Et si on parlait sérieusement de la cause anthropique du changement climatique?

Le quotidien électronique Heidi.news publie hier le texte suivant :

« Comment la Suisse peut atteindre ses objectifs énergétiques pour 2050. C’est le message principal qui ressort du rapport de synthèse final de deux Programmes nationaux de recherche (PNR) sur l’énergie présentés mardi en programme de clôture à Berne. Mais à condition de surmonter un problème clé : le manque de connaissance scientifique du grand public et des décideurs économiques et politiques. » (C’est nous qui mettons en gras).

Jamais on n’a lu remarque aussi exacte : « manque de connaissance scientifique du grand public ». En effet, on nous rabâche que « 95 % des scientifiques affirment que le réchauffement climatique est d’origine anthropique », mais jamais il n’y a sur la place publique, ouvertement, une vraie discussion entre scientifiques à ce sujet. La science n’est pas une religion. Or les avis scientifiques divergent indiscutablement sur la cause du réchauffement climatique et il serait extrêmement intéressant d’assister à un vrai débat scientifique sur les causes d’un réchauffement climatique qui n’est pas contesté.

Ce que l’on nous répète jusqu’à plus soif, c’est que le réchauffement climatique entraîne la fonte des glaciers. D’accord, mais cela ne nous indique pas la cause de ce réchauffement.

On nous affirme que puisque les hommes consomment en quelque cent cinquante ans la réserve de CO2 accumulée pendant des millénaires, il y a plus de CO2  dans l’atmosphère. D’accord, mais cela de prouve pas que le CO2 est à l’origine du réchauffement climatique.

On nous répète que le réchauffement climatique est  la cause de sécheresses, de montée des eaux, donc de migrations. D’accord, mais cela ne prouve pas que c’est le CO2 qui est à l’origine du réchauffement climatique.

On passe sous silence les connaissances historiques et les preuves de réchauffements climatiques vécus à l’époque romaine, au moyen âge, ou d’autres phénomènes climatiques dont la cause ne pouvait pas être la production de CO2 par les êtres humains.

Bref, est-il vraiment sérieux de construire une économie et une politique d’avenir sur la base de prémisses inconnues ou cachées ?

On confond constamment la cause et le fait avéré. Malheureusement, certains en tirent argument pour condamner sans merci le monde capitaliste, l’Europe au passé colonialiste et même chrétien. Ils confondent tout pour en faire leur plat politique et ne laissent aucune place à ceux qui voudraient essayer de poser les termes vraiment scientifiques de l’équation.

Quand on aura démystifié la cause du réchauffement climatique, on pourra enfin, en toute intelligence et efficacité entreprendre  la lutte contre la pollution, contre les exploitations abusives, les tyrannies de l‘argent et du pouvoir, qui concernent tous les pays et tous les régimes politiques, et favoriser le développement des meilleurs moyens de maîtriser les conséquences d’un réchauffement climatique dont les causes nous dépassent.

Mais pour cela, il faudrait en effet informer le grand public et les décideurs économiques et politiques par des échanges objectifs entre scientifiques et non pas en recourant à des menaces et des déploiements de force. Copernic et Galilée ont aussi commencé par être bien seuls et contraints au silence ! Mais ils ont fini par être entendus, pour notre bien!

Suzette Sandoz

Suzette Sandoz

Suzette Sandoz est née en 1942, elle est professeur honoraire de droit de la famille et des successions, ancienne députée au Grand Conseil vaudois, ancienne conseillère nationale.

131 réponses à “Et si on parlait sérieusement de la cause anthropique du changement climatique?

  1. Chère Madame,

    Vous dites: « jamais il n’y a sur la place publique, ouvertement, une vraie discussion entre scientifiques à ce sujet». Or les scientifiques étudient et débattent des fondements physiques des changements climatiques depuis plus de 30 ans. Le premier rapport d’évaluation du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) a été rédigé en… 1990. Plusieurs autres rapports d’évaluation ont suivi, que vous trouverez tous en accès libre.
    https://www.ipcc.ch/report/ar1/wg1/

    Dans chacun de ces rapports, le rôle des différents facteurs qui influencent le climat est évoqué en toute transparence et de manière de plus en plus détaillée au fur et à mesure de l’accumulation des connaissances. Les preuves du rôle des gaz à effet de serre dans le réchauffement y sont détaillées. Les facteurs naturels influençant le climat, comme l’activité volcanique et les cycles d’activité du soleil, y sont également discutés. Précisons ici que le GIEC n’est pas un cercle fermé acquis à la cause du climat. Des milliers de scientifiques ont participé directement ou indirectement à ses travaux depuis ses débuts. Les rapports du GIEC constituent la synthèse la plus exhaustive des résultats issus de la littérature scientifique climatique. Résultats parus dans des revues à comité de lecture et validée par les pairs. Ils forment la base du consensus scientifique sur le sujet, l’étalon-or des connaissances du climat de la Terre.

    Vous dites « Mais ce n’est pas une raison pour ne pas continuer de chercher, ce que font maints scientifiques». S’il n’y a pas, aujourd’hui, de débat sur la contribution anthropique à l’élévation du CO2, c’est que la question est close depuis longtemps. Les 5% de scientifiques que vous citez ont été incapables de produire des résultats d’expériences rigoureux prouvant leurs dires – une des bases de la validation en sciences. Ils s’expriment bien souvent en dehors de leur domaine de compétence (un mathématicien, par exemple, ne sera pas le plus à même d’amener un avis crédible sur le réchauffement, bien qu’il soit scientifique). Les arguments avancés par ces soit-disant experts ne résistent en général pas bien longtemps à l’analyse des spécialistes, comme en témoigne le post de cet autre blog hébergé par Le Temps.

    Donner trop d’échos à ces travaux minoritaires ne fait que parasiter le discours que l’on doit, en toute honnêteté intellectuelle, tenir sur les connaissances en la matière. Leur mise en avant fait partie d’une stratégie développée par certains groupes économiques, qui espèrent ainsi détourner l’attention et éviter la prise de mesures contraires à leurs intérêts, selon une stratégie mise au point par l’industrie du tabac. Cela a été montré notamment par les travaux de l’historienne des sciences Naomi Oreskes:

    Mais soyez assurée que les recherches continuent et que toute expérience validée scientifiquement qui viendrait bousculer le consensus actuel rencontrerait l’écho médiatique qu’elle mérite.

    Vous dites: «Une telle confrontation serait dans l’intérêt de l’humanité, car elle permettrait peut-être de mieux mettre le doigt sur les dangers réels à combattre et de trouver des remèdes efficaces». On peut certes discuter des manières de réduire les émissions de gaz à effet de serre, des politiques à adopter ou encore des lois à implémenter. Nous sommes ici dans le champ politique et plus scientifique et mettre des priorités sur les problèmes à résoudre n’est, heureusement, plus du ressort des experts scientifique en climat, pollution, météorologie, etc.i, Mais la cause anthropique du réchauffement climatique n’est plus un sujet de débat.

    C’est la position des journalistes scientifiques que nous sommes.
    La rubrique sciences du Temps

    1. Superbe réponse ! Merci !
      On trouve aussi des platistes qui consacrent leu vie à démontrer que la terre est plate, parfois au péril de vie (voir le pittoresque ‘Mad Mike rocket’ sur YouTube).

    2. Bonjour journalistes de la rubrique science. En tant que physicien, je suis très déçu par votre position peu scientifique et, en tant que fan de votre journal, je regrette une position journalistique peu critique.
      Je m’explique: La science est basée sur le dialogue et les contradictions entre chercheurs. Elle avance. Celle de 1990 n’est plus celle de 2020. Mais la science du climat est encore loin d’être connue et l’on est, par exemple, encore bien incapable de prédire la prochaine glaciation (avec ou sans CO2 !). Le problème maintenant est que la rue s’occupe du climat sans rien y connaître et que les enjeux, de part et d’autre, deviennent gigantesques. Je comprend votre position prudente car les positons opposées sont très mal vues actuellement par (probablement) une majorité de vos lecteurs (mais peut-être pas dans 5 ans ?).
      Laissez-moi vous donner 2 exemples, parmi d’autres. (1) Lisez l’article de James Powell: Scientists Reach 100% Consensus on Anthropogenic Global Warming. Downloadez le matériel auxiliaire et faites-vous une opinion personnelle ! (2) Lisez l’article de Robert Ian Holmes démontrant que la loi des gaz parfait s’applique (très) bien à notre atmosphère et que c’est l’atmosphère dans son ensemble qui agît globalement. Je ne dis pas qu’il a raison, mais en tout cas que discussion scientifique il DOIT y avoir ! Et ça touche, forcément aussi, la fameuse cause anthropique. On peut aussi se demander, métaphysiquement, si l’homme n’est pas si fier d’avoir enfin un pouvoir sur le climat que l’on aurait beaucoup de peine à l’en dissuader !
      En espérant vous avoir un peu titillé dans votre confortable position de repli, je me réjouis de vous lire encore dans ce très bon journal.
      Bien cordialement. Guy MC.
      PS: si vous désirez mon adresse mail, j’autorise Mme Sandoz à vous la transmettre.

      1. La rédaction du Temps est totalement à coté de la plaque:
        1- En science, la vérité ne se mesure pas au consensus. Exemple Alfred Wegener et la théorie de la dérive des continents. Ce sont les sectes, qui ont besoin de consensus.
        2- Il n’y a jamais eu de débat scientifique au GIEC, dont les statuts proposent “d’évaluer […] les informations d’ordre scientifique, technique et socio-économique qui nous sont nécessaires pour mieux comprendre les risques liés au réchauffement climatique d’origine humaine, cerner plus précisément les conséquences possibles de ce changement et envisager d’éventuelles stratégies d’adaptation et d’atténuation. Il n’a pas pour mandat d’entreprendre des travaux de recherche ni de suivre l’évolution des variables climatologiques ou d’autres paramètres pertinents.”
        3- Des questions demeurent, que vous n’écarterez pas au motif que le GIEC ne le souhaite pas. Le principal gaz à effet de serre est la vapeur d’eau. Quel est son taux moyen actuel, et son évolution sur 100, 1000, 100k ans ? Quid des nébulosité? Quid des énormes variations pré-industrielles (GISP2) ? Quid de l’Eemien ?

        1. Merci pour ces précisions et ces questions !
          Les statuts du GIEC, en dernière instance un organe politique et non scientifique, parlent d’eux-mêmes. La cause anthropique est une donnée préalable, non questionnée…

        2. Mais non, elle n’est pas totalement à côté de la plaque, elle ménage la chèvre et le chou…
          (2) pouvez-vous me dire où vous avez trouvé ce texte, il est important.
          (3a) Il semble en effet que certaines réponses sont très cachées… je n’arrive pas à les trouver.
          (3b) La vapeur d’eau est fondamentale, mais elle n’a pas une longue durée de vie dans l’atmosphère. Alors certains disent que c’est avec le CO2, d’autre avec l’atmosphère dans son ensemble que notre terre est habitable (c’est un peu plus compliqué!). ???
          QUIZ: sommes-nous la chèvre ou le chou ?

    3. Avec la réponse du collectif des “journalistes scientifiques (sic) du Temps”, on nage en pleine aporie.
      Considérer que les productions du GIEC répondent au besoin d’un débat ouvert sur la question climatique est une profonde bévue. La liste des erreurs et manipulations commises par le GIEC est impressionnante. Un seul exemple, mais de taille: il a fallu des années pour que le GIEC, aiguillonné par des “sceptiques”, passe de la notion erronée d’atmosphère siège d’un soi-disant effet de serre, à celle, admise et plus satisfaisante, de forçage radiatif. Faut-il rappeler que le CO2 n’est pas un gaz à effet de serre? C’est tout simplement un gaz qui absorbe une très faible part du rayonnement infrarouge émis par la terre. Un peu de rigueur scientifique, SVP. Je ne vais même pas m’étendre ici sur la malhonnêteté avérée d’un certain nombre de membres influents du GIEC.
      La casuistique du collectif atteint ensuite des sommets: la science a parlé, circulez, il n’y a plus rien à voir! Sans commentaires, et sans rires!
      Non, malheureusement, la science du climat n’est pas établie, et corolairement, la part anthropique du faible réchauffement que nous connaissons reste un sujet de débat très ouvert. Le collectif en question devrait se montrer un peu moins péremptoire dans ses allégations.

      1. Intéressant. Pouvez-vous préciser ce que vous entendez par “le CO2 n’est pas un gaz à effet de serre” et ce qui l’en distingue; je ne trouve pas de définition l’expliquant. Merci de vos remarques.

    4. Vous restez sincèrement polis avec Madame Sandoz et il faut souhaiter qu’elle appréciera. De toutes facons il faut juste bien comprendre que, grâce justements aux maints travaux scientifiques effectués, ceux qui, soit par intérêt économique soit par intérêt politique soutenant les premiers et dirigeant le jeu, seront ceux là même qui feront la promotion des transitions energetiques à leur sauce. Et c’est déjà en cours.

    5. Le journaliste scientifique est habituellement une personne ayant un bagage d’instruction lui permettant de présenter un sujet (dans le domaine des sciences) en le rendant accessible aux lecteurs. Votre groupe est constitué de cinq personnes dont au moins quatre sont diplômées de l’université, ayant donc ce bagage nécessaire pour comprendre, vulgariser, transmettre. Mais le but que vous poursuivez va au-delà de la fonction de journaliste, vous militez pour une cause. Le recul que l’on estime indispensable pour le journaliste politique ne concerne évidemment pas le journaliste scientifique. Le travail que vous effectuez, informer, expliquer, et militer est un mélange qui ne semble pas vous poser problème. Il y en a pourtant un, vous transmettez des connaissances choisies dans le sens de la cause que vous défendez. Vous vous affranchissez ainsi des obstacles pour faire du « journalisme libre », que je nommerai plutôt « journalisme sans déontologie ». Plus fort encore, vous jonglez en recourant à des démonstrations naviguant entre science au sens premier du terme, et science de la persuasion en rapport de votre engagement. Ces deux sciences n’en font pour vous qu’une. Vous n’êtes pas des journalistes scientifiques, mais des scientifiques qui exercent un journalisme large et sans contraintes dans le paysage idéal des blogs.

      Je doute de l’efficacité de la « déclaration commune » de votre comité improvisé visant à balayer l’article de Madame Sandoz. D’autres lecteurs que moi auront pu se rendre compte que la conclusion de votre exposé : « La cause anthropique du réchauffement climatique n’est plus un sujet du débat » n’est pas l’aboutissement d’une discussion scientifique à haut niveau, mais d’une conversation entre cinq militants qui se sont mis à table pour rédiger et parfaire leur texte !

      Je remplacerai votre conclusion par : « La démonstration de la cause anthropique du réchauffement climatique s’appuie sur un postulat ». Cela vous plaît évidemment moins, ce n’est plus la conclusion qui tape sec comme le marteau du président qui clôt les débats, mais une précision essentielle qui justifie de les poursuivre : « Et si on parlait sérieusement de la cause anthropique du changement climatique ? »    

      1. Cher Monsieur,

        Quel plaisir de vous lire !

        Et quelle arrogance de la part de ces individus qui confondent informations scientifiques et militantisme ! Cela dit, “Le Temps” est une sorte de secte composée de gens qui semblent tout fiers de nous afficher leur pseudo supériorité morale. Ce canard est tous les jours un peu plus insupportable !

        1. Arrogance et supériorité morale, cela définit bien ce comité en deux mots. On est bien loin de : « Plus j’étudie et plus j’apprends, plus je réalise tout ce que je ne sais encore pas… » Ce journal m’excède parfois moi aussi, et j’essaye maintenant d’éviter cette propagande pour m’orienter sur des articles de personnes qui ont envie de partager leurs expériences et sont honnêtes avec elles-mêmes. Mais cela suppose aussi que je me détourne un peu de l’information… Parfois, avec pessimisme, j’ai l’idée que ce que ma génération souhaitait dans les relations humaines, c’est perdu, et que cela ne posera plus aucun problème quand nous serons effacés. Mais après avoir lu des articles comme les « Brèves de psy », le « Théâtre Am-Stram-Gram », « Des avenues et des fleurs », « Vivre ensemble » qui n’est plus réapparu après que sa rédactrice a osé parler des malheurs de l’alcoolisme en pleine période de la fête des vignerons… Des articles qui ne sont certainement pas prioritaires, mais qui me rendent optimiste ! Nous avons certainement besoin aussi de nous évader pour voir le monde sous d’autres angles, et cela ne nous fera pas perdre prise sur tout ce qui est reconnu sérieux au premier coup d’œil. J’y ai songé le 30 décembre dernier, quand est apparu très brièvement un article de Madame Sandoz qui se détachait de ses rédactions habituelles : « Un joyeux merci ». Eh bien Madame Sandoz n’avait pas découvert un nouvel article politique à poser sur la table pour en faire la minutieuse analyse. Elle voulait seulement faire part de ses heureuses émotions à la lecture des blogs de Myriam Duc, 16 ans, qui se lance à l’aventure pour gagner sa revanche contre les malheurs qu’elle a subis. Eh bien oui, le courage, la sincérité, l’envie de vivre à tout craquer et le transmettre aux autres, c’est sérieusement positif. Et ensuite après ce bain de vitamines, on retourne aux discussions où l’on se heurte à l’arrogance et l’autosatisfaction du comité des journalistes experts en connaissances de la vie.

    6. Bonsoir
      Mais quel parti pris… Mme Sandoz a tout simplement raison dans son cheminement intellectuel, nous n’avons pas une émission ou un reportage avec les deux points de vue. Vous ne prenez pas de risques. Votre vision comme celle partagée par le plus grand nombre des médias servent la cause d une nouvelle économie verte a l’aveugle puisqu’elle reste monolithique. L’homme est la cause de tout, le co2 serait la cause unique du réchauffement climatique, l’activité humaine permettrait de tout expliquer. Vous parlez de 5% de scientifiques mais ce n est pas correct, une liste de pas moins de 100 experts mondiaux dans leur domaine respectif (prix Nobel également, responsable d’une chaire sur le climat parmi l une des plus réputées au monde et publiant dans les meilleures revues etc.) osent laisser entendre que la cause ne serait pas uniquement anthropique et ces points de vue ne sont pas partagés! En passant outre ces opinions, finalement vous préparez, formatez des cerveaux à accepter la soupe vendue dans les médias… allez on rajoute une icône symbole des jeunes, des images d’animaux en train de périr et les propos passent d’un registre rationnel a un niveau exclusivement émotionnel histoire de renforcer le caractère catastrophique des événements.

      1. Oui Mme Sandoz a raison: prévoyons un tel débat et diffusons le dans un programme télévisé intitulé “théories du complot”, les foules s’en amuseront.

        Oui vous avez raison: le chiffre de 5% est incorrect puisqu’on devrait plutôt être à moins de 2%.
        Avez-vous pris la peine de vérifier de quels domaines, de quel Nobel et de quelles revues nous parlions ? Vous verrez alors que parmi vos 100, les seuls formés à la science du climat sont encore aux études.

    7. Aux journalistes du Temps.
      C’est en lisant le livre effrayant de Emmanuel Ostian (Désinformation) que je me suis rendu compte que j’ai été un peu injuste à votre égard. Oh, je n’ai pas été très méchant, j’ai juste insinué que vous vous cantonniez dans une confortable position de repli. Et bien, E. Ostian montre à quel point votre travail est rendu difficile par l’atmosphère de désinformation actuel et que votre position n’est pas du tout “confortable” (p 162 et précédentes). Je m’en rend compte aussi en essayant, depuis quelques temps, de découvrir où en est l’état des connaissances dans ce domaine. Et je me rend bien compte qu’il faut TOUT contrôler. A cela s’ajoute encore quelques luttes de pouvoir…
      Merci de me dire que vous me pardonnez ! Bien cordialement Guy MC, physicien

  2. Encore un billet de ce type… Sortons donc du domaine de la science car les éléments scientifiques et méthodologiques ont été présentés ici ad nauseam et procédons par analogie.

    On a trouvé un corps, des blessures pouvant être provoquées par une lame au niveau du cou. A côté on trouve un couteau dont le manche est gravé “Pierre Dupont”. Pierre Dupont devait 300’000 francs à la victime, qui d’ailleurs couchait avec sa femme et sa fille. Pierre Dupont est retrouvé à 50m de là, les mains et les habits tâchés du sang de la victime. On trouve des traces de bagarre, la peau sous les ongles de Pierre Dupont est celle de la victime. La peau sous les ongles de la victime est celle de Pierre Dupont. Sur le compte Facebook de Pierre, le dernier post dit “Je vais le planter”. Des témoins auditifs affirment avoir entendu des voix fortes parlant d’argent échanger des noms d’oiseaux. Pierre Dupont n’a aucun alibi pour les 24 heures autour de l’heure présumée du crime.

    La police interroge Pierre Dupont. Celui-ci dit qu’il n’y est pour rien. Il est donc hors de cause.

    1. La ce que l’on cherche dans ce cas c’est le corps, ( le rechauffement apocalyptique prédit il y a 30 ans on le cherche encore et sa cause anthropique bahhhhh …. )
      le couteau ( on a désigné le co2 ) mais il tranche pas du tout malgré sa transformation en sabre depuis le temps.
      La gravure Pierre Dupont est bien effacé depuis qu’on ( le sceptiques ) a prouvé au GIEC que la durée de vie du CO2 n’est pas 100 mais 4 ans. Ah bah oui alors du coup la part humaine du c02 c’est 4% OUps !

      En fait pour une bonne analogie, on met Pierre Dupont en prison sans corps, sans couteau qui coupe, sans scene de crime et on vint le chercher pour le meurtre de sa femme pendant son tête a tête des 40ans de mariage.

  3. Comme vous soulignez si bien, le rapport souligne un problème clé : “le manque de connaissance scientifique du grand public et des décideurs économiques et politiques.” (je ne sais pas comment le mettre en gras).
    Il ne souligne pas le manque de connaissances scientifiques des SCIENTIFIQUES!!!!
    Dès lors tout votre argumentaire concernant la nécessité d’une disscussion entre scientifiques sur le sujet de la cause anthropique du réchauffement tombe à l’eau.

    En tant que juriste la différence entre logique et sophisme est pour vous une évidence. Et donc je vous soupçonne d’utiliser le sophisme de manière délibérée pour faire déraper le débat.

    Dans votre dernier paragraphe, vous proposez “informer le grand public et les décideurs économiques et politiques par des échanges objectifs entre scientifiques”. Non. Informer le grand public et les décideurs économiques et politiques, ça veut dire que les scientifiques informent le grand public et les décideurs économiques et politiques. C’est on ne peut plus clair.

  4. Chère Madame,
    Ce n’est pas parce que c’est à la mode de tout commenter, avant de s’informer réellement, qu’il faut faire de même.
    Il existe des rapports très simples et très clairs, même pour des juristes, qui expliquent qu’une part anthropique significative du changement climatique est scientifiquement établie. Les derniers rapports du GIEC sont sans ambiguités, et le débat scientifique a déjà été mené.
    Bonne lecture.

  5. Toujours la même rengaine “procrastinatrice”: parce qu’une petite fraction de scientifiques (le sont-ils vraiment dans le domaine concerné d’ailleurs?!) met en doute le résultat des travaux de l’immense majorité des experts du domaine, il serait “urgent d’attendre”! Malheureusement, dans le domaine climatique, on risque d’atteindre très vite des effets de seuil aux conséquences catastrophiques qui rendront tout retour en arrière impossible (du moins dans un laps de temps raisonnable). Faut.il attendre ces catastrophes, qui d’ailleurs se manifestent déjà, pour commencer à agir? Ceux qui ainsi “jouent la montre” prennent une très lourde responsabilité vis-à-vis des futures générations! Il est faux par ailleurs de prétendre qu’il y aurait un défaut d’information ou de débat sur ces questions. Mais encore faut-il vouloir s’informer, sans oeillères ni parti pris; il n’y a pas pire sourd que celui qui ne veut entendre, ou aveugle que celui qui ne veut pas voir! Heureusement, il semble que le grand public ait aujourd’hui enfin largement pris conscience du danger qui nous menace. Reste encore cependant à vaincre les divers égoïsmes pour que l’on arrête de penser que c’est toujours aux autres à faire les efforts nécessaires, mais en aucun cas à soi-même!
    Pout terminer je dirais que cette affaire est un peu comme le “pari de Pascal” dans un autre domaine. Etant donné que les mesures préconisées pour lutter contre le dérèglement climatique permettent aussi de s’attaquer à la pollution et à l’épuisement des ressource (dont l’origine anthropique ne peut, là, être mise en doute), pourquoi attendre pour, et hésiter à, les mettre en oeuvre, c’est de toute façon gagnant-gagnant.

  6. Il n’y a pas de débat sur la place publique, pour la même raison qu’il n’y a pas de débat pour savoir si la terre est plate ou ronde: parce qu’il y a consensus à ce sujet chez les scientifiques spécialisés dans le sujet. Vous écrivez que “95 % des scientifiques affirment que le réchauffement climatique est d’origine anthropique”, et vous donnez (je ne comprends vraiment pas pourquoi) à cette affirmation une connotation négative en disant qu’on nous la “rabâche”.

    Les “échanges entre scientifiques” dont vous parlez ont lieu en permanence, et existent même si vous ne les connaissez pas, et ils établissent le fait qu’il y a un consensus sur le sujet. Vous pouvez par exemple lire l’article “Consensus on consensus: a synthesis of consensus estimates on human-caused global warming”, de John Cook et coauteurs, qui justifient le chiffre de “consensus de 97%” qui a été cités plusieurs fois ailleurs. Cet article est disponible en “open access”, ce qui fait que tout un chacun peut y accéder librement (en tapant le titre dans un moteur de recherche).

    Vous ne pouvez pas appeler aux scientifiques à avoir une discussion sur le sujet, puis ensuite ignorer cette discussion pour une raison qui me dépasse (“parce que la réponse ne vous plaît pas” me semble simpliste). Si vous ne croyez aux conclusions de l’article cité ci-dessus (ou d’autres que je pourrais vous citer), il vous donner des arguments scientifiques. Ou, au moins (tout le monde ne peut pas être spécialiste) citer des spécialistes qui ne sont pas d’accord avec les résultats. Mais ne cherchez pas trop: il n’y en a pas.

    Vous dites “les avis scientifiques divergent indiscutablement sur la cause du réchauffement climatique”, sans citer aucune source pour cette affirmation. Je vous aide: elle est fausse. En le sachant, vous auriez économisé le temps d’écrire le reste de votre billet, puisque les scientifiques ont répondu à toutes les questions sur lesquelles vous avez des doutes.

    Si ça ne vous convainc pas, j’aimerais savoir: que devraient produire les scientifiques pour que vous soyiez convaincue ? Ou est-ce que vous ne serez jamais convaincues, quelle que soit la quantité d’informations/indices/preuves qu’on pourrait vous donner ?

    Pour finir, Copernic et Galillée n’ont pas forcément eu leurs idées reconnues, ils ne représentent pas un épouvantail qu’on peut brandir chaque fois qu’on est en désaccord avec une théorie scientifique pour montrer qu’il est possible d’avoir raison seul contre. D’autant plus que le fait qu’ils étaient seuls contre tous était plus une question de religion qu’une question de science, qu’on peut difficilement comparer à la situation actuelle. Mais au final, c’est une bonne nouvelle: si les seuls exemples qu’on connaît où la “science” s’est trompée face à un homme isolé date de plus de 350 ans, c’est qu’elle fonctionne plutôt bien.

  7. Chère Madame,
    Vous ne lâchez pas le morceau et je vous en remercie (voir une de vos précédentes contributions).
    L’avalanche de commentaires ne va pas tarder. Espérons que ceux-ci dépasseront le stade de l’invective ou de la profession de foi.

  8. La cause du changement climatique NE FAIT PLUS DÉBAT.
    C’est un consensus scientifique dans le milieu du climat. On constate qu’un faible pourcentage de scientifique conteste ce fait, mais on constate également que plus les interrogés justifient un niveau d’expertise avancés sur le sujet, plus le nombres de contestataire ce réduit, voir disparaît.
    Donc non il n’y a aucune mystification sur la cause du réchauffement climatique, et la science à parlé depuis un moment sur ce sujet.
    Vous qui citez Galilée et Copernic, ceux qui les ont isolés et contraints aux silences. c’était les gens de pouvoirs et d’église (ce qui était quasiment la même chose à l’époque), car la vérité scientifique qu’ils cherchaient à démontrer, était une menace pour leur pouvoir.
    Et je soupçonne une bonne partie, si ce n’est pas la majorité des opposants à la thèse anthropique du changement climatique, de le faire pour les même raisons:
    Il y a de nombreuses sources sur internet. (modifications Sandoz: Je ne mets aucun accès direct sur mon blog! merci!)

    1. Mesdames & Messieurs,

      Les évolutions de la températures au cours des temps géologiques a toujours précédé les mêmes évolutions de la teneur en CO2. C’est montré dans le lien suivant : (NOte Sandoz: j’ai supprimé le lien actif car je ne mets aucun lien sur mon blog par crainte des avatars de la toile).

      En conséquence, quelle que soit la teneur actuelle en CO2, elle ne peut pas déterminer de nos jours la température puisque c’est l’inverse qui a toujours eu lieu dans le passé (Il n’y a pas de rétroaction non plus, ou elle est négligeable).

      Bien cordialement

  9. Chère Madame,

    Vos questionnements sont légitimes et peuvent certainement créer un débat très intéressant.
    Néanmoins, il me semble que le dessin de Joel Pett publié en décembre 2009 à l’occasion de la COP 15 de Copenhague dans le quotidien USA Today y réponds parfaitement.

    Il est difficile de vous le montrer en réponse sur un blog, mais en voici la description tirée du site placebo.org: “Alors que sur l’écran défilent des promesses de forêts préservées, d’enfants en bonne santé et de villes plus agréables – autant de conséquences des actions de lutte contre le dérèglement climatique – un homme se plaint que si jamais le dérèglement climatique est faux, on aura créée un « monde meilleur », pour « rien ».”

    A méditer, il me semble..

    Bien à vous

  10. Madame Sandoz,
    Il est faux de prétendre que les avis scientifiques divergent indiscutablement quant à la cause du réchauffement climatique. Au contraire, le GIEC (mais pas seulement) affirme très clairement (notamment dans le rapport de synthèse “Changements climatiques 2014”) que l’activité humaine a un impact décisif (taux de certitude compris en 95% et 100%) sur le changement climatique:
    “Les émissions anthropiques de gaz à effet de serre, qui ont augmenté depuis l’époque préindustrielle en raison essentiellement de la croissance économique et démographique, sont actuellement plus élevées que jamais, ce qui a entraîné des concentrations atmosphériques de dioxyde de carbone, de méthane et d’oxyde nitreux sans précédent depuis au moins 800 000 ans. Leurs effets, associés à ceux d’autres facteurs anthropiques, ont été détectés dans tout le système climatique et il est extrêmement probable qu’ils aient été la cause principale du réchauffement observé depuis le milieu du XXe siècle.”

    Le GIEC prend bien sûr en compte (entre autres) les données paléoclimatiques. Il ne s’agit plus de tenter de démystifier les causes du réchauffement (celles-ci sont connues à l’heure actuelle), mais bien de concentrer nos efforts sur la recherche de solutions. Je vous invite à consulter le rapport du GIEC, disponible sur internet.

    Je considère par ailleurs la comparaison avec Copernic et Galilée trop flatteuse pour les rares scientifiques climatosceptiques. Copernic et Galilée devaient affronter l’Eglise, et non leurs pairs.

  11. On a l’impression que vous regrettez d’avoir étudié le droit à la place des sciences à l’époque où le débat en question était effectué ? On vous rassure, nous aussi, on aurait aimé que vous étudiez les sciences avant d’en parler sur votre blog de manière complotiste sans maitriser le sujet…
    Mais il n’est pas trop tard pour reprendre des études universitaires et écouter les spécialistes qui bossent dessus au quotidien, surtout n’hésitez pas !

  12. Dans le livre “Contributions to Molecular Physics in the Domain of Radiant Heat” publié 1872 par John Tyndall, on peut voir comment mesurer et prover que la radiation est absorbe par des gazes dit ‘à effet de serre’, par exemple le CO2 et le methane.
    C’est quelque chose facile a prouver, est tout les scientifiques sont d’accord que l’augmentation de CO2 chauffe la planète.

  13. Il faut d’abord éliminer un point scientifiquement établi :
    le CO2 est un gaz à effet de serre , en piégeant l’infrarouge qui sort de la Terre , il contribue à hauteur de 20% environ (les mesures ne sont pas très précises) des 150-160 watts par mètre carré du total de l’effet de serre nécessaire à la vie en amenant 33°C supplémentaires sur Terre !
    Les physiciens ont mesuré l’absorption des infrarouges à différentes longueurs d’onde ( entre 1 et 100 microns) et différentes concentrations du CO2 et autres gaz pour définir un modèle qu’on trouve sur le site de l’université de Chicago:

    Le GIEC évalue à environ 2 watts/m2 la contribution anthropique , mais elle n’est pas mesurable in vivo !
    Cette évaluation conduite à une différence d’environ 0.5 °C dans l’atmosphère .
    On peut résumer l’équation du climat , qui est fondamentalement un équilibre d’énergie entre le Soleil et la Terre :
    Energie émise par la Terre (infrarouge ) = Energie reçue du Soleil – Albedo (énergie solaire réfléchie ) + l’effet de serre , soit
    400 watts/mètre carré = 340 -100 + 160 (avec une précision de quelques watts)
    on transforme ensuite ces 400 watts/m2 selon la loi de Plank : Température = 100 x racine quatrième (Energie/5.67) en degré Kelvin , soit
    Temp = 100 * racine quatrième (400 /5.67) = 289.8 ° K ou 16.66 °C en moyenne
    C’est le manque de précision qui amène les confusions entre réchauffement naturel, anthropique et alarmisme ..
    A cela s’ajoute les cycles océaniques perturbant le climat
    (…)
    sujet beaucoup trop complexe pour un blog !

    1. Merci pour votre contribution. Un point néanmoins il ne faut pas parler d’effet de serre. L’effet de serre est lié au fait qu’il n’y a pas d’échange thermique avec l’extérieur et que l’atmosphère est emprisonnée. Il faudrait mieux parler d’effet réchauffant voire radiatif.

    1. Si c’est le cas, c’est sûrement parce que vous ne vous informez pas. A l’aide d’un moteur de recherche, vous trouverez facilement des documents sur le sujet — soit articles scientifiques, soit des articles de médias. Et ils vous diront que, si l’effet des cycles solaires est effectivement mesurables, son effet est largement plus faible que les effets causés par l’homme.

      Vous pouvez chercher par exemple “Hoax climatique #2 : « Le réchauffement, c’est à cause du Soleil ! » “, sur le site du Monde

      “L’impact du soleil est non négligeable” dans la Tribune de Genève, qui dit notamment que “ce refroidissement lié au soleil ne compensera pas la hausse des températures causées par les gaz à effet de serre.”

      Ce sont juste quelques liens trouvés en 30 secondes. Vous voulez les lire et revenir avec des commentaires ?

  14. La folie millénariste des écologistes qui nous prédisent la fin du monde, quotidiennement, et bien sûr dans ce journal, n’aide pas à se faire une opinion. J’ai moi-même travaillé sur la simulation du climat et l’effet du CO2 en 1998 avec le vice président du GIEC. Je peux vous assurer que c’était la plus grande escroquerie scientifique à laquelle j’ai participé comme étudiant : nous calculions un coefficient de couplage entre une augmentation des températures observées et la concentration de CO2. Nous en dédusisions une relation de cause à effet, jamais démontrée pour ensuite augmenter la concentration de CO2 et en déduire des températures futures… Quelle poilade !

  15. Vous aviez déjà évoqué le fait que vous ne pensiez pas que le CO2 soit un gaz à effet de serre, et j’avoue être très surpris.

    À ma connaissance, les arguments contre le “changement climatique” sont sur la part de responsabilité de l’homme dans l’émission de CO2 (que vous semblez admettre) et sur la validité des modèles et prévisions.

    Je n’ai pas connaissance d’articles scientifiques déniant cette affirmation, auriez vous une référence ?

      1. “Je tiens à dire l’horreur que je ressens pour ces caresses onctueusement mortelles. Il n’y a pas de pire danger pour la saine liberté que les lècheries des faux amants. Il est dégoûtant de faire l’amour par politique.” – Edmond Gilliard (1973)

      2. Chère Mme Sandoz

        Merci beaucoup. Le climate est trop compliquée, il est impossible
        que un seul facteur peut avoir une telle influence.
        Meilleurs salutations

  16. Je suis un peu abasourdi de lire ça ici et que personne ne réagisse. Les scientifiques parlent entre-eux et le consensus est clairement établi. Dire que ce n’est pas vrai et qu’il faudrait “discuter” encore c’est clairement faire preuve de déni.

    Les variations de températures au fil de l’évolution de la Terre sont connues mais aujourd’hui, la progression de la température est intiment corrélée à nos émissions de CO2.

    Bien entendu, on peut rester assis à discuter pendant encore 100 ans en se demandant si tous les signaux que nous recevons sont un pur hasard ou au contraire, s’ils sont tout simplement l’expression de ce qui se passe réellement et à cause de nous.

    Discuter au bord de la mer et se demander pourquoi l’eau s’est subitement retirée de plusieurs dizaines de mètres pour déterminer si c’est une marée exceptionnelle, la Lune ou un prélude à un tsunami, c’est un choix bien risqué… d’autant plus que plus on attend, plus les chances de se sauver s’amenuisent.

  17. Un tel débat serait effectivement intéressant, pour autant qu’il y ait encore en 2020 des scientifiques qui n’admettent pas l’augmentation du CO2 au moins comme facteur prépondérant dans l’élévation des températures.

  18. Chère Madame,
    En tant que professeur EPFL, et tout comme le 100% de mes collègues professeurs en activité et comprenant la démarche scientifique, je tiens à vous assurer de ceci:
    – Tous les meilleures modèles scientifiques, et les milliers de travaux de recherche convergent sans exception vers le fait que les activités humaines et les gaz à effets de serre sont responsables du réchauffement actuel. Non seulement les modèles convergent, mais ils s’améliorent de jour en jour, modélisant et répliquant de manière stupéfiante les observations sur le terrain.
    – Il n’y a aucune autre explication scientifique sérieuse pour expliquer ce qui se passe.
    – Les variations climatiques que vous évoquez trouvent des explications rationnelles et scientifiques (par exemple rafraichissement lié à des éruptions volcaniques majeures, présences d’aérosols dans l’air, …)
    – tous les soi-disant arguments climato-sceptiques sont liés à des erreurs d’interprétations scientifiques ou de méthodologie, à de l’ignorance ou à de la mauvaise volonté, ou encore à des intérêts financiers particuliers.
    En conclusion, votre opinion est, hélas, la preuve même que les pôles de recherche PNR financés par le Fonds National Suisse ont bien fait leur travail. Le premier problème, quand on parle réchauffement climatique et énergie, est le manque d’information au public, voire sa désinformation, et votre texte en est une illustration quasiment parfaite.

    1. Le problème des modèles scientifiques est qu’ils se basent sur des données peu précises et historiquement courtes ( seulement 40 ans de données satellites ) . Les auteurs sont probablement convaincus de leurs travaux , mais ont de la peine à les justifier …
      Si je lis les rapports de certains instituts, certains admettent volontiers l’incertitude des données , par exemple la valeur de l’albedo , la couverture nuageuse , …
      Qui peut bien savoir quelles en étaient les valeurs en 1950 ou avant ?
      On connait le même problème avec les océans dont on connait l’énergie seulement depuis 1955, et seulement sur 2000 mètres de profondeur. Il a fallu attendre l’an 2000 pour lancer le système ARGO .
      (…)
      Les modèles sont basés sur des statistiques de températures et non sur les phénomènes physiques sous jacents , ce ne sont pas de vrais modèles théoriques !!!

    2. Cher Monsieur, Comme professeur à l’EPFL vous avez la possibilité de créer un MOOC (l’école en a fait de très bons) expliquant, à un niveau 2 ou 3è année, les divers modèles climatiques en cours et en analysant les approximations faites. Cela serait un bon complément scientifique aux résumés pour décideurs. Mais, c’est du travail, je sais.
      Bien cordialement, Guy MC, physicien

    3. Cher Monsieur Ballif, permettez-moi encore quelques réflexions. La science du climat est loin d’être comprise (comme la thermodynamique ou l’électromagnétisme le sont); pas un scientifique ne prétendra le contraire; vous procédez par tâtonnements, comparant des courbes et postulez qu’elles sont corrélées si elles se ressemblent. Vous tentez une explication à défaut de meilleure. Les approximations faites sont énormes et les simulations forcément un peu influencées par ce que l’on veut obtenir. Je ne dis pas que vous avez tort, mais la discipline en est là. Lorsque vous pourrez calculer la date de la prochaine glaciation (avec ou sans CO2 !) comme on calcule celle de la prochaine éclipse, alors là vous pourrez dire qu’il n’y plus de raison de discuter. Mais maintenant la branche a besoin de tous les avis.
      Une autre chose me fait un peu peur: l’institution GIEC (pas les scientifiques, l’institution) a tellement investi dans l’effet de serre qu’il va être tenté de le défendre bec et ongle si par hasard (possible) une nouvelle interprétation venait à atténuer ses effets. Est-ce pour cela qu’il y a tant de réticence à débattre.
      Enfin, il est peut-être aussi rassurant pour l’Homme de se dire qu’il peut contrôler le climat (même s’il doit faire des efforts ). Alors il a pas tellement envie qu’on le contredise.
      Excusez mes excès un peu provocateurs. Ce ne sont que des sujets de réflexion, pas des reproches. Mais je vous incite fortement à créer un bon MOOC pour scientifiques. Et là on pourrait parler Science. Bien cordialement Guy MC.

      1. Merci cher Monsieur, pour ces remarques pleines de bon sens..j’ai lu les deux derniers rapports du GIEC. Chaque affirmation est pondérée avec un pourcent de vraisemblance- et ce pourcent est l’objet de tractations absolument pas scientifiques…cela on ne le dit pas beaucoup.

  19. Toujours la même rengaine “procrastinatrice”: parce qu’une petite fraction de scientifiques (le sont-ils vraiment dans le domaine concerné d’ailleurs?!) met en doute le résultat des travaux de la quasi-totalité des experts du domaine (dont plusieurs Prix Nobel), il serait “urgent d’attendre”! Malheureusement, dans le domaine climatique, on risque d’atteindre très vite des effets de seuil aux conséquences catastrophiques qui rendront tout retour en arrière impossible (du moins dans un laps de temps raisonnable). Faut.il attendre ces catastrophes, qui d’ailleurs se manifestent déjà, pour commencer à agir? Ceux qui ainsi “jouent la montre” prennent une très lourde responsabilité vis-à-vis des futures générations! Il est faux par ailleurs de prétendre qu’il y aurait un défaut d’information ou de débat sur ces questions. Mais encore faut-il vouloir s’informer, sans oeillères ni parti pris; il n’y a pas pire sourd que celui qui ne veut entendre, ou aveugle que celui qui ne veut pas voir! Heureusement, il semble que le grand public ait aujourd’hui enfin largement pris conscience du danger qui nous menace. Reste encore cependant à vaincre les divers égoïsmes pour que l’on arrête de penser que c’est toujours aux autres à faire les efforts nécessaires, mais en aucun cas à soi-même!
    Pout terminer je dirais que cette affaire est un peu comme le “pari de Pascal” dans un autre domaine. Etant donné que les mesures préconisées pour lutter contre le dérèglement climatique permettent aussi de s’attaquer à la pollution et à l’épuisement des ressource (dont l’origine anthropique ne peut, là, être mise ne doute), pourquoi attendre pour, et hésiter à, les mettre en oeuvre, c’est de toute façon gagnant-gagnant.

    1. Entre ne rien faire et jouer les alarmistes qui pensent que la planète va bouillir sans aucune justification , je choisis la voie médiane : hâte toi lentement dit le proverbe !

  20. La “place publique” de la communauté scientifique, ce sont d’une part les journaux scientifiques (comme Nature, Science, PLOS, …), dans lesquels les scientifiques publient les résultats de leurs recherches et discutent à travers ces articles de leurs théories. Certaines publications sous forme de “review” font une synthèse de ces discussion, je vous encourage a voir ceux que certains commentaires de ce blog citent, comme par exemple
    “Powell, James Lawrence (2017-05-24). “The Consensus on Anthropogenic Global Warming Matters”. Bulletin of Science, Technology & Society. ”
    D’autre part, il y a des associations et regroupements de scientifiques autour d’une problématique. Dans le cas du climat, le plus connu et le plus sérieux est le GIEC (IPCC en anglais). Leurs rapports font la synthèse de la connaissance actuelle des causes du réchauffement.
    L’ensemble de ces discussions entre scientifiques ne laissent aucun doute sur la cause authropogénique du réchauffement climatique. Je vous envoie volontiers une copie papier du dernier rapport du GIEC.

    1. Il serait toutefois bon de rappeler les statuts du GIEC; en voici la phrase cruciale à mes yeux:
      “Dans ces statuts le GIEC a pour mission d’évaluer, sans parti pris et de façon méthodique, claire et objective, les informations d’ordre scientifique, technique et socio-économique qui nous sont nécessaires pour mieux comprendre les fondements scientifiques des risques liés au changement climatique d’origine humaine, cerner plus précisément les conséquences possibles de ce changement et envisager d’éventuelles stratégies d’adaptation et d’atténuation.”
      Oui, vous avez bien lu, il est dans les statuts du GIEC d’étudier “les risques liés au changement climatique d’origine humaine”. Par conséquent, toute recherche n’étudiant pas les risques d’origine humaine n’ont pas lieux d’être étudiée par le GIEC, car cela ne figure pas dans ses statuts! Il n’est dès lors pas étonnant d’avoir un concensus concernant les articles retenus par le GIEC puisque seuls ceux qui étudient les risques d’origine humaine sont pris en considération.
      Les recherches concernant le rôle du Soleil, des océans, des rayonnements cosmiques et des nuages (par exemples) n’entrent donc pas en considération dans les articles étudiés par le GIEC tout simplement car ils sont hors statut. Il n’y a pas d’origine humaine à ces phénomènes, donc ça n’intéresse pas les experts du GIEC! Trouvez les chercheurs tels Svensmark et Zharkova parmi les papiers étudiés par le GIEC, vous ne les trouverez pas tout simplement parce qu’ils sont hors statut du GIEC!

      1. Merci Monsieur pour cette information sur les statuts du GIEC, elle est en effet fondamentale ! Où peut-on les trouver ces statuts ? je n’y suis pas encore parvenu.

        1. Voici la version anglaise trouvée sur le site de l’ONU qui renvoie au site de Union of concerned scientiste. N’ai pas trouvé mieux pour l’instant :

          The Intergovernmental Panel on Climate Change (IPCC) was established in 1988 under the auspices of the United Nations Environment Programme and the World Meteorological Organization for the purpose of assessing “the scientific, technical and socioeconomic information relevant for the understanding of the risk of human-induced climate change. It does not carry out new research nor does it monitor climate-related data. It bases its assessment mainly on published and peer reviewed scientific technical literature.”
          Union of concerned scientists

  21. En Occident les églises et les temples chrétiens se vident, la Trinité est remplacée par sainte Greta, la liturgie est réécrite par des gamins pas secs derrière les oreilles. On va investir des sommes colossales (1’000 milliards en l’Europe selon Ursula von der Leyen) pour une transition énergétique basée sur des scénarios contestés et contestables et dès qu’une voix discordante s’élève l’émetteur est attaqué sur sa personne et pas sur son opinion.
    Au manque de connaissance scientifique du grand public et des décideurs économiques et politiques j’ajouterais des médias qui prétendent expliquer l’urgence climatique et confondent puissance en kW, énergie en kWh et, ça personne ne sait ce que c’est, kW/h.

    1. Si je suis bien, vous vous plaignez que les voix discordantes sont attaquées sur leur personne plutôt que sur leur opinion. Mais quand vous parlez de Greta Thunberg, vous n’attaquez pas son opinion (vous n’expliquez d’ailleurs en aucune façon en quoi les scénarios dont vous parlez sont “contestés et contestables”), mais vous plaignez qu’elle fasse partie des “gamins pas secs derrière les oreilles” — donc vous l’attaquez sur son âge. Donc sur sa personne. Vous n’y voyez pas une incohérence ?

      1. Vous avez raison, il y a une certaine incohérence dans mon propos. Cela étant admis je doute que Greta Thunberg émette des idées autres que celles des personnes qui la manipulent.
        Les scénarios auxquels je fais référence sont ceux du GIEC qui est une organisation politique. Ils sont contestés par de nombreux auteurs scientifiques qui sont attaqués sur leur personne dès que je les mentionne sur un blog. Je ne vais pas refaire l’opération ici. A la lecture de leurs publications je ne relève pas plus de non-sens que dans les théories “réchauffistes”.

  22. Votre question est très pertinente. Je me suis posé la même. Est-ce qu’on trouve des explications présentées de manière didactique sur les causes du réchauffement climatique, les effets de l’augmentation de la concentration du gaz carbonique atmosphérique sans devoir se plonger dans des milliers d’articles scientifiques, sans lire le rapport du GIEC ou d’autres documents indigestes? Personnellement j’aime bien les vidéos du réveilleur… vous m’en direz des nouvelles!

    1. Bonjour,

      Il existe de très bonnes sources vulgarisant les connaissances scientifiques sur le réchauffement climatique. Je ne peux que vous conseiller de rechercher « changements climatiques » sur le site de MeteoSwiss.

  23. Bien avant que le problème du réchauffement climatique devienne l’un des trois sujets principaux que personne n’ignore plus, je me souviens qu’il y a vingt ans la science n’était déjà plus une référence pour bon nombre de personnes qui ne faisaient plus entièrement confiance au savoir des universitaires. C’est à cette époque que les médecins ont commencé à avoir la vie dure avec l’apparition de la médecine dite douce, que la moitié des infirmières ne se vaccinaient plus, que le taux d’infections à l’hôpital a connu des pics… C’était le début d’une dévolue confiance aux pouvoirs bénéfiques de la nature. Les remèdes de la pharmacopée des années trente sont ressortis de leurs vieux pots pour gagner le laboratoire des nouveaux connaisseurs qui ouvraient leur « cabinet de médecine non traditionnelle », après six mois d’études accessibles sans problème même après une scolarité manquée. La science médicale avait perdu de son aura, puis après le grand rêve des soins inoffensifs parce que naturels, elle l’a un peu retrouvée. C’est alors que les caisses maladie ont homologué les médecines low-cost « sérieuses » parmi les 200 qui avaient fleuri comme des dents-de-lion au bout de leurs tiges creuses. Le grand public est revenu à un peu plus de raison, et c’est alors que la science de nouveau mieux reconnue semble avoir changé de définition pour s’élargir à ce qui n’est pas démontrable mais qu’on « sait ». Les sciences médicales ne sont pas les seules touchées par ce renouveau spirituel, les faux docteurs qui n’ont rien étudié savent comment guérir l’être humain par leur science, les faux spécialistes du climat sont leurs homologues qui veulent guérir la planète entière. Une bonne part du public est enthousiaste, nous nous sommes éloignés de la nature pour nous empoisonner. Le pétrole, le gaz, l’uranium n’auraient jamais dû quitter le fond de la terre. Le bois pour se réchauffer on n’en sait encore rien, on ne parle plus des chaudières à pellets, il n’y a qu’Anzère avec sa centrale de distribution qui se chauffe comme l’homme des cavernes.

    Croire est ainsi devenu une science pour que les vérités gagnent en force contre les pauvres doutes des ignorants. Les convaincus de l’origine anthropique du dérèglement climatique n’ont rien inventé, nombre d’églises s’appuient sur leur notion propre de ce qu’elles nomment « science ». La Science Chrétienne par exemple, que je cite pour modèle, explique la maladie comme étant la conséquence de fausses croyances. Un débat avec les adeptes de cette Église serait voué à l’échec en raison de l’absence d’une base commune sur laquelle démarrer. C’est le même tableau constaté lors des débats sur le climat, et il se renouvellera peut-être une fois de plus dans cette colonne en échanges qui s’enlisent. J’espère me tromper.

  24. Quand pendant 40 ans on a eu comme religion l’économie, il est en effet difficile d’admettre que cela nous a mené a la catastrophe. Je trouve ahurissant de vouloir encore “gagner du temps” et surtout en faire perdre a la planète et aux generations futures, en entrant dans des débats stériles. Assez surprenant pour quelqu’un qui parle de la defense de l’enfant a longueur d’articles d’une autre nature.
    Vous pensez que l’homme ne pollue pas assez, qu’il ne gaspille pas assez, qu’il ne faut rien changer, c’est sans doute un réflexe de votre génération, mais penser un peu aux generations futures. Ils pourraient écrire un billet disant “veuillez laisser cette terre dans l’état dans lequel vous l’avez trouvé”, mais de cela vous vous en contrefichez.
    Quand des milliers de scientifiques dans le monde entier font chaque jour des constats dramatiques, il faudrait les faire taire ? Selon vous ces gens n’ont sans doute pas assez de connaissances scientifiques…
    A qui demander, aux acteurs économiques, aux financiers ? Je vois deja le genre de débats que ca pourrait apporter. Comme vous le pronez “Passer votre chemin, il n’y a rien a voir!!!”.
    Mais je crois que vous pouvez vous rassurer. Au vue de l’inertie de nos dirigeants, et des acteurs qui pourraient vraiment faire changer les lignes, je pense que les choses ne changeront pas de si tot. Alors vous voici rassurée. “Continuons comme ca et les dividendes seront bien gardes”

  25. Merci Madame Sandoz ! Les voix raisonnables sont encore peu nombreuses mais il me semble qu’il y a un frémissement dans la bonne direction.

    C’est toujours un vrai plaisir de vous lire.

  26. Les rapports périodiques du GIEC (groupes 1: physique, chimie et 2: médecine et biologie) sur l’evolution du climat, comme ceux de l’UNSCEAR sur les risques liés aux radiations nucléaires, sont scientifiquement robustes et non contestables.
    On demande aux élus de faire l’effort de lire une fois sérieusement ces rapports, plutôt que d’écouter l’avis simpliste des lobbyistes des divers groupes économiques. La population sait me semble-t-il reconnaître ce qui est utile pour elle et écoute confiante ceux qui savent et avertissent pour le bien être général.

  27. L’écrivain et penseur Amin Maalouf dans son livre “fin des civilisations”, édité en 2019 explique longuement la puissance de “l’air du temps” courant de pensée unique, impérial, embarquant l’intelligentsia, rendant indécentes toutes critiques. L’ « air du temps » actuel affirme que la production de CO2 est la source de la variation climatique, Greta T. en est la voix, l’intelligentsia l’écho. Or personne aujourd’hui ne sait démontrer l’origine de cette variation (lire les thèses et anti-thèses sur google). Le CO2 dans l’atmosphère ne dépasse pourtant pas celui d’une graine de tournesol dans une cage d’oiseaux toutes proportions gardées. Qui s’étonne ? Pas l’intelligentsia, bloquée par l’air du temps. Merci à Amin Maaloof de sa perspicacité.

    1. Supposons que l’origine de la variation de CO2 puisse être démontrée, ce serait un progrès heureux pour les scientifiques. Mais comment se poursuivraient les débats quant aux mesures à prendre ? Y aurait-il un progrès, dans le sens de parvenir à mieux s’entendre ? J’en doute… Comme quoi la science progresse plus vite que les facultés de bonne communication humaine. Et plus compliqué encore, de nombreuses avancées scientifiques sont une bonne nouvelle pour les uns, une mauvaise pour les autres : où vont-elles nous mener ? Vers une vie meilleure dans une nature sacrifiée ? Une vie plus difficile dans une nature florissante ? Les extrêmes se heurtent, et dans ces combats parfois tout le monde est perdant. La science n’a pas à être bonne ou mauvaise, qu’on la laisse vivre ! Cela peut paraître simpliste, mais je crois fermement qu’elle peut nous apporter que du bien si on le souhaite pour l’ensemble de l’humanité. Non pas des vœux de générosité gratuite, mais des choix prioritaires. Qu’est-ce que je suis le plus pressé d’avoir pour moi ? Et pour les autres loin de moi ? Et là encore je pense qu’il ne s’agit pas d’être bon ou mauvais, comme s’attache à le répéter chaque religion qui désigne qui sont les bons ou les mauvais. Je souhaiterais qu’avec recul on puisse considérer que l’humanité fait un, ce serait peut-être une assurance de survie à long terme. Qui demain aura besoin de l’autre qui est oublié aujourd’hui ?.. Je ne sais pas toujours trop que penser de la fameuse Greta, mais je lui accorde beaucoup de valeur pour son état d’esprit, indépendamment de la question du climat. Et les critiques acerbes qui tombent de la part de personnes bien adultes, qui ont peut-être une fille de son âge… Excusez-moi pour ce commentaire certainement trop long, c’est le vôtre qui l’a suscité !

  28. Chère Madame Sandoz
    Vous avez raison: les scientifiques rejettent avec le même élan le fait que la terre est ronde (au moins approximativement) et tourne sur elle-même et le fait que le C02 génère un effet de serre!
    Galilée a été rejeté parce qu’il remettait en cause les dogmes de l’Eglise! Et il aura fallu 300 ans pour que le clergé reconnaisse enfin son erreur!
    Aujourd’hui, les scientifiques dérangent parce qu’ils remettent en cause certains dogmes du néolibéralisme et de l’effet de la croissance à tout prix sur le climat.
    Faudrait-il aussi 300 ans pour les chantres du néolibéralisme reconnaissent leurs erreurs ?

  29. Comme votre xième poste sur le sujet, tout a déjà été dit (y compris sur celui-ici, et même par vos éternels groupies ronds de cuir se proclamant libéraux)…

    … dans le fond, vous faites semblant de proner le dialogue, mais ne cherchez qu’à faire le buzz en réalité!
    Ou plus pervers, à noyauter tout processus progressiste à des fins partisanes!

    On comprend mieux pourquoi la justice fonctionne avec des procédures de 1848.
    Bon buzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzz

    P.S J’ai hésité à commenter, puis j’ai pensé, ça lui fera un point de plus au buzzomat 🙂

    1. P.S. je me demandais, chère Suzette, ça vous prend combien de temps, de lançer un buzz, de tout analyser, avant de publier ce qui vous sied et bla?
      Une c…. de temps, non?

      Bon, c’est la preuve que vous êtes encore verte, malgré vos idées obsolètes hahahaha

        1. @ General Motors (si ça existe encore)

          Oui, j’ai aussi cru que notre chère Suzette était ouverte.
          Mais, contester ce que le milieu scientifique mondial dit n’est pas une preuve d’ouverture.
          On en a pendu.e pour moins que ça!

          Bien sûr, on va crier au loup (c’est trendy) et à une conspiration mondialiste…
          … Si vous mettiez le nez hors écran et mieux hors blogs et fréquentiez un peu la nature, vous auriez constaté de visu, que tout ça se réduit de manière dramatique.
          (Consultez les médecins peut-être)

          Alors, est-ce le bon chemin pour vos enfants?
          Mais je comprends bien la difficulté de l’accepter!

          1. Même Olivier si je ne suis pas d’accord avec vos prémisses et sur la réalité de ce prétendu consensus, je suis absolument d’accord que l’homme a fait de monstrueux dégâts à la nature, à la Vie, à la biosphère. Beaucoup beaucoup plus qu’au climat. Et ici il y a un vrai consensus. Alors occupons-nous de tout urgence de ce qui est le plus grave et dont on ne parle pas!

  30. Mme Sandoz demande un débat sur le sujet ? La voilà servie, le débat a lieu, il suffit de lire les commentaires à son blog. Et comme tous les débats, il est totalement inutile. Les vieux dinosaures comme moi ont connu une époque où l’on craignait le gaspillage et où l’on ne songeait pas à surconsommer, parce qu’il n’y avait pas de quoi, tout simplement. Et l’on ne s’en portait pas plus mal. Les générations suivantes ont été élevées dans le culte de la surconsommation et du gaspillage, et pour en revenir à plus de raison, il faudra deux générations, même si les princes verts qui nous gouvernent tentent d’imposer des taxes qui ne lèseront que les pauvres, et non les gaspilleurs invétérés. Donc, débat ou non, rien ne va changer (sauf peut-être le climat…)

    1. Avec la paupérisation croissante de la population – soit plus de 8 % en 2017, selon l’Office Fédéral de la Statistique (OFS) -, et la peine qu’ont les ménages à joindre les deux bouts, je ne suis pas certain que les temps aient vraiment changé, au contraire.
      A cette différence près, toutefois: si, dans l’immédiat après-guerre nous évitions le gaspillage pour vivre – parce que, comme vous le relevez à juste titre, il n’y avait pas de quoi gaspiller -, aujourd’hui, il faut veiller à ne pas crever du gaspillage et de la surconsommation.

      Comme les temps changent… Mais je sais bien que ma remarque est parfaitement inutile.

  31. Chère Madame,
    Je crois malheureusement c’est vous qui manquez de culture scientifique et de connaissances sur le fonctionnement du débat scientifique, malgré un titre de professeure honoraire qui n’a de valeur que dans votre champ de compétences.
    Afin de combler quelque peu vos lacunes, je vous invite à faire connaissance avec Svante Arrhenius (Prix Nobel de chimie en 1903), en commençant par exemple avec un article sur le net:….
    Vous y lirez que le débat autour du lien entre CO2 et réchauffement climatique ne date pas d’hier. Comme l’ont écrit un peu plus haut les journalistes scientifiques du Temps, il est aujourd’hui scientifiquement close. Mais libre à une spécialiste du droit de famille et des successions de jouer les négationnistes en prétendant qu’il n’a pas eu lieu.
    Bonne lecture!

    1. Le débat sur l’astrologie ne date pas de hier non plus; ça ne la valide pas pour autant. Le modèle d’Arrhénius est un vieux modèle mais ce n’est pas le seul !

  32. Bonjour,

    j’ai une question qui s’adressent à ceux qui semblent bien comprendre ce qui se passe au niveau climatique: quelle était la raison des changements de temperatures qu’il y a eu dans notre dernier millénaire (parfois plus chaud au point de permettre de cultiver la vigne au sud de l’Angleterre, parfois plus froid pour faire geler la Seine pendant des mois).

    Merci

  33. Al’instant même, sur le site du Monde, on trouve ce commentaire de la part d’un climatologue de Météo-France:
    David Salas y Mélia. “Le réchauffement de la planète en lien avec les émissions humaines de gaz à effet de serre est annoncé depuis plusieurs décennies. Les observations (réchauffement, hausse du niveau marin, fonte des glaces, multiplication des sécheresses, canicules et pluies extrêmes dans de nombreuses régions…) ne font que confirmer les résultats des simulations climatiques.

    Il est encore possible de limiter le réchauffement planétaire mais cela demandera une diminution drastique des émissions de gaz à effet de serre, et des transformations sociétales profondes. Pour l’instant, nous ne pouvons que constater que l’évolution observée des émissions n’est pas compatible avec le chemin qu’il faudrait suivre pour stabiliser le climat. Il faut cependant continuer à porter les messages scientifiques pour enfin parvenir à réduire les émissions de gaz à effet de serre, mais nous devrons aussi nous adapter à un climat encore plus chaud que celui que nous connaissons déjà. ”

    Faut-il organiser encore plus de débats ou juste constater que la part de climatosceptiques ne se réduira plus? Entre 1933 et 1945, il y avait des nazis et des résistants. En 2020, on a des climatosceptiques et ceux qui acceptent l’information scientifique.

    1. En principe, je ne réponds pas à un commentaire, sauf pour indiquer que j’ai supprimé un lien, toujours pour des raisons de sécurité sur le net ou par refus de tout cookie. Mais ici, je tiens à relever que si le fait de douter de la cause anthropique du réchauffement climatique est assimilé, par les personnes d’un autre avis, à du nazisme, alors on a quitté le questionnement “scientifique” pour tomber dans une guerre de religion. Est-ce un aveu de M. Zanetti?

      1. Je ne vous accuse pas d’être nazie. Je veux simplement dire qu’en 1933, j’aurais préféré être du côté des résistants que du côté des nazis, pour le bien des juifs et de la génération d’après. En 2020, je préfère être du côté des gens qui font confiance à la science que du côté de ceux qui pour des raisons que je ne comprends pas la réfute. Et ceci pour le bien des générations futures. En 2019, des feux qu’on n’aurait jamais imaginés en Australie, 1 milliards d’animaux morts, trente personnes mortes. En 2050, quels feux, quels drames? Vous en foutez-vous tant que cela pour nier l’évidence?

        1. Le scientisme écologique
          Il est singulièrement malheureux de choisir la lutte des partisans allemands contre les NAZIS pour illustrer le conflit des écologistes avec leurs détracteurs. Et ceci, quand on sait que celui qui créa l’expression “écologie” en 1867, Ernst Haeckel, biologiste et philosophe, fût connu pour ses idées d’extrême droite et était membre de l’association “Thule”. Cette société secrète, qui comptait parmi ses invités Rudolf Hess et Alfred Rosenberg, avait largement contribué aux idées “pseudo scientifiques” de la propagande nazie (Ecofascim Revisted, Biehl, J. et Staudenmaier, P., New Compass Press, Porsgrunn, 2011).
          Je pense que les écologistes pourraient mieux avancer leur cause s’ils adaptaient une méthodologie scientifique plus rigoureuse et s’ils respectaient mieux la séparation des pouvoirs. Leur façon autoritaire d’utiliser la biologie comme une arme politique et sociale choque dans une société habituée au débat démocratique et à la tolérance vis-à-vis de ses adversaires.
          Il n’est pas étonnant si on leur reproche de manipuler l’opinion publique suite à des “gaffes“ scientifiques comme l’annonce de la disparition de la banquise arctique pour 2013, l’expansion du trou dans la couche d’ozone en 2015 ou la découverte, en 1997, des “îles de plastiques” dans l’océan pacifique du nord qui se révèlent plutôt composées d’attirail de pêche, alertes qui ont été prouvées sans fondement ou largement exagérées.
          Il est bien possible que les scientifiques (désireux d’avancer leurs causes) ont une certaine responsabilité dans la propagation de ces “fake news” mais les écologistes se font un grand tort en criant au loup quand ce n’est qu’un renard qui émerge.

  34. Merci Madame,
    Voici un peu d’eau au moulin ! Je me demande quand tous ces grands scientifiques et spécialistes des problèmes climatiques, études sur le terrain des dégradations de notre planète vont comprendre que nous, le grand public, les citoyens, les dirigeants et la jeunesse du monde avons besoin de les entendre, de les approcher, de les aborder pour poser nos questions, nos inquiétudes, nos soucis, pour communiquer ensemble et pour trouver des solutions réalistes sans être punis ou imposables pour les gestes de la vie quotidienne.
    Nos grands scientifiques internationaux sont frileux, ils se terrent dans des tours de cristal pour nous bombarder de rapports indigestes, rapports à la portée d’une minorité !
    La communication est le propre de l’être humain !
    Mesdames et Messieurs les scientifiques sortez de votre refuge et venez nous aborder et partager vos idées et solutions ! 🙂

    1. Vous n’êtes pas sérieuse, j’espère ? On peut (et on doit) toujours faire plus un terme de communication, mais dire que les scientifiques se “terrent dans des tours de cristal”, ça veut dire que vous n’avez pas cherché à vous informer.

      Le Temps, qui nous offre cet espace de discussion, a publié énormément d’articles sur le sujet, dans lesquels les scientifiques prennent la parole.

      «Le Temps» a organisé le 21 novembre une rencontre entre ses lecteurs et Sonia Seneviratne, climatologue à l’EPFZ et contributrice aux rapports du GIEC, qui a fait une présentation et a ensuite participé à une discussion avec les 70 personnes présentes (cherchez “Changements climatiques: trois vérités bonnes à répéter” pour un compte-rendu). Peut-être que vous étiez occupée ce soir-là, que vous n’avez pas cherché l’information ou que la rencontre était déjà complète parce que vous vous êtes inscrite tard… mais ce n’est pas la faute des scientifiques.

      Sinon, Valentine Python (climatologue, et nouvelle conseillère nationale) a aussi un blog sur ce site (cherchez “Valentine Python Climat Environnement et Santé”); j’ai cherché votre nom dessus, et n’y ai pas trouvé un seul commentaire.

      Dans le monde anglophone, Michael E. Mann est l’un des climatologues les plus engagés dans les échanges avec le grand public. Il écrit des contributions invitées dans nombre de journaux et magazines, et propose même un cours en-ligne gratuit pour comprendre le climat (cherchez “Climate Change: The Science and Global Impact”).

      Peut-être espéreriez-vous que ces scientifiques fassent du porte-à-porte, comme les témoins de jéhovah, pour qu’il vous fasse un résumé personnalisé des problèmes ? Ca pourrait être une idée (encore que, il y a de fortes chances que la majorité des gens leur claque la porte au nez…), mais ce n’est pas vraiment faisable. Donc si vous voulez être informée, il faut que vous cherchiez un minimum l’information. Mais, à nouveau, mettre la faute sur les scientifiques n’est pas raisonnable.

    2. La communication n’est pas l’information. La première vise à persuader et dispose à cette fin de tout l’arsenal de la rhétorique classique. Elle fait appel aux émotions, laisse libre cours à l’opinion et au fameux “bon sens”, dont on sait qu’il est du monde la chose la mieux partagée. C’est l’arme par excellence des publicitaires et des démagogues. La seconde est la recherche, la mise en forme – du latin in formare: “mettre une forme dans” – des faits vérifiables. Elle est la connaissance de base. A cet égard, les journalistes peuvent être comparés aux scientifiques dans la mesure où ils recherchent, mettent en forme et vérifient leurs sources tout en exerçant leur esprit critique, et ceci en toute indépendance.

      Toutefois, ce qui différencie journalistes et scientifiques, c’est que les premiers ont recours à des recettes et tendent à répéter celles qui ont déjà fait leurs preuves. Ils s’imitent entre eux. Les scientifiques confrontent toujours leurs travaux à l’appréciation critique de leurs pairs et ne cessent de remettre leurs hypothèses en question.

      Il est regrettable qu’on assiste aujourd’hui à un virage du journalisme d’information au journalisme de communication et à un retour à la presse d’opinion de la fin du XIXe siècle. Ce quotidien même, où l’illustration (photos et videos), qui n’a aucune valeur informative par elle-même, occupe désormais plus d’espace que l’écrit, n’a-t-il pas sa rubrique “Opinions”? Pourtant, avec les possibilités qu’offrent les nouvelles technologies, le danger est de voir le journalisme d’information céder de plus en plus sa place à un journalisme odieux-visuel et multimédiocre.

      Quant aux tours de cristal qui serviraient de refuge aux “frileux scientifiques”, à quoi ressemblent-elles? Pourriez-vous nous en décrire une? Les scientifiques qui passent six mois de l’année confinés dans leur habitacle en Antarctique, et qui ont quelques bonnes raisons de craindre le froid, vivent-ils dans une tour de cristal? De même que ceux qui gravitent en ce moment dans la station spatiale au-dessus de nous ou observent les étoiles depuis leurs bases du désert d’Atacama? Si c’est ce que vous appelez “tour de cristal”, alors les Sept Boules de même farine décrites par mon géniteur Hergé, comme celle de Madame Soleil, sont autant de lucarnes ouvertes sur la connaissance.

      Et vous, dans quel tour habitez-vous?

  35. L’article est d’une mauvaise foi consternante. Les seuls commentaires qui le soutiennent sont courts et n’apportent strictement rien au débat (à croire que ce ne sont pas de “réels” commentaires pour certains…).
    Nombre de scientifiques, philosophes, sociologues et même économistes, brefs, des chercheurs de manière générale, pointent du doigt les effets de l’activité humaine sur notre planète. Que vous faut-il de plus? Avez-vous seulement réellement essayé de vous informer en profondeur?
    Et à supposer que l’on ne soit pas sûr de cela à 100%, est-ce une bonne raison de ne pas agir pour autant? Je ne crois pas. C’est de notre planète dont on parle – De notre survie, de celle des autres espèce, et ce dans le présent et le futur. Dans le doute (doute qui n’est pas lorsque l’on est pas de mauvaise foi et que l’on a cherché durant plus d’une heure à ce sujet), privilégions l’action et non pas l’inaction.
    Ne le prenez pas mal ma chère Suzette, mais vu votre âge, je comprends que vous ne vous sentiez pas spécialement impliquée dans les changements à venir et que changer, à l’heure actuelle, de fond en comble votre mode de vie faste, que vous traînez sûrement depuis diverses années par habitude, soit inconcevable. Heureusement, d’autres aînés, bienveillant et mieux informés, veulent le bien des générations futures et nous ouvrent aussi la voie, côte à côte avec la jeunesse.

  36. L’urgence climatique est déclarée, comme l’a confirmé le jugement d’un tribunal vaudois. L’axiome scientifique – évident, non démontrable, mais universel – est largement reconnu et son énoncé hypothético-déductif ne devrait plus être discuté. La vérité a trouvé son absolu!
    Or, il est étonnant que le consensus ne débouche sur aucune proposition concrète, conjuguant progrès et action. Le simple quidam attend autre chose qu’un théorème sur tableau noir ou de la rhétorique «par procession d’analogies» (cf. Samuel); il attend, des élites scientifiques et politiques, des «sachants» et des savants émérites, des mesures claires découlant du syllogisme climatique.
    Donc, l’urgence climatique étant avérée, interdisons pour une période de trente jours, les véhicules, les chauffages ou tout autre appareil dépendant d’énergies fossiles. Adieu voitures, scooters, motos, bateaux, véhicules de livraison et de secours, avions!… Étendons la mesure aux voitures électriques dont la production génère aussi d’importantes quantités de combustibles fossiles et qui présentent un grand déficit en carbone lorsqu’elles prennent la route pour des trajets courts… Qu’élèves, étudiants et professeurs prennent conscience du bilan carbone catastrophique des établissements scolaires vaudois… quitte à s’équiper de couvertures! L’ambiance chaleureuse de la rue dans la salle de classe! Au passage, interdisons la construction en béton et les revêtements routiers en asphalte (désarmement du béton et protection des nids-de-poule)… Préconisons subsidiairement de laver ses vêtements à l’eau froide, d’abandonner la viande, d’abandonner les téléphones intelligents; ceux-ci ne représentant que 1% des besoins en énergie du téléphone, il n’en demeure pas moins que les 99% restants sont nécessaires à la fabrication de l’appareil et à l’exploitation des centres de données et des mâts de téléphonie 5G.
    Ces mesures radicales auraient le mérite de déduire les priorités à adopter (à condition de leur survivre), par une profonde réflexion hypothético-déductive, concernant les points pratiques et économiques. Ou de comprendre, après évaluation, qu’une énergie bon marché et fiable est à la base de la prospérité humaine.
    Qu’en déduire? Les prémices et la conclusion sur l’urgence climatique sont avérées. Laissons-nous donc emporter dans le tourbillon des joyeux corollaires!

  37. Aujourd’hui, un autre blog publie un billet. Son titre ? « Climat : en 1988, 2020 était bien prédit ». Il s’agit du retour sur un article scientifique publié en 1988. Il semble malheureusement que la science soit plutôt solide.

    1. A vos trente jours sabbatiques sans véhicule ni chauffage vous pouvez ajouter le jeûne total. Tous les aliments que vous consommons contiennent du pétrole. Tous. Si ce n’est pour leur élaboration c’est pour leur transformation, leur conditionnement, leur transport et l’élimination des surplus. Croire qu’on va se passer de pétrole d’ici 2050 confine au doux rêve. La seule raison qui nous fera renoncer au pétrole et, plus tard au charbon, sera l’épuisement de ces ressources qui est, lui, d’origine anthropique sans aucun doute.

      1. @Leone – Vous n’êtes pas loin de la vérité: l’Office fédéral de l’environnement (Ofev) et l’EPFZ relèvent que les déchets alimentaires, en Suisse (soit un tiers de l’ensemble des aliments achetés) produisent 4 millions de tonnes de CO2, soit une quatorzième part des 56 millions de tonnes produits. Le gaspillage de nourriture cause donc autant de dommages à l’environnement que la moitié du transport privé motorisé (sans prendre en compte l’énergie fossile pour produire les aliments, le chauffage ou la réfrigération des serres et locaux…) et tout autant que les vols d’avions.

  38. Madame Sandoz n’a certainement pas lu les rapports du GIEC. Elle ose dire que les scientifiques n’ont pas débattus alors qu’ils dénoncent depuis des décennies la cause anthropique du changement climatique. Madame Sandoz est certes une ancienne prof d’uni, mais elle n’a aucune compétence scientifique en matière de climat.
    Le rapport auquel elle se réfère met en évidence le manque de connaissance du public et des décideurs et pas le manque de cohésion des spécialistes du climat.
    Certes il existe de nombreux climato-sceptiques, souvent payés par les entreprises actives dans la commercialisation des énergies fossiles qui tentent de nous faire croire que les scientifiques ne sont pas unanimes. Tout comme ceux qui ont été payés par l’industrie du tabac pour nier les impacts sur la santé de la consommation de cigarettes. Ils nient les évidences et tentent de sauver leurs généreux commanditaires.
    Madame Sandoz se permet de soutenir les climato-sceptiques sans avoir aucune compétence scientifique pour le faire. Comme membre du comité scientifique de l’Association “Grands-parents pour le climat, j’ose dire : Honte à elle !!!

  39. L’idée même que l’homme ne serait pas responsable des modifications climatiques et partant de là ne devrait rien changer à ses habitudes est en soi d’une mauvaise foi consterante: comment l’homme pourrait ne pas modifier le climat en tuant les océans, en changeant la composition de l’air, en défrichant massivement les forêts et en tuant la vie bactérienne au coeur même de la terre?
    La terre a connu des changements climatiques pour beaucoup moins que cela. Maintenant en appeler à la responsalisation, c’est tuer le néolibéralisme. Tout est là. Pour ma part, je pense qu’il est déjà trop tard, les digues sont ouvertes. Je ne vois pas comment nous allons pouvoir contenir le réchauffement dans des limites compatibles avec la survie de plusieurs milliards d’humains sur la planète.

    1. @Olivier – Si vous avez lu son œuvre et tout particulièrement «La terre va-t-elle cesser de tourner? – pollutions réelles, pollutions imaginaires», le passage suivant vous a certainement interpellé: «Les alarmistes, par ignorance ou par intérêt, pollueront les esprits plus encore que la société moderne ne pollue la nature. […] Les menaces réelles augmentent continûment, et la clameur médiatique qui les accompagne les amplifie jusque, parfois, dans les cervelles les plus saines. Alors imaginez l’effet qu’ont, dans celles qui le sont moins, les exagérations et les inventions apocalyptiques…» a écrit Haroun Tazieff.
      Véritable scientifique de la terre, H. Tazieff, incarnait une certaine conception de la science, tout en étant opposé au dogmatisme (les dogmatistes invoquant le nom de la science pour clore le débat). La science est une méthode d’analyse, plutôt qu’un simple ensemble de conclusions. En fait, une grande partie de l’histoire de la science est une histoire où il a fallu abandonner les conclusions qui prévalaient chez les scientifiques, à la lumière de nouvelles preuves ou de nouvelles méthodes d’analyse.

    1. Ainsi, cher Monsieur, seuls les climatologues pourraient émettre un avis ou soulever une question sur le climat, seuls les médecins pourraient le faire sur la santé, seuls les économistes sur l’économie….drôle de conception du débat et de la démocratie non ?

    1. Les responsables de la planification des publications mènent un double jeu. Tout en misant sur un contenu qui vise à charmer la masse des lecteurs sans grandes exigences habitués aux journaux gratuits, ils conservent une part d’articles de qualité à l’image de leur prédécesseur le Nouveau Quotidien. Les meneurs de ce journal font de temps à autre des apparitions qui sont des opérations marketing, du genre : « Nous nous intéressons à vous, écrivez-nous… » Ou parfois prennent la plume pour rédiger un article qui se présente comme une synthèse d’opinions. Le directeur d’usine se donne cette même peine quand il descend à l’atelier pour se faire photographier outils à la main, entouré de ses employés qui lui témoignent sa sympathie… Les péripéties des publications successives à la suite de ce blog, et celles qui vont encore certainement suivre, me confirment que ce journal est en train de perdre son âme. Après s’être nommé « Le Temps », quelle image de renouveau pourra-t-il encore donner ? Du genre « Le Miroir du Monde » ou « Le Miroir de l’Actualité » ? Oh non c’est bien trop vieux pour ne pas paraître ennuyeux… Il y a mieux : Le « Miroir du Lecteur ».

      1. Comme le rédacteur-en-chef du “Temps” (que je cite de mémoire) l’a rappelé dans un éditorial passé, un journal est une entreprise. Il est en effet organisé comme une entreprise et donc condamné à être rentable. Le profit fait partie intégrante de sa “Weltanschauung”. Les débutants dans ce métier ont parfois beaucoup de mal à l’admettre.

        En ce qui concerne “Le Temps”, comme la presse dans son ensemble, ce quotidien lutte pour sa survie dans un contexte d’hyperconcurrence et face à des défis sans précédents dans l’histoire de la profession (le journalisme a été mon premier métier). Par nécessité en constante mutation, il ne s’en sort pas trop mal, reconnaissons-le.

        Exemple: la “Lettre” et les commentaires des lecteurs. Autrefois, elle était le dernier recours de ceux qui n’ont pas accès aux commandes. Aujourd’hui, ce journal en fait un pilier central de sa stratégie éditoriale. Connaissez-vous beaucoup de quotidiens qui laissent une telle place à leurs lecteurs pour s’exprimer? Certains commentaires de lecteurs sont aussi longs, sinon plus que les articles qu’ils commentent – alors que la qualité première d’un article de presse est la brièveté… Pour la première fois, un quotidien invite ses lecteurs et des non-professionnels à prendre une part active à sa production, et ceci n’est pas qu’un slogan de marketing, mais le fruit d’une stratégie réfléchie dont rien ne vient démentir l’efficacité pour l’instant, au contraire. On peut l’approuver ou pas. Alors à quoi bon regretter le “bon vieux temps” du journalisme à la Humphrey Bogart? En quoi était-il meilleur ou pire?

        1. Bonjour,

          Merci beaucoup de votre message, qui est très pertinent. Nous tenons en effet à permettre à nos lecteurs et contributeurs de pouvoir s’exprimer sur nos canaux. Pour les blogs, il y a bien sûr un cadre, que nous décrivons ici: https://www.letemps.ch/opinions/blogs-un-espace-dissonance

          Concernant notre stratégie autour des blogs, nous détaillons tout ici: https://blogs.letemps.ch/labs/2019/08/20/innovation-diversite-parite-le-renouveau-des-blogs-du-temps/

          Cédric Garrofé,
          Responsable des Blogs et événements du «Temps»

  40. Pauvre chère Suzette, le retour du bâton n’a pas tardé, mais on n’apprend plus à une singesse à faire la grimace
    Retenons le positif, vous êtes une des rares, sur ces blogs à (presque) tout publier et cela seul mérite le respect que j’ai pour vous.
    Et même si je comprends que le monde actuel n’est plus le vôtre, ce qui est le défaut du monde, pas du vôtre.
    Bons blogs, chère Suzette

    1. Naguère “sénile””, aujourd’hui “singesse”… décidément, dans votre répertoire de compliments à l’adresse de Madame Sandoz, vous vous surpassez.

      D’autres qu’elle auraient déposé plainte en diffamation et atteinte à l’honneur pour bien moins que ça.

      Qu’on partage ou non ses prises de positions, que reproche-t-on à Madame Sandoz, sinon d’avoir proposé un débat sur un sujet d’intérêt public, débat qu’a pourtant déclaré clos de manière arbitraire, autoritaire et unilatérale avant même qu’il ait débuté (ailleurs que sur ce blog) une poignée de “scientifiques” qui s’affichent seuls détenteurs de la “doxa” et ne manquent par ailleurs pas une occasion de prêcher les vertus de la remise en question. Curieux sens de la remise en question et de la liberté d’expression, non?

      Ou alors, seriez-vous, vous aussi, pour la dictature?

  41. Le ridicule ne tue pas… Aujourd’hui 22 janvier je trouve en page d’accueil de ce journal une annonce d’article sous un petit cadre « Opinion » : « Le débat sur le CO2 est clos : réponse à Mme Sandoz ». Il s’agit d’un deuxième communiqué de dix scientifiques ayant lu les deux derniers articles des blogs de Madame Sandoz, sans y avoir participé, pour donner ensuite leur réponse depuis une salle séparée. La publication est une reprise du communiqué des « journalistes » de la rubrique scientifique du Temps, donnée sous une forme un peu différente. Mais en y réfléchissant un peu plus, il est possible que ces nouveaux venus n’ont pas même visité le blog de Madame Sandoz, c’est Monsieur Fragnière qui est venu leur dire bonjour ! Pas pour leur proposer d’entrer dans le blog, mais de faire chambre à part afin de rédiger un nouveau texte qui soit plus imposant, et l’envoyer au Temps ! Une deuxième « réponse », pas différente de la première, mais fournie par de vrais scientifiques qui ne sont ni des « journalistes » issus de la science, ni des lecteurs instruits profitant des blogs pour désinformer tout le monde. Mais et les trois ou quatre autres membres de la rubrique scientifique, ils n’ont pas signé ? Bon, ils ont peut-être estimé que Monsieur Fragnière serait suffisamment bien entouré, et qu’il n’avait pas besoin d’aide pour porter sa valise entre Berne, Neuchâtel, et Zürich…

    Quelle mascarade, les communications sont incluses dans les sciences, mais savoir communiquer avec les autres, simplement avec fair-play ou respect, comme savent le faire des personnes qui n’ont jamais étudié, ce n’est apparemment pas donné à tous les scientifiques.

    1. Doit-on comprendre que vous ragez ne pas avoir reçu une réponse directe à vos tickets? Peut-être ont-ils jugé que les propos de collège devenaient solubles face à la rigueur de ceux qui ont “étudié”.

    2. Je suis aussi assez déçu par cette manière de faire. Mais je comprends mieux les journalistes du Temps: Monsieur Fragnière a un blog dans ce même journal et il a dû leur faire la leçon depuis longtemps !
      Mais, dans cet article au Temps, M Fragnière est tombé dans un piège en citant l’article de James Powell que j’avais déjà critiqué ici. Visiblement il le croît sans aucun doute.
      Je reprends ici mon analyse de cet article douteux:
      James Powell dit s’être appuyé sur 11620 articles pour prouver qu’il y a 99.94 % de consensus sur le réchauffement du à l’homme. On peut heureusement downloader les titres de ces 11’602 articles (additional material), ce que j’ai fait. Et là je découvre que la plupart d’entre eux n’ont absolument rien à voir avec le climat. Exemple:
      – Surface modification of H-ZSM-5 with organo-disilane compound for propylene production from dimethyl ether
      – Susceptibility of selected apple cultivars to the Mediterranean fruit fly
      – The Alpine Ferns of the Trans-Mexican Volcanic Belt,
      etc… etc…
      Ensuite, il dit avoir lu les titres, les abstracts,… Jamais il ne dit combien d’articles il a retenu pour son calcul de %.
      En se référant à Oreskes, ceux-ci avaient analysé 928 articles parus durant 11 ans. Donc en 7.5 mois il a dû en avoir environ… 53 ! Je comprend qu’il n’ait pas dit combien il en avait analysé !
      Mais ce n’est pas tout. Il dit avoir compté dans le consensus tout ceux qui ne mettaient pas en doute la responsabilité de l’homme dans le climat – et ceci sans s’occuper de l’importance de cette influence ou de savoir s’il est dû à un effet de serre ou à autre chose. Donc il compte dans le consensus tout ceux qui pensent que 8 milliards d’humains ont une influence sur le climat d’une importance comprise entre 0.001 et 10 °C ! Normal qu’il trouve 100%.
      Je pense envoyer cette réponse, un peu travaillée, comme courrier du lecteur au journal.
      Peut-être encore une réflexion: dans son blog M.Fragnière soutient la désobéissance civique. Il a donc beaucoup à perdre si la justice se rend compte que tout n’est pas si simple !

      1. Si vous mettez en doute le travail de milliers de scientifiques à travers le monde en analysant le nombre de lectures d’un dénommé XXL, divisé par sa pointure, multiplié par deux pieds, il vous faudra, non seulement de l’aide, du savoir, mais encore de puissants outils informatiques pour avoir un résultat, qui ne sera que votre hyptothèse.

        Comme disait un type des lumières en parlant de nature
        “il n’est pas possible que cette horloge fonctionne et n’ait pas d’horloger”

        La planète est d’une complexité et d’une interactivité telle qu’aucun scientifique ne peut être, à la fois chimiste, climatologue, glaciologue, et bla, d’où ces pools de collaboration, appelé GIEC.
        Alors, ces scientifiques seraient-ils tous des vendus à de grandes industries?
        Tout ceci ne serait-il que complotiste au pur bénéfice d’une société de mondialistes élitistes?

        J’ai une réponse simple, promenez-vous sur les rives, les berges, ou encore les plages de n’importe quelle étendue d’eau, dans n’importe quelle partie du globe, vous trouverez la réponse tout seul!
        Bon voyage 🙂

        1. Je suis parfaitement d’accord avec votre réponse simple. C’est même ce que je voulais tenter de faire passer – mais probablement trop mal ! Et je ne mets pas en doute le travail des scientifiques. Ce n’est que le consensus que je mets en doute. Bon voyage à vous aussi.

      2. Ils auraient dû éviter de citer l’article de James Powell en effet. Il est critiqué même par des climatologues. Par contre les papiers de John Cook sont bien mieux reconnus et acceptés.

        Une critique du papier de Powell:
        skepticalscience.com/Powell.html

      3. Merci de faire part de votre sentiment suite à mon commentaire, la première impression que j’en retire est que vous souhaitez un débat constructif, et la seconde que vous considérez cela encore possible dans ce journal. Madame Sandoz qui offre la parole aux scientifiques que Le Temps s’efforce de discréditer ne se laissera peut-être pas décourager, on lui répond qu’elle est « d’une autre époque », à moi que je regrette le « journalisme à la Humphrey Bogart » (pas grave, j’ai de l’humour), mais ce qui est moins drôle, c’est que ce ne sont pas des adolescents ayant besoin de grandir qui lancent ce genre de paroles, mais des personnes d’âge mûr soucieuses de leur avenir et de celui du journal. Madame Sandoz n’est pas encore assez fatiguée pour avoir envie de repos, et vous, vous êtes un physicien qui désire continuer à exposer ses opinions sur un terrain qui est devenu un échiquier où il s’agit d’abord de gagner contre l’autre. Les forces intellectuelles ne s’additionnent pas au profit d’une cause, elles se soustraient, et les mauvais coups deviennent permis. Mais cela n’empêche pas Monsieur Garrofé de se glisser entre les commentaires pour faire part de son bon travail, et de passer un coup de polish par la même occasion. Alors en conclusion je dirais que Le Temps donne l’image des anciens Grands Magasins Bonnards où les liftiers nous accueillaient avec élégance à l’entrée des ascenseurs. Puis nous parcourions les étages en nous réjouissants de découvrir de nouveaux articles. C’était de la haute qualité, là je ne plaisante pas !

  42. Madame, comment vous y prendriez-vous pour convaincre, ou au contraire pour dissuader une personne du fait que la voyance, par exemple, ainsi que les arts divinatoires, sont, ou au contraire ne sont pas fondés sur des bases sérieuses permettant de faire confiance à celles et ceux qui les pratiquent et en vivent ? Votre opinion là-dessus m’intéresse beaucoup et je me réjouis de venir bientôt vous lire.

  43. Chère Madame,

    Aristote disait : ” L’Ignorant affirme, le Savant doute, le Sage réfléchit”

    Trop souvent l’ignorant affirme….qu’il sait tout, qu’il connaît les solutions à tous les problèmes.

    Le savant le plus souvent….doute! Il cherche, il découvre, il analyse, il recommence à chercher, il se repositionne, il demande même parfois conseil et n’affirmera pas que sa solution est la seule….car d’autres auront, après lui, amélioré, perfectionné ou transformé la découverte initiale….C’est le principe de la science…soit l’école du doute.

    Chère Madame, simplement merci de cultiver le questionnement, le doute, élément indispensable à tout débat scientifique.

  44. Je suis moi-même convaincu que le réchauffement a d’importantes causes anthropiques (peut-être à force de l’entendre et de le lire), mais je trouve que vos contradicteurs, Madame, sont le plus souvent de parfaites caricatures de néo-obscurantistes. Ils n’ont à peu près que des arguments institutionnels ou d’autorité: le GIEC a dit, les scientifiques autorisés ont dit, les experts et spécialiste ont dit, le consensus a dit, les revues scientifiques ont dit, les prix Nobel ont dit…
    Cela me fait penser que lorsque Copernic et Galilée ont commencé à faire les originaux, près de 100% des savants de l’époque affirmaient, pensaient ou faisaient semblant de penser que la terre était plate et au centre de l’univers. S’en étonner rétrospectivement ne relève peut-être pas de la science, mais de la sociologie des sciences.
    Il ne me semble pas raisonnable à ce propos de comparer avec mépris les anthroposceptiques du climat avec celles et ceux qui pensent encore aujourd’hui que la terre est plate. Ce n’est de loin pas aussi simple. La connaissance a fait de grands progrès, mais la planète, l’atmosphère et le climat sont infiniment complexes à l’échelle humaine, et chaotiques sur le long terme. Nous ne sommes peut-être qu’au tout début de leur compréhension et de leur maîtrise. Un poil d’humilité n’est pas superflu dans ce genre de circonstance. C’est même l’un des stimulants du progrès scientifique.
    Nous n’avons d’ailleurs pas besoin de toutes ces certitudes assommantes pour faire avancer le grand nettoyage de la planète et relancer l’économie des pays développés sur de nouvelles bases assainies. Greta Thunberg, qui n’a pas l’air de savoir non plus de quoi elle parle dans le registre de la science et de la tragédie, paraît en ce moment beaucoup plus efficace.

    1. Vous n’avez vraisemblablement pas compris l’histoire des sciences. Copernic et Galilée — et encore ils n’étaient pas seuls — ont dû faire preuve d’originalité parce que le modèle cosmique en vigueur ne permettait pas d’expliquer leurs observations. Aujourd’hui, nous sommes dans une situation radicalement différente. Le modèle (climatique) en vigueur n’est mis en échec par aucune observation.

  45. Chère Madame Sandoz,
    Nous ne sommes pas du même bord politique, loin s’en faut, mais j’ai du respect pour vous. Surtout depuis que je vous écoute (et vois) prendre part avec humour, et donc une certaine forme d’ouverture d’esprit réjouissante, à cette émission radiophonique du dimanche matin sur la RTS, “les beaux parleurs”.
    Ce que j’apprécie d’une manière générale, c’est que je découvre de votre part une démarche intellectuelle ouverte, basée sur l’argumentation et l’écoute non dogmatique de l’argumentation adverse. Ca n’est pas courant chez les politiques (de tous bords) et je partage avec vous cette manière de débattre de manière objective, avec des convictions, avec l’intention de justifier sa position mais aussi avec une écoute réellement attentive de l’argumentation des contradicteurs, en essayant de les convaincre par la démonstration et une contre-argumentation étayée, mais également en acceptant d’entrée l’idée que sur certains points au moins, les contradicteurs puissent également nous convaincre de manière inattendue, ou au moins qu’on puisse tomber d’accord avec eux, et l’admettre, sur certains éléments de son discours et de notre réflexion commune.
    Vous l’imaginez sans doute, après une telle introduction assez complaisante voire élogieuse, je vais me montrer plus critique au second volet de mon commentaire. Mon intention n’est pas de me montrer blessant ou par trop agressif, mais j’avoue qu’en raison de vos qualités d’objectivité et d’honnêteté intellectuelle précitées, mais aussi en votre qualité d’universitaire, je me suis grandement étonné de votre intervention surprenante sur l’urgence climatique et surtout par votre mise en doute de l’origine anthropique du réchauffement qui nous menace tous. Je m’attendais en effet volontiers à ce que vous vous montriez en désaccord avec les activistes climatiques sur la manière de faire face à cette urgence et que vous défendiez le système capitaliste ou les principes de l’économie libérale qui, selon nombre d’entre eux, y ont conduit et devraient être remis en question. Je m’attendais à une défense de la croissance verte et de la fuite en avant technologique et à une attaque des velléités de décroissance économique défendue par certains d’entre eux. Mais découvrir que vous remettez en question, sinon la réalité du réchauffement extraordinaire de la planète que nous vivons, mais son origine anthropique m’a réellement sidéré, et je l’avoue, déçu.
    Si il y a un fait scientifique, longuement débattu depuis plus de 30 ans par la communauté scientifique et aujourd’hui admis par elle dans un grand consensus général (à 95% comme vous le dites vous-même) qui ne laisse plus de doute, c’est bien l’origine anthropique de ce dernier. Vous le reconnaissez de fait par ailleurs lorsque vous vous dites en accord avec l’affirmation que la croissance du taux CO2 dans l’atmosphère est due au fait que, je vous cite, “les hommes consomment en quelque cent cinquante ans la réserve de CO2 accumulée pendant des millénaires”. Corrigeons au passage qu’en fait de “millénaires” il s’agit plutot de centaines de millions d’années qu’il a fallu pour constituer ces réserves de carburants fossiles que sont le pétrole, le charbon et le gaz naturel. Durée de fabrication naturelle qui fait précisément de ces sources d’énergies sur lesquelles notre société thermo-industrielle s’appuie actuellement presque exclusivement, des ressources non-renouvelables à l’échelle de notre consommation de sa presque totalité (ou du moins sa part accessible) en quelques 150 ans. Mais à ce détail près vous reconnaissez l’origine anthropique de l’augmentation du CO2 dans l’atmosphère. Vous poursuivez donc ensuite, et de manière encore plus surprenante à mes yeux, en remettant en cause la qualité de gaz à effet de serre du CO2 qui pourrait, selon vous, ne pas être à l’origine d’un réchauffement de la planète ! Vous écrivez en effet: “D’accord, mais cela ne prouve pas que c’est le CO2 qui est à l’origine du réchauffement climatique” ! Or ce point scientifique est encore moins discutable que l’autre dans la mesure où le phénomène physique de l’effet de serre et de la qualité de gaz à effet de serre du CO2 sont établis depuis longtemps (milieu du 19ème siècle), par ailleurs la correlation entre la température et le taux de CO2 dans l’atmosphère par le passé est établie de manière claire par nombre d’analyses, notamment par des carottages profonds de glaces anciennes des pôles et des bulles d’air d’origine ancienne qu’elles contiennent.
    Vous réclamez un débat scientifique sur la place publique, mais ce débat a eu lieu depuis longtemps ! Et il est clos ! (Ce qui ne signifie pas qu’il ne puisse être réouvert, à la lumière de nouveaux faits en contradiction avec ses conclusions actuelles puis de nouvelles théories à même de les expliquer tous). Ses conclusions comme ses fondements sont publics comme le sont toujours les démarches scientifiques.
    En revanche nous tombons d’accord sur un point: “le manque de connaissance scientifique du grand public”. Et cela transparait chaque jour. Non seulement par votre intervention qui démontre (pardonnez-moi, ce n’est du reste pas un reproche) que bien qu’universitaire, vous n’êtes manifestement pas de culture scientifique (et c’est normal puisque vous avez fait du droit) mais de manière plus révélatrice encore par le nombre de commentaires parus sous votre intervention pour défendre votre point de vue sinon climatosceptique du moins anthropico-sceptique. Je découvre en effet chaque jour à quel point les conclusions des scientifiques au sujet du réchauffement climatique, de son origine, ou pire encore, de ses conséquences potentielles attendues par ces memes scientifiques, sout à la fois terribles et peu intégrées par le grand public.
    Et c’est précisément pour cela que votre intervention est terriblement dommageable. En tant qu’intellectuelle universitaire, et même si vous n’êtes pas de culture scientifique, on serait en droit d’attendre de vous que vous lisiez avec plus d’attention et d’humilité et d’honnêteté intellectuelle dont vous avez montré être capable les rapports scientifiques établis (et renouvelés et complétés chaque année par le GIEC) mais aussi les nombreux ouvrages sur ce sujet. Si vous l’aviez fait, et en raison de votre honnêteté intellectuelle que je reconnais, vous n’auriez jamais écrit cet article de votre blog. J’en suis convaincu.

    1. insinueriez-vous que les scientifiques ne savent pas de quoi ils parlent?
      tous ces climatologues, biologistes, océanographes, paléoclimatologues, biochimistes, etc., qui ont, tout comme vous, fait de longues études universitaires, puis qui se sont consacrés à leurs recherches avec passion et ont développé au fil du temps une expertise dans leur domaine, tout comme vous l’avez fait dans le vôtre. Vous, une professeur académique respectée, vous vous permettez de mettre en doute les connaissances de collègues dont beaucoup sont, eux aussi, des professeurs académiques respectés?
      Pensez-vous vraiment que le fait de disposer d’une plateforme publique vous donne la légitimité de les juger? et en usant de raccourcis de pensée aussi paresseux qui plus est?
      c’est au contraire une responsabilité qu’elle vous donne, consistant au moins à faire preuve d’honnêteté intellectuelle. Or, si j’en crois les commentaires de ceux qui vous connaissent, ça fait partie de vos qualités. Aussi vais-je prendre la peine de vous “parler sérieusement”, parce que vous avez raison, le grand public manque de connaissances scientifiques et vous en faites partie:
      le CO2 est composé de carbone et d’oxygène.
      Le cycle naturel du carbone est ce qui permet la vie sur Terre.
      il y a un cycle court, où le CO2 va de l’air dans les océans et dans les organismes terrestres, via la photosynthèse, puis dans le sol, puis de nouveau dans l’air, via la respiration et la fermentation.
      et il y a un cycle long, où une partie du CO2 qui est dans le sol et dans le fonds des mers s’enfouit plus profondément au cours d’ un processus de sédimentation qui prend des millions d’années et qui produit les hydrocarbures et les charbons.
      en extrayant le pétrole et le charbon du sous-sol puis en le brûlant, l’homme transforme le CO2 qui est à l’état liquide et solide dans le sol en CO2 à l’état gazeux dans l’air. ce faisant, il
      déplace du CO2 du cycle long vers le cycle court.
      Résultat: le cycle est déséquilibré et il reste du CO2 excédentaire dans l’air, dont la concentration augmente de plus en plus, comme les mesures effectuées (en ppm, parties pour million) par Charles Keeling depuis 1958 le prouvent.
      Le CO2 faisant partie des gaz à effet de serre, l’atmosphère se réchauffe inexorablement.
      tout cela, c’est de la biochimie élémentaire et ça concerne le climat.
      mais ce n’est pas tout:
      les océans se remplissent de plastique;
      les produits de synthèse envahissent absolument tout: les sols, les eaux, l’air, notre alimentation et jusqu’à notre organisme;
      l’industrie du jetable engendre un gaspillage et des décharges de plus en plus grandes: vêtements synthétiques à bas coût, téléphones, ordinateurs, appareils ménagers, etc.
      tout ça, ce sont des objets à base de pétrole et qui sont fabriqués par l’homme et pas par le saint-esprit.
      enfin,
      les océans se vident de leurs poissons à cause de la surpêche,
      les sols deviennent infertiles à cause de l’agriculture intensive,
      la diversité des plantes cultivées se réduit de plus en plus,
      des écosystèmes entiers s’effondrent à cause de la pression exercée par l’homme,
      la consommation des ressources augmente exponentiellement,
      la consommation d’énergie ne fait qu’aumenter aussi,
      et enfin, le pire de tout, la biodiversité s’effondre et les espèces disparaissent à un taux de plus en plus rapide.
      tout cela, ce sont des faits, constatés, observés, mesurés depuis plus de 100 ans. c’est la réalité de ce qui est en train de se passer en ce moment même et c’est une évidence scientifique, pas un sujet de débat..
      et tout cela, c’est aussi dû à l’homme et au pétrole sur lequel il a fondé l’entier de ses activités.
      cette situation est inédite et c’est le plus grand défi auquel l’humanité n’a jamais été confrontée.
      et il y a urgence.
      si vous étiez tentée de vous accrocher au fait que le climat global a déjà été aussi chaud par le passé et que ce n’est donc pas grave, vous oubliez qu’à l’époque, les sociétés humaines n’existaient pas et Homo sapiens n’en était qu’à ses balbutiements.

      alors continuez de vous murer dans le déni si cela vous chante, mais de grâce, gardez-le pour vous.
      vous vous trompez de combat en cherchant à placer le réchauffement du climat sur le plan du débat et tout ce que vous parvenez à prouver, c’est que vous êtes complètement dépassée.

      Il est temps de se ranger des voitures…

  46. On déplore le sorte des ours blancs sur la banquise, on s’attendrit à voir les bruleurs des marsupiales et on s’interroge sur la survie des insectes décimés par les feu etc… Mais qui s’oppose à la morte par barotraumatisme des chiroptères ou l’exécution des rapaces et autres oiseaux par les pales ou encore l’écrasement des insectes contre les éoliennes. Quelles sont les vraies motivations des écologistes, qui d’une main industrialisent la campagne avec des aérogénérateurs et de l’autre main accusent l’industrie de détruire la nature ?

  47. Chère Madame,
    vous avez soulevé une marée de commentaires. Je les ai lus. Pour ma part, si je me sens peu armé pour argumenter sur la cause du réchauffement, il y a un point que les clameurs -parfois alarmistes, parfois “justifiées” par un état d’urgence que je trouve trop commode- un point me manque qui pourrait rallier ou faire converger bien des gens.
    Vous l’avez d’ailleurs évoqué hier dans les “beaux parleurs”. Que faire? Que changer dans nos habitudes qui sont tellement décriées? Que faire en tenant compte que nous ne pouvons pas nous recroqueviller vers un passé révolu? Et que nous ne voulons pas détruire cette société qui a assuré une amélioration de notre bienêtre, de la santé, de la longévité.
    Dans le domaine du tri des déchets, nous pouvons continuer de nous améliorer. Dans le domaine énergétique (utilisation du solaire, par exemple) nous pouvons continuer de nous améliorer. Peut-être devons-nous faire attention à notre façon d’appréhender l’énergie électrique: ces batteries pour voitures, pour ordinateurs ou smartphones, sont polluantes. L’électricité stockée n’est pas la panacée, à mon avis. Mais je ne suis pas un spécialiste.
    Ce qui est sûr, c’est que les tentatives de museler les opinons (ce qui était rapporté hier dans “les beaux parleurs”), m’alarment. La tentation de la pensée unique, celle d’imposer un point de vue comme une évidence excluant toute discussion, n’est pas digne de la société dans laquelle nous vivons. Et si une question dérange, soulève l’indignation, il est certainement sain d’expliquer en quoi cette question est peut-être mal formulée. J’ai été frappé et peiné par l’agressivité de certaines interventions ; je pense que nombre de lecteurs vous sont reconnaissants de poser ces questions qui dérangent. Pour ma part je vous en remercie.

  48. Re-bonjour,

    ai-je raté un commentaire ou effectivement personne n’a pu répondre à ma question posée il y a dix jours: quelle était la raison des changements de température qu’il y a eu dans notre dernier millénaire?

    Pourtant à lire certains commentaires il semble qu’il y a de grands spécialistes du climat qui s’exprime ici…

    Bonne journée

    1. Mais Dominique, je crois bien que personne ne le sait. On n’a pas, à ma connaissance, de modèle permettant d’expliquer cela. La climatologie est une science jeune et complexe combinant physique de l’atmosphère, physique du soleil, mouvement planétaires et bien sûr bilans énergétiques, thermodynamiques, électomagntiques et j’en passe !
      Désolé ! Quelqu’un a-t-il mieux ?

  49. Merci Mme Sandoz pour cet article.
    Le GIEC aux statuts biaisés éjecte tout ce qui n’exprime pas la doxa du réchauffement causé par l’homme. Les scientifiques “déviants” sont privés de fonds, même si des centaines d’entre eux viennent de s’adresser à l’ONU pour s’indigner du climat hystérique dans lequel nous baignons, avec une pseudo-science comme alibi. Ce pourrait être le soleil, d’autres causes; le réchauffement n’est pas forcément néfaste, voir l’optimum du moyen-âge. Prétendre prédire le climat de 2100 semble aussi hasardeux que de prédire l’avenir dans le marc de café.
    …Mais le public doit payer l’indulgence pour “sauver la planète et son âme”, les néo-clercs font furieusement penser aux prédicateurs de la grande peur de l’an mil, et les croyants – tout laïques qu’ils se prétendent – cultivent en réalité une prétention et une culpabilité que l’on ne pensait trouver que chez les judéo-chrétiens…
    Avec la taxe Co2 – dont personne ne sait très bien à quoi elle est affectée, nous payons l’air que nous respirons, littéralement.
    Si à peu près tout un chacun est bien entendu d’accord pour ménager l’environnement, il est à craindre que dans cette ère du Grétacé alarmique, l’enfer soit pavé de bonnes intentions et les remèdes pires que les maux: manipulations hasardeuses du climat (HAARP), investissements pharaoniques au rendement minable et aux conséquences désastreuses (parcs d’éoliennes, voitures électriques, etc.), déjà aux mains de marchés corrompus et d’agents sans scrupules. Progrès refusé à des pays qui en ont furieusement besoin, taxes et autres ponctions contre-productives.
    Tous les partis politiques se sont rués sur l’argument qui lave plus vert, passant par pertes et profits des thèmes et enjeux autrement plus concrets et urgents.
    Bref, je fais partie de ces “climato-sceptiques” qui en ont marre que les puissants veuillent dominer les peuples par la peur et la culpabilité, encore et toujours. Pour finir, je constate même autour de moi que c’est souvent ceux qui parlent le plus de “sauver la planète” qui en font le moins concrètement dans leur vie quotidienne.
    Cordialement

  50. Bonjour

    C`est intéressant toute cette masse d’informations disponibles sur le WEB qui vont dans toutes les directions à ce sujet.

    Pour peu que l’on s`y arrète, les modèles climatiques ce sont améliorés au fur et à mesure que les paramètres se sont raffinés (les variables ne doivent pas manquer). Une meilleure compréhension dans le temps de la dynamique de ces paramêtres ont permis ces améliorations.

    Je n’ai pas les ressources intellectuelles pour évaluer et mettre en perspective toutes l’informations disponibles.

    L’Agence spatiale Américaine NASA, est pour ma part une source d’information crédible et elle publie ses données (mêmes celles qui semblent s’écarter des attentes reliées à la confirmation du réchauffement climatique) et de cet ensemble d’informations, l’agence adhère à cette thèse du réchaufffement climatique anthropique.

    À mon sens, le débat sur cette question ne peut exister au niveau du simple citoyen puisque sans formation, capacité de calculs et d’analyse de données, Le quidam comme moi ne peut se faire une opinion valable sur le sujet.

    Le processus de normalisation en Sciences incombe en principe aux Académies de sciences que l’on retrouve autour du monde.

    En principe, lorsque des Académies des sciences se prononcent sur un sujet, C’est que l’accumulation d’informations permet des conclusions.

    Voici de qu »elle manière est définie par Catherine Bréchignac, le rôle de l »académie des sciences de France.

    (remarque Sandoz, merci de ne pas mettre de lien actif!)

    À l’époque, le Soleil est sur le point de supplanter la Terre comme centre du monde — comme le Roi du même nom qui symbolisait la France —, l’oxygène n’avait pas été identifié en tant que tel et on croyait à la génération spontanée. Mais, à l’initiative de Colbert, en 1666, les plus grands esprits scientifiques du temps se réunissent en une prestigieuse Académie des sciences.

    Celle-ci fête cette année ses 350 ans, et l’un de ses secrétaires perpétuels depuis 2011 est une femme (inimaginable sous Louis XIV !), Catherine Bréchignac, 70 ans, qui fut présidente du CNRS entre 2006 et 2010.

    Quel est le rôle de l’Académie des sciences ?

    CATHERINE BRÉCHIGNAC. Elle en a plusieurs. Le premier, être une vitrine de la science française. La presque totalité des grands savants de notre pays en ont été membres : Lavoisier, Condorcet, Pasteur, Pierre Curie, François Jacob, Françoise Barré-Sinoussi…

    Aujourd’hui, elle est encore composée des meilleurs scientifiques, dans toutes les disciplines. Depuis une quinzaine d’années, grâce à l’arrivée de nouveaux membres — nous étions une centaine, nous sommes passés à plus de 250 –, dont la moitié ont moins de 55 ans, elle s’est considérablement étoffée et rajeunie.

    L’une des missions de l’Académie est aussi de décerner ses prix, avec des ressources provenant de mécènes, environ 2 M€ par an.

    Elle a aussi pour ambition de redonner du temps à la réflexion, ainsi que d’éviter qu’une pseudo-science ne s’installe. Condorcet disait que « les académies sont là pour combattre le charlatanisme et créer un équilibre entre les disciplines ».

    Voyez-vous, ils nous protègent du charlatanisme.\

    Je vous soumet aussi à titre d’exemple ce communiqué de l’institut de France (Académie des sciences) en 2015 au sujet des changements climatiques.

    L’avis fut adopté sur la base de 78 Oui, 9 Non, 9 abstentions. (Sandoz:lien actif…)

    Votre posture remet en conséquence les bases même du processus de normalisation des assises conceptuelles communes en sciences.

    Ce n’est pas rien !…

    C’est faire table rase d’une tradition séculaire sans raison.

    Ce processus existe depuis des siècles pour certaines, et il semble avoir fait ses preuves,

    Elles ne sont pas infaillibles et malgré qu’elles soient soumises aux dynamiques sociales de leur temps, elles ont été remaquablement fiables une à une…

    Le dénigrement de ces institutions est à mon sens le véritable péril auquel fait face notre civilisation.

    Des institutions fortes et crédibles sont les assises du développement de nos sociétés,

    Voici une liste des academies des sciences :

    (Sandoz: lien actif supprimé)

    qui appuient la thèse du RCA.

    Au fait cette position commune n’est pas le fruit d’une soirée bien arrosée ou elles se sont tous prononcées au même moment en criant hip hip hourra.

    Selon mes calculs, la probabilité qu’elles aient tous tort en même temps est très faible.

    Simplifions, vous possédez cent montres et elles ont chacune un taux historique de défaillance de 1 %.

    Vous prenez une photo et chacune d’elles indique midi

    Quelle probabilité d’erreur associez-vous à l’énoncé….Il est midi ?

    On a ici des processus distincts qui arrivent au même résultat.

    Plus simplement pour vous épargner le calcul…est-il possible qu’il soit….midi ?

    ….Tout va très bien madame la marquise…

    ….tout va très bien….tout va très bien !…

    1. Désolée d’avoir supprimé les liens actifs, mais je ne peux pas tout contrôler et je ne prends pas la responsabilité par rapport au Temps de faire de mon blog le centre d’une énorme toile d’araignée. Merci de ne pas m’en vouloir et si par hasard une référence active avait échappé à ma vigilance, ne me faites pas un procès d’intention. Il n’y a pas de visibilité des liens quand on met le texte pour correction.

  51. Bonjour Madame,
    J’ai apprécié vos propos.
    Un ami m’a prouvé que le réchauffement climatique ne fonctionne pas selon les lois qui nous sont données.
    Si c’était le cas il y aurait trop à redire.
    Il y a réchauffement, madame Michu peut le constater.
    En attendant de savoir vraiment pourquoi il faut se préparer sans attendre.
    Il y a deux pistes à privilégier:
    Se loger sous un mètre de terre ou plus.
    Faire pousser nos aliments sous serre enterrée.
    Ceci est valable partout sur terre.
    Je ne suis pas alarmiste.
    Seulement objectif!
    Cela ne se fera pas en regardant les étoiles!
    Bon soleil à vous!
    Smiling Paul

    1. Le problème c’est quand votre ami M. Michu se met à faire de la physique de l’atmosphère et à contrer ce que la communauté internationale de spécialistes scientifiques unanime nous dit par le biais du GIEC depuis des années…
      Il n’y a malheureusement pas (ou plus) de controverse parmi les scientifiques spécialistes du climat. Il serait temps de l’accepter, même si leur constat et ses conséquences ne nous plaisent pas et nous obligent à modifier radicalement nos comportements. La cause du réchauffement climatique est clairement anthropique et trouve sa cause principale dans la consommation effrénée de combustibles fossiles depuis 150 à 200 ans. Le déni Des évidences est humain lors d’un deuil, mais il faut le dépasser. Même si on parle ici de faire le deuil de notre confort et niveau de vie actuel.

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