Michael Mann s’attend maintenant à une montée de mers de plusieurs mètres

Je partage et retranscris en français la vidéo d’une interview récente de Michael Mann et de Kiya Riverman.  Michael Mann est un des grands climatologues américains qui a établi que le réchauffement actuel était sans précédent au cours de l’histoire.  Il est un scientifique exceptionnel, un des auteurs des rapports du GIEC, a été vilipendé et honni pour son travail et a écrit des livres entiers sur ses “guerres climatiques” avec ses détracteurs à la solde de l’industrie pétrolière.

Les deux chercheurs déclarent que nous avons sous-estimé la fonte des glaces du Groenland et d’Antarctique.

L’élévation du niveau de la mer est un problème qui retient de plus en plus l’attention des scientifiques et des médias. Et alors que le changement climatique continue de réchauffer la terre, le taux actuel de montée des eaux de 1,4 pouce par décennie devrait augmenter.

Le point de basculement le plus important, en ce qui concerne l’élévation du niveau de la mer, est le glacier Thwaites, situé dans l’ouest de l’Antarctique. également connu sous le nom de glacier du jour du Jugement Dernier,  Lorsque cette calotte glaciaire fondra, les mers de la Terre devraient monter d’au moins deux pieds. Mais à ce moment-là Thwaites ne sera plus là pour stabiliser la région qui l’entoure. De nombreux scientifiques prédisent que si ce système s’effondrait complètement, nous verrions en fait une élévation du niveau de la mer de quelques mètres – un scénario vraiment catastrophique. New York, une grande partie de la Floride et du Bangladesh seraient alors inondés.

Les chercheurs considèrent que la plateforme principale pourrait d’effondrer dans moins de dix ans.  Elle empêche la course du glacier dans l’océan. Kiya Riverman a lancé un robot sous la plateforme pour étudier le fonds. Il semble y avoir un immense réservoir de chaleur en dessous, ce qui est très inquiétant.

Les images suivantes montrent des scientifiques qui pataugent en Floride. Certains  habitants abandonnent déjà les maisons du bord de mer.  Selon les projections actuelles, la marée touchera une partie de Miami vers 2040 – 2065, mais celles-ci n’incluent pas l’effondrement de grandes zones d’Antarctique.

Michael Mann: “25 millions de personnes vivent dans des régions qui seront inondées.  La vraie question est combien de temps cela prendra.” “Historiquement, nos modèles ont sous-estimé la vitesse de la montée du niveau de la mer.” “Ils prévoient un demi-siècle ou un siècle.   “L’histoire de la Science nous a appris que ces impacts pourraient se produire plus vite que nos modèles ne l’ont prévu.”  “Il y a une dizaine d’années nous ne voyions pas de contribution des plateformes glaciaires à la montée du niveau de la mer, mais maintenant elles y participent. Il s’agit des glaces du Groenland, qui pourrait ajouter 5 mètres au niveau des mers du monde, et d’une grande partie de la plateforme Antarctique (Ouest je crois dr), qui pourrait relever d’un effondrement à grande échelle au cours de plusieurs décennies et ajouter peut-être 5 autres mètres au niveau des océans.”

Kiya Riverman déclare qu’ils ont d’abord pensé en milliers d’années, puis ont compris que les glaciers répondent en quelques années, et même en quelques semaines, aux changements de l’océan et de l’atmosphère.  Ces réactions ont été observées lors de l’effondrement de la plateforme Larsen B en 2002. Et ces changements sont maintenant visibles au niveau du glacier Thwaites. Sa langue flotte sur l’océan et s’arrête contre une île.  Riverman et ses collègues ont remarqué que l’eau sous le glacier est trop chaude, et que la glace flotte et plie avec la marée. Ce mouvement agit comme une pompe qui amène l’eau chaude sous le glacier. Selon Kiya Riverman, au cours des prochaines 3, 4, 5 ou 6 années nous verrons cette plateforme changer vraiment vite et se désintégrer.

Elle dit aussi que nous avons changé l’Antarctique, et que les conséquences de sa fonte ne sont pas si loin.

Michael Mann déclare que le changement climatique dangereux est déjà là, mais que nous pouvons prévenir les pires conséquences. Selon lui, il y a une immense différence entre ce qui va se passer si nous agissons énergiquement maintenant et les conséquences d’un échec.

J’ajoute que si la plateforme s’effondre, la course du glacier Thwaites accélèrera,  la montée du niveau de la mer s’étalera alors en années ou plutôt en décennies.

Mes propres réflexions récentes sur le même sujet Blog

 

Dorota Retelska

Dorota Retelska, décrypte les nouvelles du climat. Docteure ès Sciences de l’UNIL, auteure d’Antarctique-Ouest dans le Vide, elle alerte sur les dangers du climat depuis plusieurs années. Elle est active dans plusieurs organisations de défense du climat, entre autres l’Association Climat Genève, Greenpeace, TACA, et le Collectif Climat 2020.

29 réponses à “Michael Mann s’attend maintenant à une montée de mers de plusieurs mètres

  1. Mais pourquoi n’allez-vous pas à Pékin et New-Delhi ? (1,4 et 1,38 milliards d’habitants respectivement). Avec les USA, ces trois pays contribuent à 80% du CO2 mondial.

    La Suisse, 0,1% et la France 1%.

    Si la situation est si catastrophique, c’est là-bas qu’il faut agir pour réduire les 80%, par les 0,1% qui n’ont aucun impact !

    Ces pays avec le Pakistan continuent de construire et d’ouvrir des centrales à charbon tous les mois… L’Allemagne qui a renoncé au nucléaire contribue pour 6 % au CO2 mondial avec ses centrales à charbon.

    Choisissez vos priorités si vous voulez un impact sur le climat, avec la Suisse vous perdez votre temps, même en passant à la neutralité totale, avec ses 0,1% du CO2 mondial et 8 millions d’habitants, elle n’a strictement aucun impact, même pas 0,0001°….

    (Merci de ne pas censurer ce commentaire et d’avoir le courage de le publier car les blogs des “verts” sont visiblement très sectaires dès que l’on ose émettre un point de vue différent.)

    1. Plusieurs réponses à « Little »:
      – premièrement, je pense qu’il n’est pas recevable de dire « nous sommes trop petits, autant ne rien faire ». Ca ne tient pas une seconde, c’est le genre d’argument que l’on retrouve sans arrêt dès que l’on met en regard l’intérêt individuel et l’intérêt collectif.
      – Deuxièmement, les pays (très) développés ont je pense un devoir d’exemplarité, à la fois morale (nous avons, nous, la capacité de bien faire) et technique (nous devons favoriser les technologies propres en avant première, comme nous avons eu les autres technologies en avance de quelques années grâce à notre pouvoir d’achat+++).
      – troisièmement, l’article en question nous explique un mécanisme climatique. Ce n’est pas de la politique, mais de la science. Il est toujours préférable de savoir, de comprendre.

      1. Vous pouvez faire ce que vous voulez si la dimension “morale” et “exemplaire” vous suffit à vous donner bonne conscience.
        Mais admettez que pour un esprit cartésien, imposer des sacrifices à une population de 8 millions d’habitants représentant 0,1% du CO2 mondial (contre 3,4 milliards d’habitants pour l’Inde+Chine+USA et 80% des émissions de CO2 mondial) c’est pousser la morale à un niveau tel que l’on peut se poser des questions quand on sait que cela ne servira à rien !
        Car il en faut pas oublier que les mesures proposées / imposées réduisent le pouvoir d’achat de la population Suisse, rendent les entreprises Suisses moins compétitives, impactent nos libertés de vie, de mouvement etc… Elle a bon dos la morale quand on sait pertinemment que cela ne servira à rien sauf à avoir bonne conscience.
        Enfin, aucune des technologies que vous évoquées ne sont produites en Suisse, les panneaux solaires, pompes à chaleurs, moteurs et batteries de voitures électriques etc… viennent toutes de Chine.
        Être pragmatique semble être un problème pour vous ! Mais regardez la réalité en face et choisissez les bonne priorités, pas celles qui ne servent à rein.

        1. bonjour LITTLE; vos commentaires me font penser à ceux émis par les climatosceptiques, surnommés les boomers ! vous savez bien, ce sont ces gens niant le réchauffement climatique; seriez vous l’un d’entre eux, comme eux qui sont drapés dans leur certitudes, je dirais plutôt dans leurs croyances; bon, soit, moi aussi j’ai eu des croyances sans compter toutes celles que j’ai actuellement et que j’ignore ou refoule à la cave ! Pierre Rabhi avait monté un groupe de gens agissant modestement, à leur niveau, sans impact énorme mais avec un effet réel; sans doute l’ignorez vous, et c’est très dommage ! tout de bon.

          1. Le problème c’est qu’aujourd’hui on oublie de se focaliser sur les priorités et que l’on donne beaucoup trop d’importance à l’accessoire simplement car cela sera plus vendeur même si cela n’aura aucun impact.
            Je n’ai jamais écris être climatosceptique, je suis simplement scientifique et cartésien et lorsque je suis face à un problème, je met les priorités en perspective afin de traiter les choses importantes en premier. La loi des 20/80 bien connu veut que l’on s’attaque d’abord aux 80% et non pas aux 20% si on veut régler un problème.
            En l’occurrence ici on ne s’attaque pas aux 0,1%…
            L’autre problème est de bien regarder les ordres de grandeur en jeux. Encore une dimension trop souvent oublié pour justifier des mesures de yakafocon censées résoudre les problèmes alors qu’il y a des ordres de puissances 10 en jeux.
            Tout le problème avec les débats écologiques c’est que ces deux règles sont souvent sciemment négligée et occultés sur l’hôtel du dogmatisme totalitaire et que ces mêmes personnes essayent finalement d’imposer d’autres politiques (le communisme par exemple) en les ripolinant en vert et en faisant croire qu’elles vont avoir une influence sur le climat si ce n’est sauver la planète.
            Donc non, je ne suis ni boomer, ni climatosceptique, je suis simplement un scientifique cartésien qui prends du recul et fait preuve de bon-sens et pragmatisme et ne se laisse pas embobiner par des dogmatismes et autres politiques sans queues ni têtes.
            Je ne vous empêche pas de croire à tous les gourous du monde qu’ils soient vert ou/et rouges, mais ne reprochez pas aux autres leur rigueur scientifique.

          2. Ce que Pierre Rabhi a montré, c’est d’abord que nous pouvons vivre heureux avec la sobriété.
            Mais rien n’indique que de renoncer au CO2 et rouler en Tesla soit la bonne direction à prendre.
            Le problème est ailleurs.

    2. Merci à Mme Retelska pour son implication, chez nous, au travers de ce blog intéressant.

      @little.

      Votre rengaine égoiste qui n’amène rien à ce sujet et que vous répétez incessament est bien lassante.

      Quel meilleur prophètes que celui qui est convaincu? Pourquoi n’y iriez vous pas vous même, à Beijing ou ailleurs.

      1. Visiblement les réalités vous lassent !
        C’est peu surprenant de la part d’écologistes dès qu’on mets des chiffres et réalités en perspectives de leurs idées.
        Malheureusement, c’est la réalité, vous essayez de vider l’océan avec une petite cuillère sans vouloir regarder en face l’origine du problème.

        Je ne vois pas pourquoi j’irai à Beijing ou ailleurs vu que ce c’est pas moi qui fais la promotion de mesures écologistes coercitives pour la Suisse pour réduire son empreinte carbone de 0,1 à 0,05% du CO2 mondial…

        Jamais vu le moindre écologiste aller manifester à Pékin ou New-Delhi, mais c’est bien plus facile pour G.Thunberg & co de venir donner des leçon aux Suisses et ensuite allez aux USA en voilier de luxe pour faire écolo, mais avec un équipage de 7 skippers transportés en avion…. Ou pour d’autres de bloquer les autoroutes en Suisses que de regarder où sont les centrales à charbon.

        Commencez par l’Allemagne si vous ne voulez pas aller à Pékin… Aucun “Grünen” pour manifester pour la fermeture les centrales à charbon Allemandes qui inondent toute l’Europe de leurs particules fines en plus d’émettre 6% du CO2 mondial… Curieux….

          1. Cela fait 10 ans que l’Allemagne a fermé ses centrales nucléaires et ouvert ses centrales à charbon brun avec l’accord des verts allemands contents de voir l’arrêt du nucléaire et fermant les yeux sur l’explosion des émissions de CO2 et particules fine de l’Allemagne provenant du charbon et du gaz. Les verts sont au pouvoir, aucune velléités de se passer du charbon, ils ont fermé 2 réacteurs nucléaires de plus en février dernier obligeant à augmenter encore plus la production électrique à base de charbon. C’est indéniable, les verts ferment les yeux sur les émissions des centrales à charbon allemandes, vous ne pouvez pas le nier.

    3. Je pense que chaque geste compte, aussi modeste soit-il. Cela permet de prendre conscience et d’agir à son niveau, ce qui est réconfortant et motivant. On a souvent tendance à ne tenir compte que du problème du ´co2, pour lequel les petits suisses que nous sommes ne pouvons pas grand chose, il est vrai. Pourtant le problème est bien plus large :le déclin alarmant de .la biodiversité est également un énorme problème ! Tout crève à une allure alarmante et pour ce secteur-là, c’est chez nous que cela se passe. Aucun objectif prévu dans la stratégie biodiversité pour la Suisse émise en 2012 n’a été atteint. Dix ans ont donc été lamentablement perdus et cela n’est pas près de s’améliorer. Il serait donc grand temps que chacun prenne conscience des enjeux et agisse à son niveau. le bien-être , pour ne pas dire la survie de nos successeurs en dépend….

    4. Bonjour Little,
      je n’ose imaginer qu’une personne qui brandit aussi bien des chiffres pour montrer une culture du domaine m ait jamais entendu dire que nous exportions nos emissions de CO2. *Si* vous êtes familier du concept, crier à la censure et au sectarisme relève dune malhonnêteté crasse.
      Mais ne soyons pas sectaire, peut être n avez vous jamais entendu cet argument.
      Il s agit de dire que nos habits, nos voitures, notre nourriture, une part immense de nos biens de consommation viennent de ces pays.
      Le CO2 lié à la production de ces biens et de leur transport nous incombe donc.
      Ici.
      Et à tous.
      (evidemment certains ici ont déjà fortement modifié leurs comportements mais puisque vous parlez par pays, il convient de lisser la consommation de ces pays par habitant)

      Bonus : le nombre de km parcourus par des avions a quadruplé en 30 ans. 5% des gens qui prennent l’avion (donc je suppose moins de 1% de la population mondiale) utilise 50% de ces km-avion. Selon vous quelle est la répartition geographique de cette population ?

      N en déplaise donc à Jide, il ne s’agit pas du tout d exemplarité (ce qui voudrait dire qu’on y est pour rien mais que,-polis que nous sommes- on se montrerait over virtueux) mais bien de commencer, nous, suisses et français pour reprendre votre exemple d arrêter d être nocifs ou à tout le moins de l être le moins possible.

      1. Le 0,1% tient compte de cela, mais soyons fou et disons que c’est le double, soit 0,2%, cela ne changera strictement rien à l’équation.

  2. Madame,
    Je m’en voudrais de pinailler, toutefois, un consensus établi pas les scientifiques eux-mêmes recense 36 millions de m3 de glaces émergées, Antarctique inclus. La surface des océans, elle, est de 361 millions de m2. Un rapide calcul montre que si l’on convertit la surface des océans par le volume prédit de glaces fondues que vous mentionnez dans votre article (soit 5m + 5m = 10m de montée des eaux) on arrive à 3 milliards 610 millions de m3, soit 100 fois le volume de glace à fondre. Pas sûr de comprendre le mécanisme sachant que pour 1.5 volume de glace on compte 1.62 volume d’eau…
    Si une erreur s’est glissée dans mes calculs, merci de me le faire savoir.

    1. L’Antarctique environ contient 26.5 millions de KILOMETRES cube de glace. Donc vous devez multiplier approximativement par 10**9, ie 1000’000’000 .

    2. Votre calcul de coin de table est bien entendu complètement faux. De plus vous ignorez l’autre contributeur de la hausse du niveau marin, à savoir la dilatation de l’eau de mer (contribue pour moitié environ).

  3. Je n’aimerais pas aller à Beijing car je souffre de problèmes respiratoires dû à mon asthme car trop de pollution et de CO2. D’ailleurs mon patron chez ExxonMobil ne m’y autoriserait pas.

    1. Merci de ne pas usurper mon pseudo, mais d’utiliser le votre pour écrire de telles inepties.

      Au passage, sans pétrole, 80% des équipements des hôpitaux et matériels de soins ne seraient pas réalisables, à commencer par les seringues, équipements respiratoires… Essayez d’équiper un bloc opératoire ou une salle de soins intensifs sans produits pétroliers…

      1. Vous aurez surement noté que le matériel médical à base de pétrole ne participe pas directement à l’effet de serre (sauf par l’incinération de ces déchets). Il faut bien entendu privilégier le pétrole comme matière première utilisable plutôt que de le bruler…

        1. Ah bon, la production, raffinage et production des matières plastiques / organiques sont neutres en CO2 ???? A votre avis, avec quoi fonctionnent les raffineries, les champs de pétrole, les pétroliers, l’industrie chimique, plastique et également pharmaceutique ? Ouvrez les yeux !

          1. re-bonjour LITTLE; vous êtes mon grand prêtre préféré, qui sait tout, a tout compris et on est tous prié instamment de s’incliner devant vous, le grand sachant . Blague à part, sur quoi s’apuient donc vos certitudes et autres convictions inébranlables ? Ha
            si, je sais bien, il s’agit d’un vin phare du Valais, le Fendant; avouez, hein, vous êtes cerné !

          2. Si vous ne comprenez pas ma réponse et n’avez aucune culture scientifique / technique, je ne peux rien pour vous, je ne peux pas refaire votre éducation scientifique…

  4. Ah le vin !!!! J’adore tellement boire du vin !!!!! A vrai dire je suis un vieil ivrogne nauséabond et climato-sceptique. Saviez-vous que j’en boit une bouteille au complet à chaque fois que j’écris un commentaire sur ce bog. C’est pour cela que mes propos sont tellement incohérents et sans fondement scientifique. PARDONNEZ-MOI MON ALCOOLISME.

    1. Ayez SVP la décence de ne pas usurper mon pseudo pour écrire vos inepties. Où manquez-vous à ce point d’imagination pour en choisir un ?
      “Usurpateur” devrait vous aller !

  5. M.ou Mme LITTLE,
    Votre mode de penser et de rejeter la responsabilité sur les autres est preuve d’un manque de réalisme affligeant. La catastrophe écologique qui s’approche à grands pas, n’est pas uniquement le CO2. Le problème est beaucoup plus vaste… l’un d’eux, pourtant d’une importance vitale est la mort à très grande échelle de la biodiversité. Un fait certain, c’est que les gens qui pensent comme vous au sujet du CO2, n’ont absolument aucune conscience du second point. Cela se ressent jusqu’à l’autorité, coupable d’un immobilisme crasse depuis des années. Par exemple, nous n’avons toujours pas de politique agricole digne de ce nom et la stratégie lutte contre la perte de la biodiversité mise en place en 2012, n’a atteint aucun de ses objectifs…..
    Si vous avez raison de dire que le problème majeur du CO2 n’est pas Suisse, vous oubliez de penser que la perte de notre biodiversité l’est et que ce ne sont pas les autres qui sont fautifs, mais bien nous. Il serait donc temps pour beaucoup d’arrêter de polémiquer de manière stérile et de comprendre que chacun se doit d’agir à son niveau. La survie de nos descendants va dépendre de nos actes d’aujourd’hui. Donc…..

    1. Vous avez raison de souligner que le problème principal n’est pas uniquement le CO2. Le problème de la biodiversité est essentiel. De même que la gestion des eaux. Et des circuits plus courts à tous les niveaux. La fin du gaspillage des ressources rares.
      Mais pourquoi ne parle-t-on que de CO2 du matin au soir sur tous nos médias?
      Tout simplement parce que la géopolitique est à l’oeuvre et que la sortie du CO2 est l’objectif géopolitique principal des pays occidentaux afin de ne pas devenir des pays de seconde zone avec le pic du pétrole qui a eu lieu fin 2019.
      Lorsque les citoyens du monde abandonneront les objectifs géopolitiques de leurs Etats, alors nous serons sur la bonne voie pour trouver des modes de vie plus durables.
      Mais tant que nous subordonnerons les bonnes volontés écologiques à la géopolitique, nous ne trouverons AUCUNE solution durable. Car la géopolitique, c’est l’art de la guerre. Et cela ne sera jamais l’art du développement durable.

  6. Notre incapacité à changer rapidement nos habitudes et surtout notre grande capacité à culpabiliser les autres fera qu’un jour nous serons dans l’incapacité de faire quoi que ce soit … car il sera trop tard.
    L’égoïsme de la race humaine est ce qui la précipitera.
    Notre inventivité alliée à notre instinct de survie (fortement ralenti) ne fera que repousser notre inéluctable échéance.

  7. Voila enfin une solution pour les retraites de jeunes. Il faut acheter du terrain en retrait de la mer. Dans quelques décennies, ils seront pile-poil au bord de la mer, ça vaudra une fortune !

    Et pour les gens sous l’eau ? J’ai entendu qu’un grand laboratoire pharmaceutique développerait un vaccin contre l’eau qui fait pousser des branchies (mais il faudra une dose hebdomadaire).

    Mais le plus urgent, c’est de se concentrer sur la production d’armement lourd en très grande quantités pour se protéger des méchants qui vendent du gaz et du pétrole: quelques centaines de milliards devraient suffire à détruire définitivement la planète. Ah, ça émet aussi du CO2 ? dommage !

    Quand le système est pourri, la seule chose que provoque ce type rapport, c’est un peu plus de green-washing et une augmentation massive des ventes de nouveaux produits…

    C’est dommage mais c’est la nature humaine. La planète, elle, survivra et d’autres espèces, plus intelligentes (des insectes peut-être ?) apparaîtront.

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