Monsieur,
      Nous ne devons pas cesser d’hospitaliser les plus de 70 ans atteints du covid-19 ou de tout autre problème de santé.
      En revanche, quand les hôpitaux seront saturés, il faudra, en effet, donner la priorité aux soins high-tech aux plus jeunes, quitte à ce que malheureusement les personnes les plus âgées décèdent.

      1. Les critères ont été publiés: on sacrifie d’abord les “vieux” puis toute personne devant être hospitalisée avec un mauvais pronostic (grave accident de circulation, AVC, infarctus, etc) – ça pourrait donc être votre fille. Les citoyens qui auraient peut-être survécu en temps normal décèderont. Si la situation empire, les critères deviendront plus sélectifs. C’est le résultat de la méthode pronée dans ce blog…
        Bravo Mme Sandoz !

      2. @ Christophe Mottiez

        Il me semble qu’il faut surtout tenir compte du comportement de ceux qui devraient hospitalisés. Ceux qui se sont comportés sans prendre les précaution commandées par les circonstances ne doivent pas être spécialement protégés. Ils ne peuvent pas exiger d’être soigné. Leur turpitude doit leur être imputée. Cela s’applique aussi à ceux qui ont découragé la population d’être précautionneuse, comme l’a fait votre homonyme.

        1. Vous avez raison! Arrêtons de soigner les fumeurs, les buveurs, les mangeurs de hamburgers,… et j’en oublie sûrement. L’avantage c’est que si on ne soigne plus que les ascètes qui n’ont aucun comportement à risque, on économisera beaucoup sur la santé!

          1. … c’est en train d’arriver, avec la saturation du système sanitaire, les fumeurs ne seront plus soignés (opérations reportées), ni les mangeurs de hamburgers (pas de place en cas d’infarctus si votre pronostic est mauvais)…

            Les critères vont évoluer avec l’explosion des hospitalisations et, je vous rassure, vous ne serez pas consulté, c’est une décision du médecin… espérons qu’il sera de bonne humeur ou qu’il n’aura pas lu vos commentaires…

          2. En réponse à Albert: on n’a pas attendu le Covid pour que ce que vous décrivez arrive. Vous avez sans doute déjà entendu parler de la grippe. Un autre virus qui sévit régulièrement en hiver et sature également les services d’urgence.
            Il se trouve que ma première épouse a consulté en plein pic épidémique (de grippe) après un malaise au fitness. On l’a renvoyée chez elle avec une ordonnance pour du dafalgan, sans même avoir pris la peine de prendre sa tension. Le lendemain elle a succombé à un AVC… tout cela est véridique, en Suisse, à Lausanne… Alors quand on me parle des morts du Covid…

  42. Entre le 31 octobre et le 9 novembre, les soins intensifs “ordinaires” suisses seront pleins. En enlevant l’électif on pourrait gagner 1/2 semaine.
    Entre le 5 novembre et le 18 novembre les soins intensifs étendus en repoussant les murs seront pleins.
    Pour les lits d’étage, on en est à 55 % du taux de remplissage maximun obervé au cours de la première vague.
    La mortalité est celle du 17 mars, soit un jour après le semi-confinement. Les taux d’hospitalisation et d’occupation des soins intensifs sont plus élevés qu’au 17 mars. Plutôt les niveaux prévalant une semaine plus tard.
    Tous les cantons et tous les pays européens sont atteints. Point de secours à attendre d’eux.

    1. Je vous recommande chaudement l’interview de Pierre-Yves Maillard dans l’illustré. Il rappelle que les budgets sont calculés pour avoir un taux de remplissage moyen de 85% à 90% en temps normal; soit une réserve de 10% pour les périodes périodes d’urgence sanitaire. Faut il alors s’étonner et enfermer toute la population dès que ces 10% se remplissent?

  43. C’est trop mignon de vous lire les amis des pinocchios. Vous n’êtes pas crédule lorsque votre fin de mois est difficile, pas lorsque l’état vous pompent votre argent, mais lorsqu’il réussit à faire la meilleure des techniques utilisées par les plus grands Rois de l’histoire par la peur des sorcières à l’époque des églises. Et bien à vous tous qui devenez complètement paranoïaque de cette peur,je vous invite à allumer vos ordinateurs et faire quelques recherches autres comme par ex..depuis combien d’années les laboratoires sont à la recherche des virus des H1N1 et Covid. Je vous invite à écouter des éminents scientifiques sur le sujet .Mais vous obéissez à répandre les idées de Mr Lukas Engelberger qui est Avocat et non scientifique,ni médecin,…comme ses sbires.. Qui n’a que l’intérêt de faire tourner les entreprises pour qui il est membre.. ABE

  44. En tant que liberal, je suis très attaché à la liberté individuelle assortie d’une responsabililé individuelle: je prends un risque, j’assume ce risque. Ce qui est choquant, c’est cet appel à prendre des risques dont les conséquences seront assumés par d’autres. A l’heure où les hôpitaux se remplissent très rapidement et que certains risquent de ne plus remplir les critères pour bénéficier d’une aide médicale urgente, le contenu de ce blog est tout simplement répugnant. C’est un appel au “je m’en fous, c’est mon voisin qui crèvera”.

    Ce qui décrit ici, ce n’est pas du libéralisme, c’est la fin de notre société.

    1. Laura… Merci pour vos propos. Je prends des risques, je les assumerai ensuite, mais seulement dans la mesure où ils ne portent pas atteinte à la liberté et à la vie d’autrui. Je ne roule pas à tombeau ouvert au milieu d’un village, près d’une école maternelle. N’était-ce pas déjà la question fondamentale à la découverte du SIDA ? L’amour libre, les relations sans précaution. Même combat, on a juste déplacé la hauteur de la protection !

  45. Ayant eu vent hier à la radio d’une phrase de Suzette Sandoz, je l’ai recherchée…et bien évidemment trouvée. Ici même. Force est de constater qu’une fois encore, quand on sort une phrase de son contexte, elle prend un tout autre sens.

    Je trouve Madame Sandoz bien courageuse d’exprimer ici ces questionnements qui sont parfaitement légitimes. Tant il est vrai qu’aujourd’hui, le monde est régi par les chiffres et les statistiques. Et il faut s’en méfier de ces chiffres ou statistiques ou tout du moins les interpréter correctement et en ayant toutes les données, ce qu’il n’est pas forcément aisé de faire sans chercher parfois soi-même tous les éléments nécessaires.

    Sans vouloir faire de polémique, il est clair qu’il faudra faire un choix. Le choix de savoir quelle population sera sacrifiée. Car il n’y a aucun doute là dessus, sacrifices il y aura. Que ce soit au niveau de la santé publique avec une éventuelle létalité très importante pour la catégorie des seniors, que ce soit au niveau économique avec la disparition éventuelle par pans entiers de postes de travail et donc la paupérisation d’une partie de la population, que ce soit encore au niveau psychologique avec une détresse croissante chez certains.

    Et chaque décision qu’elle soit fédérale ou cantonale voir peut-être un jour communale aura un impact positifs pour certains, négatifs pour d’autres. Il y a toujours des gagnants et toujours des perdants.

    Je me garderai bien de donner mon avis sur cette plateforme. Comme dans toute “guerre”, le décompte des “morts” sera réalisé lorsque la “paix” reviendra. Peut-être ferai-je partie des vivants ou peut-être des morts.

  46. @Laura (25 octobre 2020 à 17 h 47 min)
    Pourtant, les firmes suisses libérales qui financent ou qui oeuvrent dans l’extraction minière, par exemple, n’assument pas non plus les risques sociétaux et environnementaux hors de nos frontières…

    1. Oui, on pourrait aussi citer la crise de financière de 2008 dont les conséquences n’ont pas toujours été assumées pas ceux qui prenaient les risques. Il s’agit d’une responsabilité collective qui doit être corrigée politiquement.

      Mon commentaire se rapporte à la responsabilité individuelle et à la mise en danger d’autrui en essayant de se dédouaner sous des prétextes douteux comme on les lit dans ce blog

      Fanfaronner en enlevant son masque au travail et mettre son collègue asthmatique en danger, est-ce plus acceptable que d’autres comportements parfois moins dangereux qui eux sont sanctionnés par la loi ?

      1. Il a peut être une recherche du juste milieu à trouver. Exposer un collègue que l’on sait à risque n’est effectivement pas acceptable.
        Entraver le développement de jeunes enfants en les exposant à des éducateurs masqués (divers articles de psychologues et éducateurs commencent à pointer ce risque pour certains jeunes enfants) l’est il plus?
        Réduire la qualité de l’enseignement (en supprimant par exemple les cours en présentiel à l’université ou dans les écoles professionnelles) est il un geste de solidarité que l’on peut exiger des jeunes générations envers les plus anciennes?
        Compromettre la survie économique de secteurs entiers avec des conséquences également sanitaires est il une réponse éthique à la crise actuelle?
        Au delà des polémiques sur les chiffres, le blog de Madame Sandoz, comme avant elle différentes interventions de MM. Comte Sponville et Quatremer par exemple, a le mérite de poser la question: doit-on sacrifier une catégorie de la population au profit d’une autre? Ou plus précisément, doit on sacrifier les générations les plus jeunes pour prolonger l’espérance de vie des plus âgées? Je ne prétends pas avoir la réponse universelle à cette question, mais cela mérite certainement d’être débattu et pas uniquement par des épidémiologistes!

        1. Pour débattre, il faut savoir écouter les scientifiques et les épidémiologues… or nous ne l’avons pas fait et maintenant le système sanitaire est au bord de la saturation avec les conséquences sociales que l’on connait pour TOUTES les tranches de la population y compris les enfants…

          Les débats sans fin, la politique et les compromis, ça ne fonctionne pas en situation de crise. Il faut maintenant éteindre à nouveau l’incendie avant de confronter toutes les sensibilités politiques du pays…

          1. Ecouter les scientifiques et les épidémiologistes? Je vous renvoie à ma réponse au message de Marc Antoine un peu plus haut. En résumé, ils ne sont d’accord sur presque rien. Leur seul consensus, c’est la distance sociale et l’hygiène des mains, éventuellement les masques et le confinement (et même là il y a déjà des divergences notoires). En résumé que des mesures déjà connues de nos ancêtres, la plus récente venant du 19ème siècle. Et tous ces experts que nous devrions savoir écouter n’ont pas mieux anticipé la seconde vague, que les pires des corona sceptiques.
            Et il faudrait tout stopper, sacrifier l’avenir de notre société pour écouter leurs prophéties?

  47. @Michel (25 octobre 2020 à 17 h 30 min)
    Je pense que dans tous les pays où des mesures d’urgence ont été prises ce printemps un référendum devrait être organisé maintenant pour connaître la volonté populaire.
    C’est à la population tout entière, selon moi, de choisir quelle approche de la pandémie elle veut mettre en oeuvre.
    Vous pouvez écouter à ce propos le message vidéo que j’ai publié sur youtube :
    ps://youtu.be/RDYymy7Ue7U

    1. Je pense que vous confondez tout. On peut organiser un référendum sur une politique donc pour faire des choix (qui sacrifier par exemple, qui aider financièrement, comment partager un gâteau, etc – et ce dans les limites de la constitution et des chartes/traités internationaux).

      Le virus, lui, obéit aux règles de la nature sur lesquelles nous n’avons aucun choix à faire. Le scientifique ne fait qu’observer et apprendre pour nous aider. Vous ne pouvez pas voter pour modifier les voies de transmission du virus qui sont maintenant connues ainsi que les mesures qui permettent d’entraver cette transmission. On ne peut pas organiser un vote pour décider d’une immunité collective, celle-ce sera possible scientifiquement ou pas ou avec telle restriction.

      Dans le contexte actuel, perséverer dans le déni et jouer aux enfant gâtés en minaudant sur le port du masque est totalement irresponsable et marque un manque de respect total pour son prochain.

      1. On ne peut certes pas voter pour modifier les voies de transmission du virus. Mais on peut voter pour choisir les priorités et si, pour caricaturer, on préfère laisser mourir les gens du Covid ou des conséquences de la précarité (suicides, dépressions, augmentation d’accidents vasculaires).
        Il s’agit d’un vrai choix de société qui mérite d’être débattu.

        1. Débattre de qui sacrifier ? Il était un petit navire… il n’y plus qu’à se ruer sur les armes et nous entre-tuer…

          Relisez notre constitution…

          Ah quand même…. je pensais bien que la bêtise et le manque d’éducation étaient la vrai cause de la gravité de la pandémie. Je ne pensais avoir pareille confirmation. Vous devriez peut-être vous faire tester ?

          1. Le problème c’est que ce vous proposez c’est de choisir par défaut sans débat ceux qui doivent mourir. En l’occurrence les victimes de la crise économique…
            Sur ce sujet je vous recommande de lire l’article “Réflexions sur les bonnes intentions de la solidarité” sur le site tous.ch.

          2. @Dandier, ah le site “tous.ch”. C’est donc vous ! Vous avez encore changé de pseudo et la saga corona sceptique continue ? Vivre dans le déni, les “fake news”, ça passait encore il y a une mois, Dans le contexte actuel, c’est indédent. Nous souhaitons tous que cette crise s’arrête et vivre comme avant. Mais ce n’est pas possible pour l’instant… et plus vous agitez l’opinion, plus vous aggravez la situation.

            Il n’y a PLUS de choix quand le système sanitaire s’écroule. L’économie s’effondre avec. Ce que je constate, c’est que des personnes influencées par votre mouvement s’en sont même pris physiquement au personnel soignant qui demandait plus de moyens… très constructif !

          3. Je ne suis pas à l’origine du site tous.ch mais très heureux d’y retrouver des opinions qui s’opposent à la doxa. Et je ne vois pas bien comment on pourrait me reprocher d’influencer l’opinion, moi, modeste citoyen écrivant sous pseudonyme…
            Que vous le veuillez ou non, la gronde monte effectivement au fur et à mesure que les gouvernements imposent des mesures plus contraignantes. Vous êtes du côté de ceux qui craignent pour la vie de leurs proches, c’est tout à fait honorable. Mais vous semblez oublier ceux qui vont tout perdre et plonger dans une précarité dont certains ne se relèveront jamais. Que ceux-ci qui se sentent délaissés par ces mesures, enragent qu’on exige d’eux une solidarité à sens unique est inévitable. Le fait est que les gouvernements ont choisi, sans débat contradictoire, de sacrifier une partie (probablement majoritaire) de la population pour tenter de prolonger de quelques mois la vie d’une minorité. Cela est proprement révoltant. Si la crise se prolonge, et c’est malheureusement probable, il ne faudra alors effectivement pas s’étonner que cette révolte désespérée prenne un tour violent. Je regrette que cette révolte se retourne contre le personnel soignant, déjà lourdement éprouvé par cette crise. Je suis d’ailleurs de ceux qui pensent, comme P.Y. Maillard, qu’il aurait été préférable d’utiliser les quelques mois de répit à augmenter la dotation des hôpitaux plutôt qu’à culpabiliser les gens qui ne portent pas correctement leur masque. Mais je comprends également que pour celui qui a tout perdu, ce personnel puisse faire office de bouc émissaire. Un peu comme certains tentent d’accuser les voix critiques (corona-sceptiques) de l’augmentation des cas…

  48. @Huguette (25 octobre 2020 à 18 h 12 min)
    Pour le moment, à ce que je sache, ce sont les personnes qui ont perdu leur emploi depuis le début des mesures anti-covid-19 qui ont été sacrifiées. Vous oubliez peut-être que dans de nombreuses régions du monde la perte de son emploi a des conséquences extrêmement graves et signifie être condamné à mourir de faim.

    1. Je vous parle de la Suisse. J’ai perdu mon emploi et je ne suis pas encore morte de faim. Le chômage a d’ailleurs été prolongé ce qui n’aurait pas été le cas en temps normal. De plus, il est maintenant prouvé que les pays qui ont pris de mesures rapides s’en sortent mieux économiquement et sanitairement. On peut d’ailleurs retourner l’argument: le fait d’avoir prôné l’abandon prématuré de mesures et appelé à la désobéissance civique sur le port du masque a aggravé la situation et va créer finalement bien plus de chômage et de précarité.

  49. Bonjour Madame Sandoz,
    Votre article est passionnant à plusieurs égards. Le premier est qu’il a vécu dans le temps. La temporalité est une chose qui est importante dans une épidémie. Ce qui est vrai un jour ne l’est plus quelques temps plus tard.

    Au moment ou vous avez publié cet article, la Suisse enregistrait entre 3 et 400 nouveau cas pasr jour alors qu’aujourd’hui nous sommes dans les 6’000. Je suis bien conscient que ce n’est pas un chiffre à prendre au pied de la lettre car il faudrait le pondérer avec le nombre de tests journalier.

    Prenons les morts car c’est un chiffre absolu.
    Fin septembre nous étions à 2 ou 3 morts par jours, aujourd’hui plutôt 12:

    Au vue dés projection ce chiffre ne va pas en décroissant.
    ps://covid19.healthdata.org/switzerland?view=total-deaths&tab=trend
    ce sont des projections , elles valent ce qu’elles valent mais ce n’est pas réjouissant.

    Une autre problématique de la temporalité est qu’entre le moment ou une décision est prise et le moment ou l’ont peut mesurer les effets il se passe 2 voir 3 semaines. La population à beaucoup de mal à intégrer ce phénomène d’où l’incompréhension de la population. En terme sanitaire, les mesures de restrictions auraient du être prise il y à 2 voir 3 semaines mais la population n’aurait pas compris car à ce moment les chiffres étaient trop bas.

    Sans vouloir être alarmiste, je pense que la situation est sérieuse et que nos modes de vies et notre économie risquent d’être profondément bouleversé.

    A mon humble avis, nous allons vers une période qui sera difficile a vivre tant au niveau sanitaire, économique que psychologique.

    Il sera intéressant de faire le point dans 1 mois

    1. Vous soulevez de très bons points. J’ajouterais qu’une grande partie de la population ne comprend pas non plus
      1. que la croissance du nombre de nouveaux cas est exponentielle en Suisse depuis fin mai grosso modo, et donc que sous cette condition la situation ne peut pas devenir autre chose qu’incontrôlable à terme (ça n’est qu’une question de temps).
      2. qu’il y a un délai impulsion-réponse entre le nombre brut de nouveaux cas (impulsion) et le nombre d’hospitalisation/décès (réponse), et donc qu’il n’est pas pertinent de juger les mesures prises à un instant donné sur la seule base de la situation épidémiologique/hospitalière à ce même instant.

      Fondamentalement, le problème est que les mécaniques décrites ci-dessus sont contrintuitives. En soi, je ne jette de pierres à personne. Je souhaite juste que plus de personnes réalisent — et acceptent avec humilité — que leur intuition n’est pas automatiquement un outil adapté à toute situation.

    2. Je ne pense pas pour ma part que l’on pourra avoir une vision réaliste des impacts avant 1 voire 2 ans.
      D’une part la prise en compte de l’effet moisson demandera un peu de recul de façon à évaluer la mortalité additionnelle réelle du virus; c’est à dire ceux qui en sont morts et auraient survécu au delà d’une année. Et d’autre part il me parait également important de pouvoir mettre en regard les morts liées aux mesures. Ces dernières seront certainement plus difficiles à évaluer, mais différents indicateurs statistiques devraient pouvoir donner des tendances (nombre de suicides, accidents vasculaires principalement pour les pays riches et mortalité imputée à la famine voire aux guerres au niveau mondial).

      1. Décidément, vous êtes lent à la détente. Il ne s’agit pas de faire un calcul coût/bénéfice en comptant les morts en imaginant des scénarii improbables.

        C’est une crise, il n’y a plus d’autres choix. A Genève, 10 % des malades terminent à l’hôpital. D’ici peu , le système sanitaire sera K.O.

        C’est trop tard, Il y a aura de graves dégâts dans tous les domaines car nous n’avons pas réussi à contrôler le virus. Il ne s’agit plus d’avoir des opinions mais de respecter les mesures à la lettre pour éviter un désastre.

        1. Je respecterai ces mesures quand elles auront fait l’objet d’un débat contradictoire démocratique. C’est une crise, nous sommes d’accord, mais la question de savoir si on privilégie le risque d’une crise intense mais courte ou celui d’une crise de très longue durée et probablement plus meurtrière sur le long terme mérite d’être débattue.
          En attendant, je m’inscris en résistance. Ce qui ne m’empêche cependant pas de suivre ces mesures aussi rarement que possible mais aussi souvent que nécessaire…

          1. Entrer en résistance quand il y a une bonne cause à défendre, ça peut être noble. Mettre en danger ses semblables dans l’espace public ou au travail, par simple égoïsme, dans le contexte actuel où le risque est réel et important pour tous ((10000 cas/jour, 73 morts/jour, 280 hospitalisations, 30% de malades avec séquelles), je suis moins sûr…

            Dans une société démocratique, vous n’êtes pas dispensé d’une assurance RC et si vous blessez un piéton sur un passage car il faudra réparer le tord que vous avez causé à autrui.

            Devrions-nous voter pour abolir la responsabilité individuelle ? … ça s’appelle la loi de la jungle… ce n’est pas la démocratie.

          2. Les mesures ont été adoptées sur la base d’une loi fédérale, la loi fédérale sur les épidémies, plus particulièrement sur la base de son article 40. Cette loi a été adoptée par le parlement fédéral et exposée au référendum facultatif.
            L’autorité cantonale compétente a été désignée par le parlement cantonal dans une loi soumise au referendum.
            Vous êtes… un être méprisant la démocratie.

            Un contrevenant de vos propres aveux.
            ………………..
            Passez donc aux aveux. Quelles mesures ne respectez-vous pas ?

          3. @Albert: si vous m’aviez lu attentivement vous auriez compris que je m’inscris en résistance, en l’absence de débat démocratique. La cause que je défends, c’est le droit de débattre en toute transparence avant d’imposer des mesures dont l’impact à long terme sur notre société est potentiellement catastrophique.
            Cette cause, que j’appelle la démocratie, mérite d’être défendue selon moi…

          4. Vous oubliez une chose importante à mon avis. le facteur temps. nous sommes dans une crise dont l’évolution est très rapide. Nous n’avons pas le temps de débats qui durent des mois. les décisions sont prises de semaines en semaines en fonction de l’évolution de la pandémie. Ce qui est vrai aujourd’hui ne le sera pas forcement la semaine prochaine. Comment ouvrir des débats dans ces circonstances?

            Même sans débats démocratiques , les décisions prennent du temps à être prises et mise en application. Si nous avions fait un débat démocratique en Mars, nous serions toujours en train de débattre des mesure à mettre en place. Nous n’avons malheureusement pas ce luxe aujourd’hui.

            Il faudrait que ces débats soient en marge des décisions

          5. “La santé est très précieuse et peut être le plus grand des biens comme disait Montaigne ; mais la liberté comme valeur me préoccupe davantage. J’ai dit et je répète : je préfère attraper la Covid-19 dans une démocratie plutôt que de ne pas l’attraper dans une dictature et j’espère bien ne pas être le seul à avoir cette opinion-là. ”
            André Comte-Sponville.

          6. @Yvan
            Ce qui signifie que nous sommes entrés en mode panique et que nous n’avons pas le temps de réfléchir et pouvons donc faire n’importe quoi sans se soucier des conséquences à long terme…
            Le temps nous en avions un peu entre mai et septembre; mais plutôt que d’en profiter pour réfléchir et débattre on a préféré infantiliser et culpabiliser la population.

    3. Je reconnais qu’il existe une base légale qui a anticipé la remise des pleins pouvoirs au gouvernement fédéral en cas d’épidémie. Bien que cela m’ait aussi énervé lors de la première vague, j’admets que l’activation de ces dispositions était encore légitime à cette époque étant donnée la surprise et l’urgence.
      Suite à la première vague, il aurait été tout à fait possible d’initier un vrai débat avant (éventuellement) d’activer les mesures des vagues suivantes.
      Et si vous trouvez mes propos scandaleux, voire illégaux, je vous encourage, pour prendre un peu de hauteur, à regarder le débat de lundi sur Leman Bleu (tps://www.lemanbleu.ch/replay/video.html?VideoID=43077). Vous y entendrez notamment un médecin extrêmement critique sur la gestion de la crise par le CE genevois, et notamment le caractère autoritaire (il utilise le mot “ukase”) de certaines des mesures.
      Le débat porte sur Genève… mais pour une fois il ne me semble pas que les genevois soient fondamentalement pires que les autres… et les critiques me semblent s’appliquer à bien d’autres gouvernements en Suisse comme à l’étranger. Débat éclairant à mon avis.

      1. Vos propos n’ont rien d’illégaux. A en croire Mme Sandoz ce sont plutôt les miens qui le seraient en tant qu’ils vous visent. Pourtant j’avais fait usage du conditionnel.

        Mais de votre propre aveux certains de vos comportements sont pénalement réprimés. Lesquels ? Là vous restez silencieux. Droit commun et non revendication politique.

        Vous méprisez la démocratie. Vous n’avez pas élu parlementaire ou conseiller d’état. Et au vu des mois écoulés vous n’avez pas été à même de récolter 100’000 signatures pour une initiative exauçant vos voeux.

        Je regrette profondément que les contrevenants ne soient pas plus sérieusement punis. Que d’autres infractions ne soient, en certains cas, pas envisagées. Et j’invite, à Genève, à signaler à l’autorité les tricheurs répétitifs ou professionnels : 117, touche pas urgent. Je l’ai vu faire et c’est efficace. Le commerçant est rentré dans le droit chemin.

        1. La police a le temps de se déplacer pour interpeller deux amis qui se serrent la main ou un quidam qui porte mal son masque (ce qui correspond aux crimes innommables que l’on pourrait me reprocher), alors qu’elle peine à lutter contre le trafic de drogue!
          Nous vivons décidément une inversion des valeurs plus dramatiques que je ne le pensais…
          Mais peut être suis-je naïf de m’étonner! Encore récemment, on dénonçait au contraire une famille dont la fille refusait de serrer la main du prof (à Bâle). Et on interdisait de sortir masqué dans l’espace public (au Tessin ou en France). Ou quand la peur et l’intolérance font balancer d’un extrême à l’autre…

          1. 1. Non, mais elle a eu le temps de passer un coup de fil au commerçant pour lui rappeler les règles. Au demeurant celui qui téléphone peut exiger de dénoncer formellement et de connaître les suites données à la dénonciation.

            2. S’agissant d’une de vos observations précédentes, vous pouvez mettre fin à vos jours, c’est votre droit, alors attraper la covid-19 vous pouvez. Et même si c’est volontaire on devra vous soigner aux frais de l’Etat et des assurances.

            3. Mal porter son masque, genre nez à l’air, c’est 250 francs + les frais.

          2. @CEDH : par rapport à un de vos commentaires d’aujourd’hui, je croyais que la délation était l’apanage des collabos du temps des nazis. …

          3. Et voici donc Eric D en grand vainqueur! Il nous a permis d’atteindre le point de Godwin, après l’avoir déjà approché dans son commentaire du 1er octobre, le voici pleinement franchi.

  50. Utiliser les chiffres comme il vous semble, un jeu bien téméraire par ces temps.
    J’appelle ça de la manipulation.
    Comparer 1918, sans l’information directe d’aujourd’hui et sans internet, sans le système actuel de soins, sans le matériel de mesures sanitaires ( M. Pittet n’était pas encore né pour rappel), sans les connaissances plus vastes de la population mondiale…. et sans confinement…Bref, vous osez comparer les chiffres de 1918 à la situation actuelle? Quel gag!
    Vu que vous aimez les chiffres, dites-moi quel est le nombre de personnes sauvées du Covid en 2020 grâce à tout ce que nous avons en plus par rapport à 1918? Difficile n’est-ce pas? Le virus est fort contagieux, si le gros de la population était contaminée presque en même temps ( ce qui serait arrivé sans mesures ni confinement), combien de morts aurions-nous eu, du Covid et de toutes les autres maladies ne pouvant pas être soignées par du personnel trop sollicité ou malade?

    Je vous trouve pathétique à défendre l’économie et nos pauvres enfants… quel est votre intérêt? quel bonus de fin d’année allez-vous perdre?
    Mes propres intérêts économiques sont en jeu, or je préfère travailler un peu que pas du tout. Pour s’en sortir il faut être responsable, visionnaire et altruiste.

    Les temps seront durs? certainement pour la plupart.
    Est-ce une mauvaise chose? pas forcément… nos jeunes sont anesthésiés, dans une situation trop confortable qui les dessert. Nombreux sont déjà en dépression avant 20 ans… Ils auront dorénavant une nouvelle perspective d’avenir, des projets de reconstruction possibles… tout comme votre génération qui a connu l’après-guerre et les belle années économiques vers 1980.

  51. @ HUGUETTE (27 octobre 2020 à 16 h 50 min)
    Veuillez m’indiquer vos sources qui prouveraient, selon vos dires, que les pays qui ont pris des mesures rapides de confinement généralisé s’en sortent mieux économiquement et sanitairement.

    1. Je vous invite à consulter les chiffres de Taiwan aussi bien sur le plan sanitaire qu’économique. De plus, les citoyens jouissent d’une liberté de mouvement que nous avons perdue.

      On peut aussi citer la Chine où l’activité a repris quasiment normalement depuis 6 mois (pas de 2ème vague). Le marché intérieur est très dynamique et la plupart des mesures ont été levées. Propagande me direz-vous ? Peut-être … mais Je crois que la Chine se moque maintenant bien de ce que l’on peut en penser, elle adapté sa stratégie et vit de sa croissance intérieure (facile avec 1.4 milliards d’habitants).

      D’une manière générale, plusieurs pays d’Asie s’en sortent bien mieux: Thailande, Laos, Vietnam, Birmanie, etc. La Nouvelle Zélande vit à peu près normalement. L’Australie a évité le pire.

      Nous pouvons donc continuer à penser que nous sommes les meilleurs et prôner une approche qui a déjà échoué. La réalité finira par nous rattraper et le réveil sera difficile.

      L’Europe et l’Amérique sont engluées dans leur gestion de la crise sanitaire. La situation sanitaire et l’économie se dégradent ensemble preuve que des demi-mesures mal comprises par la population, ça ne fonctionne pas. Il n’y aura pas de croissance économique sans liberté et pas de liberté sans sécurité. Il faut donc prendre le taureau par les cornes et gérer le problème efficacement. Le déni, ça pouvait encore être pardonné il y a 2 deux mois. Aujourd’hui, c’est un danger pour notre société.

      1. “Nous pouvons donc continuer à penser que nous sommes les meilleurs et prôner une approche qui a déjà échoué. La réalité finira par nous rattraper et le réveil sera difficile.”

        Vous mettez le doigt sur un concept clé! Notre attitude suffisante, ce “Sonderfall” helvétique, ce “il n’y en a point comme nous” est lourd de conséquence, non seulement dans le contexte limité dans le temps de la pandémie actuelle, mais aussi de manière beaucoup large. Climat, société, économie, formation, virage numérique… Se remettre en question est difficile. Qui n’avance pas recule dit le proverbe.

      2. @Eliane AB: j’abonde dans votre sens car je note depuis plusieurs semaines la prépondérance de commentaires fascisants sur ce forum, glorifiant la délation, le flicage des uns par les autres etc. Comme vous je suis très inquiet, non pas en raison de cette hystérie Covid mais pour les conséquences économiques, sociétales et relationnelles qu’elle provoque parmi les concitoyens. Ce virus restera parmi nous, lockdown, confinement et autres mesures destructrices nonobstant. La tuberculose provoque plus de 1,5 millions de morts chaque année sur cette planète mais on n’a jamais songé à déclarer une “pandémie” de Tbc car les médicaments pour la traiter existent depuis belle lurette et c’est une maladie de la misère économique, sans intérêt pour l’industrie pharma. Idem pour la grippe saisonnière, également causée par un coronavirus, qui provoque plus de morts chaque année en Suisse que le Covid jusqu’à présent.

      3. @Huguette: L’on peut aussi citer la Suède mal-aimée de tous les bienpensants: à hier 6’164 décès pour une population de 10’122’000 habitants, essentiellement au début de la crise sanitaire. Le 29 juin, 5’463 décès, depuis la courbe des décès est quasi plate (chiffres relevés sur Worldometers.info).
        Les suédois n’ont pas été confinés, ne portent pas de masques à longueur de journée, le commerce et l’industrie intérieurs n’ont pas subi de graves atteintes comme dans le reste de l’Europe. Ah oui, j’oubliais, il faut préserver les vieux, donc les enfermer, leur couper les contacts sociaux et familiaux et les laisser crever de chagrin et de désespoir dans leur coin. L’AVS ne s’en portera que mieux. J’ai 79 ans et sais de quoi je parle.

        1. Mauvaise comparaison qui séduit les corona-sceptiques alors que c’est une preuve d’échec: Suède 6164 morts (pas bon !) et -6 % de PIB. Norvège (son voisin): 292 morts.

          Taiwan: 7 morts et les gens ont repris une vie normale depuis plusieurs mois. La croissance économique est excellente.

          C’est le sens de mon commentaire: il fait taper fort et juste au début car ensuite les conséquences sur l’économie et sur la liberté sont bien plus grandes.

          Contrairement à ce que beaucoup pensent, la Suède a mis en place un ensemble de mesures importantes. La différence, c’est qu’il n’y a pas de sanctions car on compte sur la discipline et la responsabilité de chacun. ça fonctionne avec la culture Suédoise. Par contre, la situation se dégrade rapidement et c’est en train de changer. Il y a maintenant un confinement partiel dans certaines régions. De plus, l’isolement des personnes âgées fait partie de la stratégie car le système de santé est au bord de la saturation.

          1. @ HUGUETTE (13 novembre 2020 à 10 h 20 min)
            des mesures doivent être prises, bien-sûr, mais je pense que les mesures de semi-confinement (fermeture des restaurants, salles de spectacles, musées, etc), voire de confinement (interdiction de se déplacer), sont impertinentes et constituent un abus de pouvoir très grave.
            la chine est le premier état à avoir pris de telles mesures, mais je ne connais pas le résultat de celles-ci, car dans ce pays totalitaire l’état cache la vérité.
            en revanche, taïwan s’en est très bien sorti sans prendre ce type de mesures.

          2. Euh, il faut vous renseigner. La Chine comme beaucoup d’autres pays (Taiwan, Singapore, etc) a adopté une stratégie zéro virus. C’est bien plus strict que l’Europe et la Suisse. Les mesures à Taiwant étaient draconiennes. Cela semble avoir bien fonctionné car les périodes de restriction de liberté sont beaucoup plus courtes, intenses et localisées mais, globalement, l’impact sur la liberté est bien moins grand sur une année.

            La stratégie en Suisse (comme en Europe) était d’observer puis de mettre des mesures en fonction de la gravité de l’évolution (R, #cas, positivité des tests, hospitalisation, mortalité). C’est une approche réactive qui consiste à fermer quand on ne peut plus faire autrement (160 morts/jours en novembre et des hôpitaux saturés). C’est très dur pour la population qui a l’impression de s’enliser dans un marathon sans fin. Mais, dans l’ensemble, les restrictions de liberté en Suisse ont été bien moins grande que dans le reste de l’Europe.

            On peut ajouter a cela un corona-scepticisme très fort et une discipline très relative d’une partie de la population. En fait, si tout le monde respecte les mesures barrières de base (masque, distance, hygiène), on peut tout laisser ouvert. Dans la pratique, il faut prendre des mesures plus strictes car ces règles ne sont pas respectées.

            Finalement, on n’a que ce qu’on mérite. Ce n’est pas le gouvernement qui fait que vous attrapez le Covid ou non. C’est chacun d’entre-nous ! Le virus profite de nos petites “tricheries” et se multiple. La situation n’est que le reflet de ce que nous faisons, il n’y a pas de miracle et nos opinions diverses et variées (yaka-faukon, etc) ne change rien à la réalité.

          3. @ HUGUETTE (28 février 2021 à 19 h 21 min)
            non, les mesures à taïwan furent beaucoup moins draconiennes qu’en suisse. ils n’ont pas fermé les restaurants et les lieux de spectacles. ils n’ont pas interdit les rassemblements, etc.
            par contre, ils ont mis en place un contrôle strict des frontières dès janvier 2020. à cette date, ils avaient déjà de très gros stocks de masques, etc.

  52. @ SAM ENERV (28 octobre 2020 à 16 h 10 min)
    Vous dites que “pour s’en sortir il faut être responsable, visionnaire et altruiste”.
    Dans ce cas, expliquez-moi pourquoi les gouvernements ne distribuent pas gratuitement à leurs populations un document explicatif qui énumère point par point tout ce qui peut renforcer l’immunité de chacun d’entre nous, et plus particulièrement celle des plus faibles parmi nous?
    Par ailleurs, pourquoi ne distribuent-ils pas gratuitement les masques de protection et les solutions hydroalcooliques?

    1. Expliquez-moi votre question? quel rapport entre être chacun responsable, altruiste et visionnaire avec le gouvernement, la distribution gratuite de masques???
      Je crois comprendre surtout que vous confondez être visionnaire et avoir des visions dévinatoires 😉

  53. En moyenne mobile nous avons plus de morts qu’au printemps. Nous avons aussi battu le record de décès journalier, plusieurs jours de suite. Cela est-il suffisant pour que le parlement adopte une loi urgente ?

  54. @SAM ENERV (6 novembre 2020 à 0 h 21 min)
    Ne bottez pas en touche.
    Vous dites que “pour s’en sortir il faut être…altruiste”.
    Dans ce cas, expliquez-moi pourquoi les gouvernements ne distribuent pas gratuitement à leurs populations un document explicatif qui énumère point par point tout ce qui peut renforcer l’immunité de chacun d’entre nous, et plus particulièrement celle des plus faibles parmi nous?
    Et pourquoi ne distribuent-ils pas gratuitement les masques de protection et les solutions hydroalcooliques, puisque le covid-19 est un problème de santé publique?

  55. « On nage dans l’incohérence » « et « Si on nous disait la vérité »
    Oui Madame Professeure Sandoz vous avez raison, parfaitement raison. Merci.
    Nous nageons dans une incohérence intégrale et cela ne vas pas s’arranger car nos autorités helvétiques (la Suisse est en principe un pays « propre en ordre ») ne montrent aucune espèce de maîtrise mais, au contraire, démontrent jour après jour leurs désaccords et donc leur incompétence. Foudroyant. Il faut vraiment être sous barbituriques en continu pour ne pas s’en rendre compte !
    Tout comme les scientifiques de tous bords d’ailleurs car chacun veut avoir son avis sur un thème trop récent pour être encore vraiment bien connu. Personnellement, je qualifie cet aspect « savoir tout mieux que l’autre » d’infantilisme aggravé alors qu’il faudrait urgemment adopter une attitude nettement plus réservée, surtout face à la population générale qui n’est certainement pas née de la dernière pluie.
    Le plus surprenant reste ce ballet incessant et extrêmement désordonné de professeurs, spécialistes du domaine X Y Z, s’exprimant dans les médias (TV, radio, blogs, vidéos YouTube, etc). Un jour celui-ci, un jour celui-là, après-demain un autre, le surlendemain encore un autre. Certains étaient interviewés non-stop au début de la pandémie, puis ils ont disparu de la scène publique (comme c’est étrange !). D’autres ont pris la relève, certains plus fantaisistes que d’autres. Avec tout le temps des avis différents voire divergents que l’on tente de nous imposer. A ce jour, zéro vrai et sain consensus mais uniquement des polémiques qui enflent à la parution de chaque nouvelle statistique ….. Mais de qui se moque-t-on finalement ?
    Les simples mortels se rendent bien compte que la maîtrise du sujet est hors-contrôle même si moult universitaires veulent nous faire croire à une légère maestria ….
    Un semestre environ après le début de la pandémie, nous les simples mortel(le)s ne sommes pas plus avancé(e)s que précédemment. Au contraire, nos autorités, nos soi-disant « spécialistes » continuent à d’un côté enfoncer le clou et, d’un autre côté, à nous enfumer via des théories plus ou moins scientifiques. Plutôt que d’afficher une modestie toute naturelle face à toutes les inconnues liées à ce virus.
    Et, comme par magie, ces derniers mois les scientifiques de tous bords associés aux autorités ont complètement omis (volontairement ou non) de nous transmettre les indispensables précisions sur l’origine du virus. Pas des hypothèses comme en début d’année mais de vraies réponses. Ce sujet semble être tombé aux oubliettes alors qu’il est vital pour la compréhension et pour l’adhésion de la population aux « mesures sanitaires » ….. En général, il faut toujours commencer par le début, cela tombe sous le sens mais pas au cours de cette année 2020.

    A noter que M. Christophe Mottier a raison d’écrire que les autorités /gouvernements doivent nous fournir le matériel ad hoc. Gratuitement. Ceci relève de leurs responsabilités respectives. Sauf que le mot « gratuit » n’existe pas en Helvétie ! Aïe c’est douloureux mais c’est notre réalité. Le mot « payer » a pris la relève inexorablement. Pour preuve, je cite un commentaire du même jour à 12h30 précises « accueillir des patients d’autres Cantons n’est absolument pas gratuit ». Voir le coup de gueule des hôpitaux suisses-alémaniques contre le ministre actuel de la santé. Hilarant car tellement vrai ! Je ne vous imposerai pas ici le suisse-allemand.

    Pour terminer, dans les joies et tracas du fédéralisme helvétique, observons Genève (ma ville d’origine, une ville en déliquescence) : les autorités locales décident manu militari de couler irrémédiablement et irréversiblement leur ville, sur la durée, c’est donc très grave car ce sont les habitant(e)s du Canton qui alimentent les finances cantonales (impôts, taxes, loyers etc.). Les citoyen(ne)s privé(e)s de manière quasi fasciste de plaisirs simples (et contrôlés dans le cadre épidémique), ont raison de parcourir les quelques kilomètres qui les séparent du Canton de Vaud pour continuer à vivre tout simplement et acquérir des biens comme ils l’entendent. Zürich & Berne sont aussi très accueillants, je les recommande si vous êtes bloqué(e)s dans un Canton anormalement autoritaire et déviant. Par contre, je vous déconseille formellement le Tessin qui souffre depuis des années de néofascisme.

    Umberto Eco a écrit « Il fascismo eterno », suite à une conférence à la Columbia University en avril 1995 (La nave di Tesco ed). Dans sa version française le titre se lit « Reconnaître le fascisme » (Grasset ed). Vingt-cinq ans après cette conférence, les réflexions de cet essai sont complètement d’actualité.
    Alors nous devrions toutes et tous réfléchir à quel type de société nous souhaitons pour nos enfants, petits-enfants, futurs petits-enfants ….
    La pandémie actuelle pourrait nous faire basculer du très mauvais côté !

    1. Que c’est bien écrit! J’adhère complètement à vos propos!
      J’avais aussi conseillé à certains de mes amis de partir en week-end à Berne y manger un bon rösti puisque les restos sont fermés dans tout le Welchland!
      Et je suis aussi reconnaissant à nos compatriotes suisse allemands d’avoir évité un confinement à la française lors de la première vague alors qu’une majorité de romands demandaient plus de sévérité.

      1. Merci Dandier. Vous êtes trop bon vis-à-vis de ma prose.
        J’envisage une virée à Zürich (repas chez Hiltl et un chouia de shopping) afin de prendre la température du côté « international » de la Suisse, en prenant les précautions élémentaires évidemment.

        Dans le contexte qui nous préoccupe toutes et tous à juste titre, le Tessin a fait très fort cette dernière semaine, semant encore plus de doutes et d’interrogations dans la population, alors que nous surnageons déjà très approximativement sur la vague des incohérences/contradictions tant médicales que politiques et les doutes légitimes.
        La méthode tessinoise n’est pas du tout la bonne solution, à mon avis. Mais ce n’est que mon avis et tout est relatif.
        En fait, cette dérive comportementale a créé un tsunami en Suisse méridionale et chez nos voisins d’Insubria, de Lombardie et du Piémont. Aussi nettement plus loin dans la Péninsule (je m’en suis occupée personnellement).
        Car il n’était vraiment pas très malin, ni très productif, d’altérer encore un peu plus une ambiance générale déjà passablement survoltée (cf. manifestations à Genève) et si aléatoire.
        En résumé, le chef du gouvernement, Monsieur Norman Gobbi, membre de la Lega, a commis une énorme gaffe en insultant très vulgairement nos voisins méridionaux par rapport à la problématique difficile et douloureuse des regroupements familiaux de part et d’autre des frontières en période de pandémie.
        Je cite « Qu’est-ce que j’en ai à foutre moi » “Che c***o me ne frega a me”. En italien cela sonne encore plus “vulgaire et méprisant”. Paroles insoutenables complètement et totalement déplacées il faut le souligner.

        Or dans bien des Cantons limitrophes, il y a une grande mixité, de la parentèle au Tessin versus en Italie (un doux mélange si humain) etc. Et comme la Suisse est minuscule, il faut bien aérer nos gènes de temps en temps ….

        Lorsque le mal est fait, il est fait, car le micro était branché, tout a été enregistré (quelques secondes avant un interview en direct sur une chaîne locale), ensuite « BAM » tout a explosé dans les médias.

        Oui oui parfois c’est vraiment bien les petits miracles technologiques, ils nous permettent de nous confronter aux coulisses du pouvoir et à ce qui se dit « pour de vrai » sans que nous ne soyons jamais informés, nous les pauvres humains lambda !

        Professeure Sandoz, il s’agit d’un de ces « petits grains de sable » qui est devenu une énorme et scandaleuse montagne. Dans notre paisible petit pays « propre en ordre ».

        Liens web ci-dessous pour celles et ceux qui émettent des doutes (pour certains en italien, sorry).
        ps://www.repubblica.it/esteri/2020/11/12/news/chiedilo_agli_italiani_che_c_mi_frega_a_me_la_gaffe_del_leghista_ticinese_norman_gobbi_ora_si_scusi_-274097048/
        ps://www.cdt.ch/ticino/norman-gobbi-mostri-rispetto-quando-parla-degli-italiani-AM3428673?_sid=Zj58FrnP
        ps://rts.ch – Journal RTS 14 novembre 2020, 07h00 (écouter entre 7 et 8 minutes). Récit de la journaliste Nicole Della Pietra.
        ps://www.rts.ch/play/radio/le-journal-de-7h/audio/le-journal-de-7h?id=11733514

        Alors gardons le cap et notre libre arbitre intact, ne nous laissons pas trop influencer et restons attentifs(ives), bien éveillé(e)s.
        Peut-être qu’une autre gaffe monumentale se cache dans les enregistrements des interviews gouvernementaux hebdomadaires ? Qui peut le dire après ce que nous découvrons dans les coulisses du pouvoir tessinois juste après un « Point Presse » sur le thème du coronavirus ?
        “Adulator propriis commodis tantum suadet”.

        Si je ne m’abuse, le Tessin fait encore partie de la Suisse. Le cas échéant, on pourra me corriger. Mais je crains fort que l’Italie n’en voudrait jamais, même pour tout l’or du monde ……..
        Bien à vous, eab

  56. Bonjour,

    juste une information : 2ème vague = Non. Ce n’est pas le virus initial de Mars, c’est déjà un variant.
    C’est la 1ere vague de ce nouveau variant, et apparemment il n’y a pas/jamais plusieurs vagues (à voir avec l’effet artificiel d’un confinement?). Mais plusieurs variants/mutants ça c’est une certitude et ça change la donne.

    IHU de Marseille a fait bcp de séquençages du virus. Il y a déjà eu bcp de variants et celui qui nous occupe actuellement est le variant 4. Viendra ensuite l’anglais, le brésilien, l’africain. Un peu comme la grippe chaque saison il y a des variants, il peut y en avoir plusieurs sur une saison.

    tps://youtu.be/U7CmzEW8k3M

    On peut imaginer que ce virus est maintenant là mais que sa mortalité va se normaliser, quoi que l’on fasse (vaccination ou stratégie collective, mesures sociales ou pas).

    Ainsi on peut imaginer que la grippe saisonnière a dû mettre qqu années a s’installer avec différents variants. Probablement une mortalité très forte au début (il y a 2500ans an Chine, suite elevage d’oiseaux), puis de moins en moins jusqu’à trouver un équilibre qui permet a l’hôte et au virus de co-survivre.

    Notre choix c’est vraiment de savoir, à chaque age, ce que l’on veut vivre :
    – si j’avais 20ans, je voudrais la liberté : amitiés et amours sont la chose la plus précieuse
    – si j’avais 40ans, je voudrais la stabilité : ne pas perdre mon emploi, mon sport et hygiéne mentale, la culture, la vie sociale.
    – si j’avais 70ans, je voudrais l’espoir: que l’on nous protège, qu’on nous soigne, qu’on confine.

    voila, peut être faut-il laisser aux gens un peu plus de possibilité de décider.

    1. Ce que la plupart des société asiatiques ont compris, c’est que l’on n’oppose pas les générations. Les grands-parents, les parents et les enfants jouent chacun leur role.

      “Si j’avais”… 85 ans et que ce soit mon dernier été, je préférerai ne pas me confiner… Mais si j’avais 20 ans et que je souhaite ne pas contaminer un père ou une mère atteint d’une maladie qui le place dans un groupe à haut risque…

      Si chacun décide, plus personne n’a lors le choix. Nous sortirons collectivement de cette crise… ou nous n’en sortirons pas. Il fait dépasser le “me first”, le plaisir immédiat et ré-apprendre à vivre autrement.

  57. Bill, vous etes dans le schema moral du collectif mediatique ‘main stream’ ou il faut avoir la meme pensée que ce qui se dit, ce qu’il semble que tout le monde pense via la voix des journalistes TV.
    Certes il ne faut pas etre individualiste, et certes il faut aider les autres et ses proches. Mais de tt facon si vous etes malade en general vous n’allez pas voir vos proches, juste ? Et quand vous l’etes pas mais pouvez etre asymptomatique, ben.. dites moi ce qui change du covid par rapport a d’autres maladies, virus, bacteries ou champignons qu’on s’echanges quotidiennement ? on est pas confiné pour une gastro ou pour une grippe, mais on evite de le la transmmettre et aux plus fragiles c’est sur.
    Le pb c’est qu’il faut mettre dans la balance :
    – la dangerosité du virus
    – la dangerosité des mesures de confinements, de distance sociale, de cout economique, culturel
    – l’effet positif du confinement, qui aujourd’hui n’est PAS fait ses preuves. On a plusieurs etudes qui montrent une decorrélation des cas et des mesures prises, aux USA (entre etats), a Monaco, Sauf bien sur pour un confinement strict, mais qui n’est pas tenable plus de 1mois.
    – l’espoir et l’attente dans une solution alternative a l’immunité naturelle : Pour moi plus il y a de jeunes qui se contaminent entre eux, mieux ca serait. on fait l’inverse sans protéger plus les vieux; Et l’espoir du vaccin, sur des souches mutantes, ben… rien de moins sur. D’autant qu’avec ce virus les anticorps ne sont pas forcement un moyen de se protéger de la forme grave, puisque elle est provoquée par nos anticorps justement, un emballement autoimmun et plus grave est encore la forme de la maladie virus mutant 4 actuel pour ceux qui ont deja fait des anticorps sur le virus mutant 1 (printemps).

    Dans tous les cas, je partage votre ‘feeling’ sur le point des generations, faire un confinement selectif n’est pas si simple. Mais ce que je veux dire c’est que on ne peut pas dire que pour la santé de 0.5% de la population il faut sacrifier nos enfants et nos ados, c’est EXCLUS et les gens finirons par se revolter de toute facon.

    1. Bonjour Schwindenhammer,
      Merci de votre intéressante réponse.
      Quelques précisions:
      a) on peut être “malade” avec valeurs biologiques différentes / défauts cellulaires divers / et vivre très tranquillement + très longtemps sur les frontières entre normalité et morbidité.
      b) nous ne sommes donc ni sains, ni comme les autres, mais pas du tout contagieux ni dangereux !
      Le status médical “entre deux eaux” existe beaucoup plus que vous le pensez.
      Car l’être humain bionique parfait n’existe que dans les films, pas encore dans la réalité.

      Je partage votre opinion par rapport
      a) à l’immunité naturelle. Une très vieille affaire. Nous devrions réviser les classiques du genre.
      b) au confinement et au sacrifice de nos jeunes. Inadmissibles, inacceptables.
      Et ne jamais oublier que les humains sont nomades par nature. Confiner = tuer d’une autre manière, très subtile mais parfaitement bien pensée donc organisée par les divers gouvernements mondiaux.

      Bonne continuation ! Eliane AB

    2. Ce n’était pas mon propos. Il s’agit de vivre cette expérience collectivement le mieux possible tout en intégrant que seule la mort n’est pas réversible. Qu’entendez-vous par sacrifier les enfants et les ados ? Je suis d’accord pour l’éducation car il est difficile de rattraper. Il faut donc trouver des solutions. Mais que penser d’une société qui fait travailler les couples à 300 % (crèches, gardes, etc) et demande que l’éducation soit le seul fait de l’école par manque de temps-qualité et remplace le relationnel par des objets ? Pour le reste, on peut vivre sans mega rave-party.

      L’emploi ? Il faut peut-être penser à partager le gâteau différemment. UBS et Novartis annoncent des bénéfices records… ainsi que l’industrie numérique… peut-être l’occasion d’un peu de solidarité avec les secteurs sinistrés au lieu d’optimisation fiscale ? etc

      Nous vivons dans l’illusion d’un bonheur impossible sans une fuite en avant consumériste. Pas besoin de ressembler aux élus de la télé-réalité et des influenceurs de tout poils qui vendent le rêve à travers le prisme des marques pour vivre pleinement. C’est un leurre.

      Ce virus n’est qu’un petit défi par rapport aux futurs enjeux tels que le changement climatique. La liberté n’existe que dans les limites de notre environnement. Nous devons nous préparer à vivre autrement. Il n’y aura pas de vaccin contre le réchauffement climatique.

      Certains aspects de limitation de liberté causés par la pandémie pourraient se transformer donc en délivrance. La révolte ne sert à rien, elle suit la phase de déni.

      Une partie de la jeunesse est d’ailleurs en avance sur les autres générations dans cette réflexion de projet de société. C’est une opportunité.

      Dans le court terme, nous devons reprendre le contrôle sur le virus et éviter un désastre sanitaire qui créerait des dégâts irréversibles.

  58. On va présenter les statistiques dans l’autre sens.
    Dans les pays hors Afrique (où la moyenne d’âge est de 20 ans ou moins), il y a UNE MORT SUR 5 due à la COVID.

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