L’expérience des jeux vidéos, un atout sur son CV

DIGITALE ATTITUDE : Des candidats à la recherche d’emploi rajoutent sur leurs résumés leur expérience des jeux interactifs en ligne, considérée comme un point positif par de nombreuses entreprises.

Autrefois associée à un comportement antisocial, la perception des gamers a changé. On leur reconnait des compétences qui peuvent se transposer dans le monde du travail.

Les jeux multi-joueurs en réseaux en particulier, de plus en plus populaires, développent des aptitudes prisées par l’employeur. Les heures passées devant l’écran ont contribué à développer les fonctions cognitives des joueurs: un grand pouvoir de concentration, une rapidité dans l’exécution, des compétences accrues en matière de communication, de collaboration, d’adaptation, ainsi que la capacité à apprendre et à résoudre des problèmes complexes.

Il ne suffit pas toutefois d’énumérer des titres sur son résumé, le postulant doit fournir un contexte et expliquer comment son expérience pourrait être bénéfique à l’entreprise, précise le Wall Street Journal. Tel l’étudiant Aylmer Wang, qui a décroché une place dans une grande étude d’avocats pour avoir indiqué sur son CV qu’il avait fondé une communauté en ligne autour du jeu Hearthstone et organisé un tournoi.

Inversement, certaines entreprises développent leurs propres jeux vidéo pour évaluer les futurs employés, devenant un véritable outil d’aide à la prise de décision pour les RH.

L’armée américaine notamment a été la première organisation dès 2002 à proposer un jeu de tir multi-joueurs baptisé America’s Army, pour améliorer son image et attirer de nouvelles recrues.

Et Multipoly Next, réalisé par le géant de l’audit PricewaterhouseCoopers, est un jeu vidéo pour estimer le comportement des candidats dans une situation professionnelle virtuelle, en leur présentant des problèmes à résoudre, similaires à ceux qu’ils pourraient rencontrer sur le terrain.

Pour la neuropsychologue genevoise Daphné Bavelier qui dirige l’équipe Cerveau et Apprentissage à l’Université de Genève, dans la revue scientifique Horizons: «Les compétences acquises grâce aux jeux d’action se transposent dans des situations réelles. Car au final, presque tout ce que nous faisons au XXIe siècle repose sur l’interaction avec les ordinateurs».

Plaques d’immatriculation et chaussées intelligentes

DIGITALE ATTITUDE : Après la Californie et l’Arizona, le Michigan devient le troisième État américain à donner son feu vert pour la commercialisation de plaques d’immatriculation numériques.

Futuristes, elles sont équipées d’une technologie d’affichage similaire à celle des liseuses électroniques Kindle, pour exhiber le numéro de plaque lorsque le véhicule est en mouvement et peuvent se transformer en un panneau d’affichage personnalisé ou publicitaire lorsque le véhicule est stationné. Elles peuvent encore diffuser des messages d’alertes actualisées à distance par la police – par exemple pour un «Amber alert», qui signale l’enlèvement d’un enfant -, ou une voiture volée. A terme elles pourront se connecter automatiquement aux parcomètres et aux péages, renouveler une vignette, et permettre en temps réel l’échange d’information entre automobilistes sur la circulation routière.

La Suisse envisage à son tour une vignette autoroutière connectée, qui pourrait être une alternative ou un complément au système de distribution actuel, en rendant possible son achat par le biais d’une application.

Quant au fabricant de pneus italien Pirelli, il réinvente carrément la roue. Son système Cyber Car comprend des capteurs qui peuvent suivre l’état du pneu – sa pression, sa température interne et la profondeur de ses sculptures – pour transmettre ses données à une unité de contrôle à l’intérieur de l’habitacle et ajuster le système de freinage en conséquence.

Et si nos routes étaient elles aussi plus intelligentes?

C’est la vision de l’entreprise Integrated Roadways, qui propose une chaussée intelligente, où le goudron habituel serait remplacé par des morceaux de ciment «évolutif». Grâce à des capteurs, la chaussée pourrait mesurer la position, le poids et la vitesse de chaque véhicule sur la route, et fournir ainsi des données précieuses sur le trafic et les accidents à la gendarmerie et aux ambulanciers.

Voitures et routes connectées pour une plus grande sécurité au volant – tout en récoltant nos données au passage. Nos trajets, la vitesse à laquelle nous roulons, les chansons que nous écoutons, et même sur certains modèles, le poids des passagers que nous transportons, n’auront un jour plus de secret pour tous ces fabricants

Alexa au chevet des patients hospitalisés

DIGITALE ATTITUDE : Les enceintes connectées d’Amazon, Google, Apple et Microsoft étendent leurs compétences dans le domaine des soins médicaux.

Quelques hôpitaux ont déjà introduit ces assistants vocaux dotés d’intelligence artificielle dans les chambres des patients, leur permettant de les interroger à mains libres, pour s’informer du déroulement de leur traitement, accéder à leur fichier médical, connaître leur régime alimentaire, le programme de la journée ou encore allumer la télé, libérant les infirmières à des tâches plus pressantes.

Bien qu’utiles pour les personnes âgées ou diminuées physiquement, ils sont adaptés à tous les malades, car près de 25% des américains ont un assistant vocal à la maison et ont l’habitude de converser avec lui. Pour Peachy Hain, directrice du Centre Médical Cedars-Sinai à Los Angeles, où l’assistant virtuel d’Amazon Alexa a été introduit comme projet pilote dans une centaine de chambres : «Les patients ont une meilleure expérience en milieu hospitalier, pouvant parer à la douleur et l’ennuie en interrogeant et en se distrayant avec ces enceintes».

Le suivi médical peut même se poursuivre une fois de retour à la maison pour les soins post opératoire, rapporte le journal médical StatNews. C’est le cas pour les opérés de la Clinique Mayo à Rochester dans le Minnesota, où les instructions pour soigner les lésions sont données par Alexa.

Ils peuvent aussi servir dans l’organisation d’une unité comme à l’Hôpital pour Enfants de Boston, où les infirmières interrogent Alexa au niveau du planning, pour savoir quelle est l’infirmière responsable du moment ou combien de lits sont disponibles.

Mais un domaine d’étude intéresse particulièrement les médecins, celui du diagnostic précoce de la maladie par l’analyse de la parole.

Le Dr Sandhya Pruthi, du Mayo Clinic, pilote actuellement une étude sur l’utilisation des enceintes connectées pour détecter des maladies cardiovasculaires, par l’analyse des changements subtils de ton, de clarté et de cadence de la voix.

Le dépistage acoustique n’est pas encore une science prouvée mais de nombreux scientifiques explorent cette voie –  pour détecter un Parkinson, une dépression, un AVC ou une commotion, des pathologies qui présentent tous des troubles du langage.

La majorité des couples américains se sont rencontrés en ligne

DIGITALE ATTITUDE . La séduction par écrans interposés est un véritable phénomène de société aux États-Unis qui a bouleversé et balayé toutes les traditions.

Selon une étude par des sociologues des Universités de Stanford et de l’Etat d’Arizona intitulée How Couples Meet and Stay Together, en 2017, 90% des personnes interrogées ont pratiqué un site ou une application de rencontre et près de 40% des couples hétérosexuels et plus de couples 60% homosexuels se sont formés sur Internet.

Avant l’arrivée de ces outils spécialisés, dont Match.com en 1999, puis Tinder en 2012, les américains trouvaient leurs partenaires sur les bancs d’école ou à l’université, au travail, dans leur congrégation, ou par l’intermédiaire de leurs familles et amis.

La stigmatisation initialement associée à cette démarche numérique a disparu à son tour. Les 4000 personnes ont répondu sans hésiter à la question Comment vous êtes-vous rencontrés? Et selon les chercheursles couples ayant fait connaissance sur la toile ne semblent pas être plus enclin à se séparer que ceux qui se sont rencontrés «dans la vraie vie».

Efficace pour cibler les qualités recherchées chez l’autre, le machine learning aujourd’hui permet de traiter les données de millions de candidats afin de trouver les points communs entre eux, offrant ainsi un choix de sujets immensément plus large et plus pointu que celui qui pourrait surgir de son entourage.

Ces dernières années ont vu une véritable explosion de services très spécifiques. Au-delà des sites de rencontre par religion, affinité politique ou par orientation LGBTQ, TallFriends par exemple s’adresse aux personnes de haute stature, Bristlr aux femmes qui aiment les hommes à barbe et Veg réunit les végans. Amusant, Mapple Match dont le slogan est «Make Dating Great Again», s’adresse aux américains qui aimeraient rencontrer un canadien pour fuir l’administration de Donald Trump.

L’industrie du matchmaking mondiale est valorisée à 4 milliards de dollars et emploie directement plus de 9’000 personnes globalement.

Pour les chercheurs de Stanford, les rencontres en ligne ont mené à un plus grand nombre de mariages interraciaux et à un plus grand nombre de couples ayant des religions et des niveaux d’éducation différents.

Qu’attend Instagram pour supprimer les photos d’automutilation?

DIGITALE ATTITUDE : Les gouvernements sont de plus en plus inquiets par les algorithmes déployés sur les réseaux sociaux qui ciblent les intérêts – parfois morbides –  des adolescents.

Facebook, Instagram et YouTube, affichent tous des versions personnalisées de leurs pages à leurs abonnés, ayant détectés leurs intérêts d’après leurs recherches sur leurs plateformes et sur le Web. Mais lorsqu’un(e) adolescent(e) est tourné(e) vers l’automutilation, l’anorexie ou le suicide, ces sites nourrissent sa curiosité en affichant des lectures et des images pouvant l’inciter à passer à l’acte.

C’est le suicide d’une adolescente de 14 ans qui vient réanimer ce débat car sa page de partage de photos était couverte d’images d’automutilation. Pour son père Ian Russell, interviewé par la BBC, «sans aucun doute, Instagram à contribuer à tuer ma fille ».

Menacé par des législateurs britanniques de passer de nouvelles lois si les réseaux sociaux n’intensifient pas leurs efforts pour protéger les mineurs, Instagram a aussitôt réagit. Sur son blog, la société s’est engagée à «interdire et/ou flouter les images violemment explicites et de ne plus afficher de contenu lié à l’automutilation dans les résultats de recherche, les hashtags et l’onglet «explorer». Mais une phrase de trop dérange: «Nous ne retirons pas entièrement ce type de contenu, car nous ne voulons pas isoler les personnes qui pourraient être en détresse et dont les publications sont un appel au secours.»

Une semaine après la publication de ce communiqué, une recherche du hashtag #automutilation montrent toujours des images de coupures et de blessures, précédées d’un avertissement: «Pouvons-nous vous aider? Les photos suivantes pourraient vous inciter à vous faire du mal.» Puis, à choix: «Trouvez de l’aide» ou «Voir les images quand même» Les photos sont toujours là. Instagram malgré ses promesses n’a encore rien fait.

Pourtant Facebook, propriétaire de ce dernier, a mis en place des mesures préventives sur sa propre plateforme depuis 2017. Des algorithmes identifient les utilisateurs à haut risque suicidaire, puis les signalent à une hot line ou une police de proximité. Selon The Guardian, plus de 3.500 «wellness checks» ont été effectués globalement. Un effort qui va dans le bon sens.

Mise à jour le 14 mars, 2018 : Plus d’un mois après la déclaration d’Instagram de supprimer les photos de coupures, elles sont toujours en ligne.

Google vous prévient désormais si vos mots de passe ont été piratés

L’extension Password Checkup du navigateur Google Chrome vous permet de vérifier si vos mots de passe ont été piratés.

Dans vos paramétrages Chrome, en choisissant “mots de passe” vous pouvez déjà voir apparaître tous les sites que vous consultez avec un mot de passe et qui ont été sauvegardés dans votre navigateur.  L’extension Password Checkup, que vous pouvez télécharger ici, intervient comme un second niveau de sécurité, vous indiquant quand vos mots de passe ont été compromis et vous rappelant de les modifier.

Pour déterminer quels mots de passe sont sécurisés, Google consulte une base de données cryptée des mots de passe connus pour être compromis et les compare à vos propres informations d’identification (qu’il crypte également). La comparaison se fait localement, dans l’extension Password Checkup, de sorte qu’aucune information personnelle n’est transmise pendant le processus de vérification. S’il trouve une correspondance dans des bases de données compromises, l’extension vous suggérera de changer votre mot de passe immédiatement.

«Chaque fois que vous vous connectez à un site, Password Checkup déclenchera un avertissement si le nom d’utilisateur et le mot de passe que vous utilisez est l’un des 4 milliards d’identifiants connus pour être à risque,» explique Google. À partir de là, vous pouvez créer un nouveau mot de passe rempli de caractères aléatoires – avec l’aide de Google.

Ce n’est pas un système infaillible. Selon BFMTV des journalistes de Wired ont testé l’extension avec des identifiants compromis, sans qu’aucune alerte n’apparaisse, mais «de nouvelles bases de données piratées viendront renflouer ce nouvel outil.»

Bien que l’extension Password Checkup offre un premier niveau de sécurité, il ne faut pourtant pas oublier d’activer l’authentification à deux facteurs sur vos comptes pour ajouter une nouvelle couche de protection.

Sources: Google Security BlogTime, BFMTV

Comment nous consultons Internet, décortiqué dans le Digital Report 2019

DIGITALE ATTITUDE : Le rapport annuel sur nos habitudes en ligne est toujours une lecture fascinante qui en dit long sur nous et notre relation avec Internet. Alors voici quelques chiffres marquants du Digital Report 2019 couvrant plus de 230 pays.

Le nombre de personnes sur la toile a explosé au cours de l’année 2018, avec plus d’un million de nouveaux utilisateurs chaque jour, soit 11 personnes par seconde. Ainsi 45% de la population mondiale est maintenant connectée, ce qui représente 4.39 milliards d’individus.

En Suisse la pénétration Internet est de 95%, tout comme aux États-Unis. Les pays qui comptent le plus fort taux de pénétration sont les Émirats arabes unis avec 99%, suivi du Danemark à 98%. Et le pays le moins connecté du monde est la Corée du Nord à 0.08%.

Globalement, nous accédons au réseau de plus en plus avec nos téléphones portables qui représentent plus de 50% de toutes les connexions. Et 4 internautes sur 10 interagissent avec leurs appareils par le biais de commandes vocales tous les mois.

Mais que faisons-nous en ligne? Avant tout, des recherches sur le Web. Google continue à dominer le classement des sites les plus visités. La deuxième place revient à YouTube et la 3ème place au réseau social Facebook. Viennent ensuite dans l’ordre: le moteur de recherche chinois Baidu, Wikipédia, Yahoo, et Twitter. Puis PornHub, en 8ème position, devant Yandex, le moteur de recherche russe. Instagram occupe la 10ème place devant Amazon.

Contrairement à ce que l’on pourrait imaginer, le compte Twitter de Donald Trump n’est pas le plus fréquenté, il est classé 13ème avec 57 millions de followers. Barak Obama est en troisième position – après Kate Perry et Justin Bieber – avec plus 104 millions de followers – soit presque le double de Trump.

Combien de temps passons-nous en ligne? Le rapport entre encore dans le détail sur l’utilisation mondiale des réseaux sociaux, le statut du commerce électronique, des jeux en ligne et les vitesses de connexion. Mais ce qui m’a le plus interpellée dans ce tourbillon de chiffres est le temps que nous consacrons à Internet : 6,5 heures en moyenne chaque jour – dont 2 heures et 16 minutes sur les réseaux sociaux- ce qui représente environ un tiers de notre temps en dehors de nos heures de sommeil ou encore, l’équivalent de 100 jours par an.

En Chine, une application localise les mauvais payeurs et incite à la délation

DIGITALE ATTITUDE : Avec le ralentissement de la croissance économique en Chine, des millions d’individus et d’entreprises n’arrivent pas à rembourser leurs dettes. Alors pour lutter contre les mauvais payeurs, rapporte Chine Magazine, les autorités font appel à la population pour retrouver les défaillants, en placardant leurs noms sur des panneaux électroniques dans les grandes gares de Shanghai – les jours les plus fréquentés par les voyageurs – et dans des centres commerciaux.

L’humiliation publique est devenue une politique nationale, selon l’agence de presse officielle Xinhua, avec un décret du gouvernement en 2017, stipulant que les emprunteurs délinquants seront mis sur une liste noire. Leur nom, leur numéro d’identification, leur photo, l’adresse de leur domicile et le montant de leur dette seront publiés sur tous les supports de communication: dans les journaux, sur Internet, sur les écrans d’autobus et dans les ascenseurs publiques – et diffusés à la radio et à la télévision.

Mais depuis peu, une nouvelle application dotée de géolocalisation, monte d’un cran le principe du «name and shame» (désigner pour humilier). Lancée par le gouvernement dans la province du Hebei, au nord du pays et disponible sur la messagerie WeChat aux milliards d’abonnés, l’utilisateur est prévenu si un débiteur sur la liste noire se trouve à moins de 500 mètres de son emplacement, pour l’encourager à le dénoncer aux autorités. Visuellement, cela se présente comme un cercle rouge qui balaie un rayon sur une carte, comme un radar naval à la recherche de vaisseaux ennemis.

Dans d’autres régions de Chine, les magistrats ont collaboré avec les télécoms pour dénoncer les individus fichés. Ainsi lorsqu’un mauvais payeur compose un numéro, son interlocuteur entend le message vocal suivant: «La personne qui vous appelle n’a pas remboursé ses dettes. Veuillez l’exhorter à honorer ses obligations légales.»

Ces démarches, sont des extensions du «crédit social», le système national de réputation imposé par Xi Jinping, qui sera déployé sur l’ensemble du territoire d’ici 2020 et qui récompense ou sanctionne le comportement des citoyens par un système de points. Alors la délation, c’est une option de plus pour remonter sa note.

Mark Zuckerberg va relier WhatsApp, Instagram et Messenger

Alors que Mark Zuckerberg en rachetant Instagram et WhatsApp, avait promis que ces applications resteraient autonomes, aujourd’hui il envisage de les unifier.

A ce jour un utilisateur WhatsApp ne peut pas communiquer avec un utilisateur Messenger ou Instagram sans quitter l’application – mais une nouvelle architecture commune rendra les échanges possibles entre eux. Ainsi à l’avenir, il ne sera plus nécessaire de passer de l’un à l’autre et fini le temps perdu à rechercher un message, ne sachant plus sur quelle plateforme il a été envoyé. Selon le New York Times, le PDG de Facebook a pour ambition de «construire la meilleure expérience de messagerie possible, qui soit rapide, simple, fiable et privée.»

Le déploiement est prévu pour 2020 et des milliers de programmeurs ont déjà été affectés au projet, car la tâche est immense, chacune de ces plateformes ayant été conçue avec sa propre infrastructure, très différente de celles des deux autres.

Zuckerberg se veut rassurant au niveau de la sécurité en précisant que les trois applications auront le chiffrement de bout en bout – tout comme c’est déjà le cas pour WhatsApp et Messenger en option – rendant quasiment impossible qu’un message ne soit intercepté par un tiers lors de sa transmission. Mais ce qui inquiète les législateurs au niveau de la vie privée, est l’accès croisé aux données de 2.6 milliards de personnes.

Mais cette nouvelle soulève surtout une autre question, Zuckerberg ne chercherait-il pas avant tout à se protéger? Fusionner le fonctionnement de ses trois applications rendra leur démantèlement plus difficile. Car une ombre pèse sur les GAFA, des enquêtes sont en cours pour abus de position dominante aux Etats-Unis, en France et en Allemagne.

Un robot pourrait-il aider à mettre au monde un enfant?

DIGITALE ATTITUDE : Les robots font leur apparition dans les hôpitaux à tous les étages, apportant une aide précieuse au corps médical, y compris dans une maternité.

Dans les blocs-opératoires, pilotés par des chirurgiens, ils interviennent avec précision lors de certaines interventions. Dans les chambres, ils peuvent lever un patient pour soulager le personnel soignant, ou se déplacer dans les couloirs de manière autonome, afin d’accomplir certaines tâches comme stocker et distribuer des médicaments ou encore acheminer le linge et les plateaux repas.

Dans certaines facultés de médecine, des robots sont aussi utilisés à des fins pédagogiques, comme les mannequins-robots capables d’accoucher, permettant aux étudiants de développer les bons réflexes lorsqu’ils seront confrontés à des complications réelles plus tard.

Des robots peuvent aussi être programmés pour répondre aux problèmes de logistique, comme le robot humanoïde Nao, développé par le laboratoire de recherche en informatique et intelligence artificielle de MIT, qui intervient au niveau de la planification d’une maternité. Nao est capable de suggérer par exemple dans quelle salle déplacer une patiente, quel chirurgien doit pratiquer sa césarienne et quelle infirmière devrait lui être attribuée. Inversement, il peut répondre à la question «Que faut-il ne pas faire?», «Nous avons cherché à développer un logiciel capable d’apprendre comment fonctionne une salle de travail et d’accouchement et d’aider si besoin, dans la prise de décisions difficiles», explique Julie Shah, professeur au MIT.

Mais un robot pourrait-il aller encore plus loin en recommandant comment mettre au monde un bébé? C’est la question posée par le journal The Conversation.

Imaginez que doté d’Intelligence artificielle, il prenne en compte toutes les données enregistrées lors du suivi d’une grossesse et grâce à l’apprentissage profond, il analyse des millions d’autres cas en considérant toutes les complications possibles et tous les facteurs de risques. Puis tout au long de l’accouchement, le robot pourrait proposer le meilleur moyen de poursuivre, le médecin étant libre à chaque étape de valider ou rejeter son diagnostic. Mais heureusement, il n’est pas question – du moins pour le moment – qu’il se substitue à une sage-femme pour poser ses mains froides sur la mère et l’enfant.