La reconnaissance faciale serait-elle la solution pour préserver les mineurs de tous les dangers en ligne?

Imaginez que chaque fois qu’un enfant se connecte à un réseau social, à un jeu vidéo ou à un site porno, un système de reconnaissance faciale limite son temps d’accès ou le bloque carrément.

Ce serait avec soulagement la fin des disputes en famille sur le temps d’écran, l’autorité parentale ne fixant plus les limites, mais la technologie elle-même.

La Chine est en train de tenter l’expérience. Afin de freiner le comportement addictif des mineurs, le système de reconnaissance faciale du géant des jeux vidéo Tencent déconnecte depuis le 6 juillet, les joueurs âgés de moins de 18 ans dès 22 heures.

En Occident, nous sommes encore loin de ce genre de mesure. A titre comparatif, Instagram a annoncé que dès à présent, pour préserver les jeunes du cyberharcèlement, tous les nouveaux comptes créés par des adolescents seront par défaut en mode privé lors de l’installation de l’application.

Sachant qu’il est très facile de changer ce statut en mode “public” dans ses paramètres, on peut se demander pourquoi cette mesure fait même l’objet d’un communiqué.

Mais pour revenir à la reconnaissance faciale, celle de Tencent scanne le visage du joueur pour le faire correspondre aux photos d’identification fournies lors de son inscription. Il ne s’agirait pas d’un logiciel qui détermine l’âge grâce à une série d’algorithmes qui pourrait se tromper.

Alors qu’attendent les réseaux sociaux pour arrêter de proposer des demi-mesures et mieux protéger les enfants?

La reconnaissance faciale sera bientôt omniprésente offline et online, il faudra bien s’y habituer. Sur le Web, on pourra bientôt s’affranchir des mots de passe, en montrant simplement son visage, grâce à l’adoption à grande échelle de la spécification Web Authentification, un gage de sécurité face au piratage. La reconnaissance faciale sera même intégrée dans tous les appareils dotés de caméra si Apple fait des émules. Car selon Mark Gurman de Bloomberg, d’ici deux ans, la marque à la pomme va étendre sa technologie Face ID à l’ensemble de ses produits.

Lire aussi : Tencent étend la reconnaissance faciale dans 60 jeux vidéo pour débusquer les mineurs

Un drone capable de localiser les personnes qui appellent au secours

Des chercheurs allemands ont mis au point un système acoustique porté par un drone, capable de localiser les personnes qui appellent à l’aide.

Les ingénieurs du FKIE Institute ont démontré leur prototype dans le cadre de la conférence annuelle organisée par l’Acoustic Society of America en juin dernier. Un réseau de microphones, appelé Crow’s Nest Array, répartis judicieusement sur le drone, arrive à localiser puis à se diriger au-dessus de personnes piégées dans les décombres qui appellent à l’aide, ou qui manifestent leur détresse (râles, grattements, ou coups sur un objet).

Un logiciel doté d’intelligence artificielle a été entrainé à reconnaître les sons et à filtrer les bruits environnants, comme les cris des animaux, le vent, la pluie ou le bourdonnement de l’aéronef.

Les drones sont couramment utilisés pour les missions de recherche et de sauvetage en cas de catastrophe naturelle. Le plus souvent, ils prennent des images aériennes des dommages structurels. Certains sont dotés de capacités d’imagerie thermique pour détecter la chaleur corporelle.

Ils arrivent toujours en premier sur les lieux d’un sinistre car ils peuvent survoler les zones difficiles d’accès.

Pour améliorer encore le temps des secours, des chercheurs à l’université de Washington ont imaginé des drones pouvant se repérer grâce aux odeurs, pour assister les chiens dans les opérations de recherches de personnes portées disparues.

Une autre technologie développée par des scientifiques de l’Université de South Australia et de la Middle Technical University à Bagdad, permet aux caméras des drones de différencier les morts des vivants, en détectant les mouvements cardio-pulmonaires des victimes.

Et l’université de Zurich avec l’Ecole Polytechnique Fédérale de Lausanne ont mis au point un drone capable de changer de forme en plein vol – comme un oiseau dont les ailes peuvent se replier -pour s’insérer dans des décombres et les inspecter.

Grâce à tous ces nouveaux développements, les missions de sauvetage du futur devraient être de plus en plus rapides et efficaces.

 

Sources :   The Washington Post / Digital Trends / GNT / Daily Geek Show

Son CV sur TikTok

TikTok offre sur sa plateforme un nouveau canal dédié au recrutement. A l’adresse tiktokresumes.com, les américains peuvent postuler pour un emploi en soumettant un «résumé TikTok» de 60 secondes.

Des consultants sur le site expliquent comment procéder, les erreurs à éviter et permettent de consulter de nombreux exemples.

Une page répertorie une trentaine de compagnies qui se prêtent au jeu, comme Albercrombie & Fitch, Chipotle, Forever 21, Target, Shopify, Nascar et TikTok bien sûr.

Les CV vidéo existent depuis la nuit des temps mais l’approche de l’application mobile de partage vidéo innove par son format et rappelle l’«elevator pitch» des années 2000, où les start-ups présentaient leurs projets à des investisseurs le temps d’un trajet en ascenseur, soit en moins d’une minute.

En se lançant sur le marché de l’emploi, TikTok offre un soutien à la génération Z, très présente sur sa plateforme, confrontée à des perspectives d’emploi incertaines suite à la pandémie.

L’originalité comme accroche pour se faire embaucher peut-être quitte ou double et l’Internet cruellement, répertorie les exemples de toutes sortes. Mais parmi les meilleures idées, on peut retenir la candidate qui a réalisé un chatbot pour mettre en avant sa carrière sous forme conversationnelle, le CV fait entièrement en Lego, celui qui s’est présenté comme un résultat de recherche dans Google, ou encore celui qui a décrit ses qualifications en chantant du rap.

Tencent étend la reconnaissance faciale dans 60 jeux vidéo pour débusquer les mineurs

Depuis le 6 juillet, le système de reconnaissance faciale du géant des jeux vidéo Tencent surveille les joueurs pour détecter les moins de 18 ans, actifs sur la plateforme après 22 heures.

«Toute personne détectée comme étant un mineur sera mise hors ligne», a déclaré Tencent Games dans un communiqué presse.

La fonction, baptisée «Midnight Patrol» (patrouille de minuit) déployée dans 60 jeux, vise à dissuader les adolescents de passer trop de temps en ligne. Un des titres les plus populaires, League of Legends, ne fait pas partie de cette liste pour l’instant, mais pourrait être intégré dans une mise à jour ultérieure.

La dépendance aux jeux vidéo est une affaire d’État en Chine et les autorités ont introduit une série de mesures pour freiner le comportement addictif des mineurs, comme l’interdiction de jouer entre 22 heures et 8 heures du matin, pas plus de 1h30 en semaine et seulement 3 heures les weekends et jours fériés.

Tencent avait déjà testé la reconnaissance faciale en 2018 sur un millier de joueurs aléatoires de son titre populaire, Honour of Kings. Ces derniers ont dû s’inscrire avec leur identité réelle et télécharger leur photo. Des données ensuite croisées avec les fichiers des autorités chinoises. La technologie de reconnaissance faciale s’étant beaucoup améliorée depuis, l’entreprise déploie la technologie depuis hier à d’autres jeux populaires de leur catalogue.

Pour tous ceux qui crient au respect de la vie privée, mettez-vous un instant à la place des parents, désemparés face à la dépendance aux jeux vidéo de leur enfant. Un système de reconnaissance faciale vaut bien mieux que les options proposées en Chine jusqu’à présent, comme les écoles spécialisées qui ont fleuri il y a 15 ans où les ados étaient désintoxiqués à coups d’électrochocs, une procédure finalement abolie, mais qui a cédé sa place à des camps d’entraînement de style militaire.

Sources : Sixth Tone / Gizmodo / TheNextWeb

 

 

Softbank tire la prise de son robot Pepper

Commercialisé par le groupe japonais Softbank, Pepper a été présenté en 2014 comme le «premier robot humanoïde avec du cœur».

Depuis, il a rencontré des chefs d’État, partagé la scène avec des grands patrons lors de forums internationaux. Il a été réceptionniste dans des hôpitaux et guides dans des musées. Il vient encore en aide aux enfants autistes pour leur apprendre à mieux gérer leurs émotions. En Suisse il a été testé comme concierge à l’École Hôtelière de Lausanne, comme agent d’accueil dans une succursale de la BCV et, dans un geste symbolique visant à sensibiliser aux défis de la robotisation dans le monde du travail, il a été nommé membre du syndicat Employés Suisse à l’occasion de son 100e anniversaire.

Pourtant, appelé à témoigner de l’impact de l’intelligence artificielle sur l’éducation devant un comité restreint de la Chambre des communes du Royaume Uni en 2018, Pepper a déçu. Il a prononcé un simple discours et n’a pas su répondre aux questions, cristallisant d’après la BBC, un malaise croissant à son égard sur ses réelles capacités et les limites de son intelligence.

Trop coûteux à Sfr 13’000 pour les tâches qu’il est capable d’effectuer – principalement l’accueil et l’information, seuls 27’000 modèles ont été fabriqués et Softbank aurait suspendu sa production depuis un an déjà, selon Reuters. Le robot est sérieusement concurrencé par les enceintes à commande vocale bien plus performantes – qui coûtent moins de 200 francs aujourd’hui.

Pepper n’a peut-être pas tenu toutes ses promesses mais il nous aura émerveillé et inspiré une génération future d’ingénieurs en robotique.

Google commence à étiqueter les résultats de recherche sur l’actualité

Dans les résultats de recherche, Google présente toujours en premier les sources les plus sûres, grâce à des systèmes de classement composés d’algorithmes qui trient des milliards de pages en quelques secondes, mais lorsqu’une actualité vient de tomber, les informations les plus fiables ne sont pas forcément les premières en ligne.

Pour parer à ce problème et éviter la propagation de fausses nouvelles, Google est en train de mettre en place un système d’avertissement pour signaler des nouvelles de dernière heure qui seraient en train d’évoluer.

«Lorsqu’une information est brulante, les sources fiables peuvent parfois prendre du temps à être ajoutées aux résultats de recherche. Il est préférable de revenir plus tard, lorsqu’un plus grand nombre de contributions seront disponibles», peut-on lire sur leur blog.

Pour le géant du Web, «l’accès à des informations opportunes et pertinentes est de plus en plus important dans notre environnement actuel». Une mesure qui s’inscrit dans la tendance à donner aux internautes plus de contexte sur des sujets importants. Tout comme Twitter et Facebook ont mis en place des systèmes pour signaler les contenus trompeurs pendant les élections présidentielles américaines, ou lors des campagnes de vaccination du COVID 19.

Ces avis ont commencé à apparaître il y a quinze jours sur les réponses aux requêtes en anglais, aux États-Unis, et seront déployés plus largement d’ici quelques mois, selon le média Vox.

 

Les pubs pourraient débarquer sur les écrans de nos voitures

La technologie de détection des panneaux de signalisation qui s’affichent dans nos véhicules est de plus en plus répandue pour assurer notre sécurité et nous aider à mieux respecter le Code de la route.

Mais voilà qu’un brevet déposé par Ford suggère que cette technologie pourrait être utilisée à des fins commerciales. Le document décrit un système intelligent qui utiliserait la caméra de la voiture installée derrière le rétroviseur pour détecter des panneaux publicitaires au bord de la route. Le contenu du panneau serait analysé pour s’afficher sur l’écran tactile du véhicule avec des hyperliens, qui permettrait dès lors de placer facilement un appel pour passer une commande.

Le brevet est illustré par le dessin d’un hot dog avec des frites et une boisson, accompagné d’une adresse et d’un numéro de téléphone.

On avait déjà entendu parler de publicité visant les automobilistes grâce à un système de reconnaissance de véhicule. La voiture photographiée quelques mètres avant un panneau publicitaire, déclenche l’affichage d’une pub ciblée sur le panneau lorsque la voiture passe devant. Celle-ci correspond au profil du conducteur, basé sur le modèle et le prix de sa voiture.

Il y a encore les plaques d’immatriculation numériques qui se transforment en panneau publicitaire lorsque l’automobile est stationnée.

Mais le brevet de Ford qui permet aux annonceurs d’entrer à l’intérieur de l’habitacle est une nouvelle intrusion de notre espace personnel.

Bien que les constructeurs automobiles déposent régulièrement des brevets afin de protéger leurs innovations technologiques et bons nombre d’entre eux ne verront jamais la lumière du jour, cette dernière invention de Ford risque bien de se réaliser.

Pour le journal online Gizmodo, les concessionnaires automobiles pourraient le présenter comme un argument de vente, en proposant des rabais aux acheteurs qui acceptent de voir défiler des annonces en conduisant.

Lire aussi : Vos données automobiles vendues au plus offrant

Apple s’attaque au courrier électronique avec la «Protection de la confidentialité des e-mails»

Avec la version iOS 14.5 de son nouveau système d’exploitation mobile, Apple a déjà imposé sa loi sur la transparence des données, exigeant que les applications demandent la permission des utilisateurs avant de suivre leur activité sur le Web.

Mais voilà que la firme de Cupertino s’en prend également au courrier électronique. Lors de leur conférence annuelle début juin (la Worldwide Developers Conference ou WWDC), Apple a annoncé la mise en place avant la fin de l’année d’une nouvelle fonctionnalité, la «Protection de la confidentialité des e-mails», qui donnera aux utilisateurs plus de contrôle sur l’exploitation de leurs données.

Depuis des années, les spécialistes du marketing insèrent des pixels, de très petites images numériques invisibles, dans les mails qu’ils nous envoient. Lorsque nous ouvrons leurs messages, ces pixels sont récupérés sur un serveur. Puis, en utilisant un lien unique pour chaque abonné – généralement lié à son adresse électronique, l’éditeur peut savoir si le courriel a été ouvert et à quelle heure, une fois ou plusieurs fois, où se trouve l’expéditeur et quel est son numéro IP.

Le taux d’ouverture

Les éditeurs de newsletters disposent ainsi d’un indicateur essentiel pour leurs annonceurs: le taux d’ouverture. Elle est bien plus importante que le nombre d’abonnés.

Selon le service mail Hey, deux tiers de tous les messages que nous recevons aujourd’hui contiennent des pixels espions. La plupart des gens ignorent même l’existence de cette pratique et s’ils étaient au courant, ils ne l’autoriseraient sans doute pas si on leur donnait le choix. Ce que compte bien faire Apple. Ainsi nous assisterons probablement au même résultat qu’avec la mise en place des demandes d’autorisation pour les applications, où entre 88% et  96% des usagers ont dit non à la récolte des données.

La plupart des médias ont investi dans les bulletins d’information car le courriel est l’une des premières applications utilisées sur les smartphones et l’actualité se consomme essentiellement sur les portables. C’est un moyen pour attirer du trafic sur leur site, ou pour offrir un contenu bonus réservé aux abonnés.

Cela permet également aux journalistes indépendants une plus grande liberté pour traiter leurs sujets et permet aux lecteurs de soutenir ceux qu’ils apprécient.

Avec la nouvelle fonctionnalité d’Apple, éditeurs et journalistes ne sauront plus si leurs lecteurs sont fidèles ou non. Et privés de l’outil pour mesurer le taux d’ouverture, ils auront du mal à trouver des sponsors.

Vos amis traquent vos courriels

Mais le traçage des mails ne concerne pas seulement les marketeurs et la presse mais aussi les particuliers. Un nombre surprenant de mails qui sont suivis sont le fait de nos intimes ou connaissances. En 2017, selon Wired, (je n’ai pas trouvé d’étude plus récente), une personne sur cinq traquait le courriel privé envoyé pour savoir s’il avait été lu. De simples extensions dans les logiciels mail comme Gmail ou Outlook permettent de le faire.

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Sources : 9to5Mac / Phone Android / BBC / untelephone.com

Une proposition pour ajouter des «Neuro-droits» à la Déclaration universelle des droits de l’homme

Les progrès scientifiques dans le domaine la stimulation cérébrale rendent de plus en plus possible la manipulation de l’esprit humain – même dans son sommeil – et nécessitent des lois et des protections pour réglementer leur utilisation.

Depuis plusieurs mois, d’éminents neurologues réclament qu’un ensemble de «neuro-droits» soit ajouté à la Déclaration universelle des droits de l’homme.

Leur proposition consiste en 5 droits fondamentaux: le droit à l’identité, au libre arbitre, à l’intimité mentale, à l’équité d’accès aux technologies d’amélioration des performances cognitives et à la protection contre les préjugés algorithmiques.

Alors que les gouvernements réfléchissent encore, le Chili a pris les devants et deviendra le premier pays à instaurer des «droits du cerveau» dans sa Constitution. Le 22 avril, le Sénat a approuvé à l’unanimité la proposition et il ne manque plus que l’accord de la Chambre des députés.

Les applications médicales

De nombreuses applications des neuro-technologies concernent le domaine médical, comme la puce connectée de la société Neurolink d’Elon Musk, qui a pour ambition de rendre la mobilité et la parole aux personnes paraplégiques, ou le bracelet de la start-up CTRL-Labs rachetée par Mark Zuckerberg, qui permettrait de partager une photo par la pensée, en captant les impulsions envoyées par le cerveau aux muscles de la main.

Et l’implantation d’électrodes dans le cerveau pour traiter une série de troubles allant de la maladie de Parkinson à l’épilepsie est employée avec succès depuis plusieurs années.

Les appareils de surveillance

Cependant, des applications sont de plus en plus disponibles en dehors du contexte médical. Certaines entreprises privées vendent déjà des appareils portables de surveillance de l’activité cérébrale afin de combattre la douleur ou détecter le stress.

En Chine par exemple, des conducteurs de train à grande vitesse sont équipés de casques de sécurité capables de déceler tout changement de leur état émotionnel. Toujours pour éviter les accidents, un bonnet intelligent analyse l’état de fatigue des opérateurs de machinerie lourde. Et dans le cadre d’un projet pilote, des élèves âgés entre 10 et 17 ans ont porté des bandeaux lumineux sur le front, affichant des couleurs différentes selon leur niveau de concentration.

Le manipulation du cerveau

Mais au-delà des applications pour soigner et surveiller, des scientifiques ont réussi à planter de faux souvenirs chez des souris et à fabriquer des images artificielles, en activant des neurones spécifiques.

Et des marqueteurs testent déjà différents moyens pour modifier et motiver le comportement d’achat par le biais du piratage du sommeil. Les marques Xbox, Coors et Burger King sont déjà parvenues à introduire des publicités dans les rêves de consommateurs.

La science émergente du contrôle des rêves

Si aujourd’hui pour participer aux expériences sur le contrôle des rêves il faut être consentant, il est facile d’imaginer un monde dans lequel les enceintes connectées comme Alexa, Google Home ou encore Nest, détectent les phases du sommeil pour diffuser des messages subliminaux.

Alors à la liste des «neuro-droits», il ne faudra pas oublier d’ajouter le droit de rêver – sans être importuné par une publicité.

 

 

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Amazon a ouvert un salon de coiffure et Tesla se lance dans la restauration

Après avoir innové avec des produits et des services inédits, les géants de la technologie s’attaquent à des secteurs d’activité existants pour les réinventer, rapporte le Telegraph

Amazon a créé la surprise en annonçant l’ouverture en avril d’un salon de coiffure high-tech dans un quartier branché de Londres. En vérité il y avait bien une logique, le géant du Web propose depuis deux ans une gamme de produits de beauté destinée aux professionnels.

D’après le communiqué presse, il ne s’agit nullement du premier maillon d’une vaste chaîne, mais d’un point de vente unique, pour «expérimenter avec les produits et les dernières technologies dans ce domaine».

Les clientes du salon qui ont envie de changer de look peuvent voir à l’avance le rendu d’une coupe ou d’une couleur, grâce à des miroirs en réalité augmentée. Des écrans tactiles contre le mur, font apparaître toutes les informations pertinentes sur un produit et des QR codes à scanner permettent de l’acheter et de le faire livrer chez soi. Des tablettes Amazon Fire sont mises à disposition pour lire et se divertir.

Le fabricant automobile Tesla quant à lui semble vouloir se lancer dans la restauration. Selon le journal TechCrunch, la société a déposé trois noms le mois dernier auprès de l’Office des brevets des États-Unis, pour exploiter et protéger sa marque «Tesla» dans des restaurants et fast-foods situés aux côtés de ses stations de recharge. L’idée n’est pas récente, car en 2018 Elon Musk avait déjà tweeté sur l’ouverture d’un restaurant de type «drive-in à l’ancienne, patins à roulettes et rock».

Récemment, Apple a laissé entendre qu’il envisageait d’étendre sa gamme de magasins en Europe. De vastes surfaces au design coûteux qui ne semblent pas être axées sur la vente. Ce sont plutôt des espaces pour tester leurs produits.

Airbnb, la plateforme de location de biens entre particuliers et qui propose depuis quelques années le partage d’expériences entre les invités et leurs hôtes, étend son offre dans le domaine de l’éducation en ligne. Des professeurs et des experts s’adressent aux enfants par écran interposé pour leur donner des cours de toutes sortes, partager avec eux des activités interactives et faire ensemble des visites virtuelles pédagogiques.

Et Facebook, malgré des ambitions revues à la baisse, tente toujours de se frayer un chemin dans les crypto-monnaies avec Diem, anciennement appelé Libra.

Pour le Telegraph, ce n’est qu’une question de temps avant que de nombreuses autres industries ne soient chamboulées à leur tour.