SUV : voiture de destruction massive

 

Figure 1: agence Fiat Lux (© MP, 2019).

L’invasion automobile asphyxie lentement mais sûrement la ville. À la rue de Lyon, un peu avant à la place des Charmilles (où sont-ils les arbres d’antan ?), en descendant vers le centre de Genève, pour valoriser l’investissement immobilier d’arcades commerciales, une publicité irresponsable vante le passage de « 25 000 véhicules par jour » ! Étouffante et abasourdissante, poussiéreuse et irrationnelle, la horde mécanique mêle poids lourds, berlines traditionnelles et SUV (Sans Utilité Véritable ).

Stupéfiant Ubuesque Véhicule

Automobiles surélevées à l’allure de 4×4 : les SUV se propagent en ville comme de la mauvaise herbe mécanique au gré de leurs ventes qui ne cessent d’augmenter. Poids, puissance, médiocre aérodynamisme, consommation excessive (25% de plus que la berline moyenne), pollution, encombrement, taille, poids : le véhicule SUV remporte la palme d’or de la nuisance mécanique automobile. Il est difficile de l’électrifier. Les crash-tests montrent que le SUV n’est pas plus sûr ni moins sûr qu’un véhicule traditionnel. Si depuis une vingtaine d’années, la pollution automobile liée aux véhicules neufs commençait de modestement reculer, cette éclaircie respiratoire recule dès 2017 avec l’invasion urbaine des SUV (121 au moins à 250 grammes de CO2 par kilomètre (classes C à F), source: francenfo.fr).

Nuisance motorisée

En Allemagne, les Verts n’hésitent pas: ils brandissent la banderole d’infamie écologiste pour fustiger les SUV : « Klimakiller » ! Mesurée dans toute l’Europe, l‘élévation actuel des taux de CO2 en milieu urbain est lié au succès commercial effarant de ces automobiles anachroniques. En France, comme en d’autres pays, si cet engouement persiste, en 2022 un véhicule neuf sur deux sera un SUV.

Selon l’Agence internationale de l’énergie (AIE, note du 15 octobre 2019), plus de 200 millions de SUV circulent aujourd’hui sur la planète. En Suisse, où le taux des 4×4 est le plus élevé du monde selon le quotidien 24 heures, l’augmentation des émissions de CO2 s’impute fortement à la part croissante de 4×4, qui ont constitué près de la moitié des importations en 2018. En toute impunité environnementale.

Toujours selon l’AIE, les SUV constituent sans doute la cause de la demande accrue de pétrole entre 2010 et 2018. Si la tendance n’est pas inversée par un drastique choix politique de survie urbaine, les « SUV ajouteraient près de deux millions de barils par jour à la demande mondiale de pétrole d’ici 2040, annulant les économies permises par 150 millions de voitures électriques » (AIE).

Prédation mécanique ?

Luxe prédateur! La niche SUV est la plus rentable pour l’industrie automobile comme l’illustre l’offensive publicitaire hors norme pour ces voitures hors gabarit que consomme avec frénésie la classe moyenne aisée. Le message publicitaire flatte la plus-value symbolique : « affirmez votre caractère », « élégance », « confort », « virilité », « cool attitude ». L’imaginaire prédateur anime la valorisation marchande des SUV. Son conducteur serait même l’« explorateur de la jungle urbaine » ! Allez, on fonce… même sur les trottoirs!

En ville, la cohabitation avec les cyclistes, les deux-roues motorisés et les piétons devient vraiment menaçante. Plusieurs études sur la dangerosité automobile montrent qu’un piéton a deux fois plus de risques d’être tué suite à une collision avec un SUV qu’avec une berline traditionnelle.

Existe-il un autre véhicule que le SUV qui confère autant d’impunité et d’arrogance routières au conducteur empli de “virilité” ? Même lorsqu’il écrase le champignon quand le feu passe au rouge !

Darwinisme et struggle for life : la guerre mécanique a commencé ! Le SUV déferle sur les villes.

Civisme salvateur

Pourtant, le civisme urbain se réveille à lire la pétition lancée à Lausanne pour interdire en ville, à juste titre, les SUV et les 4×4 inutiles à la mobilité citadine. La mise en place urgente de « zones de basses émissions » en milieu urbain implique la tolérance zéro pour les SUV. Dans le cas contraire, les autorités politiques devront bientôt répondre de non-assistance à populations urbaines asphyxiées. A quand la grande périphérie urbaine vide de voitures privées ? A quand les alentours de bâtiments scolaires dépourvus de horde mécanique ? A quand l’assainissement automobile de la ville tellement vulnérable ? Le contentieux du SUV doit permettre de rapidement repenser tout le périmètre de la mobilité urbaine, notamment en densifiant le réseau du transport public avec une politique tarifaire encore plus attractive pour dissuader l’auto individuelle en ville.

En attendant: 25 000 véhicules par jour continuent de déferler joyeusement sur Genève et uniquement par la rue de Lyon ! Pare-choc contre pare-choc, entre deux vociférations stressées. Combien de SUV dévorateurs de bitume ?

Chic, on respire !

Sempé: dessinateur prémonitoire: https://la-bas.org/la-bas-magazine/chroniques/sempe-rien-n-est-simple

 

LM 49

Michel Porret

Michel Porret

Professeur d'histoire moderne à l'Université de Genève, président des Rencontres internationales de Genève, coordinateur de l’équipe Damoclès, rédacteur de Beccaria (Revue d’histoire du droit de punir) et auteur de plus de 300 publications, Michel Porret écrit dans une perspective d'histoire intellectuelle, sociale et culturelle, sur les Lumières, l'utopie, le suicide, les crimes et les châtiments, la médecine légale, l'imaginaire social, la bande dessinée. L'actualité des normes et des déviances inspire sa réflexion comparatiste avec le passé. L'histoire culturelle aussi. Dernier ouvrage (avec Bronislaw Baczko et François Rosset): Dictionnaire critique des utopies au temps des Lumières, Genève, Georg, 1407 p.

15 réponses à “SUV : voiture de destruction massive

  1. Il y a quelques années il aurait paru impensable d’interdire de fumer dans les restaurants, cafés, trains et autres espaces publics… les temps changent … et il est temps de se dire que c’est la fin d’une époque où voiture rimait « faussement » avec « liberté ». Il est temps de réaliser le ridicule des longues files voitures (de plusieurs tonnes) transportant le plus souvent un seul individu (d’environ 80 kg, souvent en surpoids par manque d’usage de ses jambes…) les files de voitures stériles, les compétitions motorisées … comme pour la cigarette pour sauver la santé publique et la planète, il est venu le temps d’interdire …

  2. Les berlines classiques actuelles ont toutes des pare-chocs en ABS souple et une calandre arrondie, augmentant la probabilité pour le piéton heurté en position debout de glisser-rouler sur le capot au lieu d’être éjecté sur la route. Le SUV a une calandre rigide et plate, dont la hauteur dépasse le niveau de la taille, avec moins de chances de limiter les atteintes. Maintenant si l’on compare les niveaux pour un piéton enfant, celui-ci n’échappe pas.

    Vous mentionnez la proportion importante de SUV qui va en croissant, qui constitue actuellement le 25 % du nombre total de véhicules. Les familles apprécient évidemment le volume intérieur, c’est un confort pour emmener ses enfants. Mais en dehors des trajets en SUV, ces mêmes enfants traversent les routes. Que répondraient toutes ces familles conduisant un SUV, si on leur présentait un schéma explicite : silhouette d’un l’enfant à un certain âge/taille avant l’impact – Au moment du choc : force et vitesse de rebondissement, représentés par deux flèches colorées reproduites à l’identique sur un deuxième schéma : le même enfant qui tombe à plat ventre sur le fond d’une piscine vide, depuis un plongeoir de x mètres de hauteur. Le but ne serait pas d’étudier les réactions des personnes abordées, mais de publier ensuite ce rapport avec trois colonnes de réponses en % : « Cela ne m’intéresse pas / Oui j’en suis conscient / Je ne réalisais pas que… » La publication pourrait peut-être avoir une influence sur le choix du prochain véhicule neuf : « Moi non plus je ne me rendais pas compte, je ne voulais pas y penser… » Il me semble qu’une campagne de ce genre aurait sa place et n’engendrerait pas un coût énorme, mais nos fonctionnaires prenant des décisions préfèrent s’occuper en priorité des hamburgers et boissons sucrées. Pour quelles raisons ?.. Ils ne réalisent pas, eux non plus, au volant de leur SUV ?.. Mais quand j’y songe, Le Temps pourrait envoyer quelques personnes questionner une centaine de propriétaires de SUV qui déposent leurs enfants devant l’école, puis rédiger un article, mais là il faudrait rajouter une quatrième colonne-% : « J’ai pas le temps ! VROUMMM !.. »

    Et les lecteurs de votre blog, est-ce qu’ils prendront le temps de lire et commenter le sujet de votre article ?..

  3. Monsieur Porret,
    Je suis d’accord avec votre analyse mais je permets d’ajouter pourquoi s’arrêter aux SUV? En effet il y a aussi de nombreux véhicules équipés de moteurs puissants qui sont totalement inutiles et produisent autant de pollution. En résumé le problème est le transport individuel et non pas le SUV à lui tout seul. Pourquoi ne pas faire comme d’autres et rendre ce transport individuel plus cher (prix de l’essence à 3 francs le litre, péages urbains, etc) ? Les individus restent libres de leurs choix mais par contre ce choix a un coût bien moins négligeable.

    1. Péage urbain pourquoi pas mais vous ne comprenez l’impact qu’aurait une essence à 3.- le litre. Il y a des gens qui sont obligés de prendre leur voiture pour aller travailler. Beaucoup doivent faire plus de 60 km journaliers (regardez les statistiques) et ne peuvent pas prendre les transports publics, déjà surchargés sur certains axes. Ils vivent hors des gros centres car les loyers ne sont pas abordables.
      Et puis, si l’on augmente l’essence à 3.-/L, le prix de TOUS les biens de consommation va augmenter, les distributeurs reportant les coûts sur les consommateurs, dont pour beaucoup, le pouvoir d’achat est déjà bien mis à mal! Et on connait la chanson, une population qui ne consomme pas…
      Quant à fortement taxer ces véhicules à l’achat au travers d’une taxe au CO2/km ainsi que sur le poids, l’idée n’est pas mauvaise mais le risque est de voir les conducteurs garder le plus longtemps possible leur vieille voiture qui pollue plus. La vaste blague est qu’on peut trouver des SUV moins chers que des berlines aussi spacieuses.
      Finalement, le tout électrique ce n’est pas encore pour demain: les véhicules sont chers (que ce soit les 4 ou 2 roues) , assez laids la plupart du temps, et on est encore loin d’avoir les infrastructures pour cela. Il ne faut pas oublier qu’il faut pouvoir charger la voiture la nuit/quand on ne l’utilise pas et cela reste encore un luxe car il faut un garage/box privé dans la majorité des cas. Et puis, comment faire face à tout ce besoin énergétique, la production pourrait-elle garantir plusieurs millions de véhicules électriques ?
      Après, il est difficile d’interdire totalement, les 4×4 car certains en ont l’utilité car vivant dans des régions moins accessibles où les routes sont moins praticables en toutes saisons. Il faudrait déjà limiter l’accès à ces véhicules dans certaines zones urbaines – car oui là c’est un non-sens – et carrément les interdire en cas de pics de pollution. Après il faudrait adapter le coût des P&R périphériques car, rien qu’à Lausanne, ce n’est pas incitatif : 35.- la journée pour une place en périphérie alors que le prix de la place de parc au centre est de 3.50 l’heure et si on chercher bien – et avec un peu de chance – il y a des places à 6.50 la journée…

      1. Haz, je fais juste un petit calcul de coût pour voir si l’essence à 3 CHF/litre est vraiment un purgatoire économique pour beaucoup. 60km par jour de trajet pour le travail en considérant 240 jours de travail cela fait 14’400km. On va dire que le véhicule consomme 8l/100km (pas très économique comme véhicule). Cela représente une différence mensuelle de CHF 130 (CHF 288 C vs. CHF 158 par mois)qui peut être réduite à CHF 81 si le véhicule ne consomme que 5l/100km.
        J’ai fais ce rapide calcule afin de montrer que de l’essence à 3 CHF/litre n’a en fait qu’un impact modéré sur le budget de l’utilisation d’une voiture par contre cela un impact majeur sur les comportement. Je ne dis pas de passer demian matin à un prix de CHF 3/litre mais disons pour 2025 ce qui laisse le temps au personne de changer les véhicules ou tout au moins de prévoir d’en acheter plus frugal.
        Mon message était plus orienté sur le problème de la mobilité individuelle qui est un vrai problème et dernière chose importante j’ai une voiture à essence et j’aime l’utiliser mais il faut aussi savoir changer son point de vue…

  4. A propos de civisme salvateur.

    Pour augmenter la capacité du noeud ferroviaire de Genève, les autorités ont décidé d’un concept dont la réalisation s’achèverait vers 2045-2050, dont la construction coûterait environ 5 milliards et dégagerait 1,35 millions de tonnes de CO2.

    Or un autre concept, qui pourrait être achevé en 2030, dont la construction coûterait un milliard et dégagerait un quart de millions de tonnes de CO2 seulement.

    La différence, de 1,1 millions de tonnes, correspondrait à la circulation d’un SUV sur 6 milliards de kilomètres, ou à celle de 400’000 SUV pendant une année.

    Les autorités refusent d’entrer en matière. Faisons donc appel au civisme.

  5. Bien dit! En effet, le même rapport AIE souligne que les SUV’s sont la deuxième source la plus importante de l’augmentation des émissions de carbone entre 2010 et 2018, juste après l’électricité et avant l’industrie lourde.
    Il est temps de relancer l’initiative des Verts sur l’interdiction des SUV’s au niveau national.
    Pour ceux qui souhaitent le consulter et/ou le faire circuler, voici le lien vers le rapport AIE: https://www.iea.org/newsroom/news/2019/october/growing-preference-for-suvs-challenges-emissions-reductions-in-passenger-car-mark.html
    Et un résumé dans le Guardian du 29.10: https://www.theguardian.com/environment/ng-interactive/2019/oct/25/suvs-second-biggest-cause-of-emissions-rise-figures-reveal

  6. Une étude fort intéressante sur le profil sociologique du conducteur de 4×4 / SUV et des symboliques sous-tendues par ce type de véhicule est disponible ici : http://www.crest.fr/ckfinder/userfiles/files/Pageperso/4×4.pdf

    Un bref extrait de la conclusion : « Nos développements nous amènent à penser que, dans le cadre de la conversion écologique appelée par de nombreuses voix, la lutte pour l’espace que met en jeu l’automobilité massifiée passe désormais par les luttes autour des véhicules – et de la catégorisation sociale de ce qu’est une bonne – ou une mauvaise – voiture. Autant de points tendant à démontrer combien les luttes autour des véhicules sont aussi des luttes sociales, lesquelles voient se confronter des styles de vie proposant des rapports à l’espace différenciés, voire concurrents. Les 4×4 cristallisent, pensons-nous, des styles de vie antagoniques dans le rapport à l’espace. Face à des propriétaires de SUV disposant d’un espace vaste et extensible, espaces péri- et para-urbains qui s’arpentent via l’automobilité, se trouvent des groupes préférant aux espaces périphériques le centre-ville, dont devraient se tenir écartés des véhicules conspués pour leur inadaptation. A l’ascétisme caractérisant la consommation d’espace du centre-ville, répond la consommation intensive d’espace de la banlieue et de l’espace rural. »

    1. Bonjour,
      J’ai lu avec intérêt l’article sur le profil sociologique du conducteur de 4X4/SUV. Il me semble que le véhicule n’est pas le seul indicateur du rapport à l’espace. Si je choisis de voyager à l’autre bout du monde en avion pour mes vacances, je m’approprie aussi un espace auquel beaucoup n’ont pas accès tout en polluant à outrance un espace qu’il va falloir apprendre à partager, d’autant qu’il risque de se réduire dans les années à venir.
      C’est vrai pour chaque choix de consommation même si cela n’apparait pas de manière aussi évidente. Quand j’achète un produit venant du bout de la planète ou qui a nécessité l’utilisation de matières premières provenant de pays qui souvent n’en tirent que très peu de bénéfices, j’ai occupé virtuellement un espace auquel les gens qui vivent plus sobrement (y compris ceux des pays concernés) n’ont pas droit.
      De quoi réfléchir non seulement au choix d’un véhicule, mais aussi à nos habitudes de consommation quotidiennes.

  7. Si l’usage de SUV en ville est un non sens énergétique catastrophique pour la planète, je doute fort de la réalité des économies permises par 150 millions de voitures électriques car l’électricité nécessaire à la propulsion de ces voitures, il faut la produire et, dans de nombreux pays, cette électricité est produite au moyen d’énergies fossiles. De plus, aux pertes dues au rendement de la centrale électrique, il faut ajouter celles dues au transport du courant (résistance des conducteurs, pertes au niveau des transformateurs, perte au niveau des chargeurs de batterie et cette liste n’est pas exhaustive). Sans oublier la consommation d’énergie nécessaire pour produire le lithium et la pollution engendrée par le recyclage partiel de la batterie.

    La meilleure solution pour se déplacer en ville reste le vélo et les transports en commun à condition que ces derniers soient d’un prix accessible et respectent raisonnablement leurs horaires.

  8. Merci, Monsieur Porret, pour votre contribution à ce débat sur la mobilité surdimensionnée. Débat qui semble enfin trouver l’écho qu’il mérite, au vu du problème croissant que posent ces véhicules, tant d’un point de vue environnemental et énergétique mais aussi sanitaire et social.
    Concernant la pétition dont vous faites mention, de plus amples informations peuvent être trouvées sur le site http://www.mobilite-respectueuse.ch. Il est également possible d’y signer la pétition en ligne. Cette pétition concerne en premier lieu Lausanne et le Canton de Vaud, mais chacune et chacun est invité.e à la signer, car chaque région, chaque ville est concernée. 11 ans après le retrait malheureux de l’initiative fédérale dite ” Pour des véhicules plus respectueux des personnes”, il est temps de réveiller les politiques sur cette question, et ce à tous le niveaux.

  9. “La voiture, ça tue, ça pue, ça rend con” – René Dumont (1974)

    “…par sa conception comme par sa destination originelle, la bagnole est un bien de luxe. Et le luxe, par essence, cela ne se démocratise pas : si tout le monde accède au luxe, plus personne n’en tire d’avantages ; au contraire : tout le monde roule, frustre et dépossède les autres et est roulé, frustré et dépossédé par eux.” – André Gorz, “L’idéologie sociale de la bagnole” (1973)

    Après celle qui pollue moins, il est intéressant d’observer combien les constructeurs automobiles, et pas rien qu’eux, dépensent en ingéniosité et en frais de recherche et de développement pour concevoir la bagnole qui tue enfin “propre”. A quand la bagnole à valeur morale ajoutée?

    Rouler ou se faire rouler, that’s the question.

  10. Votre article contient une information étonnante: existe-t-il vraiment des SUV qui ne produisent en condition réelle que 121g/km de CO2? Cela correspond à une consommation d’essence de 5,2l/100km. J’ai des doutes. Mais je rejoins les commentaires précédents: s’il faut instaurer une taxe pour financer la transition énergétique, j’approuverais sans réserve une taxe annuelle progressive de 1% de la valeur fiscale des véhicules de tourisme pour chaque tranche de 10g/km en dessus de 150g/km. Donc pour un véhicule qui consomme 10l/100km d’une valeur de 60’000.-, cela ferait une taxe de 4800.-. Le luxe n’en deviendrait qu’un peu plus luxueux ce qui n’a rien d’affolant. Avec cela, on peut baisser sensiblement le prix des transports publics.

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