La richesse provoque le réchauffement climatique

Affluence et croissance

Une nouvelle étude effectuée par un chercheur de l’ETHZ établit que la consommation des ménages aisés est la principale cause des émissions de carbone dans le monde (article). La plupart des Européens est dans cette catégorie.

Malheureusement, il  est bien établi qu’une réduction de la consommation dans les pays riches de 40 à 90% provoquerait une réduction de GDP similaire. Cela entraînerait une cascade de faillites et de chômage.  Comme la productivité augmente constamment, comme nous fabriquons toujours plus, nous devons acheter plus, au risque du chômage.  La consommation augmente d’ailleurs généralement avec la productivité. L’auteur mentionne l’influence de la publicité.

Actuellement, le revenu relatif à la société  est un des principaux déterminants du bien-être, alors que la course à la consommation de la société entière n’augmente pas le bien-être général.

Les achats et les loisirs des riches génèrent les désirs des pauvres.

La course à l’efficacité provoque aussi des achats, de voitures, d’ordinateurs.

Enfin, Les États soutiennent les entreprises vacillantes pour sauver les emplois (lien).

Malheureusement, l’impact sur l’environnement est énorme et très dangereux. De plus, L’épidémie de coronavirus a montré que nos comportements de consommation changent immédiatement face à un danger , et cela arrivera souvent à l’avenir.

Les auteurs de l’article misent sur des changements de comportements individuels et appellent la société à la réflexion et à proposer des solutions.

Solutions efficaces

Je vois trois façons d’inverser cette spirale de consommation – pollution. L’une d’elle serait de réglementer la taille des logements par personne, ce qui limiterait un peu le nombre d’objets acquis par foyer et éviterait le bétonnage de pays entiers. La construction devrait être strictement limitée.

Il faudrait créer beaucoup d’emplois publics, une moitié au moins dans des secteurs indépendants du commerce et de la publicité. Nous ne devons pas risquer l’effondrement si les ventes de voitures ou de vêtements diminuent, c’est vraiment mieux de créer des emplois publics que de soutenir  des secteurs polluants. Ils pourraient améliorer de nombreux aspects de la vie de la société.

Les emplois dans le domaine du climat sont quasiment inexistants, que ce soit dans la recherche ou dans l’adaptation au climat. Or, c’est le plus grave danger du siècle. Il faudrait une multitude de postes, dans la prévision du changement climatique, dans la recherche sur les solutions, dans la capture du carbone dans la végétation, dans le développement de solutions dans l’agriculture, la foresterie, l’horticulture, dans l’amélioration des chaînes de production et de transport, dans l’économie circulaire, dans l’adaptation aux catastrophes . Il faudrait un département de la sécurité environnementale, qui veillerait au maintien de nos conditions de vie sur Terre. Nous les avons perturbé, nous devons les restaurer. Nous devons nous rendre compte que l’air, l’eau, le sol, les forêts sont des éléments essentiels à la sécurité publique.

Les objets mis sur le marché devraient répondre à des critères de qualité très stricts, la publicité devrait disparaître et le fabricant devrait être responsable de la réparation de l’objet  vendu, il veillerait ainsi à sa qualité.

Addendum: merci pour les excellents commentaires qui portent vraiment la réflexion plus loin!

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Dorota Retelska

Dorota Retelska, décrypte les nouvelles du climat. Docteure ès Sciences de l’UNIL, auteure d’Antarctique-Ouest dans le Vide, elle alerte sur les dangers du climat depuis plusieurs années. Elle est active dans plusieurs organisations de défense du climat, entre autres l’Association Climat Genève, Greenpeace, TACA, et le Collectif Climat 2020.

74 réponses à “La richesse provoque le réchauffement climatique

  1. Merci pour ces suggestions.
    Depuis des années, je milite pour la notion de ” tryptique économique” pour limiter l’économie saccageuse de notre environnement. Voir mon blog éponyme. Mais lorsqu’on tente de s’éloigner de tous les dogmatismes en place, on se heurte à leurs petits soldats qui n’imaginent pas d’alternatives.

  2. En fait vous préconisez de revenir au paradis soviétique , joyeuse perspective !

    Tout le monde est pauvre , logements cages à lapins , et administration par des fonctionnaires : on a vu le résultat catastrophique !

    Vous devriez arrêter de propager votre “idéologie de comptoir” , au lieu de vanter la décroissance écologique je préfère souligner l’explosion démographique jamais aussi forte qui est en train de détruire la planète : la CAUSE PREMIERE c’est l’homme qui pullule et détruit la planète , c’est à cette cause qu’il faut s’attaquer , et non pas aux CONSEQUENCES , élémentaire mon cher Watson !!!

    1. L’explosion démographique que l’on assiste depuis le début du 20ième siècle aura certainement une fin inévitable lorsque des famines et des guerres se généraliseront un peu partout sur Terre en raison de conséquences graves du dérèglement climatique par exemple l’assèchement de rivières, de fleuves et de nappes phréatiques un peu partout dans le monde. A titre d’exemple de conflits potentiels pour l’accès à l’eau, certains prédisent déjà de futures guerres entre l’Inde et le Pakistan. D’autres prédisent des guerres entre divers états aux USA. Concernant le Nil, ce majestueux fleuve d’Égypte, certains prédisent qu’il pourrait s’assécher et rendre cette immense région invivable. En conséquence, la population humaine chutera drastiquement, c’est inévitable !

      1. belle vision apocalyptique ! le “soi-disant réchauffement dû à l’homme” serait finalement un bienfait en faisant mourir de soif la moitié de l’humanité , donc l’autre moitié serait alors moins nuisible pour la planète en faisant moins de déchets ( plastiques par exemple) et en crachant moins de ce CO2 diabolique

        Je pense qu’il y a urgence à réguler la surpopulation , par tous les moyens , au lieu de se focaliser sur le réchauffement contre lequel on ne peut absolument rien , les cycles naturels sont bien plus fort que ce que tous les hommes peuvent faire avec leurs petits bras et leurs cerveaux de pois chiche lavés par l’idéologie de la “bien pensance mondiale dominante” basée sur les mensonges du GIEC

        1. Cher Monsieur, désolé mais les rapports du GIEC ne publient pas des mensonges. Son comité analyse et fait la synthèse périodique de multiples travaux effectués par des scientifiques, en toute indépendance et n’est pas rémunéré. A ma connaissance, aucune idéologie politique ou financière n’a d’emprise sur son travail qui est honnête et purement scientifique et à disposition de tous.

          1. Les rapports du GIEC donnent toujours une fourchette de prédiction de réchauffement très large entre quelques dixièmes et quelques degrés, ce qui démontre en fait que les données sont insuffisantes pour des prédictions sérieuses!
            Mais les alarmistes se contentent de prendre les prédictions les plus extrêmes…
            A moins de vivre comme les Aborigènes ou d’autres peuples premiers , la consommation dépendra avant tout du nombre de personnes !

          2. Alors continuez à subir le bourrage de crâne ahurissant répercuté par les médias sans vous poser de question sur les “bidouillages ” du GIEC ( auteur de la courbe en crosse de hockey condamné par la justice du Canada pour manque de preuves scientifiques , c’est-à-dire une ARNAQUE !)

            Et toutes les prévisions du GIEC c’est de la politique pure lue dans une boule de cristal

            cordialement

    2. ” la CAUSE PREMIERE c’est l’homme qui pullule et détruit la planète , c’est à cette cause qu’il faut s’attaquer , et non pas aux CONSEQUENCES , élémentaire mon cher Watson !!!”

      Eh bien commencez par vous Gayton, ainsi vous nous ficherez la paix sur ce blog en nous évitant vos propos haineux et vos fake news !

      Concrètement, que proposez-vous au juste ?

      1. je propose d’apporter l’énergie électrique au tiers monde , l’éducation , la santé et SURTOUT le contrôle des naissances , tout simplement pour éviter la décroissance chère à nos écolos et limiter la destruction de la planète par le plus grand prédateur qu’elle ait jamais connu

    3. Je ne suis pas d accord avec cette idée de voir la croissance démographique comme l’origine de tous les maux…En effet, même s il n existait qu un seul homme tout seul sur la terre…la planète ne lui suffirait même pas, si son avidité est aussi grande que sa bêtise. Ce n est pas l existence des hommes qui crée toute cette misère, mais l égoisme et la bêtise des riches. Si chaque personne vivait simplement, la terre pourrait accueillir encore plus de monde.

      Et puis, si le problème était vraiment la démographie….qui se donne le droit de juger qui a le droit de naître ou non ?

  3. Ce sont peut-être les riches qui possèdent le plus mais ce ne sont pas nécessairement eux qui polluent le plus, sauf peut-être leur 4×4.

    Quand j’étais étudiant, dans les années 60-70, j’ai eu envie d’un magnétoscope mais comme c’était beaucoup trop cher pour moi, j’ai pensé en trouver un dans une poubelle d’un quartier riche. À ma grande surprise, c’est dans un quartier pauvre que je l’ai trouvé. Et j’ai pu le réparer grâce à des appareils de mesure récents et très performants achetés au poids du métal dans les surplus d’une entreprise d’électronique militaire. Le gaspillage est universel.

    Nous ne viendrons à bout de ce fléau que par l’éducation de nos enfants et par un boycott des produits à pub et de ces réseaux prétendus sociaux.
    Je suis toujours choqué quand je vois un journal comme Le Temps faire la promotion de Face Book, la plus grande menace existant contre la démocratie et, indirectement, contre le milieu. C’est scier la branche sur laquelle on est assis.

  4. Je rejoins ce que dit Jean-Jacques Louis. Dans le quartier populaire et ouvrier où j’habite, dans l’ouest lausannois, la quasi totalité de mes voisins a sa voiture, parfois une pour chaque membre de la famille. Ils partent en vacances, voyageaient jusqu’au début de la pandémie par Easy Jet aux quatre coins de la planète, et publient à leur retour leurs souvenirs de vacances sur Facebook, Twitter, WhatsApp ou Instagram.

    Un chauffeur de taxi me disait avoir une voiture pour chaque membre de sa famille de cinq; mais je connais aussi ou ai connu des chercheurs des hautes écoles qui pointent ou ont pointé au chômage – voyez le site français “Sauvons la recherche” (sauvonslarecherche.fr) et tentent de survivre, parfois avec femme et enfants, dans ces idylliques “logements sociaux” – ou plutôt socialistes? – que vous appelez de vos voeux. Et en votre qualité d’universitaire, vous n’ignorez sans doute pas le sort des étudiantes et étudiantes obligé(e)s de travailler à côté de leurs études et privé(e)s de leurs maigres ressources en raison de la crise sanitaire. Le site “SUD-Etudiant-e-s et Précaires” (http://www.sud-ep.ch) est révélateur à cet égard. Que fait l’université pour eux?

    A l’Université de Genève, comme l’a déclaré sa représentante au service de l’emploi dans une récente émission “Forum”, ce sont au moins autant les institutions privées que les services publics qui leur viennent en aide.

    Bien sûr, la situation n’est pas nouvelle, ni due à la seule crise économico-sanitaire actuelle. Déjà, dans les années 70, suite au choc pétrolier de 1974, un magazine américain bien connu publiait en page de couverture la photo d’un chercheur académique en train de “faire” les poubelles dans une rue de New York. C’est la faute au capitalisme, me direz-vous.

    Pourtant, le choc pétrolier n’a pas empêché les ménages de consommer et polluer toujours plus, et ceci en toute bonne conscience.

    La faute aux riches, vraiment? J’ai connu un milliardaire américain qui vivait seul, comme un ascète du désert, dans son modeste et austère deux-pièces au-dessus de son luxueux hôtel particulier de Madison Avenue, à New York. Tout son argent, il ‘investissait dans son entreprise, l’une des premières du pays, qui a pu ensuite être rachetée par ses employés, devenus leurs propres patrons lors de son départ à la retraite. Le summum du luxe n’est-il pas de pouvoir s’offrir de vivre comme un pauvre?

    En revanche, à la chute de l’ex-URSS, qui a pris le pouvoir et accaparé les biens de l’Etat, sinon les anciens apparatchiks du régime, rendant ainsi toute transition vers une véritable démocratie impossible? A l’avènement des oligarques et des nouveaux riches, on a vu alors qui avaient été les véritables exploiteurs du peuple pendant trois-quarts de siècle de lendemains qui (dé)chantent. Serait-ce ce régime que vous regrettez?

  5. Chere Dorota, nouvelles d’Uruguay.
    Ici (hiver austral), il y a 48 heures -2C au lever de soleil et 9C, durant la journee.
    Aujourd’hui 15C au lever et 25C actuellement (-4 GMT).

    Mais bien sur et comme le savent vos amis les trolls, tout ca n’est que mensonge, a la solde d’un gouvernement mondial, tout comme le GIEC et sa crosse de hockey sans glace, ni science 🙂

  6. A part ça je m’imagine bien le tableau.
    Suite à un décès dans une famille, y a le service de la sécurité environnementale qui débarque avec leurs Kalachnikovs : “il y a une personne de moins dans votre ménage, vous devez aller vivre dans un logement plus petit maintenant. RAUS !”.

  7. “Les auteurs de l’article misent sur des changements de comportements individuels et appellent la société à la réflexion et à proposer des solutions.”. Mais l’efficacité ne peut être obtenue que par une action de tous les habitants sans exception ; il faut que les conditions pratiques soient réunies pour que cela soit possible et généralisable. Par exemple, le zéro CO2 des transports routiers ne peut être obtenu que si les constructeurs automobiles ne proposent que des voitures électriques avec une autonomie sur de longues distances ; cela peut être obtenu par l’aménagement des infrastructures routières et des voitures deux fois moins lourdes avec 4 batteries amovibles de 30 kg. Les batteries sont rechargées en station-service, et le conducteur échange en station via un robot 3 batteries vides contre 3 batteries rechargées. Aucune attente pour la recharge et une autonomie d’environ 270 km. Si cette solution est généralisée, alors on émet zéro CO2 via les voitures individuelles.

    1. Un petit calcul pour la Suisse : soit 4 millions de véhicules électriques (VEL), roulant chacun 15’000 km par an avec une consommation spécifique de quelque 20 kWh/100 km, ayant ainsi une autonomie de 300 km, soit un plein de 60 kWh. En une année, ce parc de VEL parcourt au total 60 milliards de km et consomme 12 TWh (milliards de kWh, en plus de la demande électrique actuelle nationale de 60 TWh/an !). Chaque VEL consomme donc 3’000 kWh/an et doit faire 50 pleins par an, soit environ un plein par semaine en moyenne.
      Voyons les batteries : envisageons la plus performante possible (par densité d’énergie) du type lithium-air qui pourra peut-être arriver, demain, à stocker 3 kWh/kg de lithium (pas par kg de batterie !) ; on n’en est actuellement pas encore à 0.5 kWh/kg… Ces 4 millions de VEL représentent une charge électrique totale de 240 GWh, mais aussi, et surtout, une masse de 80’000 tonnes de lithium. Il faut être conscient que ce chiffre représente déjà le marché annuel mondial du lithium ! L’avenir des VEL n’est donc pas aux batteries, mais aux piles à combustible (PAC), avec seulement une petite batterie-tampon. La PAC sera à alimenter soit directement avec du dihydrogène (H2), soit, bien mieux, indirectement par un agent chimique hydrogéné de synthèse, mais liquide et facilement transvasable comme en un plein ordinaire, du genre du méthanol (CH3OH), ou de l’acide formique (HCOOH) ou du cyclohexane (C6H12). Ces liquides chimiques (qui seront “crackés” in situ à l’entrée de la PAC) seront produits par synthèse, en partant du CO2 et du H2, ce dernier étant produit soit par électrolyse de l’eau à partir d’énergie solaire ou éolienne excédentaire (mais avec une faible efficacité globale), soit, bien plus efficacement, par thermolyse catalytique à 850 °C de l’eau avec le cycle iode-soufre, par exemple, dans un réacteur nucléaire à très haute température (type VHTR), comme il s’en prépare dans la 4e génération des futurs réacteurs nucléaires.

      1. Il y a du lithium sur terre
        http://www.mineralinfo.fr/ecomine/marche-lithium-en-2020-enjeux-paradoxes
        Par ailleurs, pourquoi un tel retard européen dans la recherche et développement des technologies de batteries ? Il faudrait évidemment chercher et innover avec des matériaux simples, abondants et bon marché.
        Concernant l’hydrogène, je suis preneur d’une synthèse d’une solution généralisable à toute la Suisse : il faut de l’énergie (nombre d’installations de production et technologie ?) pour le produire en quantité. Quel est le volume total d’hydrogène nécessaire pour tous les utilisateurs ?

        1. Précisions : certes les réserves mondiales prouvées (actuellement) de lithium sont de 17 Mt et les ressources mondiales estimées (actuellement) sont de 80 Mt. Si toutes les réserves étaient consacrées à de futures batteries ion-air avec la (toujours et encore) très hypothétique capacité de 3 kWh/kg(Li), il y aurait de quoi stocker 50 TWh d’électricité. Toutes les réserves permettraient de stocker 240 TWh d’électricité. Le premier chiffre vaut 208 fois le futur parc suisse de 4 millions de VEL, le second 1’000 fois.
          Pour ce qui est de l’estimation de la quantité nécessaire d’hydrogène (en masse et en volume, soit liquide, soit gazeux comprimé), la difficulté réside dans les rendements des diverses étapes. Si l’on se contente d’envisager l’électrolyse pour alimenter des PAC avec directement du H2, il y a un premier rendement de 60% de taux de conversion. Il faut encore tenir compte de la nécessité de liquéfier ou comprimer de H2, opérations qui représentent un coût énergétique énorme. Sachant que la densité énergétique du H2 est de 39.4 kWh/kg (en pouvoir calorifique supérieur), sa densité énergétique sous forme liquide (masse volumique de 71 kg/m^3) est de 2.8 kWh/L et sous forme de gaz très comprimé, à près de 700 bars à 25 °C, de 1.5 kWh/L (toujours en énergie thermique). Une conversion en électricité dans une PAC se fait avec au mieux 60% de rendement ; on pourrait en tirer 24 kWh d’électricité par kg de H2 (soit, théoriquement, huit fois plus que pour la future batterie lithium-ion, à masse égale), ou 1.7 kWh d’électricité par L de H2 liquide, ou 0.9 kWh d’électricité par L de H2 comprimé. On a vu qu’un parc suisse de 4 millions de VEL consommerait 12 TWh d’électricité par année, ce qui signifierait au bas mot 500’000 tonnes de H2 par an, ou 7 millions de m^3 de H2 liquide ou 13 millions de m^3 de H2 comprimé. En regard de cela, la Suisse consomme actuellement près de 6.8 millions de tonnes de carburants fossiles, près de 3 millions de tonnes de combustibles fossiles et près de 3.4 milliards de m^3, ou 2.3 millions de tonnes, de gaz, émettant de ce fait 16 Mt de CO2 par les carburants et au total quelque 38 Mt de CO2, ou 46 Mt d’équivalent CO2 en gaz à effet de serre (CO2, CH4, N2O, …), par an.

          1. Supposons que toute l’énergie dont a besoin la Suisse soit consommée sous forme d’hydrogène comprimé à 700 bars dans tous les secteurs (transports, résidentiel et tertiaire, industrie, agriculture…). Quelles installations de production d’électricité faut-il pour produire cet Hydrogène ? (puissance et énergie annuelles dans chaque technologie : réacteurs EPR, barrages hydro, éolien, solaire) ? Et que représentent ces quantités de puissance et d’énergie en pourcentage par rapport aux installations de production existantes ?

  8. Cette paresse intelectuelle m’attriste.

    Tant que l’on restera dans ce genre d'”alternatives” bisounours et fleur bleue on continuera à assister à ces guerres de tranchées stériles. Refuter le “dogme” libéral (ou n’importe quel autre) n’est pas une politique….

    Et pendant ce temps, nous perdont, justement, du temps et le problème ne fait qu’empirer…

  9. Tout à fait d’accord avec Nicolas , j’ajoute pour compléter le tableau qu’il faudrait équiper les logements des pays riches de compteurs d’eau qui ne délivrent que 5 l d’eau par habitant pour pouvoir donner à boire aux pauvres du tiers monde : une idée que n’a pas encore exprimé Dorota , mais dans sa tête elle en rêve déjà….

    Pour les véhicules électriques comment peut-on encore défendre cette utopie , mais ce sont les même qui défendent les éoliennes indéfendables….pauvre monde où des minorité d’illuminés font la loi par merdias interposés , capable d’une propagande auprès de la jeunesse qui n’a rien à envier à la propagande nazie ! J’ai peur de cette dictature qui endoctrine les cerveau faibles : en 1933 il n’y avait qu’une toute petite minorité de nazi , en 40 les allemands l’étaient devenus à 100% , de gré ou de force , n’osant même plus s’exprimer en famille car dénoncés par leurs propres enfants devenus “ultras”

    J’ai vraiment peur pour notre avenir , je préfère rester “conservateur” que suivre les folies des soi-disant auto-proclamés “progressistes” , qui nous mènent droit dans le mur

  10. Inutile de politiser le débat. Le XXe siècle nous à montré qu’il n’y a avait pas tant de différences, sur le fond, entre les pays capitalistes et les pays communistes. Les deux systèmes basent tout sur la croissance. Sans elle, pas de travail, pas de bénéfices. Or nous savons tous que le monde est “fini”, qu’il a des limites, et qu’il est impossible de croître à l’infini. Je suis d’accord avec ceux qui disent que le principal problème est la surpopulation. L’homme et son bétail représente aujourd’hui le 97% de la masse de tous les mammifères vivants. Ce chiffre donne froid dans le dos. La nature a déjà presque disparu. Mais attention, ne nous leurrons pas: l’Europe est une des régions les plus peuplées du monde. Aussi attention à ne pas vouloir donner des leçons aux autres. Une décroissance est nécessaire et passe invariablement par un changement de mentalité. Nous ne pouvons plus consommer autant. Notre société est bien plus proche de l’effondrement que nous ne l’imaginons. Une série de mauvaises années ou une grande catastrophe peuvent suffire. L’actuelle crise est un avertissement. Nous devrions changer beaucoup de choses si nous voulons éviter le pire. Le problème c’est que les riches croient pouvoir éviter, grâce à leur status, les pires conséquences d’une catastrophe. Le coronavirus, de ce point de vue là, a un peu servi à remettre l’église au milieu du village. Personne n’est à l’abri…

    1. Tout à fait d’accord avec ADRIÁN RODRÍGUEZ que notre société est bien plus proche de l’effondrement que nous ne l’imaginons. Mais malgré toute notre bonne volonté, nous ne pourrons pas échapper à l’effondrement de nos sociétés puisque des points de basculements climatiques ont déjà été dépassé. A titre d’exemple, les glaciers du Groenland et de l’antarctique fondent déjà. Le niveau de la mer monte. L’épaisseur et la superficie de la glace en Arctique est sérieusement affecté. Le pergélisol arctique émet de plus en plus des gaz à effet de serre. Les forêts boréales ont commencé à émettre du carbone dans l’atmosphère. Il y a des feux de forêts gigantesques en Alaska et en Sibérie avec des records de température un peu partout sur Terre. De plus en plus de canicules en Europe. en Asie, en Australie, en Amérique. Des inondations catastrophiques comme celles en Chine et au Japon en juin dernier. Des ouragans de force 5 ou 6 existent déjà. En gros, il n’y a aucune bonne nouvelle en rapport avec le réchauffement climatique. C’est de pire en pire d’années en années. Selon moi, la tendance actuelle ne s’inversera pas.

      1. Vous en avez souvent des idées aussi débiles que çà ?
        Vous parlez de revenu minimum ou de revenu universel ?
        En plus il n’y a aucun rapport entre les revenus et le fait que des appartements soient vides…

    2. La croissance ou la décroissance n’est pas un objectif, mais une conséquence. L’objectif majeur à atteindre est de stopper le réchauffement climatique, tout le reste nous l’aurons en prime, si et seulement si l’objectif majeur est atteint.

      1. Cher monsieur , le CO2 émis par l’homme ne compte pas à côté des 95% d’origine naturelle : si demain l’homme disparaissait de la planète il n’y aurait aucune incidence sur le réchauffement de la terre qui est dû à 99% aux cycles naturels et inévitables du soleil et des phénomènes à la surface du soleil

        Le CO2 est une CONSEQUENCE du réchauffement de la terre et ce n’est pas la cause comme le GIEC s’acharne à nous le faire croire , relayé par tous les merdias qui diffusent cette nouvelle religion et qui endoctrine notre jeunesse sur des MENSONGES pseudo-scientifiques ( l’auteur de la courbe en crosse de hockey du GIEC a été condamné par les tribunaux canadiens pour bidouillage et absence de preuves !!!)

        L’étude des carottes glaciaires par les scientifiques russes montre que depuis des millénaires l’augmentation du Co2 a lieu APRES les périodes de réchauffement

        Au moyen âge il faisait largement aussi chaud qu’aujourd’hui et le pôle nord était vert , et pourtant il n’y avait pas de SUV dans les rues , seulement des chars à boeufs !

        1. Un excédent de CO2 émis par les activités humaines dans l’atmosphère augmente l’effet de serre, provoquant une perte d’équilibre du climat qui ne parvient plus à se refroidir. Cet excédent de CO2 n’est pas si grand que cela par rapport aux quantités de GES naturel, mais il suffit à orienter le climat dans le sens du réchauffement. Idem pour les autres GES, notamment le CH4.

          1. Admettons que l’homme réduise de 20% ses émissions de Co2 , cela ferait 1%
            Mais pourquoi se focaliser sur ce 1% négligeable par rapport aux émissions naturelles qui peuvent fluctuer beaucoup autour des 95% ?

            Cette approche n’a rien de scientifique ,c’est juste du foutage de gueule pour faire peur et alarmer les populations et les amener par exemple à CROIRE aux éoliennes ou à la voiture électrique , autrement dit c’est du marketing , entre autres choses !

          2. Continuez d’admettre en ne cherchant pas par tous les moyens à nier puis maintenant à minimiser le rôle de l’humanité dans les changements climatiques. Vous accusez ceux qui ont pris conscience de la réalité de l’anthropocène de servir les intérêts des fournisseurs d’éoliennes ou d’électricité. Et si c’était raisonner à l’envers ? Ce sont eux qui peuvent empêcher une régression plus importante du style vie. Par ailleurs, un développement considérable du photovoltaïque sur les toitures bien exposées aurait aussi d’autres vertus, comme une part d’autonomie énergétique individuelle et locale. En outre il y aurait beaucoup moins de dépendance envers les fournisseurs d’énergies sales et donc la géopolitique changerait. Dans les échanges en cours le photovoltaïque n’est pas mentionné : pourquoi ?
            Quand, dans un autre domaine on compare l’ADN d’autres espèces vivantes avec le nôtre, on s’aperçoit qu’une différence minime en pourcentage fait des êtres complètement différents. Pourquoi une variation similaire dans les apports de GES à l’atmosphère n’aurait-il un impact similaire sur le climat ?
            En outre vous ne prenez pas en compte le taux de ppm de GES dans l’atmosphère. Il est bien supérieur à un apport de un pour cent lié à l’hyperactivité humaine. Il n’a jamais été aussi élevé depuis bien longtemps, bien avant l’arrivée de l’espèce humaine.
            Au lieu de mépriser les travaux du GIEC, vous feriez mieux de les prendre en compte et de chercher comment nous pouvons maintenir un cadre viable pour nos descendants. Et si c’était l’égoïsme consumériste qui empêchait d’admettre la réalité ?

  11. La conséquence directe de la diminution des espaces à bâtir n’est elle pas une hausse des loyers quasi automatique. Situation intenable pour les familles (qui ont en moyenne 3.6 bouches à nourrir) et surtout les familles monoparentales déjà en grande précarité. A l’heure actuelle déjà les loyers sont complètement hors de contrôle et les salaires sont mis à forte pression (loyer, assurances, impôts représentent il me semble 40% des salaires nets). Déjà aujourd’hui les nouveaux logements en location sont plus petits et plus chers alors que des logements vides (hors de prix dans des déserts de services) s’accumulent… C’est quand même une réalité facilement constatable si on sort de sa ville! Les travailleurs ne pouvant se loger à proximité (relative) de leur lieu travail ne sont-ils pas obligés alors de se loger plus loin : le temps moyen de pendulage augmente il me semble chaque année. Cela ne contribue-t-il pas à l’augmentation de la pollution. Sans compter la surcharge des transports publics (quoi que beaucoup circulent à vide pendant les heures creuses) ?

    Avec toute la centralisation des services pour des baisses de coûts (pour augmenter artificiellement les bénéfices et les résultats financiers), nous sommes tous obligés de se déplacer, parfois inutilement, pour effectuer certaines opération. Densifier, pourquoi pas, mais au détriment de l’espace individuel ne serait-ce pas encore plus exacerber les inégalités sociales ? Les gens aisés pourraient alors se retrouver entre eux pendant que les “pauvres” s’entasseraient dans des HLPM (Habitation à Loyer Pas Modérés).

    De plus, la densification des humains n’entraînerait-elle pas une augmentation des points chauds dans les villes, déjà qu’aujourd’hui elles étouffent dans la chaleur de leur densité?

    Quant aux véhicules électriques c’est un luxe de propriétaire! Déjà leur prix est prohibitif : minimum de 25 à 30% de plus que le prix du même véhicule avec un moteur thermique! Ensuite étant donné la faible quantité de stations de recharge, il faut posséder une place privée ou un garage pour recharger son véhicule. C’est évidemment plus facile lorsque l’on possède un maison où l’on peut facilement se faire installer une station de recharge privée.

    Et quand bien même tout le monde passerait à la solution électrique, de combien serait la nécessaire augmentation des capacités de production en électricité pour assurer les besoins ? Acheter à l’étranger ? C’est absurde ! On continuerait à faire comme aujourd’hui : la Suisse donne l’illusion d’être un bon élève car elle exporte sa pollution! L’électrique ne devrait être que transitoire; ce n’est pas (et de loin) une solution en soi!

    Jusqu’à récemment j’étais en faveur d’une révolution technologique (pas une décroissance ou un changement petit à petit) en vue de sauver notre écosystème. Mais quand je vois que les partis écologique ne savent que taxer au prix souvent des libertés des moins nantis (et ça se prétend de gauche!) au lieu de proposer des solutions concrètes, quand je vois les vrais acteurs et moteurs de nos sociétés, les industries, faire la sourde oreille en dépensant des milliards en PR et en lobbyisme pour continuer à thésauriser leurs revenus encouragés par les milieux financiers afin de maintenir le fossé entre le peuple et cette nouvelle aristocratie, et quand je vois certains de ce qui m’est forcé d’appeler mes congénères, se complaire dans une ignorance crasse si ce n’est pas adhérer au plus incroyables théories de complots, je pense de plus en plus que c’est trop tard et que c’est foutu! Les dinosaures n’ont certainement pas mérité leur sort, mais nous on mérite finalement bien notre géocroiseur!

  12. @J.-C. P.
    Vous faites là une hypothèse qui n’a pas de sens. Ultimement on aura besoin d’électricité pour nous chauffer (pompes à chaleur alimentées directement), pour nous mouvoir, pour la force motrice dans l’industrie (moteurs électriques alimentés directement). Il ne sera pas nécessaire de passer à chaque fois par le dihydrogène, ou ses dérivés de synthèse, qui ne s’imposen que pour alimenter les piles à combustible des moyens de transport. En nous limitant aux 4 millions de VEL, sachant qu’ils ont besoin de 12 TWh pour rouler, et connaissant les efficacité de l’électrolyse et de la pile à combustible, soit 60% à chaque fois, l’efficacité de ces deux étapes sera de 36%. Si l’on veut encore transformer H2 en produit synthétique, avec un rendement de, disons, au mieux encore une fois 60%, la chaîne totale donnerait au final 22 à 25%, donc guère mieux que le moteur thermique actuel ! En énergie électrique à fournir à la source, il faut donc compter avec un facteur 4 à 5, soit ente 48 et 60 TWh ! Tous les progrès sont encore à faire dans les rendements de chacune des étapes : électrolyse, synthèse, pile à combustible. Pour produire sur l’année 48 à 60 TWh supplémentaires, il faudrait disposer de 4 à 5 réacteurs de type EPR, soit 6.4 à 8 GW de puissance électrique. Je vous laise calculer ce qui serait nécessaire en nombre d’éoliennes et en km^2 de modules PV pour produire autant d’électricité, mais bien sûr avec une puissance bien supérieure, du fait de leur faible facteur de charge…

    1. Une idée serait de créer un revenu minimum dans les villes et Villages où il y a des appartements libres. Certains s’y déplaceraient et on n’aurait pas besoin de bétonner autant.

    2. OK, mon hypothèse de l’hydrogène n’a de sens que pour le secteur des transports et aussi certains usages motorisés dans l’industrie et l’agriculture. La Suisse est-elle OK pour construire 4 à 5 réacteurs EPR sur son sol pour produire tout l’hydrogène dont elle a besoin pour les transports et les usages industriels et agricoles ? Pour les autres secteurs, admettons que tout passe à l’électricité décarbonée, combien de réacteurs EPR faut-il en plus construire ? Donc combien d’EPR au total ?

    1. Il faut faire un calcul énergétique précis et faire des choix, en fonction des atouts du territoire et des infrastructures existantes, notamment les toitures comme le dit JEAN-MICHEL MASSON.
      @JEAN-MICHEL MASSON : bravo pour votre réponse à GAYTON, je suis convaincu que l’on doit être rationnel et concret.
      @GAYTON : il faut que tous les pays visent une réduction globale de 90 % des émissions de GES, les accords politiques de la COP21 ont montré qu’une majorité de pays s’engagent dans un premier temps vers une neutralité carbone. Il y a consensus mondial sur le diagnostic de l’effet de serre trop intense dû à un excédent de GES anthropique que la nature ne parvient pas à résorber. La situation s’aggrave, car la forêt mondiale dépérit, et c’est elle qui recycle une très grande partie du CO2.
      @CHRISTOPHE DE REYFF : pouvez-vous répondre à mon dernier post : “La Suisse est-elle OK pour construire 4 à 5 réacteurs EPR sur son sol pour produire tout l’hydrogène dont elle a besoin pour les transports et les usages industriels et agricoles ? Pour les autres secteurs, admettons que tout passe à l’électricité décarbonée, combien de réacteurs EPR faut-il en plus construire ? Donc combien d’EPR au total ?”
      @TOUS : le raisonnement ci-dessus sur le nombre d’EPR permet de finaliser l’étude des besoins énergétiques, puis de regarder quel mix énergétique conviendrait au pays, et je ne suis pas partisan de l’énergie nucléaire, pour des raisons rationnelles.

      1. Merci beaucoup. Le mix énergétique devrait inclure la diminution des besoins énergétiques par une isolation massive du bâti existant. Cela crée aussi du travail non-délocalisable. On peut également penser au développement du télétravail. La chaleur des centre de stockage de données pourrait aussi être intégrée au réseau local.
        La prégnance de l’influence des énergies sales se voit chez nos contradicteurs. Cela empêche de se saisir de toutes les alternatives existantes.
        Lire par exemple ” le Tour du Monde des Énergies ” si c’est encore disponible.

      2. @J.-C. P.
        Bien sûr que non ; ce n’est là que le résultat d’un calcul avec les rendements et efficacités actuels !
        C’est pourquoi on en restera pour longtemps en Suisse aux VEL aux batteries au lithium puisque l’utilisation directe de l’électricité pour les charger ne demandera “que” 12 TWh par an (soit en les chargeant à des bornes à haute puissance, soit, comme vous le proposez, en échangeant rapidement un kit de batteries, technique encore à normaliser entre les marques…). Cette énergie de 12 TWh correspond exactement la production annuelle d’un EPR (puissance de 1.65 GWél.), ou aussi à celle de 2’300 éoliennes de 3 MW, soit une puissance installée de 7 GW-crête, ou à un parc photovoltaïque installé de 76 km^2, soit une puissance installée de près de 14 GW-crête. Ces différences de puissances requises tiennent aux facteurs de charge très différents de chaque technologie, qui est de quelque 10% pour le PV en Suisse, de 20%, au mieux, pour l’éolien en Suisse et de 85-95% pour le nucléaire. Quels sont les coûts à mettre en œuvre ? Disons, pour ne pas être chiche, 10 milliards pour un EPR (soit 6 €/Wél. installé), à une extrémité, et 21 milliards, plus du double pour le PV (soit 1,50 €/Wc installé, mais on n’y est pas encore). De plus, il ne faut pas oublier que la durée de vie d’une éolienne est de 15 à 20 ans (à tout casser !), celle d’une installation PV de 25 à 30 ans et celle d’un réacteur nucléaire de 50 à 60 ans. Ainsi, dans une durée de 60 ans, il faudra installer au moins trois générations d’éoliennes ou deux générations de PV, et donc débourser autant de fois pour chacune…

        1. @CHRISTOPHE DE REYFF : vous dites plus du double du prix du PV par rapport à l’EPR, cela m’étonne…
          Je me base sur les coûts constatés en France d’installations de production. En termes de puissance installée, l’EPR est 7 fois plus cher que le PV et en termes d’énergie produite, c’est du même ordre de grandeur : 979 Euros/kWh pour le PV et 1236 Euros/kWh pour l’EPR. La différence entre puissance et énergie provient comme vous le dites des facteurs de charge différents. Pour le Nucléaire, je ne compte pas les coûts du générateur de vapeur, de la turbine, de l’alternateur et de la tour de refroidissement, ni le démantèlement. Il faut aussi comparer le coût de la gestion des déchets de chaque technologie.
          Pour ce qui concerne les durées de vie, un avantage pour PV et Éolien : on peut réutiliser le site existant pour changer les PV et éoliennes en fin de vie, alors qu’un site de centrale nucléaire doit être démantelé en fin de vie : le site est ensuite inutilisable, figé et bétonné, donc à long terme c’est un problème.

          1. Je ne vais pas polémiquer ici sur le nucléaire. Je n’ai donné que le coût au watt électrique installé ; ne mêlons pas W et kWh ! Certes, comme on l’a vu, le coût au W installé est moins cher pour le PV, mais il faut en installer tellement plus pour produire la même quantité de kWh que le nucléaire qui, de plus, amortit ses coûts sur une durée deux fois plus longue. Les deux prototypes d’EPR en Finlande et à Flamanville ne peuvent pas encore avoir de coût de production du kWh connu du fait que ces deux EPR n’ont pas encore produit quoi que ce soit, comme vous le savez bien. Il y a deux EPR maintenant en service en Chine depuis juin 2018 et mai 2019. On dit que chacun a coûté 8 G€, ce qui donnerait un coût spécifique de 4,85 € Wél. ; mais les Chinois n’ont encore publié aucun coût de production, que je sache.
            Et pourquoi ne pourrait-on pas réutiliser un emplacement déjà nucléarisé et équipé en installations annexes pour reconstruire un nouveau réacteur ? C’est précisément ce qu’avait envisagé la Suisse avant Fukushima : aucun nouveau site n’était requis pour les 3 nouveaux réacteurs prévus. Je connais surtout des cas où le mât de l’éolienne hors d’usage a été démonté, sans remplacement, mais le socle en béton est bien sûr resté en terre.
            Si vous ne le connaissez pas, puis-je vous conseiller l’excellent ouvrage de David J.C. MacKay (1967-2016, Cambridge University) : Sustainable Energy – Without the hot air (2009), traduit ainsi : L’énergie durable – Pas que du vent ! (De Boeck, 2012).
            Les facteurs de charge faibles (en Suisse !) sont un élément dirimant pour pénaliser l’éolien et le PV qui nécessiteront soit des sources alternatives de back-up (centrales à gaz ?), soit des systèmes de stockage (batteries, pompage-turbinage, production d’hydrogène et piles à combustible, tous onéreux) dont il faut aussi tenir compte dans les coûts de production du kWh par l’éolien ou le PV (ce qui, hélas ! n’est que trop rarement fait…).
            Du fait que l’électricité doit être produite au moment-même où elle est consommée, une centrale hydraulique au fil de l’eau, une centrale thermique (à gaz ou nucléaire) sont les seules à même d’assurer ce que l’on appelle le ruban, incompressible, en Suisse pas moins de 5 GW en continu, assurés pour 2 GW par l’hydraulique au fil de l’eau et pour 3 GW par le nucléaire, les pointes étant assurées par l’hydraulique des barrages de retenue et, à midi, par le PV. Lorsque les 5 réacteurs seront arrêtés en Suisse, il sera difficile d’assurer ces 3 GW en permanence, les importations des pays voisins n’étant de loin plus garanties à l’avenir. On vient d’arrêter le premier réacteur, celui de Mühleberg, ce qui supprimera 3 TWh dès 2020, soit 4,2% de la production nationale brute de 71,894 TWh en 2019. Tous ensemble, PV et éolien arrivent tout juste à produire 2,324 TWh, cela après 30 ans de développement, auxquels s’ajoutent 0,685 TWh de biogaz. Pour remplacer la production nucléaire (25,280 TWh en 2019), il y a d’ambitieux projets d’arriver à produire jusqu’à 25 TWh par le PV d’ici 2050, ce qui demandera d’avoir installé 28,5 GW-crête, soit 159 km^2. Il en coûtera bien plus de 40 milliards, à renouveler trois à quatre fois par siècle. On oublie aussi que, du fait de la durée de vie de 25-30 ans du PV, aucune des installations actuelles ne sera plus active en 2050. Donc tout est encore à faire !

  13. Et si on crée simplement un quota carbone par personne? On aurait tous un nombre limité de points carbone par mois, qu’on pourrait utiliser lors d’ achat, transaction, activité….. Cela nous obligerait de réfléchir plus aux conséquences écologiques de chacune de nos actions.
    Du coup qu’on soit riche ou pauvre on polluerait tous la même chose.

    1. Cool votre modèle.

      Ca voudrait dire que si au 15 du mois, une personne atteint déjà son quota carbone, on lui coupe l’électricité, l’eau, le chauffage et elle doit arrêter de manger jusqu’à la fin du mois ?

      1. Ça voudrait dire que chacun devrait réfléchir un peu plus à sa manière de consommer et à ses conséquences . Effectivement quelqu’un qui vit de manière scandaleuse ( atteint son quota au 15) qui vit en n’ayant pas de respect pour la planète ni des générations à venir se verrait sanctionner. Cela peut paraître dur, mais si on prend le temps de réfléchir c’est tout à fait normal! Quel droit avons nous de détruire la planète sans aucune consequence? Comment peut-on encore soutenir cela?
        Cela fait depuis plusieurs années qu’il y a des articles dans les médias sur les problèmes écologiques, que les scientifiques nous en parlent et nous disent très clairement qu’il faut d’urgence changer notre comportement. Malheureusement pas grand chose change…… il y a toujours plus de co2 dans le ciel, de pesticide dans les eaux, de plastique dans la mer, d’espèces animales qui disparaissent….. Je ne crois pas que l’être humain, de son plein grès , soit capable de renoncer à ne plus traverser l’Europe en voiture, à faire des vacances qu’en train ou à vélo, à ne plus acheter de jus d’oranges toutes les semaines ni de nouveaux habits chaque année, à réduire sa consommation de viande et de produits laitiers, à dépenser de l’argent pour mieux isoler sa maison…….Sans une certaine contrainte, malheureusement on n’arrivera jamais à réduire nos émissions de CO2.
        Comment justifier que certaines personnes continuent à vivre en détruisant la planète dans la plus grande impunité, alors que d’autres font vraiment attention à leur mode de vie, ce qui parfois peut leur demander des grands sacrifices ( financiers ou renoncer à quelque chose qui fait plaisir)?

        1. Je comprends tout à fait l’inquiétude et l’irritation que vous éprouvez face à l’attitude générale des personnes que vous observez. Néanmoins, votre solution d’appliquer un quota carbone par personne, accompagnée d’une politique répressive est terrifiante.

          Jusqu’à où êtes vous prête à sanctionner le comportement imparfait de l’être humain, qui, de par sa nature, est un consommateur pour ses besoins, ses plaisirs et parfois ses “vices” ?
          – Les personnes obèses auraient-elles leur place dans le monde que vous imaginez ? Ou simplement les personnes qui ne pourraient pas se limiter en viande ou en fromage de la même manière que certains fumeurs ne peuvent pas réduire leur consommation de tabac ?
          – Les personnes actives n’ont-elles pas physiologiquement besoin de consommer davantage que les personnes oisives ? Et les grandes personnes par rapport à celles de petites tailles ? Et celles qui vivent en montagne par rapport à celles qui vivent en ville ?
          – Les personnes étrangères ou naturalisées pourront-elles encore se rendre 2 fois par année dans leur pays d’origine pour rencontrer leur famille ? Ou auraient-elles des passe-droits que les autochtones n’auront pas ?

          Comment assurer un traitement égalitaire et surtout équitable avec les milliards de paramètres qui définissent le propre de chacun ? Comment mettre en pratique ce système sans tomber dans une nouvelle forme de répartition des richesses, qui ne sera plus l’argent mais le droit de polluer, et dont on définira à nouveau des riches et des pauvres de manière aussi injuste que ce que l’on observe aujourd’hui ?

          1. d’accord avec vous pour dire NON à la DICTATURE ECOLO qui s’instaure de jour en jour , jusqu’où sont-ils capables d’aller…Autant je suis pour l’écologie “intelligente ” autant tous ces ayatolas de la verdure m’exaspèrent qui font primer leurs idéaux sur les libertés élémentaires , même si je sais bien que ma liberté s’arrête ou commence celle des autres …
            Combien de crimes ont été commis au nom de la soi-disant liberté et égalité , dans tous les pays totalitaires
            On voit bien dans ce forum cette tendance dictatorial et irréaliste à bien des égards

          2. Mais c’est est vous le porte-parole plus ou moins conscient du business sale qui vous permettez de donner des leçons de démocratie ?
            Lisez Kochland pour comprendre comment ces gens ont saboté le parti Républicain américain .
            Regardez ce que font Trump et Bolsonaro !
            C’est cela que vous défendez ? La liberté de saboter la planète est une caricature de la liberté.

          3. J’avoue qu’il y a quelque chose que je n’arrive pas à comprendre. Nous vivons dans un pays où il y a pleins de lois et de restrictions dans divers domaines afin que la société puisse fonctionner au mieux et de garantir notre sécurité. Ces lois sont acceptées, personne ne remettra en question le fait de ne pas pouvoir traverser un village à 200 km à l’heure. Par contre, pourquoi , à chaque fois qu’on évoque des restrictions dans nos libertés afin de protéger la planète nous sommes tout de suite taxés de dictateur vert?

          4. Bonjour “Tulipe” ! Merci pour votre commentaire pertinent.
            C’est une des méthodes préférées des milieux climato-sceptiques que de pratiquer ce qu’on appelle en anglais les “smear campaigns” : dire du mal des autres sans preuves et en exagérant pour discréditer. Ce monsieur utilise en fait tous les mots négatifs utilisés à l’encontre des personnes des groupes fantasmés comme ses ennemis dans un confusionnisme total. On serait ainsi à la fois “bobo” et “stalinien” quand on ne fait que de tenter de préserver une planète encore habitable pour nos descendants. En passant, il y a aussi des propos scandaleux au sujet du travail méthodique et sérieux du GIEC alors que celles et ceux qui connaissent les personnes qui y travaillent savent à quel point le dévouement et la rigueur intellectuelle sont leur apanage. En grattant un peu, il y a peut-être une dimension un peu paranoïaque dans ce fonctionnement chez certains, ou du pur cynisme chez d’autres.
            “Médisez, médisez, il en restera toujours quelque chose”, voilà le but. Ce qu’il reste c’est le doute, comme Naomi Oreskes l’a si bien analysé dans “Merchants of Doubt”. Ce doute n’a rien à voir avec le scepticisme qui incite le scientifique à vérifier sans cesse ce qu’il avance. C’est une perversion du doute pour protéger certains milieux qui vivent de rentes, comme celle du pétrole. Vous remarquerez en passant que ces “marchands de doute” ne pratiquent jamais le doute par rapport à ce qu’ils répandent.

            Vous avez bien raison de rappeler que nous acceptons de nombreuses contraintes. Mais se libérer au moins partiellement du moteur à explosion peut aussi être une vraie libération. Combien de temps passé au travail à gagner âprement de quoi se procurer un carrosse de préférence le plus gros et le plus rapide possible pour aller déposer les enfants à l’école ou l’exhiber comme un symbole de puissance dans un parking de supermarché ou de golf ? Ce temps n’est-il pas une privation de liberté ?

          5. @Tulipe
            Parce vos idées ainsi que celles de Mme Retelska touchent aux droits fondamentaux de l’être humain : liberté de se loger, se nourrir, se vêtir, de mouvement.
            Pour qu’une loi puisse être appliquée, elle doit respecter tout d’abord la Constitution.

            Or une loi qui réglemente la taille de logement par personne transgresse les art. 9 (protection contre l’arbitraire) art. 24 (droit d’établissement) et art. 26 (droit de propriété) de la Constitution sur les droits fondamentaux.
            Votre idée d’établir un quota carbone par personne et par mois devra sans doute mettre fin à la protection de la sphère privée (art. 13).
            De plus, le fait de couper tout accès aux biens de première nécessité pour une personne qui aurait atteint son quota carbone avant la fin du mois dans le but “de la faire réfléchir” contrevient à la dignité humaine (art. 7) et à la liberté personnelle (art. 10) ou encore au droit d’obtenir de l’aide en cas de détresse (art. 12).
            Vous voulez une loi qui interdit de se déplacer en voiture ou en avion ? Nulle doute que des personnes hautement placées pourront s’y soustraire pour les voyages d’affaire / diplomatiques de hautes importances. Exit l’art. 8 qui dit que “tous les êtres humains sont égaux devant la loi”.

            Si vous remettez en cause les articles sur les droits fondamentaux de notre Constitution que j’ai cités, vous plongez en pleine dictature.

          6. bonjour Nicolas , entièrement d’accord avec vous

            Nous perdons notre temps sur ce forum dédiés aux ayatollah de la verdure et de la décroissance : il parait d’après un merdia il y a 2 jours qu’il n’y aura peut-être plus d’ours polaires en 2100 , raison de plus pour s’attaquer au réchauffement climatique !
            Mais que s’est-il passé au moyen âge lorsque le pôle nord avait des prairies à la place de la glace ? Il n’y avait plus d’ours polaires , mais pour nos régions tempérées c’était l’abondance des moissons et de l’agriculture en général
            Ces gens-là sont victimes d’une idéologie délirante basée sur une espèce de religion : d’après une poignée de pseudo-scientifiques au service de l’ONU qui feraient “consensus” , il faut CROIRE au réchauffement causé par l’homme .
            Le consensus peut avoir sens pour des idées ou des opinions , mais en science il ne vaut rien , seuls les faits et les preuves comptent , et les plus grandes avancées ont souvent été faites par un homme seul contre tous

            Nous sommes victimes d’un matraquage médiatique et d’une propagande très inquiétante qui me fait penser aux méthodes nazies pour convertir tout un peuple à une cause présentée comme scientifiquement évidente , à savoir la supériorité arienne sur les autres races !

            Ces gens-là s’expriment dans ce forum en êtres supérieurs qui détiennent la vérité et qui méprisent les contestataires de la pensée unique , ils sont dangereux pour l’humanité

            NOTA : par ailleurs je suis convaincu de la nécessité d’une écologie intelligente au niveau de la consommation des ressources ( pour l’énergie le meilleur rendement étant le nucléaire ) et surtout de la gestion et du recyclage de nos déchets . La voiture électrique est évidemment une ineptie , mais c’est à la mode chez les verts qui dans le même temps veulent supprimer le nucléaire !!!

          7. Le délirant c’est vous. Au pôle Nord, au Moyen-âge, il n’y avait que de l’eau. Si vous parlez du Groënland, l’inlandsis n’avait pas disparu mais sur les côtes le climat lié cette fois aux variations naturelles avait momentanément permis l’installation de quelques colonies de vikings vite anéanties par le retour du froid plus permanent. Lisez ” Collapse ” de Jared Diamond.
            En fait l’ayatollah du climato-scepticisme, c’est vous et quand on utiluse les mêmes méthodes que vous, vous coupez la discussion comme avec moi
            La propagande climato-sceptique utilise en effet des méthodes de diffusion qui ressemblent à celles du nazisme dont vous parlez. C’est typique des milieux de l’extrême-droite climato-sceptique.

          8. Je veux bien croire que pour certains ma proposition de quota ressemble à une dictature dans laquelle on nous priverait de nos libertés. Mais, pour moi, les premières libertés fondamentales, sont simplement de pouvoir vivre sur une planète viable, boire de l’eau non polluée et de respirer de l’air pur sans avoir les yeux, la gorge qui grattent, sans avoir des réactions allergiques ou d’autres problèmes de santé. Afin que ces libertés soient atteintes, il faut que l’être humain respecte certaines règles. Malheureusement, ces règles sont très loin d’être respectées.
            En ce moment on peut sans autre parler de dictature du consumérisme, qui impose sa loi sur tout et nous prive ainsi de nous libertés fondamentales.

          9. Bonjour Gayton, Bonjour M. Masson,
            Disons que pour ma part, je n’ai pas lu en détail les rapports du GIEC et je ne suis pas un spécialiste dans le domaine pour me permettre de juger les méthodes scientifiques employées. Mais le problème n’est pas de se questionner sur la véracité de leurs conclusions, mais de ce qu’on en fait.

            Les anticapitalistes ou pro-communistes utilisent l’urgence climatique comme prétexte pour mettre fin à notre système libéral et non comme but en soi. Et ils ne sont de loin pas à leur premier prétexte pour tenter d’imposer leur idéologie. Le dernier en date est carrément le Covid19, ce qui illustre leur obsession dangereuse et pathétique.
            Ceux qui se sont montrés critiques aux discours de Grêta Thunberg ont automatiquement été qualifiés de climato-sceptiques parce qu’après tout, tout ce qu’elle demandait, c’était qu’on écoute la communauté scientifique. Depuis peu, son discours s’est radicalisé lorsqu’elle a récemment déclaré (en tant que probable future prix Nobel de l’Economie) que “les démocraties libérales” ne sont pas capables de gérer l’urgence climatique. Le contraire de “démocratie libérale” est “dictature communiste”.
            En parallèle se sont créés des groupuscules d’éco-terroristes comme Extinction Rebellion qui se torche le derrière avec les outils démocratiques à disposition et pourtant largement accessibles, et qui a officiellement le soutien d’une bonne partie de la communauté scientifique et des partis de gauche.

            Tout ça pour dire qu’à titre personnel, j’adhère aux conclusions du GIEC tout en étant très à l’écoute de ceux qui les réfutent, bien qu’aucun de ces derniers n’a su pour l’instant apporter des contre-preuves valables sur le réchauffement climatique. Mais je perçois pour l’instant la vague communiste comme le danger numéro 1 pour notre pays, qui fait que je n’ai absolument aucun problème de sympathiser avec les personnes qui réfutent la crédibilité du GIEC.

          10. Mais il y a précisément d’autres alternatives qu’un choix binaires entre deux productivismes sales.
            Si vous acceptez le travail des scientifiques du climat, l’étape suivante est de se poser la question de savoir quelle système économique pourrait permettre d’atténuer cette menace majeure.
            Pour ma part, il me semble que les systèmes coopératifs peuvent esquisser cette évolution. D’ailleurs ils existent. Voir le site de l’Alliance Coopérative Internationale.
            Mon blog personnel est tout entier dédié à cette recherche.
            La nition de Triptyque Économique consiste à faire cohabiter trois organisations économiques différentes. Évidemment cela ne oeut que déplaire aux fanatiques d’un des trois systèmes.
            L’énergie déployée à la lutte entre ses trois systèmes serait mieux employée à la recherche d’alternatives énergétiques moins prédatrices
            https://jmmasson.wordpress.com
            En ce qui concerne le coronavirus, les think-tanks ultralibéraux américains ont immédiatement mélangé covid-scepticisme et climato-scepticisme. En fait tout frein à leur business les gêne. Ce n’est pas une attitude responsable. Aurant une bonne dose de libéralisme peut favoriser l’innovation, autant ce que j’appelle de manière un tantinet provocatrice ” le libéral-totalitarisme ” en est une perversion.
            On voit le résultat aux États-Unis avec le trumpisme ou au Brésil avrc Bolsonaro.

          11. Je suis tout à fait ouvert à l’idée de développer d’autres modèles économiques, notamment celui que vous proposez dans votre blog, qui permettent effectivement de sortir de cette vision binaire. Je me suis d’ailleurs intéressé au développement de l’économie sociale et solidaire qui rencontre un succès grandissant en France et qui offre une surtout une alternative aux SA et à l’économie néo-libérale tout en restant en adéquation avec un système démocratique.

            Cela n’empêche néanmoins pas qu’il existe aujourd’hui un mouvement anti-démocratique qui me préoccupe particulièrement.

          12. Merci pour vos remarques.
            Le système libéral n’est pas nécessairement incompatible avec la prise en compte des changements climatiques anthropiques. Voir par exemple le livre ”the Great Disruption” de Paul Gilding :
            https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=4384652688242229&id=100000926224359
            J’ai l’impression que le libéralisme se scinde en deux branches. L’ultralibéralisme connu dans le cadre de la mondialisation, et une branche qui n’entend rien changer dans le domaine des énergies, avec des méthodes bien décrites dans le livre ”Kochland”.
            Cette branche est prête à toutes les manipulations, y compris avec la science et la démocratie. Elle favorise ce qu’on appelle le national-populisme. Plusieurs de mes billets traitent de ce sujet. On y retrouve toujours une détestation malsaine des écologistes complétée par du négationnisme climatique, notamment.
            Dans chaque pays, il s’appuie sur quelques éléments historiques détournés de leur sens initial, comme les Tea-Parties en Amérique. désormais ”le front populaire” d’Onfray. Comme quoi le danger pour la démocratie ne se trouve pas toujours là où on croit.

  14. MR BESSON très bonne remarque de bon sens mais qui n’atteindra pas les alarmistes bobo-gaucho-pseudo écolos qui déversent leurs rêves délirants sur ce blog , alimentés par une propagande et un bourrage de crâne à l’égal de la doctrine nazie ou soviétique …
    Nous sommes bien conditionnés par les merdias pour accepter la DICTATURE ECOLO dont le blog de cette madame Dorota se fait l’instrument .

    1. Quel délire !
      Il me semble que les anciens pays de l’Est n’étaient pas des parangons d’écologie.
      En fait, vous juxtaposez tous les éléments de langage et le méli-mélo idéologique que l’on trouve dans la chambre d’échos kochlandaise.
      Cela se transmet un peu comme la Rhinocérite dans ” Rhinocéros ” d’Ionesco.
      Pendant de temps-là, les changements climatiques anthropiques progressent. Le confusionnisme intellectuel est à la mode.

  15. @CHRISTOPHE DE REYFF : Effectivement, tout est encore à faire… Pour réduire massivement nos émissions de gaz à effet de serre, des transformations sans précédent sont nécessaires mais il n’est pas facile de trouver lesquelles. Voici donc ce que je propose.
    La définition d’un objectif très ambitieux dans chaque pays permet de trouver des solutions auxquelles nous ne pensons pas. Grâce à une méthode, avec une quantification de l’énergie et des gaz à effet de serre, je propose dans un livre des choix et solutions concrètes dans tous les secteurs d’activité. Par exemple, l’aménagement des infrastructures routières existantes rend possible la généralisation des véhicules électriques.
    La méthode est fournie et les solutions sont modulables. Grâce à ce livre, chacun peut se faire son idée et mieux comprendre le problème. En suivant la démarche rationnelle, chaque pays peut dimensionner son projet en fonction de l’existant, des contraintes et des atouts du territoire.
    La bonne nouvelle, c’est qu’il est possible de réussir à contrer le réchauffement climatique sans « trop » remettre en cause notre système et notre mode de vie. Donc, pas d’écologie punitive ni décroissance, mais plutôt une marche à suivre constructive.
    En suivant le lien ci-dessous, sur ma page auteur, vous pouvez accéder à mon email de contact et m’écrire si vous le souhaitez. Je vous fournirai en retour mon livre gracieusement (formats possibles PDF, epub ou Kindle).
    https://www.librinova.com/librairie/jean-charles-piketty/stopper-le-rechauffement-climatique-propositions-concretes-1

  16. Quand vous pensez pollution et impact sur la nature, pensez 1/1000, qui est la contribution de la Suisse au réchauffement climatique. Je suis outré par les commentaires qui veulent tirer une balle dans le pied de chaque suisse pour permettre à la Nature d’aller mieux. Il y a d’autres populations qui s’en moquent et qui rigolent en constatant qu’avec une telle naïveté ils mettront encore plus facilement la main sur l’Occident. Réveillons-nous, le monde n’est pas aussi paisible pour réduire nos centres d’intérêts à des sujets globaux qui nous échappent au 3/4. Malgré notre neutralité et malgré le silence des armes, nous sommes en guerre quasi permanente contre des ennemis qui ne se déclarent pas et notre survie dépend de notre comportement face aux dangers. Ramenons l’industrie dans nos murs, construisons l’énergie propre, consommons local (Europe) et contrôlons les frontières avant de s’attaquer à la pollution.

  17. Merci Dorota pour ce billet, qui converge vers mon analyse de la situation et ses “remèdes” très théoriques, perçus comme très liberticides par la masse (donc inacceptable en démocratie). Je réponds à l’intervention de Haz avec laquelle je suis d’accord. Il y a un point sur lequel je n’aurais probablement pas le même objectif (mais le même constat). Dans mon sens, l’écologie ne peut pas être de gauche. J’ai toujours voté à gauche, j’ai été élu comme conseiller municipal avec un maire de gauche (communiste, mais élu sans étiquette, petite commune). Plus jamais ça. Cette gauche égalitariste productiviste à besoin de la croissance, donc en compromission total avec ce système destructeur de la nature, et pire, avec la volonté d’offrir à tous le confort des riches, donc la capacité de détruire la planète. Il n’y a pas pire contre l’écologie que l’humanisme. On retrouve l’humanisme à droite comme à gauche. L’humanisme est par définition l’idée que l’humain est au-dessus et passe avant toute chose. Donc l’humaniste, l’humain ultra-social, empathique de son congénère mais pas de la nature (qu’il considère avec dégoût ou peur et détruit inlassablement), cet humain social ne parle qu’emploi, logement, croissance etc. Il détruit méthodiquement le non humain (vivant ou non vivant) pour prendre sa place et le transformer en ce qui lui procure plaisir (du béton, du plastique, des réseaux sociaux). Artificialisation, bétonnage, pollution, destruction de l’environnment. L’humanisme, c’est la colonisation par l’homme de la planète (le colon passe avant tout ce qui était en place). Ecoutez les gens sous cet angle de vue, c’est limpide. Refus de la décroissance, refus de la pauvreté, refus des inégalités de confort, refus de la mort, refus de la maladie, la seule chose qui compte, c’est avoir sa place dans la société humaine, le plus haut et le plus ostensiblement possible. L’homme, animal social, le colon absolu et total. Conclusion ? L’écologie ne peut pas être de gauche, elle doit être contraignante à l’homme, donc forcément plus aux pauvres qu’aux riches. Les écologistes de gauche en ont conscience et proposent des solutions à mon avis pleine d’intelligence et d’empathie (revenu minimum, solidarité etc). Mais ça ne satisfera pas le pauvre (petit logement, petit pouvoir d’achat, signe extérieur de pauvreté matérielle). Je vois à plusieurs endroits dans les commentaires une confusion entre “riche”, “dominant” et “intelligent”. Il me semble que les riches sont assez souvent intelligents et très souvent dominants. Les “intelligents” peuvent être très pauvres. Les dominants se trouvent partout, ils peuvent être riches ou pauvres. Ceux qui détruisent la planète sont essentiellement les riches parce qu’ils sont essentiellement dominants et peuvent être intelligents intellectuellement mais à mon sens idiot empathiquement (colons). Pour revenir à Haz, je suis contre le logement “décent” pour tous et pour favoriser certains par rapport à d’autres. J’ai fait l’ascension sociale, j’ai pu proposer à mes deux enfants (faits tardivement) une belle maison. Je vois des jeunes idiots faire 3 enfants à 30 ans et faire les cigales. Il faudra bétonner (“maison bouyghes”) la planète pour les loger ? Pas pour moi. Redistribution des richesses oui, mais à condition, pas pour tous. Donc pas de politique de gauche, pas de démocratie. Du mérite. Les idiots (voir idiocracy, film culte) se reproduisent et en pays riches cils consomment comme des idiots, sensibles aux effets de richesse (le paraître social leur est bien plus important que l’être). J’ai vu ça dans ma commune, et pour moi, plus jamais ça. Ce ne sont pas aux africains qu’il faut demander de ne pas se reproduire, mais aux idiots. Comme on ne sait pas qui c’est, c’est à tous qu’il faut le demander.

  18. Je précise que si l’humain est empathique de son congénère proche (son “prochain”), l’intervention de “trop c trop” est là pour nous rappeler qu’il déteste son “lointain”. La plupart des humains considèrent leur lointain, comme tout le reste du vivant (et en partie du non vivant), comme un ennemi ou comme quelque chose à exploiter (le riche exploite le pauvre en lui faisant acheter des objets inutiles, et la très grande majorité des riches n’a aucun état d’âme de voir pauvreté, bêtise ou destruction, dès l’instant qu’il gagne du pouvoir, c’est-à-dire de l’argent, par exploitation). “Trop c trop” est là pour nous rappeler qu’il est, comme la grande majorité des humains, dans un rapport de force et de domination, un colon, pour qui la tribu, le clan, est ami mais le reste du monde est un ennemi dont il faut se défendre ou qu’il faut exploiter. L’humain est avant tout un animal, expansionniste, destructeur. Quand ses pulsions sont satisfaites, tout va bien. Quand il est frustré ou se sent en danger, ça rigole moins. Je suppose qu’on va vers des époques sombres. Je me fiche du sort de l’homme, mais pas de mes enfants, dont j’essaie de transmettre mes valeurs, ni de la planète. Malheureusement la science (les scientifiques) et les ingénieurs ont donné la capacité à l’homme de détruire massivement son environnement. Aucune empathie pour ces humains.

  19. Moi y anna plus rien comprendre. Vous ne cessez de nous répéter, blog après blog, que la Terre se réchauffe et va bientôt fondre comme Eskimo au soieil. Pourtant, sauf pour quelques jours de fin juin où il a atteint les trente degrés, depuis le début de cet été mon thermomètre n’a pas dépassé les 25 degrés. Est-ce moi qui fantasme ou lui qui me joue des tours?

    A vous en croire, Juin et Juillet de l’an dernier étaient des modèles de fraîcheur et celui-ci devrait être torride. Désolé, chère Madame, mais un virus invisible à l’oeil nu a plus fait en quelques semaines, en paralysant trafic aérien et routier, que tous les discours apocalyptiques pour rétablir un semblant de normalité climatique et de tranquillité urbaine. Encore faut-il que ça puisse durer…

    1. La Terre se réchauffe dans l’ensemble, selon les mesures effectuées régulièrement à plus d’une centaine d’endroits. En Suisse, nous l’avons particulièrement ressenti l’été passé et cet hiver. Vous pouvez consulter les pages de Météosuisse à ce sujet. Ce début d’été des températures beaucoup trop élevées ont touché la Sibérie et les États-Unis. C’est vrai qu’il ne fait pas très chaud en juillet, mais des nouveaux records de chaleur viendront certainement ces prochaines années, 40 degrés en été ou 20 en hiver.

      1. Merci pour votre réponse. Je vous taquinais un peu, bien sûr. Non seulement je prends très au sérieux les prévisions des météorologues , mais de plus je ne suis à coup sûr pas favorable aux irréductibles climato-sceptiques, bien au contraire. Toutefois, pour avoir longtemps vécu aux Etats-Unis et en Californie en particulier, j’y ai toujours connu des étés chauds, de 35 degrés et plus, et même de 40 degrés aux limites de la région de Los Angeles, ä l’approche du désert. Je ne vous apprendrai sans doute rien en disant que le désert Mojave, à l’est de Los Angeles, est un des points les plus chauds du globe, alors qu’on doit y fermer le col de son blouson la nuit, à cause du froid nocturne. Pourtant, on supporte bien mieux la chaleur en région désertique (ou semi-désertique), ceci grâce à un climat sec, qu’ici des températures inférieures mais accentuées par l’humidité.

        Quand je suis arrivé à Los Angeles pour la première fois, au début d’août 1965, une vague de chaleur s’était abattue sur la ville au point d’y faire fondre le bitume des routes. Elle n’a pas été sans incidence sur les émeutes raciales qui ont éclaté quelques heures à peine avant mon arrivée, exacerbant une tension déjà à son paroxysme, suite à un banal fait divers survenu dans le quartier noir de Watts. De telles pointes de chaleur ont toujours prévalu dans cette région.

        En revanche, comme vous le soulignez à juste titre, le niveau élevé de température en Sibérie est tout à fait anormal, de même que celui de l’hiver dernier en Suisse.

        Merci encore pour votre réponse.

  20. @simplet : je ne comprends pas le sens de vos interventions. Humour ? Taquinerie ? Critique constructive ? Quand vous dites “A vous en croire, Juin et Juillet de l’an dernier étaient des modèles de fraîcheur et celui-ci devrait être torride.”, vous montrez les limites de l’humour. Chaud ne veut pas dire torride, normal ne veut pas dire frais. On parle de 1,1° d’augmentation actuelle des températures globales, on va vers 3°. Pour simplifier (trop, car cela est surtout marqué par des évènements extrêmes), ça signifie qu’une canicule à 37° pourra devenir une canicule à 40° et qu’une canicule à 40° pourra devenir une canicule à 43°. Ou qu’au lieu de durer 3 jours elle peut durer une semaine ou deux (si j’ai compris, on prévoit en France des canicules de 3 mois à la fin du siècle). Le diable est dans le détail, pas dans la caricature. 3° certains trouvent que c’est très bien pour rendre leur climat plus clément, mais c’est la planète qui subit un phénomène global sur une durée très courte, propice à la sixième extinction des espèces.

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