Des baskets rares mis en vente aux enchères par Sotheby’s

DIGITALE ATTITUDE : Pendant une semaine en juillet dernier, Sotheby’s a organisé sa première vente aux enchères en ligne, d’une centaine de paires de sneakers rares signés Nike, Adidas et Air Jordan.

Les modèles, exposés sur leur site et dans leurs bureaux de New York, comprenaient entre autres, deux paires de «Nike Mags», les baskets futuristes rendus célèbres dans le film Back to the Future pour leur laçage automatique – une technologie que l’entreprise proposera réellement trente ans plus tard. Et une paire de «Moon Shoes», dont les semelles permettent de laisser des traces semblables à celles des astronautes de la mission Apollo 11. Estimé entre 110’000 et 160’000 dollars, l’exemplaire est parti pour la somme astronomique de $437’500.

Mais d’où vient cet engouement pour des chaussures de sport et comment ont-ils acquis un tel prestige?

Le directeur e-commerce de Sotheby’s, Noah Wunsch, interrogé sur artnet, explique avoir suivi l’expansion de ce marché au fil des années : «Il y a de plus en plus d’intérêt, notamment grâce à l’apparition de médias spécialisés et d’acheteurs qui sont des collectionneurs de premier plan.»

Historiquement, les sneakers tirent leur origine du basket-ball puis se popularisent grâce au hip hop dans les années 80. «C’est le groupe de rap américain Run DMC avec sa chanson My Adidas, qui les transformera en un symbole de la street culture. Lors de leurs concerts, le public se déchausse pour brandir leurs d’Adidas», raconte un blog spécialisé.

Mais c’est le «facteur cool» de l’athlète qui porte un modèle donné qui est surtout à l’origine de l’engouement des jeunes aujourd’hui. Ils campent devant les magasins avant le lancement d’une série limitée, consultent de façon compulsive les applications et les sites marchands comme SNKRS, StockX et GOAT, où les modèles se négocient comme une action en bourse.

Une véritable «sneakerculture» occupe les réseaux sociaux où les adeptes se retrouvent sous le hashtag «#sneakerhead» pour partager leurs collections.

Précisons pour qu’une paire ait de la valeur, elle doit être originale, n’avoir jamais été portée et venir dans sa boite d’origine.

Selon un article dans le Los Angeles Times, ce marché au niveau mondial est estimé en 2019 à 3 milliards de dollars. Étonnant.

 

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Facebook ouvre des cafés éphémères à Londres

Pour redorer son blason, suite aux innombrables violations sur la privée de ses abonnés, Facebook lance une opération de séduction à Londres en ouvrant des Facebook Cafés éphémères.

Les passants pourront s’arrêter pour une boisson gratuite et un contrôle de confidentialité de leurs données. Une vérification qui ne leur permettra pas de découvrir toutes les informations personnelles que le réseau social a réussi à glaner sur eux au fil du temps, mais les aidera plutôt à mieux gérer leurs paramètres, selon le Evening Standard.

Le premier pop-up sera situé au sein du coffee shop The Attendant, à Great Eastern Street, du 28 au 29 août. Ce sera l’un des cinq cafés prévus au Royaume-Uni entre le 28 août et le 5 septembre.

C’est une bonne idée.

 

 

Facebook ajoutera son nom à Instagram et WhatsApp

Mark Zuckerberg serait frustré que la popularité d’Instagram et de WhatsApp ne lui soit pas attribuée.

Les marques Instagram, WhatsApp détenues par Facebook devraient donc bientôt changer de nom. Selon The Information, elles seront précédées de Facebook afin de ne laisser aucun doute sur  leur appartenance au réseau social. Cela donnera «Instagram from Facebook» et «WhatsApp from Facebook».

Des sondages en 2018 ont révélé que plus de la moitié des Américains ne savaient pas que What’sApp et Instagram appartenaient à Facebook.

Curieuse démarche, car cette relation sans lien apparent de dépendance a longtemps été considérée comme un atout pour WhatsApp et Instagram. Depuis des années, les jeunes ayant décidé que Facebook n’était plus cool, l’ont quitté pour Instagram. Et surtout, Facebook est au coeur de scandales internationaux pour avoir compromis la vie privée de ses utilisateurs en partageant illégalement leurs données.

En vérité, il est probable que Mark Zuckerberg souhaite parer ainsi aux nombreux appels de démantèlement de Facebook par les gouvernements américains et européens.