Softbank tire la prise de son robot Pepper

Commercialisé par le groupe japonais Softbank, Pepper a été présenté en 2014 comme le «premier robot humanoïde avec du cœur».

Depuis, il a rencontré des chefs d’État, partagé la scène avec des grands patrons lors de forums internationaux. Il a été réceptionniste dans des hôpitaux et guides dans des musées. Il vient encore en aide aux enfants autistes pour leur apprendre à mieux gérer leurs émotions. En Suisse il a été testé comme concierge à l’École Hôtelière de Lausanne, comme agent d’accueil dans une succursale de la BCV et, dans un geste symbolique visant à sensibiliser aux défis de la robotisation dans le monde du travail, il a été nommé membre du syndicat Employés Suisse à l’occasion de son 100e anniversaire.

Pourtant, appelé à témoigner de l’impact de l’intelligence artificielle sur l’éducation devant un comité restreint de la Chambre des communes du Royaume Uni en 2018, Pepper a déçu. Il a prononcé un simple discours et n’a pas su répondre aux questions, cristallisant d’après la BBC, un malaise croissant à son égard sur ses réelles capacités et les limites de son intelligence.

Trop coûteux à Sfr 13’000 pour les tâches qu’il est capable d’effectuer – principalement l’accueil et l’information, seuls 27’000 modèles ont été fabriqués et Softbank aurait suspendu sa production depuis un an déjà, selon Reuters. Le robot est sérieusement concurrencé par les enceintes à commande vocale bien plus performantes – qui coûtent moins de 200 francs aujourd’hui.

Pepper n’a peut-être pas tenu toutes ses promesses mais il nous aura émerveillé et inspiré une génération future d’ingénieurs en robotique.

Emily Turrettini

De nationalité américaine et suisse, Emily Turrettini publie une revue de presse sur l'actualité Internet depuis 1996 et se passionne pour les nouvelles tendances.

3 réponses à “Softbank tire la prise de son robot Pepper

  1. Ayant cherché à comprendre ces dernières années de quoi il était capable , je me suis vite rendu compte de ses limites autant physiques que logiques :
    – son système de déplacement ne lui permet que de se mouvoir sur des surfaces planes sans aucun relief et limite son autonomie. De plus ses bras et doigts ne servent à rien sinon à donner l’illusion d’un humanoïde . Bref , il se résume à une tablette sur roulette , loin de valoir son prix !!!
    – je l’ai vu en démonstration au Japon, mais la plupart du temps, il était à l’abandon dans un coin …
    Fin normale d’un concept mal fichu et inutile !

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