Pourquoi les dessins d’arc-en-ciel se multiplient aux fenêtres

Cette initiative qui a démarré en Italie se propage à travers le monde grâce aux réseaux sociaux et vient se rajouter aux applaudissements tous les soirs à 20 heures, pour saluer et remercier les travailleurs essentiels.  

Alors que la pandémie du COVID-19 nous oblige à demeurer à la maison, les enfants sont sollicités à dessiner un arc-en-ciel et le mettre à une fenêtre, visible aux passants.  

En cette période de confinement les citoyens offrent ainsi un message d’espoir que «tout ira bien», l’arc en ciel étant le symbole de la lumière qui vient après la pluie.

D’autres, à court de crayons de couleurs, font des collages ou empilent des livres aux couvertures multicolores (#BookRainbow) ou accrochent des ballons à leurs portes. Aux Etats-Unis, des façades entiers de bâtiments ont même été repeintes aux couleurs de l’arc en ciel et au Canada, des ponts ont été illuminés dans le même esprit.

Vous pouvez retrouver de nombreux dessins et photos sur Twitter et Instagram:

#cavabienaller

#toutirabien

#stayingsafe

#wewillgethroughthis

#rainbows

#windowrainbow

#RainbowTrail

#ChaseTheRainbow

 

 

L’OMS encourage le jeu avec #PlayApartTogether

DIGITALE ATTITUDE : L’Organisation mondiale de la santé (l’OMS) et l’industrie du jeu vidéo lancent une campagne #PlayApartTogether (jouez séparément mais ensemble) pour promouvoir la distance sociale.

Alors que le 25 mai dernier, l’addiction aux jeux vidéo numériques était classée officiellement comme une maladie mentale par l’OMS, aujourd’hui, cette dernière fait appel aux acteurs de cette industrie pour ralentir la propagation du COVID-19 en relayant ses directives.

Selon un membre de son conseil d’administration, Raymond Chambers, sur Twitter : «Nous sommes à un moment crucial qui définira l’issue de cette pandémie. Les entreprises de l’industrie des jeux ont un public mondial – nous encourageons tout le monde à #PlayApartTogether.»

Dix-huit sociétés, dont Activision Blizzard (Call of Duty, Candy Crush, World of Warcraft, Overwatch) et la plateforme de streaming Twitch (League of Legends, Grand Theft Auto, Minecraft) ont répondu présent pour faire passer le message de prévention au sein de leurs jeux et sur les réseaux sociaux.

Chaque titre place les différentes recommandations de l’OMS dans un contexte différent. Par exemple, dans le jeu Pirate Kings, les pirates se tiennent toujours à distance (sociale) et un rouleau de papier de toilette peut faire partie de leur butin. June’s Journey à son tour incite à prendre des pauses café et à se laver les mains, explique Laura Keren, vice-présidente du marketing de Playtika, dans le Jerusalem Post.

«Beaucoup de nos joueurs sont solitaires et le jeu en ligne leur donne une vie sociale, alors nous encourageons les défis par équipe avec des prix à la clé. Nous avons également intégré différentes mesures pour accroître l’interaction au cours des parties, en donnant des récompenses ou encore en attribuant des bonus.

En participant à la campagne #PlayApartTogether, les online gamers peuvent enfin s’adonner à leur passion en toute bonne conscience. Comme ils n’ont pas le droit de sortir, ils n’ont plus besoin de s’arracher à leur console pour mettre le nez dehors. En vérité, ils n’avaient pas attendu une bonne raison pour s’y atteler, car selon le Hollywood Reporter, le temps passé sur les jeux vidéo en ligne a augmenté de 75% dès le début de la quarantaine.

Le port de masque généralisé, avons-nous été trompés?

Lorsque les historiens se pencheront sur les nombreuses directives des autorités face à la pandémie du Covid-19, celle affirmant que le port du masque généralisé est inutile, sera clouée au pilori.

Ce constat par le scientifique Jeremy Howard de l’université de San Francisco dans le Washington Post raisonne. Déjà interpellés par les images venant d’Asie montrant une population masquée dans les rues, nous réalisons aujourd’hui qu’il ne s’agit pas d’une simple différence culturelle.

Les conseils évoqués par l’OMS et les autorités seraient finalement une réponse politique face à une pénurie, pour assurer un approvisionnement vital au personnel hospitalier. Les arguments évoqués: «les masques sont inutiles si on n’est pas malade soi-même, mal utiliser un masque peut en réalité accroître le risque de transmission au lieu de le réduire», sont réfutables, selon d’autres experts.

Depuis quelques jours, les voix s’élèvent sur la nécessité que chacun porte un masque en public et les articles dans les journaux se multiplient. «L’utilisation généralisée des masques serait l’une des nombreuses raisons pour lesquelles la Chine, le Japon, la Corée du Sud et Taïwan ont contrôlé cette épidémie plus efficacement que les États-Unis et l’Europe», écrit le Washington Post. «Bien sûr que les masques fonctionnent» a écrit la sociologue Zeynep Tufekci dans un éditorial du New York Times : «Leur utilisation a toujours été conseillée dans le cadre de la réponse standard à la présence de personnes infectées». Ne pas porter de masque pour se protéger du coronavirus est une «grande erreur», affirme un scientifique chinois haut placé dans le Monde.

Donald Trump a lui-même évoqué le port de masque temporairement pour toute la population américaine lors d’un White House Briefing lundi et le Center for Disease Control (CDC), envisage de faire des recommandations dans ce sens.

Il est primordial que les masques aillent en priorité aux soignants et à tous les travailleurs de première ligne. Mais nous pouvons fabriquer nos propres masques à la maison, il existe de nombreux kits en ligne et des sites vidéo «do it yourself (DIY), qui expliquent comment faire. Et si leur efficacité n’est pas 100%, c’est mieux que rien, selon une étude de 2010.

Pour enrayer la propagation, toutes les autres directives: le confinement, la distance sociale et se laver les mains doivent être respectées. En rajoutant un système rigoureux de recherche des contacts, de tests de dépistages et de mise en quarantaine des personnes potentiellement infectées. Mais le port universel de masques devrait faire partie de l’équation, écrit le journal Wired.

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Zoom, l’appli de visioconférence qui fait un tabac

DIGITALE ATTITUDE : Pour s’adapter au confinement, nous nous tournons vers la visioconférence pour organiser des réunions d’entreprises ou nous retrouver virtuellement entre familles et amis.

Parmi les nombreuses options à notre disposition, Skype, Google Hangouts, House Party ou encore Face Time, il y a une qui cartonne en ce moment, celle de la société cotée en bourse Zoom.

Elle figure No 1 dans liste des applis les plus téléchargées du Apple Store et a enregistré 600’000 téléchargements en un seul jour, dimanche passé.

De sérieuses réserves ont été émises ces derniers jours concernant sa politique envers la protections des données, mais Zoom est un outil qui jusqu’à présent, a été couramment utilisé dans le domaine professionnel et dans les universités pour les cours à distance.

Depuis l’arrivée du Covid-19, Zoom est devenu un véritable phénomène de société, rassemblant des individus isolés pour des soirées apéro à plusieurs, des concerts, des clubs de lecture, des services religieux (mariages et commémorations), des cours de yoga ou de cuisine ou encore des spectacles artistiques.

Le premier ministre britannique Boris Johnson, pour inciter la population à rester à la maison, à même publié une photo où on le voit présider sa première réunion de cabinet sur Zoom. Et un call center américain dans l’industrie du voyage, a annoncé le licenciement à une centaine d’employés en simultané, après les avoir convoqués sur Zoom.

Pour de nombreux jeunes, l’adaptation aux directives de la santé publique et la fermeture des écoles sont difficiles à vivre, alors ils se tournent vers cette plateforme pour poursuivre leur vie sociale avec un semblant de normalité.

Sa facilité d’utilisation et sa fiabilité sont les raisons de son succès, de même qu’une option gratuite, qui permet jusqu’à 100 personnes de se joindre à une séance vidéo pendant 40 minutes.

Il existe encore quelques petites fonctionnalités pour rendre les choses plus intéressantes. Vous pouvez, par exemple, changer votre arrière-plan – si vous ne voulez pas que vos interlocuteurs découvrent votre maison en désordre.

De même, il existe un filtre de beauté qui donne à votre visage «une apparence légèrement plus douce, en minimisant la visibilité des imperfections».

Un autre facteur important avec Zoom est qu’il fonctionne sur toutes les plateformes: Téléphones Android ou iPhone, ordinateurs Mac ou Windows.

Dans notre nouveau quotidien, Zoom, ou encore Netflix Party (une extension Chrome qui permet à plusieurs, à distance, de visionner un même film sur Netflix), seront les outils incontournables pour mieux supporter notre confinement «seuls mais ensemble» – mais probablement encore une fois, en laissant quelques plumes au niveau de nos vies privées.

Lire aussi : Zoom, mouchard pour Facebook

 

Netflix Party, pour regarder Netflix ensemble à distance

Une nouvelle extension du navigateur Google Chrome, Netflix Party, vous permet à vous et à vos amis à distance, de regarder ensemble un film ou une série et d’en discuter en direct, grâce à une barre de chat.

Tous les membres d’un groupe invité peuvent avancer ou reculer le film, ou encore faire une pause, afin que le déroulement du film soit synchronisé pour tous.

En testant Netflix Party cette après-midi avec une jeune femme Irakienne, elle m’a signalée qu’elle voyait sur son écran des sous-titres en arabe, option qu’elle avait activée mais qui ne n’était pas visible sur mon écran. Bon à savoir, on peut donc sous-titré le film sur son écran, sans gêner les autres pour autant.

L’extension Netflix Party ne pourrait pas mieux tomber car dans notre nouveau quotidien, «seul mais ensemble» sera la clé pour mieux supporter le confinement.

Voici comment procéder (Cnet how to)

Assurer-vous d’avoir télécharger le navigateur Google Chrome

Visitez le site netflixparty.com

Cliquez sur Get Netflix Party for free (obtenir Netflix Party gratuitement).

Vous serez redirigé vers la page de la boutique en ligne de Google Chrome pour télécharger l’extension. Cliquez sur Ajouter à Chrome.

Une fenêtre contextuelle s’ouvrira. Sélectionnez Ajouter une extension. Vous verrez alors une icône NP grise dans la barre d’outils de votre navigateur.

Maintenant que vous avez téléchargé l’extension, vous pouvez commencer à regarder des émissions et des films avec vos amis et votre famille.

Comment faire pour regarder Netflix ensemble:

Ouvrez un nouvel onglet dans votre navigateur Google Chrome et connectez-vous à Netflix.

Trouvez une émission ou un film que vous aimeriez regarder et cliquez dessus.

Vous verrez maintenant que l’icône NP (Netflix Party) est passée du gris au rouge.

Cliquez sur l’icône et sélectionnez Start the party.

Copiez l’URL de la fenêtre contextuelle et envoyez-la à toutes les personnes que vous souhaitez inviter au groupe.

Le chatroom apparaîtra sur le côté droit de l’écran. De là, vous pourrez voir quand quelqu’un se joindra au groupe. Bon film!

Avec le confinement, Internet tiendra-t-il le coup?

DIGITALE ATTITUDE : Avec des millions d’élèves et d’employés renvoyés à la maison pour limiter la propagation du coronavirus, les réseaux vont être mis à rude épreuve.

Les fournisseurs d’accès vont être de plus en plus sollicités, à la fois par les élèves qui pratiquent l’école à distance et par les télé-travailleurs, qui multiplient les réunions par vidéo-conférences. Mais à cette consommation professionnelle vient s’ajouter la consommation du divertissement.

Si on prend l’exemple de l’Italie où les jeunes sont en quarantaine, le trafic de certains opérateurs a augmenté de plus de 90%, dû aux jeux en ligne.

Depuis quelques jours, les propositions pour nous distraire de l’isolement se multiplient. Les célébrités diffusent des récitals, comme Chris Martin de Coldplay avec ses sessions #TogetherAtHome, ou encore le violoncelliste Yo-Yo Ma qui joue du Bach pour honorer les travailleurs de la santé en première ligne.

Afin de nous guider dans l’offre qui croit de manière exponentielle, Le Temps nous propose un «répertoire d’échappées culturelles» avec des liens vers des musées, des expositions virtuelles, des concerts, des opéras, des oeuvres littéraires, de l’humour, des films, des séries, des podcasts et bien vu, des webcams au tour du monde pour changer d’horizon.

Sans oublier que nous avons déjà Netflix et bientôt Disney+, dès le 24 mars, avec des centaines de films et de séries en streaming.

Les événements sportifs ne sont pas en reste, ou le e-sport plus précisément, car les athlètes traditionnels se trouvant désoeuvrés, deviennent des joueurs actifs en gravitant vers la plateforme Twitch pour s’engager avec leurs fan base.

Malgré l’abondance de l’offre, il n’y aurait pas de quoi s’alarmer pour le réseau, selon l’une des plus grosses plates-formes européennes, rapportait le journal 01.net le 16 mars dernier: «Il n’y a donc aucune chance pour le moment qu’Internet ne flanche à l’échelle européenne. Ou même mondial.»

En Suisse nous ne sommes qu’à demi rassurés, car Swisscom nous a déjà incité à la prudence en demandant à ses clients «d’être responsables» et de ne pas transférer des volumes de données massifs.

En attendant que nos connexions ralentissent – c’est fort probable, il ne nous reste plus qu’à nous retrouver virtuellement pour l’apéro, sur Facetime, Skype ou Zoom, et boire ensemble des quarantini.

Lire aussi: 

Netflix réduit les débits en Europe pour éviter une paralysie d’Internet

Saturation des réseaux: Swisscom demande à ses clients «d’être raisonnables»

On prend un sacré coup de vieux avec le Coronavirus

En pleine forme à 66 ans, je réalise tout d’un coup que je suis une aînée et une personne «à risque» concernant le coronavirus. En ce premier jour de confinement à la maison et ce jusqu’au 19 avril, je peux sortir me promener mais j’ai le devoir civique de ne pas aller dans les magasins alimentaires ou à la pharmacie. Mon offre à ma voisine avec des problème de santé il y a deux jours, pour faire ses courses à sa place est donc complètement déplacée, et démontre bien comme un bon sentiment peut finalement être complètement à côté de la plaque.

Et je ne suis pas la seule avoir été momentanément bercée de l’illusion que toutes ces restrictions ne me concernaient pas. Ce matin, au téléphone avec des amies de ma génération: «Au moins on peut faire ses courses» ou encore: «C’est OK si on rentre dans une boulangerie et il n’y pas plus de 5 personnes».

Nos enfants par gentillesse enfoncent le clou: «Ne bougez surtout pas, ne sortez pas de chez vous, on vous amènera tout ce qu’il faut» ou encore mon mari «Ne t’inquiète pas, j’irai à ta place», n’ayant pas assimilé lui non-plus qu’il se trouve dans la tranche d’âge concernée.

Sacré reality check. Et ce n’est que le début.   

Nike et ses chaussures qui vont plus vite que les autres

DIGITALE ATTITUDE : Aujourd’hui lors d’un marathon, avant même de prendre connaissance du temps chrono d’un coureur, tous les regards convergent sur ses chaussures. Indubitablement, le premier qui passe la ligne d’arrivée, a des Nike fluo aux pieds.

«Depuis sa commercialisation en 2017, les records tombent en cascade. Les cinq marathons les plus rapides de l’histoire chez les hommes ont été courus ces deux dernières années par des athlètes qui les portaient, et deux chez les femmes», rappelle le journal français Les Echos.

Accusée par de nombreux coureurs professionnels de donner un avantage et de n’être pas moins qu’un «dopage technologique», la gamme Vaporfly de Nike, composée de lames en fibre de carbone et de semelles en mousse qui font l’effet d’un ressort, a contraint l’Association internationale des fédérations d’athlétisme (World Athletics) à revoir sa copie. Dans son règlement révisé :

«À partir du 30 avril 2020, les semelles ne devront pas dépasser une épaisseur de 40 mm et ne pourront pas contenir plus d’une plaque et plus d’une lame rigide. A l’issu d’une course, l’arbitre sera autorisé à demander à un concurrent d’ôter ses chaussures pour inspection, s’il a un soupçon raisonnable sur leur conformité. Et avant d’être éligible en compétition, les modèles devront être disponibles à la vente en magasin ou sur Internet depuis quatre mois.»

Lors des qualifications américaines aux Jeux Olympiques de Tokyo, le 29 février dernier à Atlanta, Nike a distribué gratuitement sa dernière réalisation, le Alphafly Next%, qui répond en tous points aux injonctions de l’IAAF en termes d’homologation. Parmi les centaines d’espoirs qui ont participé à ces essais, plus de 70% ont courus avec, délaissant leurs propres sponsors de longue date. Selon le New York Times, certains ont même maquillé leurs chaussures en rajoutant les trois bandes blanches du logo Adidas pour les camoufler.

Au final, quatre des six vainqueurs portaient ces modèles Nike haute performance.

Que les JO aient lieu ou non cette année, dorénavant, l’intérêt pour la marque de chaussures qui montera sur la plus haute marche du podium, sera aussi intéressante que le nom du médaillé.

SETI@home, le projet d’écoute de l’univers prend fin

DIGITALE ATTITUDE : Le projet SETI@Home, qui a fait participer des bénévoles du monde entier pour tenter de détecter un signal provenant d’une intelligence extraterrestre, a annoncé l’arrêt de ses activités partagées le 31 mars prochain. «Pour entrer en hibernation», peut-on lire sur le site. «Nous devons nous concentrer sur l’analyse des données que nous avons et rédiger un article dans une revue scientifique».

Depuis le 17 mai 1999, date du lancement officiel à l’Université de Berkeley, ce projet reposait sur la collaboration d’internautes bénévoles, qui en téléchargeant un logiciel économiseur d’écran, mettaient à disposition la puissance inutilisée de leurs ordinateurs, pour analyser en tâche de fond, de vaste quantités d’informations captées dans l’espace, par des radiotélescopes situés à Porto Rico.

Dans les mois qui ont suivi le lancement de SETI@home, plus de 2,6 millions de personnes de 226 pays ont offert la puissance de traitement de leurs processeurs. Ensemble, ils ont effectué environ 25 milliards de calculs par seconde, soit une puissance deux fois supérieure au meilleur supercalculateur de l’époque.

«Nous n’avions pas prévu un tel succès», explique Dan Werthimer, cofondateur et le scientifique responsable du projet, dans le journal Wired: «La croissance exponentielle s’explique par un réel intérêt de la part des individus pour savoir si nous sommes seuls ou non dans l’univers.» Mais aussi parce que ce programme s’inscrivait dans une époque où l’Internet était perçu comme un espace bienveillant et libertaire et que SETI@Home, était l’incarnation même de cet idéal, permettant à chacun de jouer un rôle pour le bien commun.

Un projet public d’une ampleur sans précédent, qui a duré plus de 20 ans. Des millions de personnes ont recueilli des milliards de signaux qui ont été traités ultérieurement pour filtrer les signaux des satellites, des stations de télévision et autres sources potentiels d’interférence.

SETI@home a été le premier effort à l’échelle planétaire pour entrer en contact avec une intelligence venant d’une autre galaxie (far far away). Dès le mois d’avril, les scientifiques vont passer au crible l’énorme volume des données récoltées, pour voir si un message ne nous aurait pas été adressé.

Les notes de bistrot illustrées par Jonathan Monk en vente sur Instagram

DIGITALE ATTITUDE : Jonathan Monk reproduit des chefs-d’œuvre de l’art contemporain sur des reçus de restaurant, puis les met en vente sur Instagram, au prix de l’addition.

L’artiste britannique né en 1969, qui habite Berlin, aime sortir dans les bistrots pour prendre un café, diner avec sa famille, ou boire un verre. De retour à son domicile, il dessine sur la facture, la prend en photo, puis la publie sur le réseau social. C’est au premier de ses 8900 followers qui laissera un commentaire qui aura le privilège de l’acquérir. Chacun de ses reçus illustrés se vend au prix du repas indiqué sur la facture, plus les frais d’encadrement et d’expédition. En général c’est très abordable, entre 15 et 20 euros.

L’acheteur potentiel doit être vigilant car l’artiste publie à intervalles irréguliers; parfois à raison de deux fois par jour, au bout de quinze jours ou encore le mois suivant, il n’y a pas de règle. Entre 80 et 140 personnes tentent leur chance à chaque mise à jour de sa page @monkpictures.

Dessins au crayon noir ou aquarelles colorées, Monk reproduit des compositions iconiques sur ces petits bouts de papier: la boite de soupe Campbell d’Andy Warhol, le coup de pinceau de Roy Lichtenstein, de nombreuses versions des cubes de Sol LeWitt et des cibles de Jasper Johns. Il y a encore la roue de bicyclette de Marcel Duchamp et sa fontaine, une signature de Pablo Picasso et les lettres multicolores de Alighiero e Boetti, parmi beaucoup d’autres.

La démarche de Jonathan Monk sur Instagram est un geste inclusif pour les collectionneurs en herbe, car c’est un artiste de renommée mondiale dont les mises à jour irrévérencieuses d’œuvres célèbres, sont exposées dans les plus grandes galeries et musées d’art contemporain, dans les biennales et les foires comme celle d’Art Basel. C’est encore l’artiste qui a beaucoup fait parler de lui en 2009 pour avoir détourné une pièce célèbre de Jeff Koons – le moulage en acier d’un lapin gonflable – dans une séquence de 5 répliques en état de dégonflement progressif.

En appliquant le principe du premier arrivé, premier servi sur Instagram et en proposant des prix dérisoires pour ses notes de frais ainsi immortalisés, Monk innove à nouveau en détournant l’usage habituel de cette plateforme de partage de photos.

Liens :

ArtNet News

The New York Times