Coronavirus: applaudir le personnel soignant ?

Chaque soir à 21h

L’initiative venue d’Italie a été largement relayée sur les réseaux sociaux. La population suisse l’a reprise et se retrouve chaque soir à 21h, au balcon ou à la fenêtre, pour applaudir et remercier les professionnels de la santé qui se battent au quotidien contre ce virus qui porte ce nom étrange de SARS-CoV-2. Les professionnels de la santé, les hospitaliers en particulier, méritent cette reconnaissance.

Le personnel des hôpitaux

Pour combattre cette pandémie, qui ressemble  à un un épisode de la série Back Mirror, les hôpitaux se mobilisent.  Le personnel soignant mais aussi tout le reste du personnel, un hôpital ne fonctionne pas sans son administration, sans ses cuisiniers et sans son personnel de nettoyage. Ils méritent aussi d’être remerciés. 

Un inventaire à la Prévert

Le monde est au ralenti mais continue de fonctionner. Grâce à la police, aux douaniers, aux pharmaciens, aux vendeurs et vendeuses de supermarchés et autres magasins alimentaires, aux travailleurs des établissements médico-sociaux, aux conducteurs de train et de bus, aux enseignants qui réinventent leur profession à distance, aux journalistes qui continuent d’informer, aux transporteurs qui remplissent nos magasins et aux militaires mobilisés. Sans oublier les boulangers, mes préférés. Et à toux ceux que j’oublie et que vous m’aiderez à identifier en répondant à cet article. Eux aussi méritent d’être remerciés.

Une pensée

Cet hommage ne serait pas complet sans une pensée pour ceux qui souhaiteraient travailler mais en sont empêchés, avec à la clé de graves conséquences économiques.

 

Prenez soin de vous !

 

Coronavirus : un test en ligne pour connaître votre risque

CoronaCheck

Le centre universitaire de médecine générale et de santé publique Unisanté de Lausanne a lancé un site Internet qui permet à chacun d’entre nous d’évaluer son risque d’être contaminé par le coronavirus. Vous le trouverez à l’adresse coronavirus.unisante.ch. Ce site qui porte le nom de CoronaCheck propose en réalité un questionnaire pour la population et un autre pour les professionnels de la santé.

Pour la population

Le premier questionnaire permet à chaque citoyen, en répondant à quelques questions, de connaître son risque. Si vous souffrez par exemple d’une infection respiratoire avec fièvre mais que vous n’avez pas effectué un voyage dans une zone touchée par le coronavirus ni eu de contact étroit avec un cas confirmé par laboratoire, le système donnera comme résultat « Infection sans suspicion de coronavirus ». CoronaCheck vous donnera les conseils suivants :

Actuellement, le virus circule très faiblement dans le canton de Vaud. Le risque actuel que vous soyez infecté.e par le coronavirus est donc très faible.

Les symptômes du coronavirus sont similaires à ceux de la grippe saisonnière. En pleine saison de grippe il est donc beaucoup plus probable que vous ayez une grippe.

  • Restez à la maison, si votre état s’aggrave appelez votre médecin.
  • Évitez, dans la mesure du possible, de consulter un médecin ou un centre d’urgences sans prévenir.
  • Respectez les mesures d’hygiène.

Pour les professionnels de la santé

CoronaCheck propose aussi un outil pour les professionnels de la santé qui permettra aux médecins de savoir si leurs patients répondent aux critères de « cas suspects ».

Le citoyen 2020 est connecté

On ne peut que saluer l’initiative d’Unisanté qui, avec ce site, a transformé des recommandations peu digestes en un outil que tout un chacun peut utiliser depuis son ordinateur ou son smartphone. Le droit d’être informé implique aussi de proposer aux citoyens des outils facilement utilisables.

 

Autres articles de ce blog en lien avec le coronavirus:

 

Coronavirus, une preuve supplémentaire de la nécessité de développer la télémédecine?

Même si certains déclarent que le nouveau coronavirus n’est qu’une « grosse grippe », force est de constater que cette épidémie a des répercussions sur le quotidien de la plupart d’entre nous. De la simple désinfection pluriquotidienne des mains à l’annulation de voyages en passant par des complications professionnelles, rares sont ceux qui ne sont pas concernés, de près ou de loin, par le Covid-19. Dans une telle situation, le défi pour le système de santé est de pouvoir faire face à la surcharge provoquée par l’épidémie. Ne serait-ce pas l’occasion d’utiliser les potentialités de la télémédecine ?

Pour soigner les personnes infectées

La première utilité de la télémédecine, ou plus exactement de la téléconsultation, serait de permettre de soigner à distance les personnes infectées par le coronavirus et dont l’état ne nécessite pas une hospitalisation. Les études montrent que les soins à distance, que ce soit par téléphone ou par vidéo, permettent de prendre en charge la grande majorité de ces situations.

Pour les personnes souffrant d’infections respiratoires

Au-delà des personnes souffrant du coronavirus, la téléconsultation permettrait de prendre en charge la majorité des personnes souffrant d’infections aériennes des voies supérieures, même provoquées par d’autres germes. Si un examen physique est parfois nécessaire, une étude publiée en 2016 montre que 63 % de ces cas peuvent être traités à distance. Faire voyager les informations plutôt que le malade a le double avantage de ne pas encombrer les services d’urgence mais aussi d’éviter le risque de contaminer d’autres patients, et les professionnels de la santé, sur les lieux de soins.

Pour de nombreuses autres situations

Pour éviter d’exposer inutilement les patients, plus particulièrement les malades chroniques, la téléconsultation peut être utilisée pour soigner un grand nombre de problèmes médicaux. C’est la voie choisie par un hôpital chinois dont les 157 médecins sont disponibles pour des consultations par Internet pour des patients souffrant de maladies respiratoires, cardiovasculaires, digestives, endocrines et autres.

Même si l’on a tendance à penser que les soins à distance ne sont possibles que pour un nombre limité de situations, la réalité est autre. Les bonnes pratiques de l’Association américaine de télémédecine montrent que les seules restrictions sont l’indispensable présence du patient (examen physique ou geste technique) ou l’existence de difficultés de communications (problèmes de langue ou personnes souffrant de déficits cognitifs). Ces recommandations précisent aussi que les professionnels de la santé doivent être formés à la télémédecine, une pratique qui nécessite des connaissances et compétences spécifiques.

A lire aussi sur ce sujet l’article La téléconsultation est-elle possible dans tous les cas ?

Pour la prévention

Au-delà des soins curatifs, la télémédecine pourrait aussi être utilisée pour faire de la prévention. Pour revenir au coronavirus, le simple courrier électronique permettrait par exemple aux médecins d’envoyer à leurs patients des informations utiles. On peut penser aux recommandations et informations officielles  mais cela permettrait aussi de leur rappeler qu’en cas d’infections des voies aériennes il est préférable de prendre contact avec un centre de soins (cabinet médical, clinique ou hôpital) par téléphone plutôt que de s’y rendre directement. Un conseil qui est d’ailleurs repris dans la dernière édition de l’affiche “Comment nous protéger” de l’Office fédéral de la santé publique.

 

 

La téléconsultation, supérieure ?

Même si, dans certaines situations, rien ne remplacera jamais la rencontre physique entre soignant et soigné, l’épidémie actuelle de coronavirus nous montre que la téléconsultation n’est pas une consultation de qualité inférieure. Elle peut même, au contraire, être supérieure à la consultation présentielle, en tout cas, pour ce qui est du coronavirus, en terme de sécurité.

 

NB : vous trouverez sur le site de l’Office fédéral de la santé publique une page consacrée au nouveau coronavirus : vous y trouverez les informations sur la situation actuelle pour la Suisse et l’étranger, les recommandations aux voyageurs et les réponses aux questions les plus fréquentes.

 

Autres articles  consacrés à la télémédecine sur ce blog :

  • Vous êtes malade et votre médecin est absent. Pourquoi ne pas essayer la télémédecine ? (lien).
  • Me faire soigner à distance ? Moi, jamais ! (lien).
  • Les mille visages de la télémédecine (lien).

 

Pour tout savoir sur le coronavirus (ou presque)

Vous souhaitez en savoir plus sur le coronavirus ? Vous trouverez la plupart des réponses aux questions que vous vous posez sur Internet. A condition de vous connecter sur des sites de qualité. Cette épidémie est en effet l’occasion de répéter qu’il faut s’informer auprès de sources d’informations sérieuses, les infox (fake news) sur le coronavirus semblant se diffuser plus rapidement que le virus lui-même.

Au moment d’écrire ces lignes, 24’541 cas confirmés, 493 décès, 28 pays touchés.

Les Hôpitaux universitaires de Genève

La palme de la communication revient aux Hôpitaux universitaires de Genève (HUG). Ils ont en un temps record produit une série de vidéos d’informations sur le coronavirus 2019-CNOV. Vous y trouverez par exemple de courtes vidéos sur « Quels sont les symptômes de l’infection à coronavirus chez l’être humain » ou « Quel risque de transmission en cas de contact avec une personne infectée ? » ou encore « Quelles sont les recommandations pour le port du masque ».  Les HUG ont aussi publié le 28 janvier sur leur chaine YouTube une vidéo intitulée « Nouveau coronavirus: réalité et incertitudes ». Cette vidéo de 23 minutes qui est un exposé du Prof. Laurent Kaiser, chef du service des maladies infectieuses des HUG, a été visionnée plus de 132’000 fois. Si vous voulez mieux comprendre le coronavirus 2019-CNOV, vous devez regarder cette vidéo.

 

La vidéo des HUG “Nouveau coronavirus: réalités et incertitudes”

 

Le site de l’Office fédéral de la santé publique

Le site de l’Office fédéral de la santé publique propose naturellement un contenu plus classique, les informations sont mises à jour régulièrement: situation actuelle au plan international, situation actuelle en Suisse, recommandations pour les voyageurs, informations pour les médecins et réponses aux questions fréquemment posées. On y trouve aussi les numéros de téléphone des lignes infos Coronavirus pour la population (058 463 00 00) et pour les voyageurs (058 464 44 88), disponibles tous les jours de 8 à 18 heures.

Ce 5 février, vous pourrez lire sur ce site que « jusqu’à présent, aucun des échantillons analysés en Suisse n’a révélé d’infection au coronavirus ».

Le site de l’Organisation mondiale de la santé (OMS)

L’OMS propose une page sur les Coronavirus et une autre sur le nouveau Coronavirus.  Vous pourrez y lire que « les recommandations standards pour prévenir la propagation de l’infection comprennent le lavage régulier des mains, le fait de se couvrir la bouche et le nez lorsque l’on tousse et éternue et une cuisson complète de la viande et des œufs ».

Les cartes

Plusieurs sites permettent de voir l’expansion du nouveau coronavirus à travers le monde. La carte établie à partir des chiffres compilés par l’université Johns-Hopkins montre le nombre total de cas, le nombre des personnes malades pays par pays et le nombre de morts. A partir de ces mêmes données, le Temps a aussi créé une carte très intéressante. On y voit deux graphes, le premier qui recense le nombre de cas en Chine, le second le nombre de cas « ailleurs dans le monde ».

Quel risque pour la Suisse ?

Vous vous demandez peut-être quel est votre risque de contracter ce nouveau coronavirus ? Dans la vidéo mentionnée plus haut dans ce texte et qui date du 28 janvier, le Prof. Kaiser déclare que “l’évolution du nombre de cas reste “modeste” à l’échelle de la Chine mais qu’une évolution exponentielle de l’épidémie n’est pas exclue”. Il dit encore qu’il nous manque des informations sur “les chaînes de transmissions du virus”, donc sur sa contagiosité. Le Prof. Kaiser précise encore que “si les cas de transmissions de la maladie hors de Chine devaient se multiplier, cela augmenterait significativement les risques d’une épidémie de plus grande ampleur”.

Que faire ? 

Pour l’heure, à moins que vous ne rentriez de Chine, il n’y à rien à faire. Vous pouvez cependant suivre ces quelques conseils:

  1. Vous laver les mains soit avec de l’eau chaude et du savon, soit, encore plus efficacement, avec une lotion hydroalcoolique.
  2. Tousser et éternuer en vous couvrant la bouche et le nez avec un mouchoir ou au creux de votre coude.
  3. Nettoyer régulièrement les surfaces de contact (poignées de portes, boutons, téléphone…).

Pour l’heure, ces conseils sont inutiles pour le nouveau coronavirus puisqu’il n’y a aucun cas en Suisse. Mais adopter ces mesures permettraient de diminuer la transmission d’autres virus, dont celui de la grippe, un virus qui provoque chaque année un millier d’hospitalisations et au minimum 400 décès.

Des informations importantes manquent sur cette page ? Merci de me les signaler. 

 

A lire aussi: