Avions de combat, le PS s’enfonce dans la désinformation

Dans un communiqué de presse datant du 20 décembre 2019, le PS lance sa campagne contre l’achat d’un nouvel avion de combat avec des arguments mensongers. L’occasion de revenir sur une action irresponsable d’un parti membre de notre gouvernement. Décryptage :

En jaune, les nombreuses affirmations mensongères que je vous propose de reprendre ci-dessous :

Avions de combat « luxueux » :

Ce qualificatif est propre au PS puisqu’il n’existe pas d’avion de combat de « luxe » ni de « Low Cost ». Les avions à l’essais pour notre pays correspondent à la norme « multirôle » qui répond aux besoins établis par le cahier de charges du DDPS. Celui-ci, se base sur les menaces actuelles et futures confirmées par le récent rapport de Mme l’Ambassadrice Pälvi Pulli datant de mai 2019.

Les avions testés sont les mêmes que ceux à l’essais ou en cours d’intégration dans de nombreux pays comme : l’Allemagne, la Belgique, le Brésil, le Canada, le Danemark, la Finlande, France, Norvège, Pays-Bas, Pologne, Bulgarie, Suède et bien d’autres…

L’avion du PS : un doublon inadapté et prohibitif :

 Le PS propose d’acheter à la place le Leonardo M346FA « Light Attack ». D’une part, cet avion serait un doublon, étant donné que nos pilotes sont formés grâce aux Pilatus PC-21, moins cher à l’achat comme à l’heure de vol. De l’autre, en ce qui concerne la Police du ciel le M346FA n’est pas adapté, car il est spécialisé dans « l’attaque au sol de type antiguérillas ». Par ailleurs, cet avion n’est pas à la norme QRA15 (décollage en moins de 15 minutes) son plafond pratique de 12’000 mètres sans armement ne permet pas de rejoindre un avion de ligne à haute altitude. Trop lent, pas de postcombustion, il ne peut pas rejoindre non plus un jet rapidement. (Avec armement, le plafond pratique, la vitesse serait ainsi diminuée de 30%). Radar inadapté en montagne, car trop faible puissance d’émission (apparition de faux échos).

Choix judicieux et réfléchi :

Selon le PS, aucune alternative n’a été examinées ; ce qui est faux ! La prolongation des F-5 obsolètes ainsi que les actuels F/A-18, l’achat d’avions d’occasions ainsi que l’achat en commun avec un pays voisin, tout comme la sous-traitance de la Police du ciel par nos voisins, font partie de l’étude préliminaire au projet « air2030 ». Les conclusions sont sans appel, la Suisse a besoin d’un nouvel avion de combat multirôle pour assurer l’avenir des Forces aériennes et de sa souveraineté.

Consultations et débats, le PS est amnésique : 

Le PS affirme que la droite refuse de s’engager dans un débat critique, ce qui est encore faux ! Avant même le lancement du projet « air2030 », le Conseil Fédéral a mis en place une discussion préparatoire à laquelle tous les présidents de partis ont été invités à s’exprimer sur le sujet au sein des discussions de Wattewille. Du 23 mai au 22 septembre 2018, les cantons, les partis, les associations ainsi que d’autres organisations ou cercles intéressés ont pu s’exprimer dans le cadre de la consultation. Puis, lors de la constitution du groupe d’accompagnement pour l’évaluation du nouvel avion, le PS était représenté par Mme la conseillère aux Etats Géraldine Savary ! Depuis, tous les partis ont eu l’occasion de s’exprimer, notamment lors des derniers débats aux Chambres Fédérales.

Affaires compensatoires et transparence :

Le PS parle « de politique opaque de subventions » à propos des affaires compensatoires. Affirmation encore fausse, puisque le débat vient d’avoir lieu aux Chambres Fédérales sur le pourcentage, ainsi que sur le processus de mise en place des affaires compensatoires. Le PS était-il absent lors des débats ?

Mme Amherd, cheffe du DDPS se base d’ailleurs sur un second rapport effectué par M. Kurt Grüter pour justifier son choix qui vient d’être accepté par les deux Chambres, la transparence y a été évoquée. Le travail effectué jusqu’ici par SWISSMEM lors des rencontres B2B avec les avionneurs et l’industrie suisse a été salué de toute part.

Il n’y a pas de manque de transparence et il n’y aura pas de subvention industrielle attribuée au hasard comme le prétend le communiqué. Les contrats d’affaires compensatoires sont soumis à la loi du marché et les entreprises sont mises en concurrence. Le tout est surveillé à l’aide d’un registre public dans lequel toutes les affaires compensatoires seront répertoriées.

Les Offsets permettront un retour sur investissement en terme de compétences, de places de travail, d’apprentissages et donc de cotisations AVS, chômage et d’impôts.

Les chiffres erronés du PS :

 Les 6 milliards destinés aux avions de combat font partie du budget ordinaire de l’armée. Cette somme comprendra les avions, les simulateurs, l’armement, les pièces détachées et la formation sur une période de 30 ans.

Le PS évoque une somme de 24 milliards de francs ? D’où sort ce chiffre ? Le PS est incapable de le justifier ! Aplus forte raison, que la plupart des avions en complétition auront un coût à l’heure de vol inférieur aux actuels Hornet en service.

Combien coûterait (finance/politique) la sous-traitance de notre sécurité aérienne auprès de l’Otan (comme la Lituanie, l’Estonie et la Lettonie) en cas d’incapacité de nos Forces aériennes ?

Propagande et rapport douteux du PS :

Le PS n’ayant pas le courage de ses opinons, soit la suppression des Forces aériennes et de l’armée (inscription dans ses statuts), il tente de tromper les électrices et électeurs avec de fausses informations. Le PS est d’ailleurs allié avec le Groupe pour Suisse Sans Armée (GSsA) ainsi que les Verts qui se montrent moins hypocrites, malgré une prise de position irresponsable dans le cadre de la récolte de signatures pour le référendum contre l’achat d’avions.

La stratégie du PS est de faire croire que le Parti aurait une meilleure solution au projet « air2030 » et se base sur un pseudo rapport payé. Le rapport de la société ACAMAR est particulièrement douteux. D’une part, il explique que la Suisse peut être protégée entièrement avec des systèmes sol-air, ce qui est faux ! Seul un volume de 15’000 km² est possible. Il semble que ces « experts » ne connaissent pas notre pays ou pensent que les ondes radars traversent les montagnes ? Mais il y a pire ! Ces personnes ayant toutes été actives en tant que militaires américains sur le système PATRIOT, concluent leur rapport sur le fait que notre pays doit choisir ce système au détriment du SAMP/T européen ! Y a-t-il collusion entre ACAMAR et la proposition du PATRIOT pour notre pays ? Une chose est sûre, la déontologie de ces « pseudos » experts est mise à mal avec une telle conclusion et c’est le fond de l’argumentation du PS et de la gauche qui s’effondre irrémédiablement.

Notes : Le rapport « air2030 » ne fait état d’aucune réelle critique. Les éléments clefs ont bénéficié à la demande de la conseillère fédérale Viola Amherd de rapports complémentaires : à savoir un avis supplémentaire de Claude Nicollier sur le rapport d’experts Avenir de la défense aérienne, une évaluation des affaires compensatoires (offsets) rédigée par Kurt Grüter, ainsi qu’une analyse de la menace effectuée par Mme Pulli. A contrario le rapport ACAMAR du PS est sévèrement critiqué par des spécialistes comme : Méta-Défense, OPEX360, ainsi que de divers pilotes et ingénieurs spécialistes de défense non liés à notre pays et au projet « air2030 ».

La tragégie en Iran, nous montre par ailleurs que la défense sol-air ne peut être engagée en tampe de paix, ni de tensions, sans une fermeture de l’espace aérien. L’incapacité de celle-ci à vérifié la nature d’une cible, confirme le besoin d’une police due ciel basée sur un avion de combat moderne et multirôle.

ACAMAR la société qui n’existe pas vraiment :

AIR2030 : Acamar, la mystérieuse société américaine de consulting du Parti Socialiste Suisse

 

Musée Clin d’Ailes : sur les traces d’Apollo 11 !

En ce début d’automne, le Musée Clin d’Ailes a la tête dans les étoiles. Le samedi 5 octobre, la traditionnelle journée Space Day sera dédiée aux écoliers. Le lendemain dimanche 6 octobre journée thématique et plutôt virtuelle avec la Patrouille Suisse. Mais le samedi 12 octobre, c’est la Lune qui s’invite au musée, pour une journée exceptionnelle sur les traces d’Apollo 11.

Depuis 19 ans l’assemblée générale de l’ONU a proclamé la Semaine mondiale de l’espace (WSW) au début du mois d’octobre. Les dates rappellent celle du lancement, le 4 octobre 1957, du premier satellite artificiel, Spoutnik I. La Semaine mondiale de l’espace est l’événement spatial annuel le plus important dans le monde. Elle inspire de nombreux étudiants et écoliers qui formeront la main d’œuvre de demain. A l’invitation des radioamateurs du Musée Clin d’Ailes HB4FR, cette année, ce sont des élèves primaires d’Estavayer-le-Lac qui participent à la WSW 2018. Lors du «Payerne Space Day» ils proposeront au public le samedi 5 octobre les travaux qu’ils ont réalisés dans le cadre de cette semaine mondiale de l’espace.

Pour la journée thématique du dimanche 6 octobre, les bénévoles du musée de l’aviation militaire de Payerne vous proposent deux après-midi fort animées dans cet écrin qui met en exergue l’histoire aéronautique du pays. L’équipe du Flight Simulator Center (FSC) proposera des initiations dans son installation de simulation que les visiteurs pourront tester, notamment une toute nouvelle modélisation d’un Vampire DH100.

L’attraction principale de cette journée sera la venue de la Patrouille Suisse virtuelle. On retrouvera les fidèles radioamateurs de HB4FR avec une initiation au morse, avec une chasse au renard ludique pour les enfants.

La Lune à l’honneur le samedi 12 octobre  

Le 20 juillet 1969, les humains ont débarqué pour la première fois sur un corps céleste étranger, la Lune. Neil Armstrong et Buzz Aldrin ont été les premiers à marcher sur le sol lunaire. Sur des millions d’écrans de télévision à travers le monde – à l’époque encore une technologie relativement nouvelle – mais aussi à la radio, les téléspectateurs et les auditeurs radio ont pu suivre cet événement, que beaucoup de gens n’auraient jamais cru possible.

Mais comment les astronautes ont pu envoyer des signaux de télévision de la Lune vers la Terre? Comment se fait-il que le premier emblème d’un pays sur la Lune fut suisse ? Qu’a déclenché ce premier pas de l’homme sur notre satellite pour l’exploration spatiale et comment l’industrie suisse a-t-elle contribué à la réussite d’Apollo 11?

Autant de questions que se sont posées les radioamateurs du Musée Clin d’Ailes HB4FR. Ils vont non seulement y répondre le 12 octobre, mais ils vont aussi apporter d’innombrables éclaircissements dans le cadre de cette journée commémorative exceptionnelle.

Dans un premier temps, les visiteurs auront la réponse à leurs questions à travers trois conférences par (détails dans l’encadré qui suit):

  • Le Dr André Galli, physicien de l’espace à l’Université de Berne
  • Lorenz Born, ingénieur en électricité et en informatique, terminaux mobiles
  • Claude Nicollier, astronaute et professeur à l’EPFL

En outre, le visiteur aura la possibilité de prendre part à des activités interactives, comme par exemple un alunissage virtuel à la place de l’astronaute Neil Armstrong, ou de remplacer l’astronaute Michael Collins à bord du module de commande Apollo 11, dans l’orbite lunaire.

Les radioamateurs et l’équipe du musée auront encore d’autres surprises à montrer dans une exposition thématique, notamment sur l’apport de l’industrie suisse au programme Apollo. A relever que le Spoutnik fera son retour au musée, parmi d’autres objets de la conquête spatiale, avec des évocations comme Omega, la bande Velcro, les objectifs Kern, une certaine colle Araldite…

A voir le samedi 5 (entrée gratuite) et dimanche 6 octobre 2019 (10 francs), de 13 h 30 à 17 h. Le samedi 12 octobre, journée Apollo 11, de 9 h à 17 h non-stop, avec petite restauration (saucisses grillées, salade de pommes de terre ou raclettes). Pour cette journée, entrée 10 francs, toutes faveurs suspendues. Conférences gratuites, mais uniquement sur inscription. Musée de l’aviation militaire de Payerne Clin d’Ailes à la Base aérienne. www.clindailes.ch – tél. 026 662 15 33. Aussi sur FB.

Les conférences de la journée du 12 octobre 2019

10 h                 Lorenz Born «Apollo Telecommunications System
an On-Board Computer» – Allemand/français (durée 1 h 30)

12 h 10 (d)      Dr André Galli, physicien de l’espace à l’Université de Berne
13 h 10 (f)       Apollo 11 Solar Wind Composition Experiment et autres informations
sur la recherche spatiale à l’Université de Berne

14 h 20 (d)      Claude Nicollier, astronaute, astrophysicien et professeur à l’EPFL,
15 h 30 (f)       Président du Conseil de fondation du Musée Clin d’Ailes
«La Lune en 1969 et après?»

Inscriptions pour les conférences : www.hb4fr.ch (prix d’entrée au musée 10 fr.)