L’adoption n’est jamais comparable à la procréation assistée

Les réactions à l’article de mon blog, intitulé « vétérinaire pour enfants » a mis en évidence la confusion – volontaire ou non – entre adoption et procréation assistée avec don anonyme de sperme. Or il n’y a aucune ressemblance entre ces deux actions.

L’adoption est l’acte par lequel on cherche à donner à un enfant déjà né mais privé de l’un de ses parents, voire des deux, un nouveau parent ou un nouveau père et une nouvelle mère. C’est en principe un acte généreux.

Fabriquer un orphelin

La procréation médicale assistée qui consiste, dans certains pays, en l’insémination d’une femme par du sperme de donneur anonyme équivaut à la fabrication volontaire d’un enfant orphelin de père. C’est un acte dicté même inconsciemment par le sentiment d’un droit à l’enfant.

La même remarque vaut d’ailleurs en cas de don d’ovule anonyme pratiqué également dans certains pays. On fabrique alors volontairement un enfant orphelin de mère.

Le sommet de l’irresponsabilité est atteint quand on se fait fabriquer un enfant avec don anonyme de sperme et d’ovule et, le cas échéant en ajoutant une mère porteuse, comme le permettent certains Etats. On fabrique alors volontairement un enfant orphelin.

La création volontaire d’enfants orphelins de père, de mère, voire de leurs deux parents n’est jamais justifiée même par le désir de les adopter une fois qu’ils seront nés.

C’est toujours une chosification de l’enfant ou son assimilation à un simple animal.

 

Le 20 juin 2017

Suzette Sandoz

Suzette Sandoz est née en 1942, elle est professeur honoraire de droit de la famille et des successions, ancienne députée au Grand Conseil vaudois, ancienne conseillère nationale.

4 réponses à “L’adoption n’est jamais comparable à la procréation assistée

  1. La bonne chose, c’est que vous ressentez le besoin de justifier votre abjecte comparaison d’un enfant à un animal.
    La mauvaise, c’est que c’est raté…

  2. Pas d’accord. En tant que parents d’enfants adoptés, nous sommes d’avis que si l’adoption effectivement donne un ou deux parents à l’enfant, elle permet aussi de satisfaire soit le désir de devenir parent soit pour ceux qui le sont déjà de procéder à un acte de bienveillance. Donc dans les 2 cas de figure, il s’agit d’acte de bienveillance intéressée. Dominique et Charles

  3. Si au sein d’un couple l’un des parents est stérile et que le désir d’enfant est fort, le recours au don de sperme ou d’ovule est malheureusent la seule solution. On sait que l’adoption est excessivement compliqué.
    Peut être avez vous comme moi, dans votre entourage, de merveilleux parents qui ne sont pourtant pas les géniteurs de leurs enfants. Ils sont souvent encore plus attentionnés et aimants. Et leur enfant ne sont pas orphelin de père ou de mère.
    Ouvrez votre cœur à toutes les formes d’amour.

  4. Ce qui vous chiffonne, c’est le fait que les hommes et les femmes bousculent l’ordre préétabli que vous chérissez.
    De tous les temps, les petits orphelins étaient accueillis par des gens bien; pourquoi changer cela et “fabriquer” des enfants comme des petits veaux? Parce que… on en a envie, on peut, on rend les gens heureux, on rend des gens parents, on met au monde de petits êtres adorables, en nul point différents de ceux nés d’une procréation sans assistance.

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