…étaient solidaires…

Cher Michel Danthe, chères et chers collaboratrices et collaborateurs des médias Le Temps et l’Hebdo,

on entend souvent dire que “si les abeilles disparaissaient, l’humanité n’aurait plus que quelques années à vivre”.  On pourrait en remplaçant “abeilles” par “presse” et “humanité” par “démocratie” pasticher ce moto en “si la presse indépendante et de qualité venait à disparaître, la démocratie serait en grand danger”.

En tant que lecteur, collaborateur occasionnel, blogger invité au Temps.ch, je me sens profondément concerné, touché et choqué par ce qui vous arrive. Je me sens malheureusement également terriblement impuissant face à la tempête qui bouleverse les médias romands.

Au nom de “et si les abeilles”,  je ne peux qu’exprimer la solidarité de vos lecteurs face à votre situation et appeler d’autres à en faire de même en laissant un commentaire au bas de cet article.

Je tiens également à vous féliciter toutes et tous pour le travail de ces dernières, les multiples innovations réalisées pour faire évoluer vos journaux vers les nouvelles technologies.

Quant à vous, cher Michel Danthe, je vous félicite personnellement pour le courage, la dignité et la justesse de ton avec laquelle vous soutenez vos collègues et défendez l’oeuvre d’une vie. Je vous souhaite véritablement de pouvoir, comme mon beau-père décédé il y a quelques années, avoir le plaisir de lire Le Temps jusqu’à votre dernier jour.

 

 

…vous parlaient de terreur…

Une fois n’est pas coutume, “et si les abeilles” vous propose en cette période de Noëlle chrétienne un billet sans rapport avec l’apiculture et les abeilles, mais en résonance avec les actes terroristes et de violence religieuse de ces derniers jours, actes odieux qui se répètent de mois en mois. Le livre sur lequel se fonde cet article, n’est pas encore traduit en français. Il est écrit par une personnalité considérée comme l’un des penseurs majeurs de notre époque. Malgré les convictions fortes de son auteur, l’ouvrage s’impose comme un texte philosophique, un texte sans apriori religieux, un texte écrit avec l’objectif de comprendre les racines de la violence humaine, en un sens un texte scientifique. Il intègre des notions empruntées à la théorie des jeux, à la psychologie et à la biologie de l’évolution. Il apporte surtout un point de vue original et des clés d’explications généralement absents des commentaires qui nous sont quotidiennement servis dans les media.

Terreur au nom de Dieu :  aux entrailles de la violence humaine

Les actes de terreur qui ont endeuillé nos sociétés ces dernières années m’ont longtemps laissé sans voix, plongé dans l’incompréhension, hébété devant tant de violence aveugle. Comment ne pas ressentir l’angoisse que cherchent à provoquer les terroristes en imaginant ses proches à deux pas du Bataclan ou de ce convoi fou sur la Promenade des Anglais à Nice l’été dernier ? Comment, confrontés à de telles outrances, ne pas comprendre que certains soient séduits par des réponses aussi simplistes que l’interdiction des minarets, du voile islamique ou du burkini ? (suite…)

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… servaient à quelque chose …

Originaire du Noirmont par mon grand-père maternel, je ne peux que me sentir interpelé par la réaction des piqués de ce quartier de mon village ancestral qui, selon Le Matin Dimanche d’hier, “ont déposé une pétition contre les moustiques” (sic). Diable, l’enjeu est de taille, et le danger menace! En effet, la journaliste évoque, sans rire, la possibilité “d’une nouvelle espèce mutante spécialement adaptée aux Franches-Montagnes et à son rude climat“.

descartes

Je me pince pour m’assurer que je suis bien éveillé: non, ce n’est pas un cauchemar… Je consulte mon agenda: nous nous ne sommes pas un premier avril. Nos amis Teignons, au verbe haut et prompts à (suite…)

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…inspiraient nos écrivains…

C’est un très bel ouvrage que ce roman de 127 pages de Slobodan Despot, intitulé “LeMielDespot2015Le Miel” et publié en 2014 aux éditions Gallimard. De nombreux livres, souvent un peu convenus, ont été écrits autour de la figure de « l’apiculteur », alliant l’image paternelle et rassurante de l’ami des mouches à miel et celle du vieux sage proche de la nature. Ce roman-ci est d’un tout autre calibre.

 

(suite…)

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