Oniri Islands, Tourmaline Studio

Aidez Oniri Islands, un beau jeu collaboratif en pleine récolte de fonds !

Jeu collaboratif dont toute l’action se fait par la manipulation de figurines sur la surface de l’écran d’une tablette, Oniri Islands est un jeu en phase de récolte de fonds afin d’assurer sa réalisation. Sur le principe du financement participatif, l’argent est avancé par les intéressé-e-s sur le site Kickstarter. Les auteurs du jeu ne le toucheront que si un certain montant est atteint.

Déclaration d’intérêt : j’ai moi-même versé de l’argent à cette campagne 😉

La récolte est très bien partie, et il est réjouissant de voir tout cet engouement pour un jeu à l’interface originale mettant en avant la collaboration.

N’hésitez pas à aller voir les options offertes sur leur page Kickstarter et, éventuellement, à aider le jeu !

Vous trouverez ci-dessous une interview de Marion Bareil, co-auteure, puis tout en bas son interview avec Stéphane Laurenceau le 8 avril 2017 dans l’émission Point Barre de Couleur 3.

 

Nous arrivons dans la dernière ligne droite de votre campagne de financement participatif sur Kickstarter. Il vous reste une semaine ; quelle est la tendance actuellement ? Quelles sont les actions prévues dans les jours restants ?

Il nous manque moins de 5’000.– CHF pour toucher au but, et les contributions sont plus fréquentes qu’il y a deux semaines ; nous avons encore eu de très généreuses contributions et nous avons bon espoir de conclure cette campagne ! Nous allons continuer à être actifs sur les réseaux sociaux. Nous faisons un peu de pub aussi, notamment sur Twitter, et nous allons participer à Polymanga pour finir la campagne sur un gros événement.

Pourquoi avoir opté pour une campagne de financement participatif ?

La campagne nous sert à deux choses : d’un côté démarrer la production physique, c’est-à-dire récolter la somme nécessaire pour produire les moules et les premières boîtes de jouets. Le kickstarter nous sert également à confirmer l’engouement pour notre jeu et à lancer un message fort aux distributeurs grâce aux pré-commandes réalisées : plus de 250 personnes (et ça n’est pas fini) ont pré-commandé le jeu alors qu’il n’est pas encore terminé, ce qui montre le potentiel que pourrait avoir une sortie à plus grande échelle, avec des moyens de communication plus importants et un bon réseau de distribution. Le kickstarter n’est que le début de l’aventure !

Oniri Islands est-il réservé à un couple adulte-enfant ou est-ce que deux enfants ou deux adultes y trouveront autant de plaisir ?

Oniri Islands est un jeu pour tous les fans de jeux d’aventures à partir de 6 ans. Son côté accessible et l’aspect coopératif en font naturellement un jeu idéal pour qu’un enfant et son parent / gardien prennent plaisir à y jouer ensemble, mais également deux enfants, ou deux adultes, beaucoup de configurations sont possibles !

Nous avons d’ailleurs remarqué que les couples aiment beaucoup notre jeu, ce qui n’est pas étonnant en soi car les interactions dans le jeu nécessitent que les joueurs soient proches physiquement et développent un bon esprit d’équipe, ce qui marche très bien avec des personnes ayant de bonnes affinités.

 

Quand le projet a-t-il débuté ?

L’idée est venue suite à un workshop en Media Design à la Haute École d’Art et de Design de Genève (HEAD) : j’avais créé un petit prototype d’installation utilisant des paper toys et un projecteur pour créer un paysage sur une table. Une caméra filmait la table et l’on jouait en déplaçant un pion en papier sur le paysage virtuel projeté qui évoluait en fonction de la position du pion. Avec Camille, nous avons réfléchi à comment faire de cet embryon d’idée un véritable jeu, et surtout proposer une expérience accessible à tous, tout en conservant le caractère hybride : faire interagir des objets physique sur un univers virtuel pour faire vivre une aventure.

Nous connaissions les travaux d’Étienne Mineur, co-fondateur des Éditions Volumiques, en particulier la technologie de reconnaissance d’objet sur tablette qu’il a inventé : cette solution nous est apparue évidente. Nous avons également fait évoluer l’idée en réfléchissant à un jeu pour deux joueurs, en coopération, et c’est comme ça que le véritable concept d’Oniri est né.

Le projet a réellement démarré début 2014. Nous avions présenté Oniri à un concours romand, le prix Genilem HES, qui nous a permis d’obtenir les fonds nécessaires pour créer la structure. Puis nous avons remporté deux autres concours, ce qui nous a permis de démarrer une série de prototypes et de planifier la production, qui elle a démarré début 2016.

Quel a été l’importance de la HEAD dans le développement de ce projet ?

La HEAD nous a soutenu de différentes manières : nous étions lauréates en 2015 du concours de l’AHEAD Design Incubator, un incubateur aidant les alumnis de la HEAD à monter une entreprise en répondant à des enjeux spécifiquement liés à des activités de design. Cela nous a été très utile, notamment leur programme de mentorat / coaching : nous avons pu choisir des professionnels de l’industrie pour nous aider à développer notre stratégie marketing et notre business model. L’incubateur nous a également aidés financièrement en répondant à des demandes précises visant à développer l’entreprise. La HEAD nous a permis d’exposer Oniri dans des événements prestigieux comme la Pax East à Boston et Lift Shanghai en 2014, à la NASSCOM à Hyderabad en novembre dernier, et plus récemment au Salon du Design à Milan.

Que vous a apporté la participation à ces salons ? Comment s’est concrétisé le soutien de Pro Helvetia ? La scène suisse de créateurs et créatrices de jeu a-t-elle joué un rôle ?

Ces salons nous ont permis de faire beaucoup de playtests, d’affiner nos prototypes avec les retours des joueurs, mais aussi de faire des rencontres intéressantes avec différentes personnes de l’industrie, des éditeurs, journalistes, etc. Pro Helvetia nous a permis de participer à des salons internationaux comme la Gamescom, la Paris Games Week et la Game Developers Conference (GDC) en nous offrant un booth et un soutien financier pour les frais de transports. Autant dire que nous aurions pu difficilement participer sans leur aide. Être au sein de la délégation suisse lors de ces différents évènements a été une force pour nous. Ensemble, nous avons pu montrer que cette scène est plus que prometteuse.

Le jeu tourne sur tablette, où tous les jeux sont disponibles en version dématérialisée, mais il nécessite des figurines solides. Comment allez-vous vendre le jeu, ou simplement le distribuer ?

Le jeu sera vendu sous forme d’une boîte de jeu contenant les deux figurines connectées et les cinq masques accessoires que l’on peut mettre sur les personnages. L’application, quant à elle, sera gratuite sur les stores. Après le kickstarter nous allons mettre en place un e-shop où l’on pourra commander la boîte du jeu. Nous allons aussi la distribuer via Amazon et entamer des partenariats avec des distributeurs pour intégrer plusieurs circuits : à la fois sur internet, et directement dans des magasins de jeux / jouets, boutiques spécialisées…

 

Comment fonctionne la reconnaissance des figurines ?

Nous utilisons un système inventé par le studio français Les Éditions Volumiques. Cette technique utilise un motif de 3 points sous le socle de l’objet et l’électricité du corps qui passe par la figurine jusque sur l’écran pour reconnaître en temps réel la position et l’orientation de plusieurs figurines différentes. Les objets doivent donc être fabriqués en matière conductrice pour fonctionner.

Quelle est la composition de l’équipe, et comment s’est faite la répartition des tâches ?

L’équipe est composée de 10 personnes.

Marion Bareil : Game Designer et Directrice de Création
Camille Attard : Game Designer et Productrice
Mathieu Chesnais : Programmeur et Animateur
Delphine Fourneau : Artiste 2D et 3D
David Calvo : Designer Narratif
Mathilde Kitteh : Illustratrice
Léa Bareil : Designer sonore
Baptiste Portefaix : Compositeur
Manon Flouret : Designer d’objets
Nassos Apollonatos : Designer de jouets

Si le kickstarter aboutit, que faites-vous le jour J+1 avec l’argent récolté ?

L’argent récolté va servir à la fabrication des moules et des premières boîtes de jouet, à leur transport et à payer les taxes, ce que l’on ne pourra faire qu’une fois le kickstarter abouti. Cette réalisation va prendre plusieurs mois donc nous n’allons pas dépenser tout l’argent dès le premier jour !


Découvrez le passage de Marion chez Point Barre ici…

 

… et ici.

 

L’image d’en-tête est tirée du matériel promotionne accompagnant le jeu.

Yannick Rochat

Yannick Rochat

Yannick Rochat est premier assistant à l'Université de Lausanne et chercheur en digital humanities, un domaine où se rencontrent informatique, mathématiques et sciences humaines et sociales. Ses travaux portent notamment sur les réseaux, les twitterbots, les game & play studies, et les archives de journaux. Mathématicien de l'EPFL, il est également docteur en mathématiques appliquées aux sciences humaines et sociales de l'UNIL.

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