Ce qu’il faut savoir avant de voter une taxe CO2

Les parlementaires sont en train de voter la nouvelle loi sur le CO2. Avant toute décision sur le sujet, il est impératif qu’ils aillent lire les différentes fiches et explications relatives aux montants des taxes CO2 existantes actuellement prélevés et redistribués. Ces explications se trouvent sur le site suivant de l’administration fédérale :

http://www.bafu.admin.ch/taxe-co2-distribution

Cette référence m’a été fournie par la caisse cantonale vaudoise de compensation AVS lors de l’envoi de mon décompte de cotisations d’employeur pour ma femme de ménage, daté du 10 septembre 2019, afin de m’expliquer pourquoi je bénéficie d’une redistribution de la taxe CO2 sous forme d’une déduction de frs 7, 35.

Celui qui se rend sur le site mentionné ci-dessus se rendra compte de la véritable usine à gaz que représente la taxe dite « d’incitation » prélevée aujourd’hui sur les combustibles fossiles.

Comme le dit fort bien la lettre d’accompagnement de mon décompte de cotisations d’employeur, « une taxe sur le CO2 est prélevée depuis le 1er janvier 2008 sur les combustibles fossiles tels que l’huile de chauffage ou le gaz naturel. Le but de ce prélèvement est d’inciter les consommateurs à une utilisation parcimonieuse de ces combustibles et à un recours accru aux technologies émettant peu ou pas de CO2. La taxe sur le CO2 ne reste pas dans les caisses de l’Etat. : elle est redistribuée à la population et aux entreprises ».

« Actuellement déjà, la taxe CO2 est affectée au programme Bâtiments de la Confédération et des cantons et au fonds de technologie pour le financement de cautionnements de prêts permettant aux entreprises suisses innovantes d’avoir accès à des fonds de tiers avantageux, le solde du produit de la taxe est redistribué à la population et à l’économie proportionnellement au montant prélevé » nous explique-t-on sur le site de l’administration fédérale ».

Un tel va-et-vient d’argent partiellement inutile est aberrant. Il n’entre pas en considération d’accepter une nouvelle taxe CO2 ou un accroissement de celles existantes si le produit de telles taxes n’est pas entièrement et exclusivement affecté à la lutte contre le réchauffement climatique. Aux parlementaires de déterminer les affectations précises.

Suzette Sandoz

Suzette Sandoz

Suzette Sandoz est née en 1942, elle est professeur honoraire de droit de la famille et des successions, ancienne députée au Grand Conseil vaudois, ancienne conseillère nationale.

42 réponses à “Ce qu’il faut savoir avant de voter une taxe CO2

  1. Sur les vols en avion oui mais pas sur les véhicules ( voitures, camions, etc …) Car cela va détruire ruiner toute l’économie … Catastrophe !

    1. Chère Madame Ruffieux, Pourquoi acceptez-vous cette taxe sur les billets d’avion? Peut-être que vous n’avez pas besoin de voyager en avion pour votre travail. Mais moi j’en ai besoin. Un renchèrissement de 10% du prix des billets d’avion serait pour moi une catastrophe. Je ne dois pas être le seul dans ce cas.

  2. Nos parlementaires surfent sur la vague pour se faire réélire. Taxe ou pas taxe ça n’a pas trop d’importance pour eux, ils veulent plaire aux électeurs sur le dos du peuple. La taxe sur les billets d’avion fera fuir les compagnies aériennes dites low cost ailleurs, et tous les emplois qui vont avec, et augmenter les indemnités du chômage chez nous. Les jeunes veulent des taxes, ils auront des taxes, peu importe nos avancées sur ce sujet par rapport aux autres pays.

    1. Les jeunes veulent un monde viable pour eux et pour leurs enfants s’ils ont encore envie d’en avoir. Le monde meurt et on se demande si il faut taxer le CO2 ou non. C’est une question qu’il fallait se poser il y a 20 ans. La question du chômage ou de l’emploi est dérisoire face à la question climatique, parce-que la question que se posent les jeunes, ce n’est pas de savoir si il faut taxer le CO2, mais si il est vraiment utile de travailler pour un système qui tue la planète. C’est un problème d’une autre échelle.

      1. Il faut garder à l’esprit que la Suisse émet 1 pour mille de l’ensemble des émissions de CO2. Nos dirigeants nous appellent à faire la course des cent mètres, en concurrence avec les autres Nations, tout en nous tirant une balle dans le pieds. 10 ou 12 centimes par litre de carburants causeront une augmentation des prix de l’ensemble des produits et des services qui sont déjà chers. ET l’OFS va devoir faire des acrobaties avec les chiffres, encore et encore, pour cacher l’inflation afin de ne pas contraindre la BNS à augmenter les taux. La prise de conscience des jeunes est salutaire, personne ne s’y oppose, bien au contraire.

        1. Vous avez raison. La suisse émet un quantité infime au niveau global. Nous sommes aussi l’un des pays les plus riches par habitant. Si la Suisse ne peut pas s’offrir sa transition énergétique, alors probablement que personne ne le peut.

          Avec sa loi sur le CO2, le parlement manque la coche et accouche d’une taxe affectant ceux qui sont le moins à même de la payer. Probablement parce que les personnes à bas revenus n’ont pas les moyens de se payer de lobbyistes à Berne, contrairment à des associations comme SwissOil pour qui l’impact de cette taxe sera nul à court terme.

          Quant à la taxe sur les billets d’avion, il s’agit d’une mesure “feel good” sur un produit de luxe. La réelle question étant plutôt pourquoi l’aviation devrait être subventionnée par une absence de taxe sur les carburants ? Parce que si c’était le cas, les prix serait nettement plus élevés et l’augmentation bien au delà de ce qui a été voté.

          Avec des taux négatifs sur les emprunts à 50 ans, la Confédération pourrait créer des investissement à grand échelle dans l’électrifications de nos infrastructures routières et de chauffage et réduire notre dépendance au énergies fossiles importées à grand coût de l’étranger.

          Cela requiert hélas une vision politique courageuse et de considérer d’autres outils que de simples taxes alimentant des structures préexistantes. Eviter un climat étranger ne sera ni facile, ni bon marché. Pourtant, l’alternative et de laisser nos enfants dans un pays étranger avec un climat méconnaissable.

          Les jeunes défendent leur beefsteak, ce qui est très bien puisque presque personne au parlement ne semble prendre la pleine mesure des résultats publiés par nos scientifiques.

      2. Et vous pensez que c’est en pénalisant les gens qui ont besoin de voyager en avion à bas prix, ou les chaufferus livreurs, qu’on va sauver la planète. Allons, allons !!!!

      3. Connaissez-vous l’histoire des deux souris qui tombent dans un pot à lait ? Chacune tente en vain de se hisser sur le rebord arrondi, en vain. La première souris pense : « Je vais mourir… », puis abandonne et se noie. La seconde continue à bouger les pattes à toute vitesse, le lait se transforme en beurre, elle est sauvée.

        Je ne nie pas le problème climatique, mais déplore le catastrophisme entretenu à haute dose et incessamment par des messagers qui se placent hauts sur la scène, déterminés à recourir exclusivement à un procédé choisi consciemment pour affoler. Avertir et montrer le danger est certainement nécessaire, mais ceux qui se consacrent totalement à cette mission n’aident pas la seconde souris de l’histoire à croire et tout tenter, ou… simplement vouloir continuer à vivre ! Notez que je n’inclus pas entièrement Greta Thunberg dans la catégorie des alarmistes acharnés, quand bien même elle a déclaré : « J’ai peur, et veux vous faire peur ! » Cette adolescente honnête, intelligente, courageuse et sincère a répondu également lors d’une interview : « Je crois qu’il serait temps pour moi de songer aussi à l’école… » Ainsi Greta Thunberg qui emmène les jeunes dans son combat leur rappelle de ne pas perdre de vue ce qui reste essentiel envers et contre tout : Continuer. Elle est adulée par beaucoup, critiquée et dénigrée également, mais maîtrise très bien ses élans et ne perd pas le nord dans les courants qu’elle génère. Je ne doute pas que dans dix ou quinze ans elle fera partie des personnes qui ont beaucoup à apporter à l’humanité, en rapport du climat ou non. Elle sera bien plus qu’un porte-drapeau, et pourra déclarer plus tard aux nouveaux jeunes qu’elle n’a pas cru pour rien.

        1. En tous cas une chose est sûre. Pour être crédible une action de propagande par la manipulation des foules se doit de respecter un minimum de règles de vraisemblance et un certain sérieux. Or Miss Thunberg a perdu sa crédibilité. Elle est devenue une erreur de casting.

          Au début elle ne l’était pas. Les spin doctors professionels qui l’ont instrumentalisée, tout comme certains profileurs avaient profilé et téléguidé Andres Breivik, avaient eu une riche idée. Une pasionaria adolescente angoissée, si on lui apportait une couverture médiatique maximum, ce qui fût fait, pouvait bien initier un mouvement sentimental dans l’opinion internationale.

          C’est pourquoi avec la complicité des maîtres du monde qui se réunissent dans la luxueuse station touristique de Davos, on l’a lancée sur la scène politico-médiatique mondiale sur un pied d’galité avec une Angela Merkel, un Emmanuel Macron ou un Barak Obama (autres pantins mais de calibre supérieur). La ficelle était énorme, mais au début ça a très bien marché. Ca a amorcé le mouvement.

          Malheureusement elle n’a pas tenu la distance. Maintenant “she has become a liability”, c’est à dire qu’elle est devenue un boulet, car elle en fait trop et ça tourne au ridicule. Ses gesticulations hystériques et infantiles commencent à nuir gravement à la cause.

          Tant mieux.

          1. Votre commentaire souffle comme le vent sur les cimes, mais ne renverse pas les montagnes. Vous m’excuserez de considérer vos théories sans fondement, de n’y voir que du mépris et la tentative de dénigrer un personnage public. Bien peu de choses en fait, sans conséquence dans les questions sérieuses qui nous occupent. C’est mon optimiste et sereine conclusion.

      4. Non effectivement, la question n’est plus de savoir s’il faut investir pour l’avenir et cet avenir inclut une planète viable pour les générations futures. Mais nous sommes devant une stratégie consistant à noyer le poisson. On commence par créer un aspirateur à fric en laissant le jeu des lobbies déterminer les bénéficiaires qui pourront ponctionner. Soyons sérieux! Nous avons besoin d’un vrai projet. Ce projet aura un coût qui pourra justifier l’introduction d’un impôt. Mais commençons par élaborer le projet en fonction des buts atteignables, calculons le coût puis le moyen de financement et finalement le tout doit avoir l’adhésion populaire pour être efficace.
        Ce qu’il faut regarder dans ce tour de prestidigitateur, ce n’est pas tant l’impôt que la décision sur son usage. Ils sont justes entrain de plomber le financement d’un vrai plan de transition.
        Stop aux arnaques! Le sujet est trop sérieux pour être laissé à l’appréciation d’un parlement sous l’influence des lobbies.

    2. En tous cas ce genre de mesures ne me donnera pas envie de voter pour un parti qui la préconise. Bien au contraire. ll s’agit d’une mesure qui sera très impopulaire et qui pénalisera tous ceux qui ont besoin de leru voiture pour travailler. Quant aux billets d’avion, la taxe ne touchera pas du tout les riches, ni les grands dirigeants des multinationales qui continueront à voyager en avion comme avant. Elle frappera la petite classe moyenne qui ne pourra plus voyager easyjet.

      Je serais l’UDC, je ferais un encart d’une page dans tous les journaux en disant: “protéger la nature oui, pénaliser les petites gens non!” Et je pense que ça convaincrait beaucoup d’électeurs traditionnellememnt PLR, PS, PDC et même Verts ou Verts lib., de voter cette fois pour l’UDC.

      1. Les gros pollueurs sont justement les petites gens dont vous parler, les cons-ommateurs. Il faut taper dur dans la masse où je nage moi-même. J’assumerai ce choix et je changerai ma manière de vivre pour le bien commun. Je suis le mouton et le chien, ma patte doit être mordue afin de me guider dans la bonne direction. Je dois mordre ceux que j aime afin de les protéger d’eux-mêmes.

  3. Ces taxes, ne serviront en passant qu’à adapter l’immobilier de l’Etat et des entreprises au changement climatique en cours, à verser un peu d’argent pour diminuer de façon homéopathique les primes de notre assurance maladie, voilà pour l’essentiel le raisonnement comptable de nos élus. La problématique du climat, de notre biosphère sert uniquement de décors au discours politique. Nos élus et leurs partis, la majorité, sont encore à des années lumières des faits objectifs, scientifiquement avérés.
    Si ça continue ainsi, l’anthropocène (définition encore controversée du temps géologique) va pouvoir mieux s’individualiser de l’holocène. Homo sapiens, la seule espèce humaine survivante des 30 espèces depuis environ 7 Mo d’années, aura réussi ce prodige.

  4. Si les propriétaires d’immeubles sont taxés sur les huiles de chauffage, ils ne feront que répercuter ces frais sur les locataires , majoritaires en Suisse. Opération nulle pour les bâtiments et le CO2, mais pas sans conséquence sur le pouvoir d’achat .
    Kafka n’aurait pas pu inventer pire solution !

  5. Liste des pays par émissions de dioxyde de carbone:

    Monde entier 100%

    France 1%

    Suisse Pas de chiffre mais comme nous sommes 10 fois moins que les Français ? Peut être 0.1 % des émissions de co2 mondiale.

    Alors les Suisse vous pouvez vous taxer pour le co2, même si par un coup de baguette magique tout les Suisses ne produirais plus un gramme de co2, sauf en respirant. Vous éviteriez à l’atmosphère 0,1 % de co2, il resterait des autres pays 99,9% de co2, peut être ce n’est pas assez pour sauver la planète? En sachant que le pourcentage de co2 dans l’atmosphère est de 0,035 %

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des_pays_par_%C3%A9missions_de_dioxyde_de_carbone

    https://eduscol.education.fr/obter/appliped/circula/theme/atmos22.htm

    1. “La Suisse est petite par rapport au monde et donc il ne sert à rien de diminuer ses émissions… ”
      Comme citoyen, je pourrais également me demander ” pourquoi payer mes impots, cela changera rien par rapport au total prélevé en Suisse”.
      Ou encore: “pourquoi voter, cela ne changera pas le résultat”.

      Cherchez l’erreur, ce type de raisonnement n’a bien sur aucun sens.

      Payer ses impots est utile, tout comme voter ou diminuer sa production de CO2. Merci la Suisse politique de prendre enfin la mesure du défi qui nous attend.

      1. Vous avez surement raison, cependant je vous invite à écouter, M. François Gervais, professeur émérite de l’université François Rabelais de Tours, et examinateur du rapport AR5 du GIEC entre 2011 et 2012.
        Meilleures salutations

  6. Chère Madame merci de nous instruire sur les tristes usines à gaz. Triste aussi est l’arrogance de Greta Thunberg : tu stoppes le réchauffement si tu stoppes la production de CO2. L’usine à gaz fédérale ferait mieux d’orienter la bataille vers les mesures de protection à prendre en vertu du réchauffement en l’acceptant (digues, climatisation, irrigation, etc.) plutôt que fantasmer à le stopper. Après deux décennies de recherche sur le sujet, des scientifiques doutent que les humains participent au réchauffement climatique pour plus de 10%. Certains de leurs instruments se trouvent dans le satellite tournant autour du soleil actuellement. Trois tours déjà. Hypothèse – vérification. Il ne s’agit pas d’une usine à gaz !

    1. Et hop le climatosceptique de service !

      Pourquoi les médiateurs de ce blog laissent encore entrer ce genre de personnage dans la discussion ?

      Au fait que pensez vous du complot juif eu égard de la Shoah?

      1. Il est possible qu’au moment où les « médiateurs du blog » vous ont ouvert la grande porte de la salle des débats, l’intrus se soit faufilé en douce par la porte de service.

      2. Pourquoi ?.. Simplement parce que dans ce blog ou les autres, il est prévu de laisser s’exprimer aussi les personnes ayant des opinions qui ne rejoignent pas les vôtres.

        1. Ce n’est en aucuns cas des opinions, mais plutôt un besoin, au par ailleurs très humain, de se démarquer en s’opposant à l’idée communément admise. Avant d’adhérer a une idée complexe , qui dépasse vos compétences, vous cherchez avant tout a savoir si cela va vous faire sortir ou pas de votre groupe culturel, amis, etc. Si cette nouvelle adhésion vous exclut de la famille à laquelle vous appartenez, il est probable que vous fermeriez les yeux même devant des résultats scientifiques évidents.

          Bien des événements tragiques se sont ainsi produits au long de notre histoire.

          Vous confirmer la capacité de l’esprit humain à échafauder les plus incroyables théories pour éviter que ne soient détruites les principales idées qui le structurent.

          1. Je constate surtout que vous tentez de distinguer les « vraies » opinions des « fausses » par un laborieux exercice intellectuel ! L’explication psychologique que vous donnez tient la route, mais se base sur un axiome : les résultats scientifiques, sont évidents dans les mesures des variables de températures, teneur en CO2, niveau des mers, mais n’apportent pas à eux seuls une solution démontrée pour régler le problème climatique, et ce n’est là pas l’opinion exclusive des « climatosceptiques » mais du monde scientifique en général, qui heureusement reste sérieux dans l’ouragan idéologique qui soulève les chapeaux. Heureusement aussi, à une bien plus petite échelle, ce blog n’est pas la rue où vous voudriez avancer en force, pour écarter les autres et vous sentir au top dans « votre grande famille… » Étant donné que la place manque pour nous croiser, je n’ajouterai pas d’autres commentaires.

  7. Cela fait donc un peu plus de dix ans que la taxe est prélevée. Pour quel(s) résultat(s) sur le climat?
    Qu’auraient pu faire les taxés de cette manne de plus de 12 milliards sur la période????
    Que les Suissesses et Suisses cessent de penser qu’ils sont meilleurs que les autres. S’acheter une bonne conscience à 1,2 milliard de francs par année non seulement ne sert à rien mais coûte sans doute bien plus à l’économie. (quel est la facture de la gestion de cet argent?)
    La gauche et les verts veulent fixer comme objectif de retourner à notre “consommation” d’énergie des années 1970 par contre ils font tout pour que la population, donc les besoins, augmente!
    Soyons moins, nous polluerons moins! A fin 1970 Nous étions moins de 5 millions de résidents….

  8. La Suisse étant trop petite, donc on ne fait rien. C’est l’un des arguments bidons pour refuser tout effort, comme la souris qui se laisse noyer… ou comme ceux qui ne votent pas “parce qu’une voix de plus ou de moins”…
    Et les gens qui auraient besoin de voyager en avion à prix bas, voyez-vous ça ! Pour la plupart, des vols courts pour des loisirs courts, le plus souvent tout à fait superflus, alimentant un tourisme de masse destructeur et abêtissant.
    Malgré son engagement méritoire pour une production et une consommation locale, l’UDC perdra beaucoup de voix de conservateurs sensibles à la dégradation rapide de notre unique berceau de la vie, la terre.

    1. Cher Mr Tissot,

      Votre vertu écologique est admirable. Mais je vous pose quand-même une question. Si vous êtes agriculteur vous accepterez sans doute quelques charges supplémentaires pour le bien de la planète. N’est-ce pas?

      Maintenant, si la Confédération vous impose une taxe sur la benzine que vous mettez dans votre tracteur et que cette taxe renchérit vos coûts au point où vous ne pourrez plus gagner votre vie. Ca peut aller jusqu’à vous contraindre à vendre vos terres. Alors là, qu’est-ce que vous dites? Est-ce que vous êtes toujours d’accord?

      Eh bien, voyez vous, dans mon cas, si je ne peux pas voyager en avion à bas coût, je ne peux plus continuer mon métier qui est d’être un consultant pour des clients en extrême orient. Pour moi les voyages en avion ne sont pas un luxe, c’est une nécessité. Je ne suis pas d’accord que les politiciens à Berne essaient de se faire bien voir en votant hypocritement des taxes sur les billets d’avion qui peuvent me faire perdre mon gagne-pain.

      Salutations en gilet jaune

      1. N’avez-vous jamais entendu parler du consulting à distance? Comme la télé-santé, la téléconférence, ça existe. Et c’est quasi gratuit. En revanche, se taper vingt heures de vol et plus, enfermé dans un cercueil volant et rivé à son fauteuil – non éjectable en cas d’ennui sérieux -, au risque d’attraper thromboses et HTA, stresser d’un aéroport à l’autre, est-ce si indispensable au PIB? A ce prix-là, votre pain n’a-t-il pas un goût amer?

        A y penser, je préfère retourner dans ma coquille.

        1. C’est ça. Vous ne connaissez pas mes clients, ni leurs besoins, mais vous allez m’apprendre comment je dois faire mon métier. Par consulting à distance, par télé-conférence. Ben voyons, il suffisait d’y penser. Merci pour le conseil. Ca ne conviendra pas à mes clients, mais j’accepte. Enfin, à condition que vous payez mes honoraires bien entendu. Chiche?
          Je serais ravi de ne plus avoir besoin de voyager autant.

          1. Je ne sais pas si ce message vous parviendra encore, mais je pensais que ce qu’on peut lire ce matin dans le blog de Claire Clivaz, “Le climat, l’IA et Hypathie à Bruxelles”, pourrait vous intéresser:

            “Tout reste à faire pour diminuer les vols rendus nécessaires par les multiples réunions et conférences académiques: le travail à distance est pourtant efficace, c’est à nous d’en explorer les possibles.”

            Sans mettre en question un seul instant vos compétences, pour avoir partagé mon temps entre entreprises et recherche, j’ai toujours déploré que les uns et les autres, qui auraient pourtant tout à y gagner, ne collaborent pas plus et mieux entre eux, au lieu de se vouer une méfiance aussi réciproque que stérile.

            Ma pointe sur le consulting à distance et la téléconférence avaient juste pour but de vous taquiner. Entre lecteurs, n’est-ce pas de bonne guerre?

            Sans rancune, j’espère.

            B. H.

          2. Sans rancune évidemment, mais je n’ai pas attendu vos conseils pour faire un usage extensif de WhatsApp, WeChat, etc. Il n’empêche, ça ne suffit pas. Il reste INDISPENSABLE de rencontrer les gens face a face, visiter les usines, etc. Et puis comme dit Elie Hanna, il y a des choses qui doivent se dire en tête à tête et non par des réseaux sociaux ou n’importe quel hacker peut lire les correspondances…

            De toute façon j’ai tellement raison sur ce coup là que même Mr Jacques Neirynck s’est fendu d’un article pour dire que cette taxe carbone et la taxe sur les billets d’avions étaient des mesures totalement stupides et contreproductives qui feront descendre dans la rue des gilets jaunes.

        2. Le problème du travail à distance c’est la confidentialité, qui est d’ailleurs combattue aussi par les mondialistes. Les communciations sont surveillées de sorte que les grands puissent les utiliser quand cela est nécessaire pour servir au grand schéma inconnu de nous tous.

      2. Cher Monsieur,
        Certes, l’opposition à une taxe supplémentaire de ceux qui ont vraiment besoin de voyager en avion pour leur travail, est compréhensible.
        Ainsi, nous les paysans suisses, bénéficions d’un remboursement d’une partie des doits de douane sur les carburants, ce qui pourrait être une solution pour des professions nécessitant de nombreux voyages aériens.
        Et comme bien des agriculteurs conscients de la planète, nous pouvons volontiers accepter quelques taxes environnementales, que l’on peut compenser en partie, en utilisant différemment et plus sobrement nos machines, comme le travail réduit du sol, des récoltes simplifiées ou l’agriculture bio.
        Salutations vertes conservatrices.

  9. A la dernière nouvelle la mascotte suédoise du climat est financée, entre autres, par l’Open Society de M. George Soros, celle-là même qui semble avoir enfanté en 2014 de l’opération Libero en Suisse. Je n’ai rien contre cette fondation mais il est crucial qu’elle dise ce qu’elle veut au juste. Si le mondialisme a comme objet de détourner notre attention pour permettre la chute de l’Occident, surtout la dislocation de l’Europe, nous devrions nous dresser tous comme un seul homme/femme pour dire NON aux mondialistes.

    1. @CT 26
      Greta financée par Soros…

      Vraiment pas étonnant ! Ou plutôt, c’est le contraire qui serait étonnant.

      Je suis convaincu également, comme vous, que le think tank Operation Libero fait partie de la même mouvance. Disons que c’est très évident pour toute personne informée qui n’est pas dupe de l’enfumage des médias. Mais tout de même CT 26, donnez nous quelques références à l’appui de vos dires. Il y a beaucoup de gens qui nient l’évidence. ll faut pouvoir leur clouer le bec.

      Merci d’avance.

      1. Hélas pas de source sûre, j’ai lu cela sur internet. A part les individus concernés personne ne peut confirmer ses sources du financement. Juste un exemple que “big Money” est derrière elle; L’équipage naviguant qui l’a amené à NY est rentré en avion, ils sont 6. Il faut payer tout ce beau monde, mais par qui?

        Ne baissant pas la garde pendant les élections fédérales, il faut choisir les personnes qui ont les soucis du peuple comme sujet principal et non pas les thèmes sur lesquels la Suisse n’a aucune prise.

  10. Pour ceux qui sont intéressés, cherchez sur youtube et vous verrez qui est la mère de Greta Thunberg: https://m.youtube.com/watch?v=U2GMUYMNTi4

    Donc voilà : CQFD : Greta Thunberg est issue d’une famille d’artistes du show business complètement déjantés et sa mère incarne volontiers le rôle de sorcière sexy dans des clips vidéos à l’esthétisme décadent. Les maîtres du show business, qui appartiennent au même monde que l’élite oligarchique mondialiste, cherchaient une figurante douée pour jouer un rôle de marionnette dans une manip de propagande planétaire. Ils ont recruté dans une famille qu’ils connaissaient et qui avait de l’expérience dans le spectacle. C’était un casting. On espère qu’au moins la famille Thunberg a été bien payée pour le boulot!

    Je dois dire que c’est affligeant. La protection de l’environnement mérite mieux que ces mises en scène. Il y a eu cent mille décervelés manipulés pour défiler à Berne dans une manif monstre. Tout cela est coaché par des spin doctors professionnels de l’organisation Extension Rébellion. Les gens sont drillés à faire des gestes ridicules et infantilisants comme d’agiter les mains comme pour dire : “Ainsi font font les petites marionnettes. Ainsi font font. Trois p’tits tours et puis s’en vont”. C’est vraiment ridicule de prendre les gens pour des c… à ce point et c’est encore pire de se laisser mener par le bout du nez ainsi. Quel manque de dignité !

    La preuve est faite qu’il est possible, au nom d’un faux problème, de mobiliser les imbéciles en masse et de créer artificiellement une vague “verte” en suscitant la panique par la propagande massive, avec l’engagement de figurants comme Greta Thunberg et les médias qui font chorus. Et le public marche dans la combine! C’est affligeant.

    Tout ça uniquement parce que le pouvoir mondial a peur des ” populistes” qui risquent de lui faire louper la création du gouvernement mondial, et çe pouvoir profond a décidé de créer artificiellement une panique pour contrebalancer l’angoisse du grand remplacement de populations – qui contrairement au réchauffement climatique est un vrai problème. Et tout le monde emboité le pas comme des moutons de Panurge.

    Le plus grave c’est que tous ces idiots semblent incapables de décrypter la manip dans laquelle ils tombent à pieds joints.

  11. Chère Madame,

    Permettez-moi un petit a parte au sujet de ce blog. Pendant l’émission “Les beaux parleurs” de ce dimanche, on a pu vous entendre parler de votre femme de ménage (qui n’aurait rien à gagner à l’introduction d’une taxe sur le Co2). Ma mère, pendant une période où elle dépendait du Centre Médico-Social (CMS) de sa commune, suite à des difficultés de locomotion, s’est fait remettre vertement à l’ordre quand elle a utilisé l’expression “femme de ménage” à propos de celle que le CMS lui avait envoyée:

    – Surtout ne l’appelez pas femme de ménage!, lui a lancé sur un ton sans équivoque sa répondante qui, elle, ne souffrait à l’évidence pas de problèmes locomoteurs – elle revenait de vacances au Maroc (ça fait plaisir de voir comme la santé se porte bien).

    Quelque peu surprise, ma mère lui a demandé:

    -Ah… et comment devrais-je l’appeler?

    – Madame la conseillère d’intérieur, lui a répondu sa répondante.

    De même, ne doit-t’on plus appeler un balayeur par ce nom, mais “Monsieur le technicien de surface”? Quelle surface, petite, moyenne ou grande il occupe, c’est sans doute une autre question.

    Merci pour votre accueil.

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