Orages violents et cinq cent tornades aux Etats-Unis

Les Etats -Unis subissent d’impressionnantes intempéries. Il y a deux mois, l’agence météo américaine NOAA avertissait que plus de la moitié du territoire de ce pays est menacée d’inondations. Depuis, les tempêtes se succèdent.

D’immenses orages frappent l’Amérique. Plusieurs orages super-cellulaires (photo David Mayhew ci-dessus) se sont déversés sur ce continent. Ils sont généralement très violents. Ils proviennent de nuages très épais qui dépassent parfois quinze kilomètres de hauteur. Plus le sommet du nuage est élevé, plus l’orage est grand et les phénomènes météo sont intenses.

Ces tempêtes amènent en général de la grêle et des tornades.

A des nombreux endroits, la grosse grêle, les vents forts, les tornades et les nombreuses inondations provoquent de graves dégâts: destructions de maisons, de routes, de récoltes, de stocks, des morts.


En un mois, du 27 avril au 27 mai, les Etats-Unis ont été frappés par 500 tornades. Les plus fortes ont détruit des pâtés de maisons.

Une telle épidémie de tornades c’est déjà produite, mais seulement au 21ème siècle, au cours de ces derniers quinze ans.

Les tornades sont des tourbillons de vents très violents qui se forment à la base de nuages d’orages. Certaines sont très petites, mais les plus fortes sont très destructrices, et peuvent réduire en miettes des bâtiments en pierre.

Elles surviennent surtout lorsque des masses d’air chaud et humide rencontrent l’air froid.

Le réchauffement climatique rend l’air plus chaud et plus humide, et l’affaiblissement du jet-stream amène des masses d’air arctique au Sud, au contact de cet air chaud et humide, alors que le Sud américain souffre d’une vague de chaleur sans précédent. Cela pourrait favoriser les tornades. Le changement climatique bouleverse les courants atmosphériques et pourrait causer un brassage plus intense et plus dramatique des masses d’air froid et chaud.

De nombreuses tornades se produisent ce mois-ci. J’ai entendu que six ont frappé la Pologne, d’autres la Roumanie, d’autres l’Italie. Elles semblent plus nombreuses que par le passé.

Il est très important d’avoir un compte exact de ces phénomènes météo au niveau mondial: grêles, tornades, pluies intenses et vents violents, et de suivre leur progression.

Les spécialistes doivent essayer d’établir rapidement s’ils vont encore augmenter, et à quel rythme.
Verrons-nous bientôt dix fois plus de tornades et d’inondations? Ou cent fois plus?

Le GIEC a prévu des très nombreuses inondations à 2°C de réchauffement. La quasi-totalité de l’Europe serait à risque d’inondation, et une augmentation d’événements météo extrêmes est prévue par les experts.

Ce printemps américain est-il un début du nouveau monde que nous avons créé sur Terre?

Le déni du réchauffement et ses réponses sur le site Skeptical Science

Le débat biaisé sur le réchauffement

Les premières annonces de réchauffement climatique ont été largement contestées. Les théories alternatives ont parfois été émises par des professionnels de la contestation. Celle-ci émane souvent d’instituts fondés par des entreprises pétrolières ou de personnes liées à cette industrie.

Le site de Before the flood par exemple présente une liste des personnes qui interviennent contre le réchauffement climatique aux Etats-Unis et profitent financièrement de cette activité

 https://www.beforetheflood.com/explore/the-deniers/top-10-climate-deniers/.

Aux Etats-Unis, des sommes importantes ont été investies dans le lobbying pour empêcher les mesures limitant le réchauffement climatique.
Elles ont atteint plus de 2 milliards de dollars entre 2000 et 2016. Selon les chercheurs, cet argent provient des compagnies pétrolières, de transport, et des fournisseurs d’énergies et des entreprises qui y sont liées (R.J. Brulle, Climatic Change, 2018). Les responsables espèrent peut-être que leurs entreprises vont profiter d’une législation permissive autorisant les émissions de carbone, mais c’est un calcul à très court terme. Des émissions incontrôlées de carbone mèneraient plus probablement à un effondrement économique généralisé.

De nombreuses personnes qui veulent se montrer modérées et objectives font en réalité la part trop belle à ces théories alternatives propagées dans un but pécuniaire. C’est un mauvais calcul, car si l’on diminue les prévisions des experts, déjà incertaines, en les pondérant par des arguments fallacieux, nous avons un risque de construire des murs d’un mètre de haut face à des vagues de deux ou de dix mètres. Des mesures trop modérées seront inefficaces à nous protéger. Une réduction d’émissions de carbone trop lente ne nous sauvera pas, et les bâtiments mêmes sur lesquels les panneaux solaires sont prévus pour plus tard pourraient entretemps succomber aux catastrophes climatiques.

Skeptical Science : site de réponses scientifique

Les scientifiques qui furent confrontés à une avalanche d’objections et de théories alternatives ont entre autres créé un site web de réponses aux questions et objections.
Ce site, appelé ‘Skeptical Science’, rassemble les réponses aux idées telles que: c’est le soleil, le réchauffement n’est pas grave, ou la Terre se refroidit.

Il présente les données scientifiques prouvant le fait que la température du soleil a légèrement baissé au cours de ces dernières décennies, que le réchauffement peut avoir des effets graves sur l’agriculture et sur la vie dans les océans, et que la Terre ne se refroidit pas, mais subit une période de réchauffement rapide prévisible à cause de la concentration de gaz carbonique, et des centaines de fois plus rapide que les cycles naturels de la Planète.

Chaque page comporte trois volets, basic, intermediate et advanced, qui comportent une explication simple, puis de plus en plus complète du phénomène discuté (https://skepticalscience.com/).

Certains articles datent de plusieurs années, et permettent de se rendre compte que le réchauffement est prouvé depuis longtemps.  Ainsi un post explique que la décennie 2000-2009 est la plus chaude de l’Histoire. La décennie suivante, 2010 à 2019 l’a certainement largement dépassée, la température est montée d’environ un demi-degré en dix ans.

Les changements qui ont été prouvé grâce à des statistiques compliquées sont aujourd’hui clairement visibles. Des événements tels que les pluies tropicales en France en 2018 ou les 21°C atteints en février 2019 sont visiblement nouveaux, différents du passé que nous avons connus. Personnellement, je crains qu’ils n’annoncent des changements encore plus forts et des événements plus catastrophiques, auxquels nous devons nous préparer d’urgence.

L’urgence climatique: réduisons les émissions de CO2 immédiatement!

L’Etat d’Urgence

L’Etat de Vaud et de Genève ont décrété l’état d’urgence climatique. Ils ont compris le danger auquel nous faisons face. Pour la sécurité de la population, nous devons prendre des mesures immédiates pour arrêter le réchauffement climatique. Elles éviteront la destruction de nos villes par les intempéries et la transformation des champs et des forêts en désert. Nous avons perdu assez de temps, maintenant tout va très vite.

J’ai vécu l’Etat d’urgence en Pologne décrété en 1981 par le gouvernement communiste à la suite de manifestations populaires  démocratiques.  La télévision et le téléphone ont été coupés du jour au lendemain, la circulation automobile interdite, et nous avons marché dans la neige pour chercher mon petit frère chez mes grands-parents. Dans la rue déserte, il y avait un tank et ma mère avait peur qu’il nous tire dessus. Mon père n’a pas été emprisonné parce qu’il avait quitté le pays deux mois auparavant.

Nous n’aimons pas l’état d’urgence ni les tanks, mais il s’agit d’une situation tout à fait différente où le danger vient des vagues de chaleur et des inondations. Les nombreuses catastrophes de cette année sur la Planète exigent des évacuations organisées, nous avons besoin d’un Etat qui agit pour assurer la sécurité des personnes.  Personnellement je passerais sur les amendes pour les mégots de cigarettes pour assurer l’essentiel.

 

Diminuer les émissions de CO2 demain

L’Etat d’urgence permet probablement d’arrêter tout trafic, de couper l’électricité et de réquisitionner des biens nécessaires pour les redistribuer. OK? Nos gouvernements modérés et vivant dans l’abondance s’en abstiendront certainement. Mais j’espère qu’ils seront à la hauteur de l’urgence.
Nous pouvons immédiatement limiter le trafic automobile en ville. Il peut être agréablement remplacé par des transports publics augmentés et si possible gratuits. Nous devons geler les développements industriels et les nouvelles constructions pour la période d’urgence avec un système d’autorisation exceptionnelle pour les vrais besoins, limiter le chauffage et l’éclairage des lieux non habités, qui pourraient facilement mieux organiser la consommation d’énergie s’ils y étaient obligés. Là, je vous laisse encore le chauffage confortable dans les habitations.

Préparer l’urgence

Que pouvons-nous faire tout de suite? Il faut prévoir des mesures d’urgence en cas d’intempérie grave (inondation ou vent destructeur), et de vague de chaleur dangereuse par la vie humaine, avec des hôpitaux et abris généreux équipés de climatisation robuste. Les pluies intenses augmentent très vite, les inondations augmentent d’année en année et 2019 en a vu plusieurs  très graves. Selon les modèles, les vagues de chaleur pourraient parfois atteindre 50°C dans la région vers la fin du siècle, ou en 2060, ou bien plus vite si l’accélération du réchauffement se confirme.
Selon moi nous avons peut-être le temps de construire ces infrastructures d’urgence mais serait vraiment bien qu’elles soient là dans trois ou cinq ans.

Une société écologique et durable

Selon le Club de Rome, une réduction du temps de travail est une des meilleures solutions pour réduire les émissions de carbone européennes. L’Etat d’urgence climatique pourrait inclure un, puis deux jours par semaine où les entreprises sont fermés. Ce temps pourrait par exemple  être consacré au recyclage, à la réparation et à la redistribution, ce qui se fait assez naturellement quand on a le temps.
Alternativement, il pourrait aussi inclure une mesure qui permet  à chaque employé d’obtenir une réduction du temps de travail s’il le demande dans un délai de 6 mois. L’entreprise pourrait remplacer le travail manquant par un poste à 20% ou 30% si elle le désire, ou le supprimer. L’Etat tout d’abord devrait permettre et généraliser des réductions du temps de travail.
Un travail à un petit pourcentage pourrait être très utile pour certains. Il pourrait faire une grande différence psychologique.  Il pourrait valoriser une personne en fin de droits de chômage, qui a fait des centaines de recherches d’emploi et qui s’est vu répondre des centaines de fois pendant des années que d’autres sont plus compétents, et créer un tissu social décroissant, cassant l’énorme différence de perception des personnes avec travail et sans travail.

Des emplois décroissants, à temps partiel, devraient être crées dans des domaines écologiques, plantation d’arbres, recyclage et redistribution des biens usagés, isolation des bâtiments, installation des panneaux solaires. Il est peut-être plus facile légalement de réquisitionner les employés des entreprises pour planter des arbres et faire des tâches exigées par l’urgence climatique 2 demi-journées par semaine sans changer le taux d’engagement.

Pouvons-nous aussi interdire immédiatement les publicités qui nous conditionnent à acheter des objets dont nous ne voulons pas vraiment?

Pouvons-nous faire planter des arbres dans les jardins particuliers, publics, et sur chaque mètre carré de terrain libre?

Alimentation

Des mesures en faveur de l’alimentation végane doivent aussi être prises immédiatement. Les médecins devraient établir des recommandations à ce sujet,  les régimes conseillés selon l’âge et la santé, les suppléments nécessaires à différentes catégories de végans. Mais il ne s’agit pas de rendre la population végane. Il s’agit de ne pas manger de viande ou fromage plusieurs fois par jour, de ne pas mettre de formage sur sa viande, ni de crème ni de beurre. Nous devons arrêter les excès,  et inclure aussi des repas végans pour une alimentation variée. Cela aurait des bénéfices contre le cholestérol et l’obésité.  Une production efficace d’aliments végans à grande échelle suffirait peut-être à leur assurer un prix modéré.  Dès qu’il est disponible, tous les lieux publics devraient offrir un plat végan moins cher que le plat de viande.  Celle-ci nous coûte vraiment très cher, en matière de production, d’écologie et de santé publique.

Autres idées d’urgence climatique:

Le plan d’urgence climatique du Club de Rome

https://wp.me/paotXg-5Z

https://blogs.letemps.ch/dorota-retelska/2019/03/24/une-veritable-urgence/

https://blogs.letemps.ch/dorota-retelska/2019/03/13/un-plan-pour-lurgence-climatique-the-climate-mobilization/

 

Aujourd’hui réduisons nos émissions de carbone de moitié!

Les catastrophes climatiques prennent de l’ampleur et l’effet de serre s’alourdit, nous vouant à un avenir dangereux. D’immenses inondations et des vagues de chaleur record se multiplient sur la Planète. Le climat se dérègle et il devient difficile de prévoir quel temps il fera dans quelques mois. Nous devons réduire nos émissions de carbone au plus vite! Et il existe un moyen miracle de réduire nos émissions de carbone de moitié immédiatement, en un jour.

Il suffit pour cela de renoncer à un vol long-courrier et de remplacer par une téléconférence ou par des vacances aux Grisons, à Marseille, à Venise, à Paris, à maints endroits encore facilement accessibles par des trains rapides et pratiques. On peut aussi faire une thalasso, randonner jusqu’à un refuge de montagne, s’inscrire à stage de peinture dans la nature, etc.

On pourrait analyser les raisons qui nous poussent à voyager loin et recréer les mêmes ambiances chez nous. Partant de là, je suis sur le point de me lancer dans un projet d’une immense discothèque sur une plage Suisse, qui ne ferait sûrement pas consensus. Enfin, tout en développant les loisirs locaux, nous pouvons tout de suite réduire les trajets en avion, et demander à nos employeurs de limiter ces trajets coûteux, ou au minimum les choisir sans escale, ce qui sera bientôt exigé par les Pays-Bas, et réduit beaucoup les émissions de carbone de l’aviation.

Celles -ci ne sont actuellement comptabilisées dans le bilan carbone d’aucun pays, et personne n’est responsable de leur gestion. Elles se développent de façon incontrôlée, et c’est inacceptable. Les habitudes nocives s’installent très vite. Nous ne pouvons pas habiter en Espagne et aller travailler à Londres, cela mènerait rapidement à la destruction de nos conditions de vie sur la Planète. ‘C’est le moyen le plus rapide de griller la Planète (T&E)’. Le COCLICO (Comité Climat Romandie) propose plusieurs solutions pour réduire les émissions des transports( Baissons les gaz )

Nous devons absolument limiter ces trajets et préférer les autres moyens de transport. Certains pays ont introduit une taxe sur l’aviation, et il est très important que la Suisse la mette en place aussi. Nous devrions même réduire plus les vols, et trouver des mesures additionnelles pour les gérer.

Une étude de l’Union Européenne montre qu’une taxe de 330 euros par litre de kérosène augmenterait les prix des billets d’avion de de 10% et conduirait à une diminution de 11% des vols et des émissions de carbone. J’espère qu’elle éviterait surtout une multiplication des vols de 10 fois, parce que, comme les achats d’habits, la consommation des vols pourrait décoller d’une façon incontrôlable.

En réalité, les coûts de l’aviation devraient inclure ceux de la destruction de nos villes par les catastrophes climatiques, et de leur reconstruction. Je crois qu’ils seraient alors bien plus élevés.

Le Swissmetro, ou les trains à grande vitesse pourraient agréablement remplacer l’avion sur  des courts trajets. Le train n’exige pas la présence  au départ deux heures à l’avance, ni de trajets supplémentaires jusqu’au centre-ville. Le prix et la durée sont alors tout à fait comparables, et encore les prix affichés par les compagnes aériennes concernent en réalité les trajets du lundi matin, et une fois alléché, le client paye en réalité plus le weekend.

J’aime aussi les journées où je reste à la montagne, et je sors uniquement à pied ou à vélo dans un magnifique paysage et dans l’air pur, mais je ne veux pas faire de jaloux. Je remarque qu’au cours de cette dernière décennie, les gens cessent de se déplacer à pied, et que l’habitude américaine de prendre sa voiture pour acheter des croissants est arrivée ici. Je crois qu’elle est très nocive, et que nous ferions bien mieux de marcher un peu.

Il y a des nombreuses solutions pour réduire les émissions des transports, notamment développer les transports publics et rendre leur prix concurrentiels et accessibles à tout le monde. Le trajet en bus d’une retraitée chez son médecin coûte frs 7.40 à Lausanne, ce qui équivaut probablement à son budget alimentaire.  Une partie de la population trouve les transports publics trop chers, et il est surtout cher de commencer à les utiliser.

Dans la situation actuelle, les utilisateurs occasionnels sont découragés d’utiliser les transports publics, qui sinon seraient bien plus populaires. Il faudrait créer une dynamique où il est facile de se lancer et d’essayer le bus ou le tram. Au Luxembourg, les transports publics seront désormais gratuits, et c’est une excellente initiative. Ils nous évitent les catastrophes climatiques et les cancers dus à la pollution.

Le canton de Vaud a décrété l’Etat d’urgence climatique en mars. J’espère qu’il peut interdire le centre-ville aux voitures ou fermer les aéroports immédiatement. Nous devons réellement prendre des mesures exceptionnelles pour assurer notre sécurité. J’espère que dans cette situation grave, ce canton mettra en place plusieurs mesures permettant pour réduire les émissions des transports, et que la Confédération suivra bientôt. D’ici là, passons des moments de loisir dans les montagnes!

Records de chaleur au Vietnam : danger pour la population et pour la récolte de riz

Le Vietnam vit actuellement des records de chaleur, avec des températures au dessus-de 43°C. L’humidité rend cela difficile à  supporter, particulièrement pour les enfants et les personnes âgées. Pendant cette canicule, des milliers d’enfants, environ 5’500 par jour,  sont hospitalisés à Ho Chi Minh Ville pour des problèmes digestifs et respiratoires. Habituellement, avril est un mois modéré et les thermomètres montent en été.  La fournaise pourrait-elle encore augmenter?

La chaleur et la sécheresse ont fait diminuer le niveau des rivières, et l’eau salée de la mer remonte les estuaires sur 40 km, menaçant les rizières du delta du Mékong.

Lors du dernier El Nino, en 2015-2016, les cours d’eau ont baissé ce qui a provoqué des infiltrations d’eau salée. La production de riz du Vietnam, 3ième producteur mondial, a alors chuté d’environ 16%.

Aujourd’hui, la surface des océans est de 0,2°C plus chaude qu’en 2016. Elle n’a jamais atteint ces températures, à chaque El Nino elles sont plus hautes qu’au précédent. Les conséquences pourraient être plus importantes qu’en 2016. La récolte de riz de cette année pourrait être réduite. Sur toute la Terre, cette année pourrait apporter des événements très graves.

https://mobile.twitter.com/Climatologist49/status/1107746865166966784

Le niveau de la mer monte inexorablement, et les infiltrations d’eau salée augmenteront à mesure que les glaces du Groenland et de l’Antarctique fondent. Un jour ou l’autre, la mer envahira le delta du Mékong et l’Humanité le perdra.

On peut aussi imaginer que lors du prochain El Nino, des dizaines de milliers de  personnes seront hospitalisées par jour, et la récolte de riz sera anéantie. Puis nous rayerons le Vietnam et plusieurs autres pays des cartes et des rapports… Ils mourront par notre faute et nous le savons aujourd’hui. Nous devons arrêter les émissions de carbone immédiatement.

http://www.esa.int/Our_Activities/Observing_the_Earth/Copernicus/Sentinel-1/Sentinel-1_sees_rice_paddy_drop_in_the_Mekong_Delta

 

Inondations et sécheresses plus fortes à +2°C

Les pluies intenses provoquent déjà d’impressionnantes inondations. Selon l’OMM, ces catastrophes ont abondé en 2018. Cette année, des événements très graves se sont déjà produit, d’immenses inondations au Queensland en Australie, dans le Midwest américain, le cyclone Idaï en Afrique, l’inondation d’Iran qui a touché une grande partie de ce pays.

D’après l’Agence Européenne de l’Environnement, les catastrophes climatiques, inondations, vagues de chaleurs et sécheresses ont causé 453 milliards d’euros de dommages entre 1980 et 2017 en Europe, ainsi que plus de 115’000 décès.  Les années 2018 et 2019 alourdiront déjà ce bilan, qui croîtra rapidement.
L’intensification de précipitations avait été prévue en partie au moins et les experts préviennent qu’elles augmenteront encore.
LE GIEC2018 prévoit qu’à 1,5°C, les trois quarts d’Européens seront exposés aux inondations tous les 5 ans, et à 2°C, ces débordements deviendront bien plus importants.
Une étude s’est penchée sur ce risque d’inondation et prévoit qu’il va s’accroître fortement entre 1,5°C et 2°C.
Le réchauffement climatique va renforcer le cycle hydrologique de pluie et d’évaporation d’eau du sol et des océans.

Une équipe de scientifiques a créé un indice pouvant indiquer les catastrophes climatiques, inondation et sécheresse, tenant compte à la fois du volume des pluies et de la durée des sécheresses. Ils prévoient que la quantité d’eau totale par année augmentera un peu avec la température, mais les pluies intenses et les sécheresses croîtront bien plus.

Dans leur modèle, à +2°C, les précipitations diminuent en Amazonie et en Amérique centrale, ce qui fait peser une menace sur les forêts vierges qui couvrent ces régions.
Le région méditerranéenne subirait plus de sécheresses, ce qui pourrait causer sa désertification,  alors que le Sud-Est de l’Afrique de l’Ouest bénéficierait peut-être de pluies plus régulières.
L’Asie du Nord et d’Est pourrait subir des pluies très abondantes, l’Ouest et l’Est de l’Amérique du Nord aussi.

Pluies totales par épisode de pluie: dans les zones en bleu, il pleuvra moins, dans les zones en rouge, il pleuvra plus (Madakumbura,et al, Nature 2019). Les événements extrêmes semblent augmenter plus que cette moyenne.

Des événements tels que les sécheresses extrêmes suivies de pluies intenses, provoquant alors des inondations et l’érosion, vont fortément augmenter et leur conséquences aussi.

Il faudrait établir rapidement quels seront les risques de déferlements et de glissement de terrain pour la Suisse aux pluies prévues pour 1,5°C et 2°C et voir ce qui est sûr et quel niveau d’inondation provoque l’effondrement des bâtiments. Selon ce graphique, on dirait que les précipitations pour la Suisse diminueront au-dessus de 1,5°C, ce qui affecterait la végétation suisse. Ces événements pourraient encore augmenter dangereusement avant d’atteindre 1,5°C.

Lors des récentes inondations de Crète,  20 cm de pluie se sont accumulés et ont  atteint 3 mètres d’eau dans certaines rues. Les ingénieurs de l’EPFL savent probablement calculer ce qu’une pluie deux ou dix  fois plus abondante peut provoquer, et cela peut être très impressionnant. Une double quantité d’eau pourrait mener à des inondations de l’ordre de dix fois plus importantes et les destructions et leurs coûts augmenteront d’autant.  L’économie mondiale sera fortement touchée.

Ce serait super de disposer d’un bon outil de visualisation des effets de précipitations sur chaque ville, qui permettrait de voir où s’écouleront les rivières soudaines. On pourrait peut-être gérer les pluies par des généreux canaux d’évacuation et des réservoirs, les glissements de terrain pourraient être plus difficiles à maîtriser.

Selon les auteurs de l’étude, une augmentation de température à 2°C pourrait causer des catastrophes bien plus graves et il vaudrait bien mieux les éviter en limitant le réchauffement à 1,5°C.

Aujourd’hui, déjà, des zones de plus en plus étendues, des pays entiers se retrouvent touchés par des catastrophes, en Iran par exemple la plupart des provinces et une grande partie des routes a été touchée, et les récoltes détruites. La gravité de ces épisodes augmente vite, les vies humaines seront de plus en plus menacées ,  les torrents d’eau de plus en plus impressionnants.

https://www.nature.com/articles/s41598-019-39936-2 et Supplementary Information

Une véritable urgence alors que la moitié des Etats-Unis risque l’inondation bientôt

Le Temps des catastrophes

Le cyclone Idaï vient de semer la dévastation au Mozambique, des milliers d’Autraliens ont été évacués car les cyclones Trevor et Veronica frappent  l’Australie ce weekend, porteurs d’importantes inondations et la moitié des Etats -Unis pourrait se retrouver sous les eaux ces prochaines semaines.
Chaque dixième de degré de réchauffement rend les catastrophes plus importantes et plus destructrices.
Les inondations détruisent les routes, les infrastructures, les stocks, et limitent fortement la consommation. L’effet sur l’économie pourrait être important, et des faillites pourraient de toute façon survenir.

A mon avis, l’urgence climatique, rendue nécessaire, par le dérèglement par l’Homme du climat terrestre, sera mise en place dans ce contexte et doit l’anticiper.

Nous ne devons pas nous demander, comme le fait le Club de Rome (voir blog précédent) à quelle vitesse les entreprises peuvent s’adapter. Elles ont des forts risques de faillite ou de destruction physique. Demandons nous plutôt de quoi nous avons vraiment besoin: d’aliments, d’hôpitaux, d’un corps d’aide lors des évacuations ou l’approvisionnement dans les situations d’urgence. Ces services doivent être assurés à la population autant que possible, alors qu’ils seront de plus en plus perturbés, et que l’approvisionnement deviendra aléatoire. On devrait prévoir deux solutions de remplacement pour l’approvisionnement pour remplacer les personnes blessées ou bloquées sans possibilité de déplacement.

L’urgence des catastrophes

Les personnes qui ne sont pas impliquées dans ces services essentiels pourraient rester à la maison, et leurs entreprises pourraient fermer pour la plupart ou être mises au ralenti, fonctionner une fois par semaine ou une semaine par mois. Cela implique bien sûr d’un ralentissement considérable de l’économie, mais plus elle ralentira vite, moins nous essuierons de tempêtes meurtrières, ce qui justifie ce type de mesures exceptionnelles.

Les objets existants dans le pays seraient redistribués dans des circuits de deuxième-main, les vendeuses pourraient aider à les rendre attractifs.

Pour sauver les vies de nos enfants, ces décisions deviennent évidentes.

Un des plans d’urgence climatique, de THE Climate Mobilization (voir blog à ce sujet), s’inspire de l’organisation mise en place par l’Angleterre pendant la deuxième guerre mondiale.
A ce moment-là, on ne parlait pas de crise économique, il y avait des problèmes plus graves, et certains pays tels que l’Angleterre ou les Etats-Unis ont pu maintenir un fonctionnement organisé du pays. Il faudrait assurer l’alimentation, le logement, ajourner ou subventionner le paiement des loyers et des crédits immobiliers, le fonctionnement des services médicaux, l’agriculture. Dans cette situation, Les transports et la production d’énergie pourraient en fait être immédiatement réduits plusieurs fois par rapport à la situation actuelle.

Nous devons nous atteler à un revenu minimum ou à des distributions de nourriture, et à des solutions pour assurer le logement pour les périodes d’urgence climatique, nous ne voulons pas d’hordes de sans-abris dans les villes ni de boat-poeple intérieurs dérivant dans les inondations.
Pour la période de l’état d’urgence, on pourrait peut-être suspendre le paiement des loyers et des prêts immobiliers, ou assurer un chômage technique/ revenu minimum suffisant à le payer (Image par Leroy_Skalstad de Pixabay).

Le prix de l’immobilier pourrait aussi subir des variations importantes à mesure que les inondations se répanderont sur la Planète, les compagnies d’assurance n’arriveront peut-être pas à couvrir tous les dégâts, un rapport de l’ONU estimait que le compagnies d’assurance anglaises ne sont déjà plus solvables face aux catastrophes annoncées.

Après il faudrait surtout assurer une production agricole suffisante et la quantité d’énergie nécessaire à un fonctionnement réduit du pays, semblable au dimanche.

Nous n’avons pas besoin de construire de nouveaux bâtiments. Si nous construisons encore, les nouvelles constructions devraient alors être à l’épreuve du climat, et aujourd’hui quasiment rien ne remplit ces critères.
Nous pouvons nous satisfaire d’habits et de meubles d’occasion pendant quelques années, les organisations humanitaires se plaignent de quantités astronomiques d’habits qui s’amoncellent sur la planète. Après, comme vous serez de toute façon à la maison, invitez vos voisins à un souper végan.

C’est une journée magnifique aujourd’hui, et rien de ce que j’écris ne me semble réel en cette belle journée de printemps.
Pourtant, aujourd’hui, les Etats-Unis sont déjà  perturbés par les inondations.
La Suisse est un peu moins exposée, mais rien n’est vraiment à l’abri du climat, et nous devons nous préparer à l’avance.
Rappelons-nous que le vrai visage du réchauffement climatique, c’est celui de la ville de Beira, détruite à 80% la semaine passée.
Essayons d’éviter ça chez nous. C’est le combat de notre siècle.

http:://edition.cnn.com/2019/03/21/us/us-flooding-spring-noaa-outlook-wxc/index.html

Créons des réserves alimentaires planétaires!

Les dernières années de chaleur record ont apporté des sécheresses, des inondations, et des vagues de chaleur partout sur la Terre.

L’année la plus chaude, 2016, a causé une immense famine dans le Sud de l’Afrique, et les sécheresses ont détruit les récoltes du Brésil, de la Bolivie, et du Paraguay. La production de toute l’Amérique du Sud a diminué.

Ces catastrophes vont s’intensifier, et le cycle des saisons changera. Des vagues de chaleur inhabituelles, de plus en plus fortes, apparaîtront au printemps, en été ou en automne. Elles pourraient perturber gravement les cultures alimentaires.

L’agriculture dépend du cycle des saisons. De nombreuses conditions doivent être réunies pour que les plantes arrivent à maturité.

Les récoltes de blé sont compromises si les températures dépassent 30°C au printemps. Les arbres fruitiers ne donnent pas de fruits s’ils fleurissent en automne ou en hiver, et qu’une gelée survient après. De nombreuses autres perturbations peuvent interrompre le cycle vital des végétaux.

En 2018, le rendement de blé russe et canadien était réduit par la chaleur et la sécheresse dans ces pays habituellement froids (Bloomberg), l’Australie frappée par la sécheresse a perdu 15% de ses récoltes (FAO).

Les catastrophes climatiques vont s’amplifier, et pourraient faire échouer les cultures alimentaires dans des vastes territoires. La mer monte et s’infiltre dans  les terres fertiles du delta du Nil et du Mékong, si bien que l’agriculture pourrait bientôt devenir difficile dans ces régions.

Le Futur pourrait apporter des pénuries alimentaires qui ont des conséquences très graves. Elles causent la malnutrition, des migrations, la spéculation, des émeutes, des guerres.
Elles iront en s’aggravant, et des populations de plus en plus importantes, des pays entiers, pourraient être exposées à des famines.

La production alimentaire mondiale est assez proche de la consommation annuelle. L’année prochaine, l’Humanité disposera probablement de trois mois de réserves alimentaires. C’est très insuffisant.  Si la moitié de cultures sur la Planète avorte cette année, si en été 2025 il n’y a pas de récolte de blé dans l’hémisphère Nord, il y aura moins de nourriture que l’année passée.

Nous vivons dans une précarité alimentaire étonnante, alors que les réserves planétaires de T-shirts bleus suffiraient probablement pour plusieurs années, et que nous pouvons facilement porter une autre couleur. Cette insécurité engendre la spéculation alimentaire, les prix des denrées de base augmentent lors des mauvaises récoltes, et provoquent des émeutes de la faim.

Nous devons nous préparer à l’aggravation du réchauffement en augmentant les réserves alimentaires.

Nous pourrions augmenter progressivement les stocks. Pour être le plus cohérent possible, nos dirigeants pourraient commander aux paysans locaux une quantité suffisante d’aliments de base, des céréales, des lentilles, du soja, de noix à la condition qu’ils soient produits de façon écologique, qu’ils entraînent peu d’émissions de CO2, ou en agriculture CO2-, ie en captant du carbone.

J’ignore sciemment le fait que les cultures alimentaires émettent actuellement du CO2, essentiellement à cause de l’usage d’engrais de synthèse et du transport. Elles ne devraient pas émettre du CO2, mais en capter.

Les céréales et les lentilles contiennent beaucoup de carbone, nous pourrions idéalement capter le carbone atmosphérique et l’entreposer en réserves alimentaires. Des stocks d’aliments pour dix ans capteraient en fait une proportion du carbone atmosphérique, de l’ordre d’un centième peut-être, et contribueraient aussi à stabiliser le climat. On pourrait multiplier cet effet en sauvegardant les autres parties des plantes cultivées. Surtout, nous éviterions des graves pénuries et des famines.

Si le changement climatique s’accélère, nous pourrons sûrement cultiver ici des aliments exotiques, comme les pêches, les bananes ou les ananas, et nos aliments actuels appartiendront au passé.  L’avenir sera hasardeux, difficile à planifier. Nous pouvons nous y préparer au moins partiellement.

Nos dirigeants pourraient commander aux agriculteurs l’équivalent des besoins annuels de céréales et de lentilles si bien qu’en dix ans, si tout va bien, les réserves représenteront dix ans de nourriture. Si nous économisons 50% de la consommation annuelle, alors nous atteindrons dix ans de réserves alimentaires en vingt ans.  Une partie de ces récoltes est peut-être déjà produite et gaspillée, la surproduction d’années exceptionnelles, comme les tomates de l’été passée, pourrait être rachetée, séchée, et entreposée. Ainsi, en cas d’aggravation soudaine du climat, nous pourrons réagir et nourrir la population.

En cas de problèmes d’approvisionnement local ou de catastrophe planétaire, ces réserves pourraient être écoulées sous forme de nuggets ou saucisses végétariennes, shakes de protéines, cordon-bleu, ou autres préparations populaires.

En cas de famine lointaine, elles pourraient peut-être être données aux populations qui en ont besoin. A tout le moins, elles limiteraient la spéculation qui fait flamber les prix des aliments, avec des conséquences dramatiques et éviteraient des nombreux drames humains, tels des enfants handicapés de malnutrition.

Il faudrait bien sûr veiller à ce que ces cultures ne provoquent pas d’émissions de carbone, et à ne pas déboiser, et à continuer à reforester et à récreer le sol fertile qui constitue la plus grande réserve terrestre de carbone.

Nous entrons dans une période de turbulences, à plusieurs inconnues. Nous devons nous y préparer et prévoir l’essentiel pour cette période troublée. Si nous faisons preuve d’ouverture, nous trouverons de nombreuses solutions.

Ne construisons plus rien! Demain, le climat sapera nos villes, nos bâtiments, et nos infrastructures.

Le réchauffement climatique provoque déjà des catastrophes destructrices. Les pluies et neiges de l’hiver passé ont causé des nombreux glissements de terrain en Suisse, et en juin la ville de Lausanne a subi une inondation. Ces intempéries ont provoqué des dégâts coûteux. Tous les jours, des événements semblables ou plus graves frappent la Planète, et les coûts des catastrophes climatiques sont très élevés. Selon le dernier rapport du GIEC, les trois-quarts des Européens seront exposés aux inondations quand le réchauffement atteindra 1,5°C.
Cela pourrait se produire dès 2030, certains experts s’attendent à ce que ce seuil soit même franchi plus tôt.
Les pluies intenses, qui se renforcent très vite ces dernières années, augmenteront encore, et provoqueront des nombreuses inondations et des glissements de terrain, qui toucheront une grande partie de nos constructions.

Je suis saisie d’un sentiment d’irréalité quand je vois des nouveaux bâtiments s’élever partout, et des ouvriers apportant des améliorations cosmétiques aux routes qui n’ont pas encore subi de glissement de terrain, et qui seront probablement détériorées bientôt.

Nous devrions revoir tous les permis de construire à la lumière du rapport du GIEC, et du risque d’inondation généralisé qui nous menace.

Actuellement, celles-ci atteignent environ un mètre, s’infiltrent dans les caves et les métros, et causent des dégâts matériels importants et des interruptions de trafic. Lorsque le volume d’eau augmente, des torrents furieux dévalent les rues, emportent les voitures, deviennent très dangereux et sapent les bâtiments qui parfois s’écroulent.

Les glissements de terrain causent aussi des dégâts matériels importants, et sont difficilement prévisibles. Les plus grands glissements de terrain de l’Histoire de la Terre ont atteint des dizaines de kilomètres. Les changements que nous imposons à la Planète pourraient bien déstabiliser le terrain et favoriser ce type d’événements.

Nous devons adapter les normes de construction en prévision du changement climatique, interdire la construction de bâtiments vulnérables aux aléas climatiques et nous atteler à sécuriser l’énorme part du bâti mise en péril par le réchauffement.

Nous sommes entrés dans l’Anthropocène, époque géologique créée par l’Homme, différente de celle dans laquelle nous avons vécu la majorité de nos vies. Nous sommes quasiment sur une Planète inconnue, et désormais nous nous heurterons à des problèmes totalement différents du passé.

Même si nous définissons des critères de construction compatibles avec le changement climatique, il pourrait s’avérer inutile de planifier des nouveaux centres commerciaux alors que les chaînes de production des marchandises et les transports seront de plus en plus souvent perturbés. L’accumulation des désastres aura des conséquences très sérieuses pour l’économie mondiale.

Je propose plusieurs questions auxquelles il faut s’atteler de toute urgence. Il serait peut-être judicieux de considérer aussi les risques pour 2°C.

  • Quelle part du bâti est à l’abri des catastrophes?
  • Allons-nous naïvement reconstruire les infrastructures touchées ou allons-nous les abandonner sachant que de plus graves inondations viendront?
  • Pouvons-nous creuser de généreux canaux d’évacuation  pour permettre l’écoulement des pluies?
  • Y a-t-il a un moyen de sécuriser les montagnes contre les glissements de terrain?
  • Que pouvons -nous faire immédiatement pour limiter les catastrophes climatiques?