Et si on nous disait la vérité

Un million de morts du covid dans le monde en 2020, 50 millions de morts de la grippe de 18. Sachant que la population mondiale a passé de 1 milliard 8 environ en 1918 à 7 milliards 7 environ en 2020, soit plus de quatre fois plus, il faudrait rapporter les chiffres aux proportions. C’est donc comme si le covid avait fait moins de 250’000 morts dans le monde de 1918 ou la grippe de 18 plus de 200 millions de morts en 2020. Toute mort est assurément une mort de trop, mais l’immortalité n’existe pas.

Alors jusqu’à quel point peut-on tuer la vie pour éviter la mort ?

Faut-il vraiment arrêter de vivre en 2020 à cause de la pandémie ? Faut-il vraiment punir les jeunes pour protéger les « vieux » à cause de la pandémie ? Faut-il vraiment cloîtrer les personnes dans certains EMS pour les empêcher de mourir ? Faut-il vraiment faire crever de faim des populations pour leur éviter d’être éventuellement malades ? Faut-il vraiment détruire l’économie et tous ceux qu’elle fait vivre pour éviter la mort de quelques-uns ?

La question est fondamentalement éthique et philosophique.

On doit la poser. On doit faire preuve de la plus totale honnêteté quand il s’agit des informations au sujet de l’évolution de la pandémie.

Personne ne peut croire les chiffres donnés quand on supprime l’indication du nombre de morts par pays et par 100’000 hab. pour ne donner que l’indication globale des morts dans le monde.

Combien y a-t-il soudainement de morts à Marseille pour que soient prises des décisions aussi graves la concernant ? On ne le dit pas.

Pendant les premiers mois de la pandémie, on nous assenait le nombre de morts, d’hospitalisations, de cas de soins intensifs dans notre pays et dans les pays européens, maintenant, on ne nous dit plus que le nombre de morts dans le monde. On indique aussi le nombre de personnes testées positives, mais on ne sait jamais le nombre des personnes réellement gravement malades ou guéries. On apprend l’existence de quarantaines, mais on ne sait jamais combien des personnes mises en quarantaine ont été vraiment malades.

On décide de fermer les dancings ou les boîtes de nuit, mais on laisse quelques jours pour que les exploitants puissent se retourner – ce qui est compréhensible. Il va de soi que c’est une manière de dire que la situation n’est pas vraiment grave car sans cela ce serait fermeture immédiate. Et on punit les jeunes qui ont profité de la liberté laissée encore quelques jours.

Je ne fais aucun reproche aux autorités pour les mesures prises pendant les trois premiers mois de la pandémie, mais depuis lors, on nage dans l’incohérence, comme s’il y avait un marionnettiste qui faisait danser les poupées. C’est insupportable.

Suzette Sandoz

Suzette Sandoz

Suzette Sandoz est née en 1942, elle est professeur honoraire de droit de la famille et des successions, ancienne députée au Grand Conseil vaudois, ancienne conseillère nationale.

236 réponses à “Et si on nous disait la vérité

  1. Le site “Coronavirus Update (Live)” fournit jour après jour une statistiques détaillée par pays du nombre d’infection et du nombre de mort rapporté à la population de chaque pays.

      1. Vous accusez les média tantôt d’en parler trop et faire monter l’état de panique, tantôt de ne pas vous informer spécifiquement de sujets que vous estimez importants – comment utiliser le masque, les statistiques, etc.

      2. “Le Temps” donne chaque jour de la semaine et chaque lendemain de week-end les chiffres fournis par l’OFSP. De même, le site de “corona-data.ch” (…corona-data.ch/) fournit les dernières données au jour le jour, et ceci depuis le début de la pandémie.

        1. Non, absolument pas ! Les tests PCR identifient une présence de corona (et encore) pas forcément le COVID-19 et on ne nous communique jamais si ces personnes sont malades ou pas ? Ce détail qui fait toute la différence, puisque la contagiosité y est directement liée. On se demande bien pourquoi ?

      3. Le site est … worldometers.info mais les chiffres paraissent sujets à caution. Floyd George dont l’assassinat par des policiers a été filmé avait été diagnostiqué post mortem comme infecté. Sa mort a été officiellement cataloguée aux USA comme due au Covid. Pour ce qui est du nombre d’infections, personne ne connaît le nombre de ceux asymptomatiques ou guéris de ce qu’ils croyaient être juste un petit refroidissement.

        1. Où avez-vous lu que la mort de George Floyd était cataloguée comme due au Covid?
          Le certificat médical post-mortem indique effectivement qu’il avait le virus, mais qu’il est mort par homicide.
          content.govdelivery.com/attachments/MNHENNE/2020/06/01/file_attachments/1464238/2020-3700%20Floyd,%20George%20Perry%20Update%206.1.2020.pdf

      4. Deux réflexions sur le traitement médiatique de la « crise sanitaire »:
        1. Les médias ne sont pas honnêtes et ne font pas leur travail: ils persistent à faire leur beurre sur la terreur et l’endoctrinement, qui est vendeur et « sûr », et pas sur le débat démocratique, qui est probablement plus risqué de leur point de vue.
        Il est tout-à-fait vrai, comme le dit Mr Neirynck, que le site « Coronavirus Update » fournit les données détaillées concernant la Suisse. Mais comme le relève Mme Sandoz, curieusement ce ne sont pas ces chiffres – relatifs à la population – qui font les Unes des médias. Au mieux, la presse donne des liens. Par ailleurs, certainement que les journalistes pourraient se donner la peine de chercher des données similaires concernant les autres pays. Mais ils ne le font pas ou rarement. Pourquoi ?
        Pour faire sursauter et ficeler leurs lecteurs, il est bien plus efficace pour les médias de donner des chiffres absolus – comme ceux que l’on lit un peu partout dans la presse européenne : 207’000 morts aux Etats-Unis depuis le début de la pandémie! Trump au pilori ! Je serais plutôt d’accord pour « Trump au pilori », évidemment, mais cela ne libère pas la presse de son devoir d’analyse et de vérité.
        Pour les USA : sur une population de 331 millions de personnes, qui connaît normalement 150’000 morts par jour de causes diverses, la première étant les maladies cardio-vasculaires – 49’000 morts par jour. Dans la pire semaine du Covid aux USA, en avril, il y a eu 7’500 morts par jour. (Source IHME). Mais il a fallu que j’aille chercher ces chiffres moi-même sur un site anglophone. Aucun des médias que je lis en Europe ne me les a fournis. Pourquoi ?
        On peut aussi noter au passage que 1 million de bébés dans le monde meurent à la naissance, d’après l’UNICEF ; et 2.5 millions dans les semaines qui suivent. Et les mesures anti-covid dans les pays pauvres, d’après la même agence, seront dévastatrices. Et cela, alors que la pandémie se déroule avec nettement moins d’effets dans des pays à la population jeune. Parfois – rarement – les médias en parlent dans des pages « Spécial Afrique » – c’est vrai que cela compte tellement moins que les morts en EMS de nos contrées.
        Les chiffres absolus constamment cités par les médias pour les USA – mais c’est aussi le cas pour le Brésil ou bien d’autres pays – sont toujours sans aucune référence ni proportion. C’est une insulte à l’intelligence des lecteurs. Faut-il s’étonner de la méfiance et du raz-le-bol qui ne fait que s’accroître ?
        On s’attendrait à que les « vrais » médias – justement les médias qui ne sont pas «les médias sociaux » (ces vilains propagateurs de désinformation et de « complotisme ») – nous donnent les moyens de réfléchir posément au problème et fournissent une vision d’ensemble. Qu’en utilisant le site Coronavirus Update, et toutes les autres données mondiales, ils nous informent concrètement. On est très, très loin du compte. Pour l’essentiel, ils terrifient et endoctrinent tout autant que leurs ennemis sociaux. Pas d’analyse. Pas de remise à plat. Le brouillard à courte vue.

        2. Tout le monde pense, tout le monde « sait », que les morts du Covid sont limités à une très étroite frange de la population. Bien autrement que la grippe espagnole, qui tuait de préférence les enfants et les jeunes adultes. Bien autrement que des maladies horribles comme Ebola, qui tuent tout le monde. Alors, qu’est ce que « tout le monde pense » – sans avoir le droit de le penser ouvertement ?
        Qu’il n’est pas normal que l’on nous serine que nous devons protéger notre propre santé, ou nous protéger « les uns les autres », par « solidarité ». C’est un pur et simple mensonge pour 98% de la population. La solidarité que l’on exige de nous ne concerne que des personnes très âgées très faibles ; en EMS, le terrain où le virus a fait le plus de dégâts visibles, l’espérance de vie à l’entrée est de 2 ans et 3 mois en Suisse. Un tiers des pensionnaires ont plus de 90 ans. (Chiffres du SCRIS). Les autres décès concernent des personnes qui ont des conditions préexistantes. On le sait. Cela a été dit. Mais c’est comme si cela n’avait jamais été dit. La presse continue d’agiter la « solidarité ».
        En Suisse, nous n’avons pas eu de morts excédentaires. En Suisse Romande, cela été dit dans un seul article, dans le 24 heures. Vaguement repris dans un interview du Temps. Mais l’essentiel de la population (demandez à votre voisin!) est persuadé que nous avons eu des morts en surnombre en pagaille, à cause du virus. Parce que l’on n’a donné que les morts du Covid. Mais ce n’est pas vrai: c’est parce que l’on donne les chiffres de mortalité sans aucune proportion avec les morts en général, ou les morts ordinaires de l’année dernière.

        Actuellement, « tout le monde pense » – les citoyens, les gens normaux – que si l’on a des conditions préexistantes, qu’il faut se protéger. Masque, désinfection, évidemment aussi pour les visiteurs. Que si l’on est très vieux et que si l’on tient à continuer de vivre (à quel prix ?), qu’il faut se protéger. Il suffit d’aller au bistrot. Il suffit d’écouter les conversations au coin de la machine à café. Les gens dans le bus, qui soulèvent un peu leurs masques.
        « Tout le monde » – c’est les 99% qui ne seront pas malades – sont exténués. « Cela fait 6 mois que je n’ai pas pu voir ma famille en France, je suis seule ici, je n’en peux plus ». « Ma clientèle a diminué de moitié, je vais finir à l’assurance ». « Pourquoi est-ce qu’on nous oblige à faire ça ? » Mais leur dépression compte pour des prunes. Leur désespoir ne fait pas partie du calcul épidémiologique. Sans virus, pas malades, ils devraient se trouver contents. S’ils ne le sont pas, ils devraient en avoir honte, et remettre leur masque vite fait.
        On leur interdit, de facto, de dire « des choses comme ça » – du moins publiquement. Le masque musèle la démocratie d’une manière inouïe. La presse suit, appuye, insiste. Elle ne fait rien pour aider à réfléchir, prendre de la distance, se poser et prendre de bonnes décisions. Elle suit la meute – mais le problème ici, c’est que la meute n’est pas démocratique.
        On terrorise des gens qui ne risquent rien. Il est très grave que certains parents – sont-ils ignares ? devraient-ils une bonne fois décider de ne plus lire la presse ? – aient authentiquement peur pour leurs enfants. Qu’ils aient la boule au ventre quand leur enfant part à l’école, à cause du Covid. Qu’ils pétitionnent. Qu’ils exigent des mesures. Et ce alors que leur enfant risque nettement plus de mourir d’un coup de foudre que de ce virus. La presse est responsable. Elle diffuse des informations aberrantes et totalement hors contexte – comme celle de la tempête de cytokines. Qui n’a rien à voir avec le Covid, et existe depuis que les réactions aberrantes du corps à ses agresseurs existent. Elle présente en martyrs des cas de Covid longs – certainement très pénibles. Mais de telles surréactions existent avec bien d’autres maladies. Et évidemment, jamais – sinon l’effet de manche serait perdu – ne nous dit-on que ces cas rarissimes ne concernent qu’une micro-fraction des infectés – laquelle, d’ailleurs ?
        Les terrorisateurs gagnent. La démocratie perd.
        Mme Sandoz pose les questions justes. Au début de la pandémie, on pouvait comprendre que les autorités fassent avec les moyens du bord. On peut critiquer, mais cela n’est plus utile. Maintenant, il faut lutter pour que la raison gagne et que nos sociétés retrouvent leur bon sens. Il en va de la vérité et de la confiance que nous pouvons avoir dans les pouvoirs publics et dans les médias censés garantir la véracité des informations fournies aux citoyens. Nous ne sommes plus en situation d’urgence. Il est grand temps de reprendre nos esprits.

        1. Merci de votre réaction qui fait du bien après le gros titre en première page du Temps d’hier 30 septembre: “Ce que l’hécatombe du covid-19 dit de notre modèle de société”, avec, toujours en première page, ce bref commentaire: “L’hécatombe est loin de s’arrêter et l’OMS redoute que ce funeste bilan grimpe rapidement à deux millions si la planète entière ne se mobilise pas fortement”.

        2. C’est bien écrit, bravo.

          Néanmoins, il y a clairement quelques grosses erreurs dans les chiffres que vous citez, et c’est dommage. Les Etats Unis n’ont pas “normalement” 150’000 morts par jour, mais plutôt environ 6’500 / jour. De même pour les maladies cardio-vasculaires, environ 2’000 / jour.

          1 million de bébés dans le monde meurent à la naissance … par année?

          Pou la deuxième partie, est-ce que vous nous autorisez de le reprendre sur tous.ch?
          Voici notre email : info (at) tous.ch.

          Bien à vous,

          1. Eh oui, il y a en Suisse plus de
            66 000 décès par année (accidents, crises cardiaques, cancer, mort naturelle -existe-t’elle encore?- suicides, etc.
            Alors les 1850 décès au conardvirus (saison 2018-19 il y a eu 3600 décès dûs à la grippe saisonnière.
            Le seul problème que voit le gouvernement, c’est la saturation des hôpitaux en lits et en travail “effréné ” du personnel médical

          2. @JPL
            Comparer le nombre brut de morts de la grippe au connardvirus n’est possible, car il ne tient pas compte des mesures de défense très différentes entre les deux (gestes barrière, masques, confinement pour le Covid-19 contre vaccin pour 1/5 de la population environ pour les grippe saisonnières). Je pense de plus votre chiffre surestimé, mais ne trouve pas de bonne référence. Quelle est la vôtre d’ailleurs?

            Rien que le problème de la saturation hospitalière est déjà un très gros problème, et c’est loin d’être le seul lié au Covid-19. Des articles comme w.letemps.ch/sciences/morts-covid-audela-victimes-maladie vous permettront de comprendre pourquoi. En résumé, des hôpitaux saturés et du personnel sur les rotules entraînent des morts, non seulement du Covid-19, mais aussi d’autres maladies ou accidents, par manque de traitement adéquat.

            Les signaux sont actuellement au rouge:
            – Genève a déjà suspendu les opérations chirurgicales non urgentes.
            – Le Centre hospitalier du Valais romand a pris des mesures allant dans la même direction.
            – 1100 hospitalisations en Suisse, plus de 100 additionnelles par jour (pour rappel, il y en a eu jusqu’à 2400 en avril)
            – Une augmentation de type exponentiel (ie une droite sur un graphe logarithmique) des cas journaliers.

            Cette épidémie et les conséquences sont très pénibles pour (presque) tout le monde, mais faire l’autruche ou minimiser la problématique ne fera que l’amplifier et la prolonger.

          3. Samuel,
            “Cette épidémie et les conséquences sont très pénibles pour (presque) tout le monde, mais faire l’autruche ou minimiser la problématique ne fera que l’amplifier et la prolonger.”

            Amplifier, je ne sais pas, mais prolonger non, au moins si l’on n’en croit nos autorités. Ce sont au contraire les mesures sanitaires (masques, distances sociales, confinement, etc.) qui sont imposées à la population pour diminuer la vitesse de contagion, reculer l’immunité collective et prolonger l’épidémie.

            Est-ce un bon choix ? Beaucoup de spécialistes assurent qu’il serait moins dommageable de cibler des mesures de protection sur les personnes à risques. Ne pas reculer indéfiniment l’immunité collective serait aussi bénéfique pour elles.

          4. Je ne sais pas qui se cache derrière votre pseudo mais je vous encourage vivement à communiquer à plus large échelle tant vos propos sont justes !

        3. À propos des masques : les virions du Covid mesurent entre 0,06 et 0,14 micron (mesure au microscope électronique). «Le virus peut être charrié par des particules plus petites que les pores des masques utilisés couramment. Les particules du virus du Covid-19 mesurent environ 0,12 micron, soit 0,12 millième de millimètre» (citation Le Matin du 21.07.20). Est-ce pour cela que le CF avait estimé que les masques sont inutiles ?

          1. Les masques sérieux ont un metdown chargé électrostatiquement apte à arrêter les particules virales, qui au demeurant ne voyagent pas nécessairement isolée, surtout quand vous les excrétez.

            Salutation à vous Edouard.

          2. “Les masques sérieux ont un metdown chargé électrostatiquement apte à arrêter les particules virales, qui au demeurant ne voyagent pas nécessairement isolée, surtout quand vous les excrétez.”
            @CEDH (ou Edouard?): qu’est donc un masque sérieux pour vous ? Et que signifie “metdown chargé électrostatiquement” ? Vous qui savez tout sur le Covid êtes certainement en mesure de satisfaire ma curiosité.

          3. Eric D., les masques ne sont pas inutiles. Ils laissent effectivement passer le virus, mais le virus étant principalement localisé dans les gouttelettes de salive que l’on projette en parlant, toussant, éternuant, etc., si l’on porte un masque, on limite fortement le risque de projection de gouttelettes (beaucoup plus grosses que le virus lui-même) et donc la propagation du virus. Tout simplement.

          1. Je vais essayer d’être brève car les longs commentaires ne sont parfois pas lus jusqu’au bout.

            Bien sûr, il faut protéger les autres et soi-même et le port du masque est utile dans certaines circonstances. Toutefois, il faut raison garder, j’ai eu l’occasion à maintes reprises de voir des gens porter des masques au milieu de la forêt alors qu’il n’y avait personne à des centaines de mètres à la ronde. J’ai vu aussi une dame âgée alors que j’étais en voiture porter un masque dans une zone industrielle où elle était assurément la seule piétonne.

            Ceci vient du fait que l’on a distillé jour après jour des informations terrifiantes (je parle surtout des chaînes d’informations continues mais aussi de la RTS) Hélas tout ceci a eu un impact extrêmement dommageable sur les personnes âgées mais pas uniquement.

            J’ajouterai à l’attention des jeunes parents, faites attention à votre bébé car voir leurs parents porter un masque à longueur de journée pourrait très gravement perturber leur développement. Rappelons-nous que les bébés sont très attentifs à l’expression de leurs parents, la vue d’un masque peut être traumatisant.

            Je lance un appel aux médecins afin qu’ils donnent vraiment des précisions plus claires concernant le port de ce masque, à savoir exactement dans quelles circonstances les gens doivent le porter car un nombre de plus en plus important de personnes n’ont pas bien compris le message et je ne serais pas surprise que certains dorment avec.

            Pensons aussi aux gens qui ont eu des graves soucis de santé récemment ( je ne parle pas du COVID) et qui espéraient profiter un peu de la vie, certains savent qu’ils ne vont pas vivre encore très longtemps et les priver de joies toutes simples de la vie devrait faire l’objet d’une réflexion approfondie.

            Récemment, je suis allée à l’enterrement d’une de mes connaissances décédée d’un cancer et je dois dire que j’étais très triste pour la famille proche du défunt car beaucoup de gens sont partis immédiatement après la cérémonie. Toujours la peur ! Heureusement que nous n’assistons pas à notre propre enterrement.

            Meilleures salutations à tous.

            Chantal

          2. @Chantal
            Porter un masque est parfois inutile, mais n’est pas néfaste. Mieux vaut le porter trop que trop peu. De plus, n’oubliez pas qu’il ne faudrait pas manipuler le masque une fois qu’il est en place. Mieux vaut donc le porter dans une zone où il n’est pas utile, plutôt que de l’enlever et le remettre.

            Je doute que les tous petits peuvent être gravement perturbés par un masque, et que les parents portent un masque à la maison. Si vous avez une étude, pointez-la nous.

            Vous trouverez toutes les informations que vous demandez sur le port du masque à l’adresse suivante: .bag.admin.ch/bag/fr/home/krankheiten/ausbrueche-epidemien-pandemien/aktuelle-ausbrueche-epidemien/novel-cov/masken.html

            La période actuelle est pénible et frustrante pour tous ou presque. Vous parlez de personnes en fin de vie, mais je pense aussi aux jeunes qui ont le sentiments qu’on leur vole des années très précieuses, aux parents qui doivent travailler avec des petits dans les pattes, sans garderie et sans grands parents, aux licenciés, aux chef d’entreprise qui galèrent… La dernière des choses dont nous avons besoin sont des comportements qui augmente le risque propagation, donc sa virulence et sa durée. Mieux vaut malheureusement un enterrement plus triste que d’habitude, plutôt que de se retrouver pour d’autres enterrements les semaines suivantes.

        4. “Les médias ne sont pas honnêtes et ne font pas leur travail: ils persistent à faire leur beurre sur la terreur et l’endoctrinement, qui est vendeur et « sûr », et pas sur le débat démocratique, qui est probablement plus risqué de leur point de vue.”

          Sachant que les médias ne vivent non pas des recettes provenant de leur lectorat, mais bien des recettes émanant du secteur publicitaire, j’aimerais savoir d’où vous tirez qu’en cette période de pandémie, ces mêmes recettes sont en hausse?

          En quoi la terreur et l’endoctrinement seraient-ils rentables? Peut-être êtes-vous au courant d’un accord secret ou tacite impliquant que le(s) gouvernement(s) verse(nt) de l’argent aux médias pour les inciter à faire peur?

          J’avoue trouver ces raccourcis tout aussi fascinants que ceux pris par tous les experts en sciences médicales que la terre semble soudain porter…

          Quant à vous Madame Sandoz, dont j’ai eu le privilège de suivre des cours de droit civil en son temps, bravo pour vos propos. Il est certain que quelque chose cloche dans notre réaction, mais il est difficile de mettre précisément le doigt sur quoi.

        5. Merci de votre commentaire éclairé, posé, et déterminé. Oui il est temps, partout, d’enlever ces masques hors les cas de grande fragilité. J’étouffe et j’ai tellement envie de revoir vos sourires !!

        6. Bonjour MCR, j’ai beaucoup aimé votre commentaire, c’est une très bonne analyse et je le trouve très important. Me permettez-vous de le copier et de le partagez en vous citant bien sûr?

        7. Comment croire quelqu’un qui croit que 54.750.000 américain meurent chaque année. Et pourquoi ne s’intéresser qu’aux morts alors que plusieurs gens de mon entourage se plaignent de séquelles à long terme de leur maladie, dont des maux de tête et des pertes d’énergie. Je trouve plus effrayant d’avoir un mal de tête alors que le corps médical vous dit guéri…

      5. Madame,
        Outre que vos comparaisons mathématiques sont trop simplistes, vous pouvez vous informer de manière simple en tapant sur Internet : comparaison grippe 1918 et Covid 19. En français, vous aurez des réponses claires, notamment de HEID mais le plus simple (malheureusement) c’est de faire une recherche en anglais. Vous comprendrez alors pourquoi votre appel à la vérité a été écrit un peu trop vite. Bien à vous
        Pierre Veya

      6. Madame Sandoz,

        Belle comparaison cependant, vous oubliez un aspect qu’on ne peut négliger. Le contexte.
        1918. 4ans de guerre qui ont usé les corps. Malnutrition. Les gens avaient de la peine à se nourrir correctement.

        Un système de santé mis à mal par les bombardements.

        Difficulté pour avoir accès au médicaments.

        Connaissances médicale.
        On intubait pas
        L’ixymètre n’éxistait pas
        On ne savait pas mettre quelqu’un sous oxygène

        Communication beaucoup moins rapide pour la population mais aussi entre chercheurs et médecins.

        Il y a encore certainement d’autres aspects contextuels que j’oublie ce qui fait qu’on ne peut absolument pas comparer les 2situations. Comme 2automobilistes qui auraient fait un excès de vitesse de 20km/h. L’un en zone piétonne et l’autre sur autoroute. Nous sommes bien d’accord qu’on ne peut comparer ces 2 infractions

        1. Vous avez raison. C’est exactement ce que je voulais mettre en évidence en soulignant l’aberration des chiffres qu’on nous jette en pâture.

        2. Et pouvez vous imaginer dans quel état nous serions après 6 mois d’inhalation “continue” de nos propres miasmes et CO2 ?
          Vous oserez peut-être comparer l’efficacité d’un système immunitaire déprimé et celui d’avant cette pandémie ? Nous compterons alors les morts de désespoir si d’aventure elles étaient bien attribuées aux privations de nos libertés et effondrement économique, donc en grande partie à cette gestion de la pandémie Covid19.

          1. @Yogline : je partage votre avis. Les conséquences de cette mesure “sanitaire” se feront ressentir dans quelques semaines ou mois. Dans la dernière parution de “Bonasavoir”, magazine complotiste, de tendance lénino-maoisto-fascisto-légèrement terriste-sait-on-jamais édité par la FRC eet dont les abonnés méritent d’être pendus haut et court (NB pour les binaires: c’est du sarcasme), il y a une comparaison très intéressante sur les divers types de masques disponibles sur le marché suisse. Résultat des courses: aucun ne protège à 100% ni la personne qui le porte ni son entourage. À méditer….

        1. Ce genre de remarque … irrespectueuse montre à quel point certains sombrent désormais dans le prêt-à-penser servi en pâture par des médias à la mémoire courte et aux finances dans le rouge, qui ont logiquement perdu durant cette crise ce qui leur restait de crédibilité.

          1. Et en plus, la marmotte, elle emballe le chocolat ! Et la terre est plate ! Et on nous met des puces dans la tête … Si, si je vous assure :_) !

      7. La question n est pas de savoir si les mesures sont adaptées et proportionnées mais bien de savoir si lorsque quelqu’un ira se faire soigner est ce que le système médical aura suffisamment de bras de lits et de respirateurs!!!!!

    1. Je suis un vieux de 77 ans… je suis preocupé uniquement que pour les enfants et le jeunes!! On a traversé déjà une grand partie de vie!! Voilà!! Faites attention aux nouvelles générations…

    2. Soit aujourd’hui 1 mort du covid pour en moyenne 180 morts toutes causes confondues par jour en Suisse soit 0,55 % mort du covid….. Sacrée pandémie pour tout arrêter, porter des masques arrêter de sourire et faire peur. Réveillez vous bon sang

      1. Le Covid a tué 10 fois plus que les accidents de la route… C’est facile de comparer tout, n’importe quoi et n’importe comment.
        Une météorite à tué 99% de la vie sur terre si on veut faire des comparaisons qui n’ont pas de sens

        1. Il faut effectivement comparer ce qui est comparable.
          Votre commentaire est un sophisme. Depuis près de 5 mois, la part du Covid dans les décès en Suisse est négligeable.

  2. Madame,

    Je suis surpris de lire vos propos. Vous écrivez que vous ne faites aucun reproche aux autorités pendant les trois premiers mois de la pandémie “mais depuis lors, on nage en pleine incohérence”. Je ne partage pas votre analyse, il s’agit toujours de la même pandémie, avec toujours le même risque de saturer le système de santé.

    Vous êtes probablement choquée par l’ampleur des mesures prises alors que la situation sanitaire est sous contrôle, vous devez comprendre que la situation actuelle est ce qu’elle est justement parce que des mesures sont prises. Je ne dis pas que toutes les mesures prises sont d’une logique absolue, mais le caractère exceptionnelle de cette pandémie nous a fait apprendre l’humilité. Le travail des décideurs est difficile.

    Comme vous l’écrivez, cette pandémie est insupportable, nous n’avons malheureusement pour l’heure pas d’autre choix que d’apprendre à vivre avec ce qui est une nouvelle normalité.

    Je suis par contre d’accord avec vous pour ce qui est de cette jeunesse qui souffre actuellement d’une double peine, le COVID-19 et la planète qui s’épuise, le 2ème fléau me paraissant encore pire que le premier. Si quelque chose est insupportable, il s’agit plutôt de l’inaction du monde politique, en tout cas de ces dernières décennies, face à ce second problème.

    Bien à vous.

    1. Monsieur Jeannot,

      J’ose me permettre d’émettre des doutes quant au risque actuel de saturation du système de santé.

      Il a été clairement démontré ces derniers jours que nous sommes aujourd’hui loin d’une saturation quelconque en Suisse. Il serait donc temps pour des pays avec un système de santé assez performant comme le notre de repenser/recadrer notre approche de la gestion de cette crise qui est en train de devenir plus économique que sanitaire.
      … Cela en continuant effectivement d’appliquer les gestes simples d’hygiène, sans tomber dans la paranoïa vers laquelle certains politiciens et scientifiques sont aujourd’hui tentés de nous y emmener…

      Salutations,
      Xavier
      ….24heures.ch/le-chuv-se-dit-pret-a-faire-face-a-une-deuxieme-vague-647290968459
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      1. Vous négligez le fait que les autorités travaillent à un horizon donné. Ce pour ça que vous semblez échouer à comprendre qu’on ne parle pas du risque *actuel*, mais bien du risque *futur*.

        Prenez un peu temps pour comprendre et appréhender ce que signifie “croissance exponentielle” (…fr.wikipedia.org/wiki/Fonction_exponentielle). Ça vous sera également utile pour comprendre tout une foule d’autre processus.

        1. Mathieu, tous ceux qui ont prédit des croissances exponentielles et un développement catastrophique de l’épidémie se sont grossièrement trompés. Regardez un graphique de la mortalité toutes causes confondues sur les 50 dernières années. Il n’y a pas eu de surmortalité inhabituelle. Il y a chaque année en hiver un pic et c’est normal. Si nos autorités avaient écouté les gens qui ont l’expérience du terrain plutôt que les modélisateurs fous, nous aurions agi comme la Suède et nous n’aurions pas détruit notre économie.

    2. Les décideurs avaient le choix du bon sens. Un choix que la Suède a préféré (tout en laissant aussi mourir ses aînés dans des maisons de retraite gigantesques et mal gérées, au personnel mal payé et peu formé – elle a depuis lors corrigé le tir).
      En attendant, le problème est maintenant résolu en Suède, et on n’y a pas assassiné l’économie et la vie sociale, culturelle, etc.
      Je me souviens d’un reportage de la RTS en avril, où ils demandaient à un essayiste suédois ce qu’il pensait de l’expérience suédoise.
      Il y répondait : “C’est vous qui faites une expérience. Chez nous, on continue à vivre normalement.”

      1. La Suède n’a pas été confinée par décision gouvernementale, mais l’activité à très fortement diminué et les habitants ont adoptés des comportements proches de ce qui a été imposé en Suisse. com/news/world-europe-53498133
        Au final, pas d’immunité de troupeau, et un impact 5x plus de malades et 10x plus de morts que leurs voisins (Finlande, Norvège), sans grande différence sur l’économie et les mesures barrières. La modèle suédois n’est donc ni totalement catastrophique, ni reluisant.

        1. Au final, pas d’immunité de groupe, dites-vous ? En êtes-vous si sûr, alors que même en Suisse il semble déjà y avoir une immunité de groupe, probablement due au contact préalable avec d’autres coronavirus ? Avez-vous lu le papier du Pr. Beda M.Stadler, publié en juin déjà et corroboré par plusieurs études récentes, notamment tessinoises ?
          weltwoche(point)ch/ausgaben/2020-24/inland/warum-alle-falsch-lagen-die-weltwoche-ausgabe-24-2020.html
          La Suède connaît actuellement un taux de nouvelles contaminations (vraies ou fausses) très en-dessous de 2%, à rendre jaloux ses voisins, avec lesquels les relations ont toujours été en demi-teinte…
          Quant aux morts, je le répète, il s’agit là aussi d’une hécatombe dans les maisons de retraite lors des premières semaines. On a du reste eu la même chose ici (et cela continue dans certains EMS).
          Les décès actuels sont en revanche anecdotiques – sauf pour les proches, bien sûr – en regard de la mortalité habituelle.
          Ce que vous ne semblez pas comprendre (je m’exprime peut-être mal ?) c’est que le modèle suédois, même s’il n’est pas parfait, n’a pas causé les immenses dégâts collatéraux que l’on observe ailleurs: licenciements par milliers, vie culturelle en lambeaux, du sport à la télé, triste à mourir et, surtout, une société plus clivée que jamais, avec des gens prêts à se taper sur la figure en raison de l’obligation, respectée ou non, du masque dans les lieux publics, alors que plus rien ne justifie une telle mesure du point de vue épidémiologique.
          Je vous rappelle en outre les prévisions hystériques de l’EPFL à fin avril, qui prévoyait entre 15 et 20’000 morts à la fin août, en précisant que ce scénario était loin d’être celui du pire. Depuis, on voit moins Marcel Salathé et consorts…
          Ils se sont tous trompés, les uns après les autres. Et pourtant l’hystérie continue.

          1. Je persiste, les seuils pour une immunité de groupe efficace ne sont pas atteints, ni ici, ni en Suède. Ces seuils sont d’ailleurs variables en fonctions des conditions comme la densité de la population. La région extrêmement touchée de Manaus (50% peut-être) semble commencer à en bénéficier, mais c’est sans compter que l’immunité semble s’estomper avec le temps (cas documentés, mais attendons les revues). Le lien sur la Weltwoche est paywallé.

            Je vous ai compris, mon point est que justement le modèle suédois n’a pas les qualités que vous lui prêté. Le chômage par exemple y est passé de 7.1% en mars à 8.8% en août. Les gens ont aussi d’eux-même fortement diminué leurs interactions. Leur situation est similaire à la nôtre en termes de mesures, elles n’ont pas été imposées, et ont été prises sur plus tard, d’où le nombre de morts plus important.

            Je suis d’accord concernant leur taux actuel de contamination. Il est bas. Je note par contre que la Suède a terminé son premier pic début juillet seulement et que nous avons vécu 2 mois de très faible taux de contagion à la suite du pic, avant qu’il ne remonte. Ce qui semble être le cas aussi en Suède (remontée depuis début septembre). Au final et comme dit précédemment, ni totalement catastrophique, ni reluisant.

            Marcel Salathé et consorts on fait un travail très important! Le réveil brutal que leurs messages ont engendré a permis de prendre des mesures qui justement ont évité 10x plus de morts. Comme exprimé dans d’autres posts, le malheur de la prévention d’un risque est qu’il est impossible de connaître le coût exact de la matérialisation du risque prévenu. Comme écrit précédemment, faites l’analogie avec la ceinture de sécurité, les limitations de vitesse et le taux d’alcoolémie maximum.

      2. Il serait intéressant de connaître vos sources concernant la Suède notamment quand vous déclarez que le problème est résolu. La Suède vit actuellement une recrudescence des cas comme en Europe. Les hospitalisations et la mortalité suivent avec un certain retard comme partout ailleurs (10 décès hier).
        Quand à l’économie, la Suède ne semble pas s’en sortir mieux que le reste du monde (ce qui assez logique vu l’interdépendance générée par la globalisation).

        Finalement, la Suède est très loin d’avoir pris aucune mesure durant la pandémie et on s’aperçoit que les règles n’étaient pas si différentes qu’en Suisse dans la pratique. Hier encore, une limitation à 50 personnes pour les événements publics et restaurants a été annoncée (pire qu’en Suisse !).

        1. @Eve
          Recrudescence des cas n’égale pas recrudescence épidémiologique. Comme tout le monde le sa(va)it – mais semble l’avoir oublié – une épidémie est identifiée sur la base du nombre de consultations, des hospitalisations simples/réa et des décès.
          Combien de “cas“ de diverses infections respiratoires y avait-il l’année passée à la même époque ? Probablement autant, mais on ne le saura jamais, car on ne s’amusait pas à dépenser l’argent du contribuable à tester des millions de gens en relative bonne santé pour des virus aussi peu létaux. Car OUI, il est maintenant prouvé (chiffres de l’OFS à l’appui) que le Covid-19 n’est pas plus létal que la grippe – en tout cas là où les médecins ont soigné les gens comme ils l’ont toujours fait.
          Or les décès du Covid-19 actuellement en Suède (et ailleurs en Europe) sont actuellement à un niveau si insignifiant qu’on ne peut décemment plus parler d’épidémie, encore moins de pandémie. 10 décès hier ? Que représente ce chiffre par rapport à la mortalité quotidienne ? Probablement très peu.
          En Suisse c’est pareil. Il y a en moyenne près de 200 décès par jour, toutes causes confondues. On nous a signalé aujourd’hui 1 décès du Covid. Certains autres jours c’est 2 ou 3. On est dans ces eaux-là depuis bientôt 5 mois. Toute personne avec des capacités de raisonnement moyennes devrait commencer à trouver les mesures en vigueur – destructrices d’emplois, de vie sociale et familiale, de culture et de sport – totalement disproportionnées, ne trouvez-vous pas ?
          Quant à l’économie suédoise, même s’il est juste de souligner l’interdépendance des échanges économiques, elle très loin de l’effondrement que l’on voit en Europe, avec un recul de 6% au deuxième trimestre et un troisième trimestre qui annonce déjà une reprise.
          statista(point)com/statistics/1109576/gdp-growth-forecast-in-sweden/
          Et même s’il y a eu des restrictions en Suède, aucun commerce n’a jamais dû fermer. Aucun.
          En Suisse, des personnes à qui on a fermé le commerce se sont suicidées.
          Il ne faut pas sous-estimer l’effet de ces mesures sur le moral de population. Le pragmatisme et la cohérence des politiques suédoises (que l’on cherche en vain en Suisse) ont rencontré l’adhésion de la population, à laquelle les autorités se sont adressées en la responsabilisant, non en l’infantilisant (“Voici comment nous protéger, les enfants”).

          1. Vous avez raison, y compris pour vos sources d’information, concernant la situation sanitaire et économique en Suède.
            Je compatis : il est impossible de se faire comprendre par qui ne veut entendre.

          2. Merci pour votre réponse, je suis en partie d’accord avec vous. Je reste preneur de vos sources sur la Suède sur l’épidémie afin d’enrichir ma compréhension.

            Vous avez raison, les mesures ont été difficiles à vivre. La Suisse a évité un confinement total comme les pays voisins. Les magasins d’alimentation sont resté ouverts. Certaines enseignes ont fait de meilleures affaires suite à la fermeture des frontières. Les autres commerces ont pu rouvrir 6-8 semaines plus tard. Afin d’éviter un désastre, il y a eu des aides de l’état, le chômage partiel et l’augmentation de la durée des indemnités. Pas certain qu’en laissant les choses empirer, les commerces aient fait de meilleures affaires car le choc paralyse les individus.

            Comme vous le remarquez, la CovId19 n’a pas engendré de surmortalité sur les 9 mois de l’année, la mortalité engendrée par la maladie a donc été neutralisé par d’autres facteurs. Ce qui démontre que l’ensemble des mesures prises ont pu maintenir globalement un effet neutre.

            L’impact psychologique et moral est important ainsi que des cas particuliers dramatiques. C’est là que notre capacité à nous entre-aider est cruciale. S’il a été impossible d’éviter 1800 morts et 5000 hospitalisations avec les tristes conséquences pour les familles et les personnes concernées (certaines encore en convalescence ou en incapacité de travail), il est toujours possible d’aider son prochain afin de surmonter les conséquences des mesures qu’elles soient pychologiques ou financières.

            Malheureusement, dans certains cas, ce virus a simplement révélé une société divisée et ses conflits. Je ressens d’ailleurs le caractère “polarisé” sur ce forum comme contre-productif. Tout cela n’a rien à voir avec les mesures mais bien avec notre capacité, en tant que société, à fonctionner différement quand il le faut.

            Aujourd’hui presque toutes les mesures Covid19 ont été levées. Il reste le port du masque dans les transports publics (et dans les magasins dans certains cantons). Quand à la quarantaine, elle n’est pas liée à la situation en Suisse mais dans des pays où la pandémie a bel et bien repris. Certains secteurs (tourisme, exportations) continueront donc à soufrir tant que la situation ne sera pas réglée au niveau international. Difficile d’en faire plus à ce stade.
            Comme vous le mentionnez, le PIB est en recul de 8,6 % en Suède au 2ème trimestre (pire que la Norvège, Suisse = -7.4 % actual). Les perspectives ne sont pas meilleures pour Q3 que dans le reste de la zone Euro.

            Une des explications est que l’impact est plus sectoriel que géographique: le tourisme est impacté et les agences de voyage suédoises risquent autant la faillite que les Suisses). La récupération dépend aussi des partenaires commerciaux: ceux qui exportent en Asie et notament en Chine récupèrent plus vite. La demande intérieure joue aussi un rôle et là, le niveau d’épargne a augmenté significativement en Suisse durant le confinement ce qui devrait permettre un rebond des affaires.

            Impossible de faire des prédictions à ce stade vu la pression que génère la peur d’une 2ème vague dans certains pays voisins. Tout ne dépend pas directement de nous mais nous pouvons contribuer à garder le contrôle localement afin de ne pas entraver le commerce avec de nouvelles mesures.

            On parle de pandémie en cas de propagation mondiale d’une nouvelle maladie. Actuellement env. 300000 nouveaux sont rapportés quotidiennement et env. 5000 morts. Le continent américain est le plus grand contributeur mais la plupart des pays sont touchés ce qui répond à la définition. Difficile pour la Suisse d’ignorer cela.

            La mortalité et la surmortalité donnent une vue d’ensemble de l’évolution de la pandémie. La létalité nous renseigne sur la dangerosité du virus. Elle est difficile à calculer car les malades asymptomatiques et ceux soufrant de légers symptômes qui guérissent sans avoir été testés devraient être inclus. Avec l’augmentation du nombre de tests et la mise en place des processus de traçage au moindre symptôme, la qualité des données s’est améliorée et il est rassurant que la létalité ne soit pas celle que l’on a mesuré à Wuhan au début (20 fois la grippe). Votre citation concernant l’OFSP est encourageante.

            La comparaison avec la létalité de la grippe saisonnière reste délicate pour moi. Combien de fois sommes-nous simplement restés à la maison sans consulter de médecin lors d’une grippe ? Combien de malades asymptomatique de la grippe ? Seules les consultations médicales qui confirment une infection par le virus Influenza sont-elles comptées ?

            L’avis d’un spécialiste sur ce forum serait précieux. J’ai l’impression que les choses sont un peu plus complexes et que d’autres éléments entrent le calcul de la dangerosité de ce virus car, ces soixantes dernières années, je n’ai pas le souvenir que la grippe saisonnière, bien que la mortalité soit importante, ait engendré une situation sanitaire comme celle que nous avons vécue.

            En tant que scientifique, plutôt que l’opposition d’émotions et d’affirmations, l’échange de données et de faits devraient nous permettre de converger vers une meilleure compréhension de la situation, un alignement de la perception et une entre-aide.
            Plus que le contenu auquel je suis exposé, c’est l’état d’esprit qui me dérange sur ce blog, la polarisation et la politisation. La seule certitude que j’ai, pour l’avoir déjà vécu, c’est que c’est quelque chose de bien plus dangereux qu’un virus.

    3. Si on appliquait les seuils définis pour déclarer la grippe en état d’épidémie, nous ne sommes plus en situation d’épidémie avec le CoViD-19 depuis le mois de mai.

      Le virus n’est plus aussi dangereux actuellement qu’en Mars-Avril. Les personnes qui meurent actuellement avec le coronavirus ont toutes des pathologies sévères préalablement existantes.

      On ne peut pas considérer la situation actuelle comme proche ou similaire à celle de mars-avril.
      On a aucune certitude concernant cet automne ou hiver.

        1. Faux ?
          Vous êtes bien péremptoire. Plusieurs études et observations récentes montrent qu’en effet, le virus semble avoir perdu de sa pathogénéité.
          Il faut aussi ajouter que les traitements – quels qu’ils soient – sont devenus plus efficaces entre-temps.

          1. Pour la pathogénicité intrinsèque je persiste. Mais c’est bien volontiers que je prendrais connaissance de vos références.

            Il est vrai que les soins se sont améliorés. Encore faut-il que le système médicalo- hospitalier ne soit pas dépassé, y compris par la compromission de la santé des soignants. Applaudir c’est bien, respecter c’est mieux.

      1. Le seuil défini pour la grippe (environ 150 malades pour 100’000 habitants il me semble), la Suisse ne l’a jamais atteint pour le covid-19 ! En prenant les tests, avec les données fournies sur le site de l’OFSP, on arrive à 16 cas pour 100’000 habitants environ en mars, au sommet de la vague !

        Donc on ne sait absolument pas sur quelle base le Conseil Fédéral a pu déclarer une situation exceptionnelle, basée sur la loi fédérale sur les épidémies.

        Car il pourrait alors la déclarer pour chaque épidémie de grippe (2500 morts pour celle de 2015).

        Cette loi doit être revue, et la mention de l’OMS, organisation maintenant à 80% financée par des privés (souvent des fondations paravent pour des pharmas), supprimée; en effet sur la simple base d’une de leur déclaration, les droits fondamentaux peuvent être supprimés.
        Il n’y a de plus pas d’indicateur à fournir, pas de “but” visé pour mettre fin à ces mesures délirantes.

  3. Il existe des traitements efficaces et s’ils avaient été autorisés, moins de personnes seraient mortes. Alors, oui, je blâme les autorités. Merci à vous pour cette belle phrase: “jusqu’à quel point peut-on tuer la vie pour éviter la mort?”

      1. … pour oser contester les recommandations de sommités comme les profs Didier Raoult et Christian Péronne

        …déclinez d’abord vos titres scientifiques.

      2. Faux ?
        De nouveau votre aplomb n’a d’égal que votre ignorance.
        Des traitements efficaces, montrant des bénéfices avérés, ont été proposés à partir de février.
        Mais cela supposait aussi une prise en charge précoce, sans attendre que les gens se trouvent en détresse respiratoire pour intervenir.
        C’est le cas, malgré l’acharnement des lobbies et des médias à son encontre, de l’hydroxichloroquine administrée en phase précoce (et éventuellement associée à de l’azithromycine et du zinc).
        Depuis le mois de juin, le site c19study(point)com compile plus de 120 études et méta-analyses effectuées jusqu’à ce jour. La conclusion est sans appel.
        Donc oui, ce traitement a de facto été interdit, car les médecins n’ont pas eu la possibilité (voire carrément le droit) de le prescrire, ce qui constitue un délit pénal de la part des responsables de ces décisions.
        Je m’étonne d’ailleurs que des plaintes pénales n’aient pas été déposées. Ou alors c’est peut-être le cas, mais on n’en entend pas parler ? Mon petit doigt me dit que certains procureurs ne seraient pas mécontents d’instruire un tel dossier. Et certains juges de délibérer.
        C’est en tout cas l’un des derniers espoirs de voir contre-balancer les abus des exécutifs (et des comités “scientifiques“), car les parlements dorment et le 4e pouvoir a besoin de subventions.

        1. Qu’est-ce donc une compilation de méta-analyses ?

          Là désolé vous me voyez compétent en ce domaine mathématique(s) (méta-analyse baysienne, surtout) et apte à voir l’ineptie méthodologique de nombres de ces “méta-analyses”.

          Ecoutez donc la conférence du prof. Kherad sur la vitamine D. Elle vous apprendra beaucoup de chose. Notamment que des petits résultats prospectifs à la Raoult sont intéressants pour initier de vraies études. C’est tout.

          Mais je peux aussi comprendre que quand on n’a rien d’établi, on tente le coup, si on prend les mesures de prévention utiles.

          revmed.ch/Colloques/Colloques-de-La-Tour/Faut-il-doser-la-vitamine-D-en-2020

          Notez que le produit de Gilead ne vaut pas grand chose (prix mis à part). Il raccourcit l’hospitalisation, mais je ne vais pas me faire injecter ce truc pour un tel résultat.
          Et selon un petit résultat de Gilead (i.e. à la Raoult, voire en pire), il diminuerait un petit peu la mortalité et, là aussi, je ne vais pas me faire injecter ce truc.

          Je rappelle, selon le Guru marseillais, ECG avant et après la première prise, puis deux jours après la première prise.

          Et j’ajoute, contre-indication absolue en cas de favisme. Il y a eu au cours de la crise du covid-19 des Italiens atteint de covid et de favisme traités à l’hydroxychloroquine. Ils en sont morts.

  4. Il vaudrait mieux comparer avec la pandémie de 1969-70 car celle de 1918 a des conditions trop spécifique (la grande guerre).
    D’autre part il y a la crise décennal du capitalisme qui est sous-jacente donc une purge de l’économie.

    1. Et celle de 2015 personne en avait parlé et pourtant le 16 février il y a eu 1794 mort de la grippe saisonnière donc même stade qu’aujourd’hui mais en 7 mois donc ???
      (….rts.ch/info/suisse/7435538-annee-2015-particulierement-mortelle-en-suisse-la-faute-a-la-grippe.html?fbclid=IwAR3m1mW6-tcWq73iVaAEtoiEl5l0O8EewNSo-1Hfo_Q-JXuEHrwHdEVJ_SY)

      1. 1794 morts pour la grippe saisonnière de 2015, certes, mais sans les mesures de confinement, respectivement de distanciation et de port du masque en vigueur chez nous depuis ce printemps.

        1. Donc il faudrait ces mesures en permanence, pour éviter le moindre mort de la grippe ? Pourrions-nous supprimer le trafic automobile également, vu le nombre de morts dans les accidents, mais surtout par pollution (aérienne et aquatique) ? 3 millions de mort par an, minimum, à cause de la pollution. Si “un mort est un mort de trop”, il faut tout interdire.

          Vous voyez la logique ?

        2. …mesures qui n’ont fait qu’augmenter les contaminations et le nombre de décès, comme les études parues ces derniers mois l’ont montré.
          On a ainsi vu que l’essentiel des contaminations se font en famille (ou EMS). Donc si vous confinez les gens sans les tester au préalable (ce qu’on a fait en mars), vous allez regrouper des gens sains avec des porteur de virus, et provoquer un grand nombre de contaminations.
          Aujourd’hui cela n’a plus grand sens de tester les gens, alors que le virus circule librement et que les taux de contamination sont stables depuis en tout cas deux-trois mois.
          (ils étaient même plus bas en juin, avant l’obligation du port du masque, c’est troublant…)

    2. L’armistice de le 1ère guerre mondiale était signé le 11 novembre 1918. L’épidémie de la “grippe espagnole” (en réalité venue des USA) a commencé en septembre 2018. Imputer ce fléau à la guerre, il faut oser le faire…
      Je ne voit pas le rapport entre “la crise du capitalisme” et l’incurie des autorités (tous pays confondus à l’exception notable de la Suède) à gérer cette crise sanitaire.

      1. Oui des USA. Probablement du contact rapproché entre humains et animaux. Il existe de nombreux ouvrages là-dessus. Petit extrait Wikipedia:

        “Loring Miner, un médecin du Kansas rural, rencontra des cas dans les premières semaines de 1918. Miner, alerté par le taux de mortalité envoya un rapport aux autorités sanitaires. Quelques semaines plus tard, l’un des premiers foyers épidémiques aurait éclaté, vers la base militaire de Fort Riley au nord-est de l’État. L’épidémie se serait propagée ensuite à la fois en Amérique du Nord et vers l’Europe, lors du débarquement de la force expéditionnaire américaine à Bordeaux en avril 1918”

        Ajoutons que la 1ère guerre mondiale avait affaibli la population, les conditions sanitaires étaient très mauvaises. Les patients ne mourraient pas directement du virus mais d’une surinfection bactérienne que l’on ne pouvait pas soigner avec des antibiotiques à l’époque.

        La comparaison de Mme Sandoz ne fait donc aucun sens:

        – Difficile d’imaginer le carnage qu’un CoVid19 aurait fait dans le même contexte en 1918 et ce, même chez les jeunes.
        – Difficile d’imaginer ce que le H1N1 de la grippe espagnole de 1919 aurait produit en 2019 dans une population saine, avec un bon système de santé et où les surinfections auraient pu être traitées par antibiotiques.
        – Il est possible que même en 1918, dans un autre contexte et avec les mesures appropriés, la mortalité de cette grippe aurait pu être bien inférieure.

        D’une manière plus générale, il est fatiguant de lire et relire des commentaires qui tirent des conclusions en comparant des poires et des bananes.

        Mais, de grâce, arrêtons de citer la Suède en référence qui (outre une mortalité 3 fois supérieure à la Suisse et une sévère reccession) a demandé aux personnes à risque de rester chez elles, fermé une partie des écoles et interdit les évènements de plus de 50 personnes… l’autodiscipline a fait le reste dans une population bien éduquée et où le niveau d’inégalité est faible (GINI 27 à comparer avec 29 en Suisse, 39 aux USA et 53 au Brésil). Ce modèle n’est donc pas forcément transposable dans les banlieues de mégalopole de plusieurs dizaines de millions d’habitants.

        L’aversion au port du masque dans certaines situation semble dont être le principal point de blocage pour Mme Sandoz, qui y a déjà consacré un post..

        Culturellement, nos amis asiatiques ont pris une belle avance sur nous dans ce domaine. Les amateurs de la sélection naturelle et du “laisser faire” risquent donc d’être fort surpris du résultat des courses.

    1. Il y a une phrase que les comités scientifiques et responsables politiques pourraient s’attribuer et que chacun devrait méditer : « plutôt mourir que de mourir » Bravo à Madame Sandoz, je partage votre opinion et j’ajouterai que la question que les médias ne soulèvent jamais, c’est l’origine exacte de cette pandémie et que fait on activement pour éviter une nouvelle pandémie de ce type si il s’avère que cette dernière provient de marchés où toutes sortes d’animaux vivent entassés dans des conditions déplorables. Hélas, je doute que quoique ce soit ait été entrepris pour remédier à tout cela. C’est plus facile pour les journalistes de nous montrer quotidiennement des gens se faire enfiler des écouvillons dans le nez ou des patients sous respirateur ce qui est une atteinte à la dignité de ces derniers. J’ai moi même été sous respirateur il y a de cela très longtemps et j’aurais détesté apprendre que l’on ait montré mon corps inerte et souffrant à des milliers de téléspectateurs dans le seul but de les effrayer. Bien cordialement. Chantal

  5. Madame SANDOZ,
    Vous resumez bien ma pensée ainsi que celle d’une immense partie de la population !
    Depuis des mois nous nageons dans le flou artistique complet ! On nous sert tout et son contraire et au final c’est toutes les activités qui symbolisent les loisirs qui trinquent et notre moral qui s’émiette. Nos seules émotion grandissante sont notre colère vis a vis de nos dirigeants et notre anxiété pour nos aînés !

      1. Je préfère que le commentateur n’ait pas précisé les âges. Cela vous aurait peut-être donné l’occasion de déclarer : “Assez vieux pour mourir…” ou trouver une autre formule plus élégante.

    1. Je suis sincèrement navré pour vous, comme pour toute personne chagrinée par le décès de proches. Mais cela arrive hélas. C’est la vie.
      En attendant, le Covid tue toujours TRÈS nettement moins que le cancer et les maladies cardiovasculaires.
      Et plus de gens sont morts de la grippe en 2017 que du Covid en 2020.
      Il y a chaque année près de 3 millions de décès dans le monde dus aux maladies infectieuses respiratoires, dont plus d’un million en raison de la tuberculose, le reste représentant toutes sortes de virus, principalement l’influenza saisonnière (source OMS).
      Cette année, alors que la grippe semble quasiment inexistante (tiens, tiens), on vient seulement de dépasser le million de décès soi-disant dus au Covid (plusieurs études récentes montrent en effet que près d’un tiers de ces décès soit fallacieusement attribués à ce virus, puisqu’il s’agissait surtout de personnes en phase terminale).
      Nous sommes donc toujours en situation de nette sous-mortalité, alors que le décompte anxiogène des médias nous est asséné jour après jour.

      1. J’approuve entièrement votre point de vue. Je suis de 1941 donc supposé être à grand risque. Mais mon IMC est 19,9, je mange très sainement, me bouge tous les jours (fitness, randonnées, jardin) et mon système immunitaire est excellent (selon les analyses médicales). Et pourtant, on ne veut pas me laisser vivre à mes risques et périls. Je ne suis plus un bambin qui a besoin d’être protégé contre lui-même !

        1. “mon système immunitaire est excellent (selon les analyses médicales)”
          Pourriez-vous nous indiquer quelles sont les analyses médicales qui ont été pratiquées et qui permettent de déterminer que votre système immunitaire est apte à maîtriser promptement et sans casse pour vous le sars-cov-2 ?

          Avez-vous des analyses médicales qui démontrent que touché (un peu) par ledit virus vous n’allez pas le refiler à votre prochain ?

          1. Demandez à votre médecin de famille qui doit connaître vos antécédents médicaux et familiaux. Il vous fera une prise de sang, la fera analyser par un labo compétent et vous expliquera sans doute les résultats.

          2. “Avez-vous des analyses médicales qui démontrent que touché (un peu) par ledit virus vous n’allez pas le refiler à votre prochain ?”

            Question piège ayant provoqué une réponse naïve. Il n’existe pas de tests médicaux permettant de certifier d’un bonne réaction du système immunitaire face au cornavirus, sauf, bien sûr, maladie avérée. Il existe des critères statistiques c’est tout et, me semble-t-il, quelques possibilités expérimentales.

            Si je me trompe donnez-nous vos tuyaux !

            Mais bon si l’on est en bonne santé générale on est plus apte à résister au covid-19 même si le système immunitaire n’est pas au top.

            Pour le reste, … Dominic y a déjà répondu.

        2. Malgré votre relative bonne santé en rapport de votre âge, vous ne comprenez pas que vous pouvez transporter et transmettre le virus aux autres. Mais votre réaction ne diffère pas d’un grand nombre de gens centrés sur leur personne, et qui donnent la conclusion de leurs analyses sur la pandémie : « Moi ça va ». Je peux comprendre cet état d’esprit et la peine à vouloir raisonner pour les plus jeunes, mais pour un senior avancé cela me désole.

          1. Vraiment, nous ne semblez pas comprendre que nous sommes tous vecteurs de toutes sortes de virus à longueur d’année, et que ce virus-là en particulier n’est pas plus létal que les autres. Tous les chiffres le prouvent désormais.
            A suivre votre raisonnement, on devrait arrêter toute activité potentiellement dangereuse pour les autres – et il y en a beaucoup. Autrement dit, arrêter de vivre normalement… c’est un peu ce qu’on fait depuis 6 mois. Chaque année pourtant, nous transportons et transmettons des virus aux autres. Cela contribue au renforcement du système immunitaire, qui apprend ainsi à se défendre. Lorsqu’on lui demande, comme c’est le cas depuis 6 mois, d’arrêter de travailler – à force de gel hydroalcoolique, de masque et autres “gestes barrière“, comment pensez-vous qu’il va réagir une fois confronté à des virus ou bactéries bien plus pathogènes? La vraie responsabilité, c’est de contribuer au renforcement de nos défenses à tous, pas en nous affaiblissant.
            Les donneurs de leçon comme vous ne tiennent aucunement compte de la responsabilité individuelle, qu’un pays comme la Suède semble tenir en plus haute estime que la Suisse, hélas.

          2. Ma “relative bonne santé” ? Mais qu’en savez-vous ? Et lorsqu’on est à court d’arguments rationnels, on assène le “coup moralisateur qui tue”… Vous m’avez bien fait rire et par ces temps de “pandémie”, on en a bien besoin… Allez, soignez votre système immunitaire et ne vous approchez de personne à moins de 150cm…

        3. Tiens d’ailleurs, les conseils pour renforcer son système immunitaire (vitamine C, D, etc), je ne les vois pas… pourquoi, si les autorités sont réellement préoccupées par notre santé, ne communiquent-elles pas là-dessus ?
          Et des milliards pour des entreprises (Swissair !), combien pour les hôpitaux, qui perdent des millions ?
          Poser la question c’est y répondre. Ce n’est pas une affaire de santé.

          1. Pour la vitamine D, je vous renvoie à l’exposé du Prof. Kherad que j’ai déjà mentionné. Attention il s’agit d’une vitamine lipohile! Ne pas en abuser est une bonne idée.

  6. En effet l’irrationnel l’emporte.
    Pour être parfaitement cohérents il serait de bon ton d’interdire l’usage de la voiture, des avions, des trains, etc… compte tenu du bilan de mortalité annuel. Il faudrait également interdire l’accès aux magasins d’alimentation, principalement la grande distribution compte tenu des catastrophiques ravages du cancer.
    N’oublions pas au passage toutes les technologies responsables de la propagation des ondes … adieu smartphones, tablettes, pc etc…
    De grâce revenons sur terre, l’étre humain n’est pas le détenteur universel de la sagesse … cela se saurait !

    1. Pour être parfaitement cohérents il serait de bon ton d’interdire l’usage de la voiture,

      Les accidents de la circulation routière tuent beaucoup moins que la covid.

      1. Alors regardons ce qui tue nettement plus que le (ou la) Covid – cancers, maladies cardiovasculaires, diabète…
        Interdisons donc aussi le sucre, le sel, la viande, la sédentarité.
        Et tant qu’on y est, le stress, la pauvreté, les divorces (et du coup les mariages).
        Je propose carrément d’interdire la vie, parce que la vie, c’est mortel.

      2. Si ce sont les statistiques suisses qui vous intéressent, allez sur le site de l’OFS :
        En 2019, 17’761 accidents de la route, 179 victimes décédées (1% soit légèrement supérieur au taux Covid de 0,8%), 3’454 blessés graves (dont beaucoup risquent d’en souffrir le restant de leurs jours – je parle en connaissance de cause), 14’128 blessés légers.

        1. Pas clair votre raisonnement: 180 morts sur la route et 2’000 morts du Covid19 sur 53000 cas soit 3.77 % (sans parler des 5000 hospitalisations et des séquelles pour ceux qui ont développé la forme grave).

          Donc si on ne fait rien pour prévenir la maladie (et c’est déjà le cas car presque toutes les mesures ont été levées), vous avez alors parfaitement raison pour la route, il faut arrêter cette dictature alors que le risque zéro n’existe pas !

          Supprimons tout ! Ces lois, règlements, ordonnances, panneaux d’interdiction et de signalisation, limitations de vitesse, marquage au sol. Le personnel, la gendarmerie, les contrôles techniques, les permis, les radars, les amendes, les peines de prison. Plus de permis de conduire (on peut apprendre avec un amis ou tout seul). Plus de limite de vitesse sur autoroute et route nationale, 80 km/h en localité. Plus de passage piétons (qu’ils attendent). Plus de feu: chacun peut se débrouiller. Fluidifions le trafic en doublant par la droite ! Plus d’assurance obligatoire ! Plus de plaques ! Que chacun assume et que le véhicule le plus rapide, le plus lourd donc le plus fort gagne ! C’est la sélection naturelle ! Vive la liberté !

          Toutes ces règles ! Quel lourdeur ! Quel coût ! Tout cela est totalement disproportionné pour moins de 180 morts sur la route par an, on marche sur la tête… dérisoire par rapport à la grippe et la fumée qui tuent bien plus …

          D’ailleurs, les pays qui ont choisi la dérèglementation routière totale ont enregistré une hausse de la mortalité mais cela s’est vite auto-régulé et les gens de sont adaptés pour survivre. De plus, les faibles ne sortent plus de chez eux. Le risque est bien moins élevé pour les autres usagers.

          Si l’on applique votre raisonnement et que l’on réplique le modèle aux risques sanitaires, vous écoperiez d’une amende de CHF 150.- chaque fois que vous vous grattez votre masque ou que vous le portez sous le nez. Il y aurait une police Covid, des radars à masques et des détecteurs de mains pas propres. Il faudrait passer une visite sanitaire tous les 5 ans pour obtenir le droit de circuler. Il y aurait des cours d’éducation sanitaires dans les écoles et il faudrait passer un permis de vivre en société… à chaque infraction, vous perdriez des point et avec zèro points: confinement obligatoire pendant un mois avec des sessions Zoom toutes les heures pour vous repentir aupèrs de la police du confinement.

          Ce qui est encore plus paradoxal, c’est que l’industrie privée (numérique et finance/assurance) est en train de mettre en place un système de surveillance sanitaire (rien à voir avec CoviD) où chacun sera monitoré dans ses moindres faits et gestes 24/7 avec des conséquences qui iront de la hausse des primes d’assurance, le refus de certaines prestations, un avertissement de votre employeur qui paie votre perte de gain (voire un licenciement en cas de récidive) et que personne ne semble s’en émouvoir …

          Au lieu de tout mélanger et de débattre sans fin contre de mesures temporaires certes inconfortables telles que le port du masque dans certaines situations, un minimum d’hygiène et un minimum de respect de votre semblable (éviter de le “coller”, lui serrer la main, de l’embrasser ou lui tousser dessus), on serait bien inspiré de réfléchir aux autres mesures bien plus liberticides qu’on accepte jour après jour dans ce domaine sans même le remarquer.

          Pour rappel, chaque fois que les Suisses ont dû se prononcer pour une diminution de leur sphère privée et numérique face à un risque, c’est passé comme une lettre à la poste…

          1. #Eric D.

            Oui, je ne mets pas en doute la validité de vos chiffres concernant la létalité de la Covid19.

            Mais votre calcul est bancal, pour la route vous avez divisé le nombre de morts par le nombre d’accidents de la route (179/17761=0.01). Vous devez donc appliquer la même règle de calcul pour la Covid19 soit le nombre de morts divisé par le nombre de cas déclarés (1800/53000=0.03). Sinon, la comparaison est biaisée. De plus, ce ne sont pas vraiment des données comparables (par exemple 9 contre 12 mois).

            Globalement, la route tue nettement moins que le virus:
            – population Suisse: env. 8’600’000 (nous sommes tous des usagers car les mort incluent aussi des piétons).

            – morts sur la route: 180 -> mortalité 0.02 pour mille
            – morts Covid19: 1800 (soit 10 fois plus en 7 mois) -> mortalité 0.2 pour mille

            Donc actuellement, vous avez purement statistiquement parlant 10 fois plus de chance de mourir de la Covid en Suisse que d’un accident de la cirulation.

          1. @CEDH : …. Un contributeur a affirmé que ma bonne santé était “relative” sans rien savoir de moi. C’est à cela que j’avais réagi. La prochaine fois, avant de partir à l’aveugle dans des délires, lisez d’abord ce que les autres écrivent.

  7. Merci, vous êtes pour moi une source de vérité.
    Si seulement nos autorités pouvaient retrouver confiance au lieu d’utiliser des principes de précautions blâmant aucun sens.
    Cordiales salutations

  8. Ahlalala, un nouveau billet qui mélange vraies questions sur la fin de vie et complotisme soutenu par une naïveté feinte, que 3 minutes de Wikipedia permettront aux lecteurs d’aiguiser leur compétence de fact checking.

    Je me souviens d’un de vos billet sur le changement climatique ou M. Neyrinck vous invitait à analyser la différence entre la méthodologie scientifique ou les choses naturelles sont à découvrir, et où les connaissances imparfaites peuvent être amenées à évoluer, de manière subie, en fonction des découvertes, par opposition au droit de tradition civiliste où tout est écrit, et où les changements sont voulus.

    1) Cette saloperie tue des vieux en grande majorité, oui, mais pas uniquement.
    2) Cette saloperie remplit les hôpitaux de patients si on ne fait pas attention.

    Par respect pour les gens qui travaillent dans la santé, par respect pour les gens à la santé plus fragile, oui, je pense que les mesures actuelles, parfois brouillonnes (tout le monde apprend, comme les budgets pour gérer les risques et entraîner les plans de catastrophe sanitaire étaient trop chers) sont acceptables.

    Les vieux doivent mourir, mais plutôt que de les maintenir en vie en attendant qu’un virus plus méchant que les autres ne les oblige à décéder les poumons remplis d’eau, sans leurs proches et avec un personnel médical en scaphandre, pourquoi ne pas repenser la fin de vie dans son ensemble?

    Elle est là la question éthique et philosophique, pas dans les chiffres soi-disant disparus que vous trouverez en 15 secondes de recherche.

    1. Bonjour,
      Que de complications pour une question aussi simple :
      Les hôpitaux sont remplis parce que l’on a réduit leur capacité d’accueil au motif de la rentabilité. En France, alors que la population a progressé, de 50 millions dans les années 60 à plus de 65 millions aujourd’hui, de grands gestionnaires ont souhaité cette diminution et, bien sûr, le tout avec un vieillissement constaté dans les chiffres INSEE.
      Sur les chiffres « accessibles à tous » : avez-vous vu cette expression « vu à la TV » à laquelle on pourrait ajouter « entendu dans le poste » ? Je suppose que vous imaginez que les gens vont aller contrôler les informations déversées par les médias officiels ?
      Et bien : non. C’est tout simplement faux pour la grande majorité des gens.
      Donc, ne pas donner, dans le flux prodigué à longueur de journée ces chiffres (moyenne d’âge des morts, moyenne d’âge des admis en réanimation, comorbidité des victimes) rendent ces informations non pas seulement partielles mais également, et c’est très grave en démocratie, partiales.
      Cordialement

      1. Les lits d’hôpitaux coûtent de l’argent. Il faut trouver un équilibre. N’oubliez pas le caractère exponentiel d’une pandémie.

        La dernière fois que j’ai checké les chiffres accessibles à tous dans le Temps, le 20 Minutes, Worldometers, et les statistiques détaillés de l’Etat de Vaud ou de l’OFSP, ils étaient alignés modulo quelques pouillèmes. Si vous pensez que ces chiffres sont faux, montrez-nous les vôtres et indiquez pourquoi les vôtres sont meilleurs. S’ils sont convaincants, je n’aurai aucun problème à admettre mon erreur.

        Les statistiques exactes ne sont pas souvent publiées car elles n’apportent pas vraiment d’information supplémentaires. Les vieux et les plus faibles sont largement plus atteints. Je pense que nous sommes d’accords. Par contre, si vous cherchez ces informations, vous les trouvez. Vos vous fichez pas bien mal du cos(phi) de votre consommation électrique, ce qui vous intéresse, ce sont les KWh.

        Cordialement.

        1. Il n’y a plus de hausse exponentielle. Ce n’est plus une épidémie.
          Réveillez-vous, nous ne sommes plus en mars.
          Les chiffres sont les mêmes pour tout le monde, mais apparemment les décès n’intéressent plus personne. Ce qui les intéresse, ce sont les “cas”. Donc on change de perspective et on continue à faire peur.
          Cordialement.

          1. En effet, mon propos n’est pas idéal. Je ne voulais pas dire qu’il y a une hausse exponentielle à l’heure actuelle, ça n’est il me semble pas le cas, loin de là. Je voulais dire que prévoir un nombre de lit en suffisance nécessite de penser au caractère potentiellement exponentiel d’une épidémie. Il ne s’agirait donc pas de se dire qu’en doublant le nombre de lits habituellement occupés et le personnel, on serait parfaitement couverts, il pourrait bien falloir le décupler, voire pire. Et là… les coûts s’envoleront aussi.

          2. Bon on peut le dire maintenant. Entre août et septembre le nombre de mort covid-19 a, à peu près, doublé en Suisse. “Seulement doublé” au vu des mesures prises dans l’ouest de la Suisse et à Zürich.

          3. Tiens à Genève on a atteint 4 personnes atteinet de covid-19 au soins intensifs. Cela fait longtemps que tel n’avait pas été le cas. Pour moi, 4 patients représentent le 10 % de ce qui est admissible pour maintenir la qualité des soins, le respect du personnel et le fait de pouvoir s’occuper sereinement des autres pathologies.

            A doubler tous les mois, version optimisste, c’est quand que l’on en sera à 40 ?

          4. 10 jours plus tard, le terme d’exponentiel, si on prend un peu de liberté avec la fonction mathématique, est toujours exagéré… mais nous sommes passés de 184 hospitalisation à 224. Nous sommes passés de 315 cas journaliers sur une fenêtre glissante de 7 jours à 722. Ces chiffres sont étonnants pour une épidémie terminée.

            On continue donc plus que jamais à mettre des masques, à se laver les mains, à garder les distances tant que possible et à faire attention à soi et aux autres pour éviter des mesures largement plus contraignantes et impactantes.

          5. 18 jours plus tard les hôpitaux se remplissent. Dans le valais on ferme des salles d’opération. A Genève, alerte Covid-19 stade 1 la semaine passée. Cette semaine sera celle du stade 2. On est en passe de remobiliser l’hôpital privé de la rive droite.

    2. Nous sommes dans un monde où nous voulons tout penser, organiser, même la fin de vie… Nous savons tous “assez rapidement” après notre naissance que nous serons mortels, et que certes ce passage n’est que rarement agréable. Jusqu’à des jours très récents, le monde humain occidental mourait, avec très peu de recours à la médecine, dans l’impuissance technique et assez proche du naturel, et, malgré ces peurs, il a toujours continué de jouir de la vie. Je n’évoque ni le monde humain non occidental ni le monde animal sauvage, qui ne bénéficient d’aucun recours de quoi que ce soit.
      En Occident donc, même notre fin de vie est un privilège, parce qu’on la veut et qu’on la peut le plus doux possible. Peut-être avons-nous raison de ne pas nous en priver. Les politiques font un travail admirable dans le cas du Covid, car ils doivent concilier tous les intérêts divergents des êtres humains, toujours en demande du mieux. Mais nous, êtres humains occidentaux, où est notre courage d’affronter cette mort à laquelle aucun animal, aucun être humain, depuis la nuit des temps, n’a jamais échappé? NB: une saloperie, certes c’en est une, mais il y en a tellement d’autres!

      1. Malheureusement, on ne peut que difficilement transmettre le courage à ceux qui en ont moins, et c’est tant mieux, le courage est un bouclier de fer ou de papier chez les uns ou les autres. Demandez au personnel hospitalier si les personnes ayant démontré leur optimisme et leur courage, durant toute leur vie, conservent encore toujours cette saine force pendant qu’ils glissent sur le dernier toboggan. La réponse est non, et comme l’a dit bien justement une patiente en fin de vie à son médecin : « Docteur, j’ai peur… C’est la première fois que cela m’arrive ».

    3. Il me semble que c’est plutôt vous qui mélangez truismes et sophismes, tout en continuant de nous resservir le prêt-à-penser de l’anti-“complotisme“.
      Tout ce que Mme Sandoz demande, c’est qu’on publie enfin des données dans leur contexte, même si ces données sont facilement accessibles. Mais tout le monde n’a pas la possibilité de le faire, pour diverses raisons. Or Mme Sandoz observe, à juste titre, que seules les infos anxiogènes continuent d’être mises en avant.
      Alors oui,
      1) ce virus tue surtout des vieux, mais pas n’importe lesquels, principalement ceux avec des comorbidités. La précision “pas uniquement“ est totalement inutile, car il s’agit d’exceptions si exceptionnelles que le mentionner relève de la mauvaise foi. Les virus saisonniers font du reste bien moins d’exceptions que le Covid. Et ces virus saisonniers tuent aussi, parfois même plus (regardez donc, au hasard, les chiffres de l’année 2017…) sans que l’on prenne chaque fois – heureusement – des mesures aussi fantaisistes et disproportionnées.
      2) les hôpitaux sont remplis chaque année de toutes sortes de patients, et ce virus n’en a pas plus rempli que d’habitude. Au contraire, les gens ont tardé à consulter pour d’autres pathologies et ils en paient maintenant le prix. Il paraît que les chiffres sont accessibles, renseignez-vous donc.

      Le fait est que nous sommes en situation de sous-mortalité cette année. Et ce n’est pas dû aux mesures de semi-confinement qui, selon les études qui commencent à sortir les unes après les autres, ont au contraire contribué à empirer la situation (on n’en avait pas tant besoin de ces études, du reste… il suffit d’observer que les pays qui s’obstinent dans ces mesures ahurissantes sont précisément ceux qui ont connu la mortalité la plus forte – Belgique, Espagne, France, Italie, Grande-Bretagne – comme c’est étrange).

      1. Démontez mes “sophismes” si mes arguments sont moisis. Pas de problème, quand au truisme, cf plus bas.

        En 10 secondes de Google, je tombe sur fr.wikipedia.org/wiki/Pand%C3%A9mie_de_Covid-19_en_Suisse#D%C3%A9c%C3%A8s_au_niveau_national . Si ce sujet préoccupe quelqu’un, il aura la possibilité de trouver cette information très facilement, c’est une question de volonté, rien d’autre. Les journaux publient plus d’information négatives que positives, il me semble que le phénomène est connu et étudié. Coronavirus ou pas

        1) Du lien ci-dessous, environ 10% des morts avaient moins de 70 ans, d’où le fait que j’ai insisté sur le “pas uniquement”. Je viens d’aller voir les chiffres de l’OFSP. En 2017 la surmortalité est largement plus faible qu’en 2020, et comme vous le dites, il n’y a justement pas eu de mesures permettant de la limiter.

        2) Je vous offre un sophisme: aviez-vous déjà vu les couloirs du CHUV transformées en zone de soin comme ce fut le cas ce printemps? Plus sérieusement, la grippe engendre chaque année en Suisse entre 1000 et 5000 hospitalisations, l’OFSP donne aujourd’hui 4855 hospitalisations. On tape donc la fourchette supérieure, avec les mesures et 3 mois encore à tirer en 2020.
        Je vous rejoins quand aux effets négatifs dus aux délais dans d’autres types de soins.

        Attendons les chiffres globaux pour 2020. bfs.admin.ch/bfs/fr/home/statistiques/sante/etat-sante/mortalite-causes-deces.html ne laisse pas entrevoir de sous-mortalité pour le moment. Par contre le pic d’avril est sans commune mesure avec les pics grippaux des années précédentes y.c 2017 où il n’y avait pas eu de mesures. Attention à ne pas confondre causalité et corrélation afin de entre les mesures et la mortalité.

  9. On peut, bien entendu, et sans doute nécessairement, discuter du bien fondé d’un confinement ou des mesures sanitaires prises par les autorités. Mais il est faut de”écrire que le nombre d’ hospitalisations, de guérisons, par pays, ville etc ne sont pas accessibles. Elles le sont et publiées chaque jour.

        1. Par exemple les médias. Tenez, ce mardi 29 septembre, en page 5 en bas à droite, dans la rubrique “en bref”, et sous le titre en gras et en gros “un million de morts”, le Temps publie un bilan “établi lundi par l’AFP à partir de sources officielles”. On y lit que les USA comptent près de 205’000 morts (sur combien d’hab.? J’ai fait un clic de souris pour trouver la réponse, 380’000’0000), que le Brésil en a près de 142’000 (sur combien d’hab.? J’ai fait un clic : 212’000’000), l’Inde, près de 100’000 (même clic : 1 milliard 380’000’000 d’hab.), le Mexique, plus de 76’000 (toujours un clic de souris de ma part: habitants 129’000.000) et le communiqué de l’AFP de compléter l’indication par cette précision: les quatre Etat cités “comptabilisent à eux seuls plus de la moitié des morts recensées”.
          A quoi sert cette information? A rien sinon à bien marteler qu’il y a un million de morts dans le monde ce que l’on a déjà appris la veille et pendant le week end.

          1. Ben oui mais sans des titres alarmants et anxiogènes, les journaux ne se vendraient plus. En plus, de nombreux journalistes se sont mus en porte-voix gouvernementaux (pas uniquement en Suisse). Vous avez entièrement raison, Madame Sandoz, mais comment concilier l’appât du gain et l’objectivité ?

          2. En gros, vous n’êtes pas satisfaite par la forme sous laquelle votre journal préféré publie ses informations, même si vous savez comment en trouver de plus complètes. Et ce qui vous gêne, c’est que le journal imprimé au petit matin contient des infos de la veille.

          3. Sortez vos cahiers:

            – Population USA: 331’492’860
            – Population Suisse: 8’670’640
            – Ratio: 38.23
            – Nombre de morts USA: 205’000 / 38.23 = 5’362 ramené à l’échelle Suisse soit 3 fois notre taux de mortalité.
            – Par jour, les USA déplorent environ 10 fois de morts pour une population équivalente que la Suisse

            Pas très compliqué, on enseigne ça en 6P (avec des masques). De plus, on trouve un nombre de statistiques et de données impressionnantes sur les sites officiels directement sur internet (nombres de tests, taux de positifs, faux/positifs, nombre d’hospitalisation, durée, etc).

            Les données sont truquées ? Difficile car certaines incohérences apparaîssent alors dans certains ratios qui, s’ils ne peuvent pas être expliqués par une situation particulière, mettent en doute la qualité des données.

            Donc pas très compliqué pour quelqu’un d’un niveau universitaire comme vous de s’y retrouver. vous pourriez même publier ces chiffres directement sur votre blog pour supporter votre argumentation et aider chacun à s’y retrouver.

            Mais il faut un peu de bonne volonté et pas d’idées préconçues … ce qui ne semble pas être la doctrine sur ce blog pas très scientifique.

          4. Les media que vous citez sont des media privés. Ne les achetez pas, ne les lisez pas. Faites jouer la concurrence. Pour une libérale cela doit être possible.

  10. Chère Madame,

    Tous ces chiffres sont aisément accessibles, d’un simple clique de souris… encore faut-il se donner la peine de les chercher. De nombreux médias y font référence, encore faut-il se donner la peine de les lire. Pour évoquer le cas de Marseille que vous citez, l’évolution des courbes est très claire (cas détectés, hospitalisation, réanimation en forte progression) et plaide pour la mise en œuvre de contraintes avant que la situation ne devienne incontrôlable, et si possible avant que les décès n’augmentent fortement. Est-il déraisonnable d’agir avant d’observer une saturation complète du système hospitalier et de nombreux décès ? Je ne pense pas… et vous non plus, présumé-je.

    Hommages distingués

    1. Vous seriez étonné de savoir qu’une grande partie des lecteurs ne lisent que les titres des articles (et peut-être le préambule) et sont capable de se forger une opinion là-dessus sans aller plus loin.

      S’il est effectivement facile “en un simple clique de souris” d’avoir accès à toutes les informations, il y a en réalité très peu qui le font, car cela requiert une curiosité personnelle qui ne vient pas lorsque l’on effectue une lecture passive.

      Les médias mainstreams ont donc clairement une responsabilité dans ce qu’ils publient ou ne publient pas, et cela s’applique pour tous les sujets.

      1. Absolument.
        Tenez, j’ai un excellent exemple, lu pas plus tard qu’hier dans une dépêche d’agence, dont le titre était “Patients âgés: désir de mort répandu”.
        Selon une enquête menée par le CHUV, “le désir de mort est répandu chez les patients âgés hospitalisés en soins aigus”.
        A ce moment-là, que se dit le lecteur? Que ce pourcentage doit être effectivement important (à partir de combien un pourcentage est-il important?)
        Alors on continue la lecture et on apprend que cela concerne “près d’une personne sur dix”.
        Oui, vous avez bien lu.

  11. excellent, et les chiffres que l’on nous donne sont à prendre avec un peu de recul, car il y eu tellement d’abus de ce côté là..! puisque dans certains endroits les médecins touchent de l’argent en déclarant une personne morte du covid ! Je sais que des tests vierges ont été envoyés en labo avec un résultat positif..!??? Et les autres années de grippes, le gouvernement n’avait pas mis en place toutes ces mesures ..? Alors pourquoi..? car il y a toujours eu des cas grave de grippe..!! avec autant de morts..! Le comportement des politiques par rapport à ce virus est MALSAIN..!!
    Jamais ils ne se sont souciés de notre santé..? Au contraire car notre système de santé est construit pour enrichir grassement certains…

  12. Dėcider de la suppression dès mesures sanitaires s’apparentra au “dėbranchement” d’un malade en fin de vie. Pourquoi ne pas attendre un miracle ? Quel politique osera prendre la responsabilité d’une telle dėcision ? Comme d’habitude le plus simple sera de ne rien faire et de pourrir la vie de tous pour sauver (peut-être ) quelques-uns. Vous avez aimé 2020 ? Vous adorerez 2021 !

  13. Il est un nom qui enflamme le web dès lors qu’il est prononcé… pourtant, il reste le seul qui semble avoir la volonté et la capacité d’apporter des réponses scientifiques. Mais disons qu’effectivement, nous avons besoin d’en savoir plus: pourquoi ce virus est-il devenu manifestement moins létal? Qui meurt encore du coronavirus en Europe de l’ouest et avec quelle perte d’espérance de vie? Pourquoi tant de mauvaise foi dès lors qu’il s’agit d’hydroxychloroquine (même le correcteur orthographique refuse de se souvenir de ce mot) alors que les témoignages positifs se multiplient dans la presse?
    Bon vous attendiez que quelqu’un mette les pieds dans le plat. Et bien voilà!

    1. Vous avez raison mais la Novaquine est un vieux produit qui ne rapporte plus grand-chose, donc normal qu’il est dénigré par les “experts” auto-proclamés ou nommés par le gouvernement. Leur bien-être économique dépend des largesses des pharmas qui préfèrent nous fourguer des médicaments nouveaux et chers à l’efficacité douteuse.

      1. Cet argument n’a pas de sens : le dexaméthasone a été démontré efficace pour réduire la mortalité chez les cas sévères et il est recommandé par l’OMS et les gouvernements. Et c’est aussi un vieux médicament bon marché. Quel intérêt à dénigrer l’un et pas l’autre, si les deux étaient vraiment efficaces ?

        1. La dexaméthasone est une stéroïde, pas vraiment dépourvu d’effets secondaires (lisez la notice d’emballage ou demandez à votre pharmacien) mais il est vrai qu’elle est tellement vieille ce qui permet de l’obtenir en médicament générique.

          1. Il y a évidemment des effets secondaires au dexaméthasone, de même qu’à l’hydroxychloroquine (voir prolongation de l’intervalle QT).

      1. Les grands experts comme le prof Petone et le prof Raoult ont donné les preuves empiriques et scientifiques. La chloroquine est efficace. Le débat est clos. …

        1. *preuves empiriques et scientifiques*

          Parce que vous pensez qu’il existe, mise à part en mathématique(s) et informatique formelle, des preuves scientifiques qui ne sont pas empiriques ?

      2. Pardon Péronne. Et j’en profite pour conseiller à CEDH la lecture de son livre: “Y a-t-il une erreur qu’ils n’aient pas commise?”

        Pour mémoire le prof Péronne est un ancien président du Haut Conseil de la Santé Publique en France. Il est un peu plus qualifié que vous CEDH pour parler du sujet. Il n’y va pas de main morte. Il a carrément accusé la politique du gouvernement français d’avoir causé 25’000 morts inutiles par refus de soigner avec le seul traitement connu et efficace.

        1. Bof. Si ce médicament est votre seul espoir, pourquoi pas ? On ne sait jamais.
          Mais attention, il est des contre-indications, genre favisme.
          Et puis comme le dit le guru : ECG avant et après la première prise, puis ECG à j+2.
          Et puis si vous vous trouvez plus intelligent après sa lecture, relisez donc la péroraison très grand public en question.

  14. Chère Professeure,

    Je vous remercie pour ce bel article qui résume parfaitement ce que nous ressentons.

    La proportionnalité des mesures prises par les autorités doit être questionnée.

    Bien cordialement,

  15. Je pense que la difficulté vient du fait que nous ne faisons pas la seule comparaisons intéressante, c’est à dire comparer le nombre de morts/malades qu’on aurait SANS aucune mesure de protection avec le nombre de morts/malades actuel qui est effectivement faible.

    Pour avoir cette première référence, il est possible de simuler la propagation d’un virus sans barrière et connaissant son taux de mortalité et de séquelles de chiffrer les dégâts et les chiffres montent très très vite. C’est mathématique.

    Mais comme on n’a pas ce scénario sous les yeux, on pense qu’on fait tout ça pour rien…

    1. Si, on l’a : la Suède. Ils ont un taux de positivité inférieur à 2%.
      Nos épidémiologistes, bioéthicien(ne)s et autres infectiologues de plateaux de télévision sont fous de rage.

      1. Analyse précipitée au vu de l’évolution suédoise au cours de ce mois. Les situations norvégiennes ou finlandaises sont bien meilleures. Quant à la tendance suisse elle est depuis une petite quinzaine bien meilleure que la tendance suisse grâce à quelques mesurettes.

        Analyse erronée au vu des quelques barrières imposées et de celles spontanément adoptées par la population suédoise où il n’est pas besoin de fermer certains commerces pour qu’ils soient contraints de réduire la voilure ou de fermer faute de clients.

        Les mesures suisses ont conduit à trois fois moins de morts qu’en Suède, à une sous-mortalité globale, et à une baisse de PIB à peine moins bonne que celle de la Suède.

        1. Il doit y avoir quelques fautes de frappe (ou lapsus?) dans le premier paragraphe de votre commentaire. Car l’évolution suédoise est parfaitement stable, avec des sursauts non significatifs.
          Par ailleurs, si vous comparez la Suisse à la Suède, alors faites-le avec les régions principalement concernées. Il y a eu la même hécatombe dans les EMS vaudois que dans les EMS de Stockholm. Il se trouve juste que Stockholm est un peu plus grande et que les EMS sont de grands complexes de centaines de pensionnaires, avec du personnel engagé au CDD et peu qualifié. Une situation regrettable, certes, mais non liée à la gestion du Covid. Entre-temps d’ailleurs, les Suédois ont pris des mesures en ce sens.

      2. Je vous signale que le taux d’incidence en Suède ne fait qu’augmenter. La mortalité, qui est déjà un peu plus haute qu’au plus bas atteint cet été, va sans doute et malheureusement augmenter. Quand les indicateurs avancés sont à la hausse, les hospitalisations, puis les morts suivent.

  16. Mme Sandoz a une fois de plus raison: il n’a jamais été possible, depuis le début de la pandémie, de trouver un seul article de journal qui indiquât expressément le taux de guérisons du Covid. Il fallait chaque fois prendre la calculette et diviser le nombre de morts par le nombre de cas annoncés. Et l’on trouvait TOUJOURS, je dis bien toujours, et quel que fût le pays, une proportion entre 4 et 6 % de morts, donc entre 94 et 96% de guérisons. Le devoir des journalistes est d’informer, et non de servir les intérêts des pharmas qui veulent nous affoler pour mieux nous voler, et des politiciens qui veulent nous brider tout en parlant à tort et à travers de démocratie.

      1. @CEDH

        Quelle est la différence entre ne pas mourir et être guéri? Si on meurt c’est qu’on n’a pas guéri. Si on ne meurt pas c’est qu’on a guéri. Aussi simple wue ça. C’est mon cas. J’ai eu cette maladie et après trois semaines je n’étais pas mort. J’étais donc guéri.

        Il faut arrêter de couper les cheveux en quatre pour affoler les gens.

        … Mais il faut savoir que la Pharma paye beaucoup de gens de toutes sortes. Ca va du professeur de médecine, qu’on paye très cher, aux petites mains qui rendent des tout petits services. C’est une vraie mafia. Tout le monde le sait.

        … Berset, Pittet et Kaiser font du meilleur boulot pour la cause de la vaccination obligatoire qu’on nous prépare.

        1. Si on ne meurt pas d’une maladie on peut néanmoins continuer à en être malade. Le covid a parfois des conséquences tardives, qui parfois surgissent ultérieurement. Peut être s’agira-t’il de séquelles. Alors non, si on n’est pas mort, on n’est pas forcément guéri.

          Et c’est vous qui affolez les gens avec votre allégation de létalité de 4 à 6 % après une besogneuse soustraction.

          Fin juin la létalité était de l’ordre de 0.4 % (à Genève et hors EMS) pas de 4%.

          1. @ Martin

            Entretenir la peur c’est multiplier par 10 le taux de létalité observé dans l’étude genevoise, comme “avocat santschi” l’a malencontreusement fait.

            En signalant cette erreur j’ai contribué à diminuer la peur. Je crois que 10 fois moins de létalité cela fait moins peur.

            0.4 % plutôt que 4 % fait moins peur. Votre détestation vous aveugle.

            D’ailleurs le taux de létalité doit être plus bas que cela, tant à raison des imperfections de l’étude (échantillonnage et anticorps comme proxy de l’infection), que de l’amélioration des soins.
            Amélioration qui ne peut être maintenue qu’avec un nombre raisonnable de patient. 100 patients cornavirus au soins intensifs à Genève c’est beaucoup trop pour maintenir la qualité et respecter les soignants.

            Létalité plus basse, là ça vous fait peur mon bon Martin.

  17. Merci pour ce texte!

    Les systèmes de santé sont-ils saturés parce qu’il y a une pandémie ou parce qu’on en a diminué les moyens? Nous avons eu 6 mois pour réagir et nous continuons dans la direction d’un auto financement de la santé publique pour développer les cliniques privées chères. Je ne pense pas que nous prenions la bonne direction, mais malheureusement notre avis ne compte pas et nous payons toujours la même chose même si les lits diminuent.

    Est-ce que le système de santé va également saturer pour la grippe normale? Est-ce qu’on va faire un confinement pour la grippe normale? Cela me préoccupe. Si nous suivons leur logique nous devrions le faire. Si nous ne le faisons pas cela veut dire que nous tolérons que des gens meurent de la grippe normale mais pas du covid 19.

    Et – contrairement aux pays qui nous entourent – la Suisse a largement les moyens de réagir, de faire demi tour et de réinjecter de l’argent dans les hôpitaux.

    Prenez soin de vous!

    1. “nous continuons dans la direction d’un auto financement de la santé publique”.
      Je ne comprends pas ce que vous voulez dire.

      “la Suisse a largement les moyens de réagir, de faire demi tour et de réinjecter de l’argent dans les hôpitaux.”
      Il n’est certainement plus temps de faire des investissements lourds. Il faut parer au plus pressé. Ce qui a été largement fait ce printemps. Avec une erreur de pilotage, les soins hors covid aurait dû être ouverts plus largement et plus rapidement.
      Quant à dire que la Suisse a de l’argent, vous parlez sans doute de celui des contribuables ? Et bien cela suffit comme ça ! Vous pouvez toujours emprunter, les jeunes paieront (version cynique) ou ne paieront pas (version inflation). On peut aussi emprunter pour leur laisser financer des cargaisons de master en droit (à Genève en tous les cas) largement inutiles (sauf en droit de la famille, bien évidemment).

  18. Madame Sandoz,
    Félicitation pour votre article! Je partage entièrement votre sentiment: j’ai soutenu à 100% le Conseil fédéral durant les 3 premiers mois de la pandémie. Depuis le déconfinement et la reprise en charge du dossier par les autorités cantonales, force est de constater que les différents gouvernement cantonaux sont totalement dépassés par l’enjeu. Alors que le Conseil fédéral a su garder la tête froide et prendre des décisions proportionnées, les gouvernements cantonaux préfèrent la gesticulation politique (par exemple port du masque obligatoire dans les magasins alors qu’aucune source significative de contaminations n’y a été relevée) plutôt que de prendre des mesures proportionnées et adaptées à la situation. Il serait effectivement grand temps d’analyser la situation: ce virus est-il vraiment si dangereux qu’on l’avait prévu? Est-il bien utile de faire porter des masques à des étudiants 8h par jour? Qui faut-il protéger et comment? De toute évidence, il manque un capitaine à la barre.

  19. Dans le JDD (Journal Du Dimanche français), devait être publié dimanche passé, une rubrique signée par 250 médecins, chercheurs , épidémiologistes et autres scientifiques travaillant sur le terrain, rubrique allant dans le sens des propos de Mme Sandoz .. cette rubrique a été censurée et n’a donc pas été publiée.
    Idem en ce qui concerne une émission passée il y a une dizaine de jours sur une chaine TV française d’informations, émission lors de laquelle s’exprimaient des Professeurs de renom ( Pr Perronne, Toussaint, Raoult… l’homme à abattre , et d’autres dont je n’ai pas retenu les noms) qui critiquaient fortement la politique sanitaire actuelle du gouvernement français.
    Jusqu’à dimanche on pouvait voir cette émission en replay sur le net.. depuis, en ouvrant le lien on ne peut que lire :
    Cette vidéo a été supprimée car elle ne respectait pas les conditions d’utilisation de youTub (!!!!)
    Traduction :” les propos tenus dans cette vidéo ne sont pas conformes à la pensée diffusée et imposée par le gouvernement à la botte de la Big Pharma.”

    Dans ces conditions , comment peut-on s’empêcher d’avoir quelques doutes ? d’imaginer qu’il y a complot ?
    Dans une vraie démocratie, il doit y avoir débat et un vrai débat démocratique c’est permettre à TOus ceux qui connaissent le sujet de débattre de s’exprimer.. sinon, on s’achemine vers un totalitarisme rampant..
    Interdire toute opposition laisse donc à penser qu’il y a quelque chose de pas très net et qu’on nous mène en bâteau !

    Ceci dit , Merci et bravo Madame Sandoz pour vos propos toujours sensés !

    1. Un épidémiologiste. Un spécialiste des maladies infectieuse. Un médecin réanimateur. Des médecins de ville. Et des spécialistes en sciences molles. Qui tous pensent que la France est infiniment supérieure à la Communauté madrilène.

      1. Et donc les spécialistes que vous énumérez seraient incompétents en matière d’analyse d’infections respiratoires transmissibles? Au contraire, ces personnes sont loin de penser que la France est supérieure à l’Espagne, et s’évertuent à expliquer qu’on y commet les mêmes erreurs. J’ai de la peine à vous suivre…
        A Madrid comme à Paris, le confinement n’a donné aucun résultat probant, bien au contraire.
        Toute personne douée de bon sens devrait en tirer des conclusions. Mais le bon sens est une denrée de plus en plus rare, de toute évidence.

          1. Pas du tout, je suis comme vous. Je n’ai pas de compétence. Donc j’écoute les experts. Vous n’en faites pas partie.

            Les deux experts les plus reconnus et les plus sérieux dans le monde francophone sont le professeur Christian Péronne, ancien Président du Haut Conseil de la Santé Publique et le professeur Didier Raoult de l’IHUEI de Marseille.

          2. J’y pense Raoult c’est bien celui qui avait prédit qu’il n’y aurait pas de première vague en France ?

  20. A quoi bon ergoter sur des détails quand, dans cette société, à partir du moment où quelqu’un articule le mot sécurité tout est dit, plus aucune discussion n’est possible, tout le monde est prêt à accepter les pires absurdités.

  21. Je ne comprends pas vos simagrées.

    Il n’y quasiment plus de mesures contraignantes au niveau fédéral à part l’obligation du masque dans les transports publics (pas d’amende en cas de non respect). Les évènement de plus de 1000 personnes sont autorisés à condition de prendre des mesures pour limiter les risques. Le reste sont des recommandations. Il n’est pas interdit de voyager mais il y a une quarantaine quand on se rend dans un pays fortement contaminé. De plus, il y a maintenant de nombreuses exceptions et peu de contrôles.

    Sinon: les commerces sont ouverts, la plupart des gens peuvent travailler, les restaurants sont ouverts, on peut se réunir avec ses amis, sortir. Les secteurs qui sont impactés sont supportés financièrement. La vie a repris.

    Les autres mesures sont décidées au niveau cantonal en fonction de la gravité de la situation. Seule une minorité de cantons ont dû prendre des mesures supplémentaires qui peuvent inclure le port du masque dans les commerces et les lieux publics fermés et des restrictions dans les bars et les night clubs. Big deal !

    On est donc pas très loin de ce qui se passe en Suède. Toutefois, si la situation en Suisse devait s’agraver, nous serions immédiatement placés sur liste rouge par les autres pays avec un impact sur l’emploi, notre liberté de circulation, etc

    Notre marge de maneuvre est donc limitée. De plus, les mesures en Suisse sont plutôt minimalistes en comparaison de l’étranger: port du masque obligatoire dans la rue, fermeture des restaurants, couvre-feu, confinement, interdiction de visite dans les EMS, etc. Le tout avec des amendes salées et, potentiellement, des peines de prison en cas de récidive.

    Vous pourriez donc critiquer la proportionalité des mesures prises à l’étranger mais vous semblez préférer un amalgame malsain afin d’entretenir un climat de révolte au sein de la population.

    Mme Sandoz, est-ce que vous nous dites toute la vérité ?

    1. Bonsoir Richard!
      J’ai bien de la peine à comprendre que vous parliez de “simagrées”. Visiblement vous ne dirigez pas d’entreprise, ni n’être responsable de l’avenir de vos employés. Actuellement, tous ceux qui dépendent des décisions cantonales ne savent pas s’ils pourront organiser des concerts “normaux”, des camps, etc. Par exemple, actuellement nous ne savons pas si nous pouvons organiser en camp de ski en mars prochain. On nous dit que cela dépendra de l’évolution de la pandémie. D’autres ne savent pas quand ils pourront servir leurs clients normalement, quand ils pourront réengager. Encore d’autres n’osent plus faire de voyages d’affaires. A la clef, il y a des emplois – et donc des salaires qui seront versés ou non, des fournisseurs, qui seront payés ou pas, etc. La confédération ne peut pas soutenir tous les secteurs à bout de bras. il n’y a là aucun amalgame, mais la simple réalité du terrain. Je vous encourage à tenir compte aussi du point de vue de ceux qui créent des postes et des revenus.

      1. Bonsoir. Merci pour votre réponse intéressante.

        Qu’est ce qui vous fait penser que je ne suis pas chef d’entreprise ?

        Ces dernières années, nous avons dû nous adapter à la pression du numérique, de nouveaux canaux de vente, l’arrivée de concurrence qui opère avec des structures de coût totalement différentes, le franc fort, des taux négatifs et j’en passe. Est ce qu’on m’a aidé ? Est-ce que j’ai pu demander la fin des “mesures” ou plutôt la mise en place de mesures protectionistes ?

        Vous parlez d’incertitude, vous aviez donc de la chance de travailler dans un domaine ou tout pouvait être planifié dans une routine confortable. En ce qui me concerne. Cela fait plusieurs années que nous vivons une autre réalité (gestion par scénarios, etc), sans parler de la mise en place de nouveaux contrats où le risque est transféré sans contre-partie, etc. Les voyages d’affaires ? C’était déjà devenu l’exception bien plus que la règle depuis pas mal de temps. La seule chose qui reste constante: c’est nos objectifs trimestriels…

        On a beaucoup parlé de “disruption”, cela signifie que vous faites un métier depuis plus de 20 ans et que, suite à l’évolution de la société et des technologies, votre business aura disparu dans quelques années. SI vous pensez que c’est un mythe alors vous avez de la chance. Demandez à un chauffeur de taxi ce qu’il pense d’Uber.

        La réponse de notre monde libéral a été “adaptez-vous” et c’est ce que nous avons dû faire. Notre mode opératoire a dû être totalement modifié en quelques semaines… On en a pris plein la g… Durant le semi-confinement, l’impact a été terrible. Les clients et les fournisseurs étaient dans le jus. Aujourd’hui ça reste difficile mais on peut tourner. Nous devons tout faire pour éviter de tout fermer à nouveau. Si cela implique quelques mesures sanitaire jusqu’à ce qu’une solution (vaccin ou autre), ça reste un moindre mal pour l’emploi globalement.

        Là où je vous rejoins, c’est qu’on ne peut pas aider tout le mode. L’impact de la pandémie étant sectoriel, il faut donc cibler. Le tourisme, les transports, le sport, la restauration, l’évènementiel, la culture sont dûrement touchés. Pour ceux-là, il faut des aides pour passer le cap, s’adapter et maintenir des emplois. Il faut aussi se poser des questions sur l’avenir à moyen et long terme de certains secteurs qui risquent de devoir se redimensionner.

        Que faisiez-vous, quand vous réalisiez que certains produits/services étaient déficitaires et donc financés par d’autres ? Quel était le conseil de votre banque qui financait votre développement ? Il n’a jamais été facile de faire tourner une PME.

        Je compatis, je comprends. C’est triste et difficile. Mais face à un changement ou des facteurs externes, cela n’aide pas beaucoup. D’où un certaine agacement de ma part. Cela n’empêche pas qu’il faille s’adapter et que gémir ne sert à rien. C’est notre job.

        En tant que client, j’admire la réactivité et la créativité dont certaines branches ont fait preuve. Elles auraient pû se plaindre contre certaines mesures mais ont trouvé des moyens de continuer à travailler, changer de fournisseur, rassurer leurs clients tout en garantissant la sécurité des employés et des clients. Certains ont gagné ainsi des parts de marchés. D’autres, qui n’étaient pas assez présentes sur le WEB ont rattrapé leur retard et complété leur modèle d’affaire. Elles sont maintenant prêtes à faire face à une concurrence qui arrivait toute façon (Covid ou pas).

        Je suis inquiet pour certains secteurs qui représentent notre manière de vivre et de nos valeurs (sport, concerts, culture, bars, restauration, etc). Et là, j’ai beau être libéral comme Mme Sandoz, il faut trouver des solutions car nous devons préserver ce qui fait notre société (par exemple: une ville sans bistrot ou sans restaurant, ce n’est pas vraiment une ville). La mise en place d’une solidarité entre les divers partenaires publics et privés devient nécessaire: c’est alors un choix de société qui doit donc suivre un processus démocratique.

        Cela soulève aussi d’autres questions: quand le modèle d’affaire dérive et finit par reléguer les revenus de l’activité de base par des activités annexes (par exemple: la presse gratuite, le sport, les concerts, etc) pour éliminer la concurrence, il y a une fragilisation et une dépendance malsaine. La Covid19 devient alors un déclencheur comme un autre (crise financière, etc).

        Mais, quand on commence à parler de régulation pour éviter ces risques, on nous rappelle la loi du marché et de la concurrence. Si votre business n’est plus compétitif, il va disparaître même si je trouve ça injuste et dommage.

    2. Ah le fameux argument du “c’est encore pire ailleurs”…
      Du même genre que le “c’est juste un masque”… ou “c’est juste un vaccin”… ou “c’est juste 2 semaines de quarantaine”… Y’a-t-il une limite ?

      Vous n’imaginez pas l’impact sur le développement des enfants; ma filleule de 9 ans s’est mise à faire d’énormes plaques d’eczéma… pour bénéficier de contacts physiques réguliers car il faut lui passer la crème; elle a commencé à frapper ses camarades de classe, aussi – encore une recherche détournée et éperdue de contacts. Elle, une enfant douce et câline, est en train de se durcir et d’avoir des cernes !

      Mon coeur se brise en voyant ces gamins.
      Et non, ils ne “rattraperont” pas plus tard les phases importantes.
      Comme les ados qui d’habitude sortent, s’aiment, librement, ne revivront plus cette période, jamais.
      Une société qui ne se révolte pas devant le traitement infligé à ses enfants, tout cela pour soi-disant préserver des personnes en fin de vie, mérite peut-être de s’effondrer, finalement.

      1. Absolument d’accord avec vous. Et obliger des gamins et adolescents à porter le masque sous peine d’exclusion de l’école est une aberration totale. Qui sème le vent récoltera la tempête…

        1. De quoi parlez-vous ? Il faut sortir un peu car vous affirmez absolument n’importe quoi. Le port du masque n’est pas obligatoire pour les enfants. On n’est pas en France, vous confondez.Pour les adolescents, il n’est pas obligatoire en classe ni à l’extérieur (sauf si les distances de sécurité ne peuvent être respectées, ce qui peut donc être évité en s’organisant).

          Il faut noter que l’on ne peut pas forcer des élèves ou des enseignants vulnérables (maladie chronique, grossesse, groupe à risque, etc) à se rendre à l’école si cela peut porter atteinte à leur santé ou à celle de leur proches.

      2. Merci pour votre commentaire. Je comprends car je subis comme vous les effets de cette pandémie qui va bien au delà du problème sanitaire. Contrairement à d’autres pays dans le monde, nous n’avons jamais vécu une telle situation et nous vivions jusqu’à présent dans un certain confort et une sécurité.

        Je ressens comme vous les effets de ce climat anxiogène en tant qu’animal social peu préparé à ces règles. Il est clair que nous ne pourrons pas continuer comme cela à long terme sans solution.

        Plus qu’un argument du “c’est pire ailleurs”, le but de mon propos est de relativiser la situation en Suisse. Pourquoi ? Car j’ai l’impression que depuis un certain temps, nous faisons partie du problème en nous imposant mentalement des règles plus strictes qu’elles ne le sont réellement contribuant ainsi à rendre épreuve encore plus difficile.

        Pour la plupart d’entre-nous, c’est le résultat d’un climat anxiogène et de la permanence du sujet qui finit par tourner à l’obsession. Notre malaise et notre inconfort s’amplifie encore lorsque nous la nourrissons en groupe (ce blog est un bon exemple). L’effet est alors exponentiel.

        Je suis désolé d’entendre le récit concernant votre filleule. Il ne semble pas que les mesures sanitaires officielles telles que le port du masque et les distances de sécurité soient applicables aux enfants de 9 ans ? Ni qu’on ne puisse s’occuper d’eux de manière humaine et appropriée. S’agit-il d’une règle imposée par l’établissement ? Ou alors est-ce le résultat de règles que nous nous imposons dans ce climat de peur comme mentionné précédemment ?

        Les enfants autour de moi sont très sensibles aux émotions de leur entourage donc à mon comportement. S’ils me sentent nerveux, triste ou inquiet alors ils réagissent différement. J’essaie donc d’éviter d’auto-entretenir mon niveau d’angoisse et d’accepter des mesures simples comme le masque. J’essaie de prendre ça comme un jeu.

        A part ça, je vois beaucoup d’enfants autour de moi jouer ensemble sans problèmes. Il en va de même pour les adolescents qui, et ça me rassure, n’ont pas perdu leur capacité à vivre ensemble leur vie. Certes, le port du masque est demandé dans les établissements scolaires mais cela ne les empêche pas de vivre en dehors. Dans certains cantons, les night-clubs ont été fermés mais est-ce vraiment une condition indispensable à leur l’épanouissent personnel ?

        Avant la pandémie, voir des adolescents s’enfermer dans une bulle numérique et passer parfois la plus grande partie de le temps devant un écran m’inquiétait bien plus pour leur développement social.

        Finalement, je pense poursuivre le même but que vous mais d’une manière un peu différente. Opposer des groupes de risques (jeunes/vieux, etc) et faire des comparatifs coût/bénéfices, ça ne fonctionne pas. Je pourrais donner ici une une liste d’exemples dont l’arbitrage serait humainement impossible.

        Je ne peux donc pas me résoudre à accepter de causer la mort quelqu’un d’autre par un comportement que je pouvais éviter. Porter un masque, par exemple, quand il le faut me semble donc raisonnable tout en continuant à vivre le plus normalement possible en évitant ainsi de propager des rumeurs et un stress inutile tout autant préjudiciable.

  22. “Faut-il vraiment punir les jeunes pour protéger les « vieux » à cause de la pandémie ?”
    Madame Sandoz, cette équation est une simplification grossière car il existe des personnes vulnérables – pour toutes sortes de raisons – à tous les âges.
    C’est l’honneur de notre société que de vouloir défendre les plus faibles. Cette épidémie est un test de l’esprit civique dont nous pouvons faire preuve. Avez-vous perdu le sens des valeurs les plus fondamentales de notre civilisation ?
    Je ne peux le croire. Ce serait en effet insupportable.

    1. “Faut-il vraiment punir les jeunes pour protéger les « vieux » à cause de la pandémie ?”
      Cela s’appelle de la solidarité. Mais bon, foin de solidarité. Supprimons l’impôt sur la fortune et le revenu et laissons les étudiants se débrouiller. Je suis partant.
      Mme Sandoz reprendra sans doute bien volontiers du service et enseignera chez elle 🙂

    2. Oui, c’est l’honneur de notre société de protéger les plus vulnérables.

      Mais ça serait intéressant d’aller au bout de la réflexion – pourquoi uniquement prendre en considération les personnes vulnérables au CoVid?

      Quid des enfants déscolarisés? Et les personnes déprimés et les suicides en augmentation ? Ces personnes qui se trouvent au chômage? Les personnes qui n’arrivent plus à joindre les deux bouts, dont les 5’000 personnes qui faisaient 5 heures de queue au Vernets pour un sac de courses à 15 Fr?

      Ils sont aussi vulnérables. D’ailleurs parfois très dramatiquement A CAUSE des mesures.

      Des millions d’enfants, très vulnérables, risquent de mourir et souffrent:

      weforum.org/agenda/2020/09/charts-covid19-malnutrition-educaion-mental-health-children-world

      Il y a donc un équilibre à trouver.

      Pas simple!

      1. Et je rajouterai : quid de nos petits vieux (dont moi) que la société bienpensante s’évertue à protéger contre eux-mêmes, surtout ceux en EMS enfermés dans leur chambre comme des bêtes, nourris trois fois par jour par des aides-soignant(e)s masqué(e)s comme des bandits, empêchés de voir leurs proches et ami(e)s, toutes ces souffrances au nom de la solidarité ?

        1. Pour les EMS je vous suis. Il appartient à la personne qui y loge de choisir les risques qu’elle veut prendre tout en lui permettant de les diminuer si elle le veut.

          Par contre, elle ne peut exiger de mettre en danger les autres résidents ou le personnel.

          C’est donc un casse tête pour une direction d’EMS. La seule solution est de créer plusieurs catégories d’EMS ou, s’ils sont assez grands, plusieurs ailes.

          Je le répète depuis des mois. Tous s’en foutent.

          Quant à nous, nous avons extrait d’un EMS une vieille tante. Avocat, médecin et chauffeur de limousine musclé pour l’escorter jusqu’à la sortie de la propriété. Une honte absolue, une infantilisation de cette tante qui a toute sa tête. Mépris de l’Etat de droit proclamé par ce canton.

      2. Effectivement c’est lamentable.

        Les sans-papiers doivent être expulsés (ils représentent plus de la moitié de ceux qui ont répondus). D’ailleurs ils ne devraient pas être là, leur présence sur territoire suisse font d’eux des déliquants (art.115 LEI). Quant à leurs employeurs ils doivent être poursuivis et sanctionnés.

        Les permis B ou C, qui ne veulent rien demander à l’hospice général pour dissimuler leur état financier, doivent supporter les conséquences de leur choix.

        Enfin les suisses sont libres de ne rien demander.

        Il s’agit donc d’un problème de délinquance, de dissimulation et de choix. Le covid n’est que le révélateur des tolérances mal placées de nos autorités.

        1. Wow.

          “Le problème est a,b ou c. Punkt.”

          En tous les cas @CEDH, sans vous connaitre puisque vous ne mettez pas votre nom, on pourrait apprécier les certitudes de vos opinions dans vos 25 éclairages de vérité sur cet article. 🙂

          Merci pour ça. Bonne journée!

          1. Monsieur tous (quelle modestie !),

            Vous affirmez “tous.ch ne prend position ni sur le masque en tant que mesure sanitaire, … “. Vous ne niez donc pas qu’il puisse contribuer à la sauvegarde d’un droit fondamental : le droit à la vie.
            Et pourtant vous faites signer un manifeste qui précise : “Des millions de citoyens suisses voient leurs droits fondamentaux bafoués: …. de choisir de respirer sans masque… “.
            Puisque vous ne sauriez vous contredire, il faut bien arriver à la conclusion que, selon vous, le prétendu droit fondamental à ne pas porter un masque ne saurait être limité par le droit à la vie d’autrui. Tel n’est pas mon avis.
            Au demeurant, il reste à démontrer que le droit de ne pas porter en public un masque est un droit fondamental, à savoir un droit consacré par la constitution.

          2. Vous colportez les dires scientifiques d’un avocat pétitionnaire. Et qu’y lit on ? Par exemple, cela :
            “Ce virus est apparenté à d’autres virus Corona qui affectent les humains et provoquent les grippes saisonnières qui existent de tout temps et partout dans le monde.”
            Un voilà un qui confond grippe (qui n’est pas provoquée par un coronavirus) et rhume (qui peut être provoqué par un coronavirus) et qui voudrait qu’on le prenne au sérieux.

            Et que fait-on de vote médecin signataire qui n’a toujours pas compris la différence entre Valeur prédictive positive/négative et faux positifs/négatifs ? A mon avis on évite de le consulter.

            A en croire le Temps, vous auriez déclaré :
            “C’est quand même hallucinant que ce soit à moi, un Hollandais d’origine sans aucune légitimité politique, de poser ces questions”. Là vous êtes clairvoyant, c’est proprement hallucinant.

            Par contre, votre action a certainement pour effet de culpabiliser et déstabiliser certaines des personnes réputées fragiles face au covid-19 et ainsi de les pousser, bien malgré vous, à renoncer à leur droit de vivre.

      3. Oui, il y aussi une solution complémentaire. C’est que ceux dont le secteur a été moins touché et ont même augmenté leurs ventes (food, pharma, eCommerce, or, etc) partagent un peu plus avec les plus faibles. La concentration de la richesse n’a jamais été aussi grande. De plus, l’épargne a paradoxalement augmenté en Suisse cette année…

  23. L’information est disponible et présentée intelligemment si on veut bien se pencher peu pour la trouver.
    Le site du ministère français de la santé tient à jour un tableau de bord des principaux indicateurs concernant l’épidémie de Covid: il indique 665 décès à ce jour dans les Bouches-du-Rhône. La courbe des décès montre une accélération depuis mi-septembre.
    dashboard.covid19.data.gouv.fr/vue-d-ensemble?location=DEP-13
    Pour ce qui concerne les chiffres rapportés au nombre d’habitants, le New York Times tient à jour une carte sur laquelle il suffit de cliquer sur un pays pour avoir les nombres absolu et relatif des contaminations et des décès.
    anytimes.com/interactive/2020/world/coronavirus-maps.html

  24. En 1918, l’espèrance de vie moyenne était de 65 ans… les problèmes de retraite et de la Covid seraient inexistants… par contre, il n’est pas certain que votre blog existerait …
    Comparer l’incomparable est, certes, une technique qui permets de supporter un argumentaire bancal mais le résultat n’est généralement pas bien utile…

  25. Extrait d’une interview dans le Temps d’aujourd’hui de Bertrand Kiefer, médecin et éthicien, qui me paraît très révélatrice. Extrait : « Cette nécessité de se protéger collectivement nous réveille, par rapport à l’individualisme consommateur très développé dans nos sociétés. »

    Si l’on ajoute le propos très clair de votre commentateur SAMUEL : «Elle est là la question éthique et philosophique, pas dans les chiffres soi-disant disparus que vous trouverez en 15 secondes de recherche» on peut en déduire que les moralistes et le puritains de tous bords rebondissent sur la crise du COVID pour tenter d’imposer, par la force de décrets si nécessaire, une certaine organisation de la société qui corresponde à leurs aspirations : collectivistes, solidariste, antilibérale et anti libertaire avec de forte tendances totalitaires. Tout cela avec le soutien indéfectible de la presse et des médias, surtout romands, dont on sait que les sympathies et les affinités penchent très lourdement à gauche.

    Le traitement de la pandémie est clairement en train de passer du domaine scientifique au combat idéologique.

    Compte tenu de ce changement de registre, je crains que la réalité et la vérité des chiffres n’aient plus vraiment d’importance.

    1. Une société sans responsabilité ni solidarité: est-ce encore une société libérale? Nous souhaitons seulement que les médias romands complètent leur information par des chiffres rapportés à la population pour pouvoir former notre opinion en comparant des pays/régions entre eux, même si les morts CoVID ne sont pas comptés partout de la même manière.

    2. Cette phrase doit être ancrée dans un contexte. Le paragraphe qu’elle conclut n’a rien de puritains ou moralistes (j’imagine que vous pensiez au moralisme chrétien), alors que son approche, on ne peut plus libérale, ne serait pas reniée des libertaires. Après avoir utilisé des adjectifs aux antipodes de mon propos pour le qualifier, que penser de la solidité de votre double conclusion?

    3. Vous avez entièrement raison, selon moi. J’observe cette dérive totalitaire et démagogique depuis plusieurs mois, pas seulement en Suisse, et elle m’inquiète. Joseph Goebbels disait “Répétez un mensonge jusqu’à ce qu’il devienne vérité pour la populace.” Nos stratèges de la Task Force Covid et leurs collègues dans de nombreux autres pays ont bien appris la leçon (je ne les traite pas de nazillons mais de propagandistes de fausses nouvelles). Ce phénomène se répand comme un feu de brousse en Asie (Chine, Inde, Corée, Japon, Myanmar, Pakistan, Cambodge et Philippines), sans parler de la Russie et des USA. Eric Blair (alias George Orwell) avait vu juste, hélas…

  26. Comme vous avez raison Madame Sandoz. Trop de médias ne font qu’annoncer stupidement le nombre de décès COVID. Hier un décès, avant-hier deux décès… Mais jamais on rappelle le nombre moyen de décès quotidiens en Suisse : 67’000 par année, soit environ 183 par jour ! Voilà ce qui serait une perspective objective ! Et la moyenne d’âge des décédés COVID ne descend pas en Suisse (toujours à 84 ans, soit l’espérance de vie).

    1. “Hier un décès, avant-hier deux décès”
      On pourrait en faire un super titre d’article: “COVID-19: le nombre de décès double en un jour”

    2. “Et la moyenne d’âge des décédés COVID ne descend pas en Suisse (toujours à 84 ans, soit l’espérance de vie).”
      Il faudrait terminer vos phrases. 84 ans est l’espérance de vie à la naissance. A 84 ans l’espérance de vie est de l’ordre de 10 ans.

  27. Enfin une personne “âgée” qui analyse parfaitement bien la situation ! Et lisez correctement : Madame Sandoz n’écrit pas que la pandémie est insupportable, mais un “marionnettiste qui fait danser les poupées” dont nous faisons partie…

  28. Je suis entièrement d’accord avec Mr. Caillet et Mme Sandoz. Cette pandémie d’importance moyenne permet à beaucoup d’imposer leurs façons de voir en transformant celle-ci en catastrophe cataclysmique et en prétendant que seul un retour en arrière nous sauvera de l’extinction. . Jusqu’à maintenant ils ont essayé avec le réchauffement climatique mais les résultats n’étaient pas à la hauteur de leurs attentes. Bien que réel ce dernier évolue lentement et personne ne se sent immédiatement menacé. Avec le Covid, il est plus facile de dire que si on ne réagit pas tout de suite nous risquons de connaître un taux de mortalité plus élevé que celui de la peste en son temps !!! Et la publication anxiogène de chiffres absolus rend le danger crédible et menaçant et le retour en arrière incontournable. Or si l’on suit régulièrement les chiffres publiés par les différents sites cités dans votre article, l’on voit que c’est plutôt la Suède et son approche, qui finalement, donneront des résultats autrement satisfaisants que ceux d’autres pays, tout en ne précipitant pas des pans entiers de l’économie dans la précarité, ou pire.

    1. Ne vous en faites pas… le problème du réchauffement climatique n’a absolument pas disparu. La crise du Covid-19 nous fait au contraire perdre.

  29. Bonjour!
    Oui, j’ai vu que dans la hâte j’ai bien cité un site américain, mais les chiffres sont mondiaux, pas ceux des USA – désolée. Je n’ai aucun talent pour les grands chiffres, et cela montre, au passage, que des lambdas en maths de mon genre (cf la dernière chronique de Virginie Nussbaum: Un million de morts du Covid, et moi) ont justement besoin de médias un peu plus calés pour éviter de citer des chiffres qui auraient dû m’apparaître comme évidemment faux du point de vue de l’échelle – si je savais manier les millions et les milliards avec l’aisance nécessaire. Quoi qu’il en soit, citez très volontiers: j’ai beaucoup apprécié votre initiative. Bon courage à tous!

  30. Les statistiques actuelles sont-elles pertinentes? Nos autorités savent-elles analyser correctement ces statistiques? J’en doute.
    Que de contradictions dans les mesures édictées. Certaines sociétés vont même au-delà des directives!!!
    Pourquoi a-t-on permis la réouverture des clubs et discothèques. N’aurait-il pas été préférable de permettre aux gérants des ces établissements d’organiser des soirées à l’extérieur à Ouchy ou à Plainpalais dans une zone fermée et contrôlée?

  31. De la matière à penser à partager =>

    1) “Le mathématicien Antoine Houlou-Garcia, coauteur avec Thierry Maugenest d’un livre
    LE THÉORÈME D’HYPOCRITE qui démontre l’usage de statistiques trompeuses à travers les âges (depuis Pythagore !) pour justifier des politiques pas toujours justes ou efficaces, voit en la crise du Covid-19 un cas d’école de chiffres mal interprétés voire biaisés.”

    challenges.fr/entreprise/sante-et-pharmacie/les-statistiques-sur-le-covid-donnent-une-image-faussee-de-l-epidemie_727354;
    lexpress.fr/actualite/idees-et-debats/les-chiffres-une-arme-politique-qui-ne-date-pas-d-hier_2134407.html

    2) Arte: COVID – Désintox

    dailymotion.com/video/x7vy208

    3) ALGORITHMES: LA BOMBE À RETARDEMENT

    lemonde.fr/pixels/article/2018/11/07/cathy-o-neil-les-algorithmes-exacerbent-les-inegalites_5380202_4408996.html

    ted.com/talks/cathy_o_neil_the_era_of_blind_faith_in_big_data_must_end?language=fr

    4) “Celui dont la pensée ne va pas loin verra ses ennuis de près” (Confucius)

  32. bonjour Suzette
    je suis parfaitement en phase avec tout ce que tu écris dans ton article – effectivement on se demande le pourquoi de toutes ces mesures. Cela me rend très sceptique vis à vis de nos autorités, vaudoises particulièrement
    avec mes messages cordiaux Madeleine Burnier, ancienne députée et municipale libérale Vevey

  33. Pour faire bien honte à tous les intervenants genre SAMUEL, CEDH, & Cie qui jouent les bons petits supporters de la politique liberticide totalement injustifiée et contre productive de nos autorités à la solde de Big Pharma, je propose à tout le monde de regarder la vidéo YouTube intitulée:

    ” Martine Wonner la seule élue qui dénonce cette mascarade ”

    Je mets aussi le lien vidéo (non actif) mais ce ne sera peut-être même pas nécessaire car l’intitulé ci-dessus suffit :

    m.youtube.com/watch?v=USM0fa2SugY

    Il s’agit de l’intervention percutante d’une femme médecin députée du parti LREM au parlement français et qui prouve a) que la politique actuelle du gouvernement français est inepte, b) que le masque ne sert à rien et est dangereux pour la santé et c) que le traitement hydroxychloroquine et azithromycine est efficace (la preuve en est que le gouvernement belge l’a reconnu et à autorisé ce traitement).

    Cette femme est clairement de gauche donc je suis très à l’aise pour me référer à elle car elle n’est pas de mon camp politique. Personnellement je suis de droite. Mais la vérité est en marche. On ne pourra plus l’arrêter.

    On ne peut plus supporter l’argumentaire de ces porte-valises de Big Pharma.

    Ce qui est rassurant c’est que même le journal Le Temps, pour lequel je n’ai personnellement aucun respect car il est le portevoix de la doxa, a senti le vent tourner (peut-être en partie en observant le buzz du tonnerre que fait Mme Sandoz sur son blog) et il a publié un article d’une page présentant élogieusement les points de vue d’un mouvement corona sceptique “modéré” en Suisse.

    Moi j’appelle à la démission du conseiller fédéral Berset ainsi que des professeurs Pittet et Kaiser. Quand on a eu tout faux sur toute la ligne depuis le début à ce point là, dans une crise aussi grave, et qu’en plus on a plongé le pays dans la dépression économique pour les 30 ans à venir, et quand tout le monde commence à en prendre conscience de la vérité, on ne peut pas rester aux responsabilités.

    1. Mais Le Temps assure quand même ses arrières , , se ménage une porte de sortie en écrivant Dissidents “modérés”.. ben oui, quand même ne pas se risquer à faire l’amalgame avec des “extrémistes”… de droite évidemment !

    2. Tout dépend de ce qu’on appelle percutant. Je regarde à l’instant les recommandations du CDC et y trouve en gras, au milieu de la page (www.cdc.gov/coronavirus/2019-nCoV/index.html) :

      “Wear a mask

      Wearing a mask helps to protect others in your community.”

      Je soupçonne que Mme Wonner a confondu cette recommandation avec l’information donnée par le CDC concernant l’ineffectivité des masques de tissus, utilisés pour freiner la pandémie, contre les fumées des feux de forêts (cdc.gov/disasters/covid-19/wildfire_smoke_covid-19.html )

      Pour reprendre vos points:
      a) C’est un jugement de valeur, qui peut être partagé ou pas, pas un argument.
      b) cf ci-dessus sur les recommandations du CDC
      c) ça n’est pas parce que la Belgique ré-autorise ce traitement (ou ce médicament, je ne trouve rien à ce sujet) que ce traitement est efficace. Petit indice: non-sequitur.

      J’ai du mal à comprendre en quoi ou pourquoi CEDH (dont les argumentaires sont bien plus pointus que les miens) ou moi devrions avoir honte que des gens regardent cette vidéo.

      Cette situation est frustrante pour tous, trouver le moyen d’en sortir tous ensemble, au moindre mal et au moindre coût est complexe.

    3. Voilà donc votre dernière argumentation, un argument d’autorité de plus, et de quelle autorité : une politicienne en déshérence politique, qui a fait un internat en psychiatrie et qui, depuis lors, n’a plus exercé que des fonctions administratives (en tous les cas selon le site de l’assemblée nationale française).

      Il est vrai qu’elle a participé à une “étude” rétrospective sur 88 cas et qui est favorable à l’hydroxychloroquine, étude qui a été publiée dans l’ “Asian Journal of Medicine and Health”, revue qui a publié un excellent article démontrant l’avantage d’ingurgiter hydroxychloroquine+azythromicine afin de rendre moins dangereuse la pratique de la trottinette.

      “Quel rapport entre le coronavirus et une trottinette? A priori aucun, et pourtant. Parmi l’avalanche d’articles de recherche publiés chaque jour sur l’épidémie de Covid-19, une étude affirmait que la prise, à titre préventif, d’hydroxychloroquine (HCQ) et d’azithromycine était efficace pour éviter… les accidents de trottinette. Et aussi que l’usage massif de ce traitement dans la région de Marseille était associé à une moindre prévalence des accidents, comparé au reste de la France (!). «La combinaison HCQ et azithromycine devrait être utilisée pour prévenir les accidents de trottinettes dans le monde», et même «tous les problèmes du monde», s’amusent les auteurs farceurs”
      letemps.ch/sciences/chloroquine-trottinette-un-article-delirant-sest-retrouve-un-journal-scientifique

      Vous nous aurez donné l’occasion de bien rire en ce dimanche matin.

      Référence est faites par votre nouvelle égérie, quant à l’inutilité du masque, au CDC. Dernier tweet du CDC :
      “@CDCgov
      As of September 27, #COVID19 cases were trending upward in 26 states, especially in the West and central parts of the country. In the last week, 6 states reported more than 10,000 new cases. Wear a mask. Wash your hands. Stay 6 feet from others. More: https://bit.ly/3n2jyUd“.
      Pour ceux qui ne lirait pas l’anglais “Wear a mask” veut dire “Portez un masque”.

      Quant à la Belgique, elle suit la France ou la Suisse. La potion magique de Raoultix est de nouveau disponible ordinairement, puisqu’il n’est plus nécessaire de s’assurer que les patients qui ont un vrai besoin de ce médicament puisse le recevoir, faute de pénurie générée par de folles prescriptions.

      Rassurez-vous, Martin, Vos interventions ne donneront plus lieu à réponse de ma part. Les lecteurs auront compris pourquoi.

  34. Voici la référence de cet article du Temps, qui sent le vent tourner:

    tous.ch/le-temps-02-10-2020-gestion-du-coronavirus-les-moderes-sortent-du-bois/

    Ce mouvement “dissident” s’appelle tous.ch

    Le combat change d’âme, l’espoir change de camp.

    1. Merci, j’ai consulté le contenu du site: ça fait du bien. Tout oublier et vivre comme avant: se serrer la main, partager la même assiette et le même verre, se faire la bise, voyager là et quand on le souhaite. Bref, oublier toute contrainte pour se sentir libre.

      En fait, la plupart des activités dans la liste sont possibles: partir en vacances, prendre sa grand-mère dans les bras, jouer au Jass, se retourner dans la rue sur un beau visage (le masque n’est pas obligatoire dans la rue), assister à l’enterrement d’un proche, etc

      Pourquoi considérer alors le possible comme impossible ? Pouquoi s’auto-limiter dans notre liberté ? C’est là que j’ai compris le fond de la promesse: le retour à une insouciance totale. Le vrai problème, c’est que les gens n’en peuvent plus de faire attention et d’entendre parler de ce sujet.

      C’est là que je ne suis pas certaine de la solution. C’est le principe de l’épée de Damoclès: le simple fait que ce virus existe et la qualité de notre sensation de liberté est déjà amoindrie.

      Faire l’autruche ? Le déni … d’une certaine façon, c’est ce que l’Europe a fait en Janvier alors que le danger était déjà là et la Chine en subissait les effets. Nous connaissons la suite…

      Je crains qu’actuellement, la promesse et l’espoir promis aux pétitionnaires sur le site, personne ne puisse l’offrir. C’est un leurre. Personne ne peut nous offrir l’insouciance totale actuellement.

      Nous pourrions entrer dans un débat contradictoire avec des statistiques et des morts à l’appui. Nous pourrions parler de stratégie face au virus, de la capacité du système de santé à résister. Tout cela ne changera rien car le probème est émotionnel. Le simple fait que ce virus ait divisé la société comme je le lit ici, signe l’existence d’un grave problème qui ne peut être résolu par l’oubli.

      Supprimons le port du masque dans les transports publics et une partie de la population prendra la voiture, supprimons le masque chez le coiffeur et une partie de la clientèle (ou des coiffeurs) fuira, etc. La Suisse, vu sa situation en centre de l’Europe ne peut pas être une bulle. Supprimons le port du masque dans l’avion et nous devrons alors nous mettre en quarantaine en arrivant. La liberté implique la réciprocité et le respect de l’autre.

      Face à un déni impossible, accepter que, temporairement, nous devions vivre un peu différemment est finalement moins douloureux. Car, on ne parle plus actuellement de confinement, de couvre-feu, de fermeture des commerces et des restaurants, etc. Certaines mesures continuent d’ailleurs d’être allégées en fonction de la situation.

      La liberté est une notion complexe. La sensation de liberté telle qu’elle est décrite sur le site est avant tout psychologique et là chacun peut choisir le niveau de souffrance qu’il souhaite s’infliger.

      Nous avons le choix: perdre un peu de liberté durant encore une certaine période (6 mois ?) ou alors risquer de tout perdre pour avoir voulu vivre dans l’illusion…

      1. Le problème, c’est l’absence de cohérence, de vision et d’horizon dans les mesures imposées. La “certaine période” devient toujours plus floue. L’histoire nous a systématiquement montré que les mesures “temporaires“ avaient tendance à s’éterniser.
        C’est la raison pour laquelle il faut les combattre sans délai, là, tout de suite et maintenant.
        En commençant par signer le référendum contre la loi Covid – que l’on soit pour ou contre, peu importe – mais SURTOUT pour qu’un débat ouvert, public et national ait enfin lieu sur l’opportunité, l’adéquation et la proportionnalité des mesures mises en place.

        1. Lorsque les mesures étaient nationales, on leur reprochait le manque de finesse, et de ne pas tenir compte des taux de contamination très différents entre Genève et Uri. Maintenant que les mesures sont cantonales, on leur reproche leur manque de cohérence et de simplicité. La situation est complexe, et il n’y a pas de solution simple acceptable à un coût acceptable.

          L’horizon est flou parce que nous sommes dans une situation avec beaucoup d’éléments inédits et inconnus. Le scénario n’est pas écrit, l’inconnu fait souvent peur.

          Votre appel à l’histoire masque (hihi) en fait un biais du survivant. Vous pouvez prendre l’exemple de l’IFD introduit comme mesure lors de la première guerre mondiale, qui a survécu, mais vous n’êtes plus ni mobilisé ni rationné, ni censuré. Ces mesures étaient certainement bien plus contraignantes, mais elle ont disparu à la fin de la crise.

          Le référendum, s’il aboutit, ne sera voté que dans 2 ou 3 ans. D’ici là, profitez de vous poser la question si c’est un débat ouvert et public que vous souhaitez (ce qui se passe déjà ici en partie), ou plutôt un besoin de ventiler de la frustration?

          1. @Eric D. : ça n’est pas moi qui demande un débat public et ouvert (d’ailleurs, ça veut dire quoi exactement?).

  35. Encore un peu de matière à penser

    1) « VIVONS-NOUS DÉSORMAIS SOUS LE JOUG D’UN NOUVEAU DESPOTISME: CELUI DES CHIFFRES?

    Tout compter, tout chiffrer, est-ce bien raisonnable? Le chiffrage généralisé conduit-il à une nouvelle servitude? C’est cette question, économique, politique et anthropologique, que l’Express a posée à un juriste, Alain Supiot, et à un économiste, Jean-Marc Daniel »,

    //lexpansion.lexpress.fr/actualite-economique/tout-compter-tout-chiffrer-est-ce-bien-raisonnable_1893759.html

    2) « LA DICTATURE DES CHIFFRES. Quantifier, quantifier, quantifier, même l’incalculable, ou comment le calcul économique, la tyrannie du chiffre a remplacé le jugement politique »

    letemps.ch/culture/2016/02/12/dictature-chiffres

    3) “L’homme moderne vit à présent dans un monde où sa conscience et sa tradition de pensée ne sont pas capables de poser des questions adéquates.” (Hannah Arendt)

  36. Je ne partage pas du tout votre façon d’appréhender la situation, pour plusieurs raisons:

    1) les “formules chocs” devraient être proscrites dans un débat qui se veut légitime (ex: “tuer la vie” etc.)
    2) Vous prenez position sur un domaine dans lequel vous n’êtes pas qualifiée – j’aurais jugé plus honnête d’adopter un ton moins inquisiteur et plus interrogateur.
    3) Tout le monde peut pointer un problème du doigt mais le résoudre est une affaire beaucoup plus complexe.

    Mais surtout: le point qui paraît absent de votre argumentaire est que la covid19 est capable de causer la saturation du système de santé et c’est là la raison pour laquelle il est si important d’être prudent. N’oubliez pas les images d’Italie en début d’année, avec des médecins à bout et des patients qui ne pouvaient tout simplement plus être pris en charge. Ceci a causé une augmentation de la mortalité.

    La même scène s’est vue à Manaus au Brésil, en Equateur et même à New-York, où les dépouilles des victimes devaient être évacuées par camion réfrigéré.

    J’entends bien votre cri du coeur et un appel pour un retour à la normale, mais tant que le risque de saturation reste réel, il faut continuer de prendre garde. La solution ne se situe pas au niveau des individus, invités à prendre des risques pour leur vie. Elle se situe au niveau politique: un revenu de base inconditionnel, par exemple, aurait permis d’éviter une grande partie des problèmes rencontrés par l’épidémie.

    Pour ma part, je vous prierais donc de vous abstenir d’utiliser votre plateforme pour diffuser des messages qui peuvent conduire la population à ignorer les recommandations sanitaires et contribuer à l’aggravation de la crise – ce d’autant plus que vous n’avez – semble-t-il – aucune compétence pour discuter ces questions.

    1. @MARC-ANTOINE: et en matière de compétences, quelles sont les vôtres pour prendre des positions aussi tranchées sur la gestion de cette crise sanitaire, économique et politique ?

      1. Vous attaquez la personne plutôt que l’argument. Mon commentaire contient un raisonnement donc si vous voulez vous en prendre à lui (aucun problème, j’en débats volontiers avec vous), commencez par expliquer en quoi mes arguments ne sont pas corrects.

      2. Vu l’évolution des évènements, vos interventions sont, non seulement, de moins en moins pertinentes mais continuent à péjorer cette crise en véhiculant un contenu douteux (vous allez jusqu’à citer Joseph Goebbels comme comparaison des méthodes utilisées par la Task force).

        Nous aurions pu vivre ces 6 prochains moins avec certaines contraintes certes mais vu la situation en partie générée par des courant véhiculant le déni, il est à craindre que les mesures à prendre deviennent bien plus liberticides dans les prochaines semaines.

        La démocratie et la liberté se méritent.

        1. Tellement vrai!

          Ce blog, j’ai bien l’impression, est nourri par la seule envie de contestation, pour montrer une certaine capacité d’aller à contre-courant, “pensée libre et dérangeante”. Et en fait, c’est la parole complotiste, des plaintes de la bourgeoisie contre l’inconfort imposé par une catastrophe qui semble quand même toucher plus les masses populaires. Mais voyons, laissez-nous libres, laissez-nous vivre. Par contre, gardez les magasins ouverts, donnez-moi les soins dont j’ai besoin, j’en ai le droit. Mais ne touchez pas à mon droit de cracher au tour de moi, à mon droit de ne pas croire à la science, laissez-moi en paix!

          Lamentable.

  37. Hier: 1400 cas, 11.3 % de tests positifs, 39 hospitalisations, 7 morts…
    Aujourd’hui: 2823 cas, 13.63 % de tests positifs, 57 hospitalisations, 8 morts…

    Vous n’aimez pas les chiffres, les mathématiques ni les scientifiques mais je vous confirme que l’évolution n’est pas linéaire. Heureusement que quelqu’un d’aussi visionnaire que vous n’est pas en charge de la Task Force.

    Tout cela pouvait être évité avec des mesures sanitaires simples (qui n’entravaient que partiellement l’économie). L’appel à la résistance pronée par des gens dans le déni tels que vous est totalement délétère….

  38. @Michel.
    Monsieur,
    Vous dites que “tout cela pouvait être évité avec des mesures sanitaires simples (qui n’entravaient que partiellement l’économie)”.
    De quelles mesures parlez-vous?

  39. Chère Madame Sandoz,

    Est-ce que cela fait sens de comparer deux années séparées de 100 ans…? Bien des choses ont changé depuis (connaissances de la médecine, de la communication, de la gestion de pandémies, …)
    Tout le monde apprend tous les jours, nos élus également. Nous sommes tous des êtres humains.
    Je me demande combien de personnes mécontentes des décisions des autorités utilisent leur droit de vote… les personnes qui décident des mesures pour gérer la pandémie ont été choisies par… le peuple!

    1. Vous avez raison, cette comparaison ne rime pas à grand chose, c’est pourquoi je ne comprends pas qu’on nous la serve souvent dans les médias. Et puisqu’on nous la sert alors mettons en évidence qu’il n’y a précisément pas de comparaison.

  40. Madame,

    Vous en avez mis des choses incohérentes dans votre texte! Contre les médias, les autorités, pourquoi “ils” ne disent pas la vérité, pourquoi il n’y a pas de chiffres de Marseille (?), étonnement pour une mesure pour toute de suite dire “mais c’est compréhensible”… Et surtout, vous pointez le doigt sur le fait qu’on parle des cas d’infection, sans donner le nombre de morts ou malades – on nous fait peur avec des chiffres, et en fait il n’y a rien qui se passe! En plus, c’est faux! Les analyses sont partout, bien expliquées, faciles à trouver.

    Et ces derniers jours, on entend les sonnettes d’alarme sonner un peu partout en Suisse. Juste à titre d’exemple
    “L’Hôpital du Valais est confronté à une nouvelle vague d’hospitalisations dues au Coronavirus. Le nombre d’hospitalisations a doublé chaque jour depuis le 16 octobre pour atteindre 60 cas de complications au Covid, dont 4 aux soins intensifs, hospitalisés ce 18 octobre au Centre Hospitalier du Valais Romand.”

    Je suis triste que la réalité vous donne du tort. Pas pour vous, sincèrement je me fiche que votre confort personnes soit perturbé par la crise majeure, mais pour des personnes malades.
    Mais j’espère qu’elle vous enseigne aussi de ne pas écrire juste pour écrire, ni pour faire parler votre envie d’être contre. Lisez les journaux, informez-vous, tout est disponible, tout est expliqué à celui qui veut savoir et comprendre.

  41. Vous n’avez rien compris, et votre article est dangereux. Il ne s’agit pas de nombre de morts mais de ne pas surcharger les hôpitaux. Si les lits sont tous occupés par des gens de votre âge atteints de covid et que votre enfant fait un Avc ou à un grave accident de voiture, il ne pourra pas être soigné et sauvé. C’est aussi simple que ça. Ou alors, peut-être pensez-vous qu’on doit cesser d’hospitaliser les plus de 70 ans et les laisser mourir ? Choisir quel malade on soigne et quel malade on laisse mourir ?

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