Les écolos ont-ils le droit de manger de la viande en public ?

Si vous avez lu ou écouté les médias, ou fréquenté les réseaux sociaux ces derniers jours, vous n’avez pas pu échapper à la polémique : les Verts genevois ont fait voter leur assemblée, pour décider si leurs futurs élues et élus cantonaux pourraient, oui ou non, manger de la viande lors des repas officiels.

Une polémique qui nous détourne des véritables problèmes

Les malheureux ont tendu le bâton pour se faire battre. Le débat à l’interne a été serré et, à l’externe, les réactions scandalisées ont fusé. « Voilà de l’écologie punitive, quelle insupportable atteinte aux libertés individuelles, ce n’est qu’un début, attendez-vous à ce que les écolos s’en prennent aussi à vous » ont crié les plus libéraux. « Quelle hypocrisie, les élues et élus verts genevois devront peut-être se priver de viande lorsqu’ils seront en fonction, mais ils pourront continuer à manger tout ce qu’ils veulent en privé » ont critiqué les autres.

De telles polémiques ont le défaut de nous faire passer à côté du vrai débat. Car notre surconsommation de viande est sujet sérieux, dont il faut parler sans tabou. La question que nous devrions nous poser n’est pas de savoir si les futurs élues ou élus verts genevois devraient ou ne devraient pas manger de la viande lors des repas officiels. La véritable question est de savoir comment nous allons réduire l’impact considérable de notre alimentation sur l’environnement et sur le climat, car c’est un enjeu collectif majeur, et comment chacune et chacun d’entre nous peut y contribuer.

Consommation de viande et climat : quatre bonnes nouvelles

En 2019, le GIEC publiait un rapport intitulé « Climate Change and Land », montrant que nous ne parviendrons pas à atteindre les objectifs de l’Accord de Paris sans réduire nos émissions dans le domaine de l’alimentation. Or la moitié de son impact est lié à notre consommation de viande. Celle-ci doit impérativement être réduite, en particulier dans les pays développés. Selon Edouard Davin, l’un des principaux auteurs de ce rapport, la quantité moyenne de viande que nous devrions consommer pour être en ligne avec l’objectif de 1,5 degré est de 15 kg par personne et par année. En Suisse, on en est loin. La moyenne de viande consommée dans notre pays s’est stabilisée autour des 50 kg par personne et par année.

La recommandation du GIEC signifie malgré tout plusieurs bonnes nouvelles. La première est que tout le monde n’a pas besoin de devenir végétarien ou végane pour respecter notre environnement et notre climat. On ne nous demande pas de révolutionner notre régime alimentaire, mais seulement de l’adapter, ce qui n’est pas si difficile. Deuxième bonne nouvelle : cela permettrait de maintenir en Suisse une production de viande plus restreinte et respectueuse de la nature, accessible pour toutes et tous puisque la consommation serait moindre, et rémunératrice pour nos agriculteurs, car il s’agirait d’une production de qualité. C’est important pour notre pays, car nous disposons de vastes pâturages qui, à partir d’une certaine altitude, se prêtent mal à d’autres types de production que l’élevage. Ces pâturages permettent, outre la production de viande, celle de laitages, très appréciés dans notre pays, et font partie de nos paysages.

Troisième bonne nouvelle : en réduisant la consommation et la production de viande, on contribue à résoudre, outre les enjeux climatiques, ceux de la surfertilisation des sols et des eaux, mais aussi les problèmes d’impact de l’élevage en matière d’aménagement du territoire (construction de grandes halles, en particulier pour les cochons et les poulets), ainsi que de bien-être animal. La surconsommation actuelle mène en effet à un élevage de type industriel, y compris en Suisse. Dans notre pays, 50 % des porcs ne voient jamais le soleil, ni ne sentent la terre ou l’herbe sous leurs pattes. Les cochons peuvent ne disposer que de 1 mètre carré par animal, et l’exploitant peut détenir jusqu’à 1’500 animaux. 90 % des poulets que nous mangeons ou dont nous mangeons les œufs vivent dans des grandes halles et ne voient jamais le soleil, ni ne trottent jamais dans les vergers qui figurent sur certaines étiquettes. Un exploitant peut détenir jusqu’à 27’000 poulets à viande et 18’000 poules pondeuses. En consommant moins de viande, nous pourrions offrir aux animaux que nous mangeons de meilleures conditions de vie.

Il y a enfin une quatrième bonne nouvelle. Les recommandations du GIEC vont dans le même sens que celles de la Société suisse de nutrition, qui préconise, pour des raisons de santé publique, de limiter la consommation de viande à une petite portion (environ 100 grammes) deux à trois fois par semaine. Respecter le climat n’exige donc pas un régime qui mettrait notre santé en danger : c’est le contraire qui est vrai.

Renforcer la sécurité alimentaire de notre pays

La surconsommation de viande ne pose pas seulement des problèmes environnementaux et de santé publique. Elle génère aussi l’utilisation de grandes surfaces de terres agricoles et, dans un pays comme le nôtre où les terres sont rares, nous rend plus dépendants des importations. En Suisse, notre consommation de viande dépasse de loin ce que nous pouvons produire sur place, même si plus de 80 % de la viande que nous mangeons est issue d’animaux élevés dans nos frontières. Nous utilisons déjà la moitié de nos terres arables pour les nourrir, ce qui réduit notre sécurité alimentaire. Ces terres pourraient en effet fournir bien plus de nourriture si elles étaient utilisées, au moins en partie, pour produire des aliments végétaux, dont des protéines végétales, nourrissant directement les êtres humains. On peut en effet produire cinq portions de nourriture végétale sur la surface nécessaire à la production d’une seule portion d’escalope de porc, selon Bio Suisse. Les grandes surfaces de terres utilisées pour produire de la viande dans notre pays nous mènent à devoir importer plus d’aliments pour nous nourrir.

Mais ce n’est pas tout. Même en utilisant une si grande partie de nos terres arables, nous ne parvenons pas à nourrir tous les animaux de rente que nous consommons, en particulier les poulets et les porcs. La moitié des aliments concentrés utilisés pour les nourrir doit donc être importée, ce qui réduit encore une fois notre sécurité alimentaire. C’est le Conseil fédéral qui l’affirme : pour renforcer notre taux d’auto-approvisionement et notre résilience face aux crises alimentaires, l’un des moyens les plus efficaces est de réduire notre consommation de viande.

La responsabilité individuelle de toutes et tous est engagée

Une fois le problème constaté, l’étape suivante est de se demander ce que nous pouvons faire pour le résoudre. Comment réduire la quantité de viande que nous consommons et profiter des nombreux avantages que cela génèrerait sur le climat, l’environnement, le bien-être animal, la santé publique et la sécurité alimentaire ? On peut bien sûr agir au niveau de la production. Il serait possible de mieux soutenir la production végétale et de prévoir un accompagnement ciblé pour les agriculteurs qui souhaitent passer de l’élevage à ce type de production. Cependant, si les consommateurs persistent à vouloir manger 50 kg de viande par année, nous ne serons pas plus avancés, car plutôt que d’importer de la nourriture pour les animaux que nous élevons en Suisse, nous importerons de la viande d’animaux élevés et abattus à l’étranger. La situation pour le climat n’en sera pas améliorée.

Il faut dès lors agir aussi sur la consommation et c’est là que les choses se compliquent. Notre régime alimentaire fait partie de notre culture et s’enracine dans des traditions familiales auxquelles nous sommes souvent attachés. Il relève de notre intimité. Dans un tel contexte, il est très difficile et souvent peu souhaitable d’appliquer des mesures contraignantes. On a parlé parfois de taxer la viande pour en augmenter le prix mais, outre le fait qu’une telle mesure n’obtiendrait probablement pas de majorité, ni au parlement, ni devant le peuple, je ne pense pas que ce serait une mesure adaptée. En effet, les alternatives végétales à la viande ne sont pour la plupart d’entre elles pas plus chères que la viande, au contraire.

Je vois plutôt une marge de manœuvre dans la limitation des actions qui permettent de casser les prix de manière excessive, et surtout de l’importation de viande à bas prix et de mauvaise qualité. Dans cette perspective, il me semblerait judicieux d’adopter des prescriptions minimales exigeantes, écologiques et en matière de bien-être animal, pour la viande locale comme pour la viande importée. Cela augmenterait un peu les prix, mais surtout la qualité des produits, dans la perspective du « consommer moins, mais mieux, à savoir local et de qualité ». Une taxe sur la totalité des produits carnés passerait à côté de cette dimension qualitative. Enfin, on peut certainement agir par des « nudges », en cessant de subventionner la publicité pour la viande et en redirigeant ces moyens vers la publicité pour la production végétale, et en veillant à ce qu’une offre attractive et abordable de produits non carnés soit disponible partout, en particulier dans les lieux où les collectivités publiques sont impliquées.

Dans tous les cas, les mesures à disposition du législateur dans un tel domaine sont limitées. Dès lors, sans une prise de responsabilité au niveau individuel, il sera difficile d’évoluer dans le bon sens. Cette responsabilité individuelle est le pendant indissociable de la liberté de chacune et de chacun, liberté que les plus libéraux d’entre nous aiment tant évoquer. Il revient ainsi à chacune et à chacun de réfléchir à sa propre consommation de viande, et de chercher volontairement à la réduire. La nouvelle génération s’y est d’ailleurs déjà mise et ne semble pas en faire un si grand problème. Évidemment, il est plus facile de se moquer des Verts genevois que de mener une réflexion de fond sur les impacts de la surconsommation de viande, et de se demander ce que cet enjeu signifie pour nous, au niveau de nos choix tant collectifs que personnels. Pourtant, nous avons toutes et tous une responsabilité en matière d’impact environnemental, quel que soit notre positionnement politique, et que nous soyons élus ou pas.

Cohérence et exemplarité : un devoir spécifique des élues et des élus

La responsabilité des élues et des élus, qu’ils soient verts ou pas, comporte toutefois des spécificités supplémentaires par rapport à celle du reste de la population. Les élues et les élus son évidement responsables de l’impact de leur comportement sur l’environnement, comme n’importe qui d’autre. Mais ils portent aussi sur leurs épaules une responsabilité supplémentaire, car ils disposent d’une plus grande marge de manœuvre. Les élues et les élus ont ainsi la capacité, par le biais de leurs décisions politiques, de faciliter la tâche de leurs concitoyennes et concitoyens dans la réduction de leur propre impact environnemental. Enfin, les élues et les élus sont des personnes publiques, qui tiennent un discours normatif sur la société. Dans un tel contexte, ils ont un double devoir de cohérence et d’exemplarité. Celui-ci s’applique – c’est mon avis personnel – tant à leur vie publique qu’à leur vie privée. Ce n’est pas un devoir de perfection, mais c’est clairement une responsabilité supplémentaire, à laquelle les élues et les élus sont souvent rappelés par les médias et par le public.

Il est ainsi amusant de confronter les réactions outrées qui ont suivi le voyage en avion d’une élue cantonale verte, dans le cadre de ses vacances privées, avec les cris d’orfraies qui accompagnent aujourd’hui le débat mené par les Verts genevois sur la consommation de viande de leurs élues et élus lors de repas officiels. Lorsque des écologistes se comportent comme la majorité de la population (combien sommes-nous à ne plus du tout prendre l’avion ?), ils se font clouer au pilori. Mais quand d’autres écologistes tentent d’instaurer des règles de cohérence et d’éthique dans leurs propres rangs, ils se font traiter d’intégristes. Nous ne sommes pas au bout de nos contradictions…

De mon point de vue, on peut certainement questionner la forme, à savoir la manière dont les Verts genevois s’y sont pris, en soumettant en assemblée une obligation sur la vie publique de leurs élues et élus. C’est un sujet qui aurait aussi pu être abordé, avec les candidates et les candidats, de manière plus large, dans le cadre d’une discussion préalable sur ce que cela signifie d’être élu. Mais, franchement, sur le fond, qu’on ne vienne pas reprocher aux Verts genevois d’avoir cherché à thématiser les exigences de cohérence et d’exemplarité des écologistes, face à un enjeu aussi important en matière climatique, que l’on peut résoudre sans grande révolution et avec de nombreux bénéfices, et qui se joue aujourd’hui principalement au niveau de la responsabilité individuelle. Ce sujet mérite mieux qu’une polémique: un débat de fond, orienté sur les solutions.

Adèle Thorens Goumaz

Adèle Thorens Goumaz est conseillère aux Etats verte vaudoise. Elle a coprésidé les Verts suisses entre 2012 et 2016 et siégé au Conseil national entre 2007 et 2019. Philosophe et politologue de formation, elle a obtenu un certificat postgrade en politiques de l’environnement et de la durabilité à l’IDHEAP. Elle a ensuite fait de la recherche et de l’enseignement en éthique et en gestion durable des ressources, puis travaillé comme responsable de la formation au WWF Suisse. Elle siège actuellement à la commission de l’économie, à la commission des finances et à la commission de l’environnement du Conseil des États. Ses dossiers de prédilection sont l'économie circulaire, la finance durable, la transition énergétique, la préservation du climat, l’agriculture et la biodiversité. Plus d’informations sur www.adelethorens.ch

54 réponses à “Les écolos ont-ils le droit de manger de la viande en public ?

    1. Comme le montre le Bulletin du marché de la viande de septembre 2019 de l’OFAG, intitulé “La consommation de viande, marqueur socio-économique”, ce sont les classes sociales les plus aisées qui mangent beaucoup trop de viande, pas les plus défavorisées. C’est donc les ménages disposant des moyens les plus importants qui devraient changer de comportement, et non les ménages modestes. Dans l’article dont vous faites figurer le lien, plusieurs facteurs de précarité sont énoncés. Il s’agit entre autres de salaires trop bas et de loyers et de frais d’assurances trop élevés. Je trouve qu’il n’est pas juste de prétendre aider les ménages défavorisés à boucler leurs fins de mois en important des produits alimentaires de qualité déplorable à bas prix. Ce n’est pas de la politique sociale. Ce qu’il faut, c’est permettre à toutes et à tous de pouvoir s’offrir une alimentation de qualité. On peut le faire en prenant des mesures pour assurer des salaires corrects, pour favoriser des loyers accessibles et pour mettre un terme à la hausse des primes. C’est un engagement fort de nombreux collègues spécialisés sur ces thèmes, que je soutiens à chaque fois par mes votes.

      Mon texte a suscité de nombreuses réactions, que j’ai publiées (j’espère que je n’ai oublié personne). La session parlementaire vient de commencer et je ne pourrai pas répondre rapidement et en détails à tout le monde, mais je vais faire mon possible, merci pour votre patience. Par contre, j’aimerais préciser que je ne publie en principe que les réactions qui ont un lien direct avec le texte du blog, car c’est à cela que sert cet espace de discussion.

  1. Avant d’en arriver à ça, commençons par ce qui est plus accessible, comme par exemple; exiger que l’eau des fontaines partout en Suisse et en Occident soit potable (à équiper avec des robinets). Vous n’allez pas le faire, car les producteurs d’eau en bouteille (des milliards de litres par an) arrosent votre parti comme ils arrosent tous les autres partis politiques en Suisse et ailleurs. Sinon, commencez par interdire aux garagistes des faire changer les pneus quand ceux-ci ont encore le potentiel de servir pendant deux ans de plus. Vous n’allez pas le faire car les constructeurs de voitures et les distributeurs donnent, à votre partis ici et ailleurs et aux autres, de l’argent. Combattez NETFLIX (le visionnage d’un film en streaming pendant 2 heures pollue autant qu’un voyage de deux heures en avion. Vous n’allez pas le faire car les jeunes trouvent cela “très cool”. Ne choisissez pas les combats impossibles, commencez par ce qui est atteignable ! Vous n’allez pas le faire, je sais !

    1. Bonjour

      Le visionnage d’un film en streaming pendant 2 heures pollue autant qu’un voyage de deux heures en avion ???

      Quelles sont vos sources (scientifiques) et s’il vous plait, 3 sources minium pour étayer votre argument.

      En voilà un déjà 2 pour contredire :
      https://www.lesoleil.com/2020/01/08/verification-faite-le-streaming-aussi-polluant-que-tous-les-avions-du-monde-7acb2bf064ed0ba0d6b6bdb6b9e3f13d

      https://www.heidi.news/sciences-climat/l-empreinte-carbone-du-streaming-surestimee-d-un-facteur-30-a-60

      Sam, Jardinier du bonheur en France
      Gesti-vert.com

      1. Le CO2 du streaming = les émissions de CO2 de l’Espagne, mais c’est cool, pas de problème, nous devrions continuer, puisque les entreprises de streaming vont soutenir le cinéma chez nous, ce qui rappelle les indulgences dans un temps assez ancien. 3 sources? il y a en mille !

        https://particulier.edf.fr/fr/accueil/guide-energie/economies-denergie/empreinte-carbone-streaming.html

        Je saisis l’occasion pour prier les lecteurs de m’excuser, puisque dans le commentaire ci-haut ce que j’avais mis entre guillemets avait disparu ce qui m’a obligé de rajouter deux commentaires. Désolé.

        1. En préambule, je voudrais rassurer sur mon intervention Elie Hanna 🙂
          J’aime le débat et je vous rassure je n’échange que dans le but de comprendre et partager pour mieux avancer.

          Sur le siteEDF : La plateforme de vidéos à la demande la plus populaire du moment a passé le cap des 200 millions d’abonnés dans le monde au premier trimestre 2021.

          Nous sommes d’accord, ou je veux bien le croire je ne saurais rien vérifier de tout cela. 🙂

          Très bien donc on annule tous ces abonnements 200 Millions…
          Que vont faire ses abonnés ?
          Sortir et polluer… plus encore !
          Beaucoup plus de véhicules sur la route, plus de pétrole/essence, plus consommations (en tous genres) donc plus d’utilisation électrique pour toutes choses (manger une glace, boire un verre en terrasse, aller au cinema, au restaurant, au supermarche,…)

          Le problème sera tout simplement déplacé ou pas !?

          Comme disait Socrate : Je sais que je ne sais rien.

          Samir
          Jardinier Artiste Aventurier Entrepreneur et plus encore

    2. Jamais les écolos citadins ne feront rien contre Netflix ou contre les géants du Net, car ce sont les entreprises du Net qui financent les verts et les vert libéraux.
      Combien polluent les géant du Net?
      C’est tabou.
      C’est l’éleveur qui pollue, et pas les serveurs d’Amazon, Google ou Microsoft ou de Balckrock!
      C’est le petit consommateur qui pollue, pas la multinationale qui dispose d’un label vert.

    3. Bjr,
      Ici nous parlons de la viande. Ce que vous ne faites pas.
      Vous abordes certes des thèmes qui mérites réflexion et approfondissements, mais vous le faites à travers le prisme de l’impossible.
      Soyez proactif, à chaque problème sa solution humaine et digne.
      Et nous avons besoin de vous pour faire avancer les choses.
      Autre chose ?
      Tout le bonheur du monde et le reste aussi, s’il y mène.
      CB

    4. Mais c’est faux!! première recherche, 1h de série Netflix = 100g de CO2 environ. 1km en avion = 285g de CO2 environ par passager. On peut négocier légèrement les chiffres mais les ordres de grandeurs sont là: 3h de série Netflix = 1km en avion.
      Maintenant il s’agit de savoir pourquoi ce mensonge. Est-ce que vous vous laissez berner par les lobbies qui semblent vous murmurer ces mensonges aux oreilles au point que vous ne chechez même pas à vérifier vos sources ? ou vos mensonges sont ils volontaires pour essayer d’induire les lécteurs crédules en erreur?

      1. Et combiens de millions de personnes regardent des bêtises durant des heures en streaming chaque jour?
        C’est cela le nerf de la guerre.
        Les gens ne prennent pas l’avion tous les jours. Mais s’ils se tapent des milliers d’heures de streaming par année, cela pollue un max.

        1. vous êtes volontairement hors sujet ou vous essayez de faire preuve d’intelligence?
          Oui ça pollue, personne ne dit le contraire (d’ailleurs je crois même dire que c’est environ 100g de CO2 par heure…….) Je ne dis pas que c’est négligeable, juste que c’est sans comparaison avec l’avion et sur ce point je me permet de vous faire une minuscule démonstration qui, si vous pouviez la faire vous-même à l’avenir, pourrait nous faire gagner du temps à tous:
          Paris New-York (au hasard) aller retour * 285g par km = environ 3’500’000 de gCO2.
          Cela équivaut., à 100g de CO2 l’heure, à environ 35’000 heures de Netflix soit environ 4ans de télé non stop (en oubliant d’éteindre pour dormir)…
          Mon chiffre de 285g/km semble un peu surestimé selon cette source mais l’ordre de grandeur reste le même https://interaktiv.tagesanzeiger.ch/2016/co2ausstoss/
          Maintenant je comprends bien la volonté de choisir ses combats, ça évite de trop facilement se remettre en question. Mais on ne m’enlèvera pas de l’idée qu’il y a un soupçon de mauvaise foi subtilement camouflée derrière votre raisonnement….

          1. Sur ces questions d’impact de diverses activités:
            – Il y a malheureusement, effectivement, de très nombreuses et très diverses activités, comportements ou encore choix technologiques qui émettent du CO2 ou/et génèrent un impact négatif sur l’environnement.
            – Le fait qu’il y ait autant de problèmes ne peut en aucun cas constituer un argument pour ne pas agir sur l’un ou l’autre de ces problèmes, bien au contraire. Pour rappel, en matière climatique, l’objectif est zéro émissions nette en 2050. Cela veut dire arrêter d’émettre des gaz à effet de serre (en particulier CO2 et méthane). La seule marge de manoeuvre que nous ayons est la captation et le stockage de CO2, dont le potentiel est très limité et qui coûte très cher. Selon le Conseil fédéral, ces méthodes pourront notamment “compenser” une certaine quantité d’émissions résiduelles dans certains domaines, dont l’agriculture, mais de manière modeste. Autant dire que nous devons agir partout où c’est possible, rapidement et efficacement.
            – La question de la surconsommation de viande est un problème que nous devons affronter, même s’il y a effectivement de nombreux autres problèmes. En effet, c’est le GIEC qui le dit: nous ne pourrons pas atteindre les objectifs de l’accord de Paris sans agir sur ce point.
            – Plutôt que de nous renvoyer la balle et de chercher à nous soulager de certains thèmes qui nous semblent difficiles en évoquant d’autres problèmes, demandons-nous ce que nous pouvons faire, collectivement ou individuellement. Comme Christophe Barbey le souligne, essayons d’être du côté des solutions. Il y en a, heureusement.
            – A l’impossible, nul n’est tenu. Nous avons toutes et tous des marges de manoeuvres différentes. Certains peuvent en faire plus que d’autres, c’est bien clair, et il faut en tenir compte. Le rôle du politique est de rendre les changements nécessaires accessibles à un maximum de personnes, pratiquement et financièrement. Et d’offrir un soutien à celles et ceux pour qui c’est plus difficile.
            – Ce texte de blog parle de la viande, parce que le sujet est d’actualité. Je traite d’autres enjeux en matière climatique et environnementale, ou de durabilité, dans d’autres textes de ce blog. Je suis active sur de nombreux autres thèmes. Vous trouvez sur ma page du parlement la liste de l’ensemble de mes interventions et prises de parole (nos activités de parlementaires sont très transparentes et vous pouvez les suivre facilement). Vous verrez que mes engagements touchent des sujets très divers. Je suis aussi active, par exemple, dans le domaine de la finance durable. Les investissements peuvent faire beaucoup, pour ou contre le climat.

          2. La mauvaise foi, c’est de ne jamais parler de la pollution d’Internet et des nouvelles technologies.
            Cette pollution est énorme à l’échelle de la planète et c’est une pollution qui est en pleine croissance, contrairement au secteur aérien qui représente le passé.
            Au lieu de cela on parle de l’agriculture qui pollue.
            L’agriculture pourrait polluer moins, et doit le faire, mais elle nous nourrit – c’est un besoin primaire.
            Certes, on pourrait faire mieux. On pourrait consommer moins de viande et de meilleure qualité.
            Or, que fait Netflix, à part remplir le cerveau des gens de divertissements abrutissants?
            https://www.grizzlead.com/lincroyable-impact-de-la-pollution-numerique-et-les-bonnes-pratiques-a-adopter-tres-vite/
            Donc non, pas de mauvaise foi, simplement demandons que les politiciens mettent le doigt là où sont les vrais enjeux du XXIe siècle!

          3. Je suis entièrement d’accord pour dire que c’est polluant et qu’il faut en limiter la consommation.
            Mais j’imagine assez mal une mesure qui ne soit pas considérée comme liberticide pour limiter la consommation de Netflix, sauf si on ajuste une taxe CO2 en fonction des émissions afin de motiver ces grands goupes à localiser leur serveurs dans des endroits où l’électricité est peu émettrice de CO2… Cela me semble néanmoins beaucoup plus difficile que de s’attaquer à l’avion…
            Après, à quoi bon choisir puisque les deux ne sont pas mutuellement exclusif, mais ne pas toucher à l’avion sous prétexte que Netflix pollue est une abération et c’est sur ce point que j’attaque votre mauvaise foi.

            Pour répondre à madame Thorens, malheureusement la captation de CO2 est une pseudo-solution technologique qui ne pourra jamais être mise en place, ne sera jamais rentable énergétiquement (sauf en Islande où l’électricité est abondante, et encore, sans considérer la mine en amont..). Compter dessus pour des objectifs à long terme est de la poudre aux yeux.
            Si nous étions sérieux avec les objectifs “net zero” l’option de la décroissance ne serait pas taboue car c’est la seule qui est réaliste. Maintenant je sais bien que politiquement c’est un avis difficile à défendre car qui propose la décroissance propose une diminution volontaire du pouvoir d’achat… et quand on voit les réactions quand on parle d’avion et de viande je n’ose pas imaginer si nous commençons à parler d’interdiction de la voiture individuelle de plus de 700kg ou le retour d’une économie planifiée…

          4. @ Vik
            S’attaquer à l’aviation avait du sens il y a 10-20 ans, quand ce secteur était en plein essor et causait toujours plus de pollution, avec des voyages de plus en plus disproportionnés.
            Maintenant, c’est un secteur en grandes difficultés. Et vu le pic pétrolier qui se passe sous nos yeux, c’est un secteur qui sera restructuré et redimensionné grandement – mesures fortes ou pas – faute de carburant bon marché.
            Donc non, je suis sincère quand je dis que ce n’est pas le principal enjeu écologique pour les prochaines années et décennies. C’est mon opinion et cela n’est pas de la mauvaise foi.
            La réduction de la consommation d’Internet est selon moi un sujet beaucoup plus sensible pour les prochaines années.
            Vous êtes libres de penser autrement et d’argumenter dans un autre sens.
            Et dire qu’il serait liberticide de s’attaquer à Internet, c’est un argument très faible. Il s’agit simplement de rendre payant un service qui pollue énormément. C’est d’ailleurs un principe qui est ancré dans la loi.
            Pollueur = payeur.
            On devrait sensibiliser plus la population à cet apsect d’Internet et de tout le matériel informatique/IT. C’est un enjeu central.

    5. Affirmer que “le visionnage d’un film en streaming pendant 2 heures pollue autant qu’un voyage de deux heures en avion” est tout simplement une bêtise. Renseignez-vous un peu M. Hanna !

    6. Les Vert.e.s vaudois.es n’acceptent aucun, absolument aucun, don ni financement d’aucune entreprise, association ou autre personne morale quelle qu’elle soit donc en matière d’indépendance, difficile de faire mieux. Regardez leurs statuts https://vert-e-s-vd.ch/statuts. Ils ne servent donc aucun lobby,donc ni l’eau en bouteille qui est en effet une hérésie, et encore moins celui de la voiture donc renseignez vous svp.

      1. Vous parlez du parti.
        Mais cela n’empêche pas les membres élus de participer à des conseils d’administration et de toucher des honoraires.
        Et c’est là qu’est le nerf de la guerre pour les élus.

        1. Nous sommes dans un parlement de milice et donc, par définition, les élues et les élus travaillent effectivement à côté de leur mandat politique et sont rémunérés pour leur travail, comme n’import qui d’autre. Beaucoup de parlementaires, surtout à droite mais aussi à gauche, siègent dans des conseils d’administration, notamment tout simplement parce que ces mandats sont compatibles avec un emploi du temps qui correspond en moyenne à un 85 %. Mais les parlementaires occupent aussi beaucoup d’autres types de postes ou de mandats. Ils le font cependant plus souvent comme indépendants, car il n’est pas simple de travailler comme employé avec un tel emploi du temps. Cela exige d’avoir des supérieurs très compréhensifs et un type d’activité très flexible…
          On peut trouver le fait que les parlementaires soient actifs à côté de leur mandat bien ou pas bien, mais à ce stade, la milice est un système dont la plupart des Suisses sont très fiers et qu’ils soutiennent. Personnellement, je suis beaucoup plus critique avec ce système. Dans tous les cas, si l’on trouve que les élus ne doivent pas recevoir d’argent de la part d’autres organisations que le parlement, alors il faut abolir le système de milice et professionnaliser le parlement. Il y a déjà eu à plusieurs reprises des discussions sur ce sujet à Berne, mais pour le moment, il n’y a jamais eu de majorité pour un tel changement de système.
          En tant que miliciens, nous devons cependant déclarer l’ensemble de nos activités professionnelles rémunérées, ainsi que tous nos mandats bénévoles. Les Verts, en particulier, ont beaucoup de mandats associatifs bénévoles: pour ce qui me concerne, j’en ai dix, en général auprès d’organisations engagées dans la durabilité. Vous trouvez sur chaque page personnelle de chaque parlementaire une liste de ces activités, qui indique également s’il s’agit d’activités professionnelles (donc rémunérées), ou bénévoles.
          Je vous engage à aller faire un tour sur le site du parlement et à vérifier par vous-même les domaines dans lesquels les parlementaires verts sont actifs professionnellement et bénévolement.

          1. Bonjour et merci d’avoir répondu à mon post en détail!
            C’est très gentil de votre part.
            NB. J’ai déjà fait un tour sur le site du parlement, et effectivement, je trouve cela très instructif – mais c’est une information qui est très peu exploitée.
            Et c’est tout à l’honneur des nombreuses personnes qui n’ont pas de conflit d’intérêt manifeste.
            A mon sens, c’est une vraie question, qui devrait occuper plus notre démocratie.
            Je ne crois pas que le fait de passer à un parlement professionnel réduise le risque de conflits d’intérêts (on le voit dans d’autres pays), en plus de la difficulté à le faire accepter par la population, qui est effectivement attaché au parlement de milice.
            En revanche, il pourrait exister une forme de désistement automatique, en cas de conflits d’intérêts, comme c’est le cas pour la justice.
            Par exemple, les personnes qui sont largement rémunérées (somme à définir) pour telle ou telle mandat devaient être exclues d’office des commisions qui traitent spécialement de ces questions.
            Cela rendrait le travail des commisions beaucoup plus indépendant et donnerait un signal clair sur le fait que les mandats externes doivent être signalées et compartimentés de l’activité parlementaire spécifiques des commissions.
            Voudrait-on que quelqu’un qui siège dans le conseil d’administration d’une mutlinationale du tabac participe à la prévention du tabagisme?
            Non. Idem pour les banques, les armes, les Big Tech, les pharmas, etc.
            A mon avis, la population ne serait pas contre une telle mesure et le simple fait de l’ancrer dans la loi ferait de ces situations des discussions politiques, ce qui est nécessaire pour la démocratie.
            Il me semble que les gros conflits d’intérêts sont très malsains pour la démocratie, s’il ne sont pas encadrés et discutés publiquement.

    7. Bonjour,
      Je souhaite réagir à deux aspects de votre commentaire :
      1) Le financement des partis politiques. Il est faut d’affirmer que nous, les VERT-E-S, sommes financé-e-s par les producteurs d’eau en bouteille ou les garagistes. Je vous invite à vous renseignez vous-même sur les financements des VERT-E-S suisses ici, où nous publions nos comptes et nos budgets : https://verts.ch/financement-du-parti ;
      2) Quant à Netflix, nous nous sommes engagé-e-s pour la loi sur le cinéma qui a été acceptée par le peuple 15 mai. Nous avons aussi conscience des pollutions numériques. Vous trouverez nos propositions à ce propos ici : https://verts.ch/societe/droits-fondamentaux-democratie/cyberpolitique. J’attire en particulier votre attention sur la résolution adoptée début 2021 : https://verts.ch/societe/numerisation/pour-une-ere-numerique-plus-verte-resolution-sur-la-cyberpolitique.
      Merci de votre engagement !

      1. Après lecture de votre document:
        Si l’on veut vraiment aller vers une meilleure protection de l’environnement, il faudra bien un jour limiter l’Internet dans sa croissance exponentielle. I
        Par ailleurs, la protection des données, cela reste un vœux pieux en l’état.
        La numérisation en cours porte les risques d’abus de pouvoir monumentaux.
        Je suis prêt à soutenir ce programme, mais si cela va dans du concret. On en est très loin. Il faudrait aussi militer pour un principe de précaution avant qu’il ne soit trop tard.
        Actuellement, on crée des comptes Microsoft pour les écoliers. C’est irresponsable de donner ainsi les clés des données d’enfants et de jeunes à des multinationales.
        Tout cela devrait être interdit par l’Etat.

    8. Pour information, aucune fontaine public dans le LAVAUX n’est potable! C’est incroyable, dans les petits villages comme Savuit ou Epesses, etc … il est noté Eaux non potable! Sachant que le Lavaux comporte plus d’une dizaine de petites rivières de surfaces, elles sont toutes polluées aussi puisque c’est une zone de captation des eaux.
      Que font les Verts pour ceci ?

      1. Lavaux est une zone intensément cultivée et les viticulteurs qui sont en bio sont encore peu nombreux. J’imagine que le fait que l’eau des fontaines ne soit pas potable est lié, entre autres, à cela (mais si quelqu’un a une autre explication, je suis preneuse évidemment). Dans l’hypothèse où c’est l’usage des pesticides qui est responsable de ce problème, les Verts sont évidemment très actifs. En effet, nous avons soutenu les deux initiatives contre les pesticides et nous nous engageons de manière générale au niveau fédéral pour que les agriculteurs (et viticulteurs) qui réduisent leur consommation de pesticides, voire qui s’en passent complètement, soient bien soutenus dans leurs efforts. Il y a certainement aussi des initiatives des Verts au niveau cantonal dans ce domaine. D’ailleurs, un de nos députés verts, Pierre Fonjallaz, est viticulteur en bio en Lavaux. Outre le problème des pesticides, je pense qu’il n’est probablement pas possible de garantir que l’eau d’une fontaine soit potable si elle n’est pas traitée ou au moins testée régulièrement en amont, comme c’est le cas pour l’eau du robinet. Il y a probablement une sorte de principe de précaution qui fait que si on n’en est pas sûr, alors on indique que l’eau est non potable, ce qui est à mon avis justifié pour éviter les risques sanitaires. Outre les pesticides, de nombreux autres produits problématiques peuvent se retrouver dans l’eau des ruisseaux et des fontaines, ne serait-ce que par le ruissellement le long des routes, par exemple. Le fait qu’il y ait du bétail en amont est aussi un facteur de risque. Ceci dit, même si nos fontaines ne sont pas assez fiables pour que nous puissions boire leur eau, nous avons tout de même la chance en Suisse d’avoir de l’eau potable de bonne qualité dans nos robinets. Cela devrait suffire pour que l’on évite de consommer de l’eau en bouteille, ce qui est effectivement du gaspillage inutile.

  2. Deouis quand l’élevage du bétail et la consommation de viande nuirait-il à l’environnement?

    On nous prend vraiment pour des tabourets !

    Depuis des millions d’années l’homme a mangé de la viande. D’abord on était des chasseurs-cueilleurs, puis des agriculteurs-éleveurs. Ca a toujours été 100% écologique. Ça n’a jamais pollué. Le fumier est un engrais naturel. Il n’y a rien de plus écologique.

    Si quelqu’un veut être végétarien parce qu’il a un scrupule à tuer des animaux, grand bien lui fasse ! Mais la viande fait partie de notre gastronomie. Et de notre art de vivre, comme le vin. Nombres d’animaux eux-mêmes sont carnivores , ou omnivores. Par conséquent les Verts n’ont pas à nous imposer de renoncer à notre art de vivre. Et puis quoi encore ?

    Ces écolos sont détestables !

    1. Depuis que l’on importe de du soja brésilien qui pousse sur les cendres de l’Amazonie comme fourrage par exemple ?

      Effectivement depuis des millions d’années on mange de la viande. Mais là on est loin du chasseur-cueilleur non ?

      Je crois qu’il faut bien distinguer un élevage qui utilise nos terres autrement incultes, par rapport à celui qui fait venir de loin du fourrage étranger produit dans des conditions franchement moches en termes d’environnement.

      Mais cela était détaillé dans la pièce de Mme Thorens…

  3. Quand j’entends le discours de l’udc qui veut l’abandon des quelques parcelles dévolue à la biodiversité pour pouvoir nourrir notre soit disant population et qu’en même temps la moitié des champs servent à nourrir le bétail pour de la viande, et qu’à peine le printemps sonne à notre porte voilà que les pubs et les rayons des magasins sont remplis de brochettes et autres propositions à barbecue, je me dis qu’il n’y a qu’une solution à ça; faire tuer l’animal par le consommateur lui même. Et là seulement la consommation de viande baissera considérablement. Mettre l’homme face à ses actes et lui faire comprendre qu’un animal n’est pas qu’un cervelat…

    1. Votre commentaire est politique i.e protection de la vie animale, etc. J’ai écrit il a y environ 3 ans à une personnalité verte ultra médiatique pour lui demander pourquoi les verts ne combattent pas le courier (5 mille tonnes par an).,elle m’a répondu que: !!!!!!! C’est l’équivalent d’une ligne de plusieurs dizaines de km de camions de 18 tonnes par année! Dont les 90% passent directement dans les poubelles et le ramassage de carton.

    2. Faut demander à lUDC de faire en sorte qu’on puisse cultiver autre chose que de la vinasse Chasselas sur toutes ces parcelles de vigne qui polluent nos rivières et le Lac avec les tonnes de pesticides et herbicides qu’ils déversent dessus!

  4. Le débat concernait le PS au départ et j’en suis bien embarrassée de qui l’emporte d’une telle décision.

  5. Elle m’a répondu qu’elle est allergique aux pub mais certaines associations comptent sur ce moyen pour se financer!

  6. Mme lrène Kählin s’est exprimée de manière beaucoup plus convaincante et courageuse hier soir au TJ sur ce sujet. Bravo à elle.
    Mme Thorens devrait s’en inspirer plutôt que de nous servir un discours alambiqué qui ne répond pas à la question posée.

    1. Effectivement, Mme Kälin a été excellente. Je réponds à la question à la fin de mon texte (mais peut-être n’y êtes-vous pas arrivée, il est effectivement assez long): “De mon point de vue, on peut certainement questionner la forme, à savoir la manière dont les Verts genevois s’y sont pris, en soumettant en assemblée une obligation sur la vie publique de leurs élues et élus. C’est un sujet qui aurait aussi pu être abordé, avec les candidates et les candidats, de manière plus large, dans le cadre d’une discussion préalable sur ce que cela signifie d’être élu.” J’aurais donc voté contre cette obligation si j’avais été dans la salle car je trouve que c’est une mauvaise manière, sur la forme, de traiter ce problème. Il y a en principe toujours des discussions avec les candidates et les candidats avant de les proposer sur la liste et je trouve que ce point aurait pu être abordé dans ce contexte, sous forme de sensibilisation et dans le dialogue. J’espère avoir répondu à votre questions sans être trop longue.

      1. Non vous ne répondez pas clairement comme elle l’a fait. En revanche vous montrez toute votre arrogance dans votre réponse. Décidément, les seuls Verts libéraux et non donneurs de leçon sont Outre Sarine.

        1. Madame, ma réponse était sincère. Mes textes sont souvent très longs et je suis consciente du fait que cela n’est pas des plus efficaces.

          1. Merci de votre réponse. Je ne doute pas de votre sincérité. Votre première réponse était inutilement blessante et vous a fait paraître, sans doute, en tout cas je l’espère, à tort, comme arrogante. Je regrette du coup ma dernière pique sur vos petits copains genevois. Il n’en reste pas moins que votre post était beaucoup trop alambiqué pour ne pas paraître comme tentative vaine de noyer le poisson. Mme Khälin elle n’a pas hésité a être d’une clarté remarquable qui force mon admiration.

  7. Chère Adèle,
    Passons un instant sur le débat “qui fait quoi” des commentaires ci-dessus. Il s’agit bien évidement du débat du “chacune-chacun fait sa part”; si possible sans trop de polémique (car pendant celles-ci des tas de choses ne se font pas, et dans la polémique – sa hargne, son stress – trop souvent les choses se font mal).
    Je te réponds ici parce que j’ai deux-trois (4!) choses publiques à dire.
    D’abord merci pour avoir repris le débat, et dans l’ensemble de joyeuse façon.
    A) Beaucoup d’élu-es et élus confondent exemplarité et autorité, et cela débouchent trop souvent sur des diktats. En ce sens les vert-e-s genevois se sont fourvoyés donnant l’impression d’être “rigides et manipulateurs”.
    B) C’est bien dommage, car ils en perdent (ou n’ont pas encore trouvé) “le/leur sens de l’action”.
    Ton papier qui est bon, voir excellent dans ces aspects techniques est toutefois, selon moi, un peu long, donc pas si “pratique à lire jusqu’au bout (tu frises le résumé ou la table des matières)”, mais à mon avis, il pourrait être un tantinet plus … : “droit au but”. (Faites partie de la solution, pas du problème !)
    Ce but, mon avis encore, est surtout d’amener non-seulement les élues et élus, mais surtout celles et ceux qu’ils servent (pour eux-mêmes bien sûr aussi un, peu), dans les nombreux raouts et autres apéro-dînatoires (coûteux mais parfois nécessaires) auxquels ils se livrent, à y servir et à avoir à disposition du végétarien et du vegan, voire n’étant pas moi-même radical ou prosélyte, un peu (peu) de viande.
    J’en fais aussi quelques-uns, de ces gouffres à amuse-bouches (tu sais “Genève internationale” en fait aussi) et c’est des milieux qui sur ce sujet, ont étés et sont encore nettement moins rapides, que par exemple nos deux grands distributeurs locaux (ou le marchand de chocolat et de café avec un nid pour symbole) qui ont vu tourner le vent il y déjà un moment, et qui en 5 ans avaient du vegan dans tous les magasins (oui, les pontes ne font pas toujours leurs courses eux-mêmes, sic).
    C) Pour cela, éviter les diktats, une incitation peut-être un peu exigeante (mais l’ont-ils discutées dans leur AG ? Probablement) aurait été de dire que les élues et élus ne participent pas à des repas où le végétarien n’est pas présent, voire majoritaire, mais que pour éviter d’en faire un conflit; ils préviennent à l’avance de cette “condition nécessaire”.
    Exemple tout ailleurs: les “International gender champions” (voire leur site web et dont tu pourrais peut-être faire partie), qui refusent de participer à tout panel sur lequel les deux genres (au sens ouvert du terme) ne sont pas représentés.
    D) Et c’est là (cela fera 4 choses à dire), que les politiques de paix et de négociations, que les relations humaines bienveillantes et constructives (contraignantes seulement dans les situations les plus extrêmes, urgentes ou dangereuses) font toute la différence.
    Pour reprendre tes termes: l’exemplarité passe ainsi à l’incitation, active ou tacite, et même préventive, puisqu’ils s’agît en effet de voir les repas publics ou servis par les instances faire le changement souhaité et nécessaire.
    (C’est comment au Palais Fédéral ? Il arrive que la Suisse servent des trucs et des machins à l’ONU et je leur ai fais la remarque, à suivre…).

    Je conclus en disant que si la méthode est lourde (qu’il n’est pas sûr qu’elle soit durable ou même imposable – personnellement végétarien depuis si longtemps la question ne se pose pas, mais désobéir je sais faire, en non-violence avec dialogue, si besoin -); elle a pourtant le mérite de faire bouger les lignes et d’ouvrir le débat.
    Et je te remercie de l’avoir repris, avec tact et liberté !
    (Ai-je moi aussi été un peu long … ? Possible, j’espère néanmoins l’avoir fait avec qualité et humour !).
    Amicalement et joyeusement,
    Christophe

    1. Rien que de songer à imposer un comportement visible en public à autrui est inacceptable. Soyons honnête; les “vert.e.s.”, comme ils se plaisent à se nommer, ne connaissent pas bien les suisses, qui luttent depuis toujours pour une idée est une seule; qui est la liberté, fille légitime de notre indépendance. Les verts ont connu leur pic électoral en 2019 au niveau fédéral, et ils ne pourrons plus que décliner en 2023, inchallah. Le rattrapage par des commentaires comme celui de Madame Thorens ne changeront rien. Si les hautes instances des verts n’étaient pas d’accord sur le fond de l’idée, ils auraient exclu la section genevoise du parti.

  8. Beaucoup de bla bla. Pas dénué de vérité. Sauf que le comportement jusqu’au boutiste des verts genevois perpétue le mépris des paysans suisses déjà affiché lors de dernières votations. Et montre que ce groupe est loins d’une vision écologique humaine systémique en s’accrochant à des futilités.

    1. Vous soulevez un vrai problème, ma région en atteste, le nombre élevé de paysans bio qui votent à droite est étonnant.

  9. Il ne faut pas uniquement questionner Madame Thorens mais plutôt admettre et dire très haut que cette action a été une erreur et une atteinte crasse à la liberté individuelle que votre parti cautionne.
    La position des Verts commence à prendre une tournure qui nous fait penser aux « glorieuses » années du Bolchevisme.
    Ce n’est pas une injure, mais un parallèle que nous pouvons voir avec les décisions que les Verts activent dans certaines villes comme Lausanne par exemple où ils parlent de confiscation du domaine publique payé par les impôts de nos parents au détriment de la mobilité, du libre commerce et de la liberté individuelle.
    En 1018 les Bolchéviques ont fait passer une loi en Allemagne pour confisquer l’ensemble des valeurs d’une succession au profit de l’état. Si je ne me trompe, les Verts avait supporté l’initiative des évangélistes pour instaurer ce genre de dogme !
    Nul doute que votre parti va encore nous en sortir des bonnes idées comme celles-ci si des cadres ne mettent pas leur véto.

  10. Nous sommes le 3 juin.

    On prévoit de fortes perturbations sur l’approvisionnement électrique du pays cet hiver.

    Quelle est votre proposition pour pallier aux difficultés cet hiver ? Nous avons 6 mois. En 6 mois, on peut créer un groupe de travail ou agir.

    Comment proposez-vous d’AGIR ?

    Je suis fatigué de voir les parlementaires discuter des plats vegans ou du langage des signes, alors que des pénuries nous guettent, dans tous les domaines !

    … On va rigoler lorsque les pendulaires ne pourront plus rentrer en train chaque soir; ou qu’il faudra limiter le chauffage à 16° en hiver et renoncer à des douches … Et, ça, c’est si tout se passe pas plus mal que prévu…

    1. J’ai déjà répondu plus haut dans les commentaires que le fait qu’il y ait plusieurs problèmes ne justifie pas de se désintéresser de l’on ou de l’autre.
      Pour ce qui concerne les risques de pénuries d’électricité, nous sommes en ce moment même en train de réviser la loi sur l’énergie pour y répondre (paquet législatif appelé “Mantelerlass”) à la commission de l’environnement du Conseil des États, dans laquelle je siège. Nous avons décidé de ne pas communiquer avant la fin du processus et je ne peux donc pas vous donner des détails sur les décisions qui ont déjà été prises, ni sur celles qui s’annoncent. Sachez cependant que les pistes de solutions sont nombreuses, entre autres: hausse des objectifs de développement des énergies renouvelables à court terme et mise à disposition de soutiens supplémentaires pour concrétiser ces objectifs, renforcement des mesures d’efficacité énergétique (en particulier dans le bâtiment, gros consommateur d’énergie), accélération des procédures permettant d’autoriser les nouvelles installations (notamment les éoliennes), soutiens supplémentaires ciblés pour la production hivernale, développement d’installations solaires en montagne (elles sont particulièrement productives en hiver car au dessus des stratus et bénéficiant de la réverbération du soleil sur la neige), développement de la capacité de stockage sur plusieurs mois pour le solaire disponible en excès en été, etc. Nous venons par exemple de faire passer des interventions sur ce dernier point au Conseil des États cette semaine, centrées sur la promotion de l’hydrogène, qui permet entre autres de stocker de l’énergie renouvelable. Le Conseil national a en outre voté la semaine passé pour une intervention permettant d’utiliser les infrastructures jouxtant les voies de transport (notamment panneaux anti-bruits) pour poser de nouveaux panneaux solaires verticaux qui sont très efficaces. Seul l’UDC s’y est opposée, tous les autres partis étaient d’accord. Les Verts viennent en outre de demander qu’une table-ronde, comparable à celle qui a eu lieu sur l’hydroélectricité et qui a permis aux différentes parties prenantes (électriciens, autorités, ONG) de se mettre d’accord sur 15 grands projets à haut niveau de production, soit réunie pour définir de nouveaux grands projets prioritaires, sur lesquels tout le monde peut se mettre d’accord, dans le domaine du solaire et des autres énergies renouvelables. Ces tables-ronde permettent de définir les plus grands projets à réaliser et d’évaluer les modifications des bases légales qui sont éventuellement nécessaires. Nous devons notamment définir des critères et adapter les bases légales pour pouvoir poser des panneaux solaires en montagne, actuellement cela poserait probablement des problèmes à cause de notre loi sur l’aménagement du territoire, il est probable qu’il faille l’adapter. Des projets de biogaz ont aussi été bloqués de manière très contre-productive pour des raisons de protection du paysage (un exemple célèbre à fribourg), là aussi il faut trouver des solutions pour pouvoir les réaliser.
      Bref, ne soyez pas aussi fatigué – ou alors pas pour cela 😉 – et sachez que nous prenons le problème au sérieux chez les Verts: nous travaillons assidument à trouver les meilleurs solutions avec les autres partis qui comportent également de nombreux politiciens disposés au débat et surtout désireux d’avancer.

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