L’Occident piégé par la Chine

L’Occident et plus particulièrement les pays européens, dont la Suisse, souffrent de quatre gros défauts :

  • La peur de la mort, à cause du matérialisme galopant
  • L’autoflagellation, développée par les accusations répétées de colonialisme, nazisme et racisme.
  • La vénalité encouragée et sur-développée depuis la chute du Mur par la réunion des mafias communistes et italienne et par la mondialisation.
  • La vanité.

Intelligente, la Chine utilise ces défauts pour étendre son empire

A la différence de l’Occident, la Chine n’accroît pas son influence par les armes en détruisant, mais par la flatterie et par l’argent, c’est-à-dire en achetant ou en ayant l’air d’aider (voir le développement de la Chine en Afrique). L’énormité de son marché et l’abondance de sa main d’œuvre bon marché sont une tentation irrésistible. Les pays occidentaux sont prêts à renier n’importe quelle valeur morale pour s’assurer un traité commercial, un accord sur le tourisme, une promesse de soutien en matière de santé (collaboration dans le domaine pharmaceutique !). Ils délocalisent leurs centres de production ou vendent leurs entreprises sans prêter la moindre attention aux conséquences à venir.

Ils laissent des entreprises technologiques chinoises s’installer chez eux en croyant ainsi devenir les plus forts sur le marché occidental. Ils vendent le Pirée ou d’autres sites historiques parce qu’ils ont besoin d’agent. Sommes-nous devenus fous ?

Depuis le début de la pandémie, la Chine développe sa campagne de charme

On assiste depuis le début de la pandémie à une vaste campagne de charme du gouvernement chinois, envoyant des masques – ne fonctionnant pas tous et de loin ! – ou des médecins pour « aider » en bons samaritains. La Chine achète de pleines pages de propagande par son agence de presse communiste d’Etat Xinhua – jusque dans les journaux très locaux, tel le Journal de Morges (2 octobre) où elle fait l’éloge du multilatéralisme, notamment de l’ONU et du développement durable (rires dans la salle!!!). Elle met en évidence le succès de son régime de confinement strict pour prétendre avoir ainsi vaincu « le » virus. Elle contribue à encourager les pays occidentaux à croire que la maladie ne peut être vaincue que par un régime de fer qui ne prenne surtout pas en compte les effets collatéraux mortels, du point de vue humain, social, médical ou économique. Elle ne peut évidemment que profiter de l’écroulement de l’Occident, car chez nous, les personnes comptent encore et leur misère entraîne des troubles politiques graves que nous ne traitons en principe pas de la même manière que la Chine (revoir Géopolitis de la TSR 1 du dimanche 4 octobre). Rien n’est plus favorable à l’extension de l’empire communiste chinois que l’écroulement de l’Occident et la pandémie lui est une aide précieuse. C’est probablement une raison pour laquelle la Chine a accrû ses dons à l’OMS depuis que les USA ont cessé leur soutien.

Réveillons-nous !

Nous ne sommes ni les plus forts ni les plus intelligents, nous serons bientôt pauvres, mais ne nous laissons pas acheter. Méfions-nous de la Chine, surtout quand elle porte des cadeaux.

Suzette Sandoz

Suzette Sandoz

Suzette Sandoz est née en 1942, elle est professeur honoraire de droit de la famille et des successions, ancienne députée au Grand Conseil vaudois, ancienne conseillère nationale.

50 réponses à “L’Occident piégé par la Chine

  1. Esperons que les milliards de masques achetés par la France à la Chine-qui-va-mieux (selon le pcc) ne coûteront pas trop chers aux français…

  2. Quel tissu de mauvaise foi!
    L’on pourrait encore vous croire, si votre vision n’était pas aussi dépassée, voire perverse.

    Anti-européenne, puis angoissée de l’Europe.

    Quel dommage que les émérites n’aient pas grande qualité, sauf leurs années côtisées, pfff 🙂
    Ainsi s’est endormie la Suisse, ce cher îlot soldé.

    1. Des propos un peu lapidaires, mais pas de mauvaise foi – où en voyez-vous ?
      Et pourquoi être insultant, manque d’arguments ?
      Un seul point sur lequel on ne peut que vous rejoindre – votre définition de la Suisse.

      1. Après un siècle de domination américaine sur l’Europe, la balle est en train de changer de camp.

        On accuse la Chine de tous les maux, car “communiste”. Il en va de même pour la Russie, alors que l’Europe a raté le train de se rapprocher d’elle, avec une culture commune.

        Personne ne s’insurge qu’une cour européenne de justice n’arrive pas à obtenir le paiement d’impôts des GAFAM, hors paradis fiscal.
        Les Gafam et leurs pairs chinois sont les nouveaux maîtres du monde. Il n’y a qu’à voir les gesticulations US pour bloquer toute technologie chinoise.

        L’Europe, de concert avec les USA, a participé aux guerres du Moyen-Orient, avec le désastre que l’on connait, ainsi que l’afflux de réfugiés qui est en train de la détruire. C’était d’ailleurs sans doute, une manoeuvre américaine.

        Alors il est facile de trouver en la Chine un bouc émissaire!
        Plus difficile de constater la voie sans issue, dans laquelle s’est embourbée l’Europe.

        Quant à la Suisse, elle n’a pas encore compris que la vitesse de son Parlement ne correspond plus à la vitesse du monde. Et sa neutralité apparente aura bien du mal à subsister.
        Personne ne s’est jamais opposé à la vente de sociétés suisses à des fonds américains, mais lorsqu’il s’agit de chinois, alors ça coince, cherchez l’erreur!

        1. Tout à fait d’accord ! J’ajouterais au texte de Madame : La Chine gagne en influence par les accords commerciaux là où les occidentaux et plus particulièrement les pays occidentaux, ont utilisé les armes, la guerre et la tuerie de masse…
          C’est bien facile de souiller l’image de la Chine quand les pays occidentaux ont depuis quelques centaines d’années massacré et crée des esclaves un peu partout dans le monde. (Et a provoqué des guerres).

          Je dis bravo à la Chine car ils sont meilleurs que nous les habitants des pays occidentaux, qu’on le veuille ou pas. Ils ne font pas de guerres, ils ne vont pas voler et tuer des personnes des pays pauvres (ils font du business avec mais pas des guerres!)

        2. Est-ce que cela justifie pour autant de tolérer les agissements de la Chine ? Sous prétexte que grâce à notre liberté de presse, on est plus au courant des travers de notre société occidentale que celle de la Chine ou de la Russie ?
          On n’en sait rien des agissements de la Chine puisque le parti communiste agit dans l’ombre et à l’abris de témoin. Et le peu que l’on découvre est suffisamment révoltant.
          On sait également que là où l’Occident ne se trouve pas, la Russie ou la Chine y sont. Surtout au Moyen-Orient. Et on a de la peine à imaginer l’ampleur de la surpêche que les cargos chinois pratiquent et des déchets qu’ils jettent dans l’hémisphère Sud des océans.

          Si l’Occident était si détestable et inutile, alors pourquoi la Corée du Sud, le Japon, le Vietnam, la Thaïlande, la Malaisie, les Philippines tiennent à tout prix à maintenir leur alliance avec les USA qui leur garantit une protection militaire contre la Chine et donc la souveraineté ?

          Il n’y a pas de bons ou de méchants, juste des puissances qui cherchent à étendre ou à conserver leur domination mondiale afin de servir leurs propres intérêts.
          Pour ma part, je préfère nettement rester sous la domination des USA et des GAFAM que de me retrouver sous celle de la Russie ou de la Chine. Cela n’empêche pas d’être critique envers les premiers.

          1. Tout à fait d’accord avec vous!!! Au moins, les américains on les connaît mais les chinois??? Personnellement, je ne ferais jamais confiance aux chinois et leur régime totalitariste!!!

          2. Bonjour Monsieur Besson,

            Je tiens juste à répondre à votre commentaire pour vous dire que je partage votre opinion. Cela fait du bien de s’apercevoir de la lucidité de certaines personnes car ce combat que je mène auprès de mon entourage pour exprimer ma méfiance envers le régime chinois leur semble trop éloigné, alors que le danger est déjà là…et qu’il touchera nos enfants.

            La différence importante est que bien que nous ayons utilisé la guerre et l’esclavage, ce qu’il ne faut pas dénier, pour devenir des pays riches, notre éducation (imparfaite je le conçois) nous apprend notre passé. Nous occidentaux, sommes au courant des agissements et savons ce qui a amené à notre richesse.
            Nous essayons évidemment de faire avec mais nous agissons aujourd’hui en gardant cela à l’esprit afin que jamais ne reproduise les atrocités du passé.

            En revanche, pour ce qui est de la Chine et de la Russie notamment, ils essaient de modifier le passé dans l’esprit de leur propre population en mettant par exemple les agissement de STALINE et de MAO sur un pied d’estale, alors que nous savons les atrocités perpétrées par ces régimes.

            OK pour que la chine devienne le centre économique et les plus riches dans ce monde, là dessus je n’y vois pas d’inconvénients car ils ont joué au même jeu que nous et ont gagné (en grande partie en utilisant leur propre population rurale comme des esclaves, signalons-le). Mais ce qu’ils font du passé, nous ne pouvons pas le permettre. Leur permettre de réécrire le passé est dangereux car dans 2 ou 3 générations, alors ces atrocités sortiront de la mémoire commune, y compris en occident (via le jeu de pression économique que la Chine exercera de plus en plus pour ne pas parleur d’eux ‘en mal”), et nous aurons alors un risque de revoir ressurgir ces mêmes atrocités, en pire (notamment avec les nouvelles technologies de l’information).

            Le risque réside donc dans notre mémoire, et la Chine ET la Russie jouent à un jeu dangereux.

            Antoine


    2. Vos propos sont constamment (et sans doute involontairement) confus, parfois carrément illisibles et agrémentés d’une orthographe bancale.
      On a de la peine à voir ce qui est dépassé et pervers dans l’argumentaire de Mme Sandoz. Bien au contraire, à l’heure où la Chine nous fait cadeau une petite hystérie mondiale pour ensuite nous vendre pour plus de 40 milliards de francs de masques (dont un bon tiers non conformes!) et de médicaments que nous ne sommes plus capables de fabriquer ici, c’est l’une des rares voix à tenir haut et fort ce discours.
      La Suisse n’en mène pas large, elle qui a permis le rachat de plusieurs entreprises (dont le “fleuron“ Syngenta) par des Chinois qui ne font pas cela par helvétophilie, bien au contraire. Leur seul objectif en l’occurrence est le pillage des technologies et du savoir-faire occidental.
      Par ailleurs, rien n’empêche d’affirmer son attachement aux valeurs occidentales et plus particulièrement européennes, sans pour autant souhaiter l’adhésion à une organisation politique telle que l’UE.
      Mais cette nuance semble de toute évidence vous dépasser, comme beaucoup d’autres thèmes d’ailleurs.

    3. S’il y a un pays ouvert, voire le plus ouvert au monde , c’est bien la Suisse ! Pour être ouvert , un pays n’a pas besoin d’être soumis à une entité supérieure ! Bien au contraire !
      Allez, quittez donc cet “îlot isolé” pour le Cap Horn !..ça nous fera de l’air, et cessez de suivre comme un mouton ceux qui , depuis 1992, démolissent notre pays!
      Personnellement, je suis une suissesse naturalisée , d’origine française, et croyez-moi, y a pas photo !

      1. J’avoue adorer ceux qui, naturalisé.es me disent ce que je doive faire …

        “… démolissent notre pays!”

        Il y en a pour qui la honte n’est que le sentiment des autres :))))

    1. Certains l’entendent, rassurez-vous. Mais comme souvent chez nous, la main droite ne sait pas forcément ce que fait la main gauche.
      A droite notamment, le ministre Cassis déclarait il y a quelques mois que les relations avec la Chine étaient désormais “problématiques”. Donc prise de conscience il y a.
      A gauche, le ministre Berset, peu habitué à gouverner par mauvais temps, a soudainement des velléités de petit caporal en tête du navire sanitaire qui prend l’eau de toutes parts (expliquant notamment au peuple que le masque était inutile au mois de mars) et s’en remet finalement à la Chine pour des commandes massives de masques, obligeant ensuite la populace effrayée à les porter dans les transports publics, sans parler des “recommandations“ sur le port généralisé, sur le modèle… chinois.

  3. Vous avez une analyse très pertinente et vous avez utilisé les mots qui conviennent. Bravo! Maintenant qui est derrière le mandat qui a été donné au négociateur OMC? Cette analyse n’était elle pas à la portée de nos élites ou bien y a t il un marché sous la table?
    Ou sont les entreprises petites et moyennes qui étaient réparties capillairement en Europe? Oui Europe. Réveilles toi!

    1. Ce qui est sûr c’est que de nombreuses entreprises occidentales étaient plus que contente de pouvoir délocaliser et baisser leurs coûts. Enfin… leurs actionnaires et le management surtout, vu les marges extraites. Personnes qui par ailleurs forme et financent les partis néo-libéraux au pouvoir depuis les années 80. Partis qui ont donné le mandat à l’OMC.

      Quand aux travailleurs occidentaux, ils ont pu s’endetter pour compenser, avec les résultats que l’on a vu en 2008.

      L’occident n’a pas tant été piégé par la Chine qu’il préféré vendre les meubles pour des gains à court terme au profit d’une minorité au prix d’une perte à long terme pour la majorité.

      Le billet reste bien écrit tombe comme un peu ironique étant donné l’alignement politique de l’auteure. #leopardeatmyface

  4. Très juste, mais trop tard..
    Bientôt la Chine prendra Taiwan, par la force, détruisant et tuant pour accomplir sa réunification. Et comment réagira l’Occident ? Par moultes palabres, fausses sanctions, chefs d’états courant dans la grande bassecour qu’est devenu L’ONU comme des poules affolées. Puis le silence retombera, la poussière se dissipera et l’arrêt de mort de nos valeurs (lesquelles, au fait) aura été signé. C’était en 2021..

  5. Bonjour,

    En effet, pour des raisons commerciales l’Occident est particulièrement tolérant avec le régime chinois. Bien que « compréhensible » cette attitude ne servira personne à long terme. A commencer par les minorité de Chine placées sous le joug d’une dictature.

    Je ne comprends pas que notre gouvernement ne voit pas l’enjeu stratégique du rachat d’entreprises suisses par des sociétés étrangères. Ces dernières promettent que les emplois seront conservés, que le cœur du métier restera ici, etc. Mais en politique étrangère les promesses ne tiennent qu’un temps, l’histoire, ancienne ou récente, nous l’a prouvé à maintes reprises.

    J’ai vu un exemple de rachat d’une entreprise bien suisse par un groupe chinois : c’est une catastrophe. Peut-être pas en terme de rentabilité, mais en terme humain, oui. Direction autoritaire sans considération du personnel. On garde les managers suisses pour l’image. En coulisse on place des chinois.

  6. Pour déciller les yeux et faire rempart avant qu’il ne soit trop tard. Car comme dit la professeure Solange Ghernaouti (HEC/UNIL) : “Lorsque l’irréversible est déjà installé pour durer, il est trop tard pour regretter de ne pas s’y être opposé.”

    1) “Vous, Occidentaux, quand comprendrez-vous à qui vous avez affaire? (…) En Occident, on a du mal à imaginer le degré de terreur dans lequel bon nombre de Chinois sont plongés. A tout moment quelqu’un peut disparaitre, sans que l’on puisse faire quoi que ce soit. (…) Notre monde est un monde sans foi. Sa seule morale, c’est le commerce et l’économie. (…) Et Xi Jiping est le pire dictateur que le monde moderne ait jamais connu. (…)”

    Liao Yiwu (dissident chinois, depuis 9 ans en exil à Berlin; pour avoir écrit un poème sur le massacre de Tienanmen, il a connu pendant 4 ans la torture dans les geôles chinoises; Paris Match, 18.06.20)

    2) “Un ami chinois m’a dit: “si l’Europe échoue, nous sommes perdus”. Des documents internes du parti qui nous sont parvenus l’affirment: en Chine même, les membres du parti ont pour devoir de combattre par tous les moyens les ‘valeurs occidentales’, c’est-à-dire démocratiques. Sur le plan international, cette même guerre est cachée.”

    JF Billeter, sinologue
    (www.letemps.ch/culture/chine-moi-un-europeen)

    3) “De 2010 à 2015, Crédit suisse a employé une jeune femme inefficace et pourtant régulièrement promue, parce que fille d’une dirigeante d’une entreprise chinoise. Cette pratique est un passage obligé pour les sociétés occidentales en Chine. (…) Ou comment les pontes du gouvernement chinois placent leurs pions à l’intérieur d’institutions occidentales.”

    LT, 25.06.20

    4) “(…) Le Parti communiste chinois et sa lutte de tous les instants contre les idées libérales, et à travers elles contre l’Occident, est soudainement mise en lumière sur la scène internationale avec la mise au pas de Hong Kong. Mais cela fait longtemps que la population chinoise est baignée dans un climat de haine des idées étrangères et que le PCC se maintient au pouvoir en érigeant des ennemis. Cette guerre est programmée. Elle ne fait que commencer.”

    Frédéric Koller (LT, 05.09.20)

    5) “Le problème n’est pas la Chine: c’est nous-mêmes. Notre perméabilité qui souligne nos propres faiblesses »

    Jonathan Holslag, sinologue
    lecho.be/dossiers/coronavirus/le-probleme-n-est-pas-la-chine-c-est-nous-memes/10218514.html

    6) “Il est essentiel d’aller aux sources et d’écouter ce que disent les autres pour comprendre leur vision du monde. Sans complexe, ce général dit sa volonté d’envahir Taïwan et de développer l’hégémonie chinoise. C’est un document exceptionnel qui nous plonge au cœur du système chinois.”

    agoravox.fr/tribune-libre/article/un-general-chinois-explique-la-227169

    7) “LE MONDE SELON XI JINPING ou comment la Chine va dominer le monde”

    telerama.fr/television/le-monde-selon-xi-jinping-ou-comment-la-chine-va-t-elle-dominer-le-monde,n6019786.php

    8) “CHINE : L’EMPEREUR ROUGE”

    //pages.rts.ch/emissions/geopolitis/11552403-geopolitis.html

    9) “Erdogan, Poutine, Xi: (…) leur ennemi est commun, ce sont les valeurs libérales de l’Occident (…) lequel ferait bien de comprendre qu’il ne trouvera (…) son salut que dans la défense sans compromis de ses valeurs.”

    Luc de Barochez, Le Point, 09.07.20
    .pressreader.com/france/le-point/20200709/281556588116603

    10) “J’ai la conviction que les citoyens restent les remparts ultimes de la liberté quand elle se trouve menacée.”

    Nicolas Baverez (www.nicolasbaverez.com)

  7. La domination du monde par la Chine est inexorable. Elle passe notamment par la possession des mines de métaux rares et de leurs procédés de transformation.
    L’Occident ayant capitulé quand il a commencé à transférer ses moyens de production en Asie, seule la Chine peut éviter la domination de la planète par l’islam mais le remède n’est-il pas pire que le mal?

  8. Le péril jaune est défini à la fin du XIXe siècle comme le danger que les peuples d’Asie surpassent les Blancs et gouvernent le monde1. Désignant dans un premier temps le péril chinois, l’expression est employée au tournant du XIXe siècle pour stigmatiser le Japon lors du conflit qui l’oppose à la Russie en 1904-1905. C’est dans Wikipedia.
    Manifestement la peur perdure. Moi c’est Trump et sa bande qui me font peur. Et la Chine n’a pas encore commis de génocide, alors les “valeurs de l’occident”, vous devriez les prendre avec des pincettes.
    Bonne journée,

  9. Timeo Danaos et dona ferentes.” (Virgile, Enéide, II, 49). Dans le film La Grande Bouffe (1973) de Marco Ferreri, Philippe (Philippe Noiret) y fait référence en réponse à un Chinois qui patientait dans sa villa où ils ont tous rendez-vous avec leur destin.

    Les entreprises suisses ne sont pas seules à céder aux charmes de la Pandore aux yeux bridés. Les écoles dites “hautes” ne sont pas en reste, comme le montre le “China Hardware Innovation Camp” de l’EPFL:

    Le concept est désormais bien rôdé : dans le cadre du programme China Hardware Innovation Camp (CHIC), des étudiants en Master de l’EPFL se lancent dans une course contre la montre pour passer en quatorze mois de l’idée à la production, découvrant au passage l’un des pôles d’innovation et de prototypage les plus dynamiques au monde lors d’un voyage en Chine, au cœur de l’écosystème de Hong Kong et Shenzhen. Les participants de l’EPFL font équipe avec des étudiants de HEC Lausanne et de l’ECAL pour créer des objets connectés qui rivalisent d’originalité et montrent un véritable potentiel d’intérêt pour le public. Les trois prototypes de l’édition 2017-2018 de CHIC ont été présentés au public mi-décembre à Renens.

    (Comme Madame Sandoz ne donne pas de liens, on retrouvera les détails de ce projet sur le site de l’EPFL, au répertoire “news” sous le titre “De l’EPFL à la Chine pour réaliser des objets connectés”).

    Le 9 septembre 2020, “Le Temps” annonçait que 34 universitaires suisses avaient été embauchés par des universités chinoises à des conditions de salaires pharaoniques:

    “En quête de talents, Pékin recrute dans les universités helvétiques

    La Chine embauche à tout va dans les milieux académiques occidentaux. En Suisse, elle a débauché 34 scientifiques sous l’égide du programme Thousand Talents. Certains travaillent désormais dans des institutions affiliées à l’armée chinoise.” […] Les scientifiques recrutés par Thousand Talents reçoivent un salaire mensuel qui peut atteindre 1 million de yuans (132 600 francs), ainsi qu’un subside de recherche de 5 millions de yuans (663 000 francs). A cela s’ajoutent des frais de vie quotidienne, un logement payé et, souvent, l’obtention de son propre laboratoire. Au total, ils peuvent toucher jusqu’à 15 millions de yuans (2 millions de francs) par an, a calculé dans un papier de recherche David Bekkers, attaché scientifique du consulat des Pays-Bas à Shanghai.”

    (A titre de comparaison, si tant est qu’elle ait encore un sens, le mieux rémunéré des professeurs d’une haute école suisse gagne quelques 250’000 francs par an; le salaire moyen d’un(e) membre du corps intermédiaire d’université cantonale est de 4’000.-. Les intéressés doivent apprécier. Les membres du Syndicat SUD-Etudiant-es précaires aussi).

    Cette grande fraternité de la recherche académique – mais peut-on encore parler de recherche désintéressée? -, dont les scrupules éthiques et les questions de respect des droits humains, sans parler du sens de la décence la plus élémentaire, ne semblent pas peser lourd, ne date pas d’hier. En effet, en septembre 2010, Minyue Dong, aujourd’hui professeure associée au Département de comptabilité et contrôle à la Faculté des HEC, recevait un livre des mains de Jean-Claude Badoux, l’ancien président de l’EPFL. Dans sa dédicace, celui-ci la félicite pour son «efficacité à construire des ponts solides entre la Chine et la Suisse»: «… aujourd’hui, dit l’intéressée, les Chinois et les Suisses sont bien plus complémentaires en économie et en affaires.» C’est ce qui, en 2018, a poussé la professeure Dong et la Faculté des HEC à fonder le China Economics and Finance Center (CEFC). Elle s’est entourée d’une petite équipe de deux personnes qui, comme elle, connaissent les deux terrains sur le bout des ongles.

    Le CEFC vise à devenir une plateforme d’échanges et de coopérations entre les universités et entreprises chinoises et suisses. L’activité du centre se déroule sur trois axes. Le premier est la formation. Des cours sur mesure sont offerts à des entreprises chinoises, en collaboration avec la Formation Continue UNIL-EPFL.

    (Voir le site d’unil.ch, au répertoire “Allez savoir!”, “Un pont entre la Suisse et la Chine, 21 août 2020 pour plus de détails).

    Sur l’historique des échanges scientifiques, culturels et économiques entre la Suisse et la Chine, voir le site de romandie-chine.ch les pages consacrées à la Section romande de la Société Suisse-Chine (SRSSC).

    On a beau jeu de nous enjoindre de consommer local, après ça…

  10. Mes propos sont très cyniques (les bien-pensants vont les trouver irrecevables), mais en y prenant du recul, la seule personne influente qui ne souffre aucun de ces quatre gros défauts est Donald Trump. Il est le seul à mon sens déterminé et capable de s’opposer à cette Chine communiste, pour les intérêts des Etats-Unis avant tout bien sûr, mais indirectement pour le bien de nos valeurs occidentales.

    1. Lisez “La guerre des métaux rares” de Guillaume Pitron vous vous rendrez compte que Trump mène un combat d’arrière-garde. La domination du monde par la Chine est inéluctable. The Writing is on the Wall.

  11. J’ai préféré rapporter votre réflexion sur une partie de la population Suisse uniquement en fonction des développements que nous pouvons voir des affaires Chinoises en Suisse avec plus particulièrement le cas Huawei qui phagocyte Swisscom et nos institutions.
    Je souligne aussi le cas de Syngenta qui continue de produire en Suisse des pesticide extrêmement dangereux avec le blanc-seing de nos autorités pour les vendre en dehors de la Suisse, en Afrique par exemple à grand coup d’outils marketing direct auprès des responsable politique des régions concernées ….
    Une courte définition de phagocyter (absorber, cannibaliser, étouffer, neutraliser, envahir, escamoter, accaparer) nous rappelle ce qu’il se passe en Afrique où la Chine s’accapare ce qu’il y a de plus précieux : la terre, les ressources.
    En Suisse, et donc plus particulièrement ses fonctionnaires, souffrent de quatre gros défauts :
    – La cupidité et leur matérialisme qui les guident puisqu’ils ont peur de perdre un seul de leurs privilèges.
    – La vénalité encouragée et sur-développée par leur frustration et leur condition.
    – La vanité qui les empêche de déceler et de discerner les besoins de leurs concitoyens en les chargeant d’innombrables strates de multiples lois et autres règlements qui contraignent sournoisement le citoyen dans ses libertés.
    – Ils sont aussi extrêmement sensibles à la flatterie, arme imparable de la Chine !
    Je ne généraliserai donc pas sur la Suisse, mais plutôt sur nos responsables politique et sur nos fonctionnaires en général car comme on a pu le voir depuis le début de cette crise, l’amateurisme s’est érigé en « compétence » !
    Les Chinois sont partout, sournoisement ils divisent pour régner, et phagocytent notre belle Suisse en commençant par nos institutions (puisque faibles et pleines de défauts) comme ils le font en Afrique depuis quelques décennies.

    1. Il faudrait que vous vous rendiez compte, tout de même, que Syngenta a été vendu aux chinois, flairant la fronde verte, voire l’annulation prochaine de toute cette chimie.

      Bravo, Novartis, chapeau jaune, une entreprise chinoise peut le porter, surtout en Afrique ou Amlat, mais pour une suisse, c’est beaucoup plus difficile 🙂

      Cette manigance est le reflet exact de ce qu’est la jolie suisse neutre!

  12. Je ne comprends pas cette surenchère anti chinoise. Je la trouve ridicule.

    Je n’ai aucune sympathie pour le régime chinois, qui est communiste, et moi je suis anti communiste. C’est un régime totalitaire, et ça ne me plaît pas.

    Mais je pose la question: est-ce que nous pouvons faire quelque chose pour changer ce régime? La réponse est non. Alors, taisons nous. Pourquoi cette hypocrisie?

    La Chine a un système qui ne nous plaît pas, mais il faut bien voir que depuis que les puissances occidentales du XIXe siècle se sont permises d’humilier profondément le grand peuple chinois et mettant à sac le palais d’été, très exactement le 18 octobre 1860, en faisant la guerre à la Chine pour lui imposer la consommation de l’opium pour les intérêts de quelques traficants britanniques, ce qui a presque tué le peuple chinois et causé des misères sans nom, et depuis que, de 1841 à la fin du XIXe siècle, on a imposé à la Chine des traités inégaux pour que ce pays soit exploité et mis en coupe réglée par les intérêts occidentaux, eh bien les Chinois ont voulu retrouver leur indépendance et leur puissance, et ils se sont jurés que plus jamais on ne les piétinerait comme on l’a fait à cette époque. On n’a aucune idée de la profondeur de çe traumatisme et de la force de la volonté chinoise de ne plus jamais vivre ça.

    C’est le parti communiste qui après. Une guerre tres longue et très dure a gagné la bataille pour la conquête du pouvoir en 1948. On peut le regretter, mais il faut savoir aussi que les puissances occidentales, notamment les USA, (ou plutôt le pouvoir profond US, le fameux CFR), ont aidé à la prise du pouvoir communiste, et ont agi pour empêcher les autres d’y parvenir. Pourquoi? Il faudrait s’interroger sur ces complicités et ces choix au sein des grandes puissances démocratiques et libérales. Il faudrait quand même s’en souvenir. C’est un grand sujet dont nous ne pouvons pas parler ici. Trop long. Mais il faut le savoir.

    Donc voilà. Aujourd’hui le parti communiste a un pouvoir absolu en Chine. XI Jinping a un pouvoir absolu dans le PCC. Il a autant de pouvoir que Mao ou qu’un empereur au temps où la Chine etait un empire riche et puissant. La Chine est devenue une grande puissance mondiale, économique, diplomatique et militaire. Même les USA ne peuvent pas faire une guerre contre la Chine parce qu’ils risqueraient trop de la perdre. Alors que veut-on? Nous avons voulu un libre échange économique qui convient à l’économie suisse. L’industrie horlogère suisse ne pourrait pas maintenir ses places de travail sans le marché chinois. Et pas seulement l’industrie horlogère. Alors que demande le peuple?

    Si l’on croit dans la démocratie libérale, on ne peut que déplorer la puissance d’un régime anti libéral. Mais les dirigeants chinois ne veulent pas de notre démocratie libérale. Et pourquoi m’en veulent-ils pas? Parce qu’ils ne sont pas idiots. Ils savent très bien que ce que veulent les longs nez ce n’est pas la liberté des Chinois. Ils veulent juste imposer l’hégémonie de leur idéologie à eux, pour dominer à nouveau la Chine, la démembrer, l’exploiter, la dominer, lui mettre de nouveau le genou sur le cou. Et même si les Chinois ne sont pas tous d’accord avec le PCC, pas un seul Chinois ne veut subir ça de nouveau. Par conséquent, il y a une unanimité à 99% sur un discours nationaliste qui consiste à refuser les leçons de morale hypocrites des longs nez.

    Taïwan fait partie de la Chine. La Chine ne va pas laisser cette province s’habituer au sentiment d’être un état indépendant qui peut narguer la mère patrie. Tôt ou tard la Chine fera une opération militaire pour reprendre Taïwan. Elle estime que c’est son droit et que personne au monde n’aura le droit de s’y opposer. Il y a quasi unanimité dans la population chinoise sur ce sujet. Les Chinois feront bloc avec l’armée et le gouvernement en cas d’opération sur Taïwan, quelles que soient les conséquences. Alors je pose la question: mourir pour Taïpeï, comme on disait “mourir pour Danzig”?

    Ca signifie une guerre mondiale. Voulons nous une guerre mondiale? Seuls USA pourraient éventuellement la lancer, avec le risque de la perdre après d’effroyables souffrances. Et ils ne sont pas sûrs de la gagner. Alors je dis: mêlons nous de nos oignons.

    J’aime beaucoup madame Sandoz, mais j’aimerais lui dire: soyons conscients de nos limites. Nous ne sommes que la Suisse. Réjouissons nous des bonnes relations que nous avons avec la Chine grâce au coup de génie qu’à eu Max Petitpierre en 1950. Et contentons nous de dire aux Chinois de respecter nos lois, en leur disant clairement que nous, de notre côté, nous ne nous mêlons pas de leurs affaires intérieures. Et nous ne devons pas nous en mêler, effectivement. Ni leur donner des leçons. Ne leur vendons pas à l’encan notre pays, ni à eux ni à d’autres. Mais quand ils ont acheté Syngenta ce n’était pas si mal pour notre pays. C’était ça où les Américains qui auraient bazardé l’entreprise et les places de travail. Jusqu’ici les employés de Syngenta n’ont pas lieu de se plaindre. Les grandes entreprises suisses peuvent aussi acheter des entreprises en Chine.

    Avant la décadence de la Chine au XIXe siecle et tous les malheurs que ce pays à traversé avant la renaissance qu’il connaît aujourd’hui, on estime que l’importance de la Chine dans l’économie mondiale était d’environ 30% du PIB mondial de l’époque. C’était une autre époque et une autre économie. Mais voilà, la Chine, qu’on aime ou non son régime politique, reprend tout naturellement sa place dans le monde. Ce sera de nouveau 30%. Il va falloir l’accepter et nous y habituer, tout en restant nous mêmes, chez nous. Bien entendu.

    1. Selon votre raisonnement, le Kosovo devrait à nouveau faire partie de la Serbie. Il y a quasi unanimité dans la population serbe à ce sujet. Et il ne faudrait pas laisser cette province s’habituer au sentiment d’être un état indépendant.

      1. @NICOLAS BESSON

        Je ne dis pas ça, même si je comprends le point de vue des Serbes. On leur a volé un morceau de leur pays. Mais là n’est pas la question.

        La Serbie ne peut pas être comparée à la Chine. La Chine est une grande puissance mondiale, et de plus une puissance militaire nucléaire. Ca veut dire que si elle fait une opération militaire pour reprendre Taïwan, la seule manière de s’y opposer, si on dénie à la Chine le droit de reprendre ce qu’elle considère comme une province, c’est de déclarer la guerre à la Chine.

        Voulez vous la guerre mondiale?

        C’est à cette question là que vous devez répondre, et à aucune autre.

        Ma position peut vous paraître cynique. La vôtre est dangereuse et elle ne tient pas compte des réalités du rapport de forces entre grandes puissances.

        Concernant le Kosovo, qui semble vous intéresser, c’est ma conception de la Realpolitik – et non les bons sentiments humanistes – qui ont permis l’indépendance de ce pays. En effet, à l’époque la Russie était dans les choux. Elle a été dans l’incapacité de s’opposer aux actes impérialistes de l’OTAN, sous direction américaine et allemande, pour créer une tête de pont de l’OTAN en s’appuyant sur un mouvement séparatiste kosovar et musulman. Je passe sur les crimes qui ont été commis et que Dick Marti a dénoncés. Le point central est celui-ci: si la Russie avait été à l’époque aussi forte qu’elle l’est redevenue aujourd’hui, le Kosovo ne serait probablement pas devenu un état indépendant.

        1. @ Long Nez,
          “Voulez-vous la guerre mondiale ?”
          On pourrait aussi poser cette question : faut-il tout accepter et céder, sous le chantage d’une nouvelle guerre mondiale ?
          Si nous répondons OUI, comme les pacifistes allemands qui scandaient “plutôt rouges que morts”, notre nouveau slogan serait alors “plutôt chinois que morts”, mais l’Occident n’ira plus bien loin comme cela…
          Donc, ce serait alors où mettre la limite aux concessions pour préserver une paix peut-être illusoire ?
          Devant une Chine devenue agressive, la limite doit être serrée et intransigeante !

          1. Petit rectificatif: ce ne sont pas les Allemands qui ont lancé, les premiers, le slogan “plutôt rouge que mort”, mais les jeunes Américains au temps de la guerre du Vietnam (“Better red than dead”), repris ensuite ailleurs.

            Mais bientôt, ce sera “plutôt jaune que mort”, non?

          2. @PIERRE-ALAIN TISSOT

            Vous larguez les amarres du réel. A l’époque de la guerre froide, quand l’URSS faisait effectivement peser une menace de feu nucléaire sur l’Europe de l’Ouest, les pacifistes de l’Ouest crypto communistes défilaient avec le slogan besser rot als tod, plutôt rouge que mort. Si on s’étaient laissés faire par cette cinquième colonne on serait tombés en effet sous l’influence soviétique. Nous y avons échappé, non pas parce que les dirigeants occidentaux ont déclenché une guerre bêtement, mais parce que l’OTAN a déployé des missiles en Allemagne qui constituaient une dissuasion. Ensuite le régime soviétique s’est effondré, non seulement parce que son économie était un échec, mais avant tout parce que les milieux de la haute finance qui avaient mis en place Lénine et sa bande 70 ans plus tôt et qui s’étaient réservé les profits du commerce avec l’URSS depuis, ont jugé que le moment était venu d’ouvrir ce grand marché à l’investissement et de le mettre en coupe réglée plus systématiquement. Ce qui fut fait, puis Poutine est arrivé et a stoppé le pillage. On connaît l’histoire. (Je ne défends pas Poutine qui a aussi mis en place un état autoritaire et corrompu, mais il a fait cesser le pillage de la Russie par Wall-Stret).

            Avec la Chine, sauf à déclencher effectivement une guerre avec cette grande puissance nucléaire, on n’a aucun moyen de l’empêcher de reprendre sa province de Taïwan. Ca n’a donc aucun rapport avec la situation dont nous parlez, dans laquelle l’URSS était le pot de terre contre le pot de fer américain. Et j’ajoute que l’économie de l’URSS représentait un PIB comparable à celui de l’Italie ou des Pays-Bas (l’une ou l’autre, pas les deux ensemble, un peu plus que la Suisse). Aujoujourd’hui l’économie chinoise est presque l’égale de celles des Etats-Unis. Ca aussi vous l’oubliez.

        2. Pour répondre à votre question “Voulez-vous la guerre mondiale ?” :
          Si c’est la seule option restante qui permet de retenir la Chine communiste à appliquer son régime totalitariste au-delà de ses frontières, alors oui. Sans hésiter.

          Si Taïwan tombe, alors la Corée du Sud, le Japon, le Vietnam, la Thaïlande, la Malaisie et les Philippines pourront sérieusement se poser la question si, en cas d’invasion chinoise (qui commencera d’abord par prendre le contrôle de toute la mer de Chine), les USA interviendra pour les aider.

          Raison pour laquelle Margaret Thatcher n’a pas hésité à défendre les îles Malouines face à l’envahisseur argentin, même si ça allait à coup sûr être au prix d’un lourd tribu.

          Donc à mon tour de vous poser une question : jusqu’à quand jugez-vous bon de laisser la Chine envahir les autres états, sous prétexte d’éviter une guerre mondiale ?

          Vous trouvez apparemment ma position dangereuse, ce dont je vous répondrais par une citation de Churchill : “Vous aviez à choisir entre la guerre et le déshonneur ; vous avez choisi le déshonneur et vous aurez la guerre.”

          1. @NICOLAS BESSON

            Vous voulez la guerre mondiale contre la Chine. … Mais rassurez vous, vous aurez peut-être raison. Les bellicistes actuels sont tellement fous, qu’ils sont capables de déclencher cette guerre. Et ils la perdront. Vous m’entendez, ils la perdront. L’Amérique ne fait pas le poids contre la Chine. Alors, après ça, vous ferez moins le malin.

            Pour le moment, je vous signale que la Chine n’exporte pas sa révolution. Elle se contente de vouloir se développer économiquement et sécuriser sa zone d’influence stratégique naturelle en Asie, où la flotte US est une intruse. Elle veut aussi reprendre une province qui lui appartient. On peut avoir de la sympathie pour les séparatistes de Formose ou du Tibet, il n’en reste pas moins que ce sont des territoires chinois.

            Alors il est préférable de vivre avec cette Chine là, qui n’essaie pas de favoriser la prise de pouvoir des partis communistes chez nous.

            Je n’aime pas du tout le régime actuel de la Chine, qui est totalitaire. Mais il fallait y réfléchir avant et ne pas favoriser la prise de pouvoir des communistes chinois en 1948, comme ce fut la politique US à l’époque à cause de l’état profond US notamment le Center for Foreign Relations qui faisait cause commune avec le communisme et visait, vise encore aujourd’hui à une sorte de fusion entre le communisme et l’hyperliberalisme pour instaurer une dictature mondiale. C’est ce qu’on essaie de nous imposer actuellement sous le prétexte du Covid-19: une dictature mondiale sous prétexte sanitaire, puisque le prétexte climatique n’a pas suffi.

            Pour conclure je vous ferais deux remarques. Premièrement, même si on est anticommuniste, et je le suis, il faut savoir que la Chine ne sera jamais une démocratie libérale. Le professeur Billetter, qui dit des choses très intéressantes, n’a pas compris ça. C’est vrai que les idées libérales ont connu defaite sur défaite en Chine depuis qu’elles sont apparues avec Sun Yat Sen (et encore Sun Yat S’en n’était ni un démocrate ni un libéral, mais passons) mais si elles ont connu toutes ces défaites c’est parce qu’elles sont trop diamétralement opposées à la tradition chinoise millénaire qui est confucianiste, mandarinale et autoritaire.

            Deuxièmement, vous critiquez le manque de liberté en Chine et le contrôle social par intelligence artificielle étouffant les libertés. Vous oubliez que même en Suisse, nos autorités bien démocratiques en théorie s’inspirent de Xin Jinping car 1) elles m’ont pas hésité à proclamer l’état d’urgence, c’est à dire les pleins pouvoirs, la dictature, le couvrefeu, sous prétexte de covid, et 2) elles font tout ce qu’elles peuvent pour imposer le traçage généralisé des citoyens 24 heures sur 24 même aux toilettes au moyen d’une application informatique. Et à Genève le gouvernement prétend obliger les gens à declarer aux autorités la liste des personnes qu’on invite chez soi! Soit disant pour contrôler la diffusion d’un virus qui ne fait pas de morts. Alors. Je vous dirais: la Suisse n’a qu’à balayer devant sa porte. Elle n’a pas de leçons à donner. Et Ignazio Cassis ferait bien de s’abstenir de déclarations stupides qui démolissent l’acquis positif de 70 ans de bonnes relations diplomatiques, et nuisent aux entreprises suisses et aux places de travail des Suissesses et des Suisses alors qu’on a mis par terre l’économie et que le chômage va flamber (pas le covid).

          2. @Long nez

            Ben là vous m’attribuez beaucoup de propos que je n’ai pas dit :
            – je n’ai jamais dit que je voulais une guerre mondiale contre la Chine. Je donne simplement l’exemple du Royaume-Uni qui ne voulait pas participer au conflit contre Hitler, mais que ce dernier ne lui a pas laissé le choix. Là où vous êtes naïf, c’est de croire que la Chine cherche juste à consolider son pays. Si elle se contente pour l’instant juste de ça, c’est justement dû à la présence des USA pour les contenir – qui en passant doit en plus assurer la sécurité du Japon. Sans la présence des USA, une guerre aurait depuis longtemps éclaté entre le Japon et la Chine.
            – je n’ai jamais dit qu’il fallait mettre un terme au communisme chinois. Par contre, la menace d’être un jour sous l’emprise de ce régime est bien réelle. Le Sri Lanka, le Pakistan, le Laos, la Birmanie, le Nicaragua et plusieurs pays africains le sont déjà.
            – je ne vois pas où est-ce que j’ai critiqué le manque de liberté en Chine. Ni où est ce que j’ai dit que la Suisse était exemplaire. Ils peuvent faire ce qu’ils veulent en Chine, et je suis d’accord avec vous sur les dérives totalitaires appliquées en Europe et en Suisse avec ces mesures du COVID. L’intrusion de l’Etat de Genève dans la sphère privée est pour moi le pas de trop.

    2. Donc, ne pas déranger l’expansion de vos amis chinois et …regarder ailleurs !
      Ce qu’on fait certains en 1938, à Munich…
      Coup de génie de M. Petitpierre vraiment ? Lui qui a poussé la Suisse à reconnaître précipitamment la Chine communiste de Mao le 17 janvier 1950, avant tous les autres pays, puis à fermer pudiquement les yeux lors de l’annexion du Tibet le 23 mai 1951, suite à un traité bidon imposé par les Chinois ?
      Oui, les habitants de Taïwan sont chinois mais, quasi à l’unanimité, ils ne veulent pas réintégrer la mère patrie dictatoriale…
      Un peuple, deux nations, comme en Corée, voyez-vous, c’est possible.
      Ou, exemple de résistance d’un petit face à son grand cousin devenu totalitaire, il y a 80 ans chez nous, les Suisses alémaniques n’ont pas voulu rejoindre le Reich allemand comme les Autrichiens y ont été forcés par l’Anschluss.
      Par conséquent, pas question de s’agenouiller devant le veau d’or chinois, devenu ogre menaçant !

    3. @ Long Nez, mais ami de la Chine.
      Oui, il est très difficile, selon vous c’est même impossible, de faire changer le régime totalitaire chinois, donc taisons-nous…
      Qu’est-ce qui est hypocrite ?
      – Fermer les yeux et continuer à faire de bonnes affaires avec la Chine ?
      – Ou ne pas accepter cette situation et le dire avec fermeté, quitte à diminuer nos chères affaires avec la Chine ?
      L’honnêteté et l’honneur me font choisir le second terme de l’alternative.

  13. Effectivement, il en va de la survie de l’Europe, de l’Occident, ou, tout simplement, du monde libre.
    Dans son tout récent petit livre, paru en janvier 2020 aux Éditions Allia, « Pourquoi l’Europe – Réflexions d’un sinologue », Jean François Billeter écrit ceci que je me permets, à toutes fins utiles, de citer assez longuement :

    « En Chine, les forces de progrès, qui se sont continûment inspirées de notre tradition politique depuis une centaine d’années, ont subi défaite sur défaite. L’ambition des hommes qui sont au pouvoir à Pékin aujourd’hui est de les vaincre une fois pour toutes en Chine et de les affaiblir partout ailleurs. Leur premier intérêt est de faire disparaître toute idée susceptible de remettre en question leur pouvoir. Le fantôme de la liberté ne doit plus surgir nulle part…

    « Les dirigeants chinois ont une stratégie double. Ils cherchent à discréditer en Chine et partout ailleurs les idées susceptibles de mettre en cause leur pouvoir et à faire main basse sur toutes les ressources qu’il faut à leur pays pour devenir la première puissance et le rester… Ils se sont donc engagés contre nous dans une guerre politique. À l’intérieur de la Chine, c’est une guerre déclarée. Ils dénoncent ouvertement le caractère nocif des “valeurs occidentales” et font obligation aux membres du Parti de les combattre activement, en particulier parmi les intellectuels, les enseignants et les journalistes. Dans les relations qu’ils entretiennent avec nous, ils mènent par contre une guerre non déclarée… Ils pratiquent l’antique stratégie du “jeu des encerclements“… Notre ignorance les aide grandement. Elle tient au verrouillage de l’information, à la surveillance exercée sur les étrangers comme sur les Chinois, qui les empêche de communiquer librement…

    « Notre incompréhension vient aussi de ce que la plupart d’entre nous ignorons ce que c’est que de subir au jour le jour un pouvoir totalitaire… Qui n’en a pas l’expérience n’imagine pas cette privation de liberté. Le régime chinois donne au totalitarisme des traits nouveaux. Il n’annonce plus de révolution. Il se réclame d’une tradition séculaire, qu’il présente comme pacifique. Il parle, d’autre part, au monde le langage de l’économie, propose des affaires et se crée des obligés qui deviennent des agents d’influence et se chargent d’étouffer la critique autour d’eux… Il ne reconnaît aucun contre-pouvoir et n’a, dans son principe, de limite ni dans l’espace, ni dans le temps… »

    1. Je trouve que ce professeur Billetter est un dangereux idéologue antichinois.

      Et je répète ma question: si çe régime ne nous plaît pas, que voulons-nous faire? Organiser une opposition en Chine pour un “regime change” du style révolution colorée? C’est à dire inciter des gens à se mettre en danger et finir dans les geôles d’un régime impitoyable. Je trouve ça stupide, car cela n’a aucune chance de succès. Le régime a déjà prévu le coup et mis en place une surveillance étroite des activités contestataires. Ce serait dangereux, irresponsable et surtout immoral étant donné que ça ferait trop de victimes (de la répression).

      Laissons la Chine suivre son chemin. Le pouvoir absolu du parti communiste ne durera pas toujours. Selon Deng Xiaoping il doit durer cent ans. Il reste encore quatre vingt ans. Le régime finira bien par évoluer.

      La Chine ne deviendra jamais une démocratie libérale. Ca il faut le comprendre, car ce serait totalement en contradiction avec sa tradition immémoriale. De même la Suisse ne deviendra jamais une monarchie absolue et centralisée, ce serait trop contraire à sa tradition. Mais on pourrait dire de la Chine ce que le général de Gaulle disait de la Russie: elle “boira le communisme comme un buvard boit l’encre, et à la fin il restera la Chine”.

  14. “« Notre incompréhension vient aussi de ce que la plupart d’entre nous ignorons ce que c’est que de subir au jour le jour un pouvoir totalitaire… Qui n’en a pas l’expérience n’imagine pas cette privation de liberté.”

    Excellent rappel, en effet. Les intellectuels bourgeois de l’entre-deux guerres – Aragon, Sartre et sa Grande Sartreuse, Gide et al -, qui faisaient l’éloge du régime stalinien tout en fermant les yeux, quand ils ne les niaient pas, sur les réalités du goulag et des purges de 38-39, se sont rendus coupables de la pire des servilités: l’adhésion par complaisance.

    Que les moutons de Panurge qui les suivent sans rien connaître des pays dont ils parlent lisent ou relisent Koestler, Soljenitsyne, Zinoviev et, avant eux, Conrad, Pasternak et tant d’autres, qui devraient leur ouvrir les yeux.

    A l’un de ces nostalgiques de la dictature, qui demandait à Alexandre Zinoviev au cours d’une conférence qu’il a donnée à l’Université de Genève vers la fin des années 1980, peu avant la chute de l’URSS, s’il y existait encore un seul communiste sincère, l’auteur dissident des “Hauteurs béantes” a répondu:

    – Oui, nous les dissidents.

    Son “avenir du saucisme et des lendemains qui sentent” a encore de beaux jours devant lui, semble-t-il.

  15. Qui regarde la Chine et ses vélléités de puissance ou, plus prosaïquement, la «sino-mondialisation» se doit de (re)lire Machiavel, »fanatique de logique abstraite, essentiellement amoral sinon immoral, ennemi des demi-mesures» comme le dépeint Robert Aron.

    C’est la mise en pratique d’une technique de l’action qui part des moyens, la violence, la dissimulation et la ruse, voire la flatterie et l’argent, notamment, et qui finit par confondre ces moyens avec les fins facilitant une efficacité maximale dans l’action: puissance, courage et domination pouvant mener aux tyrannies modernes. Mais la conception philosophique de Machiavel, mêlée de conservatisme, de pessimisme et de pragmatisme, fondée sur l’élite à l’«autorité respectée», la violence et la propagande avec son action psychique, pointe plutôt vers le fascisme que vers le communisme…

    Et Aron, maîtrisant la source machiavélienne, insistera, après la guerre, davantage sur la critique du messianisme et de l’utopie présents avant tout dans l’inspiration du communisme, le Grand Soir marqué de l’alliance intime du mythe et de la technique.

    Pratiquant la synthèse de ces deux conceptions, la Chine ne fait que promettre la garantie d’une stabilité et l’élévation rapide du niveau de vie en échange du sacrifice des libertés. Pragmatique et réaliste, pourquoi changerait-elle sa ligne politique, puisqu’elle gagne 6 francs sur dix à l’étranger?

    Nous promet-on un «climat plus stable» en échange de plus de libertés, d’une plus grande création de richesses et moins de bureaucratie? Ne voit-on pas poindre le règne d’une majorité de (néo)-libéraux non démocrates estimant que les grandes décisions et les régulations doivent échapper aux États-nations afin d’être transférées à des juridictions extraterritoriales ou à des agences internationales?

    Qu’en est-il, en fait, de notre politique institutionnelle et de notre post-modernité apparemment lasse de la démocratie, remise en cause par une frange activiste? À l’heure où «la fin justifie les moyens», quand la technique de l’action se pare des habits d’une agilité astucieuse, parfois perfide – avançons cachés! – basculerons-nous donc vers l’une ou l’autre des conceptions machiavéliennes, à la fois proches, mais opposées? La démocratie directe n’est-elle pas déjà la grande perdante de cette évolution?

      1. «Ma qui a vele?» Mais qui navigue ou tient le gouvernail?
        «Gouverner, c’est faire croire!» La réalité n’est pas ce qu’on montre, mais ce qu’on cache ou ce qu’on croit… Faire croire pour ne pas laisser penser.
        Nous sommes entrés dans l’ère de la «post-vérité» ou de la crédulité, avec les réseaux sociaux et l’évolution des médias, qui fait référence à des circonstances dans lesquelles les faits objectifs ont moins d’influence pour modeler l’opinion publique que les appels à l’émotion et aux opinions personnelles.

        1. Bien d’accord avec vous. La première question que m’a posée mon rédacteur-en-chef quand j’étais journaliste stagiaire, c’était: “Qu’est-ce qu’une information”? Encore imbu de mon savoir scolaire, j’ai secoué mes méninges pour en expurger mes souvenirs de lecture d’Aristote, et en particulier de ses “Seconds Analytiques”, dans lesquels il définit la fameuse grille des six questions – Qui? Quoi? Où? Quand? Comment? Pourquoi? -, sans laquelle il n’existe pas d’information. Je les lui ai même récitées en grec ancien, pensant lui en mettre plein la vue. Mais mon mentor m’a aussitôt interrompu:

          – Non, tu n’y es pas. Laisse tomber ton gros benêt d’Aristote. Quand un chien mord son maître, ce n’est pas une information. Mais quand un maître mord son chien, ça, c’en est une.

          Se non è vero è ben trovato, no?

  16. Pas très original ce réquisitoire contre la Chine, ça sent le rechauffé !

    Voilà un meilleur titre: l’occident piégé par l’occident. Autoflagellation et peur de la mort ? Vous me faites bien rire. L’avidité, oui ! Les règles du jeu de la mondialisation n’ont pas été écrites par les Chinois mais bien par notre société capitaliste sous la pression d’une école ultra-libérale qui voyait là un moyen d’augmenter rapidement la richesse d’une petite élite.

    Mais voilà, contrairement à la plupart des pays où la mondialisatiion a revêtu une forme de colonialisme économique, la Chine s’est protégée en travaillant dur et en nous rendant dépendants (relisez Diderot, rien de nouveau). La loi de nombre (population de 1.4 milliards) a fait le reste. Faut dire qu’ils ont déjà vécu quelques siècles sous le joug de l’occident et je ne pense pas qu’ils souhaite remettre ça.

    En tant que libérale, vous devriez applaudir: vous n’êtes pas du côté des perdants. La loi du marché et de la concurrence est conforme à votre dogme et a largement servi vos intérêts en gonflant la valeur boursière des sociétés occidentales. Il ne faut pas cracher dans la soupe …

    Au moins avec la Chine, les règles du jeu sont claires, on sait à quoi s’attendre. Mais s’il faut connaître ses “ennemis”, il est souvent indiqué de se méfier de ses “amis”. Et je crains que les USA, dont le règne est contesté, fassent feu de tout bois quitte à modifier les règles qu’ils ont eux-même édictées et mettre le monde à feu et à sang pour garder leur suprémacie. La globalisation, ça allait tant que que cela était synonyme d’américanisation.

    Finalement, si vous souhaitez réellement être en adéquation avec vos propos, il vous reste la solution de revendre tous vos titres du SMI et de renoncer à toute forme de rente qui proviendrait, même indirectement, du grand empire du mal …

    Vous ne craindrez plus ainsi d’être victime du dicton: “ne mords pas la main qui te nourrit” sinon vous risquez d’être rappelée à l’ordre par notre industrie (bancaire, horlogère, pharma et alimentaire), tout comme un de nos conseilleurs fédéraux qui a fait le mariole avec l’ambassadeur de Chine en Suisse en se faisant passer pour un dur pour tenter d’augmenter sa popularité auprès de son électorat.

  17. Matière à penser, dans cette tribune récemment parue dans Libération:

    “Pékin 2022: le nouvel égarement de l’olympisme. Pourquoi attribuer à la Chine de nouveaux Jeux, alors que depuis ceux de 2008, la surveillance et la répression des citoyens, organisées par Xi Jinping, se sont accentuées et généralisées ?”

    w.fr/debats/2020/10/15/pekin-2022-le-nouvel-egarement-de-l-olympisme_1802476

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