“Affaire Fatzer”

Contrairement au titre de la page 8 du Temps du 27 juin, ce n’est pas « l’Eglise » qui « se défend dans l’affaire Fatzer », ce sont deux ministres qui s’affrontent. Pendant ce temps, l’Eglise, elle – c’est-à-dire notamment les fidèles – s’inquiète, pleure et prie, et les « infidèles » se frottent les mains.

« Remettant à Dieu le jugement des cœurs », conformément à ses principes constitutifs, l’EERV, soit les fidèles, laïcs et ministres, donc l’Eglise, selon le titre du Temps, attendent le témoignage fort d’une réconciliation  générale, afin de pouvoir accueillir avec joie et fierté, le 3 septembre prochain, les nouveaux ministres consacrés et agrégés, et fêter, en 2017, le message d’avenir des 500 ans de la Réforme.

Suzette Sandoz

Suzette Sandoz

Suzette Sandoz est née en 1942, elle est professeur honoraire de droit de la famille et des successions, ancienne députée au Grand Conseil vaudois, ancienne conseillère nationale.

3 réponses à ““Affaire Fatzer”

  1. A mon avis, c’est une manière d’esquiver les problèmes de fond que de réduire “l’affaire Fatzer” au conflit de deux personnes. Conséquences: 1. on ne parle plus des limites imposées à leur droit à la liberté de parole, qui les établit, à partir de quelle autorité. Ca se fait tout seul, y compris chez les pasteurs. Tout le monde se tait (“car pourrait nuire à l’image de l’église) et ne prend pas le risque de se situer.
    2. Le fait que le Conseil Synodal agit en tant que juge et partie est passé sous silence. Si le synode donnait une solution à cette anomalie, le chemin vers “une réconciliation générale” pourrait se dessiner.
    En bon vaudois, je pense qu’on va se dépêcher de ne pas prendre de risques et confirmer l’EERV dans son malaise …
    J’aime vous entendre position: que voyez-vous pour sortir de l’impasse, au-delà du problème des personnes?
    Marcel Raymond Vonnez , pasteur à la retraite

  2. Les medias nous abreuvent de la théâtralisation du “cas Fatzer” dont la visibilité est incontestable, mais ils sont singulièrement muets concernant les causes des cinq ou six autres licenciements de ministres du culte. Ce silence étonnant est-il dû à une obligation d’ordre juridique ou s’inscrit-t-il dans une autre perspective?
    Jacques Herman, maître secondaire à la retraite

  3. Pour beaucoup de simples paroissiens, le pasteur D. Fatzer apparaît comme un provocateur, de gauche, faisant le jeu des ennemis de l’Eglise et participant à la décadence de l’Occident.
    « Malheur à l’homme par qui le scandale arrive »

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