Nos ancêtres les Gaulois

Nicolas Sarkozy, de son vrai nom Miklos Sárközy de Nagy-Bocsa, un Français d’origine hongroise nous explique comment il est devenu gaulois bien que les Magyars n’aient franchi le col des Carpathes pour débouler dans l’espace danubien qu’en 897 et que les preuves de leur présence en Gaule font à ce jour défaut. Avec cette déclaration fracassante, M. Sarkozy sème le trouble parmi la population qui soudain doute de son identité. C’est pourquoi, dans un souci d’apaisement, La Ligne Claire estime qu’un bref rappel historique s’impose.

Rappel historique

Les derniers seront les premiers. Depuis plus d’un demi siècle des gens venus d’horizons lointains ne cessent de débarquer sur nos plages et menacent d’égorger nos fils et nos compagnes. Dès lors, sitôt que la dernière grève de la SNCM aura pris fin, hop, qu’on les embarque et qu’on les renvoie outre Méditerranée.

Et à propos de la Méditerranée, il faudra songer aux Italiens, Gambetta, Zola, Ventura (Lino comme Ray) ; quant aux Espagnols, beaucoup sont issus de Républicains qui ont fui la guerre civile – sous la 3e République au moins, on les mettait dans des camps de réfugiés, chacun à sa place, comme dans Downton Abbey. Les Portugais enfin ne sont pas méditerranéens stricto sensu mais vous voyez ce que je veux dire, et puis on pourra à nouveau occuper les loges (de concierge, pas d’opéra).

Avec la place ainsi libérée, on sera à même d’accueillir les Québécois car il est clair que les Iroquois eux aussi les mettront à la porte au motif tout aussi clair qu’ils sont tous les descendants de migrants économiques. (La Ligne Claire se demande cependant s’il ne faudra pas rafraîchir l’usage qu’ils font de la langue française, même si les Gaulois eux non plus ne parlaient pas cette longue qui n’existait pas encore).

Charles III, roi de Francie occidentale (car nous sommes en Occident, faut-il le dire) vers l’an 900 coulait des jours à vrai dire pas si heureux que cela lorsqu’il vit surgir sur la Seine, qui elle aussi coulait, des drakkars conduits par de redoutables envahisseurs, les Normands, ces pillards gorgés de morue. Bien nommé le Simple, il s’empressa de mettre un terme à leur rapine en leur offrant la plus belle de ses provinces, bel exemple réussi de chantage de la part des Vikings qui n’étaient certes pas des réfugiés politiques. Mettons enfin un terme à cette escroquerie millénaire qui, de surcroît, sent le camembert.

Clovis et les Francs

Les Francs, ah les Francs, Clodion le Chevelu, Chlodéric et puis Clovis, n’oublions pas Clovis, se sont installés en Belgique et Picardie actuelles au cours du Ve siècle, et, Dieu soit loué, ont donné leur nom à la future France – on frémit à l’idée que ce rôle eût été dévolu aux Quades ou aux Gépides. Mais, stupéfaction, car les Francs sont en réalité des Germains (qui fuyaient d’autres Germains), ces gens à qui nous faisons la guerre tous les vingt-cinq ans. Wikipédia nous apprend que, en 1714, l’historien Nicolas Fréret avait été le premier à avancer l’hypothèse selon laquelle les Francs étaient effectivement des Germains. Aussi les magistrats de Sa Majesté l’ont-il embastillé pour six mois afin qu’il puisse tester son hypothèse à loisir et se repentir de l’outrage qu’il avait infligé à Louis XIV, qui avait passé son règne à combattre les Habsbourg, sans se soucier le moins du monde de l’origine de son nom, car Louis est un dérivé de Clovis.

Heureusement qu’il nous reste la Bourgogne, ses grand crûs, ces châteaux, la doulce France. Mais la Bourgogne, me direz-vous, n’est-elle pas le territoire des Burgondes, établis par ici vers 450? Oui, les Burgondes, ce peuple qui, d’après Pline l’Ancien, habitait au départ un territoire délimité par l’Oder, la Vistule, la Wartha et la Notec, un pays qui sent la tourbe et le chou-rave, loin de la Bourgogne en tous cas.

Et quid des Wisigoths, eux qui occupent indûment l’Aquitaine depuis l’an 418 ? Invités en qualité de peuple fédéré, ils ne sont toujours pas repartis même si nombre d’entre eux ont eu le bon goût depuis de poursuivre plus avant vers l’Espagne. They have overstayed their welcome comme disent nos amis Anglais, qui eux aussi sont priés de rester at home à moins bien entendu qu’ils ne se portent acquéreur d’une résidence secondaire en Wisigothie.

Et puis les Grecs, déjà eux, qui s’établissent à Massalia sans crier gare vers 600 avant Jésus-Christ, bousculant les pauvres Ségobriges, ce peuple ligure qui n’en demandait pas tant.

Voilà, maintenant qu’on a fait table rase, qu’on peut à nouveau respirer chez soi, grignoter un bout d’andouillette, sortir dans l’arrière-cour sans qu’un voisin vous épie de son œil importun, que tous ces perturbateurs sont partis, qui reste-t-il ?

Les Gaulois, des peuplades celtes, mais nul ne sait d‘où ils sont venus.

Dominique de la Barre

Dominique de la Barre

Belge offshore, amateur d'histoire et du patrimoine culturel européen, attaché aux questions liées à la transmission.

5 réponses à “Nos ancêtres les Gaulois

  1. Superbe humour …. Il semble quand même que les Gaulois descendent des Celtes, qui occupaient (à la louche, je n’y étais pas) le nord de la Suisse et le Sud Ouest de l’Allemagne actuelles. Avaient-ils eux aussi été chassés par d’autres ? En continuant ainsi il ne restera plus beaucoup de monde en France. On peut d’ailleurs se demander si l’on ne devrait pas aussi rapatrier les habitants préhistoriques de Lascaux, puisque nous savons maintenant que l’humanité toute entière vient d’Afrique ?

  2. Le pédagogue :

    Leurs ancêtres les Gaulois.
    « Petit à petit, le nid fait son oiseau ».
    L’institutrice s’arrachait régulièrement les cheveux, devenait, petit à petit, une « Cantatrice chauve » parce qu’il refusait de répéter après elle :
    « Petit à petit, l’oiseau fait son nid ».
    Il n’avait aucun respect pour l’ordre qui, dans la logique de l’institutrice, répond aux « canons de la loi » qui tonnent plus fort et plus longtemps que les canons tout court.
    Canons et autres armes de destruction massive utilisés par l’Etat colonisateur, employeur de l’institutrice, pour « pacifier » le pays où l’enfant est né, et imposer à certains « petits indigènes » l’histoire de « leurs ancêtres les Gaulois », afin de leur faire oublier que les ancêtres de l’espèce humaine sont nos parents Aadame (Adam) sur lui la bénédiction et la paix, et Hawwaa-e (Ève), qu’Allaah la bénisse.
    À bout de « patience », l’institutrice a fini par alerter les « autorités compétentes » afin que le nid de l’insoumission cesse d’être le lieu d’accueil de ce « drôle » d’oiseau.
    Le nid a connu toutes les agressions.
    Mais la résistance de l’oiseau continue.
    « Ces populations doivent se mettre à l’heure de notre logique.
    Nous devons imposer nos règles.
    Notre discipline.
    Notre grandeur.
    Nous devons les pénétrer profondément.
    Avant nous, elles n’avaient rien.
    Maintenant, nous allons leur apprendre à acquérir le sens de notre hiérarchie, à comprendre l’immense intérêt de la séparation des pouvoirs et de la distinction entre la vie privée et la vie publique, de la différence entre le profane et le sacré.
    Nous allons les éduquer.
    Leur montrer la richesse de l’éducatif.
    De la démocratie.
    De la liberté.
    Il nous appartient d’éveiller les consciences.
    D’assurer la conscientisation de ces masses incultes et sauvages pour les intégrer à notre civilisation.
    Les assimiler.
    Nous devons libérer ces populations de leurs servitudes qui s’opposent à notre modernisme.
    Ces populations ont besoin des maîtres que nous sommes.
    Sans nous, elles ne peuvent pas penser.
    Elles ne peuvent pas avancer.
    Nous résister est un crime.
    Il faut donc être sans pitié avec les criminels.
    Nous sommes les missionnaires de la déclaration universelle des droits de l’Homme ».
    Les arrières grands-parents maternels et paternels de l’enfant ont résisté.
    Ils ont été tués par le colonialisme.
    Des massacres.
    Des crimes.
    Des carnages.
    Des horreurs.
    Des pillages.
    Des tortures.
    Des viols.
    Des transgressions.
    Des humiliations.
    La mort semée.
    La désagrégation planifiée.
    Le désarroi répandu.
    Les déséquilibres provoqués.
    L’harmonie mutilée.
    La décomposition alimentée.
    La mémoire infectée.
    Les grands-parents, maternels et paternels, dépossédés et chassés, se sont trouvés parqués dans des bidonvilles, prélude au processus migratoire, une transplantation plus dure, plus douloureuse.
    Comment parler du système colonialo-impérialo-sioniste, qui a mis en place les « indépendances dans l’interdépendance » (statut octroyé qui s’est traduit dans les colonies par la multiplication des “États” supplétifs, subordonnés avec plus ou moins de zèle, de soumission et de servilité dans l’exécution des ordres des métropoles et autres employeurs.
    Ces “États” sont fondés sur l’imposture, le crime, la trahison, la tromperie, la corruption, l’injustice, la perversion, la débauche, le mensonge, le pillage, l’oppression, l’exploitation, le viol, la tyrannie, la torture, l’enfermement, la négation de l’être humain) ?
    Comment raconter Filistiine (la Palestine) ?
    Comment expliquer de la mafia qui alimente et entretient l’imposture partout ?
    Flots de pensées.
    Averses d’images.
    Afflux de sensations.
    Saisir le Sens.
    Renforcer Lien.
    Des compagnons d’un « drôle » d’oiseau continuent leur envol, et entonnent avec lui la Glorification.

  3. Tout fout le camp !

    Quand je pense à ce récent documentaire d’Arte France sur les Celtes en Gaule qui n’a même pas cité le nom de la bataille de Gergovie alors que depuis plus de 60 ans je croyais habiter à quelques lieues du site officiel labellisé par napoléon III…!

  4. Ouai ouai ouai……tout ça sent bon la bienpensence.
    Le tentative est un peu brouillonne et l’intention claire et sans finesse.
    Ces “peuplades” voulaient s’assimiler, cherchaient les honneurs et les dignités de l’empire romain mourant.
    Elles y sont d’ailleurs parfaitement parvenu.
    Rien à voir avec les revendications identitaires, populistes et islamistes de ceux avec qui on veut les comparer.

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