La diabolique quadrature du cercle

L’approche de Noël et des vacances soumet les autorités politiques à une terrible pression. Faut-il ou non permettre l’accès aux pistes de ski ?

L’Union européenne ne saurait tolérer que la Suisse ouvre ses pistes et attire « ses » touristes.

Les milieux touristiques souhaitent soit que tout le monde gagne, soit que tout le monde perde, mais seraient furieux que seules certaines régions puissent faire des affaires.

Les milieux hospitaliers crient « au secours » : s’il faut ajouter les accidents de ski aux urgences covid, grippe et « normales » c’est l’explosion ! Outre que le personnel – insuffisant – est déjà épuisé !

Les seuls que l’on n’entend pas – alors que, d’habitude, on se prostitue pour en faire des citoyens de poids – ce sont les adolescents et les jeunes adultes qui rêvent de se défouler enfin après des mois de présence masquée aux cours, de sport en salle supprimé, de soirées « fichues », etc…

Leur interdire les pistes de ski serait évidemment d’autant plus contre-productif que le grand air et le sport ne sont pas « mauvais » pour la santé. Je n’aurais, pour les aider, qu’une seule idée : faites de la peau de phoque. Il y avait très peu de « pistes tapées » et de remonte-pentes dans ma lointaine jeunesse, mais des heures de peau de phoque. Certes, on ne faisait pas énormément de descentes le même jour, toutefois on avait les muscles chauds avant d’attaquer la piste et cela évitait peut-être des chutes et fractures.

Mais, sans rire, il ne fait pas bon être à l’exécutif en ce moment !

Suzette Sandoz

Suzette Sandoz

Suzette Sandoz est née en 1942, elle est professeur honoraire de droit de la famille et des successions, ancienne députée au Grand Conseil vaudois, ancienne conseillère nationale.

24 réponses à “La diabolique quadrature du cercle

  1. Tout à fait d’accord pour les “peaux de phoque” et j’ajouterais mème les écailles !
    Après l’été de re-découverte du Pays souvent en chaussures de randonnée pourquoi ne pas re-découvrir ou découvrir tout bonnement les plaisirs simples mais néanmoins sportifs du ski de fond ?

  2. La nouvelle sur l’interdiction de skier a été biaisée aussi bien sur la RTS que sur la 2 (en France), au fait ce n’est pas l’Union Européenne qui ne veut pas ouvrir pour le ski, mais quelques poids lourds comme la France, l’Allemagne, etc. mais personne n’a dit que l’Autriche (membre de l’UE) va ouvrir ses stations. Je pense que les journalistes ne font pas leur travail correctement.

  3. Chère Madame,
    Vous écrivez moins depuis le covid.
    Est-ce que ça va? Vous êtes soutenue par vos proches?
    Nous, vos lecteurs, on tient à vous! Même si vous êtes un peu trop libérale 🙂

    1. Merci de votre message. Je vais très bien mais j’ai énormément de travail, ce qui devrait maintenir jeune pour pouvoir sortir d’un des “groupes à risque” mais ralentit la production “annexe”.

  4. Au vu de ce qui s’est passé au début de l’année, c’est l’après ski qui a posé problème. Il y a eu un propagateur anglais en Savoie, et l’Ibiza autrichien.
    Les européens peuvent mettre la Suisse sur la liste des pays à devoir faire la quarantaine, ce qui de fait va couler le tourisme. Et je suppose qu’ils vont le faire.

    Les autorités doivent espérer un manque de neige. Et si l’après ski est interdit, les stations de ski risquent d’être désertes.

    Ce sera surtout les achats de Noël et les fêtes qui vont probablement relancer l’épidémie, la bénichon dans le canton de Fribourg a été emblématique. C’est mon avis.

    Nos autorités dans leur rêve les plus fous, probablement se voient bien de diriger des asiatiques (coréens, chinois, vietnamiens, …) au moins ils râlent pas !

  5. Si seul un 10% des skieurs qui utilisent les remontées mécaniques se mettaient à la peau de phoque ce serait une catastrophe écologique pour nos montagnes. Votre/mon époque, Madame Sandoz, n’est pas transposable à l’heure actuelle où il est de bon ton de semer ses déchets à tous vents.

    1. Cher Monsieur,
      je fais de la peau de phoque depuis 20 ans et je n’ai jamais vu de déchets semés à tout vent, les personnes qui en font sont respectueuses de la montagne, et de plus c’est un excellent exercice physique et mental.

      1. Vous avez raison, les peau-de-phoquistes sont respectueux mais je crains que cela ne soit plus le cas le jour où des hordes de “riders” sortiront des pistes balisées.

  6. Votre proposition de peau de phoque est très romantique et adéquate.

    Mais la plupart de ces “amoureux” des cimes s’y hissant confortablement, en 4×4 sur route dégagée, pour voir et être vu, je doute fort qu’ils apprécient encore de transpirer, isolés et sans réseau de portable au pied de la Tsoumaz 🙂

  7. Madame,
    vous écrivez: “il ne fait pas bon être à l’exécutif en ce moment !” Quand même! Avec plus de 300’000 francs de salaire! un peu de décence. Il ne fait pas bon être restaurateur, vigneron, petit commerçant ça oui, ils auront de la peine à finir le mois et l’année. Mais ce n’est pas le cas de nos dirigeants qui pour eux, quoiqu’il arrive, leur niveau de vie continuera comme si rien ne s’était passé!

    1. Bonjour Noël Vuignier
      Exact ….. et ces gens bénéficieront de retraites extrêmement confortables, absolument pas comparables aux retraites “standards” de tous les autres ….. nous autres ….. et ces gens touchent leurs salaires quoi qu’il se passe contrairement à tous les petits commerçant(e)s qui n’y arriveront pas ou prou, sans compter ceux qui sont déjà ruiné(e)s.
      Bref rappel et exemple: “Le Canton de Vaud a des milliards sous le coude” (article 24 heures, été 2020 & téléjournal RTS 19h30, automne 2020) mais son Ministre des finances semblent souffrir d’avarice extrême. Il est interdit de connaître sa rémunération or nous pouvons l’imaginer.
      “L’eau coule sans problème sur les plumes des canards”.
      Bon dimanche.

  8. Bonjour et merci Professeure Sandoz pour ces excellentes réflexions. Vous avez parfaitement raison. Nous vivons une dérive totalitaire partout. Au printemps, certains pays que je vais éviter de citer ici ont carrément interdit les sorties aux humains un peu trop vieux selon des critères très aléatoires et extrêmement discutables, car on peut être vieux-vieille et en bonne santé……. mais les gouvernements en ont décidé autrement. Critères ? Peu pertinents et absurdes à ce jour. Il y a beaucoup de moins vieux-vieilles avec de nombreuses comorbidités. Pour cela pas d’âge !
    Maintenant, les attaques sont frontales vis-à-vis des sports d’hiver et de leur nécessité pour les jeunes, moins jeunes et beaucoup moins jeunes.
    Nous sommes donc parqués dans des cases de “dangerosité d’attraper tel ou tel virus”, peu importe lequel puisque déjà à l’époque pas si lointaine du SRAS II cette tendance au “parcage humain” s’est concrétisée.
    Alors qu’en toute logique, les jeunes doivent vivre et se défouler car une vie trépidante fait partie de la jeunesse. Ensuite nous nous calmons un peu mais notre vie nous appartient complètement et elle peut aussi rester pétillante et très active.

    Milieux hospitaliers: A noter que les milieux hospitaliers SE PLAIGNENT TOUT LE TEMPS ET DEPUIS TOUJOURS DE TOUT ET DE RIEN. Absolument rien de neuf sous le soleil. Une vieille rengaine que je connais par cœur via mes anciennes fonctions: rien ne va JAMAIS à tous les niveaux professionnels composant les hôpitaux publics et cliniques privées. Citons la maladie chronique des rémunérations, toujours en discussion, la fièvre permanente des argumentations sur les horaires et les rotations. En fait, les éternelles revendications de l’univers hospitalier sont exactement comme les couplets des personnes atteintes de troubles de la mémoire et il n’y a pas d’âge précis pour souffrir de tels troubles.
    La grogne des milieux hospitaliers est une MALADIE CHRONIQUE CACOCHYME extrêmement ancienne.

    Être à l’exécutif en ce moment semble être une énorme farce. Car il ne faut pas être bien malin(e) pour détecter à vitesse supersonique la masse effrayante de contradictions, non-stop, et partout !
    Dans nos contrées à peu près civilisées, nous sommes dirigé(e)s par des gouvernements qui, d’un côté, progressent par tâtonnements foudroyants d’évidence et, d’un autre côté, par des directives-décrets assortis de menaces & punitions. Je plains sincèrement notre belle jeunesse. Et cette évolution vers la dégradation de nos droits élémentaires est extrêmement préoccupante.

    Desertum fecerunt et pacem appellaverunt (Tacite 58-120 ap JC, citant un discours de Calgaco, roi des Calédoniens).

    1. Vos propos m’ont profondément heurté.
      Je ne sais pas quel fut votre parcours de vie (je m’en fais une certaine idée, sûrement fausse – j’oscille entre zyclon b et cuillère dorée!), mais il ne vous a, à l’évidence, pas permis d’acquérir la moindre parcelle d’empathie.
      Je ne travaille heureusement pas dans le milieu sanitaire, mais c’est le cas de mon épouse. Pour moins de 4000.- net par mois, elle et ses collègues n’ont encore atteint (plus que 2 sur une équipe de 11), ces temps-ci enchaînent parfois une nuit de “garde” après une journée déjà harassante, 4 petites heures de repos entre les deux. En petites mains tâcheronnes, préparant et lavant les cadavres qui tombent comme des mouches ces dernières semaines, prenant soin de ceux encore vaillants.
      Depuis maintenant de nombreux mois, elle vit largement isolée, de moi, et de ses enfants – l’un est à risque. Il n’y a plus qu’un jour de repos, après 5, 6, voir 8 (et même plus, avant les renforts des stagiaires militaires et civilistes) d’un travail plutôt difficile physiquement et émotionnellement.
      Bien sûr, elle envisage de changer d’emploi. Je l’y encourage, et vos propos m’incitent à le faire plus encore, pour elle ainsi que ses collègues.
      Car voyez-vous, j’espère bien qu’il n’y aura plus personne pour se mettre en danger, quand votre tour d’avoir besoin de soins viendra.

      Elle ne serait pas d’accord avec moi, mais… c’est elle qui travaille dans le domaine sanitaire.

      1. Bonjour et merci de vos commentaires.
        Vous êtes dans l’erreur complète ….. hélas …. ce n’est pas grave. Trimer en milieu hospitalo-universitaire, je connais par cœur. Effectuer des montagnes d’heures supplémentaires je connais par cœur. Travailler les dimanches et fériés je connais aussi par cœur. Plus d’une trentaine d’années non-stop. Mais encore, j’ai survécu à 2 erreurs médicales parfaitement documentées (1970 et 2011) en milieu hospitalier helvétique non respectueux des patient(e)s et de leurs particularités.
        Et enfin, je connais toutes sortes d’éléments confidentiels de ce milieu dont la population générale n’a pas la moindre petite idée.
        Car la population générale de ce pays richissime est laissée dans l’ignorance et dans les approximations effrontées, tout à fait volontairement. Sur ce point, il n’y a pas un microscopique doute.
        Une excellente journée et portez-vous bien.

    1. La bonne question c’est de savoir quand un grand nombre de ces exécutifs démissionneront pour incompétence?
      Ils ont été incompétents dans la gestion de la crise, dans la mise en place de mesures en amont de cette crise. Et que dire de cet exécutifs qui prônait le dafalgan !
      Le pire ce seront eux encore qui vont devoir gérer la crise économique qui va mettre nos entreprises au bord du gouffre en 2021.
      En plus ils ne prennent pas la mesure du risque en autorisant le ski !
      Pour se décharger de toutes responsabilités ils vont responsabiliser le citoyen en disant qu’ils sont bien éduqués, respectueux etc…. comme on l’a vu à la bénichon et aussi à ce black friday à Lausanne où des hordes de bobos assoiffés d’achats assouvissaient leurs pulsions compulsives!
      Janvier sera le mois de tous les records si nos stations de ski ouvrent!!

      1. Bonjour Martin F. Merci de vos commentaires. Je présume que ces fonctionnaires ne vont jamais démissionner. Les privilégié(e)s de notre système démissionnent rarement de facto.
        La crise économique qui nous pend au nez en 2021: elle est déjà là – elle me préoccupe beaucoup pour nos enfants, petits-enfants. Et pour nous mêmes personnes mûres à trop mûres, mises dans les cases “danger” par le gouvernement helvétique, entre autres aberrations que nous devons subir jour après jour depuis presque 1 an (pour moi un peu plus, j’étais ailleurs …. j’ai donc une vision plus étendue du sujet, géographiquement parlant).

        Mais bien évidemment qu’il y aura un report de responsabilité sur les pauvres quidams que nous sommes ! Tellement réaliste. Car connaissez-vous une seule autorité / une seule administration qui avoue ses fautes, ses erreurs magistrales même lorsqu’elles sont aussi évidentes, flagrantes que le nez au milieu de la figure (bon, actuellement les nez sont plutôt cachés mais vous comprenez ce que je veux dire ….). Bon après-midi. Portez vous bien.

  9. Se lever un dimanche en ville avant l’aube, faire deux à trois heures de train pour atteindre la station hivernale la plus proche, faire la queue au départ des remontées mécaniques dans l’espoir de parvenir à un sommet avec pistes skiables avant midi, se dépêcher de faire une descente sur piste damée pour remonter en tire-fesses prendre d’assaut la terrasse de l’unique restorama Guglopf du lieu avant que la foule ne s’y engoufre, avaler en quatrième vitesse son schublig-kartofeln-salat dans l’espoir de s’offrir deux ou trois autres séances de glisse-tire-fesses, pour autant que la panse bien remplie ne pousse à la somnolence sur la terrasse, regagner la station à temps pour ne pas louper le train du retour – soit entre quatre et six heures d’immobilité forcée s’ajoutant au temps de captivité passé dans les autres transports publics et sur les remontées-redescentes mécaniques, quel exploit!

    De retour chez soi, éreinté d’être resté tant d’heures assis, se dire enfin: Ouf! Vivement la reprise du boulot lundi matin, où on aura toute la semaine pour se reposer.

    Au fait, et le sport dans tout ça?

  10. Lors des épreuves de coupe du monde à Crans-Montana en février, en toute connaissance de cause puisque nos autorités avaient reçu les alarmes d’Italie, nos conseillers d’état, nos politiciens, nos directeurs de remontées mécaniques, nos responsables de stations ont continué de garder ouverte la station !
    Résultat : des centaines de personnes malades du Covid et des morts !
    Oui des morts de la région à l’hôpital de Sion ! entre les soirées d’après ski de la luxueuse Crans-Montana et Verbier !
    J’en connaissais plusieurs qui sont mort en Valais.
    Et ça recommence à Zermatt en novembre ! et sûrement encore une catastrophe en décembre.
    Donc c’est vrai que nos politiciens ne sont préoccupés que par le pognon comme le dit Martin et ne seront jamais inquiétés pour leur responsabilité.
    C’est véritablement une honte !
    Et quand on entend ce M. Balet des télécabines à la RSR, c’est pire que tout !!!!!!

    1. N’est-ce pas l’origine de l’expression “c.. comme un Balet?”

      Dans l’émission à laquelle vous faites allusion, la confrontation entre le Balet en question et le représentant du corps médical qui tentait, d’une voix qui cachait mal son état d’épuisement, d’alerter sur le risque grave de laisser les stations de ski ouvertes pendant les fêtes était en effet choquante et pathétique par l’insistance coupable du premier à plaider leur ouverture à tout prix. Celui-là ne souffrait à l’évidence ni d’épuisement, ni de découragement.

      Certains lobbyistes des stations d’hiver emportés par leur zèle à promouvoir au prix fort neige, air pur et soleil – denrées pourtant gratuites et propriété de tous – feraient bien de lire ou relire le livre de Maurice Chappaz, “Les maquereaux des cimes”. Mais savent-ils seulement lire?

  11. “alors que, d’habitude, on se prostitue pour en faire des citoyens de poids – ce sont les adolescents et les jeunes adultes,…”. Mme Sandoz, vous qui maîtrisez si bien (même deux fois) la langue , pouvez-vous nous expliquer votre phrase? Qui est ce “on” qui se prostitue? Qu’entendez-vous par “se prostituer” (mot fort s’il est en) et pour “des adolescents”! Vous nous devez des éclaircissements.
    Merci d’avance.

    1. Je constate que tous les milieux politiques ont une certaine tendance à coucher le poil aux “jeunes”, notamment en proposant d’abaisser l’âge de la majorité politique à 16 ans, en considérant qu’ils sont les seuls vrais défenseurs de la planète quand ils accusent les générations précédentes d’avoir tout abîmé et croient avoir découvert l’œuf de Colomb en proposant de recourir aux méthodes de luttes contre le gaspillage que nous pratiquions bien avant eux.

  12. Chers lecteurs,

    Nous sommes Belges. Je suis également avocat à Bruxelles, ce qui me porte naturellement à aimer les principes de liberté et de responsabilité. Nous sommes donc une famille de 5 personnes, dont (nécessairement) trois enfants de 4, 12 et 17 ans. Nous avons tous respecté scrupuleusement les consignes étatiques malgré le flou et l’inconséquence de certaines décision, les atteintes aux libertés et la propension du Léviathan à prendre le plus de place possible dans nos vies.

    La question qui se pose n’est pas de savoir s’il est bien ou mal de chercher à prendre l’air dans vos belles montagnes, car la réponse est évidente, avec ou sans peaux de phoques. La seule question est celle de savoir s’il faut traiter les gens comme des enfants ou s’il reste une once de responsabilité aux un et aux autres pour en pas faire de ce retour à la neige un calvaire pour les milieu hospitaliers (qui, au demeurant, n’ont pas été politiquement ni budgétairement préparés à une telle pandémie).

    Nous viendrons donc fêter Noël chez vous, dans vos belles montagnes, avec au fond de nous un seul leitmotiv: effacer de nos âmes et de nos corps ces mois de privation en famille, sans excès ni risques excessifs.

    Les enfants en ont besoin, les parents en ont besoin, les couples en ont besoin.

    La question de savoir s’il s’agit d’une concurrence déloyale par rapport à l’Allemagne, l’Italie et la France est absurde.

    La fermeture des stations dans ces pays relève de la décision politique. La Confédération n’est pas un pays membre de l’UE, précisément pour garder sa liberté de décision sur les questions importantes.

    C’est le droit de chaque citoyen de voter avec ses pieds et, si comme en l’espèce, la Suisse considère les belges comme bienvenus, notre présence vous assurera à la fois de nos deniers mais également du petit moment de liberté que vous nous permettrez de retrouver.

    A bientôt.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *