Réponse à Cher journal, de Sylvia Ricci Lempen

Défendre les femmes, les soutenir, leur donner leur juste place égale dans la société, qui aujourd’hui pourrait refuser cela ? Mais ce qui se passe avec Le Temps, c’est que ce combat me paraît être devenu contre-productif.  Il a ses limites et ses auteures ne semblent pas s’en rendre compte ou plutôt elles ne veulent pas se l’avouer et absolutisent leur combat à tout prix.   A force de le forcer, cela devient banal et même ridicule.

>> A lire: Cher journal (Le Temps)

J’ai quitté la Suisse définitivement (ce que je croyais) en 1967, entre autre, parce que je n’avais pas le droit de vote même après une licence universitaire !  J’ai participé à la lutte de libération de la Namibie comme journaliste et sociologue, et ce sont les femmes africaines qui m’ont le plus impressionnée par leurs moyens mis en oeuvre, leur résilience, et leur courage. Dénoncer oui comme le fait Le Temps, cela ne suffit pas , il faut améliorer la situation.

Une piste aujourd’hui : s’engager pour le climat de loin la priorité la plus importante. Le secrétaire général de l’ONU Antonio Gutierres l’a bien expliqué dimanche 12 janvier à la TV (Géopolitis). Il faut aussi des femmes, témoins de leurs résiliences, comme celles d’Australie qui perdent leur maison ou Myriam Roth (les glaciers pour combat, LT 13.01).

Surtout, les femmes, épouses, mères, grands-mères, doivent inspirer le respect par leurs attitudes dénuées de toute compétition malsaine, de toute victimisation, mais animées par le désir de construire un dialogue apaisant. Pas facile en effet, parfois impossible. Ringard diront certaines.