Les pleurnicheuses les ont eus!

Ainsi, les parlementaires fédéraux ont introduit les quotas dans les conseils et les directions des SA ! Effet de la prétendue grève du 14 juin, paraît-il. Quelle déchéance !

Comment peut-on souhaiter, comme femme, être choisie sur la base de quotas et comment peut-on, comme parlementaire, introduire des quotas dans des entreprises privées ? Par chance, il n’y a pas de sanction prévue si les 30 ou 20 % de femmes ne sont pas atteints ! Sursaut d’intelligence qui fait encore pleurnicher certaines.

Pour être franche, je me demande parfois si, en introduisant les quotas dans les SA, les parlementaires (mâles) n’ont pas trouvé une manière de se moquer en sourdine des manifestantes du 14 juin au poing levé, voire, à Genève, aux seins nus.

  • Ah ! Vous voulez un droit à la nomination dans des postes dirigeants ? Hé bien, en fixant les quotas que vous réclamez, on privera pour des années les femmes les plus compétentes de la possibilité de penser qu’elles ont été choisies pour leurs compétences. Il leur faudra faire la preuve par neuf de leur capacité, ce que l’on n’exige jamais des hommes parce qu’ils ne subissent pas, eux, de quotas, sinon à l’envers, en étant exclus au profit de personnes du sexe dit faible pour lesquelles on ne sait pas la raison du choix dont elles ont profité.

D’aucunes se plaignent que, dans un poste à responsabilité, on exige et attend plus d’une femme que d’un homme ; c’est typiquement l’effet de l’esprit des quotas, que ceux-ci soient appliqués ou non. Pour justifier de son poste – dont on ignore à quel titre il a été accordé ! – il s’agit que la femme en place se montre parfaite. La jalousie des médiocres (hommes et femmes) triomphe.

Entre les parlementaires opportunistes qui ont voté oui à la modification de la SA pour ne pas perdre des électeurs/trices et ceux, machos, qui y ont vu une manière de se moquer discrètement des femmes en acceptant la demande de certaines d’entre elles, ce sera difficile de choisir lors de l’élection de cet automne. Peut-être y a-t-il eu quelques « non » sauvant l’honneur.

Suzette Sandoz

Suzette Sandoz

Suzette Sandoz est née en 1942, elle est professeur honoraire de droit de la famille et des successions, ancienne députée au Grand Conseil vaudois, ancienne conseillère nationale.

24 réponses à “Les pleurnicheuses les ont eus!

  1. Entièrement d’accord avec vous. Ce qu’il faut, c’est changer les mentalités, pas les lois! Aucune femme compétente ne sera satisfaite qu’on la soupçonne d’avoir obtenu un poste principalement parce qu’il fallait remplir un quota! Et quid de l’inverse dans un tel cas? Faut-il aussi interdire que des femmes puissent devenir majoritaires le cas échéant à la tête de SA? Tout cela n’a pas de sens et ne fait certainement pas avancer la cause de l’égalité homme-femme!

  2. Ce féminisme idéologue, victimiste et de mauvaise foi empoisonne nos sociétés occidentales. Quel mépris de la compétence. Pour ma part, je ne cesserai de pleurnicher que lorsqu’un quota de rouquines myopes et en surpoids aura été introduit. Et peut-être qu’en changeant d’orientation sexuelle, je pourrai atteindre un statut de victime encore plus élevé.

    1. Indépendamment de la question particulière des quotas, c’est bien contre vos préjugés ciblés que le féminisme doit agir. Parce que cela ne vous heurte pas qu’un rouquin, myope et en surpoids puisse accéder à un poste pour ses compétences. Une « rouquine » cela ne passe pas.

  3. Merci pour cet éclairage très intéressant, et je ne serai pas étonné que parmi ces “machos” certains savent apprécier des femmes comme vous.
    Je me permets encore de rajouter que ce n’est pas forcément la quantité qui fait la qualité.

    1. Quand bien même, parmi ces machos, il y en aurait qui apprécieraient les femmes telles que Madame Sandoz, je ne suis pas certain qu’elles en retireraient un sentiment de bien-être !

      1. Nous pourrions débattre sur la définition et le sens du terme macho, c’est bien pour cette raison qu’il a été mis entre ” ” car certains hommes pourraient l’être opportunément au vu du contexte.

    2. “je ne serai pas étonné que parmi ces “machos” certains savent apprécier des femmes comme vous”

      Les machos sont celles et ceux qui voté pour cet modification d’art. 734f CO. Les exemples de femmes ayant réussi (notamment à atteindre de tels CA ou direction) sont si nombreux… Merci de faire présumer sur elles qu’elles ont atteint leur place en raison de quotas.

  4. Vous allez vous faire descendre en flamme par les politiquement corrects, admirateurs des défilés de femelles, qui à leur stupidité naturelle, ont ajouté une insondable vulgarité. Les femmes dans la rue ! des femmes des rues… Il fallait les voir brailler ! Pouah !
    Je vais au reste y avoir droit aussi, mais nous sommes au-dessus de ces misères…

    1. Dans vos commentaires en rapport du féminisme, vous saisissez régulièrement l’occasion d’exprimer votre haine et votre mépris sur d’autres femmes qui finalement s’occupent peu de vous. Votre hostilité semble répondre à un besoin de régler des comptes, sans rapport direct avec le sujet. Entre la paix que vous éprouvez « au-dessus de ces misères », et les défilés de « femelles naturellement stupides et vulgaires » auxquels vous ne manquez pas d’assister, vous me semblez très seule… Dans cette solitude, à quoi pourriez-vous « avoir droit vous aussi ?.. » De quoi vous sentez-vous lésée dans votre vie pour avoir tant de hargne ?..

  5. Vous aurez remarqué, chère madame Sandoz, que les féministes ne pleurnichent pas pour demander des quotas de femmes sur les chantiers, dans les mines ou dans la profession de déménageur. Pourtant ces professions sont des fiefs masculins à 100%. Comment se fait-il que les féministes ne se soucient pas de cette discrimination scandaleuse et ne s’intéressent qu’aux postes d’administrateurs de sociétés?

    1. Les féministes se sont déjà souciées des discriminations dans le cadre de l’apprentissage et de l’emploi il y a cinquante ans : Mécanicienne, policier, ambulancier, pompier, pilote de ligne, et nombre de professions ne demandant pas d’avoir une constitution physique d’homme. Le genre d’insinuations auquel vous recourez est lassant et sans portée dans le débat actuel touchant au féminisme.

  6. La question peut paraître réductrice, mais je me demande si finalement bon nombre de femmes ne se représentent pas la vie plus facile si elles pouvaient être des hommes… Est-ce que dans sa vie ce ne serait pas déjà une bonne chose de s’attacher à ce qu’on est pour se développer au mieux ? La découverte de soi proposée dans de nombreux stages peut très bien aider à révéler des qualités pas mises suffisamment en avant, dont on n’aurait pas assez conscience. Mais à force de vouloir croire à tout on passe peut-être à côté de ce que l’on pourrait se sentir être pleinement en se regardant simplement dans la glace. Mais maintenant, on laisse déjà entendre aux fillettes qu’elles ne seront pas forcément plus jolies et heureuses en robes pour qu’elles se sentent « libres » de faire un choix. Dans ce grand et vague possible elles ne rêveront plus à rien et grandiront dans toutes les directions !.. Le rapport avec les quotas dans les entreprises ? Un banc d’essai de plus, basé sur des théories fraîches qui remettent en question nos acquis en psychologie depuis cent ans. Et dans ce monde les femmes n’ont jamais été sous-représentées, les facultés de psychologie comptent actuellement plus de 70 % d’étudiantes. Sont-elles pressées de mettre à jour des notions que le féminisme considère comme dépassées ? Leurs points de vue seraient utiles, entre leur psychologie propre de femme actuelle, et celle plus étendue qu’elles étudient à l’université.
    ( À l’auteure de l’article : Si vous estimez que mon commentaire s’éloigne trop du sujet, vous êtes libre de ne pas le publier.)

  7. Question difficile pour les hommes : comment éviter la dictature féministe à venir ?
    Trouvera-t-on encore des candidates non féministes sur les listes électorales de l’automne prochain ?
    Ou devra-t-on de résoudre à n’élire que des hommes ?

      1. D’accord nuançons : n’élisons pas n’importe quel homme seulement parce qu’il est un homme.
        Et, accordons aussi des suffrages à de vraies femmes, c ‘est à dire féminines et compétentes, mais non à des candidates marquées par l’idéologie féministe, “poison de nos société occidentales”.

  8. Ah là là, vraiment désolé de lire de pareilles inepties de votre part. Et le grand n’importe quoi haineux habituel des commentaires. Pas de quoi être fiers…
    Il faut comprendre qu’il n’est pas question que des femmes prennent la place d’hommes mais que des femmes compétentes occupent une partie des postes qui sont aujourd’hui traditionnellement occupés par des hommes, eux aussi compétents. Et il n’y a aucun doute que ces femmes le seront, compétentes ! Aucune entreprise placera à des postes stratégiques des femmes qui n’auraient pas le profil souhaité ! Et gardons à l’esprit que pour chaque poste il y a toujours plusieurs personnes qui rempliraient parfaitement le cahier des charges. Finalement il faut faire un choix parmi ces personnes et, dorénavant, à compétences égales, le choix devra se porter plus souvent sur une candidature féminine. Pas de quoi pleurnicher ou crier au scandale.
    Les quotas ne constituent pas une solution à long terme, évidemment. Ils sont par contre nécessaires pour que le regard de la société sur les compétences change; c’est en voyant une part importante de femmes aux postes clefs que les hommes et les femmes de demain ne se questionneront plus sur la légitimité d’une femme d’entreprendre telles études ou de postuler à un job de direction. Et lorsqu’il sera acquis que les compétences de sont pas liées au genre, alors les quotas n’auront plus de raison d’être.

    Et personnellement, les femmes que j’ai vues dans la rue n’étaient pas des pleurnicheuses mais des citoyennes qui se battent pour leur droits !

  9. Est-ce que les parlementaires ne sont pas élus selon des quotas ? Il suffit des remplir des listes de candidats et selon le pourcentage des suffrages obtenus, des personnes sont élues quelle que soit leur compétence !

    1. Voulez-vous dire que les parlementaires sont élus indépendamment de leurs compétences? C’est possible, mais cela ne tiendrait pas aux quotas, mais bien aux électeurs.
      Suzette Sandoz

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