Juan Carlos: la chute et l’exil

Les lecteurs de La Ligne Claire auront pu lire dans la presse les déboires liés au don de 100 millions de dollars qu’aurait reçu le roi émérite de la part du roi d’Arabie et qui auraient été crédités sur un compte ouvert au nom d’une fondation panaméenne auprès d’un établissement bancaire de renom à Genève. Des enquêtes pénales sont en cours en Suisse et en Espagne.

Ce qui semble particulier à La Ligne Claire c’est que cette affaire ne concerne pas seulement le citoyen Juan Carlos de Borbón y Borbón mais l’institution monarchique elle-même. Que pendant le même temps en France, l’ancien président Nicolas Sarkozy soit mis en examen, ne jette pas le discrédit sur l’institution de la présidence de la République en tant que telle et n’amène personne à réclamer la restauration de la royauté.

En Espagne, il en va autrement. D’une part, et en dépit des mérites du même Juan Carlos, en particulier lors de la tentative avortée de coup d’état de la part du colonel Tejero en 1981, la monarchie espagnole repose sur des bases toujours fragiles. Exemple unique de restauration monarchique à l’époque contemporaine, elle succède aussi à deux proclamations de la république en 1873 et en 1931.

Mais il va aussi et sans doute surtout de la nature même de l’institution qui fait du monarque le fils ou la fille de son prédécesseur. Alors que son beau-frère gît en prison, le roi Philippe VI, à la nouvelle qu’il était un bénéficiaire à son insu de cette fondation, a renoncé par avance à son héritage et a coupé la liste civile du roi émérite, 194 mille euros par an. Jusqu’à hier, il était possible qu’il dût achever de tuer symboliquement le père à qui seul il doit sa fonction et l’expulser du palais de la Zarzuela. Face au risque de ce meurtre rituel, le roi Juan Carlos a choisi de prendre les devants en annonçant lundi 3 août qu’il quitterait l’Espagne

Certes, tant qu’il était roi jusqu’en 2014 Juan Carlos était couvert par l’immunité de sa fonction ; de plus, il est possible que certains des faits incriminés se révèlent prescrits. Mais l’immunité a vocation à protéger la fonction royale, pas à lui octroyer une impunité à commettre des délits. Juan Carlos était né en exil à Rome ; il emprunte aujourd’hui le même chemin que son père et son grand-père, le prix à payer pour sauver l’institution monarchique qu’il a incarnée.

Quel que soit l’arrangement constitutionnel, l’institution monarchique naît d’un contrat entre une famille et le peuple. Sire, Madame, sachez-le car cette règle ne souffre aucune exception, en cas de conflit c’est toujours le peuple qui gagne. L’exercice de la fonction royale exige désormais l’exemplarité avant, pendant et, depuis que les rois abdiquent, après la prise de cette fonction.

Dominique de la Barre

Dominique de la Barre

Belge offshore, amateur d'histoire et du patrimoine culturel européen, attaché aux questions liées à la transmission.

10 réponses à “Juan Carlos: la chute et l’exil

  1. le roi anglais qui abdique pour épouser sa belle, ça c’était classe ! là, ça a un petit côté Sarkozy et macron allant se promener au plateau des Glières, près d’Annecy, haut lieu de la Résistance, hypocrisie incluse et insulte aux Résistants comprise !

  2. Merci de l’envoi de votre texte pertinent.
    Cependant, j’aurais formulé différemment votre dernière phrase en : ” L’exercice de la fonction royale et celle de Chef d’Etat exige toujours l’exemplarité….”.
    Monsieur Juan Carlos, malgré ses mérites passés, a fait une erreur capitale en oubliant l’adage : “Noblesse oblige”.
    Je le plains amèrement, car désormais, il en payera le prix en devant ruminer jusqu’à la fin de son séjour terrestre la locution latine : “Sic transit gloria mundi (ainsi passe la gloire du monde)”.

  3. Très inéressante dans cet article, la réflexion sur la fragilité de cette monarchie constitutionnelle rétablie, d’où découle un certain besoin d’exemplarité.

    Je ne suis pas tout à fait convaincu, car il me semble que:

    A. La corruption des politiciens professionels, dans tous les états contemporains qu’ils soient monarchiques comme l’Espagne ou républicains est cent fois pirs que les kavalierdelikte (à beaucoup de zéros, c’est vrai) qui sont reprochés à Juan Carlos. Et ça, les Espagnols le savent bien. Ils ont une capacité d’indulgence bien plus grande qu’on ne pense.

    B. On ne fera jamais de l’Espagne une monarchie à bicyclette protestante, comme dans les pays du Nord, malgré les cousinages entre l’actuelle famille royale et le Dannemark, le Hannovre et la Prusse.

    C. Si on pense à l’histoire de l’Espagne on y observe des situations incroyables, comme par exemple celle de ce premier ministre qui s’appelait Godoy, qui s’est beaucoup enrichi, et qui était parvenu au pouvoir surtout grâce au fait qu’il était l’amant de la reine Maria-Luisa, femme de Charles IV. (Il parait que ce point est contesté par les historiens récents). De toute façon, l’Espagne est un vieux pays qui en a vu d’autres et à mon avis ce petit scandale sera vite pardonné.

    D. Il semble que Juan Carlos s’entendait très bien avec les potentats des pays pétroliers comme l’Arabie Saoudite, qui lui ont fait des faveurs. Les commissions très importantes reçues d’Arabie saoudite semblent avoir liées à l’attribution de gros contrats pour la construction de TGV par un consortium industriel espagnol. Selon moi, dans un tel cas, une commission est tout à fait méritée. Elle aurait presque dû être versée en toute transparence par le consortium espagnol en question. Il faudra bien qu’on en finisse un jour avec cette hypocrisie imposée par les Américains, qui veulent uniquement interdire aux autres des méthodes nécessaires qu’ils ne se privent pas d’employer eux-mêmes. J’espère que les ouvriers espagnols qui ont eu du tzravail pendant des années grâce aux bons service de Juan carlos lui témoigneront leur reconnaissance.

    E. En tant qu’ancien banquier suisse, je trouve que c’est une honte que la Suisse ne soit même plus capable d’assurer la discrétion de ce genre d’affaires. Quand on pense aux affaires énormes que la Suisse a couvertes au temps de Mitterrand, Chirac et Sarkozy, ça fait sourire rétrospectivement. Il est vraiment inconcevable qu’une petite journaliste de la Tribune de Genève puisse déclencher une affaire politique pareille dans un pays comme l’Espagne. On est où là? Qui peut encore faire confiance à la Suisse ? (Ceci dit ce n’était pas très malin de conseiller à Juan Carlos une panaméenne pour cette affaire. Complètement dépassé comme système.)

    F. La plus grosse erreur qu’on puisse reprocher à Juan Carlos c’est d’avoir fricoté avec cette aventurière. Si elle avait été une vraie princesse Wittgenstein, ça ne serait pas arrivé. Elle aurait su tenir sa langue.

    Je me demande bien dans quel pays Juan Carlos ira passer sa retraite dorée. La Suisse, malheureusement, ça m’étonnerait. Les Suisses seraient encore capable de faire du zèle dans les procédures contre lui.

    Je fais une hypothèse et je prends les paris. Pas Monaco, mais la Hongrie. Orban se fera un plaisir de lui offrir une hospitalité généreuse et peu regardante. Et il le traitera avec tous les honneurs dus à son rang.

    Juan Carlos est très sympathique et restera un personnage très populaire en Espagne. Les historiens seront indulgents envers lui, tout comme les Espagnols, même si la véritable histoire de ce qui s’est passé lors du putsch du lieutenant-colonel Tejero n’est pas du tout ce qu’on nous dit, et ce que les futurs manuels d’histoire écriront. La vérité historique étant un mensonge qui arrange beaucoup de gens..

    1. Votre analyse est tres interessante et nous( qui avons vecu en Espagne et aimons les espagnols qui, eux , aimaient leur roi ,) la trouvons tout a fait pertinente .
      Ce qui ne veut pas dire que le roi ait toujours agi correctement ni de maniere irreprochable .
      Son exil aidera-t’il Felipe qui a maintenant a affronter une situation extremement compliquee,penible pour lui-meme et sa famille et dangereuse pour la monarchie ? A ver …

      ( Desolee pour les accents j’ai un clavier anglais !)

  4. Article très intéressant, et vous avez raison d’employer l’imparfait du subjonctif, dont presque tout le monde néglige l’usage. Mais en l’espèce, au lieu d’écrire “il était possible qu’il dusse…”, vous deviez écrire “…qu’il dût…”.

  5. Cette affaire de Juan Carlos est une tragédie, à vrai dire. Et c’est très triste. Il est désolant qu’un grand pays soit plongé inutilement dans une crise politique, juste parce que la Suisse n’est plus foutue capable de jouer son rôle NÉCESSAIRE qui est de maintenir un certain secret sur certaines turpitudes. On ne doit pas livrer en pâture à l’opinion ce genre de choses. Un roi ne peut pas être jugé selon les mêmes critères qu’un simple particulier. Ces mots pourront choquer les démocrates indécrottables, mais c’est la vérité. Il faut un peu se mettre dans la peau de Juan Carlos, imaginer cette jeunesse de frustration tiraillé entre sa famille et les projets échafaudés sur sa tête par le vieux dictateur Franco. Les dilemmes qu’il a vecu: fallait-il maintenir un état autoritaire, corporatiste avec une “démocratie organique”? Peut-être, au fond que ça aurait mieux valu, même si ça aurait été risqué. La question se pose tout au moins. Et on peut bien imaginer qu’il y a songé. Finalement, les conseils de Valéry Giscard d’Estaing, Helmut Schmidt et la partie danoise de sa parenté par alliance l’ont convaincu qu’il fallait tuer dans l’œuf ce coup d’état et il l’a fait. Avec brio et un instinct de “chien de chasse”. On l’a encensé pour ça en le présentant comme le grand sauveur de la démocratie. Bon tres bien. Mais il a compris aussi à ce moment là qu’il ne serait jamais un vrai roi, mais tout au plus une sorte de roi des Belges. Et je pense que çe n’est pas ça qu’il s’était imaginé dans sa jeunesse. Ca a du l’écœurer. Mon interprétation de sa personnalité très intéressante, très royale (jusque dans les excès)
    et tes sympathique c’est qu’à ce moment là il s’est dit: puisque je suis destiné à être une potiche constitutionnelle dans un état démocratique progressiste qui va aller à vaut l’eau presque immanquablement, puisque je n’ai pas réussi à eviter ça, eh bien au moins je vais m’accommoder de cette situation et de toute façon, alors au moins je vais bien m’amuser. Je vais tomber des femmes et faire de l’argent. Et c’est ce qu’il a fait, avec son style, vraiment royal en toute chose. Je dirais que les excès qui lui sont reprochés maintenant par les cuises, proviennent de la meme grandeur dans sa personnalité qui lui a permis de changer de pied en un instant au milieu d’un coup d’état, au déclenchement duquel il n’était peut-être pas si étranger qu’on nous le dit. Il est royal, voila tout. C’est dans ses gènes. J’ai beaucoup d’indulgence pour tout ça. Et je suis convaincu que les Espagnols, beaucoup d’entre eux, partagent mon sentiment.

    Toute cette affaire. montre aussi le danger, pour un prince, de faire trop confiance à des gens douteux comme cette “princesse” allemande arriviste, sexy et intrigante. Surtout trop bavarde. Attention au mélange des genres. Il faut séparer le plaisir et les affaires. Autre aspect qui se révèle à l’occasion de ce remue ménage, c’est le cas de le dire. Une biographie de la “reine” roturière Letitia vient de sortir. Il faudrait que je la lise mais j’en ai lu une recension et il parait que ça fait du dégât. On découvre que le couple bat de l’aile et les scènes de ménage ne doivent pas être agréables, car le problème est aggravé par le fait que la mistinguette est républicaine et tout ce qu’il y a de plus de gauche. On s’en doutait bien un peu, mais on pouvait espérer que cette union inégale aurait pour effet de souder la partie républicaine et la partie monarchiste de l’opinion. Il se pourrait bien que cela ne marche pas ainsi et que le charme soit rompu. Là encore, on s’aperçoit que les nouveautés en matière familiale et donc dynastique ne valent rien. Il ne faut pas mélanger les torchons et les serviettes. L’ancienne méthode consistant à faire des mariages égaux était bien meilleure, car au moins l’épousée connaissait le métier et ne faisait pas de grabuge.

    Que l’on pense à l’attitude admirable de la reine Sophie. C’est elle à la fin qui va réussir à sauver cette monarchie et çe n’est pas pour rien. C’est dû au fait qu’elle est née pour jouer ce rôle. Et pourtant elle a dû en voir de toutes les couleurs avec les frasques de son Juan Carlos. Elle l’avait rencontré sur le yacht de la reine Frederika, dans une croisière prévue essentiellement pour arranger des bons mariages dans le bon milieu. Voila comment il faut procéder. Le roi peut avoir des maîtresses roturières, pas les épouser.

    Prions pour ce beau grand garçon de Felipe, qu’il ne finisse pas comme son trisaïeul Guillaume II. Mais là dessus, je suis assez confiant. Ca sera dur mais il s’en sortira. Je suis convaincu que même si la crise s’aggrave les Espagnols ne prendront pas le risque de rouvrir une guerre civile.

  6. Cette affaire de Juan Carlos est une tragédie, à vrai dire. Et c’est très triste. Il est désolant qu’un grand pays soit plongé inutilement dans une crise politique, juste parce que la Suisse n’est plus foutue capable de jouer son rôle NÉCESSAIRE qui est de maintenir un certain secret sur certaines turpitudes.

    On ne doit pas livrer en pâture à l’opinion ce genre de choses. Un roi ne peut pas être jugé selon les mêmes critères qu’un simple particulier. Ces mots pourront choquer les démocrates indécrottables, mais c’est la vérité.

    Il faut un peu se mettre dans la peau de Juan Carlos, imaginer cette jeunesse de frustration tiraillé entre sa famille et les projets échafaudés sur sa tête par le vieux dictateur Franco. Les dilemmes qu’il a vecu: fallait-il maintenir un état autoritaire, corporatiste avec une “démocratie organique”? Peut-être, au fond que ça aurait mieux valu, même si ça aurait été risqué. La question se pose tout au moins. Et on peut bien imaginer qu’il y a songé.

    Finalement, quand la question s’est posée de manière dramatique, les conseils de Valéry Giscard d’Estaing, Helmut Schmidt et la partie danoise de sa parenté par alliance l’ont convaincu qu’il fallait tuer dans l’œuf ce coup d’état et il l’a fait. Avec brio et un instinct de “chien de chasse”. On l’a encensé pour ça en le présentant comme le grand sauveur de la démocratie. Bon très bien. Mais il a compris aussi à ce moment là qu’il ne serait jamais un vrai roi, tout au plus une sorte de roi des Belges. Et je pense que ce n’est pas ça qu’il s’était imaginé dans sa jeunesse. Ca a du l’écœurer.

    Mon interprétation de sa personnalité très intéressante, très royale (jusque dans les excès) et très sympathique, c’est qu’à ce moment là il s’est dit: puisque je suis destiné à être une potiche constitutionnelle dans un état démocratique progressiste, qui va aller à vau l’eau presque immanquablement, puisque je n’ai pas réussi à éviter ça, eh bien au moins je vais bien m’amuser. Je vais tomber des femmes et faire de l’argent. Et c’est ce qu’il a fait, avec son style, vraiment royal en toute chose.

    Je dirais que les excès qui lui sont reprochés maintenant par les cuistres, et même le fait qu’il ne “sait pas distinguer entre ce qui est légal et çe qui ne l’est pas” comme l’en accuse cette garce de Corinna Sayn-Wittgenstein, qui l’accable après avoir bien profité de ses largesses, tout cela provient de la même grandeur royale dans sa personnalité, qui lui a permis de changer de pied en un clin d’œil au milieu d’un coup d’état, au déclenchement duquel il n’était peut-être pas si étranger que ça. C’est dans ses gènes. Ca s’appelle la royauté. La royauté est au dela du légal et de l’illégal.

    J’ai beaucoup d’indulgence pour tout ça. Et je suis convaincu que les Espagnols, beaucoup d’entre eux, partagent mon sentiment.

    Toute cette affaire. montre aussi le danger, pour un prince, de faire trop confiance à des gens douteux comme cette “princesse” allemande arriviste, sexy et intrigante. Surtout trop bavarde. Attention au mélange des genres. Il faut séparer le plaisir et les affaires.

    Autre aspect qui se révèle à l’occasion de ce remue ménage, c’est le cas de le dire. Une biographie de la “reine” roturière Letitia vient de sortir. Il faudrait que je la lise mais j’en ai lu une recension et il parait que ça fait du dégât. On découvre que le couple bat de l’aile et les scènes de ménage ne doivent pas être agréables, car le problème est aggravé par le fait que la mistinguette est républicaine et tout ce qu’il y a de plus de gauche. On s’en doutait bien un peu, mais on pouvait espérer que cette union inégale aurait pour effet de souder la partie républicaine et la partie monarchiste de l’opinion. Il se pourrait bien que cela ne marche pas ainsi et que le charme soit rompu.

    Là encore, on s’aperçoit que les nouveautés en matière familiale et donc dynastique ne valent rien. Il ne faut pas mélanger les torchons et les serviettes. L’ancienne méthode consistant à faire des mariages égaux était bien meilleure, car au moins l’épousée connaissait le métier et ne faisait pas de grabuge. Que l’on pense à l’attitude admirable de la reine Sophie. C’est elle à la fin qui va réussir à sauver cette monarchie et ce n’est pas pour rien. C’est dû au fait qu’elle est née pour jouer ce rôle. Et pourtant, elle a dû en voir de toutes les couleurs avec les frasques de son Juan Carlos. Elle l’avait rencontré sur le yacht de la reine Frederika, dans une croisière prévue essentiellement pour arranger des bons mariages dans le bon milieu. Voila comment il faut procéder. Le roi peut avoir des maîtresses roturières, pas les épouser.

    Prions pour ce beau grand garçon de Felipe, qu’il ne finisse pas comme son trisaïeul Guillaume II. Mais là dessus, je suis assez confiant. Ca sera dur mais il s’en sortira. Je suis convaincu que même si la crise s’aggrave les Espagnols ne prendront pas le risque de rouvrir une guerre civile.

  7. Cher Monsieur de la Barre,

    Si vous voulez bien valider le commentaire de cette MIDINETTE TRADITIONNALISTE, et monarchiste (les Suisses sont beaucoup plus monarchistes qu’on pense), je vous serais reconnaissant de choisir la deuxième version car j’ai corrigé plusieurs coquilles et amélioré un peu le texte.

    Je vous demande pardon pour le mot d’esprit sur le roi des Belges. C’est un peu vache, mais c’est la meilleure façon que j’ai trouvée pour expliquer le dilemme que Juan Carlos a dû trancher. Je pense qu’il ne voulait pas devenir un monarque constitutionnel comme en Belgique. Il voulait être un chef d’état régalien. Je soupçonne qu’il était de mèche avec les putschistes en 1981 car il était épouvanté de voir que tout dérivait dans un sens désastreux et il a voulu mettre le hola à tout ça. Il avait été formé dans un univers autoritaire et traditionaliste.

    Soit dit entre nous, en plus, depuis cette affaire de coup d’état manqué (et je pense que Juan Carlos a choisi la voie de la raison hélas car s’il avait agi autrement les grandes puissances auraient organisé une révolution des œillets quelques années plus tard pour se débarrasser de lui) vous constatez que le roi a été complètement à la merci d’une bande de francs maçons. Et le résultat c’est qu’aujourd’hui en Espagne il y a le mariage gay!

    À quoi bon une monarchie catholique si c’est pour avoir le mariage gay? Une république suffirait.

    Vive Juan Carlos!

    Avec mes meilleures salutations et mon appréciation pour votre blog tres intéressant, même si je suis contrairement à vous je n’accepte pas certaines évolutions du monde actuel, et je vous trouve trop modéré.

    M.

  8. Sur les 1’300 milliards pour sauver l’Europe, il y aura quand meme bien quelques centaines de millions pour sauver ce vieux, a la tete de Louis XVI avant l’echafaud, afin qu’il puisse continuer a chasser l’elephant, avec ses maitresses, pauvre Burbon y Burbon de Bourbon!

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