«Finfluencers»: les conseillers financiers influents sur TikTok

TikTok, le réseau social surtout connu pour ses vidéos courtes où les ados se filment en play-back, a évolué. Il attire dorénavant une génération de jeunes adultes qui entrent dans la vie active et s’intéresse à la finance. 

Selon les statistiques de la plateforme au 30 juillet, les recherches pour #financialeducation ont obtenu 89,4 millions de vues et #financialadvisors 25,2 millions de vues.

@yourrichbff

«Le contenu sur TikTok est idéal pour une génération dont la durée d’attention est plus courte», explique Vivian Tu dans Bloomberg. Sa page @yourrichbff qui compte 530’000 followers permet de se familiariser aux aléas de la bourse d’une manière simple et accessible. «Un jeune de 18 ans ne va pas regarder l’émission Mad Money sur CNBC, mais il visionnera mon clip parce que je ne lui demande que 60 secondes de son temps et que c’est présenté d’une manière digeste».

@austinhankwittz

Austin Hankwitz, 25 ans et animateur de @austinhankwittz, a réussi à décrocher l’un des titres très convoités: celui de «finfluencer» (la contraction des mots finance et influencer). Il a signé un contrat avec la start-up Betterment, lorsqu’elle a réalisé que les nombreuses demandes pour leur service faisaient suite à l’une de ses vidéos. Hankwitz est capable de présenter simplement des montages financiers complexes en utilisant des tournures ludiques, de la musique et des textes explicatifs en couleur.

Pour le secteur financier, s’associer à ces influenceurs paraît une évidence: il n’y a jamais eu d’accès plus rapide et plus direct à un segment de la population.

@ceowatchlist, @quicktrades, @irisapp

D’autres jeunes investisseurs indépendants observent les déclarations financières des membres du Congrès à la recherche de conseils sur les actions à acheter en bourse. Selon un texte de loi, le Stock Act, les législateurs sont obligés de divulguer leurs transactions boursières et celles de leurs conjoints dans un délai de 45 jours.

Ainsi sur TikTok, @ceowatchlist, @quicktrades et @irisapp s’inspirent des déclarations de la présidente de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi, pour proposer où investir. L’un d’entre eux a qualifié Pelosi de la «reine de l’investissement».

Mais peu de créateurs TikTok sont enregistrés en tant que conseiller en investissement auprès de la Securities and Exchange Commission (SEC).

L’Uberisation de la finance

Pour Silvia Manent, fondatrice de Manent Capital dans la revue Financial Advisor IQ, «l’apparition des finfluenceurs est comparable à l’arrivée des Uber sur le territoire des taxis».

En attendant que la SEC réglemente ce secteur d’activité, TikTok dernier a pris les devants en annonçant de nouvelles mesures: tout producteur de contenu qui publie des vidéos pour le compte d’un tiers doit indiquer qu’il est sponsorisé – au risque d’être sanctionné.

Sources :  Bloomberg / Financial Advisor IQ /  NPR / ThinkAdvisor / The Hustle

Lire aussi : Sur TikTok, le dangereux succès des influenceurs finance

Des émojis pour mieux communiquer avec ses médecins

Le domaine de la santé aurait besoin davantage d’émojis afin d’améliorer la communication entre soignants et patients.

C’est du moins la conviction du Dr Shuhan He, médecin traitant au service des urgences de l’Hôpital général du Massachusetts, qui en fait une plaidoirie dans le journal JAMA, l’a revue médicale mensuelle publiée par l’American Medical Association.

«Lorsque la rapidité de décision est vitale, les émojis peuvent faciliter les échanges grâce à une forme de communication de type “pointer-et-cliquer”. Ils peuvent également être un outil précieux pour surmonter les difficultés linguistiques ou verbales lorsque des personnes souffrant de handicap ont de la peine à s’exprimer, de même que des patients parlant une autre langue, ou encore, dans le cas d’enfants qui ne parlent pas encore».

Le Dr He et ses collègues ont déjà réussi à faire accepter l’émoji du cœur et celui des poumons auprès du Consortium Unicode, une société d’utilité publique à but non lucratif qui gère le développement de ces pictogrammes. Ils apparaîtront sur nos appareils numériques en 2022.

Les nouvelles propositions

Les médecins proposent d’ajouter à cette liste,15 émoticônes supplémentaires illustrant l’intestin, l’estomac, le foie et le rein, ainsi qu’une jambe plâtrée, une colonne vertébrale, une plaquette de médicaments, une poche de sang, une poche de perfusion, un scanner, une balance, un semainier, un électrocardiogramme (ECG), une paire de béquilles et un leucocyte (ou globule blanc).

Les premiers émojis médicaux, une seringue et une pilule ont été introduits en 2015. Puis en 2017, à la demande de diverses associations, Apple a allongé la liste pour mieux représenter les personnes handicapées: une canne blanche, un bras et une jambe mécaniques, un appareil auditif. Il y a encore le stéthoscope, la goutte de sang et le fameux virus vert, que nous avons tous utilisé dans nos échanges à propos du Covid-19.

Les émojis ont démarré au Japon 

Conçus en 1999 par Shigetaka Kurita pour la messagerie du télécom NTTDoCoMo, les 176 caractères imagés ont connu un succès immédiat et ont été copiés par des entreprises rivales au Japon. Puis douze ans plus tard, avec une gamme élargie lors du lancement de l’iPhone, les émojis ont conquis toute la planète.

Les premières planches illustrées de Kurita ont été consacrées au Museum of Modern Art (MoMa) de New York en 2016. Elles sont les premières traces d’un nouveau langage normalisé et mondialisé, utilisé sur toutes les formes de messagerie.

Initialement au nombre de 176 en 2010, 3000 émojis sont disponibles aujourd’hui. On estime que 5 milliards d’entre eux sont utilisés chaque jour sur Facebook et dans Messenger seulement. Un phénomène tel que l’Oxford Dictionary a désigné «émoji» comme le mot de l’année en 2016.

Comment proposer un émoji

Chacun est libre de demander un nouvel émoji et d’argumenter en faveur de son existence. Par exemple l’année passée, à notre grande fierté nationale, celui de la «fondue» a été approuvé. Il avait été proposé par trois journalistes alémaniques du quotidien gratuit 20 minutes.

Un documentaire leur a même été consacré intitulé “Picture Character“, produit par Martha Shane et Ian Cheney en 2019. Le film revient sur l’historique et l’impact culturel de cette nouvelle forme de communication et présente le parcours de trois personnes ayant soumis une demande au Consortium, notamment une adolescente saoudienne qui a proposé un émoji représentant une femme portant un hijab, afin de se sentir représentée.

Sources : The Verge / JAMA / Les Echos / Hollywood Reporter

 

L’incroyable diversité de l’offre des distributeurs automatiques en Chine

Masques de protection, bâtons d’encens, crabes vivants, sex toys, tests de dépistage PCR. Ce ne sont là que quelques exemples de la diversité de produits que vous trouverez dans les distributeurs automatiques en libre-service dans les métropoles chinoises.

Si vous vous trouvez à Lhassa, l’une des villes les plus hautes du monde, vous trouverez même des distributeurs d’oxygène en bouteille. Mais le plus stupéfiant est sûrement le distributeur automatique de voitures dévoilé par Ford, en association avec le géant du commerce électronique Alibaba.

Ils sont partout, selon le média chinois Sixthtone.com. Dans les stations de métro, dans les centres commerciaux, les immeubles de bureaux, les complexes d’appartements, les écoles, les universités et les usines.

La pandémie a accéléré leur adoption. Ces automates, après tout, ne peuvent pas tomber malades ou propager un virus. Ils ne prennent pas congé non plus face à des urgences familiales imprévues.

Les distributeurs automatiques intelligents

Les plus de 300’000 distributeurs automatiques du pays sont presque tous des distributeurs intelligents. Ils sont dotés d’écrans tactiles, de caméras, de reconnaissance faciale. Ils permettent le paiement par smartphone et de suivre les données d’inventaire en temps réel. Des capteurs permettent de suivre le trafic piétonnier et les habitudes d’achat des consommateurs.

Entre 2014 et 2019, le secteur de la vente au détail sans personnel en Chine a été multiplié par quinze, passant d’un peu plus d’un quart de milliard de dollars à plus de 4 milliards. Et les distributeurs automatiques représentent désormais 80 % des ventes totales de ce secteur.

Ils coûtent le prix d’un smartphone

Une des raisons de leur succès est leur prix. Un distributeur en Chine coûte le prix d’un smartphone. Sur Taobao, le principal site web de vente en ligne, un premier modèle coûte l’équivalent de 590 euros. Si vous prenez celui doté du contrôle de la température, d’un écran tactile, de la reconnaissance faciale et d’un espace de stockage supplémentaire, cela revient à peu près au même prix qu’un iPhone 12 Pro Max.

Les dernières données de recensement en Chine publiées en mai montrent une population vieillissante, une évolution qui favorise la robotisation de nombreux secteurs de l’économie, dont le commerce de détail.

Au XIe siècle, les Chinois avaient déjà inventé un distributeur automatique de crayons fonctionnant avec des pièces de monnaie. Mais le premier automate moderne comme nous le connaissons date de 1880 et nous vient d’Angleterre. Il distribuait des cartes postales. Depuis le nombre et la variété des produits en vente libre n’a cessé d’augmenter dans tous les pays.

Une diversité sans limites

On trouve des distributeurs de riz au Japon, de pizzas à Rome, de baguettes de pain en France, de la nourriture pour bébé ou des chocolats halal à Singapour, du caviar à Los Angeles ou encore dans les stations de montagne de l’Oberland Bernois et du Valais, des fromages pour fondues et raclettes.

Sources : Sixthtone / Digital Trends

Les mesures draconiennes en Chine pour lutter contre la dépendance aux jeux vidéo

Le gouvernement chinois a encore durci le ton. Un nouveau règlement entré en vigueur le 1er septembre, interdit aux moins de 18 ans de jouer aux jeux vidéo pendant la semaine scolaire.

Les jeunes ne pourront jouer qu’une heure par jour: les vendredis, samedi et dimanche ainsi que les jours fériés.

Ces nouvelles mesures sont encore plus strictes que celles déjà en vigueur depuis 2019, où les mineurs étaient limités à 1h30 de jeu par jour en semaine avec une interdiction de jouer entre 22h00 et 8h00.

Selon un communiqué dans le journal officiel du Parti, «le gouvernement se doit d’être impitoyable, car les jeux en ligne nuisent à la vie scolaire, à la santé physique et mentale des adolescents». Ces derniers ne respectant pas les limites fixées par leurs parents.

Pour faire appliquer ce nouveau règlement, le gouvernement augmentera la fréquence des inspections auprès des entreprises de gaming afin de s’assurer qu’elles aient installé des systèmes d’identification pour contrôler l’âge et le temps passé en ligne.

En juillet, le géant des jeux Tencent a été plus loin en annonçant avoir mis en place un système de reconnaissance faciale sur sa plateforme, afin de débusquer et de couper la connexion dès 22h00 aux enfants qui ne respectaient pas le couvre-feu.

Lire aussi : Tencent étend la reconnaissance faciale dans 60 jeux

A l’annonce des dernières restrictions, les jeunes joueurs chinois se sont tournés vers les réseaux sociaux pour exprimer leur colère face aux nouvelles normes:

«Ce groupe de grands-pères et d’oncles qui définissent les règles, ont-ils même déjà joué, une seule fois?»

«Ne comprenez-vous pas que le meilleur âge pour les joueurs d’e-sports est l’adolescence?»

«Le consentement sexuel est fixé à 14 ans, on peut travailler à 16 ans, mais il faut avoir 18 ans pour jouer en ligne? C’est vraiment une blague.»

Des ressentiments qui resteront bien sûr sans appel. Peut-être diront-ils un jour merci à leur gouvernement pour leur avoir permis de vivre autrement – ou peut-être, et c’est à craindre, ils se rattraperont avec zèle dès leur majorité.

Vu d’ici, ces mesures interpellent et avouons-le, séduisent aussi. Si elles pouvaient encore s’étendre aux réseaux sociaux, il n’y aurait plus lieu de s’inquiéter du comportement de nos ados et ce serait enfin la fin des conflits familiaux sur le temps d’écran.

Sources : WSJ / New York Times / China Morning Post / Reuters

Facebook, le bouc émissaire de l’administration Biden

Le New York Times a révélé vendredi que Facebook a renoncé à publier un rapport sur les liens les plus populaires sur sa plate-forme entre janvier et mars 2021, craignant la colère du gouvernement.

L’article le plus lu par 54 millions d’Américains suggérait qu’un médecin en bonne santé était décédé deux semaines après avoir été vacciné contre le COVID-19.

Les critiques contre Facebook se sont intensifiées avec l’augmentation des cas de la variante Delta et cette nouvelle tombe mal pour Mark Zuckerberg, alors que Joe Biden vient de déclarer que les réseaux sociaux comme Facebook «tuent des gens», en laissant circuler de fausses informations sur la vaccination contre le Covid-19.

Facebook s’en défend, affirmant avoir supprimé 20 millions de messages contenant des informations erronées sur la pandémie et fermé 3’000 comptes.

Le réseau social est devenu le bouc émissaire de l’administration Biden pour la résistance des Américains aux vaccins – d’où la réticence du réseau social à publier son rapport du premier trimestre – et si la plateforme a certainement une part de responsabilité, il n’est pas le seul.

Dès le début de la pandémie, les efforts pour combattre le virus ont été accueillis avec dédain par un président qui estimait que la crise faisait du tort à son image. La science a été niée. «Nous avons fini par vivre dans un monde où l’on se moquait du masque et où l’ingestion de désinfectant était présentée comme un remède possible», résume le New York Times.

Le peuple est empoisonné par la politique partisane. Ne pas porter de masque et ne pas se faire vacciner sont devenus des symboles d’appartenance à un parti, celui des républicains. Les supporters de Trump ont la conviction que les médias ont exagéré la pandémie pour nuire à l’ex-président.

Le gouvernement de Biden devrait s’en prendre plutôt à la chaîne Fox News dont l’émission Tucker Carlson Tonight est le programme du câble le plus regardé aux États-Unis avec une moyenne de 3,1 millions de téléspectateurs chaque soir. Dans une émission Tucker a même affirmé que «les Américains ont été trompés lorsqu’on leur a dit que les vaccins COVID étaient efficaces».

Je ne défends pas souvent Facebook, mais comment se fait-il que le réseau social soit cloué au pilori pour gérer la désinformation et qu’une chaîne télévisée ait libre cours pour mentir de manière éhontée.

Facebook projettera en avant-première un documentaire controversé sur le 11 septembre

Pour la première fois, un film payant sera présenté exclusivement et en avant-première sur Facebook, jeudi 19 août.  «The Outsider» retrace les défis et controverses liés à la construction du Musée et mémorial du 11 septembre.

La sortie du documentaire réalisé par les historiens Pamela Yoder et Steven Rosenbaum coïncide avec le 20ème anniversaire des attentats où 2’983 personnes ont perdu la vie.

Le film comprend des images inédites et suit le parcours de l’écrivain Michael Shulan, un romancier propriétaire d’un magasin à Soho qu’il a transformé en studio pour exposer les milliers de photos soumises par le public et qu’il a intitulé: «Here Is New York: A democracy of photographs». Devenu l’autorité de facto de la nation sur les images de 9/11, il sera nommé le directeur créatif du musée qui ouvrira ses portes en mai 2014, à l’endroit même où se trouvaient les tours du World Trade Center.

L’équipe du tournage et la direction du musée ont commencé avec une vision commune: inviter les Américains à réfléchir en profondeur sur le 11 septembre, à son histoire et à l’avenir de l’Amérique dans le monde de l’après-9/11. Mais la direction a qualifié des passages du film de diffamatoires, pour avoir inclus des témoignages déplorant «la Disneyfication du 11 septembre» par l’exposition d’artefacts. Également, la présence d’une boutique de souvenirs et d’un café sur le site – qui abrite quelques 8’000 restes humains non identifiés – a provoqué la colère de certaines familles des victimes.

Si Facebook a déjà diffusé des événements et spectacles en live stream sur sa plateforme par le passé, ce sera la première fois qu’un film sera projeté en avant-première.

«The Outsider» ne sera disponible sur Facebook que pendant 12 heures, à partir du 19 août dans une centaine de pays, dont la Suisse. Les billets coûtent 4 dollars et comprennent l’accès à une table ronde qui suivra la projection.

C’est réellement un ballon d’essai, nul ne sait si le prix est correct et si un film en avant-première sur Facebook sera un succès.

Le documentaire sera ensuite disponible sur le site de vidéo à la demande du distributeur Abramorama, avant une sortie en salle le mois prochain.

Sources : The Independent / Variety / The Daily Beast

 

Pourquoi Louis Vuitton a fait un jeu vidéo

Pour fêter ses deux siècles d’existence, Louis Vuitton propose un jeu vidéo mobile qui retrace l’histoire de sa marque et transmet son savoir-faire.

Disponible depuis le 4 août pour iOS et Android, le lancement coïncide avec celui de sa nouvelle collection dans les magasins et en ligne.

Dans «Louis: The Game», le joueur rejoint Vivienne, la mascotte créée à partir du fameux monogramme, dans ses aventures à travers le monde à la recherche de 200 bougies à collectionner. Chaque bougie débloque une carte postale qui dévoile une histoire fascinante sur les voyages de Louis, de sa famille et de la Maison.

Les joueurs peuvent collecter 30 NFT

Une trentaine d’œuvres d’art numériques sont à découvrir, dont dix sont signées par l’artiste Beeple, connu pour son collage numérique qui s’est vendu aux enchères en tant que NFT cette année pour le prix de 69,3 millions de dollars.

Le grand défi pour une entreprise qui existe depuis aussi longtemps que Louis Vuitton – fondée par son homonyme à Paris en 1854 et aujourd’hui la plus grande marque du groupe LVMH – est qu’elle doit sans cesse conquérir de nouvelles générations. Alors quel meilleur moyen pour les séduire que d’aller à leur rencontre là où ils se trouvent, dans le monde virtuel des jeux vidéo.

Les enseignent de luxe proposent depuis des années des produits ou des habillages pour les jeux qui modifient l’apparence d’un environnement ou d’un personnage. Louis Vuitton, par exemple, a déjà créé des skins pour le jeu League of Legends. Valentino et Marc Jacobs ont publié des apparences pour Animal Crossing.

Gucci a été encore plus loin en créant une expérience immersive pour Roblox où les joueurs, invités à se promener dans un Palazzio, ont pu acheter des articles virtuels pour habiller leur avatar. Un sac Gucci, qui n’a donc pas de valeur avérée dans le monde réel, s’est vendu plus de 700 dollars.

Hermès, Dior, Burberry et Balenciaga ont eux aussi ajouté cet outil marketing à leur arsenal comme un autre moyen de fidéliser leurs clients et d’établir des relations avec eux.

Louis Vuitton se positionne dans le métavers 

Avec leurs campagnes dans des mondes virtuels, Louis Vuitton et ses concurrents se positionnent pour être présents dans le métavers. Le dernier mot à la mode qui désigne «un espace numérique partagé en ligne, dans lequel les réalités physiques, augmentées et virtuelles se rejoignent» ou plus simplement, un univers virtuel qui serait «la somme de tous les mondes virtuels, la réalité augmentée et l’internet». Pour mieux comprendre ce concept, il faut le comparer à l’internet que nous connaissons aujourd’hui, qui n’est accessible que lorsque l’on décide de s’y rendre, avec une version future de l’internet qui sera accessible partout et à tout moment – en enfilant par exemple une paire de lunettes à réalité augmentée qui superpose du virtuel sur le monde réel. Cette séquence qui commence à la deuxième 2 minute dans une vidéo sur le site de Forbes, produit par Adobe, illustre à quoi pourrait ressembler ce métavers.

Sources : Quartz / ELLE / Forbes / Gameon / Heidi.news

Apple met fin au sexting des ados sur sa messagerie

Apple a l’intention d’avertir les parents lorsque leurs enfants envoient ou reçoivent des images à caractère sexuel.

Une mise à jour logicielle prévue cette année utilisera l’intelligence artificielle pour scanner les photos sur l’appareil de l’utilisateur, avant qu’elles ne soient envoyées par le biais de l’application de messagerie de l’iPhone.

Si une photo explicite est détectée, un message apparaîtra, demandant aux enfants de moins de 13 ans s’ils souhaitent vraiment l’envoyer, en les prévenant que leurs parents seront alertés s’ils décident de le faire.

La même notification s’affichera lorsque les enfants recevront une photo à caractère sexuel, mais l’image sera floutée.

Les enfants plus âgés, entre 13 et 17 ans, recevront un message de prévention: «La personne concernée ne souhaite peut-être pas que cette image soit diffusée» ou encore «Les photos et vidéos sensibles peuvent se retourner contre vous et vous faire du mal». Mais leurs parents ne seront pas prévenus s’ils décident d’envoyer les photos.

Si le nouveau système d’Apple est capable d’empêcher les ados d’envoyer des photos suggestives, il est évident qu’ils vont se tourner vers d’autres plateformes qui n’appliquent pas ce genre de restriction. Et ça tombe bien, WhatsApp vient de rejoindre les rangs de Snapchat, Facebook et Instagram pour étendre à tous ses usagers la possibilité d’envoyer des messages éphémères. Sa fonctionnalité «View Once» permet d’envoyer des photos et des vidéos qui s’effacent automatiquement après avoir été ouvertes.

La décision d’Apple de scanner les images sur l’appareil de l’utilisateur, et non sur ses propres serveurs, est un moyen de protéger la vie privée. Même Apple ne voit une photo que si elle a été signalée comme litigieuse. D’un autre côté, les experts en sécurité craignent que le code logiciel créé par Apple, qui sera installé sur tous les iPhone, puisse être exploité par des entités malveillantes et que scanner des photos à grande échelle n’incitent les gouvernements à faire pression sur la société pour qu’elle applique cette technologie dans d’autres cas, par exemple contre des dissidents.

Par ailleurs, Apple a annoncé qu’elle analyserait les photos à la recherche d’images d’abus d’enfants afin d’attraper les pédophiles présumés. Selon l’AFP: «Des outils de cryptographie vont comparer les photos téléchargées sur leur serveur iCloud avec celles entreposées dans un fichier géré par le Centre national des enfants disparus et exploités».

Sources : Child Safety Apple / The Washington Post / The Telegraph

 

 

 

 

 

 

Le Burger aux Insectes du Lyrique dérange

Le plat étonnant d’un restaurateur genevois.

Intriguée par le burger aux insectes «bio et produit en Suisse» sur le menu du restaurant Le Lyrique à Genève, en compagnie de mon filleul, je l’ai commandé pour le déjeuner. A notre grande surprise, ce n’est pas un haché d’insectes qui est placé devant nous, mais un amas de grillons, de sauterelles et de vers de farine entiers, soigneusement entassés et qui débordent du pain rond pour laisser entrevoir exactement de quoi il s’agit.

L’assiette, tel un plat gourmet, est garnie de quelques petits vers parsemés et une sauterelle placée judicieusement, trône sur le haut du burger. Wow. C’est écoeurant (à mon point de vue) et oui je confirme, j’y ai gouté.

Ma photo postée sur LinkedIn m’a valu des commentaires intéressants, raison pour laquelle je me permets de publier ce billet, bien que l’art culinaire ne soit pas mon domaine.

Le Chef, Alain Slami, que nous avons invité à notre table nous a expliqué que ce plat est au menu depuis des mois. Qu’il en sert 30 ou 40 par semaine hors saison estivale, souvent à des groupes de jeunes. «En règle générale les clients les apprécient autant dans  l’aspect que le goût». A notre constat «Vous avez particulièrement soigné la présentation», il a répondu «C’est voulu, c’est pour choquer. Je ne crois pas que nous en viendrons à manger des insectes pour sauver la planète, il y a bien assez d’aliments riches en protéines végétales dans la nature».

Les insectes lyophilisés lui sont livrés par un producteur Suisse, Insectafood. C’est un client qui lui a donné l’idée de mettre ce burger au menu dès son arrivée en mars 2019, et le propriétaire du restaurant d’abord hésitant a donné son accord. Il précise que ceux qui sont allergiques aux crustacés le sont aussi aux insectes.

Les commentaires sur LinkedIn vont du dégout («berk, berk, berk») à une indignation pour un manque de respect vis-à-vis de populations africaines, où les criquets qui déciment leurs cultures deviennent pour eux, une source alternative de nourriture pour éviter la famine. Ils sont riches en protéines, minéraux, vitamines et acides gras insaturés.

Mais il existe de nombreuses spécialités d’insectes dans le monde entier qui n’ont rien à voir avec une pénurie de nourriture.

Sur le site FineDiningLovers, on découvre qu’au Mexique, des sauterelles miniatures sont frites et farcies dans des tortillas de maïs. En Thaïlande, ils se servent crus, cuits au four ou dans de grands woks par les vendeurs de rue. Manger des insectes est une pratique vieille de plusieurs siècles en Chine où ils sont couramment embrochés et assaisonnés avant d’être plongés dans l’huile chaude. Et au Brésil, les fourmis sont considérées comme «l’insecte d’introduction» pour les non-initiés.

En Suisse, depuis 2017, la Coop offre des produits à base d’insectes dans des dizaines de points de vente, soit sous forme de snacks soit sous forme de boulettes ou pâtés afin de «soutenir une industrie alimentaire tournée vers l’avenir et permettre à ses clients de découvrir de nouvelles saveurs.»

Deux milliards d’individus dans le monde se nourrissent régulièrement de ces hexapodes et ils sont considérés comme une délicatesse dans nombreuses cultures. Alors le burger du Lyrique, même s’il est provoquant, pourrait ouvrir la voie à les intégrer dans d’autres plats qui nous sont familiers.

Lire aussi : Il y a une bestiole dans mon assiette!

La reconnaissance faciale serait-elle la solution pour préserver les mineurs de tous les dangers en ligne?

Imaginez que chaque fois qu’un enfant se connecte à un réseau social, à un jeu vidéo ou à un site porno, un système de reconnaissance faciale limite son temps d’accès ou le bloque carrément.

Ce serait avec soulagement la fin des disputes en famille sur le temps d’écran, l’autorité parentale ne fixant plus les limites, mais la technologie elle-même.

La Chine est en train de tenter l’expérience. Afin de freiner le comportement addictif des mineurs, le système de reconnaissance faciale du géant des jeux vidéo Tencent déconnecte depuis le 6 juillet, les joueurs âgés de moins de 18 ans dès 22 heures.

En Occident, nous sommes encore loin de ce genre de mesure. A titre comparatif, Instagram a annoncé que dès à présent, pour préserver les jeunes du cyberharcèlement, tous les nouveaux comptes créés par des adolescents seront par défaut en mode privé lors de l’installation de l’application.

Sachant qu’il est très facile de changer ce statut en mode “public” dans ses paramètres, on peut se demander pourquoi cette mesure fait même l’objet d’un communiqué.

Mais pour revenir à la reconnaissance faciale, celle de Tencent scanne le visage du joueur pour le faire correspondre aux photos d’identification fournies lors de son inscription. Il ne s’agirait pas d’un logiciel qui détermine l’âge grâce à une série d’algorithmes qui pourrait se tromper.

Alors qu’attendent les réseaux sociaux pour arrêter de proposer des demi-mesures et mieux protéger les enfants?

La reconnaissance faciale sera bientôt omniprésente offline et online, il faudra bien s’y habituer. Sur le Web, on pourra bientôt s’affranchir des mots de passe, en montrant simplement son visage, grâce à l’adoption à grande échelle de la spécification Web Authentification, un gage de sécurité face au piratage. La reconnaissance faciale sera même intégrée dans tous les appareils dotés de caméra si Apple fait des émules. Car selon Mark Gurman de Bloomberg, d’ici deux ans, la marque à la pomme va étendre sa technologie Face ID à l’ensemble de ses produits.

Lire aussi : Tencent étend la reconnaissance faciale dans 60 jeux vidéo pour débusquer les mineurs