La prédiction anxiogène et infondée d’un journaliste du Temps

Dans un article récent, Ram Etwareea, journaliste au Temps, parle du “flux des réfugiés (qui) ne tarira pas. Selon lui, le Covid n’a pas empêché des milliers de personnes de “chercher leur bonheur sous d’autres cieux. C’est faux.

Plus loin, Ram Etwareea évoque les traversées “semaine après semaine” de la Méditerranée, de la Manche ou du Rio Grande comme si toutes ces situations étaient semblables. Ensuite, il nous assomme avec les plus de “79,5 millions de réfugiés dans le monde” en précisant au passage que si la Turquie accueille 3,5 millions de réfugiés syriens il n’y a “que”les guillemets sont de lui – “4,2 millions de gens à avoir tenté leur chance en Europe et en Amérique “. Il termine avec le même panache que pourrait avoir, sur sa tribune, un militant d’extrême-droite en citant Jean-Christophe Rufin et son livre L’Empire et les nouveaux barbares (1992). Dans ce livre qui date, l’auteur craint “l’arrivée de hordes de réfugiés, résultat de la fracture planétaire née des travers de la mondialisation”. Et Ram Etwareea de conclure “Nous y sommes“. 

 

Les chiffres peuvent inquiéter. Ils ont été communiqués en juin dernier et répétés en boucle dans les médias à l’occasion des 70 ans de la Convention des réfugiés le 28 juillet dernier. Ce n’est pas toujours une bonne stratégie de communication car ces statistiques inquiètent et sont souvent mal interprétées. Cependant, le Haut Commissaire Filippo Grandi l’a justement expliqué, nous ne sommes de loin pas devant “une horde” et 90 % des réfugiés dans le monde se trouvent dans des pays en développement, pas en Suisse, ni en Europe, ni aux Etats-Unis, ni au Canada.

 

La hausse de demandes d’asile en Suisse ces quatre derniers mois ne ressemble en rien à une horde. Les arrivées sur les côtes italiennes sont en hausse (29’000 au 1er août 2021) mais restent bien loin des chiffres de 2017, 2016 ou 2015 et nous sommes encore en dessous de 2020.  Et puis même avec une hausse, nous avons de la marge. La baisse importante des demandes d’asile en Suisse et dans l’Union européenne  depuis 2015 est très impressionnante. En 2020, les demandes d’asile en Suisse (11’041) n’ont jamais été aussi basses depuis 2007 (10’844). 

 

Ajoutons que la grande majorité des requérants d’asile en Suisse et en Europe ne cherchent pas ” leur bonheur sous d’autres cieux “. Ils aspirent à vivre en sécurité après avoir fui des guerres et des persécutions. Si une minorité passent pour être des migrants économiques, il faut comprendre que ces personnes cherchent surtout un vrai travail pour soutenir leur famille dépendante et endettée au pays. 

 

Avec de tels propos infondés, Ram Etwareea, journaliste au Temps, s’aligne sur la rhétorique nauséabonde de nombreux politiciens européens d’extrême droite.  Il surfe sur le discours de peur et répand des hantises irrationnelles sur les réfugiés et les migrants qu’il soupçonne d’être incapables de ” trouver leur bonheur ” chez eux. 

 

Lire aussi:

 

 

Voir les reportages récents de la RTS:

 

Jasmine Caye

Avec une expérience juridique auprès des requérants d'asile à l'aéroport de Genève, Jasmine Caye aime décrypter l'information sur les réfugiés et les questions de migration. Elle a présidé le Centre suisse pour la défense des droits des migrants (CSDM) et continue d'assister des personnes en procédure d'asile. Les articles sur ce blog paraissent en version courte sur un autre blog ForumAsile.

22 réponses à “La prédiction anxiogène et infondée d’un journaliste du Temps

  1. Il serait certainement souhaitable de faire la différence entre réfugiés et migrants. Pour votre info les migrants sont une plaie pour les réfugiés. Ils prennent la place des réfugiés qui croupissent dans des camps et qui eux n’ont pas les moyens de payer USD 4000 à des passeurs. Quant à vos chiffres ils font sourire, effectivement il semblerait que vous ne vous êtes pas souvent rendu dans certaines banlieues françaises qui vous donnent l’impression de changer de continents.

  2. On n’a pas besoin d’un journaliste comme Ram Etwareea pour nous convaincre. Il serait à souhaiter que Jasmine Caye ait raison quand elle nous explique que nous ne serions pas menacées de submersion migratoire. Malheureusement, elle aura beau argumenter, personne ne la croira. Même pas ceux qui ne rêvent que diversité et métissage. Tout le monde est convaincu que nous vivons au quotidien Le Camp des Saints de Jean Raspail. Certains s’en accommodent et acceptent la société multiraciale et multiculturelle, d’autres, à mon avis ce sont les plus nombreux, refusent yout cela en bloc. C’est au point que l’angoisse de vivre bientôt dans une Europe dont le tissu ethnique soit entre celui du Brésil et de l’Indonésie est tellement forte que les partis populistes anti immigration etaient en passe d’accéder au pouvoir dans tous les pays europeens, il y a de ça deux ou trois ans. Le pouvoir mondial a pris conscience de ce basculement brutal des opinions publiques qui menaçait ses plans de gouvernance mondiale. Face au péril imminent du raz de marée nationaliste, qui aurait fait avorter ses projets, le pouvoir profond a été obligé de lancer deux opérations mondiales: l’operation Greta sur le thème de la planète en feu, et l’opération Covid pour instaurer immédiatement la dictature de surveillance totale et le contrôle des populations par pass vaccinal. But de ces deux grandes manipulations de propagande: briser toute résistance par la terreur (peur de mourir). Il s’agissait de créer artificiellement une angoisse encore plus forte que celle du remplacement ethnique. Greta Thunberg disait donc: I want you to panic! Mais comme on ne paniquait pas assez, les maîtres du monde ont déclenché l’opération Covid. Bref, c’est le great reset de Klaus Schwab, pour briser le réveil des peuples qui ne veulent pas mourir. Mais ils se réveilleront quand même.

  3. Merci de ne pas attaquer nommément un journaliste du journal qui héberge gratuitement votre blog.

    La critique constructive, toujours, la critique ad personam et ad nauseam, jamais. Le fond de votre article s’efface totalement par sa forme.

    Je vous demande respectueusement en tant que lectrice choquée par votre ton de considérer la réécriture de la forme de votre billet. Nous ne sommes pas au café du commerce.

    1. Permettez-moi, Mademoiselle Rebecca :

      Le journal du Temps héberge des auteurs qui travaillent gratuitement à solliciter l’intérêt des lecteurs dont une partie s’abonnera. Dans le monde de la presse personne ne fait de cadeaux, les éditeurs de ces bibles espèrent un retour financier solide pour maintenir en vie leur coeur.

      Critique constructive, respect et honnêteté sont des caractéristiques honorables auxquelles j’adhère tout comme vous, mais je ne crois pas que face à un esprit manipulateur le bon exemple puisse mener à meilleure entente… Je n’effacerai évidemment pas l’article de Madame Caye, j’estime qu’elle est une bonne combattante qui oppose ses avis et les justifie en fournissant ses sources. Tout le contraire de ce qui vous gêne au Café du Commerce.

      Ne demandez pas une « réécriture » de cet article pour qu’il soit donné sous une forme plus conforme à vos souhaits de bonne lectrice d’un « journal de qualité ». Mais il est vrai que se comprendre dans un entourage d’esprits qui bénéficient du juste bon sens, ou juvénile et idéaliste est plaisant, cela ne choque pas du tout.

      Vous vivez loin de la guerre et la misère du monde, ne soyez pas gênée par les personnes qui en parlent et s’en soucient sincèrement, même si c’est au Café du Commerce où vous n’allez jamais.

      1. Bonjour Dominic.

        Merci de votre message.
        Il ne contient pas une argumentation de nature à modifier ma position. Un journaliste est un défenseur des libertés, toujours. Je vous remercie cependant d’avoir pris le temps d’exposer votre position.

        Amicalement,
        R

        1. Merci Rebecca pour votre réponse.
          Vous êtes authentique dans vos propos, c’est ce à quoi je donne sensiblement plus d’importance qu’à la forme, je l’ai déjà exprimé au sujet de Madame Caye. Quant aux journalistes, je n’attends pas grand-chose de la majorité d’entre eux dans la défense des libertés. Cela sera peut-être une fois le sujet d’un autre débat où nous aurons chacun l’occasion d’en parler.

          Bien à vous,

          D

    2. Bonsoir Mme,
      Avec tous mes respects,parler de JOURNALISME en Suisse c’est faire un cadeau à un ensemble,avec des honorables exceptions (dont Jaques Pilet mais pas que),de personnes qui ont apris le “métier” à la faculté mais qui,pour la grand mayorité sont à solde des lobbys(pharma,banque,matières premières,etc,etc) qui font vivre la plupart des “moyens” de communication dans la SUISSE MODELE,et d’ailleurs sont derrière le PLR MODELE AUSSI.

  4. “En 2020, les demandes d’asile en Suisse (11’041) n’ont jamais été aussi basses depuis 2007 (10’844).”

    C’est la définition même d’une immigration incontrôlée. Car en fermant toutes les frontières extérieures de l’UE, nos gouvernements font à peine mieux que 2007… c’est dire qu’on ne contrôle plus rien et qu’il faudra mettre en place de nouvelles règles drastiques européennes.

    Il est inacceptable que des gens passent lorsque les frontières sont fermées. Et il existe à ce jour aucune raison de déplacement de milliers de personnes de l’Afrique ou du Moyen-Orient.

    Trump et Biden ont mis fin à toutes les guerres menées par l’Occident et aucun pays n’est en guerre avec un voisin en Afrique. Aucun. Même pas l’Erythrée qui a enfin fait la paix avec l’Ethiopie. Sauf quelques rares individualités, qui viennent en avion, il a zéro raison pour un homme seul de traverser clandestinement la Méditerranée pour venir déposer une demande d’asile.

    On peut discuter des femmes seules avec enfants; mais vous n’arriverez pas à citer un seul arrêt d’une quelconque juridiction européenne qui reconnaît le besoin de protection au sens de la conv. int sur les réfugiés à un jeune homme africain qui a traversé clandestinement la méditerranée en 2020/2021. Zero arrêt. Et pourtant vous êtes une spécialiste du droit d’asile…

    (Et ne me parlez pas de la France, qui a étendu l’asile à des motifs qui n’ont plus aucun rapport raisonnable avec la notion de réfugié)

  5. Le réchauffement climatique provoquera probablement une très forte augmentation des migrations. Les inondations augmenteront fortement, la montée du niveau de la mer touchera les côtes, le delta du Nil et du Mékong connaissent déjà des difficultés pour les cultures agricoles. Il faut faire des plans pour accueillir un milliard de réfugiés en Europe, construire des camps décents, des villes, enfin je ne sais pas quelle solution politique adopter mais à grande échelle. Aujourd’hui, il y a des bidons-villes en Europe. Il y a 30 ans c’était une horreur du Tiers-Monde. Il faut vraiment anticiper ce flux, offrir des baraques à l’Italie et à la Grèce, prévoir de nombreux aménagements asset vite et planifier plus grand pour la prochaine dizaine d’année. Il faut des plans pour dix fois, cent fois, mille fois plus de réfugiés.

    1. désolée, j’ai lu ce blog en retard :
      ” Il faut vraiment anticiper ce flux, offrir des baraques à l’Italie et à la Grèce,…” , merci, quelle générosité, Madame ! comment osez-vous faire des programmes pour d’autres Pays ? et offrir des… baraques ? En Italie on les appelle ” baraccopoli ” et il y en a déjà assez comme ça, avec tous les désagréments pour la population locale ( y compris les étrangers qui sont là depuis longtemps et bien intégrés ).
      Mesdames les Anges, il faut faire des calculs : un milliard de réfugiés en Europe à qui il faut trouver un travail, à qui il faut apprendre la langue du Pays et notre façon de vivre. L’Europe est en crise, mais j’imagine que vous ne le voyez pas : en tout cas, parlez pour vous, hébergez autant de réfugiés que vous voulez, à la limite parlez pour votre Pays et encore ! tenez compte de l’avis de vos compatriotes, il y a toujours la majorité qui compte… ou ça ne compte plus ?

  6. @DOROTA RETELSKA

    Vous prévoyez un milliard de migrants africains en Europe!

    Actuellement, il y a 500 millions d’habitants en Europe, dont une proportion d’allogènes qui est déjà ressentie comme excessive, et rejetée comme une invasion insupportable, par une majorité de la population autochtone. (Qui généralement s’abstient de dire ce qu’elle pense, à cause de la police de la pensée ultra répressive qui sévit. Mais les gens n’en pensent pas moins.)

    Par conséquent, si vous laissez venir encore 1’000’000’000 (un milliard) d’Africains supplémentaires, vous aurez un nouveau mix de population dans lequel plus de 75% de la population du continent européen sera composée d’Africains ! (Je dis plus de 75%, et non 75%, car actuellement dans les 500 millions qui sont là, il y a déjà beaucoup d’Africains, beaucoup trop aux yeux des Européens autochtones).

    Et vous pensez que les peuples européens actuels, qui ne sont pas encore morts, vont accepter de devenir une minorité ethnique inférieure à 25% de l’ensemble des habitants de LEUR propre terre ?

    Je lis vos textes avec un intérêt effaré, ne pouvant concevoir que quelqu’un tienne des raisonnements aussi frapadingues.

    Même si la prémisse de base de votre raisonnement était vraie (je suis convaincu qu’elle est fausse), c’est à dire même si le réchauffement climatique poussait un milliard d’Africains à se ruer vers l’Europe, la conclusion que vous en tirez est rigoureusement impossible. Jamais ces gens ne pourront venir s’installer en Europe car jamais les Européens ne les laisseront faire. S’il faut laisser mourir des millions de personnes en mer, l’opinion publique européenne acceptera de les laisser mourir sans aucun état d’âme.

    Il est absolument impossible que des changements de la démographie européenne soient accepté dans les proportions que vous envisagez, car déjà actuellement le seuil de tolérance est dépassé. Soyez donc un peu réaliste et prenez conscience du fait qu’au moment où une population humaine est menacée de disparition ethnique, elle est prête à tout, pour ne pas mourir, même à se défendre au couteau.

    Et alors là, si on en arrive là, les raisonnements humanitaires antiracistes, comme ceux de madame Jasmine Caye, ne seront même plus audibles.

    C’est triste à dire, mais les Européens préféreront laisser mourir de faim un milliard d’Africains en Afrique plutôt que de se laisser remplacer ethniquement en Europe, et subir la domination démographique de peuplades africaines. Ce phénomène de rejet total et impitoyable se produira très rapidement, si les gouvernements laissaient aller les choses dans le sens de l’évolution que vous suggérez.

    Donc votre propos est totalement contraire à tout principe de réalité, politique. Mais ça n’est pas nouveau. Ceux qui vous lisent savent depuis longtemps que vous vivez hors du réel. (Je ne discute pas de vos thèses climatiques, uniquement des conséquences politiques que vous en tirez).

    En revanche, vos propos confirment ce que je disais: à savoir que nous n’avons pas besoin de Ram Etwaeera pour que le climat (politique) soit anxiogène. Il y a une angoisse profonde qui taraude toutes les personnes européennes de race blanche, y compris les plus gauchistes, féministes etc. C’est l’angoisse démographique de l’invasion migratoire, et du remplacement par des Africains et/ou des musulmans hostiles à nos modes de vie.

    C’est l’éléphant au milieu du corridor. Et cette réalité incontournable (mais tue dans les médias) se révèle soudain dans des propos inattendus qui échappent à des gens comme Ram Etwaeera ou vous. Si Ram Etwaeera mérite la médaille de bronze des propos anxiogènes, Dorota Retelska mérite la médaille d’or des propos incendiaires. Et Jasmine Caye aura beau s’évertuer, elle ne pourra jamais empêcher que cette angoisse hante chacun(e) et domine toutes les autres craintes que les gens puissent avoir. Y compris celle du réchauffement et du Covid.

    1. Si je résume votre longue pensée, vous contestez ce que vous ne comprenez pas, ce que vous ne pouvez pas manipuler, ce qui ne vous rassure pas.
      Par contre, vous vous persuadez que votre confort et votre bien-être sont menacés par celles et ceux qui ne vous ressemblent pas.
      C’est légitime en ce sens qu’il vous semble évident que votre approche des réalités protège votre mode de vie. C’est, d’un point de vue historique, réactionnaire, à la fois pragmatique et réducteur.
      Réactionnaire, parce qu’il ne vous paraît pas opportun de considérer les sources et les racines d’un problème mais de vous accrocher à ce que vous ignorez le moins: votre façon de vivre
      Pragmatique, parce que l’on n’est jamais mieux servi que par soi-même pour soi-même: c’est le propre de l’individualisme .
      Réducteur, parce que l’avenir de vos valeurs est menacé par votre mode de vie et la société dans laquelle vous vivez: Ce ne sont pas les migrants qui affaiblissent votre pouvoir d’achat, qui développent une classe moyenne appauvrie, qui créent une population fragilisée (même en Suisse).
      Là où vos arguments coincent, c’est dans leur prétention de parler au nom “d’une majorité silencieuse”, inquiète et effrayée pour ses libertés…individuelles ou plus exactement individualistes. Vous vous réfugiez dans une masse pour exister. Vous réunissez sans doute les apeurés, les craintifs dont l’existence dépend surtout de l’image qu’ils ont d’eux-mêmes.
      La question migratoire ne se résume pas à une idéologie chaotique dont le de lance serait le sauvetage de “votre monde” au mépris des réalités. Vous amalgamez “l’angoisse démographique” et “l’invasion migratoire (des Africains et des musulmans, mais qu’avez-vous de commun avec un migrant slave?)”. Vous niez (à tout hasard, je suppose) le risque politique, démographique, migratoire de la crise climatique ( à ce propos, vous devriez lire plus attentivement Le Temps). Vous prétendez à la liberté mais il vous échappe que votre liberté implique la santé publique et le bien commun.
      Vous vous faites, je le crains, par votre discours, le complice d’une migration chaotique. Peut-être vous paraît-il plus simple d’accuser les migrants de migrer que de dénoncer les échecs des politiques migratoires de nos gouvernements pour encadrer le phénomène parmi les plus vieux de notre Histoire: la migration.
      Je ne relève pas vos digressions sur la “dictature sanitaire” ou “l’opération Greta”.

      1. @DROR

        J’ai répondu à plusieurs de vos objections plus bas, dans ma réplique à Pierre-Olivier Mojon. Vous verrez que je ne me contente pas d’une attitude xénophobe frileuse apeurée qui se cache derrière une soit disant “majorité silencieuse”. Je propose qu’on réfléchisse à une politique différente, diamétralement opposée à l’immigrationisme actuel qui est la politique de chien crevé au fil de l’eau. Il faut concevoir une politique dans le respect des peuples, tant europeens qu’africains, et tournée vers l’avenir.

        Ca ne me dérange pas du tout que vous me jugiez réactionnaire. Je le suis. Quand on s’est engagé dans une impasse et qu’on en a pris conscience, il n’y a rien d’autre à faire que de revenir en arrière avant de reprendre le bon chemin. C’est une exigence de la raison.

        Un mot concernant les “migrants slaves” avec lesquels, selon vous, je n’ai rien de commun. Vous vous trompez. Je vois plutôt d’un bon œil l’injection de sang frais, balkanique ou slave, dans notre pays. Ces gens sont des européens de race blanche, qui partagent avec nous une même civilisation. Certains sont musulmans hélas, mais entre un musulman albanais et nigérian, il y a un monde. Je suis un fan de Shakiri, le footballeur, et d’autres sportifs de ce genre. Si vous voulez le fond de ma pensée, je pense que les Yougos qui sont venus chez nous récemment (pas tous évidemment) sont plutôt de bons éléments, dont on peut faire des bons Suisses comme on l’a fait avec les Italiens et les Portugais. Dans l’armée, j’ai constaté que les recrues venues d’ex Yougoslavie valent cent fois mieux que les lavettes gauchistes et antimilitaristes issues de familles bien de chez nous, et totalement décérébrées par des générations d’enseignants biberonnés à l’idéologie délétère qui prévaut dans l’instruction publique en Suisse, surtout en Suisse romande. Au moins les Yougos, ils savent ce que l’autorité veut dire. Ils savent que la guerre est une réalité qui existe, et qu’il faut s’y préparer.

    2. @Voyons la réalité en face… Mme Retelska n’a fait que lancer un pavé dans la mare pour mettre en avant un problème qui se pose depuis déjà des années. Ses propos n’ont évidemment rien à voir avec la réalité, mais ils ont le mérite de nous mettre brutalement en face de questions qui deviendront incontournables. De toute façon, l’Europe n’a guère les capacités ni les moyens d’abriter et de subvenir aux besoins d’un milliard d’individus supplémentaires. Quant à laisser mourir chez eux tous les migrants potentiels, cela ne résoudra pas le fait que l’Europe sera également très durement frappée par le changement climatique en cours. Un telle solution cynique représente en outre la négation absolue de toutes les valeurs de notre civilisation et n’est donc pas du tout acceptable. La mort en masse de populations aura pour nous aussi les conséquences les plus graves, à commencer par le monde totalement inhumain qui se mettrait ainsi en place. Faire face aux difficultés de l’avenir est un très grand défi intellectuel qui nécessite d’autres raisonnements et ressources que de laisser se perpétrer des atrocités. Le problème migratoire ne concerne d’ailleurs pas seulement l’Europe ou l’Occident en général, mais également d’autres grands pays de l’hémisphère nord comme la Chine ou la Russie qui ont commencé à leur façon de coloniser l’Afrique par des moyens économiques et militaires. À ce titre, je serais très curieux de connaître le point de vue officiel de ces nations, afin de savoir si elles accepteraient elles aussi d’accueillir et d’intégrer des centaines de millions de migrants.

      1. Elle ne lance pas un pavé dans la mare, elle lance une bombe atomique dans une flaque d’eau en croyant benoitement que 1 milliards d’africains se déplaceront et les européens les accepteront comme s’ils n’avaient pas le choix.

        Nous ne sommes PAS interchangeables.

  7. Aucun pays du monde ni aucun peuple n’accepte de gaîté de coeur d’accueillir une immigration quelle qu’elle soit, même en proportion modérée. C’est pourquoi le devoir de tout gouvernement responsable, est toumjours de mener une politique d’immuigration très restrictive pour protéger soon propre peuple et éviter les tensions sociales, ethnqiues, culturelles, etc.

    Même dans les années 70 en Suisse, c’est à dire en période de plein boom économique, où il y avait le plein emploi, l’arrivée d’une immigration composée essentiellement d’italiens avait causé un profond mécontentement populaire ce qui explique le succès des initiatives Schwarzenbach. Mais il s’agissait d’Italiens qui se sont rapidement intégrés. Aujourd’hui on nous parle de hordes d’une toute autre nature.

    En Chine, je connais un peu le problème. Il y a une certaine immigration africaine notamment dans la province de Canton et cela cause de très fortes réactions xénophobes. Mais le gouvernement chinois, contrairement aux gouvernements européens, n’ouvre pas les vannes de l’immigration. Et de toute façon la population chinoise est de 1.4 milliard d’habitants, donc un million d’immigrés de plus ou de moins ne sont qu’une goutte d’eau dans la mer. On ne peut pas comparer avec l’Europe. Les autorités chinoises ont beaucoup de défauts mais contrairement à celles des pays européens elles ne tentent pas de détruire leurs propres peuples par l’immigration massive dans un but inavoué et inavouable. Les autorités chinoises tentent de maintenir une certaine homogénéité ethnique dans un pays ou il y a 80% de population Han et diverses minorités. Jamais la Chine n’envisagera de diluer la suprématie Han dans le mix ethnique de leur pays. Ils ne sont pas fous, eux.

    Maintenant, est-ce que les évolutions climatiques auront les effets dramatiques prévus par Mme Retelska ? Personnellement je ne le crois absolument pas. Il faut donc s’abstenir complètement de culpabiliser les européens en leur faisant croire qu’ils auraient l’obligation d’accueillir des masses étrangères fuyant la faim, ou le réchauffement climatique, pour nous punir de je ne sais quels crimes que nos ancêtres auraient commis. Traitons les problèmes climatiques réels qui se posent, dans notre propre intérêt, en Europe et en Afrique. Il n’y a aucune raison de lier le problème climatique avec la question migratoire.

    Une politique humaine et raisonnable dans ce domaine ne saurait donc être, de la part des gouvernememnts européens, que d’avertir les candidats à la migration qu’ils n’ont rien à espérer chez nous, au lieu de leur donner des illusions.

    D’autre part, au lieu d’ouvrir toutes grandes les portes à l’invasion migratoire, on pourrait lancer de grands programmes généreux et ambitieux de co-développement de l’Afrique, dans l’intérêt mutuel, ce qui aurait aussi pour effet de donner des perspectives économiques aux populations africaines. Ainsi les Africains pourraient rester en Afrique.

    Il serait par exemple tout à fait possible de faire reverdir peu à peu le Sahara ou du moins une grande partie du Sahara, au moyen de la désalinisation des eaux de mer pour laquelle les technologies sont au point. Voilà qui permettrait de développer l’agriculture et donc faire vivre des millions de personnes qui autrement seront menacées de mourir de faim. En plus cela ferait un peu baisser la température en Afrique et contribuerait à traiter le problème climatique d’ensemble.

    Si les gouvernements européens avaient à coeur le bien de leur propre population ainsi que des Africains, ils pourraient faire des propositions généreuses et ambitieuses aux gouvernements africains dans ce sens là. Les Africains seraient sans doute intéressés par cette politique qui est l’exact opposé des folies proposées par Dorota Retelska.

    Mais non, on préfère exploiter cyniquement l’Afrique et en même temps prêcher la migration atroce de milliards de gens, ce qui ne peut qu’engendrer des souffrances illimitées pour tout le monde : ceux qui sont contraints de migrer et ceux qui voient déferler des masses de migrants indésirables qui vont ruiner leurs conditions d’existence, déjà de plus en plus précaires.

    La vérité c’est qu’il y a beaucoup de gens qui haïssent l’Europe et ses peuples et qui désirent vraiment voir ces peuples européens exterminés par des hordes de barbares. Parmi ceux qui nous haïssent et qui sont souvent eux-mêmes des européens ayant la haine de soi, il y a des gens puissants qui tiennent les médias et sont capables de lancer de grandes campagnes de culpabilisation et propagande, en vue de contraindre les européens à une sorte de suicide ethnique.

    Il ne faut pas entrer dans ce sale jeu qui n’est que “l’entretien de la haine”, comme disait François Mitterrand.

  8. Le bourbier

    Aux quatre lourds chapitres intitulés « Voyons la réalité en face », je vois le mal-être d’un raciste accompli faisant d’énormes efforts pour essayer de s’en sortir… Ne le rejoignez pas pour l’aider dans un sens ou dans l’autre, il s’accrochera de tout son poids pour que vous vous enfonciez avec lui dans cette boue.

  9. J’ai un devoir de réponse à Mme Jasmine Caye. Je regrette Madame, vous n’avez pas compris le sens de cet exercice et de mes propos. L’exercice d’abord: je suis en train de faire une série de papiers pour expliquer que le Covid modifie certes beaucoup de comportements , mais pas tout. Ma série intitulée «Pas d’après» porte sur ce qui ne va pas changer. Par exemple, dans une précédente contribution, j’ai écrit que les grandes décisions ont été toujours prises par le G7 et que dans la période post-covid, cela ne changera pas. Le G7 est aux commandes.
    Il faut donc lire mon papier sur les réfugiés dans ce contexte. L’idée principale est que les conditions qui poussent des populations à quitter chez eux pour aller se réfugiés à l’intérieur de leur propre pays, puis dans les pays limitrophes et enfin, et pour une petite part, à cherche asile dans les pays occidentaux, ne changent pas. La pauvreté, la violence, la répression existent toujours. Dans beaucoup de pays, les inégalités s’exacerbent. Dans la semaine où j’ai écrit mon papier sur les réfugiés, il y avait beaucoup d’actualités dans la Méditerranée, en Asie du Sud et aussi à la frontière mexicaine-américaine.
    Donc, je suis désolé si vous avez mal compris mes propos. En ce qui concerne le mot horde de réfugiés, il vient de Ruffin et don livre. L’Empire et les nouveau barbares. Je vous recommande la lecture. Au fait, il ne dit rien d’autre que les réfugiés sont le produit d’un système et si ce système ne change pas, il y aura encore plus de réfugiés.

    1. Cher Monsieur,
      Merci pour vos explications. Au sujet de la migration il est important de ne pas distiller la peur d’une horde aux portes de l’Europe. On peut citer des chiffres et expliquer les causes d’une hausse des arrivées. Vous aligner dans votre article, les mots “barbares”, “hordes”, “Covid”. Ensemble, ils évoquent une situation ingérable et incontrôlable d’arrivées de personnes qui “cherchent leur bonheur sous d’autres cieux”.
      Je conçois que vous avez souhaité donner votre opinion sur le sujet traité- ce qui ne va pas changer après le Covid – et vous avez raisons de dire que la pression migratoire sur l’UE va se renforcer.
      Mais c’est comment vous le dites qui ne va pas. Un journaliste doit rester impartial et neutre tout en sachant quand il doit donner un avis. Il doit le faire seulement si cela amène à la vérité et permet aux lecteurs de mieux comprendre l’actualité en question. Je trouve qu’Alexis Favre explique bien la position que le journaliste doit avoir selon les sujets abordés dans un article récent intitulé:Qu’est-ce qu’un journaliste?. A méditer.

      1. Apparemment, vous n’avez rien compris ou vous ne voulez pas comprendre. Vous ne comprenez pas la différence entre une chronique dans le cadre d’une série à thème et un article d’actualité ou de magazine. Vous vous avancez gaiement jusqu’à questionner même c’est qu’un journaliste. Comme vous êtes trop certaine que la cause que vous défendez est juste, vous vous mettez en position de juge. Vous ne comprenez pas ma référence à Jean-Christophe Ruffin; vous ne comprenez pas sa mise en garde lorsqu’il parle de horde. Vous m’invitez à l’impartialité. Non Madame, je n’ai pas besoin d’être impartial. Vous trouvez que j’ai raison, mais vous n’aimez pas le comment de le dire. Désolé pour vous!

  10. @ M. Ram Etwareea

    Ce que je comprends, en lisant votre réponse à l’auteure, c’est que vous êtes soucieux malgré tout de votre image. Ne soyez cependant pas naïf, vos techniques de manipulation apparaissent clairement, et le premier problème n’est pas d’aimer ou non « votre manière de dire », mais de ne pas être dupe de ce que vous faites dans un but déterminé. Merci de nous dire que vous ne désirez pas être impartial, et que ce n’est pas nécessaire « parce que vous avez raison » : il est possible ainsi de mesurer le sérieux à vous accorder, vous ne pouviez pas faire mieux. Je pense que vous avez encore beaucoup à apprendre sur vous-même, courage !

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