“Les jeunes” récupérés pour le climat

Quel beau coup de pub que celui réalisé par les fanatiques du réchauffement climatique grâce à la récupération des jeunes ! C’est une honte !

De tout temps, les idéologies à tendance totalitaire ont cherché à récupérer les jeunes et à profiter de leur capacité d’enthousiasme pour des cause d’apparence généreuse, afin de les faire « marcher » à la baguette.

Je n’évoquerai pas les jeunesses hitlériennes que je n’ai pas connues mais en revanche les « festivals de la jeunesse et des étudiants » de l’époque de la guerre froide, festivals organisés par l’URSS car les communistes étaient alors passés maîtres dans l’art de séduire la jeunesse, avec une slogan de « paix et d’amitié « !

La manifestation (il ne s’agit pas d’une grève au sens strict, vu que l’objet n’avait rien à voir avec des rapports de travail !) des étudiants, des apprentis, des gymnasiens et des écoliers, vendredi dernier, est un nouvel exemple de récupération de la jeunesse par une idéologie avec un slogan généreux : « sauver la planète pour les jeunes ».

La preuve qu’il s’agissait bien d’une récupération, c’est que la manifestation se déroulait un vendredi, incitant tous les jeunes encore mineurs à suivre un ordre venu d’on ne sait où sauf à désobéir éventuellement à leurs parents, à leurs enseignants, à leurs maîtres d’apprentissage. La récupération par une idéologie totalitaire est celle qu’on ne subodore pas car elle a l’attrait du fruit défendu. Et puis la cause est si noble ! Qui pourrait s’y opposer sans heurter les esprits les plus généreux ?

Un établissement scolaire payernois a le courage de sanctionner les élèves qui ont manqué un travail de maths. Il a totalement raison – à la condition que la sanction ait été annoncée et que les élèves aient donc « séché » le cours en connaissance des risques. Ces élèves-là ont osé prendre un risque pour défendre une cause qui leur est chère. Mais ils n’auraient aucun droit d’exiger que les programmes ou les calendriers des épreuves scolaires soient modifiés pour eux. Ils n’auraient aucun droit d’exiger que des professeurs revoient, à cause d’eux, l’organisation de leur enseignement. S’ils veulent manifester qu’ils le fassent à leurs frais (c’est-à-dire au risque d’une sanction), ou alors un samedi au lieu d’aller skier (ce sera le cas, semble-t-il, des prochaines manifestations, les « manipulateurs » ayant pris sans doute la mesure de leur erreur morale par rapport aux « mineurs »).

Le changement climatique est indubitable. Il est difficile de savoir quelles en sont les causes exactes, mais il est certain que l’on a la responsabilité morale de prendre les mesures qui pourraient se révéler utiles (personne n’a au demeurant de solution absolue !). C’est à la fois une question politique – qui doit être prise en considération par tous les responsables politiques – et une préoccupation morale individuelle.

Le grand danger c’est que, dans la mesure où il y a un aspect moral, d’aucuns en fassent une idéologie camouflant leur soif de pouvoir totalitaire. Et la jeunesse est une proie facile pour leur succès.

 

Beaucoup de commentaires arrivent à double, je ne sais pas pourquoi; je mets évidemment l’un des deux dans la corbeille! (03.02.19)

 

 

Suzette Sandoz

Suzette Sandoz

Suzette Sandoz est née en 1942, elle est professeur honoraire de droit de la famille et des successions, ancienne députée au Grand Conseil vaudois, ancienne conseillère nationale.

38 réponses à ““Les jeunes” récupérés pour le climat

  1. Je souhaiterais trouver dans ce blog les avis des enseignants les plus courageux qui ont rejoint leurs élèves dans la rue. Ou qu’ils nous fassent partager leur ferveur dans ce journal, puisque ce privilège est réservé à leurs jeunes auditeurs le restant de l’année en classe.

  2. Curieux, ou vous ai-je mal compris et vous vous suspectez les jeunes d’être manipulés par des totalitaristes?
    Pourtant ce devrait vous faire plaisir, les jeunes assumant leur liberté et leur avenir.
    Car quels seraient ces “leaders” totalitaristes?

    P.S. Quelle bien mauvaise idée de sanctionner et quel bien mauvais modèle de punir le fait de sortir des clous on leur donne, de ceux qui incitent à haïr le vrai totalitarisme, genre jeunesse hitlérienne ou israëlienne.
    🙂

    1. Je ne peux bien entendu pas nommer de leaders, mais en dehors des éléments scientifiques incontestables des climatologues, il est bien connu que le problème du climat est un vecteur bienvenu pour nombre de marxistes / communistes, frustrés après la chute du mur, qui se sont engouffrés dans ce mouvement, y voyant un autre biais pour attaquer le capitalisme et notre vie de liberté.

    2. Si vous pensez que notre école publique est totalitaire parce qu’elle essaie d’imposer des règles bien définies, cela n’engage heureusement que vous-même!

      1. Je pense que des jeunes qui font preuve d’une plus grande maturité que leurs aînés en manifestant pour leur avenir qui les concerne vraiment (pas moi qui ai 64 ans), ne doivent ni être accusés d’être manipulés par des… marxistes, ni sanctionnés pour un acte citoyen.

        Après, comme vous dites, chacun sa vision politique face au changement climatique que pourtant, peu contestent. Personne ne pourra non plus nier que le progrès technique lié au capitalisme est bien responsable du dit changement.
        Si lutter pour la vie et la nature est marxiste, alors je suis marxiste!

        Bien à vous

  3. Il n’y a aucun doute sur la cause du changement climatique. Les jeunes méditent deux faits que leurs ainés semblent ignorer, deux mesures que nul ne peut réfuter :
    1/La teneur en CO2 dans l’atmosphère a augmenté continuellement depuis le milieu du XIXe siècle : de 75 parties par million à 400.
    2/La température moyenne à la surface du globe a été de 14,38 degrés en 2011, soit 0,51 degré au-dessus de la température moyenne au milieu du 20e siècle. Neuf des dix années les plus chaudes dans les annales météorologiques se sont produites depuis 2000.
    Il est donc vraiment vrai que nous avons changé un des paramètres essentiels de la planète, sa capacité d’absorber l’énergie solaire. Nous l’avons fait à force de brûler du pétrole ou du charbon, qui sont eux-mêmes de l’énergie solaire emmagasinée durant des millions d’années, respectivement du plancton et des végétaux fossilisés. Ces êtres vivants se nourrissaient de CO2 et rejetaient de l’oxygène. C’est pour cela que notre atmosphère est devenue respirable. Or, nous avons enclenché le mécanisme inverse, nous retournons vers une planète avec plus de CO2. Nous avons mis en place un système industriel, qui dépasse les capacités de recyclage de la planète. C’est aussi simple et évident que cela.

    1. Inutile de venir nous rappeler les faits de base que tout le monde connaît maintenant et que Mme Sandoz ne conteste pas, je pense. C’était pas du tout le propos de l’article.

  4. C’est exactement pour faire face à ce genre d’ignorance et de paranoïa (voir d’immobilisme confortable) de politicien/-es vieillisant-e-s que “les jeunes” ont décidé de ce mobiliser. Enfin !! Il était temps.

    Le réchauffement climatique n’est pas une “idéologies à tendance totalitaire”, c’est une réalité scientifique. Franchement, analyser la volonté d’action face au changement climatique à l’aune d’une hypothétique “soif de pouvoir totalitaire”, quelle abération ! On frise la théorie du complot !

    Et finalement, qu’est-ce qu’une sanction scolaire face à la réalité du climat planetaire dont le rechauffement s’accélère. “Les jeunes”, eux seront là pour en voir les conséquences.

    Une fois de plus en vous lisant, me revient à l’esprit ce proverbe : “si ce que tu as à dire est moins beau que le silence, alors tais-toi”.

    PS : jolie performance, atteindre le point Godwin dès le troisième paragraphe !!

    1. Le proverbe que vous citez vous donne raison. S’il fallait s’astreindre à ne dire que de belles choses ou se taire, je pourrais reconnaître à son entière valeur votre absence dans ce blog.

  5. Madame,

    Je vous signale que les jeunes qui aujourd’hui s’inquiète de l’avenir de la planète, ne font qu’essayer de rendre un tout petit peu responsable les politiques d’aujourd’hui. Qui ne sont que les héritiers de votre politique de droites qui sème la mort et la disparition de l’humanité. Et ceci Madame, car vous n’avez été dirigé à l’époque de votre mandat politique par votre ego surdimensionné et votre avidité. Je vous prie de recevoir toute ma compassion, car tant d’ignorance et de vanité doivent vous faire vivre de grande souffrances.
    Meilleures salutations

    1. Vous nous offrez une dramatique démonstration de haute et belle tournure. Cette contribution gracieuse à la paix dans les esprits qui s’affrontent nous donnera à tous de saines forces pour engager notre combat contre le réchauffement climatique.

  6. Si quelque chose est honteux c’est plutôt de dénigrer des jeunes qui font acte de civisme en manifestant pour l’avenir de leur planète, et donc le leur! En quoi sont-ils récupérés ou manipulés? Quels sont les leaders politiques qui les auraient ainsi influencés négativement? On critique assez les jeunes générations pour leur supposé manque d’engagement et égoïsme. Saluons donc plutôt cette action qui montre que ces clichés ne sont en rien fondés. Bravo les jeunes (et c’est quelqu’un de 73 ans qui vous le dit)! Quant à nier le réchauffement climatique comme vous le faites, lisez le commentaire de M. Neirynck et ôtez vos oeillères!

    1. Mme Sandoz ne nie pas le réchauffement climatique, elle se pose simplement la question des jeunes “grévistes”. Pour avoir participé aux manifestations de ’68 je peux assurer qu’on n’est jamais tout à fait spontanés lorsqu’on est jeune et nous étions déjà à l’Uni, à niveau de collège et gymnase je me demande s’il sont vraiment armés pour débattre de ces choses…et ne me dites pas que les jeunes d’aujourd’hui sont tellement plus futés… j’étais Prof au Collège jusq’à 2005 ! Mais, en admettant qu’ils soient vraiment motivés et conscients, il reste le problème de la responsabilité : les gilets jaunes travaillent en semaine et manifestent pendant leur jour de congé, eux il sèchent leurs cours (ah, que c’est bien !) et il ne veulent pas en payer le prix. Ça c’est le reflet exact de l’éducation qu’ils ont reçu dans une société déresponsabilisée.
      Il faut croire que ça arrange les pouvoirs en place. J’ai 73 ans aussi et j’ai fait mienne la devise “Celui qui a 20 ans n’est pas révolté n’a pas de coeur, mais celui qui est encore révolté passé 40 ans n’a pas de raison”

      1. “Les fanatiques du réchauffement climatique” (sic), tout est dit, surtout si on considère d’autres papiers de Mme Sandoz sur le même sujet. … Et j’ai aussi participé, non aux manifestations, mais aux ateliers de réflexion en Rumine en 68, et je peux vous assurer que personne ne nous manipulait! On peut devenir âgé, sans pour autant devenir de vieux c…s (comme certains le disent), critiquant les jeunes générations et regrettant “le bon vieux temps”. Par ailleurs, il n’y a pas d’âge pour être révolté, si c’est pour de bonnes causes!

    2. @ M. Pierre-André Haldi.
      Cet article ne critique pas l’engagement des jeunes manifestant pour la cause qu’ils veulent défendre, et les dénigre encore moins, il expose la nécessité de préserver leur bon développement vers l’indépendance de pensée. Mais il est permis de vivre leur enthousiasme et les féliciter même à 73 ans, tant que vous ne les aidez pas à confectionner leurs banderoles.

      1. Et si Monsieur Haldi voulait même les aider à confectionner leurs banderoles, ou moi, votre “indépendance de la pensée” (jusqu’à demander ci-dessous l’aide du gendarme Pro Senectute) serait mise à mal?

        P.S. La jeunesse c’est dans la tête, ni dans les rides, ni à l’état civil

  7. Mme Sandoz,
    Que vous suspectiez les jeunes d’être manipulés, sans pouvoir le démontrer par le plus petit commencement de preuve, c’est déjà faire montre d’un manque flagrant de rigueur. Mais que vous confondiez opinion et fait scientifique, c’est impardonnable.
    Prétendre qu’il est difficile de savoir quelles sont les causes exactes du réchauffement climatique, c’est comme dire qu’il faut encore prouver que le SIDA est une maladie sexuellement transmissible: c’est de la malhonnêteté intellectuelle. Le consensus scientifique est plus que robuste pour dire que les causes des changements climatiques sont les activités humaines. Ce n’est pas un consensus d’opinion, c’est ce qu’on appelle un fait scientifique. La nuance est de taille! Merci d’en prendre note.

    1. Voulez-vous volontairement omettre que les dégagements de méthane d’origine volcanique dans les fonds marins contribuent pour leur part au réchauffement climatique ? Et en dehors de l’activité humaine, la vie humaine tout court due à son inévitable besoin physiologique respiratoire ? Ces nuances, pour reprendre votre terme, compliquent évidemment l’équation. Malhonnêteté ou faiblesse intellectuelle ?

      1. Je n’omets rien du tout. Les dégagements de méthane dont vous parlez influencent le climat, comme de nombreux autres processus naturels d’ailleurs, mais ils ont tendance à s’annuler ou à se compenser. Ils ne provoquent pas d’anomalie de température à long terme, comme celle que nous pouvons constater depuis 150 ans. Ce phénomène est inédit dans l’histoire géologique et il est largement admis qu’il est dû à l’activité humaine. Ce n’est pas mon opinion, c’est un fait.

  8. “Le changement climatique est indubitable. Il est difficile de savoir quelles en sont les causes exactes”
    Les causes exactes sont connues, reconnues, validées scientifiquement et pourtant les actions nécessaires n’ont pas été mises en place par les générations au pouvoir depuis 50 ans.
    “Les scientifiques nous le disent depuis des décennies. Encore et encore. Beaucoup trop de dirigeants refusent d’écouter. Beaucoup trop peu ont agi avec la vision exigée par la science. Nous voyons les résultats. Dans certaines situations, ils sont proches des pires scénarios des scientifiques.” Antonio Guterres, secrétaire général de l’ONU.
    Alors oui les jeunes sont en colère et ils ont raison! Notre inaction risque de les priver d’un avenir. Pas juste de la possibilité de passer le week-end à Barcelone de temps en temps, mais de pouvoir boire, manger, être en sécurité.
    Votre article est rassurant sur un point: si votre seul argument face à l’engagement des jeunes contre le réchauffement climatique c’est de faire appel aux nazis et aux soviets (Loi de Godwin nous voilà) c’est qu’il n’existe plus d’arguments raisonnés pour défendre votre position.

  9. Madame,

    Tiendrez-vous le même discours pour la grève féministe du 14 juin 2019? Elle aura aussi lieu un… vendredi. Peut-être je ne sais quel totalitarisme (gauchiste, évidemment) manipule également ce mouvement en arrière-plan? Votre raisonnement est absurde et votre propos ridicule. Heureusement que la jeunesse veut prendre les choses en main car la vieillesse de droite, elle, nous précipite droit dans le mur.

    Meilleures salutations.

  10. Ou comment aligner des mots et faire ressortir la paranoïa qui vous habite.
    Les nazis et ses SS, les russes et leurs marxistes et Trump qui nous dit que le réchauffement climatique est un complot des chinois pour s’attaquer à l’économie américaine.
    Di vous vous étiez une peu renseigné sur le sujet, vous auriez pu apprendre que le mouvement de faire la grève le vendredi est venu d’une jeune étudiante suédoise de 15 ans. Au moins les jeunes ont une leader à suivre de leurs âges et non un vieux croulant sénile et paranoïaque.

    http://www.francetvinfo.fr/monde/environnement/cop24/une-ado-suedoise-appelle-a-la-greve-des-enfants-pour-sauver-la-planete-et-devient-une-icone-de-la-lutte-contre-le-changement-climatique_3100267.html

    1. Il ne s’agit, ici, pas de répondre directement aux commentaires de M. Praz Joël et Stéphane Amsellen, mais plutôt de mettre en évidence leur comportement dans une société qui se préoccupe plus des différences entre nouveaux genres rares, que de l’être humain ordinaire qui révèle sa différence le jour où il a des rides.

      Il serait temps que l’on se décide à assainir le climat dans les blogs et partout ailleurs où nombre de commentateurs jettent librement leur mépris à la tête des personnes âgées. Des associations comme Pro-Senectute pourraient à mon avis plus s’impliquer, cette dernière engage des bénévoles qui offrent leur temps, des trajets payés de leur poche avec leur voiture privée, et surtout leur bonne volonté : C’est rentable. L’équipe d’assistants sociaux, le juriste, le directeur touchent un salaire qui se situe entre 4 et 5 chiffres, les opérations qu’ils décident d’entreprendre sont soutenues aussi par les dons de personnes âgées de tous niveaux financiers. Je propose ainsi au directeur de Pro-Senectute de prendre une fois sa plume pour lancer le sujet, dans un journal autre que celui qui se lit en moins de 20 minutes. Cela en voudrait à mon avis la peine, ce serait peut-être même rentable…

      1. “Il serait temps que l’on se décide à assainir le climat dans les blogs…”
        Ah si vous aviez pu en rester là. Car oui c’est important. Après, il est vrai que l’on méprise volontier les vieux, mais aussi, les jeunes, la droite (ici), la gauche, les verts, presque toujours les dirigeants, ceux qui n’ont pas votés comme moi et que ne méritent donc pas la démocratie…
        J’en ai certainement oubliés.
        Quel dommage de ne défendre toujours les droits que d’un groupe particulier.
        La démocratie numérique, à laquelle ces blogs contribuent, devrait enfin trouver des outils permettant à plus large échelle un débat permettant de répondre factuellement aux arguments en présence et tenir comptes des émotions, dans la mesure où des choix politiques vont en général favoriser les uns en défaveurs des autres.
        Réduire la consommation d’énergie non renouvelable (qui me semble bien plus important que la lutte contre le réchauffement, tout en contribuant à cette dernière) ne demande pas simplement des lois et des taxes, mais une remise en question de la gauche et de la droite, et surtout de nos certitudes politiques et économiques.

  11. M. le Professeur Neyrinck, vous donnez dans la croyance. Où est passée votre rigueur scientifique ? Voyez par exemple ce que pense ce Nobel au sujet du CO2 et du réchauffement climatique (il n’est pas le seul scientifique à partager ce point de vue): https://www.youtube.com/watch?v=SXxHfb66ZgM

    Oui quant à admettre un réchauffement climatique. Non quant à devoir affirmer catégoriquement que le CO2 en est la cause et encore moins la seule cause. Non quant à rejeter l’idée qu’il pourrait n’être que naturel. Oui en revanche pour admettre qu’il faut lutter contre la pollution sous toutes ses formes.

    Madame le Professeur Sandoz, là vous faites dans le sacrilège et vous vous exposez à des volées de bois vert…

    1. Interposer un … Nobel, dont on sait la farce que c’est, face aux 5’000 scientifiques du GIEC, plus le 95% des scientifiques de la terre et qui ont tous la même conclusion, font que le nain, c’est vous GIO.

      On sera d’accord sur un point néanmoins, le réchauffement n’est pas “que” lié au CO2, dont on se sert pour minimiser les risques. Et même “réchauffement” n’est pas clair.

      Le jour où vous n’aurez plus d’eau potable et rien pour à faire bouillir dans votre marmite, il vous importera peu qu’il fasse 20C ou 40C (à l’ombre des mélèzes à ouin ouin, bien sûr 🙂 )

  12. Qui manipule qui, au profit de qui ?
    Peut-être y a-t-il bien un peu de récupération idéologique, mais réjouissons-nous néanmoins, que des jeunes, souvent critiqués pour leur manque d’engagement civique aux élections et aux votations, s’intéressent à une cause qui les concerne au premier chef.
    Sans préjuger de leur sincérité, laissons au moins à ces jeunes manifestants le temps de faire leurs preuves, sur leur prise de conscience et leur volonté de changement.
    Cette belle jeunesse saura sans doute éviter une tentative “totalitaire” marxisante de certains partis politiques ; elle devra aussi assumer les risques de sanctions, c’est à dire oser se “mouiller” vraiment et bien sûr, et surtout, renoncer à certaines habitudes, très confortables, comme les trop nombreux voyages en avion, par exemple.
    Manifestations oui, félicitations, mais aussi engagement personnel : on ne peut avoir le beurre et l’argent du beurre !

  13. Ces discours relativistes sur le climat sont epuisants. On nous a deja fais le coup avec le tabac, (le tabac cause-t-il vraiment le cancer et d’autres effections “sympathique”??. Est-t-on vraiment sure ?? Faut-il se preoccuper des consequences??. Tout ca, dans le seul but de proteger une industrie. C’etait dans les annees 1970-80-90. Le sujet climatique est bien plus grave car il touche tout le monde, meme ceux qui font semblant de ne rien voir.
    Alors soutenons les jeunes!!! Certains aines sont hors jeu. Alors STOP a cette perte de temps, de questions qui n’en sont pas, et allons de l’avant sans se preoccuper des climatosceptiques et autres rentiers de la planete.

  14. Le GIEC est un géant aux pieds d’argile. En 2007, il s’est discrédité en soutenant sur la base d’une source ridicule que selon une “très haute” probabilité les énormes glaciers hymalayens auraient fondu en 2035. Il a reconnu cette erreur mais seulement en 2010 alors qu’il avait été alerté par un glaciologue en 2006 déjà…
    Le GIEC serait appuyé par “95% des scientifiques”. De quels scientifiques parle-t-on? S’il s’agit des météorologues, difficile de réprimer un ricanement lorsque l’on voit la difficulté qu’ils ont à prévoir le temps à une semaine😁. De toute façon, ce chiffre paraît louche, trop élevé pour refléter un milieu scientifique rarement consensuel. Je vais vérifier.
    Attention de bien distinguer la question de la *cause* du réchauffement climatique (CO2 ou pas), de la question du réchauffement en tant que telle et de la pollution. Nul doute pour moi que le climat se réchauffe. Ni que l’humain pollue trop et qu’il doit se corriger au plus vite pour continuer à bénéficier d’eau potable entre autres.

    1. Au sujet du prétendu consensus de 95% des scientifiques, voir https://www.youtube.com/watch?v=iK3G8wqqp_k&t=33m00s. Le Prof. François Gervais a fonctionné comme superviseur GIEC, ce qui le rend crédible. L’entier de la vidéo (en français) mérite notre attention.
      Tiens tiens, j’éprouvais un doute de principe au moment de lire le billet de Mme Sandoz, me voici maintenant gagné par un doute plus concret au sujet des effets du CO2 et du rôle humain…
      Attachons-nous à lutter contre la pollution sous toutes ses formes.

  15. Comparer, même de loin, un mouvement de jeunes actuel, né de l’école de notre démocratie, avec les jeunesses hitlériennes est indigne de vous, Mme Sandoz. Quoique vous pensiez de la politique climatique, ne vous égarez pas dans des comparaisons qui ne font que desservir votre démonstratiin et votre crédibilité.

    1. Les jeunes manifestants actuels et la jeunesse hitlérienne ne sont pas comparés pour ce qu’ils font ou représentent, ou même pas comparés du tout. On parle ici de l’influence exercée sur la jeunesse, et de son possible dessein. « L’école de notre démocratie » est une image qui tombe à point nommé, parce que précisément la liberté de s’exprimer accordée à tous est exploitée à travers une brèche ouverte dans les classes d’écoles aux idéologues exaltés. Dans le passé il était interdit aux enseignants de parler de politique en classe, afin de prévenir l’action des modeleurs d’opinions. Aujourd’hui ce règlement n’existe plus, on fait simplement confiance. Tant confiance qu’il ne faut pas s’étonner de lire dans les faits divers les exploits déplorables de personnes autant instruites qu’immatures qui ont réussi à s’asseoir sur la chaise du professeur. Et parfois encore « à la satisfaction de tous », direction de l’école comprise. Alors s’il vous plaît abstenez-vous de déformer aussi grossièrement des propos, en les soustrayant du sujet, pour les déclarer indignes. Vous avez mal choisi votre terrain de chasse où vous faites sonner haut et fort les notes fausses de votre trompe.

  16. Madame Sandoz,
    je crois que vous ne comprenez plus la jeunesse et je trouve vos propos dénigrants… Je ne résiste pas à vous dédicacer les paroles “nobélisées ” de Bob Dylan:
    “And don’t criticize
    What you can’t understand
    Your sons and your daughters
    Are beyond your command
    Your old road is rapidly agin’
    Please get out of the new one if you can’t lend your hand
    For the times they are a-changin’ “

    1. J’ai beaucoup écouté et aimé Bob Dylan à l’époque où nous voulions justement combattre ceux qui tentaient de nous inculquer les valeurs héritées de génération en génération, lesquelles justifiaient aisément la guerre, la brutalité éducative, ou condamnaient la nudité dans les champs pendant qu’ils se déshabillaient discrètement dans leurs bordels. Et je pourrais en parler encore longtemps… Nous demandions à nos parents de ne plus nous comprendre, et bien que certains se moqueront de moi, j’estime qu’aujourd’hui nous sommes plus capables de comprendre nos enfants quand ils nous crient : « Vous ne comprenez rien ! » Parce que nous les avons bien mieux laissés se développer, pour qu’adultes ils n’aillent pas demander sous les dalles des tombes comment faire pour bien vivre. Ils ont pu mieux démarrer dans leur adolescence pour continuer à évoluer… Vous l’avez deviné, c’est de l’indépendance de caractère dont je parle. Avoir sa pensée à soi, se développer en rapport de ses propres expériences dans son époque, tout en gardant une oreille disponible s’il y a quelque chose de bon à prendre quand les anciens commencent leurs récits… À l’opposé de l’interprétation immédiate que vous faites des propos de Madame Sandoz, je pense qu’elle n’a aucune peine à comprendre le message de la chanson de Bob Dylan qui en son temps, rêvait d’une liberté possible mais pas encore vraiment accessible. C’est bien ce même chemin vers la liberté de pensée qu’elle veut aujourd’hui sauvegarder pour cette génération d’adolescents dans la rue, ce n’est pas moins important que le climat pour lequel ils manifestent.

  17. Chère Madame Sandoz,
    Jusqu’ici, j’ai toujours trouvé à vos chroniques quelque chose de réjouissant. D’accord ou non avec leur contenu, j’estime qu’il est bon de lire de temps à autre des textes qui détonnent par rapport au politiquement correct ambiant. Mais votre texte sur la grève du climat est d’un ordre ordre et m’amène à réagir.
    En présentant les écoliers et étudiants impliqués comme des pantins manipulés par quelque “fanatiques”, vous insultez plusieurs milliers de jeunes gens, en leur déniant tout libre arbitre. Et cela sur la base de simples supputations de votre part, de pétitions de principe qui fleurent le complotisme.
    L’injure prend des dimensions quasi surréalistes lorsque vous évoquez le totalitarisme (trois fois dans votre petit texte!) visé par les manipulateurs. On en reste sans voix. En nazifiant le banal on en vient à banaliser le nazisme, disait en substance tel essayiste.
    Cette phrase est hélas d’autant plus d’actualité que vous osez convoquer, certes par prétérition, les jeunesses hitlériennes. L’insulte, ici, côtoie l’aberration. Comment peut-on décemment placer au même niveau une idéologie nationaliste, antisémite et expansionniste, d’une part, et d’autre part des jeunes hommes et jeunes femmes dont le credo tient dans le souhait de trouver des solutions aux problèmes environnementaux?
    Certes, certains grévistes se demandent si le changement requis est concevable au sein du système actuel. Bien d’autres avant eux ont soulevé cette question subversive. Je pense à l’essayiste Guillebaud ou en penseur bouddhiste Mathieu Ricard. Sans doute sont-ils tous téléguidés par Moscou ou Pékin?
    En un mot, chère Madame Sandoz: continuez, s’il vous plaît, de clamer vos idées, mais de grâce, faites-le au moyen d’arguments plutôt qu’en vous contentant de jeter le discrédit sur les personnes dont les actions ou les opinions vous déplaisent.

    1. Le libre arbitre est une faculté qui se construit chez l’adolescent, mais qui n’existera vraiment qu’à l’âge adulte s’il grandit bien. Ce passage peut s’étendre sur une période plus ou moins longue, et débuter parfois relativement tard selon les personnes, avec des écarts bien plus variables que la croissance physique. Et il y aura le moment où le nouvel adulte se rendra compte que le libre arbitre, il ne l’avait pas à son jeune âge… La notion de choix, de liberté, évolue au cours du développement psychoaffectif de l’être humain. Songez au tout petit qui dit « Non ! » à tout, il a réussi à comprendre qu’il a la possibilité de choisir en sens inverse de ce que sa mère veut pour lui. Puis il sera capable de choisir, en vraie indépendance, s’il a envie de manger une banane ou un abricot. Mais devant dix fruits différents il sera encore indécis ou même perdu, et enverra tout balader. Il lui reste alors entre quinze à vingt ans, ou même plus, pour continuer à grandir psychologiquement, sur cette échelle où tout en bas il y a la banane et l’abricot, et tout en haut… le choix d’une cause à défendre, et là je ne songe pas exclusivement au réchauffement climatique pour lequel pratiquement tout le monde est déjà d’accord : « Réagissons ! » Les enfants qui ont manifesté dans la rue sont bien capables de comprendre cette nécessité, sans avoir besoin d’une démonstration scientifique (ou d’indices convergents) qu’ils ne seraient pas en mesure de comprendre, tout comme la majorité des adultes qui s’appuient sur les déclarations des scientifiques auxquels ils font confiance… Éloignons-nous si vous le voulez bien, du sujet climatique pour envisager d’autres causes dignes d’être défendues qui se présenteront dans le futur, où l’enfant pourrait avoir bien de la peine à comprendre la situation, les cas de figure possibles dans son évolution, et ses enjeux. Mais parfaitement à même de faire un choix en rapport de ses sentiments : « Je ne veux pas la guerre ! » Il ne suffit pas de manifester fort dans ce sens pour obtenir la paix (il y a des adultes qui y croient). Qui sont les bons et les mauvais qu’il faut combattre ? Ce ne sont pas les scientifiques comme dans le sujet du climat sur lesquels ils pourront s’appuyer pour constituer leur opinion, mais des adultes qui désigneront pour eux les bons et les mauvais. L’impact d’une manifestation d’enfants n’aura pas d’impact sur les décisions des politiques, car ils sont déjà tous pour la paix, mais les moyens pour l’obtenir peuvent diverger grandement, selon qui sont les bons et les mauvais. L’analyse est difficile déjà pour nous les adultes, que l’on laisse les enfants hors de tout cela ! Mon souhait est relatif à de nouvelles possibles manifestations dans le futur, parce que celle du climat est un précédent, et comment pourra-t-on expliquer à ces enfants que pour le climat on a fermé les yeux, ou qu’on les a même approuvés ou félicités, mais que pour la nouvelle cause qui leur tient à coeur c’est différent… Ce seront alors ceux qui veulent les respecter qui seront embarrassés, et qui n’auront d’autre choix que de dire : « Non ! Je ne veux pas que tu ailles manifester ! Tu comprendras plus tard pourquoi ! » D’autres seront gentils, l’enfant se sentira compris. Ce qu’il ne pourra en revanche comprendre c’est qu’il est manipulé. Il n’est pas encore le jeune adulte qui pour la première fois a passé le seuil qui lui donne du recul : « Le libre arbitre, je ne l’avais pas… » Le pire, si ces manifestations consenties pour les plus jeunes devaient se poursuivre, avec les plus mauvaises conditions peu probables dans notre pays, néanmoins envisageable à long terme, c’est que ce seuil pourrait très bien disparaître à une époque future que je n’espère pas. Les régimes comme celui de la Corée du Nord ont compris depuis longtemps comment agir sur le développement des petits coréens pour leur forger tôt d’heureuses opinions. Ils agissent sur leur affect, ne les lâchent plus jusqu’à l’âge où ils se tiennent déjà fiers et droits au passage de leur Père qui les aime. Nous ne voulons pas dans nos pays démocratiques que de tels pères éduquent nos enfants, même s’il ne s’agit dans le présent que de touts petits leaders qui veulent partager leur ferveur militante avec des écoliers, en se réjouissant que ceux-ci soient leur porte-voix. La pub exploite de pareille manière les enfants pour vendre une marque de voiture : La meilleure voiture est choisie par le fabricant, c’est évidemment la sienne. Et c’est l’enfant qui conseillera de sa voix confiante papa et maman : Touchant… Et cela marche sinon ce genre de pub aurait été abandonnée.
      Permettez-moi maintenant d’aborder la question délicate de l’embrigadement des enfants dans la sombre période du nazisme, parce que l’analogie vous a fait bondir. Mais sur quoi reposait l’analogie dans les propos de Madame Sandoz ? Absolument pas au niveau des deux manifestations (propagande nazie et démonstration pro climat) qu’elle ne présente pas en couple. Il n’y a pas lieu d’être choqué, l’analogie porte sur le phénomène d’influence sur des esprits jeunes et par définition malléables. L’image de la jeunesse nazie est triste et détestable, mais il n’est pas moins triste de penser à ces enfants dont une bonne part a éprouvé de la honte d’avoir fait partie de ces joyeuses brigades. Ils n’étaient pourtant coupables de rien, ils n’avaient pas le libre arbitre. Cela a été essentiel de le leur expliquer pour qu’ils ne portent pas ce fardeau durant toute leur vie. Dans une proportion autre, c’est l’avenir qui pourra en faire la mesure, je ne souhaite pas que nous devions expliquer un jour à la génération de nos enfants devenus grands qu’ils n’ont rien fait de mal, mais que l’image qu’ils ont donnée doit rester cachée… Ainsi, ayons le courage de regarder les images de la jeunesse (et même enfance) nazie, c’est un extrême qui peut améliorer notre compréhension à tous les niveaux d’idéologies, de la plus inoffensive à la plus dangereuse. N’ayons pas l’illusion de pouvoir établir une limite en dessous de laquelle nos enfants peuvent aller manifester, nous entrerions alors dans un nouveau combat où ces derniers seraient les seuls perdants.

  18. Manipulé? Quelle signification?
    Si nous ne pouvons plus croire, ce que l’on essaye de m’inculquer depuis 50 ans, nous ne pouvons être que manipulé.
    Croire ne veut pas dire “je pense”, “je suppose”, “j’imagine”, “j’ai vaguement entendu”.
    Croire ne s’oppose pas à savoir.
    Quand je dis “la terre tourne autour du soleil”, j’exprime un savoir, basé sur le croire pour 2 raisons:
    – Je crois mes parents, mes professeurs, les livres de sciences, les gens qui ont vérifié.
    – Je crois donc aussi, qu’un tel savoir est vérifiable. Que je serais moi-même capable de le vérifier (ne pas tomber ici dans le piège que la vérification serait facile pour n’importe qui).
    Une énorme partie de notre savoir et de nos convictions sont basés sur cette confiance que des hommes et des femmes formés travaillent de manière méthodique et honnête et que leurs vérifications débouche sur un savoir solide et transmissible.
    Nous sommes en train de perdre cette foi (Il, elle est de bonne foi, dit-on en français encore aujourd’hui).

    Je crains donc aussi le savoir.

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