La foudre frappera mille millions de fois

La foudre est un événement assez imprévisible. Elle se produit lors d’orages, certains lieux, tels la Suisse, et le lac de Côme, y sont particulièrement propices.  Nous sommes assez bien protégés des foudres du vingtième siècle.  Pourtant, ces dernières années, des grands orages ont fait leur apparition. Ils s’étendent au-dessus de plusieurs pays.  Parfois, ils provoquent un nombre record d’éclairs. Des records de ‘coups de foudre’ ont ainsi été battus récemment dans plusieurs régions, en Europe, en Afrique et en Asie entre autres.  Ce phénomène pourrait aussi changer et véhiculer plus, ou beaucoup plus d’énergie. Il faudrait étudier si des  ‘super-foudres’ ou ‘méga-foudres’ font leur apparition.

Les scientifiques savent que l’eau s’évapore plus du sol et des océans quand il fait chaud. Cela se produit plus souvent à cause du réchauffement climatique. Il génère plus de nuages, de pluies et la possibilité d’orages accompagnés d’éclairs. L’humidité peut être précisément prévue en fonction de la température.

Une étude récente, publiée en décembre 2018, estime que le réchauffement climatique provoquera plus d’orages accompagnés d’éclairs, qu’ils augmenteront d’environ 20% par degré.

Certains spécialistes pensent que le réchauffement apportera des événements de foudre plus explosifs, plutôt qu’une augmentation continue (Reuters).

La semaine passée, en Pologne, la foudre a frappé une croix en métal au sommet d’une haute montagne, et les chaînes permettant de gravir la montagne étaient chargées d’électricité, ce qui a empêché l’arrivée des secours. Il a eu des morts et des nombreux blessés ce jour-là. Les événements météo semblent devenir plus graves.

En cas d’orage accompagné de foudre, il faut s’éloigner des plans d’eau, des terrains de football, des arbres, des hautes montagnes, et rejoindre un bâtiment équipé d’un paratonnerre. Il ne faut pas toucher l’eau, et, dehors, s’éloigner de tout objet métallique, même ses clés, à trois mètres (tcs).

Cette année les orages ont aussi apporté d’immenses grêles dans plusieurs pays voisins, desquels il faut s’abriter sous un toit solide.  Et il serait bon d’étudier l’éventualité de méga-grêles, de méga-foudres et de méga-paratonnerres adaptés.

 

 

 

L’Amazonie en feu: danger pour le Brésil et toute la Terre

Feux en Amazonie causés par le défrichage

L’Amazonie brûle. Des centaines de milliers de feux ravagent la forêt. Les fumées obscurcissent le ciel de Sao Paolo où il fait nuit en plein jour.

Les feux sont souvent allumés lors du défrichement de parcelles d’Amazonie. Cette année, les feux sont souvent causés par un surcroît d’exploitation de la forêt amazonienne. Un expert à l’institut de recherche environnementale sur l’Amazonie affirme que le nombre d’incendies en forte hausse en Amazonie brésilienne est surtout lié à la progression de la déforestation (France Inter).

Fumée au-dessus de l’Amérique du Sud le 20 août 2019:

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En 2019,  l’agence spatiale Brésilienne a dénombré 73000 brasiers dans la région amazonienne. Les feux sont souvent causés par l’Homme, récemment les Brésiliens ont même décrété un ‘jour du feu’ où ils en ont allumé un grand nombre. Malheureusement, la pluie ne les éteint pas et le réchauffement et la météo associée à El Nino leur permettent de continuer.

Cette année est aussi une année el Nino. Le courant chaud est proche de l’Amérique du Sud, et il s’accompagne habituellement de chaleur et de sécheresses, ce qui favorise les feux. Lors du précédent El Nino, en 2016, de nombreux incendies ont frappé l’Amazonie et ont provoqué un dégagement de carbone de la forêt.

La perte de l’Amazonie

Nous vivons probablement une décennie d’extinction massive. Le plus riche écosystème marin, la grande barrière de corail australienne, a beaucoup souffert lors des vagues de chaleur de 2016, 2017 et 2018. La forêt amazonienne abrite aussi une énorme richesse d’espèces uniques, qui est en grave danger. Allons -nous perdre ces deux écosystèmes exceptionnels au cours de cette décennie?

Plusieurs études scientifiques, qui souvent estiment l’état de la végétation d’après la quantité de vert détectée par satellite, alertent sur les dommages subi par les forêts tropicales. Elles sont déjà en danger, fragilisées par le changement climatique et par l’Homme.
Depuis l’an 2000, l’Amazonie souffre de sécheresses et croît moins. La saison sèche devient plus sèche, la saison humide plus humide et s’accompagne d’inondations catastrophiques.
Mais heureusement, des efforts de reforestation sont entrepris dans des nombreux pays.
Il est important de préserver les forêts vierges: l’Amazonie sans la jungle perdra rapidement le carbone et la fertilité du sol, subira des chaleurs plus importantes et moins de pluie, et pourrait devenir désertique, entraînant la Terre dans la spirale du réchauffement accéléré. Il y a quelques années, un expert disait que la perte des forêts vierges peut augmenter la température de la Planète de 2°C. Elles disparaissent progressivement et c’est extrêmement dangereux pour toute la Terre. Les arbres sont faits en grande partie de carbone, qui est émis dans l’atmosphère et augmente l’effet de serre.  Cependant, si les arbres sont remplacés par une savane claire, l’effet de la couleur limitera celui du carbone des arbres. Troisièmement, la déforestation dans les régions tropicales est souvent suivie par la perte du carbone du sol qui augmenterait encore le réchauffement.  Ces perturbations de la Biosphère ne sont pas totalement prévisibles, mais très dangereuses.

Les catastrophes climatiques au Brésil

Le Brésil souffrira directement de ces changements. Le réchauffement climatique provoque des pluies intenses et des inondations. Cette année, le Brésil, comme de nombreux autres pays, subit de nombreuses inondations.
Les principales villes du pays: Rio, Sao Paulo, Bahia, Recife, Franka, Ukeraba, Permambuco  ont subi des graves déferlements et des glissements de terrain, causant des centaines de morts. Un barrage dans le Minas Gerais a cédé sous l’accumulation d’eau et provoqué une grave inondation.

Les incendies de l’Amazonie accélèrent le réchauffement climatique et vont causer des inondations plus graves, très dangereuses pour les habitants du Brésil. Ils mettent leur vie en danger.  Ils sont aussi dangereux pour le climat terrestre. L’ancien ministre de l’Environnement du Brésil les appelle ‘un crime contre l’Humanité’.

Sauver l’Amazonie?

A mesure que le réchauffement progressera, les forêts vierges subiront plus de sécheresses et seront plus susceptibles au feu.
A long terme, il sera difficile de les sauver, et dangereux de les perdre. Après les forêts tropicales, des grosses catastrophes s’abattront sur nos régions. Nos forêts et nos vies seront en danger.

Ces forêts tropicales stabilisent notre climat et nous en avons tous besoin. Il faut absolument éviter les feux et faire le maximum pour la protéger.
Une grande étendue de forêt résiste mieux aux changements climatiques.  Elle limite la chaleur grâce à la transpiration des arbres, et attire des pluies. Une Amazonie réduite pourrait vite se transformer en désert brûlant, et au contraire, une forêt reconstituée, plus étendue, pourrait être plus résistante. De grands projets de reforestation doivent être immédiatement entrepris en Amérique du Sud.

Une pétition récente demande à l’Union Européenne de mettre fin à toute relation commerciale qui nuit à l’écosystème Amazonien. Je trouve que c’est une excellente idée, la perte de l’Amazonie accentue le danger climatique pour les Européens et la Terre entière, et nos gouvernements devraient investir dans sa survie, qui contribue à la sécurité des citoyens européens face au réchauffement climatique. L’Europe ou la Suisse devraient refuser d’acheter des produits brésiliens.

Nous pourrions boycotter les produits brésiliens à titre personnel ou officiellement, au niveau national. Nous pouvons renoncer au boeuf Brésilien, ou au boeuf nourri au soja issu de la déforestation. Nous pouvons exiger que la nourriture de notre bétail soit locale.

On pourrait imaginer d’éviter les feux et les sécheresses en Amazonie en arrosant la forêt de pluies provoquées artificiellement. Il est possible de provoquer la condensation de gouttes de pluie à l’aide de diverses molécules chimiques plus ou moins polluantes, ou de la glace carbonique, peu polluante. Les arbres favorisent la formation de gouttes par des molécules de terpènes naturels. Les efforts pour sauver la forêt pourraient inclure des pluies artificielles, mais il faudrait que les composés utilisés respectent l’écosystème.

Il faut tout d’abord éviter de provoquer des feux et la déforestation. De nombreuses actions de protestation qui le demandent semblent se dérouler aujourd’hui, à midi devant le consulat Brésilien à Genève (rue de Lausanne 45), à 17h à Lausanne, place Saint François et sûrement dans d’autres villes. Exigeons la sauvegarde de l’Amazonie!

Réduisons rapidement l’effet de serre: d’immenses forêts et des villes en carbone

La transformation naturelle du carbone par les plantes et les animaux

Le réchauffement climatique cause des vagues de chaleur croissantes, des orages violents et des inondations. Ces événements s’aggraveront et menaceront nos constructions et nos vies.  Toute augmentation de l’effet de serre accroît le danger, et nous avons tout intérêt à le limiter au plus vite. En réalité, le plus intelligent serait d’éviter toute augmentation de l’effet de serre à partir de maintenant. Malheureusement, nous déjà perturbé la Nature, et la végétation, les sols et le permafrost émettent des gaz à effet de serre qui accélèrent le réchauffement (Climate Institute, Russian Academy of Science).

La capture du carbone doit devenir une priorité pour le monde entier. L’idéal est de l’accumuler dans les forêts et les sols, où il devrait être et où il aurait des effets bénéfiques sur les écosystèmes, le climat et la pollution. Nous devrons probablement chercher aussi d’autres solutions.

Des prototypes d’usines de capture de carbone apparaissent actuellement à plusieurs endroits, par exemple celle de Climeworks en Suisse. Ils capturent directement le carbone de l’air et le concentrent.

Paille (cellulose)

Bois (cellulose -lignine)

Les plantes et les animaux transforment depuis longtemps le carbone en tiges et feuilles de cellulose, en  bois, en récifs coralliens et en falaises de craie, composées de fossiles microscopiques de carbonate de calcium. Certains arbres sécrètent dans le sol des cristaux d’oxalate de calcium. Très lentement,  au cours de centaines de millions d’années, les plantes sont converties en pétrole, en gaz et en charbon.

La majeure partie du carbone capté par les végétaux forme les tiges et les feuilles des plantes cultivées.  Selon la FAO, ces parties inutiles pour nous servent à l’alimentation de bétail.  Il est bien sûr souhaitable qu’elles soient utilisées efficacement et non pas brûlés, mais les animaux qui les digèrent relâchent ensuite leur carbone dans l’atmosphère. Cependant, le bétail ne se contente pas de ces restes; la part des champs entièrement dévolus à la culture d’aliments pour bétail augmente vite. Il faudrait s’assurer qu’aucune feuille, qu’aucun brin de paille ne soit brûlé, qu’ils soient compostés, couvrent le sol, ou transformés en réserve de carbone. 

Il vaudrait  mieux accumuler durablement le carbone produit par les végétaux pour réduire l’effet de serre.

La matière végétale peut être stabilisée par combustion partielle, en biochar, une sorte de charbon de bois, que certains proposent d’enfouir ensuite dans les sols.

 

Produits de la biotechnologie

Actuellement, la biotechnologie utilise des plantes, des algues ou des bactéries et produit entre autres du méthane, des acides gras, des biocarburants (alcool ou substitut de pétrole), et des plastiques biodégradables.  Les composés naturels tels que la cellulose, le bois, le carbonate de calcium ou ces produits de la biotechnologie pourraient être le point de départ pour obtenir des formes de carbones stables que nous pourrions entreposer pour des longues périodes, ou utiliser à grande échelle, par exemple dans la construction. Celle -ci utilise des milliards de tonnes de béton, et émet actuellement énormément de carbone.

Construction écologique

Construction en bois

Maison à colombages, bois et paille/argile

La construction devrait utiliser autant de bois que possible, les architectes inventent actuellement des immeubles en bois. La paille peut être utilisée directement dans la construction sous forme de torchis, mélangée à l’argile, et forme un matériau facile à produire mais pas très résistant aux inondations. Des maisons écologiques en matériaux similaires peuvent être construites facilement sans matériaux industriels.

Inventer des matériaux carbonés?

On pourrait probablement produire par biotechnologie des briques de carbonate de calcium ou une variante un peu plus solide qui remplaceraient le béton actuel.  Il devrait être possible, de cloner les enzymes synthétisant le carbonate de calcium dans les algues ou les crustacés et le faire produire dans des algues dans des bioréacteurs ou d’immenses bassins.

Les animaux produisent aussi d’autres matériaux solides tels que des os, des dents, des perles grâce à des enzymes spécifiques. Mais en fait je n’ai pas très envie de voir une usine d’os poussant à l’infini.

Falaise de craie

Briques de craie naturelle

On pourrait aussi lancer des projets de recherche en chimie pour transformer les produits végétaux actuels en fibres de carbone, en  diamant ou en une autre molécule extraordinaire. Ce n’est bien sûr pas réalisable actuellement, mais une technologie nouvelle pourrait voir un développement analogue à celui des panneaux solaires et nos enfants ou petits-enfants pourraient vivre dans des villes en diamant.

Forme solide de carbone à inventer

Construction en carbone du Futur?

A long terme, bien sûr, la construction doit avoir des limites,  la Terre ne pourra être entièrement recouverte de bâtiments, il faudra s’assurer qu’une partie suffisante de la Planète respire grâce aux forêts et au sol. A moyen terme, au 21ème siècle, nous devrons réduire l’effet de serre, gérer le carbone que nous émettons, et probablement celui relâché par des systèmes naturels perturbés.

 

 

 

Les océans changent vite, pourraient subir d’importants dommages et provoquer un réchauffement rapide ces prochaines années (IPSO). Il faut des mécanismes financiers pour sauver les océans.

Les océans sont en danger

Les experts réunis par le Programme international sur l’état des océans (International  Programme on the State of the Ocean, IPSO) constatent des nombreux changements  de grande ampleur dans les océans:

Ils observent une hausse de la température,  de  l’acidification, des invasions biologiques, des perturbations des nutriments dans l’océan, ainsi qu’une  réduction de l’oxygène. S’ils se poursuivent, plusieurs de ces changements pourraient devenir définitifs.

Graves conséquences pour l’Humanité et la Nature

Le réchauffement océanique s’accélère, augmentant jusqu’à 40 % plus vite en moyenne que ce qu’un groupe d’experts des Nations Unies estimait il y a cinq ans:
● Le réchauffement de la couche supérieure de l’océan rend les vagues plus fortes ;
● L’océan pourrait contribuer à d’importantes hausses des températures mondiales dans les années à venir ;
● Le niveau d’oxygène dans les océans diminue, et associé à des polluants, rend de très vastes zones hypoxiques ou anoxiques et mène à la formation de zones mortes dans les océans.
● La glace de l’Arctique et de l’Antarctique fond plus rapidement que ce que les scientifiques avaient anticipé, et l’élévation du niveau de la mer pourrait être plus importante.

Solutions: limiter le réchauffement, la surpêche, la pollution et valoriser les océans

Les experts ont émis plusieurs suggestions pour éviter une dégradation irrémédiable de la vie dans les océans:

Le plus important est de limiter le réchauffement climatique à 1,5°C, car la hausse des températures a des conséquences graves sur la vie marine.

Les experts suggèrent aussi de mettre un moratoire aux extractions minières de fonds marins qui dévastent les écosystèmes benthiques.
Ils conseillent de limiter la pêche et la pollution marine. Celle-ci provient de plastiques à usages uniques, de polluants chimiques, et d’excès d’engrais et de rejets de production animale. Ils proposent de trouver des mécanismes financiers pour la gestion de océans et d’augmenter la recherche et l’accessibilité des données. La valeur des ressources marines devrait être mieux prise en compte, les activités nocives devraient être correctement taxées. Les industries marines doivent rapidement déplacer leurs investissements dans l’innovation pour réduire la pollution.

Les experts suggèrent des fonds et des structures d’assurances au niveau mondial, des partenariats public -privé et des outils financiers, ainsi qu’une banque de la durabilité des océans.

Les océans sont essentiels pour la vie sur Terre

Nous voyons déjà des extinctions d’espèces et des morts d’écosystèmes au niveau des récifs coralliens. Les écosystèmes polaires subissent des changements météorologiques importants et sont menacés. Les effets du changement climatique se manifestent déjà globalement à grande échelle.

Les océans recouvrent la majorité de la Planète, et jouent un rôle essentiel dans le climat terrestre. Ils accumulent les 90% de la chaleur du réchauffement et pourraient la restituer, menant à un réchauffement rapide.  Les banquises sont aussi cruciales au maintien du climat terrestre et fondent rapidement. Les récifs coralliens sont déjà très endommagés par la surpêche, la pollution et par les pics de chaleurs de ces dernières années. Les poissons disparaissent à de nombreux endroits. Les océans contiennent de nombreux écosystèmes très riches, actuellement menacés, et sont une source d’alimentation importante pour l’Humanité.  Ils sont aussi une étape importante du cycle du carbone. Si les algues des océans disparaissaient, cela pourrait faire monter les températures de la Planète au-dessus des températures supportables pour l’Humanité. Il est donc très important de garder le réchauffement en dessous d’1,5°C pour éviter des changements beaucoup plus graves.

Rapport: http://www.stateoftheocean.org/wp-content/uploads/2019/07/IPSO-2019-Report-Final_web-PDF.pdf

Publication: https://onlinelibrary.wiley.com/doi/10.1002/aqc.3182

 

En Angleterre: démesure, inconscience, et anachronisme dans la construction

Constructions hasardeuses

Londres semble édifier une colonie de tours de Babel, une forêt de grues s’affaire autour de gratte-ciel étincelants de verre. La capitale britannique construit actuellement plus de cinq cent bâtiments hauts de plus de vingt étages.  C’est le nombre de gratte-ciel le plus élevé jamais construit dans cette ville.

Mais ils sont inconscients!  Les intempéries s’attaquent déjà aux premiers gratte-ciel. Cette année,  des ouragans et une tornade en Asie, et une forte tempête en Roumanie en ont endommagé plusieurs. Les tempêtes s’aggravent très vite. Il est possible que les ouragans et les tornades se généralisent sur la Planète. De nombreux pays sont martelés de grêles monstrueuses.  Les vitres devraient disposer aux moins de volets solides, l’électricité sera coupée, des inondations se produiront au sol, sans parler de l’avenir de l’économie qui règne sur ces sommets. Ces constructions devraient être arrêtées d’urgence.

Londres sous d’épais nuages. Des nouveaux types de nuages apparaissent ces dernières années et apportent des nouveaux événements météorologiques.

Actuellement, les prévisions du GIEC incluent le fait que 74% d’européens seront exposés à des inondations tous les 5 ans.  L’Angleterre est particulièrement à risque, et subit déjà des nombreux déferlements. A New York, les architectes s’adaptent outre-mesure et proposent des passerelles entre tours aux premiers étages pour circuler au dessus-des inondations.

Le réchauffement climatique pourrait être plus rapide que prévu par le GIEC, ses conséquences sont plus graves (Michael Mann, OMM). Ces nouveaux bâtiments seront exposés à des graves intempéries, je me demande si leur résistance  a même été correctement étudiée.

 

Les estimations de risque sont bien en dessous-de la réalité. Toutes les prévisions doivent être confrontées à la réalité, à la réalité de tornades, d’inondations, de vagues de chaleur et d’ouragans qui se produisent aujourd’hui.  Les prévisions doivent être corrigées rapidement selon les nouveaux événements réels.

Les constructions ont un fort coût écologique et aggravent le réchauffement et les catastrophes qui en découlent. Selon le Professeur Schellnhuber de Potsdam, la construction, si on y inclut l’extraction et la production des matériaux et leur transport, est l’activité économique la plus polluante au monde, qui génère la majorité de la pollution sur la Planète. De plus, la construction est allée trop loin dans bien de pays, d’immenses projets sont totalement inutiles, et de nombreuses bâtisses, comme de nombreux T-shirts, ne serviront jamais.

Londres construit-elle les derniers gratte-ciel du monde alors que la Planète sombre déjà dans le chaos climatique? Des graves inondations et tempêtes déferlent sur tous les pays, des routes sont de plus en plus souvent coupées, les villes déclarent l’état d’urgence climatique l’une après l’autre.  Aujourd’hui, il faut arrêter les constructions et diriger tous nos efforts dans la plantation d’arbres et la restauration du climat.

 

 

Records de chaleur, plus de 45°C en France fin juin 2019

Cette semaine une vague de chaleur a balayé l’Europe. Elle a amené des nombreux records de chaleur et des températures supérieures à 45°C en France. Cette canicule est dangereuse pour la vie humaine. Ces chaleurs surviennent tout au début de l’été, en juin.

D’après l’Organisation Météorologique Mondiale, il est trop tôt pour attribuer cette vague de chaleur au réchauffement climatique, mais elle est tout à fait cohérente avec l’effet de serre causé par la quantité élevée de CO2 dans l’atmosphère.

Les études statistiques qui déterminent si une vague de chaleur aurait pu se produire en absence du réchauffement prennent un certain temps.  Celles qui traitent des vagues de chaleur de 2018 sont tout juste terminées.

Une étude publiée récemment a prouvé que la  vague de chaleur au Japon en juillet 2018 aurait été impossible sans réchauffement climatique. Elle paraissait alors que ce pays étouffait sous une nouvelle canicule,  très inhabituelle,  en mai 2019.

Une autre étude récente menée par des scientifiques de l’ETHZ (Martha Vogel, Sonia Seneviratne) montre que la vague de chaleur de mai-juillet 2018 qui a touché une grande partie de l’Europe simultanément, est, elle aussi, certainement due au réchauffement climatique.

Certains spécialistes des changements climatiques sont d’ores et déjà convaincus que cette canicule est inhabituelle et imputable aux émissions humaines de carbone. Jean Jauzel, l’ancien président du GIEC l’affirme clairement.

Prof. Martine Rebetez de l’UNINE déclare que l’accumulation des années chaudes, de vagues et de records de chaleur est clairement due au réchauffement climatique.

La Planète se réchauffe, alors les canicules deviennent plus fréquentes et plus fortes.

Plusieurs scientifiques estiment que le réchauffement climatique s’accélère et se produirait plus vite que les prévisions du GIEC (voir blogs précédents). Si le système Terre s’emballe, et que le réchauffement cause des émissions de carbone des écosystèmes naturels, nous pourrions bien voir des phénomènes encore plus spectaculaires et inquiétants se produire bientôt. Les températures pourraient être encore plus élevées, les saisons plus perturbées encore, et les inondations plus importantes et beaucoup plus graves. Combien de jours par année pourrons-nous sortir de la maison sans y être consignés par des catastrophes naturelles? Combien d’années ces maisons tiendront-elles? Qu’allons -nous manger? Ce sont les vraies questions à poser aujourd’hui et les décideurs doivent s’atteler à y répondre.

photo Michal Jarmoluk de Pixabay

 

 

 

Le déni du réchauffement et ses réponses sur le site Skeptical Science

Le débat biaisé sur le réchauffement

Les premières annonces de réchauffement climatique ont été largement contestées. Les théories alternatives ont parfois été émises par des professionnels de la contestation. Celle-ci émane souvent d’instituts fondés par des entreprises pétrolières ou de personnes liées à cette industrie.

Le site de Before the flood par exemple présente une liste des personnes qui interviennent contre le réchauffement climatique aux Etats-Unis et profitent financièrement de cette activité

 https://www.beforetheflood.com/explore/the-deniers/top-10-climate-deniers/.

Aux Etats-Unis, des sommes importantes ont été investies dans le lobbying pour empêcher les mesures limitant le réchauffement climatique.
Elles ont atteint plus de 2 milliards de dollars entre 2000 et 2016. Selon les chercheurs, cet argent provient des compagnies pétrolières, de transport, et des fournisseurs d’énergies et des entreprises qui y sont liées (R.J. Brulle, Climatic Change, 2018). Les responsables espèrent peut-être que leurs entreprises vont profiter d’une législation permissive autorisant les émissions de carbone, mais c’est un calcul à très court terme. Des émissions incontrôlées de carbone mèneraient plus probablement à un effondrement économique généralisé.

De nombreuses personnes qui veulent se montrer modérées et objectives font en réalité la part trop belle à ces théories alternatives propagées dans un but pécuniaire. C’est un mauvais calcul, car si l’on diminue les prévisions des experts, déjà incertaines, en les pondérant par des arguments fallacieux, nous avons un risque de construire des murs d’un mètre de haut face à des vagues de deux ou de dix mètres. Des mesures trop modérées seront inefficaces à nous protéger. Une réduction d’émissions de carbone trop lente ne nous sauvera pas, et les bâtiments mêmes sur lesquels les panneaux solaires sont prévus pour plus tard pourraient entretemps succomber aux catastrophes climatiques.

Skeptical Science : site de réponses scientifique

Les scientifiques qui furent confrontés à une avalanche d’objections et de théories alternatives ont entre autres créé un site web de réponses aux questions et objections.
Ce site, appelé ‘Skeptical Science’, rassemble les réponses aux idées telles que: c’est le soleil, le réchauffement n’est pas grave, ou la Terre se refroidit.

Il présente les données scientifiques prouvant le fait que la température du soleil a légèrement baissé au cours de ces dernières décennies, que le réchauffement peut avoir des effets graves sur l’agriculture et sur la vie dans les océans, et que la Terre ne se refroidit pas, mais subit une période de réchauffement rapide prévisible à cause de la concentration de gaz carbonique, et des centaines de fois plus rapide que les cycles naturels de la Planète.

Chaque page comporte trois volets, basic, intermediate et advanced, qui comportent une explication simple, puis de plus en plus complète du phénomène discuté (https://skepticalscience.com/).

Certains articles datent de plusieurs années, et permettent de se rendre compte que le réchauffement est prouvé depuis longtemps.  Ainsi un post explique que la décennie 2000-2009 est la plus chaude de l’Histoire. La décennie suivante, 2010 à 2019 l’a certainement largement dépassée, la température est montée d’environ un demi-degré en dix ans.

Les changements qui ont été prouvés grâce à des statistiques compliquées sont aujourd’hui clairement visibles. Des événements tels que les pluies tropicales en France en 2018 ou les 21°C atteints en février 2019 sont visiblement nouveaux, différents du passé que nous avons connus. Personnellement, je crains qu’ils n’annoncent des changements encore plus forts et des événements plus catastrophiques, auxquels nous devons nous préparer d’urgence.

L’urgence climatique: réduisons les émissions de CO2 immédiatement!

L’Etat d’Urgence

L’Etat de Vaud et de Genève ont décrété l’état d’urgence climatique. Ils ont compris le danger auquel nous faisons face. Pour la sécurité de la population, nous devons prendre des mesures immédiates pour arrêter le réchauffement climatique. Elles éviteront la destruction de nos villes par les intempéries et la transformation des champs et des forêts en désert. Nous avons perdu assez de temps, maintenant tout va très vite.

J’ai vécu l’Etat d’urgence en Pologne décrété en 1981 par le gouvernement communiste à la suite de manifestations populaires  démocratiques.  La télévision et le téléphone ont été coupés du jour au lendemain, la circulation automobile interdite, et nous avons marché dans la neige pour chercher mon petit frère chez mes grands-parents. Dans la rue déserte, il y avait un tank et ma mère avait peur qu’il nous tire dessus. Mon père n’a pas été emprisonné parce qu’il avait quitté le pays deux mois auparavant.

Nous n’aimons pas l’état d’urgence ni les tanks, mais il s’agit d’une situation tout à fait différente où le danger vient des vagues de chaleur et des inondations. Les nombreuses catastrophes de cette année sur la Planète exigent des évacuations organisées, nous avons besoin d’un Etat qui agit pour assurer la sécurité des personnes.  Personnellement je passerais sur les amendes pour les mégots de cigarettes pour assurer l’essentiel.

 

Diminuer les émissions de CO2 demain

L’Etat d’urgence permet probablement d’arrêter tout trafic, de couper l’électricité et de réquisitionner des biens nécessaires pour les redistribuer. OK? Nos gouvernements modérés et vivant dans l’abondance s’en abstiendront certainement. Mais j’espère qu’ils seront à la hauteur de l’urgence.
Nous pouvons immédiatement limiter le trafic automobile en ville. Il peut être agréablement remplacé par des transports publics augmentés et si possible gratuits. Nous devons geler les développements industriels et les nouvelles constructions pour la période d’urgence avec un système d’autorisation exceptionnelle pour les vrais besoins, limiter le chauffage et l’éclairage des lieux non habités, qui pourraient facilement mieux organiser la consommation d’énergie s’ils y étaient obligés. Là, je vous laisse encore le chauffage confortable dans les habitations.

Préparer l’urgence

Que pouvons-nous faire tout de suite? Il faut prévoir des mesures d’urgence en cas d’intempérie grave (inondation ou vent destructeur), et de vague de chaleur dangereuse par la vie humaine, avec des hôpitaux et abris généreux équipés de climatisation robuste. Les pluies intenses augmentent très vite, les inondations augmentent d’année en année et 2019 en a vu plusieurs  très graves. Selon les modèles, les vagues de chaleur pourraient parfois atteindre 50°C dans la région vers la fin du siècle, ou en 2060, ou bien plus vite si l’accélération du réchauffement se confirme.
Selon moi nous avons peut-être le temps de construire ces infrastructures d’urgence mais serait vraiment bien qu’elles soient là dans trois ou cinq ans.

Une société écologique et durable

Selon le Club de Rome, une réduction du temps de travail est une des meilleures solutions pour réduire les émissions de carbone européennes. L’Etat d’urgence climatique pourrait inclure un, puis deux jours par semaine où les entreprises sont fermés. Ce temps pourrait par exemple  être consacré au recyclage, à la réparation et à la redistribution, ce qui se fait assez naturellement quand on a le temps.
Alternativement, il pourrait aussi inclure une mesure qui permet  à chaque employé d’obtenir une réduction du temps de travail s’il le demande dans un délai de 6 mois. L’entreprise pourrait remplacer le travail manquant par un poste à 20% ou 30% si elle le désire, ou le supprimer. L’Etat tout d’abord devrait permettre et généraliser des réductions du temps de travail.
Un travail à un petit pourcentage pourrait être très utile pour certains. Il pourrait faire une grande différence psychologique.  Il pourrait valoriser une personne en fin de droits de chômage, qui a fait des centaines de recherches d’emploi et qui s’est vu répondre des centaines de fois pendant des années que d’autres sont plus compétents, et créer un tissu social décroissant, cassant l’énorme différence de perception des personnes avec travail et sans travail.

Des emplois décroissants, à temps partiel, devraient être crées dans des domaines écologiques, plantation d’arbres, recyclage et redistribution des biens usagés, isolation des bâtiments, installation des panneaux solaires. Il est peut-être plus facile légalement de réquisitionner les employés des entreprises pour planter des arbres et faire des tâches exigées par l’urgence climatique 2 demi-journées par semaine sans changer le taux d’engagement.

Pouvons-nous aussi interdire immédiatement les publicités qui nous conditionnent à acheter des objets dont nous ne voulons pas vraiment?

Pouvons-nous faire planter des arbres dans les jardins particuliers, publics, et sur chaque mètre carré de terrain libre?

Alimentation

Des mesures en faveur de l’alimentation végane doivent aussi être prises immédiatement. Les médecins devraient établir des recommandations à ce sujet,  les régimes conseillés selon l’âge et la santé, les suppléments nécessaires à différentes catégories de végans. Mais il ne s’agit pas de rendre la population végane. Il s’agit de ne pas manger de viande ou fromage plusieurs fois par jour, de ne pas mettre de formage sur sa viande, ni de crème ni de beurre. Nous devons arrêter les excès,  et inclure aussi des repas végans pour une alimentation variée. Cela aurait des bénéfices contre le cholestérol et l’obésité.  Une production efficace d’aliments végans à grande échelle suffirait peut-être à leur assurer un prix modéré.  Dès qu’il est disponible, tous les lieux publics devraient offrir un plat végan moins cher que le plat de viande.  Celle-ci nous coûte vraiment très cher, en matière de production, d’écologie et de santé publique.

Autres idées d’urgence climatique:

Le plan d’urgence climatique du Club de Rome

https://wp.me/paotXg-5Z

https://blogs.letemps.ch/dorota-retelska/2019/03/24/une-veritable-urgence/

https://blogs.letemps.ch/dorota-retelska/2019/03/13/un-plan-pour-lurgence-climatique-the-climate-mobilization/

 

Aujourd’hui réduisons nos émissions de carbone de moitié!

Les catastrophes climatiques prennent de l’ampleur et l’effet de serre s’alourdit, nous vouant à un avenir dangereux. D’immenses inondations et des vagues de chaleur record se multiplient sur la Planète. Le climat se dérègle et il devient difficile de prévoir quel temps il fera dans quelques mois. Nous devons réduire nos émissions de carbone au plus vite! Et il existe un moyen miracle de réduire nos émissions de carbone de moitié immédiatement, en un jour.

Il suffit pour cela de renoncer à un vol long-courrier et de remplacer par une téléconférence ou par des vacances aux Grisons, à Marseille, à Venise, à Paris, à maints endroits encore facilement accessibles par des trains rapides et pratiques. On peut aussi faire une thalasso, randonner jusqu’à un refuge de montagne, s’inscrire à stage de peinture dans la nature, etc.

On pourrait analyser les raisons qui nous poussent à voyager loin et recréer les mêmes ambiances chez nous. Partant de là, je suis sur le point de me lancer dans un projet d’une immense discothèque sur une plage Suisse, qui ne ferait sûrement pas consensus. Enfin, tout en développant les loisirs locaux, nous pouvons tout de suite réduire les trajets en avion, et demander à nos employeurs de limiter ces trajets coûteux, ou au minimum les choisir sans escale, ce qui sera bientôt exigé par les Pays-Bas, et réduit beaucoup les émissions de carbone de l’aviation.

Celles -ci ne sont actuellement comptabilisées dans le bilan carbone d’aucun pays, et personne n’est responsable de leur gestion. Elles se développent de façon incontrôlée, et c’est inacceptable. Les habitudes nocives s’installent très vite. Nous ne pouvons pas habiter en Espagne et aller travailler à Londres, cela mènerait rapidement à la destruction de nos conditions de vie sur la Planète. ‘C’est le moyen le plus rapide de griller la Planète (T&E)’. Le COCLICO (Comité Climat Romandie) propose plusieurs solutions pour réduire les émissions des transports( Baissons les gaz )

Nous devons absolument limiter ces trajets et préférer les autres moyens de transport. Certains pays ont introduit une taxe sur l’aviation, et il est très important que la Suisse la mette en place aussi. Nous devrions même réduire plus les vols, et trouver des mesures additionnelles pour les gérer.

Une étude de l’Union Européenne montre qu’une taxe de 330 euros par litre de kérosène augmenterait les prix des billets d’avion de de 10% et conduirait à une diminution de 11% des vols et des émissions de carbone. J’espère qu’elle éviterait surtout une multiplication des vols de 10 fois, parce que, comme les achats d’habits, la consommation des vols pourrait décoller d’une façon incontrôlable.

En réalité, les coûts de l’aviation devraient inclure ceux de la destruction de nos villes par les catastrophes climatiques, et de leur reconstruction. Je crois qu’ils seraient alors bien plus élevés.

Le Swissmetro, ou les trains à grande vitesse pourraient agréablement remplacer l’avion sur  des courts trajets. Le train n’exige pas la présence  au départ deux heures à l’avance, ni de trajets supplémentaires jusqu’au centre-ville. Le prix et la durée sont alors tout à fait comparables, et encore les prix affichés par les compagnes aériennes concernent en réalité les trajets du lundi matin, et une fois alléché, le client paye en réalité plus le weekend.

J’aime aussi les journées où je reste à la montagne, et je sors uniquement à pied ou à vélo dans un magnifique paysage et dans l’air pur, mais je ne veux pas faire de jaloux. Je remarque qu’au cours de cette dernière décennie, les gens cessent de se déplacer à pied, et que l’habitude américaine de prendre sa voiture pour acheter des croissants est arrivée ici. Je crois qu’elle est très nocive, et que nous ferions bien mieux de marcher un peu.

Il y a des nombreuses solutions pour réduire les émissions des transports, notamment développer les transports publics et rendre leur prix concurrentiels et accessibles à tout le monde. Le trajet en bus d’une retraitée chez son médecin coûte frs 7.40 à Lausanne, ce qui équivaut probablement à son budget alimentaire.  Une partie de la population trouve les transports publics trop chers, et il est surtout cher de commencer à les utiliser.

Dans la situation actuelle, les utilisateurs occasionnels sont découragés d’utiliser les transports publics, qui sinon seraient bien plus populaires. Il faudrait créer une dynamique où il est facile de se lancer et d’essayer le bus ou le tram. Au Luxembourg, les transports publics seront désormais gratuits, et c’est une excellente initiative. Ils nous évitent les catastrophes climatiques et les cancers dus à la pollution.

Le canton de Vaud a décrété l’Etat d’urgence climatique en mars. J’espère qu’il peut interdire le centre-ville aux voitures ou fermer les aéroports immédiatement. Nous devons réellement prendre des mesures exceptionnelles pour assurer notre sécurité. J’espère que dans cette situation grave, ce canton mettra en place plusieurs mesures permettant pour réduire les émissions des transports, et que la Confédération suivra bientôt. D’ici là, passons des moments de loisir dans les montagnes!

Inondations et sécheresses plus fortes à +2°C

Les pluies intenses provoquent déjà d’impressionnantes inondations. Selon l’OMM, ces catastrophes ont abondé en 2018. Cette année, des événements très graves se sont déjà produit, d’immenses inondations au Queensland en Australie, dans le Midwest américain, le cyclone Idaï en Afrique, l’inondation d’Iran qui a touché une grande partie de ce pays.

D’après l’Agence Européenne de l’Environnement, les catastrophes climatiques, inondations, vagues de chaleurs et sécheresses ont causé 453 milliards d’euros de dommages entre 1980 et 2017 en Europe, ainsi que plus de 115’000 décès.  Les années 2018 et 2019 alourdiront déjà ce bilan, qui croîtra rapidement.
L’intensification de précipitations avait été prévue en partie au moins et les experts préviennent qu’elles augmenteront encore.
LE GIEC2018 prévoit qu’à 1,5°C, les trois quarts d’Européens seront exposés aux inondations tous les 5 ans, et à 2°C, ces débordements deviendront bien plus importants.
Une étude s’est penchée sur ce risque d’inondation et prévoit qu’il va s’accroître fortement entre 1,5°C et 2°C.
Le réchauffement climatique va renforcer le cycle hydrologique de pluie et d’évaporation d’eau du sol et des océans.

Une équipe de scientifiques a créé un indice pouvant indiquer les catastrophes climatiques, inondation et sécheresse, tenant compte à la fois du volume des pluies et de la durée des sécheresses. Ils prévoient que la quantité d’eau totale par année augmentera un peu avec la température, mais les pluies intenses et les sécheresses croîtront bien plus.

Dans leur modèle, à +2°C, les précipitations diminuent en Amazonie et en Amérique centrale, ce qui fait peser une menace sur les forêts vierges qui couvrent ces régions.
Le région méditerranéenne subirait plus de sécheresses, ce qui pourrait causer sa désertification,  alors que le Sud-Est de l’Afrique de l’Ouest bénéficierait peut-être de pluies plus régulières.
L’Asie du Nord et d’Est pourrait subir des pluies très abondantes, l’Ouest et l’Est de l’Amérique du Nord aussi.

Pluies totales par épisode de pluie: dans les zones en bleu, il pleuvra moins, dans les zones en rouge, il pleuvra plus (Madakumbura,et al, Nature 2019). Les événements extrêmes semblent augmenter plus que cette moyenne.

Des événements tels que les sécheresses extrêmes suivies de pluies intenses, provoquant alors des inondations et l’érosion, vont fortément augmenter et leur conséquences aussi.

Il faudrait établir rapidement quels seront les risques de déferlements et de glissement de terrain pour la Suisse aux pluies prévues pour 1,5°C et 2°C et voir ce qui est sûr et quel niveau d’inondation provoque l’effondrement des bâtiments. Selon ce graphique, on dirait que les précipitations pour la Suisse diminueront au-dessus de 1,5°C, ce qui affecterait la végétation suisse. Ces événements pourraient encore augmenter dangereusement avant d’atteindre 1,5°C.

Lors des récentes inondations de Crète,  20 cm de pluie se sont accumulés et ont  atteint 3 mètres d’eau dans certaines rues. Les ingénieurs de l’EPFL savent probablement calculer ce qu’une pluie deux ou dix  fois plus abondante peut provoquer, et cela peut être très impressionnant. Une double quantité d’eau pourrait mener à des inondations de l’ordre de dix fois plus importantes et les destructions et leurs coûts augmenteront d’autant.  L’économie mondiale sera fortement touchée.

Ce serait super de disposer d’un bon outil de visualisation des effets de précipitations sur chaque ville, qui permettrait de voir où s’écouleront les rivières soudaines. On pourrait peut-être gérer les pluies par des généreux canaux d’évacuation et des réservoirs, les glissements de terrain pourraient être plus difficiles à maîtriser.

Selon les auteurs de l’étude, une augmentation de température à 2°C pourrait causer des catastrophes bien plus graves et il vaudrait bien mieux les éviter en limitant le réchauffement à 1,5°C.

Aujourd’hui, déjà, des zones de plus en plus étendues, des pays entiers se retrouvent touchés par des catastrophes, en Iran par exemple la plupart des provinces et une grande partie des routes a été touchée, et les récoltes détruites. La gravité de ces épisodes augmente vite, les vies humaines seront de plus en plus menacées ,  les torrents d’eau de plus en plus impressionnants.

https://www.nature.com/articles/s41598-019-39936-2 et Supplementary Information