Créons des réserves alimentaires planétaires!

Les dernières années de chaleur record ont apporté des sécheresses, des inondations, et des vagues de chaleur partout sur la Terre.

L’année la plus chaude, 2016, a causé une immense famine dans le Sud de l’Afrique, et les sécheresses ont détruit les récoltes du Brésil, de la Bolivie, et du Paraguay. La production de toute l’Amérique du Sud a diminué.

Ces catastrophes vont s’intensifier, et le cycle des saisons changera. Des vagues de chaleur inhabituelles, de plus en plus fortes, apparaîtront au printemps, en été ou en automne. Elles pourraient perturber gravement les cultures alimentaires.

L’agriculture dépend du cycle des saisons. De nombreuses conditions doivent être réunies pour que les plantes arrivent à maturité.

Les récoltes de blé sont compromises si les températures dépassent 30°C au printemps. Les arbres fruitiers ne donnent pas de fruits s’ils fleurissent en automne ou en hiver, et qu’une gelée survient après. De nombreuses autres perturbations peuvent interrompre le cycle vital des végétaux.

En 2018, le rendement de blé russe et canadien était réduit par la chaleur et la sécheresse dans ces pays habituellement froids (Bloomberg), l’Australie frappée par la sécheresse a perdu 15% de ses récoltes (FAO).

Les catastrophes climatiques vont s’amplifier, et pourraient faire échouer les cultures alimentaires dans des vastes territoires. La mer monte et s’infiltre dans  les terres fertiles du delta du Nil et du Mékong, si bien que l’agriculture pourrait bientôt devenir difficile dans ces régions.

Le Futur pourrait apporter des pénuries alimentaires qui ont des conséquences très graves. Elles causent la malnutrition, des migrations, la spéculation, des émeutes, des guerres.
Elles iront en s’aggravant, et des populations de plus en plus importantes, des pays entiers, pourraient être exposées à des famines.

La production alimentaire mondiale est assez proche de la consommation annuelle. L’année prochaine, l’Humanité disposera probablement de trois mois de réserves alimentaires. C’est très insuffisant.  Si la moitié de cultures sur la Planète avorte cette année, si en été 2025 il n’y a pas de récolte de blé dans l’hémisphère Nord, il y aura moins de nourriture que l’année passée.

Nous vivons dans une précarité alimentaire étonnante, alors que les réserves planétaires de T-shirts bleus suffiraient probablement pour plusieurs années, et que nous pouvons facilement porter une autre couleur. Cette insécurité engendre la spéculation alimentaire, les prix des denrées de base augmentent lors des mauvaises récoltes, et provoquent des émeutes de la faim.

Nous devons nous préparer à l’aggravation du réchauffement en augmentant les réserves alimentaires.

Nous pourrions augmenter progressivement les stocks. Pour être le plus cohérent possible, nos dirigeants pourraient commander aux paysans locaux une quantité suffisante d’aliments de base, des céréales, des lentilles, du soja, de noix à la condition qu’ils soient produits de façon écologique, qu’ils entraînent peu d’émissions de CO2, ou en agriculture CO2-, ie en captant du carbone.

J’ignore sciemment le fait que les cultures alimentaires émettent actuellement du CO2, essentiellement à cause de l’usage d’engrais de synthèse et du transport. Elles ne devraient pas émettre du CO2, mais en capter.

Les céréales et les lentilles contiennent beaucoup de carbone, nous pourrions idéalement capter le carbone atmosphérique et l’entreposer en réserves alimentaires. Des stocks d’aliments pour dix ans capteraient en fait une proportion du carbone atmosphérique, de l’ordre d’un centième peut-être, et contribueraient aussi à stabiliser le climat. On pourrait multiplier cet effet en sauvegardant les autres parties des plantes cultivées. Surtout, nous éviterions des graves pénuries et des famines.

Si le changement climatique s’accélère, nous pourrons sûrement cultiver ici des aliments exotiques, comme les pêches, les bananes ou les ananas, et nos aliments actuels appartiendront au passé.  L’avenir sera hasardeux, difficile à planifier. Nous pouvons nous y préparer au moins partiellement.

Nos dirigeants pourraient commander aux agriculteurs l’équivalent des besoins annuels de céréales et de lentilles si bien qu’en dix ans, si tout va bien, les réserves représenteront dix ans de nourriture. Si nous économisons 50% de la consommation annuelle, alors nous atteindrons dix ans de réserves alimentaires en vingt ans.  Une partie de ces récoltes est peut-être déjà produite et gaspillée, la surproduction d’années exceptionnelles, comme les tomates de l’été passée, pourrait être rachetée, séchée, et entreposée. Ainsi, en cas d’aggravation soudaine du climat, nous pourrons réagir et nourrir la population.

En cas de problèmes d’approvisionnement local ou de catastrophe planétaire, ces réserves pourraient être écoulées sous forme de nuggets ou saucisses végétariennes, shakes de protéines, cordon-bleu, ou autres préparations populaires.

En cas de famine lointaine, elles pourraient peut-être être données aux populations qui en ont besoin. A tout le moins, elles limiteraient la spéculation qui fait flamber les prix des aliments, avec des conséquences dramatiques et éviteraient des nombreux drames humains, tels des enfants handicapés de malnutrition.

Il faudrait bien sûr veiller à ce que ces cultures ne provoquent pas d’émissions de carbone, et à ne pas déboiser, et à continuer à reforester et à récreer le sol fertile qui constitue la plus grande réserve terrestre de carbone.

Nous entrons dans une période de turbulences, à plusieurs inconnues. Nous devons nous y préparer et prévoir l’essentiel pour cette période troublée. Si nous faisons preuve d’ouverture, nous trouverons de nombreuses solutions.

Immoraux ou suicidaires? Qui tuons-nous vraiment?

A la réunion COP24 au mois de décembre, le Secrétaire Général de l’ONU Antonio Guterres a demandé la mise en oeuvre de l’accord de Paris.
Il l’a appelé notre dernière, meilleure chance d’éviter le déchaînement du réchauffement climatique et a déclaré que l’attitude contraire ne serait pas seulement immorale, mais suicidaire.

Pourquoi dit-il cela?

Le réchauffement provoque les émissions de carbone des écosystèmes naturels

Le gaz carbonique (CO2) s’accumule dans l’atmosphère et provoque l’effet de serre. Le rapport du GIEC prévoit que nos émissions d’énergies fossiles pourraient causer un réchauffement de 1,5°C dès 2030, qui exposerait les trois-quarts d’Européens aux inondations, et provoquerait des pluies et des vagues de chaleur vraiment (significativement) plus fortes qu’aujourd’hui. Cela poserait déjà des problèmes sérieux, les économistes tels que Schroders craignent des sérieuses pertes économiques si nous ne réduisons pas rapidement les émissions, mais il peut y avoir pire.

Aujourd’hui, les températures de la Planète augmentent, les sécheresses, vagues de chaleur et feux de forêts s’intensifient.

L’été 2018 a causé la sécheresse dans le Nord de la France, l’Allemagne, la Suisse. L’année la plus chaude jusqu’à aujourd’hui, l’année El Nino 2016, a provoqué une immense sécheresse en Afrique de l’Est, ainsi qu’en Australie et en Amazonie.

Actuellement, les plantes des forêts, des savanes et le sol contiennent plusieurs fois plus de carbone que l’atmosphère. Dès que le climat se dérègle, les sécheresses et le feux perturbent le cycle du carbone, les plantes poussent moins et n’absorbent pas le carbone de l’air, et lors des sécheresses, le sol aussi émet énormément de CO2. Dans des bonnes conditions, le sol est composé en grande partie de bactéries et de champignons vivants. En 2016, la chaleur record a provoqué le dégagement de gaz carbonique des sols dans l’atmosphère.

Les feux de forêts sont de plus en plus fréquents. Un nouveau type de catastrophe naturelle, les méga-feux de forêts, dévastant des grandes étendues,  est apparu récemment et va augmentant.

Les immenses feux touchent la Californie, la Sibérie, le Canada, l’Australie. Le carbone des arbres brûlés dans les incendies aboutit dans l’atmosphère et alourdit le bilan.

Cela pourrait s’aggraver, si les températures montent encore, des régions plus étendues, des écosystèmes plus variées pourraient être touchés par les sécheresses et les feux, et provoquer un dégagement de carbone. Ainsi, chaque vague de chaleur augmenterait le réchauffement des années suivantes.  Si la désertification de la Planète commence, elle dégagera du carbone, réchauffera encore la Terre, et pourrait se répandre comme une épidémie.

Selon le Climate Institute, cet effet pervers a déjà commencé et les dix prochaines années, nous pouvons nous attendre à un réchauffement rapide.

Les scientifiques ont d’abord espéré que les plantes du grand Nord pousseraient mieux à des températures plus élevées.

Malheureusement, le changement semble trop brusque et trop chaotique. Les vagues de chaleur et les sécheresses, nouvelles dans ces régions, provoquent des feux de forêts, des écosystèmes entiers souffrent de vagues de chaleur ou de maladies nouvelles.

La Nature semble réagir mal au réchauffement, les écosystèmes dépérissent et augmentent l’effet de serre.

Le permafrost pourrait amplifier le réchauffement

Le climat cache un danger plus grave. Les terres boréales sont gelées depuis des millénaires. On appelle ces terres le permafrost, ou pergélisol. Elles contiennent d’énormes quantités de carbone. Dès qu’elles dégèlent, elles émettent du CO2 et du méthane.

Au contact de l’air, le permafrost émet plutôt du gaz carbonique, par contre les parties situées sous l’eau, sous des lacs ou sous la mer de Sibérie, émettent plutôt du méthane, qui cause un effet de serre 80 fois plus important. Plusieurs scientifiques ont remarqué que le méthane s’échappe du fond de la mer de Sibérie, en champs de bulles de plus en plus étendus ou en geysers (Swerus-C3). La chercheuse Natalia Shakova, a effectué des forages dans le permafrost, et a établi qu’il dégèle plus vite et plus profondément que prévu.

Le fond de la mer de Sibérie est touché par le réchauffement des océans.

Lorsque la mer Arctique sera libre de glace, elle absorbera plus de chaleur, et le fond pourrait alors dégeler vite.

Des courants plus chauds venant de l’Atlantique pénètrent actuellement dans la mer Arctique, et pourraient précipiter le dégel. L’eau chaude favorise dangereusement la diffusion du méthane déjà présent dans les fonds marins et provoque sa formation.

Certains scientifiques, tels que Peter Wadhams, pensent que les émissions de méthane pourraient beaucoup augmenter, et aboutir à un réchauffement quasi immédiat, en quelques mois, d’1°C.  Les conséquences seraient apocalyptiques.

Le méthane du permafrost pourrait faire monter la température de la Terre de plusieurs degrés, même de dizaines de degrés.  Nous ne pouvons pas prévoir dans quelles régions de la Terre la Vie serait encore possible, et quand surviendraient les cataclysmes.

Il y a un mois environ, une nouvelle expédition russe a confirmé que les émissions de méthane augmentent (TASS).  Cette augmentation est aussi détectable dans l’atmosphère (NOAA).

Ainsi, le réchauffement climatique pourrait subir des sauts brusques, avec des très graves conséquences sur la météo et sur la production d’aliments sur Terre. La Planète deviendrait alors quasiment inhabitable. Les experts pensent que cela pourrait se produire après 2050, mais il y a énormément d’inconnues.

Pour éviter ce danger, il vaut mieux maintenir la température de la Terre à 1,5°C, comme prévu lors de la COP21, et certains suggèrent de la faire descendre à 0.5°C en 2100 (Climate Institute).

De plus en plus, il apparaît que nos activités économiques actuelles mènent à une émission de méthane du permafrost, peut-être par soudaines explosions. Un réchauffement brusque et fort s’ensuivrait, qui causerait probablement d’immenses tempêtes et l’impossibilité de cultiver les aliments sur Terre. C’est un énorme danger pour la Vie sur la Planète et nous devons y faire face. Il justifie pleinement des rapides et fortes réductions d’émissions et la reforestation à grande échelle.

Il y a plusieurs solutions ou parties de solution: une réduction suffisante d’émissions de carbone, qui pourrait exiger l’arrêt de la circulation et des usines, et/ou de la production de viande, la capture de carbone de façon naturelle, dans le sol ou les plantes, ou par des technologies nouvelles actuellement en développement. On devrait alors aussi développer des technologies de capture de méthane.

Certains experts proposent de regeler la mer Arctique en pompant de l’eau sur la surface de la glace en hiver, pour reformer une glace épaisse. Peut être peut-on trouver un moyen technique de capter le méthane, de l’éliminer sur place, ou même d’utiliser en tant que carburant?

Les solutions pour le méthane arctique devraient constituer une priorité absolue de la recherche aujourd’hui.  Pour que le méthane reste où il est, dans les sédiments, il faudrait que la mer Arctique soit couverte de glace en surface et que les températures de la Planète, et des eaux des océans, ne montent pas au point de dégeler le fond de cette mer. Les solutions technologiques, qui ne sont pas encore réalisées, pourraient se heurter à des imprévus et des surprises lors de leur réalisation. Il pourrait y avoir du méthane ailleurs..

Nous allons certainement trouver un moyen de nous en sortir. Il s’agit  de notre survie. Si nous posons le problème clairement, nous trouverons les solutions.  Nous voulons vivre. Nous devons maintenir les conditions climatiques nécessaires à la vie sur Terre, à l’agriculture et pour cela, un permafrost bien gelé. Tout projet pour la société et pour l’économie doit être établi à partir de cette base. Tous les autres plans économiques et projections de croissance sont totalement illusoires. Tout développement qui pose un risque sérieux pour notre existence doit être interdit.

 

Des idées pour le climat

Urgence Climatique

Samedi, quelques centaines de personnes se sont réunies à Genève et plus de mille à Berne pour donner l’alarme climatique.
Les participants ont sonné le tocsin, ils ont bruyamment attiré l’attention sur l’urgence climatique, les drames humains que le réchauffement climatique apporte, et la nécessité de prendre des mesures.

J’ai personnellement eu envie de crier: Evacuation, inondation! Evacuation, vague de chaleur! Evacuation, tornade! Cela me semblait étrangement proche, et pourrait bien représenter notre réalité de demain.

Il est essentiel de prendre des mesures rapides pour le climat. Nous devons réduire les émissions de CO2 avant que les températures ne montent des quelques dixièmes de degré qui provoqueront des inondations dans la majorité de l’Europe et des pénuries alimentaires.

Si nous n’y arrivons pas, nous devrons les réduire tout de suite après, avant que les inondations et les tempêtes n’emportent nos villes et les pénuries alimentaires ne deviennent famines. En tous les cas, nous devrons le faire.

Heureusement, des initiatives prometteuses en faveur du climat germent par-ci par-là: parallèlement au passage graduel aux énergies renouvelables, quelques bonnes idées toutes simples sont mises en oeuvre en ce moment:

Le Luxembourg rend les transports publics gratuits

Le Luxembourg, un pays européen un peu plus petit que le canton de Vaud, rend les transports publics gratuits. C’est une excellente idée, qui poussera des nouveaux usagers à les essayer.

Elle va rendre les transports publics faciles à utiliser spontanément et attrayants.
Cette mesure devrait avoir des conséquences bénéfiques à tout point de vue. Elle pourrait réduire les émissions de CO2, les bouchons, la pollution et les cancers qui en découlent, le bruit, les accidents,  ainsi que le bétonnage de la Planète en routes et parkings. J’espère qu’elle créera des nouvelles habitudes chez les habitants, et rendra la ville plus saine et plus agréable à vivre.

Les transports publics sont évidents dans les métropoles modernes. On ne peut s’en passer dans des villes de millions d’habitants, ils évitent les embouteillages et la pollution. Ils sont aussi une nécessité climatique.
Les voitures émettent énormément de CO2, elles remplissent nos lieux de vie d’un nuage de pollution et de bruit.

Les émissions de CO2 dues à l’usage de la voiture ont récemment augmenté en Europe. Il me semble que l’habitude de prendre sa voiture pour un kilomètre ou moins s’installe dans notre société. Il serait intéressant de savoir quand utilise-t-on la voiture. Pour aller travailler, pour transporter les enfants, les courses, pour aller dans la nature, chez des amis? Les transports dans les villes devraient être planifiés pour réduire ces trajets en voiture.  Même à la campagne, les transports publics pourraient être efficaces, rapides et simples à utiliser. Des bus d’excursions réguliers pourraient être mis en place.

Les Pays-Bas et l’Angleterre restaurent des espaces sauvages

Pour sauver notre climat nous devons réduire les émissions et/ou diminuer la quantité de CO2 dans l’atmosphère. Le reboisement reste le moyen le plus simple pour y parvenir.

Un arbre est en grande partie carbone.  Ils en captent le maximum pendant les 40 premières années de leur croissance, et ils enrichissent le sol en carbone pendant plusieurs décennies. Surtout, les végétaux n’ont aucun effet secondaire connu. Ils créent même un milieu de vie parfait pour l’humain, diminuent la pollution, la chaleur et favorisent les pluies. Certains objectent que, quand les arbres auront poussé, le problème se posera à nouveau, mais d’ici là, il y aura peut-être d’autres solutions, d’autres énergies, ou une nouvelle organisation de la société.
Nous devons agir maintenant. Nous devons vraiment maîtriser le carbone atmosphérique pendant ces quarante, et même les vingt prochaines années, faute de quoi le climat nous échappera complètement, et deviendra trop violent pour que d’éventuels oeuvres de restauration de climat puissent être réalisés au milieu des tempêtes apocalyptiques.

Il y a quelques centaines d’années, l’Europe était couverte d’une immense forêt. Elle a graduellement été déboisée pour l’agriculture, et depuis les sols, qui ne régénèrent plus naturellement, s’appauvrissent peu à peu. La moitié d’oiseaux et d’insectes a disparu au cours du dernier quart de siècle, et en restaurant  des espaces de Nature, nous leur permettons peut-être de survivre.

Le gouvernement des Pays-Bas, a entrepris de racheter des parcelles inutilisées et de les reboiser. Ainsi, ils espèrent capter du CO2 et améliorer le bilan carbone de leur pays. C’est une excellente idée, je me réjouis de voir ces nouveaux bosquets. Ils pourraient y planter des espèces qui absorbent beaucoup de carbone et d’azote, ou recréer des biotopes naturels de la région.

Chaque trottoir, chaque mètre de terrain inutilisé pourrait contenir une végétation abondante.

La Grande -Bretagne prévoit de restaurer des espaces naturels sur 2% de son territoire, ce qui lui permettrait de capter un tiers de ses émissions de carbone. Il me semble alors qu’en restaurant des espaces naturels sur 6% du territoire, elle annulerait immédiatement ses émissions de carbone. C’est peut-être la solution la plus simple dans l’urgence, pendant que les voitures et les centrales à charbon sont remplacées. Il faudrait le faire immédiatement, car plus nous tardons, plus nous devrons capter le carbone émis par les systèmes naturels détruits par le réchauffement, les forêts en feu, les écosystèmes désertifiés, irrémédiablement perdus, nos champs et nos forêts d’aujourd’hui. Pendant dix ou vingt ans, il faudrait payer les éleveurs pour planter des arbres sur leurs terres au lieu de produire des excédents laitiers, demander la collaboration des jardins privés, et planter des arbres sur chaque mètre de terrain inutilisé. Nous serons très bien à l’ombre des arbres.

Los Angeles impose un plat végétalien dans chaque lieu public:

La Californie est très exposée au changement climatique. Elle a subi plusieurs sécheresses, d’importants feux de forêts et des glissements de terrain dus aux pluies intenses. Elle semble décidée à réagir contre le réchauffement.
Actuellement, la majorité de terres agricoles sert à alimenter le bétail. Une diminution de la consommation de la viande pourrait permettre de réduire fortement les émissions de carbone, de replanter des arbres dans les champs ainsi libérés, et pourrait être la meilleure solution pour le climat.
C’est souvent aussi souhaitable pour la santé publique. Une faible consommation de viande, et encore plus le régime végétalien, limite l’obésité, le cholestérol, les maladies cardiovasculaires et les cancers. Pour cette raison, les diététiciens américains acceptent le régime végétalien,  les végétaliens stricts et certains végétariens doivent seulement prendre des compléments de vitamine B12 après quelques mois.

En tout cas, la consommation de viande et de produits animaux devrait être modérée, par exemple limitée à un repas par jour, sans charcuterie. Aujourd’hui, il est souvent difficile de trouver un plat végétarien ou végan. Les raviolis à la viande sont souvent servis avec une sauce à la crème ou au fromage, et contiennent donc deux produits animaux au moins. Face à l’offre actuelle, il est même difficile de respecter les recommandations des diététiciens suisses et d’avoir une consommation modérée de viande. La ville de Los Angeles permet seulement le choix au consommateur: Elle demande à tous les lieux publics de proposer un plat végétalien.
Il faudrait faire plus à ce niveau: le plat végétalien devrait être moins cher, ce qui encouragerait à l’essayer. Le prix des ingrédients devrait en fait être bien plus bas. Il faudrait aussi que tout le monde soit parfois exposé aux aliments végétaliens, qui formaient l’alimentation de nos ancêtres. Il me semble qu’il serait facile de remplacer la viande de mauvaise qualité, au goût et à la composition modifiés par des additifs chimiques, dans la sauce bolognaise, les burgers, les saucisses, et que la remplacer par des aliments végétaliens pourrait plutôt les améliorer. Il faudrait en fait inverser le paradigme: la nourriture de base devrait être végétalienne (ou végétarienne sans trop de fondue), et on devrait expressément demander le supplément viande ou le réserver à certains repas. Les diététiciens suisses recommandent d’ailleurs un repas sans protéines, composé seulement de céréales et de légumes.

Des tonnes d’habits: l’explosion de la mode jetable

Shopping effréné en expansion

Des nouveaux habits tout beaux! Est-ce un besoin ou une envie? Combien avons-nous de tenues aujourd’hui, combien en achetons-nous par année?

Au cours des dernières décennies, les ventes de confection ont explosé, poussées par une demande croissante, et par plusieurs nouvelles collections par année. Une tenue est  portée de moins en moins avant d’être jetée (Ellen MacArthur Foundation, via Reuters). Nous sommes entrés dans une véritable frénésie de consommation et de gaspillage, il faut, de plus en plus vite, acheter, jeter, acheter, jeter. Actuellement, un français jette plus de dix kilos d’habits par année, un américain plus de trente kilos. Les bas prix et la mauvaise qualité ont généré une culture du jetable, et du shopping perpétuel. Malheureusement, les pires habitudes se répandent vite et pourraient toucher l’Europe. Le Black Friday, annoncé à grands renforts de publicité cette année, est un sombre présage d’une course à la consommation, où la qualité n’a plus d’importance, car nous avons trop et nous nous lassons trop vite.

Le commerce de textiles se développe pour plusieurs raisons: Tout d’abord, la Planète abrite une classe moyenne de plus en plus importante, qui mange à sa faim, peut s’offrir du superflu, des habits neufs et des cadeaux pour Noël. Un immense marché de consommateurs de produits bon marché apparaît.

D’autre part, une nouvelle mode de shopping se répand, d’achat pour le plaisir, de virées shopping. J’ai l’impression qu’il y a vingt-cinq ans, nous faisions une liste pour la saison. La mienne incluait deux nouveaux pantalons, des pulls, des chaussettes et des chaussures assorties. L’habitude d’acheter des nouveaux habits chaque année était déjà discutable, mais aujourd’hui, la liste a disparu, et on achète à l’infini.

Autrefois, la production textile se faisait en Europe, et elle a été délocalisée en Asie il y a un quart de siècle environ, où elle est réalisée pour des salaires dérisoires et dans des conditions de travail inhumaines. Les prix ont alors baissé, les chaînes d’habits à bas prix ont proliféré les unes après les autres.

 Quand le coût et la qualité étaient plus élevés, chaque nouvel achat faisait l’objet d’une sérieuse réflexion.

L’envie d’acheter à bas prix a provoqué la production en masse de pièces de mauvaise qualité.

Au final, certains considèrent les vêtements comme quasiment jetables, et ne s’étonnent plus de leur mauvaise qualité, ni de devoir les remplacer après un mois. Ils  préfèrent déjà un autre motif. A l’heure actuelle, c’est de l’inconscience.

Les textiles causent des émissions de CO2 et une pollution dangereuse

Les vêtements sont une importante source de pollution. Les cultures de coton utilisent des espaces agricoles et de l’eau, la production des tissus, la confection d’habits, le transport, les centres commerciaux et nos déplacements pour les achats polluent énormément.

Les textiles émettent actuellement 1,2 milliards de tonnes de CO2 par année. Cela constitue une pollution plus importante que plus que tous les vols internationaux et le transport maritime combiné, et moins d’un pourcent d’habits sont actuellement recyclés (Reuters).

Ces émissions de CO2 représentent un très grave danger pour notre société, elle provoquent des inondations, des tempêtes, des famines, et en conséquence, elles mettent notre vie en danger.

Les textiles libèrent aussi au lavage une demi-million de tonnes de microfibres plastiques qui contribuent à une pollution plastique croissante.

Aujourd’hui, nous ne pouvons pas nous le permettre. Les experts ont donc demandé à l’Angleterre de légiférer sur les habits polluants.

Les textiles contribuent notablement au réchauffement climatique et à la pollution plastique. Nous savons que cela crée un danger pour la santé des populations, et les Britanniques font bien de legiférer à ce sujet, avant que ce phénomène ne s’étende encore et ne devienne incontrôlable. Dans le domaine textile, comme dans des nombreux autres, une consommation incontrôlée atteint des proportions inouïes et nuit  à la vie sur Terre.

Il est indispensable d’instituer un contrôle quelconque, au niveau de la qualité, de la quantité ou du coût CO2.

Les pires produits devraient simplement être interdits, ou ramenés au producteur. On pourrait instituer une garantie ou indiquer un prix par nombre d’utilisations qui montrerait l’avantage des produits durables.

Nous pouvons aussi acheter deuxième main, recycler, teindre, acheter du détachant pour sauce tomate, retrouver dans l’immense placard les habits que nous possédons déjà, nous lancer dans des trocs ou des gratiferias, privilégier les matières durables, instituer des uniformes durables et réutilisables à des nombreux endroits, privilégier le coton bio, le lin et le chanvre.

Les catastrophes climatiques pourraient bien mener à un effondrement économique ces prochaines années, et nous avons terriblement tort d’acheter un dixième haut en dentelle alors que, demain, nous pourrions bien fuir les inondations et manquer de l’essentiel. Nous avons tout intérêt à adopter un mode de vie modéré et conscient aussitôt que possible.

Infographie Oxfam: d-ou-viennent-nos-vetements

http://news.trust.org/item/20181030210120-kuhzh/?fbclid=IwAR1asjIwCV52w0fgw4Czn–t5rBAEfntWZXTMbzYj1Jb8qU4ler17VSeagw

Le climat pourrait changer très vite

Le GIEC prévoit qu’à 1,5°C de réchauffement, la Terre subira plus de vagues de chaleur, d’ouragans et d’inondations. Les températures en Suisse seront alors d’à peu près 3°C plus élevées qu’au 19ème siècle, mais les vagues de chaleur pourraient être plus importantes. D’après le GIEC, cela pourrait se produire aux alentours de 2030. Cependant, plusieurs voix s’élèvent pour annoncer que le changement s’accélère, et que ce seuil pourrait être franchi plus tôt, ces prochaines années déjà.

Nous avons vraiment intérêt à prévoir la vitesse du réchauffement climatique. Cela nous dira quel climat régnera dans cent ans, et probablement même dans dix ans dans nos régions et sur toute la Planète.  Nous pourrons ainsi prévoir quelles cultures alimentaires seront possibles, ou devront être adaptées. Il est très utile aussi de prévoir les vagues de chaleur et les pluies dangereuses qui atteindront des niveaux de catastrophe naturelle, et lors desquelles nous devrons probablement éviter les déplacements, ou serons amenés à évacuer les habitants de villages ou de villes.

Les températures varient naturellement d’année en année. Les années El Nino, quand un courant chaud baigne l’Ouest de l’Amérique du Sud, sont généralement plus chaudes, et le courant froid la Nina entraîne des années plus froides.

La dernière estimation de la température terrestre par le GIEC portait sur les années 2006-2015. Elle n’incluait pas l’année 2016,  la plus chaude jusqu’à présent, dans le calcul du réchauffement. Cette année a peut-être été considérée comme une anomalie, et non pas comme un signe d’un changement sur la Planète. Je crois que c’était une mauvaise décision, et que le GIEC sous-estime ainsi le réchauffement climatique.

James Hansen, un des experts mondiaux du climat, considère que les années La Nina sont moins variables, et constituent un moyen fiable de mesurer le réchauffement terrestre. Ainsi, l’année 2017, aurait dû être plus fraîche. En réalité, les températures ont peu baissé, cette année La Nina était beaucoup plus chaude que la précédente. Pour cette raison, James Hansen estime que le réchauffement a accéléré. Le seuil d’1,5°C pourrait être atteint plus vite.

D’autres scientifiques s’attendent à une accélération du réchauffement pour des raisons différentes. La Planète subit des graves sécheresses. De nombreuses plantes et d’autres organismes meurent alors, ou grandissent beaucoup moins, et le carbone qui les constitue est perdu dans l’atmosphère. Le sol qui se dessèche perd aussi beaucoup de carbone et d’organismes vivants. Alors, l’effet de serre augmente et le réchauffement aussi. Dans un rapport à l’ONU au début de cette année, le Climate Institute prévoit un réchauffement rapide ces prochains dix ans et par la suite.

Troisièmement, l’essentiel de l’énergie de l’effet de serre chauffe l’eau des océans. Sa température est mesurée à plusieurs endroits de la Planète, à des profondeurs différentes. Les nouvelles mesures, montrent que les océans se sont réchauffé un peu plus que prévu, alors le réchauffement de la Planète est en réalité  plus fort.

Si l’accélération du réchauffement se confirme, nous pourrions être exposés à des vagues de chaleur de plusieurs degrés plus élevées, dangereuses, des inondations plus importantes, des tempêtes très fortes, des sécheresses, des avalanches de grêle, au cours des dix prochaines années déjà. Les jours de catastrophe naturelle, de couvre-feu ou d’évacuation, et les ruptures d’approvisionnement deviendront plus fréquents.

 

Si cela allait plus vite, chaque année pourrait apporter un climat nouveau, des nouveaux événements météorologiques, et nous devrions, nous devrons je crois, corriger en continu les pratiques agricoles en fonction du changement climatique.

Le réchauffement pourrait atteindre 1,5°C en 2030 ou même avant. Nous sommes par contre certains qu’il fera de plus en plus chaud sur la Planète, et que les tempêtes et catastrophes se produiront de plus en plus souvent, et seront de plus en plus graves. D’importantes mesures pour le climat doivent être prises pour éviter des morts de chaleur, de catastrophes, de sous-alimentation, et la destruction progressive de notre civilisation.  Les bouleversements climatiques ne s’arrêteront que lorsque nous aurons maîtrisé le CO2 dans l’atmosphère.

Ne construisons plus rien! Demain, le climat sapera nos villes, nos bâtiments, et nos infrastructures.

Le réchauffement climatique provoque déjà des catastrophes destructrices. Les pluies et neiges de l’hiver passé ont causé des nombreux glissements de terrain en Suisse, et en juin la ville de Lausanne a subi une inondation. Ces intempéries ont provoqué des dégâts coûteux. Tous les jours, des événements semblables ou plus graves frappent la Planète, et les coûts des catastrophes climatiques sont très élevés. Selon le dernier rapport du GIEC, les trois-quarts des Européens seront exposés aux inondations quand le réchauffement atteindra 1,5°C.
Cela pourrait se produire dès 2030, certains experts s’attendent à ce que ce seuil soit même franchi plus tôt.
Les pluies intenses, qui se renforcent très vite ces dernières années, augmenteront encore, et provoqueront des nombreuses inondations et des glissements de terrain, qui toucheront une grande partie de nos constructions.

Je suis saisie d’un sentiment d’irréalité quand je vois des nouveaux bâtiments s’élever partout, et des ouvriers apportant des améliorations cosmétiques aux routes qui n’ont pas encore subi de glissement de terrain, et qui seront probablement détériorées bientôt.

Nous devrions revoir tous les permis de construire à la lumière du rapport du GIEC, et du risque d’inondation généralisé qui nous menace.

Actuellement, celles-ci atteignent environ un mètre, s’infiltrent dans les caves et les métros, et causent des dégâts matériels importants et des interruptions de trafic. Lorsque le volume d’eau augmente, des torrents furieux dévalent les rues, emportent les voitures, deviennent très dangereux et sapent les bâtiments qui parfois s’écroulent.

Les glissements de terrain causent aussi des dégâts matériels importants, et sont difficilement prévisibles. Les plus grands glissements de terrain de l’Histoire de la Terre ont atteint des dizaines de kilomètres. Les changements que nous imposons à la Planète pourraient bien déstabiliser le terrain et favoriser ce type d’événements.

Nous devons adapter les normes de construction en prévision du changement climatique, interdire la construction de bâtiments vulnérables aux aléas climatiques et nous atteler à sécuriser l’énorme part du bâti mise en péril par le réchauffement.

Nous sommes entrés dans l’Anthropocène, époque géologique créée par l’Homme, différente de celle dans laquelle nous avons vécu la majorité de nos vies. Nous sommes quasiment sur une Planète inconnue, et désormais nous nous heurterons à des problèmes totalement différents du passé.

Même si nous définissons des critères de construction compatibles avec le changement climatique, il pourrait s’avérer inutile de planifier des nouveaux centres commerciaux alors que les chaînes de production des marchandises et les transports seront de plus en plus souvent perturbés. L’accumulation des désastres aura des conséquences très sérieuses pour l’économie mondiale.

Je propose plusieurs questions auxquelles il faut s’atteler de toute urgence. Il serait peut-être judicieux de considérer aussi les risques pour 2°C.

  • Quelle part du bâti est à l’abri des catastrophes?
  • Allons-nous naïvement reconstruire les infrastructures touchées ou allons-nous les abandonner sachant que de plus graves inondations viendront?
  • Pouvons-nous creuser de généreux canaux d’évacuation  pour permettre l’écoulement des pluies?
  • Y a-t-il a un moyen de sécuriser les montagnes contre les glissements de terrain?
  • Que pouvons -nous faire immédiatement pour limiter les catastrophes climatiques?

Le temps du Déluge

Les pluies intenses se multiplient sur toute la Planète. Il pleut énormément, des dizaines de centimètres d’eau tombent en quelques heures ou en quelques jours, provoquent des inondations, des ruissellements, des rivières qui débordent de leur lit, des torrents furieux qui parcourent les villes.

La ville de Lausanne a subi une inondation qui a fait d’importants dégâts matériels en juin, et tous les jours, une ville ou plusieurs sont touchées.

Pour avoir une idée à quel point ce phénomène est répandu, j’ai compté les capitales des pays européens qui ont subi des inondations: Athènes, Belgrade, Paris, Bratislava, Rome, Lviv, Londres, Istanbul, Minsk, Copenhague soit un quart de capitales européennes ont été touchées depuis le début de l’année.

Ces catastrophes sont maintenant très répandues en Europe et dans de nombreuses autres régions de la Planète. L’Italie a déjà été touchée par une trentaine d’inondations au moins, l’Espagne en a aussi subi plusieurs, et d’innombrables images de voitures partant à la dérive se succèdent de plusieurs villes d’Etats-Unis, d’Inde, du Brésil, d’ Amérique du Sud, d’Australie, d’Afrique.

Il est établi que le réchauffement climatique cause des pluies intenses. Les climatologues l’avaient prévu, et ils ont constaté une augmentation en 2012 (GIEC).

En 2017, l’Organisation Météorologique Mondiale constatait que les événements de pluies intenses sur la Planète s’accroissaient de plus en plus vite.
Les scientifiques comprennent assez bien ce changement, car le réchauffement climatique provoque l’évaporation de l’eau et augmente l’humidité atmosphérique. Cette eau redevient ensuite pluie.
Ces dernières années, nous avons aussi vu apparaître des tempêtes immenses, couvrant plusieurs pays, et plus d’ouragans forts. Les courants atmosphériques sont aussi perturbés, des vagues d’air Arctique descendent sur l’Europe et plus au Sud, provoquant des fortes précipitations.

Le plus inquiétant est que ces catastrophes vont augmenter. Le récent rapport du GIEC qui estime les conséquences d’un réchauffement d’1,5°C ou de 2°C prévoit que, respectivement, plus de 70% et plus de 90% d’Européens, soit la grande majorité, seront exposés aux inondations à ces températures.

Elles provoquent des dégâts matériels extrêmement importants, paralysent les villes, détruisent les stocks, et bien de matériel délicat et souvent onéreux. Des mois plus tard, Lausanne ne s’est pas remise de son petit déluge. En se promenant au centre-ville, on remarque les ascenseurs publics en panne, un grand magasin fermé depuis des mois. Les pluies -neiges de janvier passé ont aussi provoqué des nombreux glissements de terrain.  Il est à craindre que ces événements ne se répandent, mais aussi qu’ils s’aggravent, jusqu’à causer des dommages aux bâtiments et des victimes humaines.

La situation est extrêmement grave, les destructions possibles sont comparables à une guerre mondiale. Certains experts du climat pensent que le réchauffement accélère, et que les années prochaines n’apporteront pas seulement des catastrophes de plus en plus graves, mais que d’année en année, les changements seront plus rapides. Dès 2016, nous pouvons nous attendre à des événements météorologiques nouveaux, inconnus (OMM). Chaque phénomène nouveau nous en annonce d’autres, plus impressionnants, à venir.

Ils pourraient provoquer une paralysie progressive de notre civilisation et un effondrement économique.

Les phénomènes dus au réchauffement climatique iront en s’aggravant jusqu’à ce que ce que nous prenions des mesures importantes nécessaires pour le stabiliser.