Lors de l’inauguration officielle du 21ème Congrès de l’UNAF (Union nationale d’apiculture française) qui se déroule du 27 au 30 octobre 2016 à Clermond-Ferrand, Ségolène Royal, ministre française de l’environnement, a fait ce matin un vibrant p
laidoyer en faveur des abeilles, de l’apiculture et des pollinisateurs en général. Elle a non seulement apporté son soutien et ses encouragements aux plus de 6’000 apiculteurs et amis du monde apicole présents au congrès, mais elle a elle annoncé un train de mesures concrètes, à savoir:
… servaient à quelque chose …
Originaire du Noirmont par mon grand-père maternel, je ne peux que me sentir interpelé par la réaction des piqués de ce quartier de mon village ancestral qui, selon Le Matin Dimanche d’hier, “ont déposé une pétition contre les moustiques” (sic). Diable, l’enjeu est de taille, et le danger menace! En effet, la journaliste évoque, sans rire, la possibilité “d’une nouvelle espèce mutante spécialement adaptée aux Franches-Montagnes et à son rude climat“.
Je me pince pour m’assurer que je suis bien éveillé: non, ce n’est pas un cauchemar… Je consulte mon agenda: nous nous ne sommes pas un premier avril. Nos amis Teignons, au verbe haut et prompts à (suite…)
… profitaient des méga-fusions de l’agrochimie…
Oups! De prédateur affamé poursuivant de ses crocs acérés l’helvétique Syngenta dans les eaux bâloises, dépitée d’avoir dû céder la politesse à ChemChina,
voici que Monsanto, après avoir annoncé une cure d’amaigrissement, s’est transformée en proie et vient a son tour d’être gobée par un autre mégaptère à l’appétit féroce.
L’annonce du récent rachat de Monsanto, géant américain des plantes OGM et des herbicides, dont le très décrié glyphosate, par l’allemand Bayer, autre géant de l’agrochimie, a en effet suscité beaucoup d’émotion dans les medias. La plupart des réactions sont négatives et pessimistes. Elles sont motivées par un sentiment de crainte devant le gigantisme de la nouvelle entité et l’instauration d’un oligopole mondial dominé par une poignée de multinationales.
Sur le mode “tous méchants”, la théorie du complot trouve un nouveau terrain où s’épanouir. On spécule sans nuance sur l’emprise du nouveau groupe sur un marché grainier déjà étouffé par les mêmes acteurs, l’empoisonnement de nos assiettes par des aliments dopés aux OGM et aux doses accrues de pesticides. Bref, on nous ressert sous une forme réchauffée, voire un brin chupiée, les arguments archi-connus des anti-mondialistes amplifiés à la puissance 10.
…contribuaient à la prospérité du pays…
…après un très léger recul du PIB national au 1er trimestre 2015 (-0.2%, par rapport au trimestre précédent), tous les observateurs prédisaient un second trimestre négatif, synonyme d’entrée en récession de notre économie nationale. Ces prédictions pessimistes ont été battues en brèche par des chiffres meilleurs qu’attendus au 2ème trimestre (+0.2%) et une nouvelle stagnation au 3ème trimestre (0.0%).
Quel serait l’impact de la disparition des abeilles sur l’économie nationale?
…bénéficiaient à nouveau de la recherche helvétique…
… la semaine écoulée a vu la publication d’une importante étude sur la santé des abeilles. Résultant de travaux récents de la nouvelle équipe de chercheurs de l’Université de Berne, elle démontre pour la première fois un effet délétère de deux pesticides du groupe des néonicotinoïdes sur la fertilité des reines d’abeilles. Cela faisait bien longtemps que des résultats aussi importants n’avaient pas été produits par un groupe helvétique… (suite…)
… venaient d’Islande…
Pour beaucoup d’apiculteurs, un voyage à l’étranger est l’occasion de s’informer sur les abeilles et les pratiques apicoles locales. On goûte les miels du crû, on s’arrête pour examiner les ruches et si par chance l’apiculteur est sur place, on engage la conversation avec le peu de mots que l’on connaît, les gestes et abondance de sourires.
… jamais je ne pourrais vivre sans abeilles...
(Torbjörn Andersen, apiculteur islandais)
…inspiraient nos écrivains…
C’est un très bel ouvrage que ce roman de 127 pages de Slobodan Despot, intitulé “
Le Miel” et publié en 2014 aux éditions Gallimard. De nombreux livres, souvent un peu convenus, ont été écrits autour de la figure de « l’apiculteur », alliant l’image paternelle et rassurante de l’ami des mouches à miel et celle du vieux sage proche de la nature. Ce roman-ci est d’un tout autre calibre.
Quand les abeilles s’assemblent en Landsgemeinde
L’AVIS DE L’EXPERT Mardi 27 septembre 2013
Un chercheur américain a découvert que les essaims en quête de gîte prenaient leurs décisions par consensus, au terme d’une vaste consultation. Les abeilles auraient-elles inventé la démocratie? C’est un peu vite dit. Mais elles ont bien des choses à nous apprendre.
François Huber, le genevois qui mit au jour les secrets des abeilles
Conférences sur François Huber, 18 et 20 mai 2017
Société entomologique de Genève, Malagnou, jeudi 18 mai, 19h30
Nuit des Musées, Berges de Vessy, samedi 20 mai 2017, 19h
https://www.ville-ge.ch/culture/nuitdesmusees/programme.html#?inEnglish=false&hdcp=false
L’AVIS DE L’EXPERT Mardi 20 mai 2014
Il y a tout juste 200 ans, François Huber publiait un ouvrage qui révolutionna les connaissances de l’époque sur l’histoire naturelle des abeilles. Ce savant des Lumières n’a jamais vu l’objet de ses études puisqu’il fut atteint de cécité à l’âge de 20 ans.
Retour sur un destin d’exception, par l’apiculteur et biologiste Francis S
aucy
…nous étaitent comptées…
Dans un article intitulé “Pertes hivernales à nouveau faibles en 2014-2015” publié dans la Revue suisse d’Apiculture, R. Sieber (de la revue d’apiculture suisse alémanique Bienenzeitung) et J.-D. Charrière (directeur du Centre de recherches apicoles, d’Agroscope-Liebefeld) se réjouissent des faibles pertes d’abeilles durant l’hiver dernier (16.5%). Un tableau récapitulatif des 8 années de l’étude (hivers 2007/08 à 2014/15) montre que ces pertes ont fluctué entre 12% (hiver 2008/09) et 26,3% (2011-12). Elles furent en moyenne de 17,7% par hiver, soit un peu moins d’une colonie sur cinq chaque année durant ces huit hivers.

