En Suisse, la biodiversité se meurt dans l’indifférence générale

Pendant la session d’été 2008, le Conseil national acceptait une proposition de ma part, demandant au Conseil fédéral d’élaborer une stratégie pour la biodiversité pendant la législature[1]. Pour obtenir une majorité, j’avais reçu le soutien du président de la Confédération d’alors, Pascal Couchepin, et je me souviendrai toujours du « alors, t’es contente ? » qu’il m’a lancé à l’issue du vote.

Stratégie biodiversité : une victoire sans suite

C’était il y a bientôt dix ans. Or, depuis cette victoire, il ne s’est quasiment rien passé et notre biodiversité continue à subir des dégâts irréversibles. Le tout dans l’indifférence générale. Un document intitulé « Stratégie Biodiversité Suisse » a certes été validé par le Conseil fédéral en avril 2012[2]. Il fixe dix objectifs ambitieux, à réaliser d’ici 2020. Il s’agit notamment d’assurer une véritable infrastructure écologique permettant, via un réseau de zones protégées, un maintien durable de la biodiversité, de limiter la pression sur les ressources naturelles ou encore d’enrayer la disparition des espèces prioritaires au niveau national. Pour atteindre ces objectifs, un plan d’action était annoncé pour 2014. On l’attend toujours.

On peut bien sûr condamner les lenteurs administratives, mais le renforcement des élus anti-écologistes au parlement a certainement aussi joué un rôle. Un plan d’action crédible, qui comprendrait des mesures assez fortes pour atteindre les objectifs fixés par la Stratégie Biodiversité, aurait bien peu de chances aujourd’hui. Et la volonté politique exprimée en 2008 s’est émoussée. Le plan d’action, quand il sortira, ne comprendra probablement pas de mesure ambitieuse. On le sait déjà, les objectifs fixés dans la Stratégie Biodiversité ne seront pas atteints en 2020.

Un rapport publié par les organisations de protection de la nature illustre l’échec de notre pays dans ce domaine[3]. La Suisse figure parmi les plus mauvais élèves, à l’échelle européenne, en matière de préservation de la biodiversité. Nous serons en outre, probablement, le seul pays d’Europe a ne pas atteindre l’objectif de la Convention européenne sur la biodiversité relatif aux aires protégées d’ici à 2020. Une honte. En Suisse, la biodiversité est dans un état grave, qui exigerait plus que jamais des mesures ambitieuses. En pleine pause estivale, l’Office fédéral de l’environnement publiait des résultats inquiétants[4] : la moitié des milieux naturels étudiés dans notre pays est menacée, ainsi qu’un tiers des espèces animales et végétales.

Un enjeu peu spectaculaire, mais fondamental

Or la préservation de la biodiversité n’est pas une lubie de biologiste en birkenstock. Nous dépendons des services écosytèmiques que nous fournit la nature. Les pertes de biodiversité menacent notre approvisionnement en matières premières, en denrées alimentaires et en médicaments. La biodiversité contribue par ailleurs à la beauté de nos paysages et des espaces où nous nous ressourçons. Mais voilà, il n’y a pas de GIEC[5] de la biodiversité. Sa disparition n’est pas spectaculaire, elle ne fait pas les gros titres des journaux. En Suisse, nos forêts sont touffues et nos campagnes verdoyantes. Quand on les contemple, on n’a pas l’impression qu’un drame ahurissant est à l’œuvre, chez nous comme ailleurs : la sixième extinction, avec plus de 50 % des animaux qui ont déjà disparu durant les quarante dernières années[6]. Quand on voit combien il est difficile de prendre des mesures efficaces contre le changement climatique, alors que nos écrans sont pleins d’images de glissements de terrains ou d’ouragans, on mesure le défi que représente la mise en place de politiques crédibles pour préserver la biodiversité.

Il faudra pourtant bien s’y mettre et les solutions sont connues : gestion durable des ressources, agriculture respectueuse de l’environnement, protection et mise en réseau des biotopes les plus précieux. Pour qu’elles puissent être mises en œuvre, un effort considérable d’information et de sensibilisation, du public comme des décideurs, est nécessaire. Il faut probablement mieux faire connaître l’existence des services écosystémique. Mais au-delà de leur dimension technique, nous devons nous confronter à ces questions fondamentales: peut-on décemment envisager de léguer à nos enfants une nature appauvrie, dont les êtres vivants auraient été décimés par notre génération ? De quel droit portons-nous aussi massivement atteinte au monde magnifique du vivant ? Sommes-nous devenus incapables d’en percevoir l’inestimable valeur et de la respecter ? Quel peut être notre avenir sur cette Terre, si nous éliminons autant de nos compagnons de route ?

[1] https://www.parlament.ch/fr/ratsbetrieb/amtliches-bulletin/amtliches-bulletin-die-verhandlungen?SubjectId=13453#votum11

[2] https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/biodiversite/publications/publications-biodiversite/strategie-biodiversite-suisse.html

[3] http://www.birdlife.ch/fr/content/la-biodiversite-suisse-decline-et-la-confederation-ne-fait-rien

[4] https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/documentation/communique/anzeige-nsb-unter-medienmitteilungen.msg-id-67565.html

[5] http://www.ipcc.ch/home_languages_main_french.shtml

[6] https://www.rts.ch/info/sciences-tech/environnement/8769947-l-extinction-de-masse-des-animaux-s-accelere-selon-des-scientifiques.html

Pourquoi il faut accélérer la transition vers l’électromobilité

Les voitures électriques sont d’actualité. Tesla vient de sortir les premiers exemplaires de son modèle 3 qui va offrir, pour le prix d’une Golf, une technologie de pointe à 100 % électrique et en partie automatisée. Parallèlement à cela, plusieurs pays débattent de dates à partir desquelles les nouvelles voitures immatriculées sur le marché devraient êtres exclusivement électriques : 2025 en Hollande et en Norvège, 2040 en France et en Angleterre. L’Inde veut même exclure totalement les voitures à moteur thermique de ses routes d’ici à 2030.

Les nouvelles voitures toutes électriques dès 2025 ?

En Suisse, les Verts ont déposé au parlement la même proposition que celle qui est actuellement défendue par le gouvernement norvégien et qui a d’ores et déjà été adoptée par la chambre basse aux Pay-Bas, à savoir que l’on n’immatricule plus que des nouvelles voitures électriques à partir de 2025[1]. Les voitures à essence ou diesel déjà en circulation resteraient par contre autorisées à la circulation et à la vente d’occasion. Si l’on tient compte de la durée de vie moyenne des voitures, cela signifierait qu’en 2035 environ, notre parc automobile deviendrait totalement électrique, à l’exception des voitures anciennes ou de collection.

Lors des discussions autour du dépôt de cette proposition, j’ai réalisé que beaucoup de personnes étaient mal informées sur les voitures électriques et que certaines pensaient même qu’une transition rapide vers l’électromobilité était impossible. Voici quelques arguments qui montrent le contraire.

Les voitures électriques ont désormais une grande autonomie

Ceux qui pensent que les voitures électriques n’offrent pas une autonomie suffisante se trompent. Les modèles actuels permettent de rouler de 300 à 500 km entre deux recharges. C’est énorme ! Les Suisses ne parcourent que 36 km par jour en moyenne. L’idéal est de charger sa voiture électrique la nuit, comme on le fait avec son téléphone portable. C’est très facile pour ceux qui ont une place de parc privée : il leur suffit d’y installer une prise identique à celle de nos cuisinières. C’est par contre un problème pour les autres. Certaines communes s’engagent pour équiper des places de parc publiques et des entreprises privées sont aussi actives : le réseau de recharge s’améliore donc chaque jour[2]. Un surcroît de volonté politique est cependant nécessaire pour accélérer le processus. Déterminer une date à partir de laquelle les nouvelles voitures seraient toutes électriques contraindrait les collectivités publiques à s’engager pour que le réseau de recharge soit optimisé. Ce serait aussi un signal fort pour le privé, que ce soit pour les constructeurs automobiles ou pour les installateurs de stations de recharge.

Les voitures électriques sont moins chères que ce que l’on croit

C’est vrai, les premiers modèles de Tesla sont chers. Mais pas plus que des berlines Audi, Volvo ou BMW du même niveau de qualité[3]. Ceci dit, le dernier modèle Tesla, disponible dans un an en Europe, coûtera deux fois moins cher, et Renault propose maintenant déjà un modèle, la Zoé, autour des 20’000 francs. La Leaf de Nissan, le modèle électrique le plus vendu au monde, est disponible à partir de 22’000 francs et une toute nouvelle mouture, 100 % électrique et dotée d’assistants de conduite, sortira le 5 septembre. Opel annonce pour sa part la sortie de 29 nouveaux modèles électriques entre 2016 et 2020. Enfin, Volvo se concentrera sur les véhicules en partie ou totalement électriques dès 2019. Le marché va donc être inondé de nouvelles voitures électriques aux prix de plus en plus compétitifs dans les années qui viennent[4]. Par ailleurs, si le prix d’achat est relativement plus élevé, pour le moment du moins, le prix d’usage d’une voiture électrique est très avantageux. L’électricité est en effet moins chère que l’essence et les frais d’entretien sont négligeables par rapport à ceux d’une voiture traditionnelle. La Suisse ne mène pas de politique d’encouragement à l’achat, comme c’est le cas en France, par exemple[5]. Par contre, des avantages fiscaux sont offerts dans certains cantons. Un bilan global montre aujourd’hui qu’une voiture électrique n’est pas significativement plus chère qu’un modèle à moteur thermique équivalent, si l’on considère son prix au km. Dans certains cas, le coût peut même être plus avantageux. Et en 2025, l’offre sera suffisante pour que chacun puisse trouver un modèle qui lui convienne à un prix correct, surtout si les collectivités publiques donnent des signaux clairs au marché.

Les voitures électriques sont plus écologiques que les voitures thermiques

Le bilan écologique d’une voiture électrique doit être considéré de manière globale[6], de la fabrication à la fin de vie, y compris celle des batteries, qui doivent impérativement être réutilisées ou/et recyclées[7]. L’Empa a réalisé une étude de ce type en 2013[8]. Elle montre que le bilan écologique des voitures électriques dépend principalement de l’origine de l’électricité qu’elles utilisent. Ce bilan n’est moins bon, en comparaison avec une voiture à moteur thermique, que dans le cas où l’électricité utilisée serait issue à 100 % du charbon, ce qui est une hypothèse purement théorique. Avec le mix énergétique suisse, une voiture électrique est trois fois plus écologique qu’une voiture à moteur thermique en termes d’impact CO2. Même avec le mix énergétique européen, le résultat est deux fois plus positif. Ce bilan va encore s’améliorer régulièrement, dès lors que la Suisse comme ses voisins européens se sont engagés dans la transition énergétique et produiront, dans les années qui viennent, une part de plus en plus importante d’électricité d’origine renouvelable. Le surcroît de courant qui serait consommé en cas de transfert de l’ensemble de notre parc automobile à l’électricité correspond, selon les calculs, à environ 10 à 15 % de l’électricité produite en Suisse[9]. Si ce chiffre est relativement modeste, c’est parce que les voitures électriques sont extrêmement efficientes : leur rendement est de 80 à 90 %, alors que les voitures thermiques affichent un rendement misérable de 20 à 30 %. L’étude de l’Empa montre enfin que les voitures électriques ont aussi, outre au niveau climatique, un impact moindre en matière d’utilisation des ressources, d’atteintes aux écosystèmes et d’atteintes à la santé humaine (elles n’émettent en particulier pas de substances toxiques, contrairement aux voitures à essence et, surtout, au diesel, et sont beaucoup plus silencieuses).

Mais les voitures électriques ne résolvent pas tout

Il ne faut cependant pas se leurrer. Malgré leurs nombreux avantages, les voitures électriques ne résolvent de loin pas tous nos problèmes de mobilité et doivent donc être intégrées à une politique de mobilité globale. Elles occupent autant de surface que des voitures à moteur thermique et ne changent donc rien aux embouteillages, ni à la saturation de l’espace public par les véhicules en ville. Il reste toujours plus écologique de rationnaliser ses déplacements[10] et de privilégier les transports publics quand c’est possible, ou la mobilité douce, avec tous les avantages supplémentaires qui en découlent pour la santé. Le car-sharing garde un gros potentiel de développement qui doit encore être exploité, surtout en ville, et il faut veiller à ce que l’automatisation optimise, à terme, l’usage des véhicules. Dans les années qui viennent, les nouvelles voitures seront de plus en plus automatisées, ce qui va révolutionner le lien de propriété que nous entretenons aujourd’hui avec elles et générer de nouvelles synergies avec les transports publics. Enfin, construire une voiture électrique requiert des matières premières précieuses, dont l’extraction se fait souvent dans des conditions problématiques et qui doivent ensuite être recyclées. Bref, une meilleure maîtrise de notre mobilité, le transfert modal, une réduction du nombre de véhicules et une utilisation plus rationnelle de ceux qui restent sont encore et toujours des objectifs à poursuivre.

Pourquoi accélérer une transition qui est déjà en cours ?

L’électrification de notre parc automobile est en cours. On pourrait donc penser que « les choses vont se faire d’elles-mêmes » et qu’il n’est pas nécessaire de prendre des mesures. Il est vrai que la transition aura lieu dans tous les cas. Mais le rythme auquel elle aura lieu est important. Actuellement, en Suisse, seul 1 % des voitures nouvellement immatriculées sont électriques, et les consommateurs achètent encore à 40 % des voitures diesel, malgré le scandale VW et les effets désastreux de ces véhicules sur notre santé. La pression sur les collectivités publiques pour qu’elles améliorent le réseau de recharge est faible, ce qui ralentit d’autant la transition. Or, les dernières études scientifiques montrent qu’il nous reste très peu de temps pour respecter l’objectif de maintien du réchauffement climatique en dessous de 2 degrés[11]. Nous ne pouvons continuer à ce rythme, en négligeant le potentiel de solutions technologiques qui existent aujourd’hui déjà : il faut agir pour qu’elles s’imposent sur le marché et que la transition se fasse plus rapidement.

Ce ne serait pas la première fois qu’on exclurait une technologie obsolète du marché

Après tout, nous avons déjà pris des mesures de ce type. En septembre 2012, la Suisse a interdit la vente d’ampoules à incandescence (tout en autorisant l’utilisation, jusqu’à leur fin de vie, de celles qui étaient déjà vendues), au profit des ampoules LED, beaucoup plus efficientes. Elle a été suivie, quelques mois plus tard, par l’Union européenne. Il y a quelque mois, le peuple suisse votait la même mesure d’exclusion d’une technologie obsolète, pour valoriser les énergies renouvelable : on ne peut désormais plus construire de nouvelles centrales nucléaires, mais celles qui sont là peuvent fonctionner jusqu’à la fin de leur durée de vie.

La Suisse, championne de l’innovation ?

Une telle mesure est efficace, peu onéreuse et permet aux consommateurs d’accéder aux technologies propres les plus récentes, en luttant contre la concurrence que leur font inutilement des technologies dépassées et dangereuses tant pour l’environnement que pour notre santé. Des technologies dépassées dont nous faisons payer le coût réel, sous forme d’impact écologique et sanitaire, à nos enfants. D’autres pays vont de l’avant. Que fera la Suisse, elle qui aime tant se décrire comme une championne de l’innovation ?

 

[1] https://www.parlament.ch/fr/ratsbetrieb/suche-curia-vista/geschaeft?AffairId=20173081 En 2013 déjà, les Verts votaient une résolution favorable à l’électromobilité: https://verts.ch/communiques/plan-daction-electromobilite Les progrès technologiques réalisés depuis nous permettent d’être encore plus ambitieux aujourd’hui.

[2] On en est actuellement à environ 4’000 bornes recensées à l’échelle suisse, dont 1’600 stations publiques.

[3] Les voitures électriques offrent en outre un confort de conduite bien supérieur aux voitures traditionnelles.

[4] Le marché des véhicules électriques d’occasion, qui existe aujourd’hui déjà, va en outre s’élargir, avec des prix encore plus abordables.

[5] De 6’000 à 10’000 euros de bonus écologique à l’achat d’une voiture électrique. Une telle mesure serait politiquement difficile à faire passer en Suisse. Pourtant, on subventionne bien l’installation des nouveaux systèmes de chauffage renouvelables dans le domaine des bâtiments.

[6] Il devrait aussi en être ainsi lorsque l’on réalise le bilan écologique d’une voiture à essence, or ce n’est pas toujours le cas. Il faudrait en particulier comptabiliser l’ensemble des impacts, notamment ceux qui sont liés à l’extraction du pétrole ou à son transport, en amont de l’utilisation de la voiture. Les atteintes à la santé (pollution de l’air, bruit), doivent aussi être considérées.

[7] On sait le faire aujourd’hui. Les batteries devenues trop paresseuses pour les voitures peuvent être utilisées pour d’autres usages moins exigeants, dans les maisons ou dans des fermes de stockage, qui permettent d’équilibrer la production intermittente d’électricité issue des énergies renouvelables avec les besoins des consommateurs. BMW s’engage déjà dans ce sens : https://electrek.co/2016/09/22/bmw-bosch-energy-storage-facility-built-from-batteries-from-over-100-electric-cars/ Les batteries peuvent et doivent par ailleurs, qu’elles aient bénéficié d’une seconde vie ou pas, être recyclées : https://www.tesla.com/fr_CH/blog/teslas-closed-loop-battery-recycling-program?redirect=no

[8] Cet article en offre un bon résumé : https://www.tagesanzeiger.ch/wissen/technik/Wie-sauber-sind-Elektroautos-wirklich/story/21027239 L’étude se trouve ici: https://www.ta-swiss.ch/?redirect=getfile.php&cmd[getfile][uid]=2400 Malgré le bilan écologique favorable, elle relève aussi quelques points problématiques liés à l’électromobilité, qu’il faudra évidemment gérer. Le renoncement à l’essence nécessitera tout d’abord que le financement de l’entretien des infrastructures routières soit repensé (nouveau système ou prélèvements sur l’électricité). Par ailleurs, il existe, avec les voitures électriques, un fort risque d’effet rebond (grand confort de conduite, plus prix bas de l’électricité, plus bonne conscience : on est moins incité à un usage rationnel du véhicule). Enfin, même si le bilan écologique global est positif, il faut veiller à améliorer le bilan écologique spécifique de l’extraction des matériaux nécessaires à la production des voitures électriques, car il reste très mauvais.

[9] Voir notamment à la rubrique environnement de cette page : http://www.forum-elektromobilitaet.ch/fr/home-fr/e-drive/faq.html.

[10] Par exemple en travaillant à distance quand c’est possible. Un système de mobility-pricing doit aussi être instauré, pour mieux gérer les pics dans l’utilisation des infrastructures de transports (route et rail).

[11] http://tempsreel.nouvelobs.com/sciences/20170628.OBS1345/rechauffement-climatique-il-ne-reste-que-3-ans-pour-inverser-la-tendance.html