L’OMS et Wikipédia s’allient contre l’«infodémie»

DIGITALE ATTITUDE : Dans un communiqué du 22 octobre, l’Organisation mondiale de la Santé (l’OMS) et la Fondation Wikimédia, l’organisme à but non lucratif qui administre Wikipédia, ont annoncé une collaboration visant à élargir l’accès du public aux informations les plus récentes sur le COVID-19.

Inquiète de ce qu’elle qualifie d’«infodémie» – les informations fausses ou trompeuses diffusées sur les réseaux sociaux et par les moteurs de recherche – l’institution spécialisée des Nations Unis estime que cette collaboration permettra de mettre à disposition des renseignements fiables sur la pandémie.

L’accord place une grande partie du matériel de l’OMS dans les «communs», la partie du site où les ressources peuvent être partagées, reproduites ou retraduites sans qu’il ne soit nécessaire de demander une autorisation – à condition que la source soit identifiée et qu’un lien vers l’original soit inclus.

Les textes de l’OMS sont traduits dans six langues officielles, qui ne comprennent pas par exemple le hindi ou le portugais, de sorte que des millions de personnes ne peuvent pas les lire. Les articles de Wikipédia, en revanche, sont traduits dans près de 200 langues.

Depuis son lancement en 2001, Wikipédia est devenu l’un des dix sites les plus consultés sur le Web, il est fréquemment sollicité pour des informations sur la santé.

Alors que Google propose des contenus personnalisés, Wikipédia s’est discrètement imposé comme une source d’informations pertinente. Derrière cet effort de qualité, une communauté de contributeurs s’évertue à fournir des données aussi impartiales et aussi justes que possible.

Le principe même de Wikipédia est que tout le monde peut devenir éditeur mais les contributeurs ne sont pas tous de bonne foi, de sorte que le site a la réputation d’être inexact. Une étiquette qui n’est plus tout à fait mérité, mais Wikipédia vous dira elle-même qu’elle n’est pas une source sûre pour cette même raison.

Un professeur qui étudie la désinformation a déclaré au Washington Post que Wikipédia est aujourd’hui «une lueur d’espoir dans une mer de pollution». Car chaque personne qui consulte une page Wikipédia, voit exactement la même information, et non pas une information qui correspond à son profil, générée par un algorithme.

Sources:

L’OMS, Forbes, New York Times, Vox Media

Emily Turrettini

De nationalité américaine et suisse, Emily Turrettini publie une revue de presse sur l'actualité Internet depuis 1996 et se passionne pour les nouvelles tendances.

8 réponses à “L’OMS et Wikipédia s’allient contre l’«infodémie»

  1. C’est atroce. La censure planétaire par les GAFA et l’OMS !

    Le totalitarisme sanitaire aux ordres de Big Pharma et de Bill Gates ! Et tout ça pour imposer au monde entier une vaccination obligatoire dangereuse, avec des vaccins développés dans la précipitation et dont les effets secondaires seront insuffisamment testés. Donc c’est aussi de la mise en danger de la santé des gens au niveau mondial, par la contrainte et la censure. Les fake news obligatoires !

    Comment pouvez-vous approuver un projet aussi inhumain?

    1. Avant de critiquer, renseignez-vous sur le projet Wekipedia qui est une des rares plateformes indépendante à avoir survécu avec un modèle participatif et donc non commercial. Il ne fait pas partie des GAFAMs contrairement à Google, Facebook et Microsoft et qui, eux, véhiculent n’importe quelle information et s’enrichissent aussi en propageant des théories conspiratonistes comme celles dont vous vous faites l’écho.
      Les conflits d’intérêts ne sont peut-être pas ceux que vous décrivez.

  2. Il est évident que OMS n’est plus ce qu’elle était.
    La question est comment protéger leur indépendance? manifestement les Chinois ont ouvert la porte de cette institution…

  3. Oh Martin, oui, on connaît la chanson de la théorie du complot (théorie du chaos) et ton délire … et aussi la terre est plate, isn’t it? … C’est le gros QAnon qui te l’a dit, non ? … Ou alors tu n’es pas redescendu d’un mauvais trip ?!?
    C’est sûr que pour toi, les vaccins ça ne sert plus à rien, il faut la chirurgie de pointe !
    Dommage… On t’a définitivement perdu. Urgent d’aller te faire soigner s’il te reste malgré tout au moins 2 ou 3 neurones ?
    Avec toi, le cerveau est encore plus plat que la mèche de cheveux de Trump passée au fer à repasser.
    Est-ce que L’OMS a identifié le virus qui ronge ton cerveau ? C’est urgent ça,… La pandémie d’integristes sans cervelles dans ton genre et de tous bords fait rage un peu partout dans le monde… , hélas… Et ca sent mauvais !
    C’est malheureusement bien plus dangereux que le coronavirus!

    1. On peut vous demander de vous calmer ? Votre diatribe, qui n’apporte rien au débat, traduit un état d’esprit intolérant et il est dommage que le Temps ouvre ses colonnes à des gens comme vous. Voilà, c’est dit.

  4. Belle initiative. La lecture des pages Wikipedia sur la Covid19 demande un bon niveau de connaissances scientifiques. Il n’est malheureusement pas certain que cette communication fonctionne avec les couches de la population (âge, niveau scolaire, etc) qui sont les plus vulnérables aux “fake news”. Cette cible accorde sa confiance de manière plus instinctive (images, pubs, information virale).

    La démarche scientifique est déstabillisante car elle a le courage d’admettre que, souvent, “on ne sait pas” et qu’il faut creuser. Dans une période d’incertitude, notre cerveau ne peut pas vivre avec ces “trous” dans la connaissance. Nous les comblons alors avec des opinions intimes nourries par notre “alimentation quotidienne numérique”. Une fois installées, ces rumeurs dangereuses deviennent des vérités car, dans le fond, nous aimons y croire.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *