Pilatus dévoile le PC-12NGX

L’avionneur suisse Pilatus continue de travailler sur le développement de son turbopropulseur PC-12 avec une le lancement d’une nouvelle variante. Celle-ci vient d’être dévoilée, lors de la convention et des expositions nationales sur l’aviation d’affaires (NBAA-BACE) à Las Vegas. Pilatus a dévoilé l’avion le plus avancé et le plus polyvalent des turbopropulseurs monomoteurs du marché, le PC-12 NGX.

Le PC-12NGX 

Le tout nouveau PC-12 NGX intègre un moteur amélioré, une avionique plus intelligente et une cabine entièrement repensée avec de plus grandes fenêtres, faisant de cette troisième génération de la cellule PC-12, le turbopropulseur monomoteur le plus perfectionné jamais conçu. S’appuyant sur l’expérience acquise auprès de la flotte mondiale de PC-12, qui compte plus de 1’700 appareils et plus de sept millions d’heures de vol, ainsi que du support Pilatus, le nouveau PC-12 NGX apporte la dernière technologie au marché des turbopropulseurs.

Technologie moteur éprouvée à commande numérique 

Un turbopropulseur monomoteur exige un groupe motopropulseur éprouvé: le nouveau turbopropulseur PT6E-67XP de Pratt & Whitney Canada est au cœur du nouveau PC-12 NGX. Ce moteur amélioré comprend une hélice électronique et un système de contrôle du moteur, notamment un FADEC (Full Authority Digital Engine Control), une première mondiale sur ce segment de marché. De plus, le nouveau mode basse vitesse des hélices entraîne une réduction significative du bruit dans la cabine pour un confort accru des passagers. Le nouveau moteur à turbopropulsion permet au PC-12 NGX d’atteindre une vitesse de croisière maximale de 290 KTAS (537 kilomètres à l’heure). Le PC-12 NGX ajoute également des fonctionnalités avancées, telles que le fonctionnement du carburant sans Prist®, soit sans additif chimique antigel.

La technologie de pointe à l’origine du moteur PT6-67XP de la E-SeriesMC se traduit par un pilotage plus intuitif et des opérations simplifiées. Sur simple pression d’un bouton, le pilote peut démarrer ou éteindre le moteur tout en évitant les démarrages à chaud et les faux démarrages. Le système intégré de commande électronique de l’hélice et du moteur à un seul levier permet une régulation du moteur précise grâce à une surveillance constante de la température et de la puissance, ce qui garantit un rendement optimal du moteur pendant toutes les phases de vol. Dans les faits, la nouvelle conception de la turbine du moteur PT6E-67XP, qui propulse l’appareil PC-12 NGX de Pilatus, permet une montée plus rapide, une vitesse plus élevée et une puissance accrue de 10 % qui se manifestent par des temps de vol plus courts.

Grâce à la connexion numérique, une centaine de paramètres font l’objet d’une surveillance qui facilite l’analyse prédictive du fonctionnement du moteur et du système ainsi que la planification proactive de l’entretien. À partir des données clés du moteur et de l’appareil, le système de commande moteur électronique (EEC) est à même de procéder à des réglages et de fournir une puissance optimale tout au long du vol.

Après l’atterrissage, les données de vol sont téléchargées à distance et fournissent aux exploitants et aux spécialistes de la maintenance de précieuses indications sur le rendement et l’état du moteur. Les clients peuvent planifier l’entretien et ainsi optimiser leurs activités, réduire leurs coûts et voler lorsqu’ils en ont besoin et durant de plus longues périodes. Les indications fournies par les nouvelles données maximisent la grande disponibilité inhérente au moteur.

Environnement de cockpit intelligent 

Le PC-12 NGX bénéficie d’une gamme de nouvelles fonctionnalités pour le pilote: le système ACE ™ (Advanced Cockpit Environment) de Honeywell, inspiré du PC-24, fournit une avionique améliorée. Autre nouveauté de ce segment, Pilatus associe la puissance d’un dispositif de contrôle du curseur à la polyvalence d’un contrôleur d’écran tactile intelligent dans un poste de pilotage véritablement professionnel. L’auto-manette numérique, c’est-à-dire le réglage automatique de la poussée, réduit la charge de travail du pilote pour une sécurité accrue et assure l’optimisation automatique de la puissance à chaque phase du vol.

Nouvelle cabine avec de plus grandes fenêtres 

Les fenêtres de la cabine ont été agrandies de 10% afin d’améliorer l’expérience des passagers du PC-12 NGX et d’apporter plus de lumière naturelle. La forme rectangulaire des nouvelles fenêtres, également adaptée du PC-24 et ses garnitures de pare-brise sombres créent une image distincte PC-12 NGX.

La cabine entièrement repensée est proposée dans six intérieurs différents de BMW Designworks. Les sièges passagers extrêmement légers, spécialement développés, offrent une ergonomie optimale, avec possibilité d’inclinaison totale si nécessaire. Les sièges sont disposés de manière à offrir une liberté de mouvement maximale tout en offrant une plus grande marge de manoeuvre, grâce à la garniture de pavillon redessinée. Le système de climatisation offre une distribution d’air meilleure et plus silencieuse.

Coût d’exploitation réduit 

Avec le nouveau PC-12 NGX, les intervalles de maintenance programmés ont été étendus à 600 heures de vol, ce qui permet de réaliser des économies considérables. La période entre les révisions a également été portée de 4’000 à 5’000 heures, ce qui a permis de réduire encore le coût d’exploitation du PC-12 NGX, ce qui en fait le leader incontesté de sa catégorie.

S’exprimant lors de la présentation à Las Vegas, Markus Bucher, PDG de Pilatus, a déclaré: «Nous sommes ravis de dévoiler le nouveau PC-12 NGX aujourd’hui. Pour conserver le leadership du PC-12 sur le marché de l’aviation générale, nous recherchons en permanence des solutions innovantes qui bénéficient à la sécurité, au confort et à la productivité de nos clients. Le PC-12 NGX est une vitrine de la collaboration technologique avancée entre Pilatus, Pratt & Whitney Canada et Honeywell. Ensemble, nous avons pris le meilleur et l’avons rendu encore meilleur. De plus, nos clients n’ont pas à attendre des années pour pouvoir profiter de ces avantages, le PC-12 NGX est ici aujourd’hui. ”

Le prix de base du PC-12 NGX en 2020 est de 4’390’000 dollars US, avec des avions configurés pour les cadres de direction équipés à un prix de 5’369’000 dollars US.

Le PC-12 NGX est certifié et les livraisons aux clients débuteront au deuxième trimestre de 2020.

Photos : 1 PC-12NGX 2 Cockpit 3 Intérieur @ Pilatus Aircraft

Aviation : Un nouvel outil pour traquer les fissures et produits illicites

Si les pannes sont rares sur les avions de ligne, il n’en demeure pas moins que certains incidents plus ou moins graves auraient pu être évités grâce un nouvel outil disponible aujourd’hui sur le marché de la maintenance et de la sécurité aérienne.

De la simple panne aux problèmes graves

Entre le bug d’un logiciel, la panne d’une radio de bord, d’un élément de navigation, l’équipage d’un avion peut compter sur la redondance des systèmes de bord qui sont doublés. Mais il arrive également que des pièces fissurées,  par conséquent non identifiées au préalable, provoquent un grave incident.

Dernièrement, un A220 de la compagnie Swiss International reliant Genève à Londres a eu une panne sévère sur le moteur gauche, ce qui a obligé l’équipage à dérouter l’avion vers l’aéroport Paris Charles-de-Gaulle (France). Les causes de cet incident sont la perte de certaines pièces du compresseur basse pression. En 2017, une partie d’un des réacteurs d’un A380-800 d’Air France assurant une liaison entre Paris et Los Angeles s’était décrochée en plein vol, au-dessus du Groenland. Une pièce d’environ 150 kg provenant de ce moteur a récemment été retrouvée sous 4 mètres de neige et de glace, au milieu d’une crevasse.

En novembre 2010, l’Airbus A380 du vol Qantas 32 (QF 32) se retrouve avec une turbine intermédiaire d’un des quatre moteurs Rolls-Royce qui a explosé en plein vol.

Ces trois incidents graves ont pour point commun une défaillance structurelle sur une ou plusieurs pièces qui composent la motorisation. Mais d’autres pannes, dues à l’usure de pièces, ou l’oubli d’un outil qui finit par coincer un élément mobile, ont par le passé provoqué des atterrissages d’urgences ou même des crashs.

La détection de panne

Les avions commerciaux modernes transmettent (VHF et satellite) un certain nombre de paramètres sur l’état de l’avion en temps réel via le système ACARS (Aircraft Communication Addressing and Reporting System). Les informations du moteur sont envoyées via l’ACARS. Ce sont en quelque sorte  des captures d’écran de l’état du moteur ; vitesses, débit du carburant, température, quantité restante de kérosène, niveau de pression, vibrations. Ces données sont envoyées soit directement aux motoristes, soit par l’intermédiaire des compagnies aériennes. Elles peuvent également être reçues par les avionneurs. Ce système de transmission n’est pas conçu pour fournir des informations en cas d’accident et sur la sécurité des vols, comme c’est le cas pour les boîtes noires. Il est dédié à l’état technique des moteurs et aide à leur maintenance dans la mesure où il permet de détecter des anomalies de fonctionnement.

Avec le nombre d’avions qui volent au quotidien, ces données sont traitées de manière automatique à l’aide d’algorithmes dans un système automatisé. La détection d’une anomalie permet de faire des recommandations de maintenance préventive. Cependant, les données des moteurs ne sont pas transmises en permanence par l’avion, mais en général lors du décollage, de la montée, de la croisière, de la descente, puis de l’arrivée. Pour autant, ce système n’a pas permis d’anticiper les problèmes moteurs cités ici.

Le scanner pour avion une solution multi-usages

Le système de scannage d’avion offert par Tudor Tech offre un complément inégalé en terme de maintenance et permet de combler un vide existant en matière de prévention de l’usure des matériaux ou la détection d’une pièce défectueuse. Cette innovation concerne aussi bien les avions plus anciens non dotés d’un système ACARS que des modèles plus récents où l’envoi de données n’a pas permis d’agir en terme de prévention. Le système offre une polyvalence d’emploi, d’une part pour la recherche de panne pour la maintenance et d’autre part pour traquer les produits illicites comme les explosifs, les armes et les drogues qui ont pu être cachés dans un avion. Cette solution en fait un outil incontournable pour la sécurité d’un aéroport.

Détecté l’invisible :

La société Tudor Tech basée à St-Imier produit une gamme complète de scanners. Inventé et développé par son propriétaire Mircéa Tudor, le scanner pour avion permet de détecter en quelques minutes seulement des microfissures, fuites hydrauliques et autres défectuosités pouvant se trouver dans des recoins que l’œil humain ne peut déceler. Lors des nombreux vols effectués par une avion de ligne, nombreux sont les points qui peuvent être affaiblis (voir schéma).

Le système est le seul qui permet de contrôler qu’aucun outil n’aie été oublié par un mécanicien dans un endroit critique de l’avion. Des accidents ont eu lieu justement parce qu’un marteau ou un tournevis oublié s’est coincé dans une pièce mobile rendant le pilotage de l’avion impossible. Le processus de numérisation est effectué à distance dans les locaux de l’aéroport avec un impact minimal pour les opérations de routine, sans aucune exposition humaine aux rayonnements ionisants. La méthode classique d’inspection de sécurité physique implique de longs retards dans la rationalisation des aéroports. Il est optimisé pour le contrôle d’avions complets, offrant une radiographie à double vue claire du fuselage et des ailes, générant une image à haute résolution avec des détails sans précédent, offrant aux utilisateurs finaux un outil essentiel pour l’application de sécurité.

Ce scanner peut également être utile pour l’inspection en vue d’une recherche d’explosifs ou de produits illicites. Peu importe la taille de l’avion, le système de scanner s’adapte à la surface de l’aéronef concerné.

Le scanner mobile de Tudor Tech est monté sur un bras de grue mobile, des plaques réfléchissantes sont disposées au sol et des récepteurs sur les côtés. Ce système ne remplacera pas les différentes maintenances traditionnelles dont  « la grande maintenance » qui consiste au démontage complet d’un aéronef. Le scanner permet par contre d’aller voir ce qui ne l’est pas, lorsqu’un doute subsiste notamment lors d’une suspicion de pièce défectueuse. A tout moment, le scanner permet en quelques minutes de vérifier en profondeur l’état d’un aéronef.

Il est évident que l’on ne pourra pas scanner en permanence chaque avion, mais l’ajout d’un tel scanner dans les aéroports deviendra rapidement un garant d’une sécurité encore améliorée tant du point de vue de la maintenance qu’en ce qui concerne les attentats potentiels et fournira également une aide performante pour les services des douanes.

Photos : 1 Scanner mobile Tudor Tech @ Tudor Tech  2Points de faiblesse sur un avion@ Airbus3 Fonctionnment du scaner 4 Vue du scannage d’un avion, pièces visible, munitions, trombones, clef, outils @ Tudor Tech

 

 

 

 

EBACE, la demande s’accentue pour le Pilatus PC-24

Salon EBACE de Genève, Pilatus annonce avoir déjà livré plus de 30 PC-24 depuis la première livraison à la clientèle en février 2018. Le PC-24 numéro de série 101 appartenant à PlaneSense, a déjà volé plus de 1’100 heures ses 15 premiers mois de fonctionnement. La flotte de 24 PC dans son ensemble a cadencé jusqu’à plus de 5’000 heures de temps de vol entoute sécurité.  Un résultat impressionnant pour le jet d’affaires qui vient d’être lancé par l’avionneur suisse Pilatus.

Le PC-24 Super Jet  Polyvalent décolle 

Dans l’ensemble, 30 PC-24 sont actuellement en service dans le monde, dont trois PC-24 utilisés comme appareils d’évacuation sanitaire pour le Royal Flying Doctor Service de l’Australie. Pilatus prévoit sur la livraison d’environ 40 PC-24 en 2019, et augment leur production pour 50 avions l’année suivante.

Oscar J. Schwenk, président du Pilatus, se réjouit du succès du PC-24: « La demande pour le PC-24 est phénoménale. Dès le premier jour, il y a eu un vif intérêt de divers segments de clientèle partout dans le monde. Les commentaires des 30 premiers opérateurs PC-24 est extrêmement positif, avec une mention spéciale pour la polyvalence de l’avion, sa cabine spacieuse, calme et l’incroyable performance du PC-24. Ces remarques plus le degré élevé d’attention que l’avion toutes les commandes de confirmer notre stratégie choisie PC-24 » .

Certifié pour les pistes non pavées et approches à forte pente

L’Agence européenne de la sécurité aérienne (AESA) et la Federal Aviation Administration (FAA) ont déjà certifié le PC-24 pour une utilisation sur des pistes non pavées. Travailler pour obtenir post-certification pour d’autres surfaces, y compris l’herbe, est en cours. Le PC-24 a également été certifié pour les approches raides, au besoin, par exemple pour l’approche à London City Airport. Le premier PC-24 du Royal Flying Doctor Service de l’Australie (DRf Opérations centrales) avec le numéro de série 118 est arrivé en Australie le 29 Avril 2019. Quelques jours plus tard, les premiers atterrissages sur des bandes non pavées se sont déroulées dans Kingoonya, un petit presque colonie agricole totalement abandonnée dans l’arrière-pays central de l’État australien de l’Australie du Sud.

Le carnet de commandes à nouveau ouvert 

En 2014, Pilatus a vendu 84 PC-24 dans l’espace d’un an. Le carnet de commandes a ensuite été fermé jusqu’à la réception des commentaires des premiers opérateurs de PC-24.

Pilatus et ses centres agréés prennent maintenant des commandes pour le nouveau PC-24, avec des positions de livraison programmées pour la fin 2020 et 2021. Le prix de base du PC-24 est de 10,7 millions de dollars des États-Unis.

Face à la concurrence 

Le Jet de Pilatus, le PC-24 un avion de de taille moyenne avec une section transversale légèrement plus grande qu’un Cessna Citation XLS +. Certes, il a 7 pouces moins de marge au centre de la cabine, mais, c’est parce qu’il a un plancher plat continu plutôt qu’un 8-in, soit une allée perdue. La zone d’assise principale est plus longue de 2,7 pieds que sur la Citation XLS +, ce qui permet de loger confortablement six personnes dans un intérieur exécutif standard. Avec 500 cu, la taille de l’habitacle à lui seul place le PC-24 dans une catégorie de biréacteurs de taille moyenne peu peuplée, alors que le Gulfstream G150, le Hawker 900XP et la plupart des citations de taille moyenne ne sont plus en production. Le PC-24 occupe donc une place de choix.

Le PC-24, tout comme le PC-12 dispose de plusieurs qualités exclusives qui le font évoluer dans une classe à part. L’une des caractéristiques concerne les 17 pieds carrés de la porte de soute arrière qui pivote vers le haut pour donner accès à un espace de 90 pieds cubes. Compartiment de chargement à l’arrière et pressurisé. L’intégration de la grande porte dès la conception de l’avion n’était pas une mince affaire, compte tenu du système de pressurisation de 8,8 psi de l’avion et du budget strict de poids à vide. La proximité du bord de fuite des ailes et des entrées d’air du moteur montées à l’arrière de la porte de chargement a posé de nombreux défis aux ingénieurs de Pilatus.

Aménagement facile 

L’intérieur permet un aménagement rapide est un des nombreux autres atouts du PC-24 qui lui permet de se distinguer. En quelques minutes, une partie ou la totalité des fauteuils et des meubles peuvent être retirés ou repositionnés, ce qui permet de reconfigurer l’avion en tant que passager à quatre places sur plus 200 pieds cubes. En mode « Combi de fret » ou en mode avec une cabine de double-club pour huit personnes ou de 10 sièges. Touts les fauteuils peuvent facilement être enlevées pour permettre une conversion en missions de fret aérien ou d’ambulance aérienne (MEDEVAC).

Des prix adaptés 

En se qui concerne la gamme de prix on débute à 9 millions de dollars. Il faut noter que même avec un intérieur « Luxe » le PC-24 est le seul avion d’affaires dont le prix est inférieur à 23 millions de dollars. De plus, il est le seuil appareil qui offre quelque soit le choix d’aménagement une unité de référence inertielle au laser, un élément clé d’un système de navigation compatible RNP 0,1. Le cockpit est construit autour d’une suite avionique développée sur un concept de Pilatus baptisé « Advanced Cockpit Environnement » (ACE), avec quatre écrans de 12 pouces et un système de vision synthétique. Pilatus vise une certification Single Pilot (un seul pilote) IFR (vol aux instruments).

Motorisation et une révolution sur l’APU 

Le contrôle strict du poids a permis à Pilatus d’équiper le PC-24 de deux moteurs à réaction légers Williams FJ44-4A-QPM, ce qui a permis d’économiser plus de 400 lb par rapport aux turbofans traditionnels des avions intermédiaires. Le fait de pouvoir utiliser des moteurs plus légers a eu un effet d’entraînement sur le poids global de la cellule, des structures de support, des ailes et du train d’atterrissage.

Les APU sont pratiquement incontournables dans les avions de taille moyenne, mais Pilatus ne pouvait pas se permettre les 300 livres de poids du troisième moteur. Ainsi, il a travaillé avec Williams pour développer un nouveau mode de puissance silencieuse (QPM) pour que le moteur droit qui réduit le régime au ralenti au sol permette de continuer de fournir une alimentation électrique suffisante pour le climatiseur ou les chaufferettes électriques lorsque l’avion est stationné.

Le moteur droit, fonctionnant avec le QPM, semble également faire moins de bruit qu’un APU typique, soit une bonne nouvelle pour les voisins de l’aéroport.

Un cycle de vie étendu 

Le résultat final de la campagne d’économie de poids a permis d’amélioré la vie de la structure de avec un gain de près de près de 1000 lb selon les dernières estimations de Pilatus. Un PC-24 typiquement équipé pèse toujours environ 1 000 lb de moins qu’un Citation XLS +. De plus, le PC-24 dispose d’un potentiel de 30 000 heures de vol et Pilatus propose déjà des programmes d’extension de durée de vie qui permettront au PC-24 de voler bien au-delà des 30 000 heures, soit des possibilités supérieures à son concurrent brésilien l’Embraer Phenom 300.

Quelques chiffres 

A ce jour, le PC-24 a déjà accumulé plus de 80 ventes, soit les trois premières années de production de l’avion. Cela comprend une version exécutive pour Jetfly et le gouvernement suisse, et une version EVASAN pour le Royal Flying Doctor Service de l’Australie. Avec une distance de décollage de 820m et une distance d’atterrissage de 770 m, le PC-24 est destiné à être utilisé également sur des pistes non revêtues (neige, herbe, sable). Le jet offre un rayon d’action de 3’610 km avec quatre passagers (3’300 avec six passagers) et une vitesse de croisière maximale de 787 km/h. Il peut emporter jusqu’à 10 passagers en cabine pressurisée.

Salon EBACE, le point sur l’aviation d’affaires

Cette semaine s’ouvrira à Genève le salon EBACE 2019. Avec près de 50 avions exposés et plus de 400 exposants, l’événement de cette année est comparable à celui des années précédentes. Le salon de trois jours, organisé conjointement par NBAA et EBAA, réunira toutes les dernières créations des fabricants d’avions d’affaires et d’équipements d’aviation, des leaders de l’industrie et des gouvernements, des opérateurs et des fournisseurs de services.

Carburant écologique (SAJF)

Lors de l’édition 2018 du salon EBACE, le lancement de l’initiative sur les carburants alternatifs durables (SAJF) de l’aviation d’affaires a marqué un tournant important. Le salon de cette année mettra davantage l’accent sur les SAFJ dans le cadre de l’engagement de longue date de l’industrie en vue de réduire ses émissions de CO2. Cette année des vols alimentés par SAJF à partir de plusieurs aéroports européens sont organisés.  Une journée SAJF dédiée à l’aéroport TAG London Farnborough, une discussion sur SAJF au déjeuner des médias le 20 mai et une discussion en groupe sur ces biocarburants à réaction dans la zone d’innovation, le jour de l’ouverture.

Depuis quelques temps déjà, les clients et les acteurs de l’aviation sont de plus en plus attentifs à la question de l’écologie et l’aviation privée n’échappe pas à cette tendance. Si la consommation de kérosène a toujours une préoccupation dans le monde de l’aviation, l’arrivée de biokérosène accentue l’idée d’une aviation toujours plus propre. Du côté des grandes entreprises actives dans le secteur de la location/vente d’avion d’affaires, ceux-ci seront bientôt soumis au système de compensation des émissions de carbone CORSIA (Carbon Offsetting and Reduction Scheme for International Aviation), qui s’applique déjà aux compagnies aériennes.

A propos de l’engagement de l’aviation d’affaires au changement climatique:
Fêtant ses 10 ans cette année, l’engagement de l’aviation d’affaires le changement climatique expose les objectifs en direction d’un avenir neutre en carbone.

L’engagement de l’industrie à la réduction des émissions des centres autour de trois objectifs:

  1. Une amélioration de 2% du rendement du carburant par an à partir de 2010 jusqu’en 2020
  2. Croissance neutre en carbone à partir de 2020
  3. Une réduction de 50% des émissions de carbone d’ici 2050, par rapport à 2005.

Nous rencontrerons ces objectifs grâce à des progrès sur quatre piliers:

  • Des opérations plus efficaces
  • Amélioration continue de l’infrastructure
  • Mesures fondées sur le marché et
  • La technologie, y compris le développement de carburants d’avions de remplacement.

Prévisions  freinées

 

Le secteur de l’aviation d’affaires a repris en terme d’activité l’année dernière déjà. Les stocks d’avions d’occasions ont baissé et la reprise a été amorcée sur les différents secteurs. Pourtant, il y a des ombres au tableau pour cette année.

En Europe, le Brexit pèse sur la confiance du secteur avec pour crainte une augmentation des coûts entre l’Angleterre et le reste de l’Europe. L’autre crainte provient de l’incertitude provoquée par les visions opposées de l’Europe constituées d’un côté par le couple franco-allemand et de l’autre les positions de changement proposées par l’Italie, l’Autriche et un certain nombre de pays de l’Est. Les questions d’instabilité mondiale, dues aux rivalités entre les trois acteurs que sont les USA, la Chine et la Russie ne sont pas pour rassurer le secteur.

De plus, aux Etats-Unis, la FAA va appliquer la réglementation ADS-B (Automatic Dependent Surveillance-Broadcast) qui impose à tous les appareils (avions de ligne, cargo et jets privés) de participer à un nouveau système de surveillance coopératif pour le contrôle du trafic aérien d’ici 2020 (l’Europe suivra en juin 2020.  La règlementation va affectera les propriétaires et pourrait faire augmenter le coût de location des avions d’affaires âgés de plus de 10 ans. De fait, il faudra donc soit mettre ces avions en conformités ou les remplacer. Dans le second cas se sera plutôt une bonne nouvelle pour le secteur, mais encore faut-il pour cela une situation économique favorable.

Qu’en est-il des gammes d’avions d’affaires ?

La catégorie des jets super-midsize (les jets de taille moyenne) attire tous les regards. En effet, cette catégorie voit cette année l’arrivée de plusieurs nouveaux modèles comme les Embraer  Praetor 500 et 600 et Cessna Citation Longitude qui vont rajeunir le secteur et venir concurrencer le Bombardier Challenger 350. Cette gamme d’avions d’affaires permet d’effectuer des vols transatlantiques et transcontinentaux.

Le besoin en jet d’affaires polyvalent semble également s’accentuer, une bonne nouvelle pour l’avionneur suisse Pilatus avec son PC-24 « Super Versatil Jet » capable de se poser presque n’importe où et offrant une adaptation sans équivalent aujourd’hui.

Les grands jets d’affaires comme le Dassault Falcon 8X ou le Bombardier Global 7500 et le Gulfstream G650ER sont également très demandés. Ceux-ci offrent un confort inégalé avec des possibilités de gain de temps en terme de vitesse qui séduisent les clients.