Comment réduire immédiatement les émissions de carbone de 7.6% par année sans causer de famine

Le confinement a provoqué un réduction d’émissions de carbone

En février et mars 2020 la moitié des habitants de la Terre était confinée à la maison, pour limiter la propagation de l’épidémie de coronavirus (vidéo Paris désert). Cette décision a été prise en quelques semaines à l’échelle de la Planète, je suis encore impressionnée de ce qui s’est soudainement avéré possible. Elle a provoqué une diminution des émissions de carbone, des avions, des transports terrestres, ainsi que des usines même si certaines ont compensé par une activité accrue ensuite. De nombreux restaurants et entreprises étaient fermés, et leur chauffage ou leur climatisation ne fonctionnaient pas.

Il y a eu aussi des pertes, je me souviens des images des tulipes hollandaises jetées au sol, d’autres cultures d’exportation ont été perdues, d’autres sciemment détruites par manque d’organisation. Au niveau climatique, cependant, le confinement a peut-être évité des catastrophes plus graves.

La diminution d’émissions de carbone s’est avérée juste suffisante pour cette année. Sans cela, l’enfer se serait peut-être déchainé sur Terre, il aurait pu se présenter sous forme de tornades de feux, d’inondations furieuses, et de chaleur mortelle.

Le confinement s’est accompagné des problèmes économiques

Cependant, le confinement a aggravé la faim dans les pays pauvres. Il y a plusieurs raisons à cela, les sécheresses et les catastrophes climatiques sont aussi un facteur. Cette année est marquée par plusieurs désastres : sécheresse en Afrique, plaie des sauterelles, sécheresse et vagues de chaleur dans le delta du Mékong, mauvaise année pour le blé dans le Midwest américain suite au ‘bomb cyclone’ de l’année passée, mauvaise année dans l’Iowa dévasté par un vent inouï, mauvaise année par le blé en Europe, au Canada, en Australie à cause des vagues de chaleur et des sécheresses.

Les organisation humanitaires avertissaient qu’une grave famine se préparait en hiver, avant le début de l’épidémie.

Les restrictions ont aussi eu des conséquences graves. De nombreuses personnes se sont retrouvées sans revenu du jour au lendemain. En Europe, elles ont souvent un délai de congé de quelques mois, puis elles ont droit aux allocations chômage pendant une année environ. Ce système évite la plupart de drames humains. Seuls les plus précaires, comme les immigrants illégaux ou les femmes de ménage ont affronté un lendemain sans aucun revenu.

Aux Etats-Unis, un nombre important de citoyens a perdu leur travail du jour au lendemain. C’est aussi le cas dans les pays du Tiers-Monde, ou de nombreuses personnes ne gagnaient plus rien. Selon Action contre la Faim, cela a provoqué une augmentation inquiétante de la malnutrition. Dans certains pays, les citoyens ont reçu un versement unique qui leur a permis d’acheter à manger, parfois les loyers ont été annulés. Je me demande si dans le cas des plus démunis, le confinement sauve des vies, puisque la famine en emporte.

La solution suisse a été de continuer le travail, si possible en télétravail, tout en fermant les restaurants, les magasins non-essentiels et les lieux publics, et malheureusement les lieux de culture. L’Etat a aidé de nombreuses entreprises en difficulté.

Comment réduire les émissions de carbone sans causer la famine?

Pour sauver le climat, nous avons besoin de réduire les émissions de carbone, donc certains secteurs de l’activité économique, chaque année autant qu’en 2020. Une réduction immédiate de l’effet de serre serait une excellente idée. Il faudrait donc imposer chaque année des restrictions comparables, sans causer de famine ni de crise économique.

Je me demande à quel point les pays pauvres ont été touchés par l’arrêt de leur économie locale ou, au contraire par l’arrêt des exportations et du tourisme international.

Comment l’économie mondiale évoluerait -elle si elle était immédiatement réduite aux biens indispensables? Les conséquences climatiques seraient très bénéfiques. Comment assurer que les personnes les plus pauvres aient encore des moyens de subsistance ? Les villes devraient s’équiper de camions ou de bus pour s’approvisionner directement chez les paysans.

Peut-être les pays les plus pauvres se seraient -ils mieux portés s’ils avaient pu continuer leur économie locale, vendant des aliments, et se limitant aux bien indispensables, un peu comme la Suisse l’a fait. Ils auraient bien sûr mangé beaucoup de chocolat et de sucre, mais ils pourraient s’organiser pour fonctionner en mode local, indépendamment des pays développés. Ont-ils vraiment besoin du commerce international? J’ai l’impression que l’économie repose largement sur la consommation des pauvres et des classes moyennes, et que l’appauvrissement de ceux-ci, où la moitié de la population achèterait beaucoup moins, créerait un contre-coup important pour l’économie du pays. D’où l’intérêt d’un revenu minimum universel.

En Suisse, les compagnies aériennes, les magasins d’habits, les hôtels, les restaurants, la culture ont essuyé des grosses pertes. J’ai déjà relayé le fait que la quantité de vols et de vêtements est excessive pour la Planète (vols vêtements), et que  leur consommation augmentait très vite. Donc, une diminution de ces activités est une bonne nouvelle pour le climat et s’est immédiatement traduite par une diminution des émissions de carbone.

Alors, je crois qu’il faut trouver des solutions pour les personnes qui travaillent dans ces domaines sans sauver l’aviation par des vols gratuits ou des habits gratuits. La crise de ces secteurs a peut-être été précipitée par des prix déjà irréalistes.

Sauver les compagnies d’aviation constitue une fuite en avant. Il faudrait plutôt donner un revenu minimum ou inventer des emplois différents, écologiques pour les personnes qui étaient employées dans ces secteurs. Les hôtesses Easyjet ont par exemple été employées dans un hôpital d’urgence londonien.

Nous devons réinventer l’économie maintenant. Une des ces prochaines années, nous pourrions bien vivre un confinement d’urgence pour raisons climatiques.

Comment l’économie mondiale évoluerait -elle si la réduisait immédiatement aux biens indispensables ? Comment assurer que les personnes les plus pauvres aient encore des moyens de subsistance ?

Nous avons besoin d’un plan d’économie de base durable, où les émissions de carbone seraient immédiatement diminuées sans famine et en limitant les conséquences économiques. Il faudrait peut-être commencer par la reconversion immédiate de personnes employées actuellement dans les secteurs inutiles et nuisibles, réduire rapidement le temps de travail ou, troisième possibilité, adopter le revenu minimum universel.

Il faut un plan de réduction immédiate des émissions de carbone, qui assurerait la subsistance des plus pauvres, l’alimentation, les services de santé et le logement.

Lien sur ma courte présentation d’un plan pour le climat de The Climate Mobilization

En août, un vent violent a causé d’énormes dégâts en Iowa, Etats-Unis

L’Iowa devasté

L’état de Iowa aux Etats-Unis a été balayé par un vent très fort les 10 et 11 août 2020. Sa vitesse dépassait les 100 km/h, parfois les 200 km/h

Plus d’un million de foyers a subi des coupures d’électricité. La tempête a cassé et déraciné des arbres, les projetant sur la route et sur des bâtiments, et arraché des pylônes et des toits de bâtiments.  Le vent a fait voler des camions, les routes étaient encombrées de débris divers et impraticables pour les secours.

Enseigne de fast-food tordue par le vent

Des milliers de personnes se sont retrouvés sans abri, à cause de la destruction de leurs maisons, et campaient au mieux de décombres, sans qu’aucune aide ne puisse leur parvenir par les routes bloquées par les décombres. L’Iowa a vécu quelques jours dans le monde d’après l’effondrement: pas d’électricité, pas de transports, pas d’approvisionnement et pas de secours de l’Etat.

Les récoltes ont subi d’importants dommages, 66% des cultures ont été perdues. La tempête a généré 17 petites tornades. Il ne s’agissant pas d’un ouragan, mais d’un souffle très fort, qui a traversé l’Etat en ligne droite, appelé ‘Derecho’.

Centre Commercial
Centre commercial

 

Le réchauffement favorise ces phénomènes

Cette très large ligne d’orages balaye une région étendue. Dans ce cas,  l’air arctique frais a rencontré de l’air subtropical venu du golfe du Mexique (exceptionnellement chaud cet année lien) ce qui a entraîné la formation de nuages épais et de très forts orages. Ces phénomènes deviennent plus fréquents, apparaissent par exemple à la suite d’une vague de chaleur. Les fronts chauds et humides responsables de cet événement surviennent  de plus en plus souvent (Michael Mann).

Arbres cassés et déracinés

Le réchauffement apporte des vents destructeurs

L’augmentation des températures forme les masses d’air extrêmement chaud et humide qui ont provoqué ce phénomène atmosphérique.  A mesure que les températures montent,  des courants brûlants, plus chargés de vapeur d’eau pourraient provoquer la formation de nuages plus épais et de tempêtes plus importantes. Cela arrivera-t-il souvent? Le vent va-t-il arracher nos arbres, nos bâtiments, et jusqu’au souvenir de notre existence de la surface de la Terre?

Nous avons absolument besoin d’arbres pour lutter contre la chaleur et pour éviter l’aggravation du changement mais à certains endroits, il vaudrait peut-être mieux les tailler pour éviter qu’ils ne tombent sur les bâtiments.

Il faudrait  établir un modèle basé sur les événements graves comme celui-ci, explorer l’hypothèse que ces vents se multiplieront avec le réchauffement, et prévoir les dégâts qu’ils pourraient occasionner.  Un tel modèle pourrait être rapidement vérifié si des tempêtes semblables se produisent par la suite. Nous devons mieux connaître les risques auxquels le changement climatique nous expose. Combien d’arbres pourrait-il casser, combien de toits ou de pylônes seraient arrachés, combien de bâtiments seraient détruits?  Alors seulement, nous commencerons à réaliser ce que nous avons provoqué.

Images Jessika Steen, Facebook

Autres images et détails dans Wikipédia

Les semaines passées ont apporté des records de chaleur et des feux dans l’Ouest des Etats-Unis, des pluies torrentielles en Afrique, des vagues de chaleur étranges en Arctiques. ‘ Certains événements étaient quasiment impossibles sans réchauffement causé par l’Homme’ Sonia Seneviratne ETHZ. Le changement climatique a causé de nombreuses vagues de chaleur, des ouragans et des cyclones, et des pluies torrentielles cette année (article Reuters).

Plus d’une centaine de tornades aux Etats-Unis le dimanche de Pâques 2020

La Chine peut-elle sauver le monde?

La Chine produit une grande partie de nos objets d’usage courant. Une énorme proportion, la quasi-totalité des marchandises vendues aux Etats-Unis y est fabriquée. Une grande partie des émissions carbone de la Chine est due à cette production exportée. Nous sommes terriblement dépendants. Lors du confinement, certains usines européennes ont immédiatement manqué de pièces fabriquées à l’étranger, nos Panadol étaient produits en Chine. Nous ne pouvons rien construire car les tournevis sont fabriqués en Chine.  La crise actuelle a démontré la fragilité de ce système. Actuellement, la Chine subit des graves inondations (vidéo) et les catastrophes climatiques iront en augmentant, les lieux de production et les transports seront touchés.

Je me demande si la Chine ne pourrait pas changer, seule, les émissions de CO2 mondiales. Elle pourrait produire uniquement des biens essentiels, solides et  durables, et fermer la plupart de ses usines. La production polluerait alors beaucoup moins, il n’y aurait plus besoin d’autant de transport, d’entrepôts, de magasins ni de destruction compliquée des objets excédentaires ou vite abîmés.   Nous sommes à l’aube d’événements climatiques très dangereux (article), dans une extinction de masse et dans une pollution inquiétante et nous pourrions, pour y remédier, vivre avec un choix et un nombre restreint d’objets durables et fonctionnels.

Un changement pareil est-il envisageable?

A l’extrême, pourraient-ils provoquer le passage de toute la Planète au col Mao et au vélo?

Est-ce une perspective affreuse? Le vélo contribue à la santé de la population au Danemark et nous serions peut-être plus heureux en gérant moins d’objets.

Quelles seraient les conséquences pour l’économie mondiale et comment l’y préparer?

Il serait peut-être plus doux de limiter dès 2021 le temps de travail. En 2020,  le confinement d’une grande partie de la Planète pendant à peu près deux mois a provoqué une réduction suffisante des émissions de carbone (article). Nous pourrions rendre cet effet durable, si possible sans virus, en réduisant les heures de travail dans la plupart des pays d’un jour par semaine, et en imposant des limites strictes aux vols en avion, trop dangereux pour la vie sur Terre. La forte diminution des voyages aériens a beaucoup contribué à la réduction des émissions de carbone, que nous devons absolument poursuivre. Il semble qu’en Angleterre, la moitié de la population soit décidée à voler moins (lien). Une prise de conscience a lieu et les comportements individuels pourraient bien changer spontanément.

Pour les émissions de carbone il aurait mieux valu partir à point -une diminution annuelle de 7.6% s’impose aujourd’hui

Une forte réduction est nécessaire

Le rapport de l’ONU sur l’écart entre les besoins et les perspectives en matière de réduction des émissions de gaz à effet de serre 2019 compare les émissions de gaz à effet de serre à ce qu’elles devraient être et souligne les meilleurs moyens de combler cet écart (Résumé en français: https://wedocs.unep.org/bitstream/handle/20.500.11822/30798/EGR19ESFR.pdf).

Les émissions de carbone augmentent continuellement. Elle se sont accrues de 1,5% par année au cours de la dernière décennie. La croissance est beaucoup plus forte, de 4,5%, dans les pays hors OCDE.

Le rapport précise que si les réductions d’émissions de carbone avaient commencé en 2010, elles auraient été d’environ 3,3% par année. Au lieu de cela, les émissions de carbone ont continuellement augmenté, et en commençant en 2020, il faudra réduire les émissions de 7,6% par année pour ne pas dépasser le seuil de 1.5 degré par année.

Si nous attendons 2025, il faudra alors réduire les émissions de carbone de 15,5% par année (UNEP). Le confinement fait cependant baisser nos émissions en 2020.


 

 

Certains gouvernements vont à reculons 

Selon l’UNEP,  les gouvernements ne prennent pas de mesures suffisantes pour garantir notre sécurité.

Le rapport donne de nombreuses informations à ce sujet (Chap 2.4). Il mentionne que l’Argentine doit modifier d’urgence ses pratiques agricoles,

que les émissions de l’Australie devraient demeurer inchangées suite aux décisions et à l’absence de progrès de leur nouveau gouvernement conservateur.

Le Brésil a connu une augmentation de la déforestation en 2018, le budget du ministère de l’Environnement pour le climat a été réduit, les règles administratives ont été assouplies, la responsabilité des territoires Indigènes a été transférée au Ministère de l’agriculture, et les comités de la société civile ont été dissous. Il est essentiel que le Brésil renforce son action pour le climat.

Les États-unis relâchent aussi les règles environnementales pour donner plus de liberté à l’industrie. Les émissions des centrales électriques seront réduites de 1% au lieu des 32% prévus sous Obama, les émissions des véhicules resteront inchangées mais celles du pays ont quand même baissé grâce à l’évolution du marché.

La Chine a connu un énorme développement des énergies renouvelables et réduit maintenant les subsides car les prix ont énormément baissé.

Les engagements pour différentes solutions sont passés en revue: énergies renouvelables, sortie du charbon, Industrie à bas carbone, transports publics, transports et aviation zéro-Carbone, bâtiments zéro-émissions, arrêt de la déforestation , prix du carbone, finance compatible avec l’accord de Paris (table 4.3 etc).

Une bonne solution

Un scénario de solution semble particulièrement efficace, LED ( basse demande d’énergie). Il permet à une grande partie de l’Humanité d’accéder à une bonne qualité de vie. Il suggère d’électrifier et d’optimiser  la fin de la chaîne énergétique, y compris les véhicules et les pompes à chaleur, de s’accorder sur un nombre raisonnable d’objets multifonctionnels, une circulation accrue des objets, donc la location ou le partage plutôt que l’achat, etc (5.3.5).

https://www.unenvironment.org/fr/resources/rapport-sur-lecart-entre-les-besoins-et-les-perspectives-en-matiere-de-reduction-des

Réduction des émissions de carbone lors de l’épidémie de coronavirus

 

Au début de cette année, la majorité de la population de la Planète a été confinée ou limitée dans ses déplacements. Les voyages internationaux, les déplacements terrestres et une partie de l’industrie ont ralenti. A la fin du mois d’avril, le confinement causait une réduction d’émissions de carbone planétaires de 17%. Les secteurs les plus touchés sont les transports terrestres et aériens, dont les émissions ont immédiatement diminué.

Cette crise a permis une diminution d’émissions de carbone suffisante pour l’année 2020. J’espère que les prochaines années nous pourrons atteindre ce but, nécessaire à la survie de l’Humanite, sans devoir nous isoler.

Au début, seuls les voyages internationaux et les grands rassemblements ont été interdits, et les émissions de l’aviation ont immédiatement baissé.

Dès que les lieux publics, les universités, et les cafés ont fermé ( confinement niveau 2), les émissions de ce secteur public ont fortement diminué.

Un confinement strict, où les employés restent chez eux et où une partie des industries s’arrête (niveau 3)  a réduit les émissions de l’industrie.

Le transport urbain a aussi beaucoup diminué du jour au lendemain.

Nous avons appris que les émissions de carbone peuvent baisser immédiatement, il suffit d’une décision officielle. Nous serons bientôt heureux de le savoir.

Corinne Le Quere note que cette diminution est temporaire, et que la consommation et la mobilité pourraient même reprendre plus fort.

Cependant, je crois que le ralentissement de l’activité économique a eu des nombreuses conséquences, telles que l’annulation de commandes d’avions, et pourrait causer une légère baisse durable des émissions de carbone.

Il faut vraiment repenser l’économie pour qu’elle ne soit pas basée sur la production et la vente d’un nombre maximal d’objets. Il faut cesser d’encourager la vente et l’achat.

https://www.nature.com/articles/s41558-020-0797-x

Le coronavirus et le climat sont banalisés par les mêmes organes de propagande

Le coronavirus, ce n’est rien du tout? Mais qui vous dit ça?

L’organisation Desmog, qui enquête sur la désinformation organisée en matière du climat, a identifié 70 personnes et groupes qui mettent en doute le danger du coronavirus.  Ils citent Alex Jones, le Heartland Institute,  James Delingpole.  Le Heartland Institute est vraiment un grand organisme de désinformation qui propage des fausses découvertes sur le climat depuis des années.  Desmog montre qu’à un point surprenant, les mêmes personnes nient les dangers du climat,  refusent le confinement et mettent en doute la gravité du virus.

Le confinement est réellement difficile à accepter. Il a eu un effet énorme sur l’économie, le prix du pétrole est tombé sous 0 dollars. Aux Etats-Unis, une proportion importante de la population a perdu leur travail du jour au lendemain, et ils ont peu de filet social. Ils se retrouvent sans ressources. Plusieurs experts nous alertaient depuis des mois qu’un effondrement économique était inéluctable, mais l’épidémie l’a précipité. Certaines personnes perdent des sommes faramineuses, un responsable d’une compagnie d’aviation disait qu’il perd un million par jour. Il aurait un grand intérêt financier à payer des articles, un journal, un Heartland Institute entier pour répandre l’idée que le virus est inoffensif.

Il faut en être conscient. Malheureusement, de nombreuses personnes qui ne sont pas payées pour répandre des fausses informations le font aussi.

Je vois que des particuliers ou des penseurs qui souhaitent la continuité de l’économie choisissent et répercutent souvent les articles disant que le virus est sans gravité. Certains de mes amis personnels ne sont probablement pas payés pour désinformer, mais choisissent des faits faux car ils constituent des arguments dans leur sens, pour sauver l’économie.

Nous devons tous nous surveiller et faire attention à ne pas choisir les nouvelles qui nous conviennent.  La presse a un grand travail d’information à faire, et devrait inclure des scientifiques et pouvoir communiquer des informations complexes au public.

Qu’en est -il vraiment?

Je reprends ce que je sais sur le coronavirus le 10 mai 2020. Il s’agit bien sûr d’une épidémie nouvelle qui est étudiée en direct, sa connaissance est fragmentaire et évolue encore. Une pneumonie causée par un nouveau virus a été formellement identifiée en janvier à Wuhan. Elle cause environ 3% de mortalité chez les personnes infectées (3,4% données de l’OMS en mars). L’épidémie a explosé sur certains bateaux de croisière où la présence du virus a été testée pour tout le bateau. Elle a causé des symptômes de maladie chez la moitié des personnes infectées, et les décès d’environ 3% d’entre elles. (mon article dans LinkedIn).
Dans d’autres situations, sur un bateau militaire, un lycée en France, il y a eu beaucoup moins de décès. Dans ces deux derniers cas, il n’y avait pas de personnes âgées. Celles-ci sont beaucoup plus à risque, la mortalité est de 8% entre 70 et 79 ans, et de 15% après 80 ans, de 1% chez les quinquagénaires et de 0,3% chez les quadragénaires (Lancet, cité par Temps). La pollution, l’obésité aggravent aussi la maladie.  Elle prend parfois la forme d’une inflammation vasculaire et cause des accidents vasculaires.

La présence du virus est détectée par des tests PCR. D’autres tests, immunologiques, détectent des anticorps contre le virus qui se forment dans le corps d’une personne infectée quelques jours après infection et persistent plusieurs mois après infection. Ces derniers ont parfois détecté plus de personnes positives que la recherche du virus par PCR.

Une étude de l’Institut Pasteur estimait que 5% de personnes seront infectées en France le 11 mai, un chiffre similaire de 5% a été publié suite à une étude immunologique à Genève. J’ai signalé à l’Institut Pasteur deux sources d’erreurs possibles dans leur étude, qui pourraient mener à une sous-estimation de la maladie. Leurs anticorps détectaient parfois la maladie chez des personnes non-infectées, et ils ont choisi un bateau de croisière où peu de décès ont été observés. Je me demande si leur test avait été formellement accepté avant l’étude.  Les critères d’acceptation sont généralement plus stricts.  Il est aussi possible que le test immunologique détecte une infection antérieure par le coronavirus.

Alors quand l’épidémie a-t-elle vraiment commencé?

Le virus évolue assez vite. En étudiant l’évolution des séquences du virus prélevées chez les patients, Forster a établi sa généalogie, Il trouve que le virus humain est très proche de celui de chauve-souris, qu’il a probablement infecté l’homme quelques mois avant janvier 2020, qu’il était d’abord présent au Sud de la Chine sous une forme moins dangereuse qui se retrouve en Californie et en Australie, puis a muté pour donner forme plus sévère de la maladie, responsable de l’épidémie de Wuhan, d’Europe et de New York. Une étude chinoise donne des résultats similaires (lien).

La Dépêche française rapporte que des athlètes militaires, jeunes et d’une exceptionnelle constitution (champions de sport), ont attrapé une grosse grippe – pneumonie en Octobre à Wuhan, où la municipalité désinfectait déjà les rues. C’est un article isolé, qui pourrait être un bavardage d’une seule personne, mais il est cohérent avec l’étude phylogénétique, j’ y crois.  L’identification d’une nouvelle maladie est difficile et aurait pu prendre du temps.

Le virus a été retrouvé dans un échantillon du 27 décembre à Paris. C’est la preuve formelle qu’il y était déjà. Des nombreuses pneumonies ont été constatées dans le Nord de l’Italie et en France en novembre 2019, les médecins français disent maintenant qu’il circulait déjà dans le Grand Est.

Si c’est le cas, les tests immunologiques détectent des personnes qui ont été malades il y a quelques mois, et sous-estiment les décès de cette période et la gravité de la maladie. La détection du virus par PCR, possible pendant l’infection seulement, est plus fiable.

Par contre, si les malades ont été touchés par des virus qui se trouvaient là un peu plus tôt, la maladie est probablement un peu moins contagieuse et plus facile à éviter.

Les gouvernements suisse, suédois, et anglais le savaient-ils déjà? Cela expliquerait pourquoi ils ont dit qu’ils ne pourraient pas éviter l’épidémie.

Aux Etats-Unis les différences sont plus grandes. Des tests immunologiques auraient montré que, par exemple dans une prison, la plupart des personnes ont des anticorps, ont été exposées au virus mais seraient en parfaite santé, sans aucun symptôme. Là, c’est très bizarre. Les drones ont montré des fosses communes à New York, des camions des corps, des morgues surchargées. Les anticorps détectent peut-être une infection antérieure, ou certains endroits seraient touchés par un virus muté vers une forme inoffensive, mais il pourrait justement s’agir de fausses études, de fausses informations, de désinformation pure.

Addendum le 11 mai: Une étude dans le Lancet pourrait être une bonne base pour des statistiques: Les contacts des personnes arrivant de Wuhan ont tous été testés pour le virus. Env 1280 contacts . Là c’est bien planifié, tous les contacts sont testés sans idée préconçue, on peut calculer combien deviennent des cas graves. 291 étaient positifs pour le virus. Quasiment tous ont eu des symptômes de mal de gorge et vomissements, du mal à respirer, conjonctivite, la moitié toussaient, 28 (10%) sont décrits comme cas sévères, mais le nombre de décès manque. Est-ce cohérent avec ce que nous voyons en Europe? Plus de 99% ont les mêmes symptômes. Détails dans l’information supplémentaire de l’article : https://www.thelancet.com/cms/10.1016/S1473-3099(20)30287-5/attachment/ea5a8f0b-2b26-442b-bc1e-f1af145c5806/mmc2.pdf

Addendum le 12 mai: Un excès clair de mortalité est visible en Europe au printemps dans le graphique en lien, cela malgré les mesures de confinement qui ont réduit la mortalité de plusieurs fois. Je me demande même s’il y a un peu plus de mortalité en novembre 2019 Mortalité en Europe

Enfin, aujourd’hui, les nouvelles infections en Suisse se raréfient, il se pourrait que le problème appartienne déjà au passé, à condition de prendre les mesures hygiéniques conseillées.

 

 

La situation actuelle est un laboratoire de villes écologiques

L’épidémie de coronavirus a provoqué de nombreuses restrictions. Dans certaines villes, les restaurants, les lieux publics ainsi que des nombreux lieux de travail étaient à l’arrêt, de nombreux employés en télétravail. Les enfants n’allaient plus à l’école.  En Suisse, les commerces non-essentiels étaient fermés, et dans ceux qui restaient ouverts, les rayons de jouets, d’habits, de teinture à cheveux et de bricolage, je crois, étaient supprimés car non-essentiels. La Suisse a justement décidé de privilégier l’approvisionnement en biens essentiels.

Aux Etats-Unis, la situation a réduit la consommation d’essence par les voitures de 40% et la consommation du fuel par les avions de 60%. Les émissions de carbone planétaires en ont baissé de 5%, jusqu’à 15% si la situation continue toute l’année (lien).

En Chine, en Italie du Nord, à Paris, la pollution a diminué, ce qui a évité de nombreux morts.  Le bruit de la circulation s’est aussi allégé dans certaines villes. Aux Etats-Unis, un tiers de la population a perdu son travail et n’a pas payé son loyer.

Ces dernières semaines, les villes ont vu éclore des suspensions d’expulsions, des suppressions de loyers, des services nationalisés, le transport et les soins médicaux gratuits,  un revenu minimum temporaire par endroits.  De nombreuses solutions sociales rêvées sont soudainement devenues réalité,  elles se sont imposées face à la crise actuelle.

Aujourd’hui, nous voyons que de nombreux changements sont possibles. Nous pouvons changer radicalement très vite. Nous pouvons aussi améliorer durablement l’organisation de nos villes grâce à cette expérience. Nous pouvons visiblement nous passer facilement de l’avion et de nombreux trajets individuels.  Nous voulons chauffer nos appartements, être approvisionnés en alimentation et en sécurité.

Les villes sans voiture, parcourues par des piétons et des vélos sont bien plus agréables. Nous pouvons optimiser durablement les transports. La réduction du trafic, jusqu’à 60%,  peut s’avérer essentielle pour réduire le réchauffement climatique. Nous devrions renoncer à la voiture au cours de cette décennie (Paul Chatterton). Le mieux, actuellement, est de réduire nos déplacements au maximum et d’adopter le vélo.

Nous pouvons aussi améliorer l’économie locale, développer des coopératives, une distribution locale, les jardins communautaires, l’énergie locale.

Nous pouvons gagner en bien-être en réduisant nos déplacements et la pollution, en dégageant du temps et des espaces de loisirs.

 

Paul Chatterton suggère les axes suivants pour améliorer durablement nos villes:

  1. Se réapproprier les routes pour l’exercice et les déplacements actifs
  2. Offrir des transports publics gratuits aux employés essentiels
  3. Créer des revenus minimum pour éviter les laissés pour compte
  4.  Introduire des subsides pour la production utile pour la société
  5.  Assurer des logements convenables lors des prochaines crises
  6. Destiner l’espace libre à l’exercice, aux loisirs, à la nature et à la biodiversité
  7. Augmenter la production locale d’aliments et les entreprises communautaires
  8.  Réduire la vitesse sur les routes pour réduire les accidents de circulation
  9. Soutenir les entreprises et les magasins locaux
  10. Créer des indicateurs pour prendre en compte les employés essentiels,  les soins nécessaires donnés gratuitement, la qualité de la vie, et la protection de l’environnement.

http://www.unlockingsustainablecities.org/

http://www.unlockingsustainablecities.org/climate-emergency.htm

Plus d’une centaine de tornades ont frappé les Etats-Unis le dimanche de Pâques

Une centaine de tornades

Le dimanche de Pâques, le 12 avril 2020, les Etats-Unis ont été parcourus de tornades.  Une zone orageuse, contenant des orages supercellulaires est apparue alors que l’air extrêmement chaud pour la saison se déversait sur les Etats-Unis.  Une analyse préliminaire du National Weather Service indique que plus de cent twisters se sont formés en l’espace de vingt-quatre heures.

Selon le Washington Post, la température élevée des eaux du Golfe du Mexique , trois degrés au-dessus de la normale favorisait les forts orages et les tornades (lien). Selon Bloomberg, les températures record des océans vont apporter des catastrophes climatiques et sont causées par le réchauffement climatique (lien). Il en découle donc que le changement du climat mondial favorise les tornades.

Une tornade particulièrement grande mesurait plus de deux miles de diamètre (plus de trois km).  Si elle touchait une ville, elle y démolirait au moins un couloir de trois kilomètres de large.  Elle a détruit de nombreuses maisons en bois, et était si puissante que les débris volaient dans l’atmosphère à des dizaines de kilomètres. C’est une des plus grandes de l’Histoire des Etats-Unis.

Au dernier décompte, cinquante-huit personnes ont perdu la vie et des dizaines de maisons ont été rasées par la force des tornades.

photo Chloë Ishee, Facebook:  Monroe, Lousiana, USA

La ville de Monroe, Louisiane a été touchée par une tornade. De nombreuses maisons, ainsi que l’aéroport de la ville, ont été détruits. Le petit aéroport a subi environ trente millions de dollars de dégâts.  Malgré l’importance des destructions, il n’y a pas eu de blessés. Certaines maisons possédaient un petit abri en béton armé où les habitants s’abritent lors des tornades.

Une étude a montré que nombre de tornades par tempête aux Etats-Unis a augmenté entre 1995 et 2016 (article). Au cours de cette période, les orages sur la Terre sont devenus plus grands, plus violents, porteurs de plus de pluie et d’éclairs. Des événements, nouveaux, catastrophiques, porteurs de très nombreuses trombes semblent apparaître.

L’Amérique a aussi connu un nombre élevé de tornades en 2017 (lien).

Elle en a aussi subi un nombre important en 2019 (lien).

Ces événements sont beaucoup plus rares en Europe. Cependant, l’année passée, en 2019, la France a été touchée par six tornades. L’une d’elles a détruit un marché dominical. Cette année, j’ai cru voir en Suisse des petits entonnoirs accrochés au bas des nuages.  Bien que sans comparaison avec catastrophes américaines, ces épisodes sont tout de même à surveiller en Europe car ils pourraient s’y multiplier.

Au début: photo de l’aéroport de Monroe, Louisiane, Etats-Unis après le passage de la tornade en avril 2020: Cloë Ishee, Facebook

Modifié le 20 avril 2020 avec le lien Bloomberg

Le monde change aujourd’hui

Certaines mesures actuelles pourraient sauver le climat

Les écoles sont fermées depuis deux semaines, et nous réduisons nos déplacements au minimum.

De nombreuses personnes ont modifié leur planning pour travailler de chez eux, les enfants sont à la maison toute la journée. Nous ne sortons pas le soir ou le weekend, et ne voyageons pas. De nombreux lieux de travail sont à l’arrêt. Les frontières sont fermées. L’Italie a interrompu l’activité de ses usines et seules les biens de premières nécessité sont y fabriqués actuellement. Ce pays produira moins de d’objets superflus pendant un certain temps.

L’épidémie est survenue au moment même où le président du GIEC annonçait en décembre 2019 que les conséquences du réchauffement sont plus sévères que prévu, et que nous pourrions bientôt voir des événements auxquels nous ne pourrons pas nous adapter.

Il conseillait de réduire immédiatement les émissions de carbone pour nous permettre de nous adapter au changement climatique de façon durable (traduction de son discours ).

Le Secrétaire-Général de l’ONU avertissait que nous étions en train de perdre la course. Nous allions droit à la fin de l’Humanité.

Certains changements actuels sont bénéfiques dans ce contexte et devraient être encouragés dans le Futur.

Le trafic aérien est un des secteurs les plus polluants. Il se développait depuis quelques années d’une façon incompatible avec la survie de l’Humanité.

Aujourd’hui, les avions se sont posés, la pollution diminue en Chine, en Lombardie, à Paris. Les mesures actuelles sauvent autant de vies par la diminution de la pollution que par la maîtrise de l’épidémie, et peut-être plus encore parce qu’elles évitent d’immenses catastrophes climatiques.

Le télétravail, une réduction des déplacements, des voyages, de l’activité industrielle et de la consommation constituent d’excellentes solutions. Le télétravail devrait être généralisé et les vols en avion fortement limités.

Pourquoi travailler?

Actuellement, plusieurs initiatives dans le monde demandent le versement d’un revenu minimum à la population plutôt que des investissements dans des entreprises polluantes et inutiles.

Il faut changer le système qui encourage les citoyens à ouvrir un magasin d’électronique ou de jouets pour chien et à les vendre à des personnes crédules en utilisant la psychologie, le mensonge, des publicités omniprésentes, bref des procédés nuisibles.

Une grande part de la population affirme vouloir du travail, est prête à faire des nombreux sacrifices (études, déménagement, invitation de son patron à dîner, etc, etc) pour y parvenir. En conséquence, nous nous conditionnons nous-mêmes à aimer l’économie, l’informatique, les graphiques excel.  Autant dire qu’un chien aime sa laisse. Sans la nécessité de trouver du travail et la l’existence de postes dans la banque ou la vente, nous aimerions moins le commerce, les partis de droite, les cravates…  Nous croyons à tort qu’ils nous sont bénéfiques.  J’essaie d’exprimer l’idée que les demandes mêmes d’une grande partie de la population sont issues du système existant et de son discours dominant. Si nous changeons les règles du jeu, les souhaits de la population évolueront aussi.

Vouloir travailler nous a été inculqué, et défini comme une vertu. Aujourd’hui, nous devons cesser de nous employer à la vente d’objets polluants. Nous pouvons avoir des activités bénéfiques et utiles dans le bénévolat, dans le jardinage, dans le bricolage, dans les relations humaines.

Le monde change aujourd’hui

La Terre a subi un bouleversement radical en mars 2020. La moitié de sa population a simultanément modifié son mode de vie.  Nous pouvons le faire, puisque nous l’avons fait hier. Nous devrons changer aussi pour le climat.

Un monde sans pollution mortelle dans les villes, où les citadins marchent dans les rues calmes, et où le nécessaire prime sur le superflu serait un monde meilleur.

Actuellement, de nombreuses frontières sont fermées, l’aviation et les voyages pourraient subir des restrictions pendant un an au moins.  Les activités industrielles sont aussi perturbées.  Le géant de la vente en ligne Amazon limite les entrées de ses entrepôts aux biens essentiels.

La consommation de pétrole et les investissements dans ce domaine ont été immédiatement réduits (blog). Aujourd’hui des nombreuses institutions très influentes, y compris Goldman-Sachs, supposent que certains changements comme le travail à domicile pourraient s’installer de façon permanente, que la consommation de pétrole baissera de façon permanente et que nous vivrons de façon plus écologique.

Le Forum Economique Mondial relève qu’il est possible de changer de modèle du jour au lendemain, qu’il n’y a plus aucune raison de subventionner le pétrole et que que nous devrions développer l’agriculture régénérative.

Plusieurs initiatives demandent le revenu minimum pour la population, soit pour la situation d’urgence actuelle, dans laquelle il est impossible de sortir pour chercher du travail,  et où de nombreuses entreprises sont fermées, soit de façon permanente (WeMove, les Jeunes Verts). Signez-les!

Le soutien de l’Etat devrait être réservé aux entreprises durables (pétition Greenpeace signez-là aussi).  La fermeture des compagnies les plus polluantes devrait être favorisée.

De nombreux emplois devraient être créés dans des domaines utiles à la population. Nous devrions mieux assurer une production locale de biens de première nécessité, tels que l’alimentation, le matériel médical et l’énergie. Tous ces changements sont à notre portée. Nous pouvons les accomplir bientôt et assurer un Futur durable.

 

Vite, une économie durable sans émissions de carbone

De nombreux pays ferment leurs frontières, leurs entreprises et leurs lieux de villégiature pour éviter la transmission de l’épidémie de coronavirus.

Dimanche un article de journal annonçait qu’aucune compagnie aérienne ne résistera à la crise. C’est à priori une merveilleuse nouvelle,  car elles constituent actuellement un grand danger pour notre existence.

Les vols de plus en plus nombreux consomment énormément d’essence, émettent du CO2, et augmentent l’effet de serre.  Des graves catastrophes climatiques en découlent. Ces dernières années, nous avons connu des records de chaleur, des sécheresses, des inondations (Lausanne, Genève, Sion, Nyon, des milliers d’autres partout ailleurs) et des nombreux glissements de terrain.

Un jour prochain, nous verrons probablement des vagues de chaleur à 45°C, des rivières d’eau dans les rues, des tornades, et la mort de nos forêts ( décrits dans mes blogs précédents).
J’espère que ce jour-là l’épidémie sera passée et que nous pourrons nous réfugier dans des abris communs sans nous fuir les uns les autres et sans risque de contagion.  J’espère que ce jour-là, il y aura encore de la nourriture.

Nous devons agir rapidement pour  éviter ce Futur catastrophique.  Il est essentiel de réduire rapidement les émissions de carbone de l’aviation pour notre sécurité.

Dans ces circonstances, le directeur de Swiss demande à l’Etat Suisse d’entretenir cette compagnie nocive. C’est un réel scandale.  Les activités destructrices de l’aviation sont encore autorisées au nom de la liberté du consommateur. C’est  à mon avis une faille de notre législation, et les activités polluantes devraient être réglementées beaucoup plus sévèrement.

Aujourd’hui, partout sur Terre, les habitants sont confrontés à un danger, et leurs choix s’orientent vers l’achat de nourriture plutôt que vers  l’avion. L’humain a réellement besoin d’aliments plus que de vols long courrier, et aujourd’hui il en prend conscience. Et ce jour-là, on nous demande d’aider artificiellement à maintenir en vie une entreprise dangereuse pour nous. Non!

L’aviation doit être complètement reformée et ne devrait être soutenue que si elle permet une vie durable sur la Terre. Il y a plusieurs façons d’aborder ce problème. Des prototypes d’avions plus écologiques sont en développement. Les vols pour Madrid ne devraient pas inclure de changement à Londres; l’aviation pourrait être limitée aux vols sans escale, les vols ridicules Genève-Paris ou Genève -Zurich, devraient disparaître, remplacés par des trains ultra-rapides, et la compensation des dommages causés à la Planète devrait être inclue dans le prix du billet d’avion. Si le développement actuel de l’aviation continuait, nos enfants prendraient l’avion à 5 frs pour aller faire leurs courses chez Aldi Allemagne. Le vrai coût de ce trajet serait probablement la destruction de leur maison, ou des champs qui les nourrissent pendant un an.  Mais le changement climatique rendrait cela impossible avant, il est prévisible et prévu.

De nombreux domaines de l’économie devraient d’ailleurs être restructurés afin de permettre à la vie sur Terre de continuer. Les transports, la construction, la production de la viande et du plastique doivent diminuer. Le système ne pourrait pas continuer longtemps sans provoquer sa propre destruction catastrophique. Nous devons le dépoussiérer et le rendre viable et raisonnable.

Des branches entières de l’économie sont absurdes et devraient disparaître. De nombreuses personnes travaillent dans la publicité pour nous donner envie d’acheter des objets inutiles que d’autres produisent, transportent, pour lesquels sont construits des nombreux bâtiments.

Je propose que l’Etat n’aide que les entreprises à basses émissions de carbone, en privilégiant celles qui sont les plus utiles pour les citoyens. De nombreuses compagnies trouveront un moyen de s’adapter à ces exigences si elles y sont confrontées.

L’Etat devrait créer des emplois dans les secteurs cruciaux pour notre survie, l’alimentation, la médecine, l’énergie, la capture de carbone. dans le sol et dans la végétation.

Le temps de travail pourrait être sérieusement réduit, à une époque je proposais un temps de travail de base à environ vingt heures par semaine, avec éventuellement la possibilité d’en avoir deux d’abord.

Un revenu de base inconditionnel pourrait libérer certains de contrats précaires, de déménagements fréquents, de garde d’enfant compliquée, et repeupler des villages et des petites villes qui se vident faute de travail.

Il est bien possible que’à notre sortie de cette grippe nous trouvions le monde un peu différent. J’espère qu’il sera meilleur, organisé d’une façon plus durable. Nous devons maintenant mettre en place une nouvelle économie qui permettra notre survie sur la Planète.