Comment réduire l’empreinte carbone de ses e-mails

DIGITALE ATTITUDE : Même nos courriers électroniques contribuent au réchauffement climatique.

Un simple e-mail sans pièce jointe, représente 10 grammes de CO2 émis dans l’atmosphère, soit l’équivalent du bilan carbone d’un sac plastique. Transmettre une photo de vacances à dix amis équivaut à parcourir 500 mètres en voiture. Un employé de bureau qui envoie et reçoit 140 courriels par jour produit au cours d’une année, autant de CO2 qu’un vol Genève – Milan.

Où vont nos mails?

Ces comparaisons étonnantes sont difficiles à appréhender car on se demande bien comment un envoi immatériel peut contribuer à détruire la planète. Pourtant, toute activité en ligne à un impact écologique. Lorsque vous tapez sur votre clavier, votre ordinateur utilise de l’électricité. Quand vous appuyez sur envoyer, cette commande passe par le réseau et parcours des milliers de kilomètres, transitant par des dizaines de routeurs, serveurs et autres ordinateurs qui fonctionnent eux aussi grâce à l’électricité. Finalement, au bout de la chaîne, les données sont stockées dans des data centers, des bâtiments climatisés qui nécessitent un refroidissement 24 heures sur 24, sept jours sur sept, pour parer à la chaleur générée par les systèmes informatiques, qui deviendraient défectueux au-delà d’un certain seuil de température.

En moyenne 240 millions d’emails sont envoyés dans le monde chaque minute. Avec l’augmentation de la capacité de stockage de nos appareils et les possibilités de sauvegarde dans le nuage, nous conservons facilement des milliers de messages parce qu’ils ne sont pas encombrants.

E-mail vs lettre postale

Si l’envoie d’un courrier électronique n’utilise qu’environ 1,7 pour cent de l’énergie nécessaire à la livraison d’une lettre papier, leur volume faramineux et notre comportement numérique collectif finit par avoir une incidence sur la planète.

Alors pour être un meilleur éco-citoyen, pensez à réduire la taille des messages envoyés (le document en pièce jointe est-il vraiment nécessaire ou pouvez-vous le remplacer avec un lien vers la même information?), n’oubliez pas de compresser les images en annexe, tenez à jour vos listes d’envoi, et surtout faites le ménage dans vos boîtes de réception, c’est inutile de garder tous ces courriers que vous ne relirez probablement jamais.

Liens: 

E-mail, cloud, data center: ces clics qui polluent (vidéo)

Le «syndrome du Diogène numérique»

How Bad are Bananas : The Carbon Footprint of Everything

Emily Turrettini

Emily Turrettini

De nationalité américaine et suisse, Emily Turrettini publie une revue de presse sur l'actualité Internet depuis 1996 et se passionne pour les nouvelles tendances.

6 réponses à “Comment réduire l’empreinte carbone de ses e-mails

  1. Excellent et effrayant à la fois. Ça me rappelle la doctrine d’un ami qui pense que nous vivons dans du sable mouvant : Plus on bouge plus on s’enfonce. Votre article est une ode pour valoriser les fainéants. J’espère que mon commentaire ne va pas coûter à Mère-Nature l’équivalent d’un sac de plastique, quoique !

  2. Considérant que chaque humain expire environ un kilo de CO2 par jour, sa respiration contribue à environ un tiers de tonne par année et la totalité de l’humanité à peu près autant que l’aviation !
    Bientôt, on va nous demander de nous abstenir de respirer …

    1. ….Nous demander seulement en Occident d’arrêter de respirer. En Asie ce n’est pas grave, tout comme les 750 milliards en 3 ans investies dans les centrales à charbon là-bas. L’important est d’asphyxier les suisses et les occidentaux par les taxes, pour les autres ça va ils peuvent continuer le gazage au CO2!

  3. Les calculs à la base de ce genre d’arguments laissent à désirer et les sources sont insuffisantes. En fait Mike Berner-Lee a du reprendre les données (grossières) ailleurs. Ce qui met la puce à l’oreille c’est l’injonction de faire le ménage dans sa boîte de réception. Or j’ai des documents sur un disque dur qui ne consomme aucune énergie au repos. Par contre si je veux faire de l’ordre, je dois le brancher et donc consommer de l’énergie. Les conseils ne sont pas superflu, mais il y a bien autre chose à faire de plus efficace et dans d’autres domaines: chauffage, transports. Ces questions de CO2 et d’internet mériteraient un sérieux fact checking plutôt qu’une reprise peu critique. Ce serait un véritable travail de journaliste !

    1. C’est vrai que les serveurs que l’on voit sur la photo, ceux des Gafam seulement, doivent être cent mille fois supérieurs, marchent à l’eau hahahah!

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