Le défi de l’intégration du numérique au sein de nos systèmes de santé

Le digital permettra-t-il d’améliorer nos systèmes de santé ? On pourrait être tenté de répondre par l’affirmative, tant le digital est porteur d’espoir, lui qui semble capable de tout transformer. Pourtant, lorsque l’on va chez le médecin ou à l’hôpital, l’utilité de la eSanté ne saute pas aux yeux. Pourquoi un tel fossé entre les espoirs liés au numérique et la réalité du terrain ? Les innovations sont nombreuses, quel chemin suivre pour qu’elles soient réellement utiles ?

La santé, un monde difficile à numériser

La digitalisation de la santé est difficile, pour de nombreuses raisons. La première est que les systèmes de santé sont des structures complexes, constitués par exemple de nombreux intervenants qui interagissent entre eux. Le deuxième élément est la quantité de données générée par le système, une quantité qui ne cesse d’augmenter. La troisième est que l’on touche au vivant : il est plus facile de vendre des chaussures par Internet que de prendre en charge des patients. Il existe certainement d’innombrables autres raisons mais ces différents éléments permettent d’illustrer pourquoi le monde de la santé est difficile à numériser.

Pour quelle finalité ?

« Jusqu’à présent, la plupart des efforts en matière de médecine numérique ont été déployés dans une seule dimension – un capteur, un type d’image ou uniquement la génomique – avec peu de convergence ». Cette position est celle du médecin américain Eric Topol dans l’article A decade of digital medicine innovation. Je partage cette position, on a probablement jusqu’à maintenant trop pensé «outil » et pas suffisamment « finalité ». Comme l’a tweeté une ePatiente sud-africaine, « Stop talking digital, start thinking patients”, “Arrêtez de parler numérique, commencez à penser patients “.

Quels sont les indicateurs de succès ?

Une étude récemment publiée dans le Journal of Medical Internet Research a cherché à identifier les éléments qui permettent l’intégration de la cybersanté dans les soins de santé.

Premier point mis en avant par les auteurs de cette recherche « la cybersanté est plus qu’une technologie ; c’est une autre façon de travailler et de penser et cela nécessite un changement d’attitude ». Le changement apporté n’est donc pas que technologique, il est aussi culturel (et peut-être même surtout culturel). En d’autres termes, l’intégration de la cybersanté dans les soins de santé traditionnels nécessite des changements organisationnels et comportementaux tant pour les professionnels de la santé que pour les patients.

Onze études ont été incluses, couvrant des interventions de nature diverse, des maladies différentes et de nombreuses innovations digitales. L’analyse de ces travaux a permis d’identifier trois principes indispensables pour réussir l’intégration de la santé en ligne dans les soins de santé.

  • Premièrement, il est nécessaire de se rappeler que l’objectif final est d’apporter des soins de qualité aux patients, les besoins du patient doivent donc être pris en compte en permanence. Les auteurs de cette publication insistent sur la nécessité d’une approche centrée sur le patient et proposent d’élaborer des projets en co-construction.
  • Le deuxième indicateur de succès est l’adaptation du digital aux processus de soins, l’innovation doit s’intégrer dans le quotidien du professionnel de santé. La technologique peut être en elle-même très innovante mais son implémentation sera un échec si elle ne s’intègre pas harmonieusement dans les systèmes déjà existants.
  • Le troisième élément est le facteur humain, les soignants doivent comprendre le sens de ces technologies qui doivent leur permettre d’effectuer leur travail avec efficacité.

Le digital n’est donc pas un simple vernis

Le digital n’est donc pas un simple vernis dont on couvre le système de santé. Il doit être pleinement intégré au système de soins, doit répondre aux besoins des patients mais aussi venir s’intégrer harmonieusement dans le quotidien des professionnels de la santé.

L’intégration du digital représente donc un changement technologique mais aussi culturel avec toujours comme finalité la qualité de la prise en charge médicale.

 

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Envoyer une copie des rapports aux patients ?

Lorsqu’un médecin envoie un courrier à un autre médecin, le patient n’est que rarement mis en copie. Est-ce normal ?

Une information importante doit être transmise par écrit

Même si leur nombre augmente, les professionnels qui envoient une copie de leurs courriers aux patients restent minoritaires. Cette pratique, quasi inexistante il y a quelques années, se développe lentement, elle ne constitue pourtant, et de loin, pas la règle.

Les raisons sont multiples. La première est probablement que les professionnels considèrent ces courriers comme une transmission d’information entre eux, qui ne regarde donc pas directement le patient. Même si on peut bien sûr comprendre cette position, elle relève probablement d’un certain paternalisme médical. La deuxième raison est la crainte que le patient ne puisse pas comprendre le contenu de ces courriers. Cet argument doit être entendu, il n’est pas à la portée de tous d’interpréter le contenu des rapports médicaux, souvent truffés de termes techniques difficiles à comprendre. Je pense moi que la majorité des patients peuvent comprendre l’essentiel des courriers qui les concernent.

Il est aussi vrai que le rapport du spécialiste est souvent présenté au patient par le généraliste lors de leur prochaine rencontre, mais malgré l’interaction que permet le mode oral de délivrance de l’information, il n’est pas optimal : des études indiquent qu’entre 40 et 80 % de l’information délivrée par le personnel médical oralement est immédiatement oubliée par le patient et que près de la moitié de l’information retenue est incorrecte. Une information importante doit donc à mon avis être transmise au patient par écrit.

Donner au patient la place qui est la sienne

Les recherches montrent en tout cas que cette pratique augmente la satisfaction des patients. Elle a aussi d’autres avantages, notamment de parfois corriger des erreurs :

 « Je ne prends plus la Pravastatin comme indiqué mais de la Simvastatin ». Ou encore : « Il manque deux médicaments dans la liste de mon traitement… ».

Le plus important est probablement ailleurs, c’est simplement de donner au patient la place qui est la sienne, de l’intégrer pleinement dans la prise en charge de sa santé.

« Après une consultation, lorsque on arrive à la maison, on a déjà presque tout oublié de ce que le médecin nous a dit. Recevoir une lettre permet de mieux comprendre sa maladie et savoir ce qui peut être fait pour aller mieux ».

Puisque les rapports ne sont que rarement envoyés aux patients, j’ai personnellement pris l’habitude, lorsque je reçois le rapport d’un spécialiste, de l’envoyer par courriel à mon patient. J’ajoute souvent un commentaire pour qu’il comprenne les conclusions et propositions du spécialiste, tout en prenant soin de lui dire que je suis à sa disposition s’il a encore des questions. Cette façon de faire nécessite du temps, j’espère qu’il se justifie pour le patient par une meilleure compréhension de sa situation médicale. Cette pratique permet parfois d’éviter une consultation qui n’aurait servi qu’à transmettre les conclusions du spécialiste, dans ce sens, elle permet un gain de temps et d’argent.

Aller encore plus loin ?

Il serait pourtant possible d’aller plus loin encore, c’est-à-dire d’écrire au patient, le médecin n’étant qu’en copie du courrier. Le contenu ne serait peut-être pas très différent, il devrait bien sûr être rédigé dans un langage que le destinataire puisse comprendre, il aurait cependant l’avantage de placer le patient au centre de sa prise en charge. De telles initiatives existent déjà, j’avais dans un ancien article de ce blog déjà parlé d’un projet anglais allant dans cette direction.

Former les professionnels de la santé

Je suis convaincu qu’il faut mieux intégrer les patients dans leur prise en charge médicale. Leur envoyer une copie de leurs documents médicaux est un moyen d’aller dans cette direction. Ne devrait-on pas enseigner cette pratique aux professionnels de la santé durant leur formation ? Je pense qu’actuellement ce sujet n’est jamais abordé.

 

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La médecine fondée sur la personne

Doit-on changer de paradigme pour passer d’une médecine basée sur la science à une médecine basée sur la personne ? C’est en tout cas la thèse du Prof. Gérad Reach, endocrinologue à l’Université Paris 13, dans un discours1 tenu devant le Comité d’Éthique de l’Académie nationale de Médecine.

Une crise de la médecine

Pour le Prof. Reach, la médecine est en crise. Du côté des patients, il évoque le problème de la non observance, c’est-à-dire le fait que les patients ne suivent pas les prescriptions de leurs médecins, médicaments ou autres.  Il voit aussi un problème du côté des professionnels de la santé qui eux ne suivent pas les recommandations officielles de prise en charge pour leur patients, les recommandations basées sur la science. Cette résistance des soignants porte le nom d’inertie clinique. Cette crise touche donc tout le système de santé car ni les patients, ni les médecins ne suivent ce qu’on leur demande de faire : tout le monde désobéit, tout le monde se distancie des recommandations.

La médecine scientifique

L’un des visages de cette médecine scientifique est l’Evidence-based Medicine (EBM), la médecine factuelle. Formulé de façon très simplifiée, son idée est de baser les décisions médicales non pas sur des croyances ou de simples avis d’experts mais sur les résultats d’études scientifiques. L’EBM a eu dès son origine une double ambition, la première étant de produire des connaissances, la seconde des recommandations.

Le Prof. Reach souligne que « les pères fondateurs de l’EBM insistaient sur le fait que la décision clinique devait reposer sur une triangulation : non seulement sur les faits scientifiques (« l’evidence »), mais aussi sur l’expérience clinique du praticien et les souhaits du patient. La décision médicale doit à la fois reposer sur les meilleures données de la science, et être individualisées. Le Prof. Reach d’ajouter « on peut néanmoins se demander si la deuxième exigence n’a pas été quelque peu oubliée ».

Un nouveau paradigme

Pour le Prof. Reach, « ce nouveau paradigme serait une médecine fondée sur la personne prenant en compte la complexité de la pensée des patients et des médecins ; il se traduit par l’élaboration d’un nouveau type de recommandations, non-algorithmique, et il a des implications profondes pour l’enseignement et la pratique de la médecine ».

Je trouve personnellement qu’il faut aller plus loin encore, cette complexité n’est pas uniquement celle de la pensée des patients et des médecins, elle est aussi celle de leurs réalités. On ne soigne pas deux individus qui souffrent de la même maladie de façon identique, simplement car chacun d’eux est unique, avec ses besoins et ses croyances. Le Dr William Osler, le disait déjà au 19ème siècle : « ne demandez pas quelle maladie la personne a, mais plutôt quelle personne a la maladie ».

Un certain malaise 

A mon avis, les deux problèmes relevés par le prof. Reach sont justes mais ils reflètent une crise plus profonde, une crise du sens. Les patients ne suivent pas les traitements prescrits parce qu’ils ne sont pas convaincus de l’utilité de ces traitements pour eux, ils les jugent possiblement utiles à d’autres mais pas à eux (par exemple une balance effets positifs / effets secondaires négative).  Le chemin suivi par les professionnels est proche, ils estiment que les recommandations sont fondées mais qu’elles ne s’appliquent souvent pas au patient particulier qu’ils ont en face d’eux.

Les soignants et les soignés s’écartent donc souvent des recommandations pour de bonnes raisons, simplement parce que ces recommandations ne tiennent pas compte de leur individualité, de leurs particularités. Ils ont raison mais risquent tout de même de ressentir un certain malaise de n’avoir pas suivi « ce qui était recommandé ».

Une médecine non algorithmique

A l’heure du développement du digital, il est sûrement utile de se souvenir de la complexité de l’humain. Les recommandations ne doivent donc pas être vues comme « vous devez faire » mais plutôt comme « vous devez savoir que ». Puis, comme le dit le Prof. Reach, « on apprend à s’en dégager : on devient expert ». Un dégagement qui permet aux professionnels de la santé mais aussi aux patients d’adapter les recommandations de la science à leurs particularités.

La médecine fondée sur la personne

Il ne s’agit donc pas d’opposer science et individualité mais plutôt d’encourager soignants et soignés à définir les meilleurs soins en s’inspirant de ces deux mondes. La médecine basée sur la personne devrait cependant être plus que cela, notamment en intégrant mieux les patients dans les choix relatifs à leur santé. Dans ce domaine, les opportunités sont nombreuses, la plupart des patients sont prêts, les professionnels de la santé doivent répondre à leurs attentes.

 

  1. Simplicité et complexité en médecine. Gérard Reach. Bull. Acad. Natle Méd., séance du 6 février 2018 Version pre-print mise en ligne le 8/02/2018

 

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Aurez-vous bientôt accès à votre dossier médical ?

Souhaiteriez-vous pouvoir accéder à votre dossier médical, pouvoir consulter les courriers des spécialistes consultés, prendre connaissance des rapports de vos radiographies, comprendre vos résultats de laboratoire, bref accéder à vos données médicales ? Cela paraitrait pour le moins normal.

Le dossier électronique du patient (DEP) est attendu pour ce printemps. Répondra-t-il à vos attentes ?

Les buts du dossier électronique du patient

Dans un article publié sur ce blog en janvier 2016 (il y a 5 ans déjà…), j’écrivais :

« Les citoyens devraient pouvoir accéder à leur dossier médical. En premier lieu car ce sont leurs données, mais surtout parce qu’elles leur permettraient de mieux prendre en charge leur santé ».

Et plus loin dans cet article:

 « La médecine doit évoluer vers un modèle de partenariat entre le médecin et le patient. La première étape de cette indispensable collaboration est de permettre au patient d’accéder à ses données médicales ».

Le concept du dossier électronique est en réalité double, nous permettre bien sûr d’accéder en ligne à l’ensemble de nos données médicales, mais aussi de faciliter leur partage avec les différents professionnels qui nous soignent.

 Le DEP, pour être mieux soigné ?

Même si l’on ne peut qu’être d’accord avec les objectifs du DEP, j’écrivais dans un autre article publié en janvier 2020 (« Dossier électronique du patient : serez-vous mieux soigné ? ») mes craintes quant à sa capacité à être vraiment utile. Rappelons que le but n’est pas de construire un dispositif technologique mais bien de créer un outil qui permette aux citoyens de ce pays d’être mieux soignés. Il n’est à mon avis actuellement pas possible d’affirmer que le DEP permettra une meilleure prise en charge des patients.

Le coup de poker du parlement

Jusqu’à présent, le DEP avait un caractère doublement facultatif : le citoyen n’était pas obligé d’ouvrir un dossier et les professionnels de la santé du domaine ambulatoire n’étaient pas obligés d’y déverser les données de leurs patients.

La commission de la sécurité sociale et de la santé publique du conseil des Etats a en date du 22 février dernier publié un rapport sur une motion intitulée « Un dossier électronique du patient pour tous les professionnels de la santé impliqués dans le processus de traitement ». On peut y lire :

« La motion charge le Conseil fédéral d’élaborer les bases légales obligeant tous les fournisseurs de prestations et professionnels de la santé à s’affilier à une communauté ou une communauté de référence certifiées selon l’article 11 lettre a, de la loi fédérale du 19 juin 2015 sur le dossier électronique du patient ».

On peut bien sûr d’un côté se réjouir de cette obligation. Comme les professionnels de la santé du domaine ambulatoire prodiguent l’essentiel des soins, leur participation est synonyme de dossiers plus complets. Mais c’est un coup de poker car de nombreux professionnels ne sont pas équipés d’un dossier électronique, et ceux qui le sont n’ont pas forcément une solution compatible avec le DEP. Il faut éviter de surcharger les soignants avec des tâches administratives, ils doivent garder du temps pour soigner leurs patients. Il existe avec cette motion un risque réel de voir les professionnels de la santé s’opposer au DEP. J’espère me tromper mais je pense que cette motion, qui part d’une bonne intention, est ce que l’on pourrait appeler une “fausse bonne idée”.

Santé : quelle stratégie numérique ?

Permettre aux patients d’accéder à leurs données médicales et faciliter l’échange de ces données entre les professionnels est une nécessité absolue. J’ai cependant de nombreux regrets par rapport à la solution retenue. Le premier est celui de la voie suivie pour donner accès aux données médicales. Le DEP est ce que l’on appelle un dossier secondaire, chaque professionnel y déverse les données de son propre dossier, les informations n’y seront ni structurées ni valorisées. Certains parlent un peu sévèrement d’une « poubelle à PDF ». Bref beaucoup d’énergie et d’argent pour un projet dont on ne connait pas encore l’utilité.

Au-delà de cet aspect, un point me dérange encore plus, c’est celui de la place prise par le DEP. On résume actuellement la santé digitale à ce projet alors qu’il n’en constitue qu’un seul élément. La preuve avec le document « Stratégie Cybersanté Suisse 2.0 2018-2022 » qui ne parle que du DEP. Pour la Confédération et les cantons, la cybersanté se limite au DEP ? C’est grave. Les citoyens de ce pays n’ont-ils pas droit pour leur santé à une stratégie numérique plus ambitieuse ?

 

La mesure de la tension artérielle va vivre dans le monde une révolution, grâce à des sociétés suisses

Vous mesurez encore votre tension avec un tensiomètre au bras ou au poignet ? Vous pourrez bientôt le faire avec un bracelet ou, mieux encore, simplement avec votre smartphone.

9 millions de morts par an

L’hypertension artérielle est un tueur silencieux. L’Organisation Mondiale de la Santé estime que cette affection tue plus de 9 millions de personnes par an. Silencieux car un grand nombre de malades souffrent d’hypertension sans le savoir, cette affection ne provoquant souvent aucun symptôme. Même lorsqu’elle est diagnostiquée, l’hypertension n’est pas toujours bien contrôlée, avec comme conséquence de nombreux incidents cardiovasculaires, des infarctus du myocarde ou des accidents vasculaires cérébraux notamment.

Une révolution 

La mesure de la tension artérielle était par le passé réservée aux professionnels de la santé, la baisse des prix des tensiomètres a permis à de nombreux hypertendus de mesurer eux-mêmes leurs valeurs. Même si cette évolution a permis d’obtenir des mesures plus exactes et plus nombreuses, obtenir des valeurs qui représentent vraiment la tension artérielle du patient reste un défi. La mesure de la tension artérielle est en train de vivre une révolution, ou plus exactement deux, grâce à deux sociétés suisses.

Aktiia

La société suisse Aktiia a obtenu la certification européenne CE « dispositif médical de classe IIa » pour son système de surveillance en continu de la pression sanguine. Il est donc désormais possible de suivre sa tension artérielle de façon continue, de jour comme de nuit, grâce à un simple bracelet. Les données récoltées sont transmises à une application pour smartphone, le porteur peut alors les consulter ou les envoyer à son médecin.

Bien qu’Aktiia soit basée dans le canton de Neuchâtel, le dispositif est actuellement disponible en pré-commande mais uniquement en Grande-Bretagne.

Même s’il s’agit à l’évidence d’une innovation majeure, nous pouvons avoir des réserves sur trois éléments. Le premier, la taille des études: la recherche qui a comparé les mesures faites avec le dispositif d’Aktiia avec celles obtenues directement dans l’artère du patient, n’a inclue que 23 participants. Deuxième élément, les résultats obtenus par Aktiia sont précis dans de nombreuses situations, mais pas chez les plus de 65 ans. C’est ennuyeux pour une affection dont l’incidence augmente avec les années. Troisième élément, le prix. Le dispositif est vendu 199.99 livres anglaises (254 chf) avec un prix de lancement de 159.99 livres (160 chf). Il faut cependant ajouter à cette dépense un abonnement mensuel de 8.99 livres, donc environ 11 francs suisses à payer chaque mois.

Biospectal

Une autre société suisse travaille sur une solution plus simple encore, mesurer la tension artérielle en posant son doigt sur la caméra de votre smartphone, sans qu’un dispositif supplémentaire ne soit nécessaire. Biospectal a publié dans la revue Scientific reports by Nature une étude qui montre la précision de sa solution en comparaison aux mesures de tensions prises de façon traditionnelle, répondant ainsi aux exigences de la Food and Drug Administration, l’organisme américain de certification.

Soutenu par une grande organisation non gouvernementale mais aussi par le Fondation Bill & Melinda Gates, Biospectal poursuit actuellement ses recherches pour s’assurer de la précision de ses mesures dans différentes populations (femmes enceintes, différentes couleurs de peau, conditions extrêmes de certains pays tropicaux, etc.). Espérons que ces études viennent confirmer la précision de cette solution.

Biospectal, présent au dernier CES de Las Vegas, a présenté lors de cet évènement la version béta de son application. Une simple inscription sur le site de Biospectal permet de la tester, actuellement uniquement pour les smartphones sous Android.

Le soutien des ONG est naturellement lié à la philosophie de Biospectal, proposer une solution simple, ne nécessitant qu’un smartphone, un appareil beaucoup plus répandu que les tensiomètres, en particulier dans les pays à faibles revenus. La version finale, également disponible sous iOs, est attendu pour cette année encore.

Oui, une révolution.

 

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Votre médecin a-t-il un site Internet ?

Cette question peut de prime abord paraître étrange. Pourquoi un médecin aurait-il besoin d’un site Internet, on lui demande d’être compétent avec ses patients, pas d’être présent sur le web.

Les médecins qui ont un site Internet sont rares, le but de cet article est de vous dire pourquoi je le regrette.

L’idée de cet article m’est venue en raison de la collusion de deux éléments. Le premier est la création pour mon cabinet d’un nouveau site Internet. Le second est la réponse de l’un de mes collègues lors d’une réunion consacrée à imaginer le centre médical de demain. Alors que je défendais justement l’idée que les médecins devaient être plus actifs sur le web, il m’a répondu qu’il n’avait pas besoin d’un site internet, qu’il ne cherchait pas de nouveaux patients. Attention, il ne s’agit pas d’un médecin grincheux travaillant au fond d’une vallée perdue, il s’agit d’une personne compétente, ouverte et intelligente.

En entendant sa réponse, je me suis dit que l’on avait peut-être oublié de transmettre aux médecins, durant leur formation, l’importance de répondre aux attentes et besoins de leurs patients. Le but premier d’un site Internet d’un cabinet ou d’un centre médical n’est pas de servir les intérêts des professionnels de santé qui y travaillent, mais plutôt de leurs « clients », de leurs patients.

Les professionnels de la santé sont sensibilisés à l’importance de la communication dans le cadre de la consultation, moins en dehors de celle-ci. La vie des patients ne s’arrête pourtant pas au moment de leur face à face avec leur médecin, leurs besoins en informations non plus.

Donner comme exemple le site de mon cabinet est à l’évidence prétentieux. Je le fais car cela me permet de vous expliquer pourquoi je tiens à ce moyen d’information et de communication.

On trouve sur ce site une présentation générale du cabinet mais aussi des informations pratiques : numéro de téléphone, adresses mail et pour les nouveaux patients un plan d’accès. On y rappelle que nos patients peuvent prendre rendez-vous eux-mêmes par Internet par notre service de prise en rendez-vous en ligne, un service très apprécié dont j’ai parlé dans un autre article (Docteur, votre système est génial).

On trouve aussi sur notre site une page « Urgences » pour que nos patients sachent où et comment prendre rendez-vous si le cabinet est fermé ou qu’il s’agit d’une urgence nécessitant une intervention rapide. Nous avons aussi créé sur notre site une page « Sites Internet pour les patients » pour leur dire quels sites web utiliser pour trouver des informations santé de qualité.

Ce moyen de communication est particulièrement utile en ces temps troublés de pandémie. Nous l’utilisons pour informer au mieux nos patients. Les actualités présentes sur la page d’accueil ont comme objectif de répondre aux questions qu’ils se posent : « Coronavirus, souhaitez-vous vous faire vacciner ? », « Coronavirus, dois-je me faire dépister » et pour finir « Pandémie de coronavirus, où trouver des informations de qualité ? ».

Cette démarche, aussi modeste soit-elle, a comme objectif de mieux informer les patients, de les rendre le plus autonomes possible.

Le monde de la santé est probablement celui où l’on tient le moins compte de ce que l’on appelle « l’expérience utilisateur » pour faire évoluer la prise en charge des patients. Il y a là un énorme potentiel pour améliorer le système de santé, pour le bien des patients mais aussi pour celui des professionnels de la santé.

 

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Vacciné = libertés ?

Parmi les innombrables questions que l’on se pose au cœur de cette pandémie, deux me paraissent particulièrement importantes. La première, doit-on se faire vacciner ? La seconde, quand pourrons-nous revivre normalement ?

Doit-on se faire vacciner ?

Plus la pandémie avance, plus je trouve que la réponse à cette question est simple. Même si cela doit rester un choix personnel, je pense que la réponse doit être, pour l’immense majorité d’entre nous, oui. Il n’y a actuellement chez l’adulte qu’une seule contre-indication, il s’agit d’une allergie sévère (pour en savoir plus, consultez les recommandations de la Société suisse d’allergie). La grossesse représente également une contre-indication (faute de données suffisantes) mais peut être considérée individuellement si la patiente enceinte présente des facteurs de risque.

Si vous n’avez pas de raison de vous faire vacciner pour vous, par exemple en raison de votre jeune âge, vous pouvez le faire pour vos contacts (votre famille, vos collègues) mais aussi, à l’image des restaurateurs et des hôteliers, pour les très nombreuses personnes empêchées de travailler. Ce vaccin est donc un vaccin altruiste.

Quand pourrons-nous revivre normalement ?

Ce printemps, cet été, en 2021 ou jamais ?

 

Les prévisions sont difficiles, surtout lorsqu’elles concernent l’avenir.

Pierre Dac

Même si les inconnues sont encore nombreuses, les mutations du virus en étant un exemple, nous allons ces prochaines semaines vivre un moment charnière : celui où toutes les personnes vulnérables, en raison de leur âge ou de leurs pathologies, auront pu être vaccinées.

Le but des restrictions étant d’éviter l’engorgement du système de santé, nous devrions logiquement pouvoir rouvrir magasins, restaurants, cinémas et autres lieux de rassemblements dès que les plus fragiles auront été vaccinés. Si ce n’est pas fin février, cela devrait être le cas fin mars.

Il sera certainement nécessaire de poursuivre pour un certain temps les gestes barrière, mais nous devrions déjà à ce stade pouvoir revivre un peu plus normalement.

La fin des restrictions ?

Il existe cependant un scénario qui pourrait bouleverser ce calendrier, celui où le nombre de personnes fragiles mais non vaccinées resterait élevé. Ils pourraient en cas de maladie saturer les hôpitaux. Comme il sera éthiquement difficile de leur refuser l’entrée à l’hôpital, cela engendrerait d’extrêmes tensions si cela devait justifier la poursuite des restrictions, en particulier l’arrêt complet de secteurs entiers de l’économie.

 

PS : comme je ne prétends pas détenir la vérité, vos commentaires sont les bienvenus, un blog peut être un lieu d’échanges et de débats. Pour que vos commentaires gagnent en crédibilité, merci de les signer de votre nom.

 

Coronavirus : mauvaise nouvelle, le nombre d’infections diminue

En écrivant dans le titre « le nombre d’infections diminue », je ne parle pas des maladies dues au nouveau coronavirus mais de toutes les autres. Les innombrables restrictions qui nous sont imposées dans le cadre de cette pandémie provoquent une diminution de nombreuses infections. Pourquoi alors une « mauvaise nouvelle » ? Parce que cela nous oblige à réfléchir aux limitations que nous devrons peut-être garder une fois la pandémie terminée.

Moins d’infections

L’office fédéral de la santé publique a annoncé qu’il y avait eu un tiers d’infections HIV en moins en 2020 par rapport aux années précédentes. Même si l’on pourrait craindre que ce chiffre plus bas soit la conséquence d’un dépistage plus rare, la probabilité est grande qu’il s’agisse d’une réelle diminution des infections provoquée par la difficulté actuelle que nous avons à nous rencontrer. La grippe suit pour l’instant le même chemin, le graphique des malades reste plat. J’observe la même tendance dans mon cabinet, je vois beaucoup moins d’infections, en particulier des voies respiratoires, que les années passées. Il y a bien sûr des malades, la preuve en est le nombre de tests effectués chaque jour à la recherche du SARS-CoV-2, mais les situations graves, à l’exception du COVID-19, me semblent nettement moins fréquentes.

Il est interdit d’interdire

J’ai une certaine nostalgie, probablement un peu naïve, pour les années qui ont suivi mai 68. Depuis cette époque, les limitations ont été toujours plus nombreuses. Pour ce qui est des libertés sexuelles, le SIDA a marqué une étape importante. Les restrictions sont cependant devenues beaucoup plus sévères depuis mars 2020. Même si je pense que la plupart des limitations qui nous sont imposées se justifient afin de ne pas saturer nos hôpitaux, nous devons tout de même reconnaître qu’avant le SARS-CoV-2, nous les aurions plutôt imaginées pour une dictature : ne pas se rencontrer à plus de cinq personnes, garder ses distances, porter un masque et ne pas se serrer la main. Sans oublier, pas de restaurants, pas de cinémas, pas de théâtres, pas de musées. Tristesse suprême, même les librairies sont fermées.

Quelles mesures à la fin de la pandémie ?

Si suffisamment d’habitants de notre planète acceptent la vaccination, il est possible que nous arrivions une fois au bout de cette pandémie. Quelles mesures garderons-nous alors pour éviter à l’avenir les « autres » infections ? La question est d’importance puisque, pour ne prendre comme exemple que la saison froide, les hôpitaux sont habituellement à cette époque remplis de patients souffrant des complications d’infections hivernales.

Il y aurait bien sûr l’option, certes un peu radicale, de tout garder fermé. Cette solution extrême du « pas de restaurants – pas de cinéma – pas de festival – pas de rencontres » ne sera fort heureusement pas acceptée par la population. Il s’agit de toute façon d’une mauvaise solution puisque la baisse des infections serait compensée par des problèmes psychologiques et sociaux beaucoup plus nombreux.

Quelles restrictions ?

Sans en arriver à cette solution extrême, il est possible que la pandémie génère tout de même des restrictions qui s’inscriront dans le long terme. Où sera fixée la limite ? Une question importante sera de définir si les restrictions seront uniquement imposées aux malades ou aussi aux bien-portants. Formulé autrement, va-t-on comme les Asiatiques se saluer à distance et oublier les poignées de main et autres embrassades ? Ou demandera-t-on uniquement aux grippés de porter un masque ?  Pour le reste, espérons que nous retrouverons nos libertés.

 

PS : faites-vous vacciner.

 

 

 

L’ordonnance électronique (enfin)

Lordonnance électronique offre de très nombreux avantages, le premier étant de diminuer le risque derreurs au moment de la lecture de la prescription par le pharmacien. Mais ses bénéfices vont bien au-delà.

 Papier et électronique

Votre médecin pourra toujours imprimer une ordonnance papier à utiliser pour vous rendre dans votre pharmacie, mais il pourra aussi l’envoyer directement par voie électronique, soit à votre pharmacie, soit à une centrale de distribution qui vous enverra vos médicaments par poste dès le lendemain.

Un système sécurisé

Lordonnance électronique offre le même niveau de sécurité que les solutions bancaires, avec un système de double authentification. Le patient décide lui-même sil veut regrouper au même endroit les médicaments pris dans différentes pharmacies mais aussi à qui il donne accès à la liste de ses médicaments. Cela pourra être à son médecin généraliste, à son pharmacien, à d’éventuels spécialistes mais aussi par exemple aux infirmiers et infirmières à domicile.

Une liste à jour et un historique

Le principal avantage de cette solution est de permettre aux professionnels de santé mais aussi à chaque patient davoir en permanence la liste des médicaments à jour. Chaque patient peut aussi y ajouter la liste des traitements pris sans ordonnance, ce qui offre une vue de la totalité de son traitement. Un module dinteraction médicamenteuse signale si certains de vos médicaments sont incompatibles.  Lajout de vos allergies médicamenteuses permet aussi au système de vous signaler sil y a dans votre traitement un médicament que vous devriez éviter.

Ce moyen est aussi très utile pour les traitements renouvelables. Chaque patient peut voir sur son ordinateur ou sur son smartphone si ses médicaments sont renouvelables et si oui, jusqu’à quelle date. Il peut aussi par ce système demander au médecin prescripteur le renouvellement de son traitement dun simple clic.

Lordonnance électronique a aussi comme atout de donner accès aux médicaments prescrits par le passé, ce qui vous permettra de savoir si tel ou tel médicament vous a déjà été donné, même plusieurs années auparavant.

Les nouvelles fonctionnalités

Lordonnance électronique est aussi une solution dynamique qui, en se basant sur un système expert, fera des propositions. Elles seront principalement de deux ordres, soit économiques pour proposer un traitement équivalent mais moins cher, soit pour proposer larrêt de traitements qui pourraient ne plus être utiles, un arrêt qui devra évidemment être discuté et validé par le médecin.

Mieux informé, mieux soigné

Le dernier atout de ce système est de permettre au patient de voir lindication de chaque médicament, le premier est un médicament contre lhypertension, le deuxième un médicament pour le diabète, etc. Un simple clic sur le nom dun médicament permet de découvrir ses indications, ses effets secondaires mais aussi sa forme et sa couleur.

Vous êtes intéressé ?

Désolé pour ceux dentre vous qui se réjouissaient de pouvoir utiliser cette ordonnance électronique, elle nexiste pas (encore). Elle représente ce que je souhaiterais pouvoir utiliser pour tous mes patients, pour avoir une liste de médicaments à jour en permanence qui serait partagée avec tous les professionnels en charge de chacun d’eux. Un outil qui permettrait aussi de mieux intégrer le patient lui-même dans sa prise en charge médicale.

Votre avis

Même si je suis convaincu quun tel outil me serait utile pour soigner mes patients, jaimerais avoir votre avis. Si elle existait, seriez-vous intéressé par une telle solution ? Quels en seraient les atouts et les dangers Jaimerais surtout savoir, à lheure où lon vante les mérites de la santé numérique, pourquoi un tel outil nest pas encore disponible ?

 

Pandémie SARS-CoV-2: où trouver des informations de qualité ?

Dois-je me faire dépister ? Dois-je me placer en isolement ? Quels sont les traitements efficaces ? Disposera-t-on bientôt d’un vaccin ? Nous nous posons tous d’innombrables questions sur le coronavirus. Le but de cet article est de vous donner les noms de sites de qualité où vous devriez trouver les réponses aux questions que vous vous posez.

Les premiers sites sont destinés à tous, les derniers, souvent en anglais, sont plutôt destinés à ceux d’entre vous qui ont besoin d’informations plus pointues, je pense notamment aux professionnels de la santé.

Le site de l’OFSP

La première source d’information est la page Coronavirus du site de l’Office fédéral de la santé publique. Il faut un peu fouiller mais on y trouve de nombreuses informations : des chiffres sur la situation de la pandémie en Suisse, des informations sur les mesures à suivre pour se protéger mais aussi la procédure en cas de symptômes et d’éventuelle infection. C’est aussi sur cette page que vous verrez le numéro de téléphone de l’Infoline coronavirus : + 41 58 463 00 00, ouverte tous les jours de 6 à 23h.

L’OFSP propose aussi sur son site une page « maladie, symptômes, traitement » qui vous permettra de découvrir ce que l’on sait (et ce que l’on ne sait pas) sur ce nouveau coronavirus (transmission, symptômes, évolution, traitement).

L’OFSP propose aussi une page spécifique pour les professionnels de la santé.

Coronacheck

Créé en mars 2020, Coronacheck est le fruit de l’étroite collaboration des experts de la Policlinique de Médecine Tropicale, Voyages et Vaccinations et des ingénieurs de l’équipe Informatique d’Unisanté. L’objectif de cet outil disponible en ligne est de permettre à la population et aux professionnels de la santé de recevoir en quelques clics des recommandations sur l’attitude à suivre face une situation particulière. Dois-je me faire dépister ? Dois-je m’isoler ? Coronacheck vous donnera la réponse en une minute. Cet outil est particulièrement utile face à des recommandations de prise en charge qui évoluent sans cesse.

Sur les vaccins

Vous trouverez des informations très complètes sur le développement des vaccins contre le SARS-CoV-2 sur la plateforme d’informations sur les vaccins Infovac.

Les sites des cantons

Vous trouverez aussi des informations utiles sur le site de votre canton: BerneFribourgJuraNeuchâtelGenèveValais et Vaud.

Pour aller plus loin

Plusieurs sites donnent des informations sur la prise en charge de la COVID, des sources d’information qui intéresseront particulièrement les professionnels de la santé.

Pour ce qui est des sites suisses :

Au-delà de nos frontières :

La source d’information la plus intéressante est à mon avis le site UpToDate. Cette base de données américaine propose habituellement des contenus gratuits pour le grand public mais par abonnement aux professionnels de la santé. Les pages consacrées au COVID-19 sont exceptionnellement mises à disposition de tous en libre accès. Sur le site du British Medical Journal, la page « Coronavirus disease 2019 (COVID-19) » propose un contenu proche mais qui me parait moins complet. Troisième possibilité, la page COVID-19 du Centre for Evidence-Based Medicine d’Oxford.

Pour ce qui est de la prise en charge du coronavirus, les professionnels de la santé trouveront aussi des informations sur le site des Centers for Disease Control and Prevention ou en français sur le site de l’OMS ou sur celui du Gouvernement canadien.

Cette liste n’est évidemment pas exhaustive. S’il manque une source d’information de qualité, merci de me le signaler.

Vous avez une question ?

Le Temps organise ce mardi 17 novembre de 14h à 15h un chat en ligne au cours duquel Valérie D’Acremont, infectiologue et cheffe du secteur santé numérique et globale à Unisanté, répondra à vos questions. Vous pouvez poster votre question sur la page consacrée à cet événement.

PS: Protégez-vous et protégez les autres.