Une précision bienfaisante dans une démocratie chancelante

Merci au Temps de ce 26 mars (p. 2, Débats) d’avoir publié l’article du docteur Jacques-André Haury, intitulé « Cessons de confondre <<tests positifs>> et <<infections>> ». L’auteur, médecin, y explique clairement l’erreur de l’OFSP dans sa manière de comptabiliser les cas d‘infections et de définir le fameux RE, taux de transmissibilité de l’infection.

A un moment où l’on commence à vivre des dérives policières anti-manifestants, il est vital de remettre l’église au milieu du village

Il est assurément regrettable que les manifestants de Berne (certes, manifestation non autorisée) le 20 mars dernier, n’aient pas pris la peine, pour la plupart, de mettre un masque (j’allais écrire « afin de sauver la face ! »). Mais l’absence de masque et d’autorisation ne justifiait à aucun moment les excès des molestations, voire les brèves séquestrations policières et les bannissements de Berne pour 48 heures au plus, rapportés ce 26 mars par Sarah Dohr, journaliste et présidente de BON POUR LA TETE, dans l’hebdomadaire du même nom. La manifestation simultanée de Liestal, également interdite, n’a pas donné lieu, elle, à des dérives policières, semble-t-il. Quant à la manifestation interdite à Altdorf pour la fin de cette semaine, elle aurait pu , au lieu d’être interdite, être strictement subordonnée à l’engagement de porter le masque. La liberté de manifester pacifiquement peut parfaitement être soumise à des mesures de sécurité. Mais ce sont les pays non démocratiques qui procèdent – en dehors de toute violence – à des arrestations en masse, à des contrôles systématiques d’identité, éventuellement à des bannissements.

Quand l’entretien de la peur et de l’erreur justifie des sanctions policières voire pénales, la démocratie pourrit par la tête

La particularité la plus inquiétante de cette pandémie des inconnues scientifiques, c’est la rapidité avec laquelle elle transforme de « fiers démocrates, amis de la liberté » en un troupeau de délateurs solidaires ! Je n’ai pas de sympathie particulière pour les manifestations de masse, même pacifiques, surtout à notre époque où la réunion est facilitée par les réseaux sociaux au détriment souvent de l’organisation de la sécurité des citoyens. Mais c’était la grandeur de notre pays que de savoir encadrer ces manifestations sans violence, même quand elles ne sont pas autorisées. Quel phénomène fait d’une pandémie peu létale – et l’on s’en réjouit – la première menace pour la vérité, la démocratie et les libertés ?

Suzette Sandoz

Suzette Sandoz est née en 1942, elle est professeur honoraire de droit de la famille et des successions, ancienne députée au Grand Conseil vaudois, ancienne conseillère nationale.

54 réponses à “Une précision bienfaisante dans une démocratie chancelante

  1. “des dérives policières”

    Il n’y a pas eu dérives policières dans les manifestations citées.

    Il y a eu parfois des ordres disproportionnés de la chaîne de commandement ou un comportement rénitent des manifestants. Je ne souscris en revanche pas du tout à votre utilisation de l’expression “dérives policières”.

    Dans un état de droit, il est normal que nul n’échappe à la loi.
    Si vous souhaitez vous plaindre des lois existantes, et des mesures qu’elles prévoient, merci de ne pas pour autant stigmatiser les femmes et les hommes qui l’appliquent.

    #Bluelivesmatter

    1. Vous êtes de toute évidence un(e) représentant(e) des forces de l’ordre, cependant vous devriez vous méfier de votre corporatisme, car si l’attitude de certains de vos collègues est parfaitement humaine, comme on a pu le constater aujourd’hui encore à Sion, certains en revanche en sont restés à un stade pour le moins primaire.
      Il n’y a pas eu de dérives policières, dites-vous ?
      Oh que si, il y en a eu. Les photos qui le prouvent sont largement disponibles sur les réseaux sociaux, vous devriez vous donner la peine d’y jeter un coup d’oeil, comme d’autres collègues à vous le font sans doute depuis longtemps.
      Séquestrer “préventivement“ des personnes sur la place publique, alors qu’elles n’ont commis AUCUN délit (si ce n’est de se trouver dans les parages, à moins que cela ne soit interdit ?!?), cela ne vous semble pas une dérive policière, pour commencer ?
      Les empêcher de faire leurs besoins après plusieurs heures de séquestration (témoignage lu sur l’un de ces réseaux), pour ensuite leur coller une amende pour avoir uriné par terre, ce n’est pas non plus une dérive policière, d’après vous ?
      Croyez-moi, la liste pourrait être longue, et pas à l’avantage de votre corps de métier – hélas, car il ne mérite pas cela. Heureusement que certains d’entre vous se réveillent et que peut-être, un jour, certains ordres de la chaîne de commandement auront plus de peine à passer.

    2. J’étais à Berne le 10 mars, sur l’Helvetia Platz au milieu de parents venus avec leurs enfants, de personnes âgées, de gens venus armés de convictions, de fleurs et de slogans bon enfant. L’ambiance était joyeuse, quand bien même nous étions encerclés par des policiers probablement plus nombreux que nous. Des Landrover poussant de larges et hautes grilles, se sont pourtant mises à avancer contre nous, sans la moindre raison. Pitoyable démonstration de force totalement déplacée. Mon voisin a été contraint de pisser dans sa gourde après 2h30 à attendre sur la place, parce que les policiers refusaient de le laisser aller aux toilettes.
      Alors oui, je trouve que c’est allé trop loin.
      Et cette débauche de moyens policiers ne visait clairement pas à garantir le respect de règles sanitaires et éviter une contamination de masse (arf, je me marre, en plus on avait pris soin de former des groupes de 5-10 personnes max…) mais à nous empêcher de nous exprimer. Ce qui est clairement contraire à l’Arrêt de la CEDH du 19 novembre 2019 dans la cause Andrey Delionovich Obote c. Russie (3ème section).

    3. J’étais sur place et je peux vous assurer qu’il y a eu des abus de pouvoir et des mesures totalement disproportionnées pour des gens tenant des ballons et des bulles de savons.
      Je n’accable pas la police en général car je pense qu’elle est nécessaire et la plupart du temps protectrice. Mais dans ce cas précis , c’était du pur délire. Je n’en croyais pas mes yeux. Et jai pu parler avec plusieurs d’entre eux , 3h3o d’enfermement ça laisse le temps 😁, et certains n’étaient pas d’accord même s’ils devaient obéir car c’est leur job. Donc oui il s’agit bien de dérive de l’organe policier dans ce cas précis. Belle journée à vous.

  2. “une pandémie peu létale”

    Vous allez bien ???

    2 742 357 morts déclarés (et probablement beaucoup plus, vu que la Chine et l’Inde ne déclarent plus leurs morts…)

    Vous arrivez sérieusement accoler “peu létale” à 2,7 millions de morts ???

    1. Mme Sandoz a raison, cette “pandémie“ est effectivement peu létale en comparaison annuelle.
      Votre problème est que semblez précisément ignorer la mortalité annuelle mondiale due aux maladies respiratoires infectieuses (3 millions selon l’OMS).
      Il y a en outre une autre supercherie dont personne ne parle, à savoir qu’on semble avoir oublié de remettre les compteurs à zéro au début de cette année, comme on le faisait pourtant par le passé…
      Il y a donc lieu de réviser à la baisse votre chiffre pour 2020 – une année où la grippe a mystérieusement disparu…

      1. En Suisse, Covid sera la 3ème cause de décès en 2020, après les maladies cardio-vasculaire et le cancer. Les accidents de la route et les suicides sont très loin derrière.

        Sans les mesures prises par les gouvernements, nul doute que cette terrible maladie serait la 1ère cause de dècès. C’est d’ailleurs ces mêmes mesures sanitaires qui expliquent la faible incidence de la grippe (ce qui confirme la gravité de SARS-Cov2 qui a entraîné une surmortalité malgré l’absence de grippe).

        Ceci se confirme dans la plupart des pays d’Europe comme la Belgique qui enregistre une surmortalité record en 2020 à cause du Covid.

        1. “Sans les mesures prises par les gouvernement” – aucune preuve à ce jour de l’utilité des mesures. Les pays comme la Belgique (Espagne, Italie, UK), qui ont pris des mesures très sévères – ont une surmortalité plus grande que les autres.

        2. Parler de terrible maladie en parlant du covid, laissez-moi rire… Ebola avec plus de 66% de décès est, elle, une terrible maladie car elle laisse peu de chance de survie… Et que dire du sida… Je vous enjoins à redescendre sur terre et à apprendre à relativiser… Quant à la grippe, celle-ci a été occultée au profit de Covid et, elle n’est pas la seule maladie dans ce cas. La prétendue surmortalité n’est, probablement, due qu’à ce qui a été inscrit sur le certificat de décès et ce toutes pathologies confondues…

    2. Ce qui ramené à la population mondiale de 7 milliards 500 millions environ donne 0.036 %. C’est donc bien une maladie très peu létale.Rappelons que le tabagisme tue la moitié de ses utilisateurs, c’est donc une maladie extrêmement létale!

    3. Vous qui semblez apprécier les chiffres, connaissez-vous l’âge moyen des victimes? 81 ans… soit l’espérance de vie moyenne d’un être humain. En brandissant des chiffres sans les mettre en perspective, on finira par prendre mesures pour empêcher l’âge, cette maladie létale, de se propager…

        1. 81 ans correspond à l’âge moyen des personnes décédées dans le monde. En Suisse, la moyenne d’âge des personnes décédées du covid est de 85 ans environ, et l’espérance de vie moyenne à la naissance de 81.9 ans pour les hommes et de 85,6 ans pour les femmes…
          Ceci étant, ces suisses décédé(e)s du Covid à 85 ans en moyenne avaient effectivement encore statistiquement 4 ans à vivre pour les hommes, 5.5 ans pour les femmes, si l’on se réfère aux données de l’Office fédéral de la statistique. On pourrait donc penser que vous avez en partie raison, mais ce n’est toutefois pas le cas : en effet, à 85 ans, ceux qui ont encore statistiquement 4 /5.5 ans à vivre, ce sont les personnes âgées dont la santé est normale (i.e. dans la norme, ou ou statistiquement moyenne) également. Autrement dit, ceux dont la santé est fragile ont moins de chance d’atteindre ces 89/90,5 ans, et ceux qui pètent la forme vivront certainement plus longtemps. Or, on sait également que ceux qui présentent des comorbidités meurent plus du covid que les autres… et avaient donc de toute manière moins de chances à 85 ans de vivre jusqu’à 89/90.5 ans que leurs contemporains. Votre propos illustre ainsi parfaitement ce que j’écrivais: il faut mettre les chiffres en perspective.
          Et même en imaginant que vous ayez raison (ce qui n’est pas le cas), et que le covid tue des personnes qui statistiquement avaient peut-être encore 4-5 années à vivre, l’avenir de combien de jeunes (avec bien plus de 4-5 ans à vivre) ces mesures catastrophiques tant pour l’économie que pour la tête, ont-elles sacrifié sur l’autel du risque zéro?

          1. @ yvan guichard

            …les jeunes sacrifiés…

            Comme beaucoup, vous êtes à ce sujet complètement dans l’exagération. Cela dit c’est vrai que nous en avons mare, mais c’est entièrement dû à la mauvaise gestion, je dirai catastrophique de la deuxième vague et bientôt la 3ème vague, mais pas de la 1ère…

          2. @Daniel Aebischer Allez dire ça aux jeunes qui ont obtenu leur CFC en été 2020 par exemple, et qui ne trouvent pas de place de travail parce que l’embauche est en berne. Si l’économie repart (même un peu) cet été, les employeurs embaucheront les nouveaux promus plutôt que ceux qui ont fini il y a une année déjà, et n’ont pas bossé depuis… Même cirque pour les jeunes qui cherchent une place d’apprentissage et n’en trouvent pas. Quand l’économie ralentit, il y a de toute façon des laissés pour compte.
            Et tout cet argent que l’Etat dépense en aides (et encore, il n’en dépense pas assez, à voir les faillites qui s’accélèrent), je me dis qu’il aurait été utile par exemple pour renflouer les caisses de l’AVS. L’Etat puise dans ses réserves, et ce ne sont pas les retraités qui vont devoir les reconstituer dans les années, voire les décennies à venir. Et je ne parle même pas des restaurateurs et de tous ceux qui voient les fruits du labeur d’une vie parfois réduits à néant par ces mesures… Alors si vous trouvez que mon propos est exagéré, je trouve que les mesures le sont bien plus…

          3. Je suis entièrement d’accord avec le commentaire de M. Guichard.

            Effectivement ce sont les étudiants et apprentis ayant terminé leur formation en 2020 qui sont les principales victimes de cette crise économique.

            Du reste, nous sommes très nombreux à nous demander pour quelle raison nos Autorités ne se sont que très peu adressées à eux et il aurait été judicieux d’encourager les entreprises à engager ces jeunes gens pour effectuer un premier stage en leur allouant une aide financière si nécessaire.

            Je crains que ce soit trop tard et comme Monsieur Guichard l’a justement souligné, ce sont les jeunes gens qui terminent leur formation cette année qui seront engagés et les autres seront peut-être obligés de changer de voie. Quelle perte de temps et d’énergie pour ces jeunes et quelle perte sèche pour leurs parents. C’est dramatique et surtout incroyable de la part de nos responsables politiques de n’avoir pas soutenu cette population qui à n’en pas douter n’oubliera pas.

          4. @Yvan Guichard & @Chantal Getaz

            Je comprends bien vos arguments. J’y suis sensible car j’ai un enfant en cours de CFC. Nous verrons ce qui se passe dans le futur. C’est effectivement difficile pour la génération qui à terminé en 2020 ainsi que pour leur parents.

            Mais franchement, ce n’est en général pas une catastrophe et surtout c’est temporaire. Il faut préparer l’avenir et le voir avec optimisme, l’économie va très probablement repartir sous peu comme en 40.

  3. Tout d’abord merci Madame pour l’ensemble de vos interventions au sujet de cette crise qui démontrent un bon sens et un courage dont beaucoup d’élus et responsables tous azimuts semblent dépourvus.

    Quelques corrections pour celle-ci : la manifestation de Liestal contre la gestion de la crise a bien été autorisée. En revanche celle de Zurich du 20 mars organisée par des féministes ne l’était effectivement pas : ttps://www.laliberte.ch/news-agence/detail/des-centaines-de-feministes-ont-manifeste-a-zurich/598859

    Par ailleurs la manifestation finalement interdite d’Altdorf (UR) était prévue pour le samedi 10 avril, d’ici quinze jours à peu près.

    Je vous prie de recevoir mes plus sincères salutations et ma plus profonde gratitude pour vos billets que j’ai à chaque fois un grand plaisir à lire.

    1. Bonjour, j’avais cru comprendre que la manifestation de Altdorf était sur un terrain privé donc qu’elle était de toute façon permise . Du moins je l’espère parce que je n’ai pas très envie de revivre Bern 😁

  4. “Pandémie peu létale”. Quel mépris pour les victimes. J’espère que personne de votre famille ou de vos proches n’a succombé au Covid. Manifester, oui. Nier la catastrophe sanitaire, non.

    1. Je réagis à l’ensemble des fanatiques qui tentent de nier la très faible mortalité de cette maladie. Si l’on considère que la maladie n’a fait que 3 millions de décès sur une année pour 7.8 milliards d’habitants, cela ne représente que 0.038% de la population, ce qui est de facto tout à fait négligeable.

      1. Votre comparaison n’a pas de sens. Vous devriez la comparer à la mortalité totale et non pas à la population humaine. Ce qui fait 2.8 millions (Hopkins) sur 58 millions (wiki) de personnes. Donc 4.8 % de la mortalité totale. J’admet que cela reste faible et en soit ne justifie probablement pas tout ce que nous vivons.

        Mais ce n’est pas le problème. Qui n’a pas été choqué par la situations des hôpitaux, certains ayant du trier les malades pour choisir qui allait mourir ou pas. En ce sens la situation est dramatique tant nous n’avons pas su faire mieux pour maintenir cette pandémie à un niveau plus faible.

        1. Considérer la totalité de la population a beaucoup de sens au contraire, car c’est bien à elle que s’en prennent les autorités sanitaires, pas uniquement aux 60 millions de personnes détectées.

          Le principe de considérer chaque personne comme coupable par défaut de propager le virus pose un problème bien plus sérieux que le tri dans des services de soins intensifs surchargés. Traiter les êtres humains comme du bétail n’est pas acceptable.

          Trier, c’est le quotidien des médecins lorsqu’ils doivent choisir qui recevra une greffe et qui mourra de ne pas l’avoir reçue par exemple. C’est loin d’être une nouveauté et cela fait partie de la vie.

          Il est d’ailleurs toujours possible d’augmenter les capacités en soins intensifs, ou pas … Mais c’est un choix politique qu’il faut assumer autrement qu’en se défaussant sur des millions d’innocents.

          1. Selon Wiki:

            “Le taux de létalité (souvent dit létalité) est la proportion de décès liés à une maladie ou à une affection particulière, par rapport au nombre total de cas atteints par la maladie ou concernés par la condition particulière (par exemple : exposition à un risque naturel ou industriel).”

            Je suis d’accord de vous suivre pour dire que cette maladie est peu létale.

            Par contre je ne le puis lorsque vous dites que l’on considère les gens coupable par défaut. De quoi? Ni lorsque vous dites que l’on traite les gens comme du bétail. Je crois que la majorité des gens comprennent et sont d’accord que certaines actions soient prises pour limiter la circulation du virus (j’imagine que c’est de cela que vous parlez).

            Ce qui me dérange est plutôt que l’on arrive pas à répéter ce qui a bien marché à la première vague en Europe.

          2. @ Christophe Alexandre

            Appliquant votre principe, force est de relever que la législation sur la circulation routière s’en prend à beaucoup de monde. Le nombre de décès sur les route est très faible comparé à ceux attibués au covid. Il faut donc abroger la législation routière.
            QED
            Démontré sur la base des principes de Christophe Alexandre

          3. Les mécanismes à l’oeuvre en ce moment sont les mêmes que ceux qui ont conduit l’Europe aux conséquences inévitablement désastreuses des différentes politiques totalitaires du XXè siècle.

            Une minorité de pharisiens utilisent le levier des externalités négatives inhérentes à notre humanité pour imposer leurs règles obscènes. Afin de criminaliser des innocents, ils exagèrent outrageusement un problème réel, comme le fait de respirer, qui transmet potentiellement un virus, ou le fait de conduire une voiture, qui augmente la quantité de CO2 présente dans l’atmosphère, ou le fait que dans la langue française le masculin l’emporte sur le féminin.

            Je suis surpris de voir que certains ont encore la malhonnêteté intellectuelle d’utiliser l’analogie du code de la route. Celui-ci est en effet le résultat d’une pesée des bénéfices en regard des risques. En appliquant leur règle de pondérer de manière disproportionnée la survie on en viendrait à supprimer le droit de conduire, ou de limiter la vitesse à 30km/h, “car chaque vie compte”.

    2. Catastrophe sanitaire !? Vraiment ? En Afrique de l’ouest avec Ebola, certainement, ici, elle est produite par les milieux politiques…
      Se rappeler que ce sont ces mêmes milieux qui démantèlent depuis 30 ans les lits dans les hôpitaux, suppriment des postes, font de la santé un secteur qui se doit d’être rentable et font des patients des coupables d’être malades… Et, aujourd’hui, ceux-ci nous font porter la responsabilité de leurs propres erreurs en provoquant, sciemment, des peurs et des angoisses au travers de ce virus, tout en imposant des mesures liberticides à répétion, de la coercition et un désastre économique.
      Quant à ceux qui sont décédés avec covid, ils ont toute ma sympathie, de même que les dizaines de milliers d’autres qui sont morts d’autre chose et qui sont totalement occultés.

    3. Non personne n’est mort dans mon entourage, et personne de l’entourage de mon entourage, ni personne de l’entourage de l’entourage de mon entourage… Je continue ?
      Une “pandémie ” qui ne se voit que dans les médias n’est pas une pandémie. Une pandémie vous la connaissez vraiment quand vous avez perdu un amis, qqn de votre famille, de votre job, dans vos voisins et que vous n’avez pas besoin d’allumer la télé pour savoir quelle existe . Celle là elle n’existe que dans les journaux et les réseaux sociaux !!!
      Je vous conseille de lire Barbara Stiegler qui explique pourquoi ce n’est pas une pandémie mais une syndémie, d’après les publications en septembre dernier de la revue médicale The Lancet et les explications tout à fait logiques , du docteur Horton. Revue officielle de médecine. Article qui n’est malheureusement pas arrivé sous nos latitudes 😄. Belle journée à vous.

  5. Vous avez une fois de plus raison, mais le Politburo ayant manqué dramatiquement de bon sens tout au long de cette pandémie, la logique veut qu’il poursuive dans cette voie délétère, une fois de plus sans réfléchir. Pour ne pas tomber dans le caniveau d’usage dans certains forums, je m’abstiens de désigner ces gens-là avec plus de précision. Le vocabulaire serait au reste bien pauvre par rapport à la vigueur d’expression qui serait requise en l’occurrence…

  6. Encore merci pour votre article !!!
    La Suisse était paisible jusqu’en 1917- 18 et la coercition voulue contre les ouvriers a fait des morts car l’armée avait tiré sur des manifestants, citoyens Suisse, fier d’être Suisse !
    Je vous conseille ici l’excellent article du Temps sur cette période:
    ttps://www.letemps.ch/opinions/greve-generale-1918-un-evenement-fondateur-xxe-siecle-suisse
    C’était il y a un peu plus de cent ans !
    J’ose espérer que nos fonctionnaires zélés n’auront pas les mêmes velléités lorsque le peuple «  vaccinė «  aura l’envie de manifester contre l’incompétence avérée de nos autorités!

    1. Merci Mme Sandoz pour votre article et Martin et Christophe pour vos interventions !
      Je ne sais pas si la Suisse était “paisible” avant 1917-18 mais merci de rappeler cet épisode à une Suisse “propre en ordre” qui n’est pas moins violente que les autres pays !
      et qui montre bien que notre police et armée sont avant tout à usage civil.
      On peut faire dire n’importe quoi aux chiffres et la Science a ses fanatiques comme toutes les religions.
      La première chose qui se perd dans la montée des autoritarismes est le bon sens puis la solidarité.
      Non je ne vous parle pas de la solidarité avec Grand Totem où il s’agit d’épier ses voisins pour les dénoncer avant même qu’on nous demande de le faire – ça c’est inquiétant, non ?
      D’ailleurs la rhétorique des personnes s’exprimant sur les radios et TV (qui ont un certain pouvoir malheureusement) devient glaçante:
      A propos des vaccins il faudra “encourager par des mesures coercitives” ah bon, je ne savais pas que encourager = obliger
      Vous avez de la “peine à respirer, peut-être les symptômes du Covid, restez chez vous” et crevez sans augmenter les coûts de la santé ?!!
      D’ailleurs en passant la Santé n’a aucun coût et c’est bien cela le problème dans un système totalitaire marchand !
      Personnellement je préfère mourir de la Covid que vivre avec la peste brune.
      Et oui il y a déjà des vaccins contre la peste brune: la bienveillance, l’humanité, la tolérance et l’amour.

  7. Cet article est en effet très intéressant et montre bien les problèmes des tests et de leurs interprétations. Il faut toutefois relativiser sa portée et éviter des conclusions hâtives. (1) Ce qui est fondamental est de savoir si le nombre de “contamineurs” augmente ou s’il diminue. Et si l’on interprète faussement les tests mais avec constance, (et que leur nombre reste plus ou moins stable) les erreurs ne changent pas fondamentalement l’orientation de l’évolution. (2) Se fier au nombre d’admissions dans les hôpitaux est certes utile mais ces nombres ont 4 semaines de retard par rapport à la situation réelle; il faut donc les interpréter et ne pas les utiliser bruts. L’article est intéressant, mais il faudrait maintenant l’accompagner de chiffres.

    1. Bravo à Guymc pour ses bonnes remarques.
      Les données épidémiologiques depuis fin février montrent en effet que le % de tests positifs augmente, le nombre de résultats positifs augmente et les hospitalisations chez les moins de 65 ans aussi. Il y a donc bien une augmentation des infections et donc des transmissions.
      Le docteur Jacques-André Haury pose une vraie question (le degré d’amplification par PCR pour interpréter les résultats) mais son interprétation est contredite par l’augmentation des infections ces dernières semaines et aussi par des chiffres techniques dans d’autres pays comme l’UK (le Ct moyen est 25 et non pas 40, soit une quantité de virus 10’000x plus haute dans l’échantillions)
      Références pour les experts:
      ttps://virologydownunder.com/who-to-new-pcr-users-read-the-damned-manual/
      ttps://www.medpagetoday.com/infectiousdisease/covid19/90508

      1. Merci M Otten pour ces très intéressantes références explicatives certainement connues tant de la task force que du dr Haury. J’en profite pour ajouter que la conclusion du dr Haury est, aussi, en contradiction avec #NoLiestal !

  8. BRAVA !

    Finalement (encore) des vérités :

    Peu létal

    Correct. Infectieuse, certainement. A-t-on on oublié les autres épidémies, maladies, addictions létales mais pires, handicapantes : poliomyélites, tuberculose, choléra, Ebola, peste, tabagisme, alcoolisme, accident routiers (1 millions de morts/an).

    «la chose dont il s’agit a déjà existé dans les siècles qui nous ont précédés. Les hommes d’autrefois n’ont plus chez nous de mémoire ; les hommes de l’avenir n’en laisseront pas davantage chez ceux qui viendront après eux. » extrait de l’Ecclésiaste.

    Dérive autoritaire :

    La plus part des dictatures ont justifié leur actions sur la santé de la société et la sécurité : lutte contre le pourriture capitaliste, la peste communiste, les rats juifs, etc.

    Et dérivent d’autorités démocratiques : Hitler fut élu démocratiquement, les républiques romaines (dictateur est un titre honorifique romain), les régimes «démocratiques» ou “populaires” communistes.

    La démocratie et l’État de droit ne sont pas pérennes. Il est de notre devoir d’être vigilant.

    Fermeture de frontières, restriction de voyage, expressions politiques limitées, propagandes (sanitaires), restriction à l’accès de certains biens et services, droits constitutionnels et fondamentaux restreints.

    Elles me rappellent certaines pratiques en vigueur à l’est de notre continent il y a plus de 30 ans.

  9. Bonjour à vous tous et toutes qui laissez un commentaire sur ce blog et encore Merci à Mme Sandoz de mettre en lumière des points à relever que ce soit sur cette pandémie voire sur notre démocratie ou autre évènement et aussi de nous permettre de nous exprimer.
    “Pandémie peu létale” a choqué des lecteurs. Pour ma part, je souscris à cette phrase. En effet, les statistiques des cas déclarés Covid_19 a été faussée dès le départ et ceci sur toute la Planète. Pour être en relation avec des soignants, ceux-ci m’ont affirmés que des personnes décédées de mort naturelle (vieillesse) ou d’autres maladies (cancer, insuffisance rénale ou toutes autres maladies qui emportent l’être humain vers d’autres rives)… ont été recensées dans des statistiques Covid_19.
    Pour ce qui est de la Chine et de l’Inde, est-ce que ces pays en surpopulation tiennent des registres habituellement sur les décès, naissances, mariages ?
    Dans les statistiques de cette pandémie, ce qui me surprend, c’est que l’on parle des cas décédés, et les cas guéris ? et les cas Santé ? … Où sont-elles ? Avons-nous une statistique des personnes qui n’ont pas encore été atteintes du Covid_19?
    Avec toute ma sympathie aux personnes qui ont perdu un être cher, que ce soit du Covid_19 ou d’une toute autre maladie ou accident-vasculaire-cardiaque-de voiture-ou chute … ou ???
    Merci de m’avoir lue jusqu’au bout. Bon week-end des Rameaux… Une pensée à tous ces jeunes qui vont prendre ou renouveler l’engagement de baptême de leurs parents et qui doivent, soit le renvoyer, soit le vivre après le culte au fond de l’église, seuls avec leur pasteur (e) et sans leurs parents… Eux, j’espère pour eux qu’ils arriveront à trier les grains de sable… ils vont vers un avenir plus qu’incertain… leur tâche va être bien difficile… entre le CO2, l’équilibre entre la vie professionnelle et familiale, … Pandémie peu létale ou pas… ??? Qu’est-ce qui est important ? … La rose, peut-être ? LSC

    1. Oui, tout est affaire de proportion et d’interprétation des statistiques. Il semble toutefois que la surmortalité sur l’année 2020 confirme que la majorité des décès étaient bien dûs au Covid (et non à des erreurs de comptabilisation comme vous le suggérez).

      Le Brésil est un bon indicateur que, sans mesures, la létalité est importante malgré une population bien plus jeune que la Suisse. Les mesures sont donc inévitables si l’on souhaite éviter un carnage dans nos pays où la population est plus âgée.

      Concernant les guérisons, environ 1/3 des personnes atteintes ont fait une forme plus sévère (ce chiffre est confirmé par le nombre d’hospitalisations). Une partie non négligeable n’en est toujours pas remise (on parlait d’environ 100’000 cas avec des séquelles de longue durée voire permanentes ? – une étude est en cours pour analyser l’impact sur l’AI). Tout cela alors qu’on est bien loin d’une immunité collective (env. 20 % dans le canton de Vaud). Difficile d’imaginer ce qui se serait produit si nos autorités n’avaient pas pris un minimum de mesures.

      La prudence semble donc toujours de mise donc tant que la vaccination n’aura pas atteint un certain seuil.

  10. Chère Madame,
    C’est peut-être un peu lourd de vous dire Merci, pour votre article commençant par Merci…ceci étant je renonce à bouder mon plaisir de vous remercier d’avoir le courage d’appeler un chat un chat, et puis parler de violences policières ne qualifie pas tout policier de violent, comme qualifier la pandémie de peu létale ne nie pas la douleur de la perte d’une vie. Parlons haut et argumentons valablement derrière nos masques.

  11. Jacques-André Haury prônait il y a quelques mois de laisser circuler le virus et de parier sur l’immunité naturelle. Il néglige pourtant le risque associé à la circulation du virus : l’apparition de variants. On voit le problème apparaître au Brésil et clairement laisser circuler le virus, c’est le renforcer et nous désarmer.

    Médecin peut-être mais je le trouve peu clairvoyant et peu fiable sur ses analyses. Comme d’autres médecins, notamment Eve Engerer.

    1. Merci Alexandre de nous avoir rappelé ceci. Cela prouve qu’il ne suffit pas d’être médecin pour comprendre l’épidémiologie.

    2. Qui croit que nous allons éradiquer le covid-19? Cela prendra beaucoup de temps de vacciner tout le monde sur cette terre. Des variants vont arriver de toute manière. Et comme nous l’avons vu, nous ne sommes pas capable dans la majorité des pays de ne pas les faire entrer.

      Vacciner un maximum de gens pour se protéger d’un risque potentiel avec un vaccin qui n’est pas validé sur le long terme n’est simplement pas raisonnable mais un fantasme de spécialiste. Après la vaccination des personnes à risques, gardons les gestes barrières et laissons circuler le virus (donc les gens vivre) un peu plus!

  12. Nous disposons aujourd’hui d’assez de données et de connaissances sur le virus et sa dynamique pour invalider le type de discours que vous tenez depuis un an: vous vous êtes trompée depuis le début et durant toute la pandémie.

    La technique de relativiser la gravité d’un des pires évènements depuis un siècle en Suisse est devenu l’apanage de l’extrême droite populiste qui essaie de récupérer la lassitude de la population dans les urnes. C’est assez pitoyable.

    Et pourtant, c’est bien la droite dure qui est au pouvoir en Suisse et majoritaire au CF: donc si ces mesures sont prises par l’UDC et le PLR au gouvernement, c’est parce qu’il n’y vraiment pas d’autre choix. Il faut aussi rappeler que les mesures en Suisse sont légères comparées à la plupart des autres pays.

    En octobre dernier, sous la pression politique (qui relativisait la gravité de la pandémie: létalité, etc), le gouvernement a commis l’erreur d’ignorer les recommendations des scientifiques: nous avons alors frôlé la catastrophe et nous payons encore les conséquences de ces décisions tardives.

    Cette propagande est donc dangereuse et ne fait que prolonger et amplifier la gravité de la situation.

    Grâce à la vaccination, une sortie de crise est possible moyennant un peu de patience et de discipline durant 6-8 semaines. Ce n’est vraiment pas le moment de flancher et de faire de la démagogie: nous risquons alors de replonger dans le chaos jusqu’à l’automne.

    Quand aux faits, il sont maintenant avérés (mortalité, nombre d’hospitalisations, arrêts de travail, coût de la rééducation, séquelles permanentes, etc) et il ne sert plus à rien d’argumenter avec ceux qui gardent la tête dans le sable en s’abritant derrière une interprétation erronées des chiffres (parfois à dessein).

  13. La violence, c’est se regrouper pour manifester sans masque, serrés les uns contre les autres, ce qui on le sait sera le départ de transmissions pyramidales du virus. Ce mépris pour leurs semblables qui renoncent à se rencontrer à cinq ou dix, qui ont fait des efforts dans l’intérêt de tous, est déplorable d’imbécillité ! Déplorable de sabotage et de grossièreté, et saisir cet évènement pour vouloir discuter de la manière appropriée d’une action policière qui aurait pu se faire plutôt ainsi, que comme cela, est joliment déplacé ! Subordonner une autorisation de manifester à l’obligation de porter un masque ? Mais puisque ces personnes combattent cette mesure parmi d’autres, elles ne vont pas montrer le contraire de ce qu’elles veulent ! Et même si elles acceptaient cette condition, qu’est-ce que cela changerait en rapport de leur incapacité à avoir un comportement responsable ? En plus il faudrait s’abstenir de les retenir, de les arrêter même quelques heures, parce que ce serait disproportionné. Il faut donc les laisser continuer à faire du tort, et ne pas relever leur identité pour leur faciliter la récidive. Si une personne vient me tousser dans la figure en riant de mes craintes, je me donne le droit de la repousser fermement. Si mille personnes (ou huit mille comme projeté) se moquent de la sécurité commune, il faudrait rester élégant ? Mesuré ? Ouvrir un débat à leur attention pendant que ce virus gagne de jour en jour du terrain ? Je suis pour le respect des idiots, mais pas jusqu’à leur fournir de bons conseils pour « sauver la face », soit les aider à savoir mieux tricher pour communiquer leurs stupides théories. Ce qui me « pourrit la tête », c’est de considérer qu’il n’y a pas lieu d’avoir peur des actions de ces manifestants qui créent des foyers de contamination, et se garder de faire « l’erreur » de les freiner, afin qu’ils continuent à se sentir dans leur bon droit.

    La pandémie « est peu létale, on s’en réjouit… » Moi je ne me réjouis pas de me casser un poignet plutôt que les deux jambes, et je pense que rien ne peut garantir que si l’on se réjouit aujourd’hui, on se réjouira encore plus dans six mois, une année, trois ans… La « vérité » je ne la détiens pas, je m’abstiens de la donner « à mon idée » à dessein de sauver la démocratie et les libertés.

    Enfin c’est ainsi, sur les navires qui font naufrage, il y a certainement de grands intellectuels qui parviennent à se rassurer et se noient. Et des simplets qui se sortent d’affaire avec la force de leur instinct. Les premiers sans violence, attachés aux libertés ressenties encore plus fondamentales pendant que l’eau monte sous leurs genoux, les seconds inconscients de ces sages valeurs, préférant vigoureusement se donner les chances de continuer à respirer, manger, et profiter de leur vie à leur retour sur terre.

    1. “…c’est ainsi, sur les navires qui font naufrage, il y a certainement de grands intellectuels qui parviennent à se rassurer et se noient. Et des simplets qui se sortent d’affaire avec la force de leur instinct.”

      Votre remarque me fait penser à la mélodie que jouait l’orchestre du “Titanic” pendant son naufrage: il s’agirait (car la question fait encore débat de nos jours) de l’air de “Nearer to Thee, My God”, dont il existe deux versions: l’une est américaine et l’autre anglaise. On prétend que la plupart des membres de l’orchestre, dont seuls le chef dudit orchestre et un contrebassiste ont survécu, se seraient noyés à force de perdre leur temps à discuter quelle version choisir tandis que le navire s’enfonçait dans la mer.

      A votre avis, à quelle catégorie appartenaient-ils – à celle des grands intellectuels ou à celle des simplets (qui ont de toute façon la priorité pour accéder au Royaume des Cieux, comme le leur promet la Bible, et peuvent donc s’abstenir de réfléchir)?

      1. J’ai choisi deux extrêmes, les intellectuels qui se noient, et les simplets qui survivent, parce que je supporte de moins en moins ces esprits subtils qui se distancient des personnes qui veulent simplement vivre ! Mon chien ne sait rien des « libertés fondamentales », lui qui se réjouit chaque fois qu’il voit un bout de viande, se jette sur les gens qui lui donnent des câlins, crie devant la porte du magasin parce qu’il croit que je ne reviendrai jamais. Ses besoins sont simples : s’il est abandonné, malade, ou en danger, il souffre… Et moi aussi si je le perds. Mes capacités intellectuelles d’analyse et de raisonnement me permettront de l’aider dans certaines mauvaises situations, mais si un gars menace de m’agresser c’est lui qui saura le faire reculer, ou quand je me sens seul m’offrir sans problème sa simple compagnie… Cette dépendance mutuelle ne l’empêche pas de vivre la liberté quand il va courir comme un fou dans un champ, il revient parce qu’il veut vivre, je ne vais pas le laisser filer loin dans la forêt pour qu’il connaisse au moins une fois la vraie liberté avant de mourir… Moi non plus je ne veux pas mourir en me laissant contaminer par ces manifestants sans masque qui refusent d’être tenus en laisse par les flics.

        Je regrette qu’il n’y ait pas plus de solidarité entre les simplets et les intellectuels, comme si une vie en pleine conscience des libertés fondamentales était l’antidote contre la pourriture promise de notre corps. Je n’admettrais pas que l’on remette en question le primitif désir de mon chien de vivre, ni le mien en voulant me persuader que je n’ai rien compris aux libertés fondamentales. Je connais depuis trente ans un prêtre stupide qui, dès qu’il me voit, s’avance à grand pas pour me serrer la main puis me parler de Dieu… Comment se serait-il comporté sur le Titanic ? Depuis trente ans il rame en ville dans son canot de sauvetage pour y faire monter des personnes en perte de moral, afin de leur promettre qu’elles arriveront à bon port par la voie du ciel…

        Autre version de l’orchestre du Titanic, donnée par mon professeur à l’école quand j’avais dix ans : « Alors que le Capitaine Smith, homme d’honneur, s’était déjà ligoté à la barre, les musiciens se sont sacrifiés pour apporter une paix à la détresse des passagers qui n’avaient pu trouver place dans les canots de sauvetage, ils ont continué à jouer, jouer jusqu’à ce que l’eau les emporte avec leurs instruments… » S’ils ont joué pour eux et pour les autres, ils ont été solidaires jusqu’au bout, pas besoin de savoir si c’était des intellectuels ou des simplets. Et que dire des égoïstes qui ont bousculé femmes et enfants pour monter les premiers dans les canots ? Parmi eux il y avait certainement des personnes très cultivées qui ont couru et aboyé comme des chiens…

  14. A partager, de la matière à penser :

    1) “(…) Que penser d’une démocratie immunitaire où les experts ont acquis des places de gouvernants et ou l’état d’exception est permanent?
    Que dire de la “distanciation sociale” sinon qu’elle est l’élargissement du fossé entre les riches et ceux qui n’ont rien ? Comment qualifier un virus capable d’annuler l’idée- même de frontière ?
    Comment qualifier les relations ou` chacun vit caché derrière son masque et où personne n’ose se toucher ? Le virus a rendu manifeste la brutalité du capitalisme qui nous emporte dans sa spirale dévastatrice. Ce qui se passe n’est pas une crise mais bien une catastrophe au ralenti. Le virus a bloqué le dispositif. Ce que l’on voit, c’est une convulsion planétaire, le spasme produit par la violence fébrile, l’accélération sans fin autre qu’elle-même qui a inexorablement atteint son point d’inertie. C’est une tétanisation du monde. Est-ce un dernier signal d’alarme ? »

    ww.payot.ch/Detail/un_virus_souverain-donatella_di_cesare-9782358722056?cId=0

    “Du gouvernement des experts à l’état d’exception, de la démocratie immunitaire à la hantise du complot, de la distance physique imposée au contrôle électronique des corps : le virus a changé nos existences sans que l’on sache encore ce qui en restera à l’avenir. Ce qui est sûr, c’est qu’il a révélé la façon dont la logique immunitaire exclut les plus pauvres, les plus vulnérables. Ainsi, le virus et les modalités inventées pour le combattre ont mis en évidence la cruauté du capitalisme. Pour s’en sortir, il faudra rien de moins que l’invention d’un nouveau mode d’exister en commun. En philosophe, Donatella Di Cesare tire les leçons des méfaits du virus souverain, qui ignore les frontières et bouscule notre ordinaire façon de penser.”

    lafabrique.fr/un-virus-souverain

    2) “Quand les grands exécutants du système se mettent à douter, il y a quelques chose qui ne va pas. On assiste en réalité à un effondrement de 10 ou 20 ans de gestion technocratique de la société (…)
    Un gouvernement raisonnablement coupable s’en prend à un peuple innocent. En réalité, nous collaborons tous à ce transfert de responsabilité, la presse a été lamentable dans son absence d’esprit critique (…) La pandémie a aggravé des éléments qui existaient déjà et seront maintenus dans le droit commun, et “pour en sortir, il faudrait un puissant désir de liberté. Cela suppose chez nous de retrouver la conscience que ce qui nous constitue, c’est cette liberté aventureuse de laquelle tout doit procéder, en-deçà et au-delà de la politique”.

    ww.franceinter.fr/emissions/l-invite-de-8h20-le-grand-entretien/l-invite-de-8h20-le-grand-entretien-26-mars-2021

    3) «Il y a eu un déshabillage des autorités en tout genre dans cette crise sanitaire. Les autorités politiques flottaient dans le plus grand flou tout en jouant une autorité surfaite, à la mesure même de leur incertitude»

    metahodos.fr/2021/03/27/marcel-gauchet-au-bout-dun-an-de-crise-sanitaire-la-france-est-assommee/

    4) « La démocratie est invulnérable dans son principe, mais est fragile dans l’équilibre qu’elle nécessite »

    ww.franceculture.fr/emissions/la-grande-table-idees/la-grande-table-idees-2nde-partie-emission-du-mercredi-20-janvier-2021

    Cf. aussi :

    metahodos.fr/2021/03/24/reanimer-ou-revivifier-la-democratie-comment/

    metahodos.fr/2021/03/27/pour-une-democratie-continue/

    5) “Leçons de la pandémie ? Les Français victimes du syndrome de Stockholm ?Un an après le début de la crise sanitaire, c’est en effet l’une des questions de fond, au plan sociologique, que nous devrions nous poser. En France, comme ailleurs, sommes-nous collectivement victime du syndrome de Stockholm ? »

    ww.atlantico.fr/article/decryptage/les-francais-victimes-du-syndrome-de-stockholm-covid-19-pandemie-crise-sanitaire-alexandre-malafaye

  15. Le mouvement #NoLiestal est un soutien, peut-être naïf, à une forme grandissante de « dictature sanitaire ». Donc #NoLiestal cherche à imposer une pensée unique et à faire taire les voix discordantes. Indigne de la démocratie et chemin possible vers une dictature tout court !
    Les exemples sont nombreux, y compris chez des commentateurs de ce blog, de l’envie de certains, de museler les opinions qui dérangent « l’état d’urgence sanitaire » et pouvant dans le même sens, s’appliquer aux manifestants de Liestal.
    Dans le même sens, une députée au Grand Conseil vaudois, interpelle le gouvernement sur les dérives sectaires, en appelant à une facilitation des dénonciations à « l’État protecteur »… la délation étant ainsi encouragée!

    1. Et que pensez-vous de la dictature de la gravitation, de celle de la mort ? Et pourquoi pas de la constitution fédérale, de l’UE ? De celle des ressources disponibles ?

  16. Ramené à la population mondiale de 7 milliards 500 millions, cela fait un taux de 0,036%. C’est effectivement peu létal.

    1. Rappel: La létalité est le rapport entre le nombre de morts et le nombre de malades. Merci de ne pas inventer des définitions incorrectes !

      1. Nous n’avons aucune idée du nombre de personnes contaminées par cette pandémie puisque selon nos experts 70 % des gens sont asymptomatiques. Evidemment si les données de ces spécialistes sont correctes mais visiblement personne n’en sait rien.

        Nous ne connaîtrons jamais le pourcentage de la létalité de cette pandémie et il faut s’y résigner une bonne fois pour toute.

        Joyeuses Pâques à toutes et tous.

        Chantal Gétaz

        1. Vous avez raison. Toutefois un indice : environ 10-15 % de la population a des anticorps, ce qui pourrait être une estimation du taux de contaminés. Votre 70% d’asymptomatiques ne se rapporte qu’aux moins de 25 ans si je ne m’abuse.
          Joyeuses Pâques à vous aussi.

  17. … et encore un point: Si 70% de la population avait été contaminée, la pandémie s’arrêterait d’elle même par manque de “contaminable” !

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