Comment réduire immédiatement les émissions de carbone de 7.6% par année sans causer de famine

Le confinement a provoqué un réduction d’émissions de carbone

En février et mars 2020 la moitié des habitants de la Terre était confinée à la maison, pour limiter la propagation de l’épidémie de coronavirus (vidéo Paris désert). Cette décision a été prise en quelques semaines à l’échelle de la Planète, je suis encore impressionnée de ce qui s’est soudainement avéré possible. Elle a provoqué une diminution des émissions de carbone, des avions, des transports terrestres, ainsi que des usines même si certaines ont compensé par une activité accrue ensuite. De nombreux restaurants et entreprises étaient fermés, et leur chauffage ou leur climatisation ne fonctionnaient pas.

Il y a eu aussi des pertes, je me souviens des images des tulipes hollandaises jetées au sol, d’autres cultures d’exportation ont été perdues, d’autres sciemment détruites par manque d’organisation. Au niveau climatique, cependant, le confinement a peut-être évité des catastrophes plus graves.

La diminution d’émissions de carbone s’est avérée juste suffisante pour cette année. Sans cela, l’enfer se serait peut-être déchainé sur Terre, il aurait pu se présenter sous forme de tornades de feux, d’inondations furieuses, et de chaleur mortelle.

Le confinement s’est accompagné des problèmes économiques

Cependant, le confinement a aggravé la faim dans les pays pauvres. Il y a plusieurs raisons à cela, les sécheresses et les catastrophes climatiques sont aussi un facteur. Cette année est marquée par plusieurs désastres : sécheresse en Afrique, plaie des sauterelles, sécheresse et vagues de chaleur dans le delta du Mékong, mauvaise année pour le blé dans le Midwest américain suite au ‘bomb cyclone’ de l’année passée, mauvaise année dans l’Iowa dévasté par un vent inouï, mauvaise année par le blé en Europe, au Canada, en Australie à cause des vagues de chaleur et des sécheresses.

Les organisation humanitaires avertissaient qu’une grave famine se préparait en hiver, avant le début de l’épidémie.

Les restrictions ont aussi eu des conséquences graves. De nombreuses personnes se sont retrouvées sans revenu du jour au lendemain. En Europe, elles ont souvent un délai de congé de quelques mois, puis elles ont droit aux allocations chômage pendant une année environ. Ce système évite la plupart de drames humains. Seuls les plus précaires, comme les immigrants illégaux ou les femmes de ménage ont affronté un lendemain sans aucun revenu.

Aux Etats-Unis, un nombre important de citoyens a perdu leur travail du jour au lendemain. C’est aussi le cas dans les pays du Tiers-Monde, ou de nombreuses personnes ne gagnaient plus rien. Selon Action contre la Faim, cela a provoqué une augmentation inquiétante de la malnutrition. Dans certains pays, les citoyens ont reçu un versement unique qui leur a permis d’acheter à manger, parfois les loyers ont été annulés. Je me demande si dans le cas des plus démunis, le confinement sauve des vies, puisque la famine en emporte.

La solution suisse a été de continuer le travail, si possible en télétravail, tout en fermant les restaurants, les magasins non-essentiels et les lieux publics, et malheureusement les lieux de culture. L’Etat a aidé de nombreuses entreprises en difficulté.

Comment réduire les émissions de carbone sans causer la famine?

Pour sauver le climat, nous avons besoin de réduire les émissions de carbone, donc certains secteurs de l’activité économique, chaque année autant qu’en 2020. Une réduction immédiate de l’effet de serre serait une excellente idée. Il faudrait donc imposer chaque année des restrictions comparables, sans causer de famine ni de crise économique.

Je me demande à quel point les pays pauvres ont été touchés par l’arrêt de leur économie locale ou, au contraire par l’arrêt des exportations et du tourisme international.

Comment l’économie mondiale évoluerait -elle si elle était immédiatement réduite aux biens indispensables? Les conséquences climatiques seraient très bénéfiques. Comment assurer que les personnes les plus pauvres aient encore des moyens de subsistance ? Les villes devraient s’équiper de camions ou de bus pour s’approvisionner directement chez les paysans.

Peut-être les pays les plus pauvres se seraient -ils mieux portés s’ils avaient pu continuer leur économie locale, vendant des aliments, et se limitant aux bien indispensables, un peu comme la Suisse l’a fait. Ils auraient bien sûr mangé beaucoup de chocolat et de sucre, mais ils pourraient s’organiser pour fonctionner en mode local, indépendamment des pays développés. Ont-ils vraiment besoin du commerce international? J’ai l’impression que l’économie repose largement sur la consommation des pauvres et des classes moyennes, et que l’appauvrissement de ceux-ci, où la moitié de la population achèterait beaucoup moins, créerait un contre-coup important pour l’économie du pays. D’où l’intérêt d’un revenu minimum universel.

En Suisse, les compagnies aériennes, les magasins d’habits, les hôtels, les restaurants, la culture ont essuyé des grosses pertes. J’ai déjà relayé le fait que la quantité de vols et de vêtements est excessive pour la Planète (vols vêtements), et que  leur consommation augmentait très vite. Donc, une diminution de ces activités est une bonne nouvelle pour le climat et s’est immédiatement traduite par une diminution des émissions de carbone.

Alors, je crois qu’il faut trouver des solutions pour les personnes qui travaillent dans ces domaines sans sauver l’aviation par des vols gratuits ou des habits gratuits. La crise de ces secteurs a peut-être été précipitée par des prix déjà irréalistes.

Sauver les compagnies d’aviation constitue une fuite en avant. Il faudrait plutôt donner un revenu minimum ou inventer des emplois différents, écologiques pour les personnes qui étaient employées dans ces secteurs. Les hôtesses Easyjet ont par exemple été employées dans un hôpital d’urgence londonien.

Nous devons réinventer l’économie maintenant. Une des ces prochaines années, nous pourrions bien vivre un confinement d’urgence pour raisons climatiques.

Comment l’économie mondiale évoluerait -elle si la réduisait immédiatement aux biens indispensables ? Comment assurer que les personnes les plus pauvres aient encore des moyens de subsistance ?

Nous avons besoin d’un plan d’économie de base durable, où les émissions de carbone seraient immédiatement diminuées sans famine et en limitant les conséquences économiques. Il faudrait peut-être commencer par la reconversion immédiate de personnes employées actuellement dans les secteurs inutiles et nuisibles, réduire rapidement le temps de travail ou, troisième possibilité, adopter le revenu minimum universel.

Il faut un plan de réduction immédiate des émissions de carbone, qui assurerait la subsistance des plus pauvres, l’alimentation, les services de santé et le logement.

Lien sur ma courte présentation d’un plan pour le climat de The Climate Mobilization

Habitez-vous en bord de rivière? Prévoyez des évacuations!

Le GIEC a depuis longtemps prévu qu’une augmentation des pluies intenses et d’ inondations accompagnerait le réchauffement climatique. Ce phénomène est flagrant depuis quelques années. Des débordements de plus en plus importants se produisent partout dans le monde, quasi quotidiennement. Les précipitations augmentent parce que la Planète se réchauffe. De plus, la circulation atmosphérique change, et des orages plus violents provoquent des précipitations très fortes.

Les géologues ont trouvé des traces d’immenses deltas anciens. A des périodes plus chaudes, des fleuves géants alimentés par d’énormes précipitations parcouraient probablement la Planète. Les sédiments existant à la surface de la Planète remontent  à la fin d’une période chaude. Il est bien possible que, lorsque la température moyenne de la Terre atteignait 30 ou 40°C, tout le sol à la surface de la Planète a été décapé par de gigantesques précipitations. Cela suggère que les pluies pourraient s’accroître énormément.

Le weekend passé, les Alpes maritimes ont été dévastées par des pluies intenses, des rivières ont emporté des maisons (article le Temps). Cet été, des pluies diluviennes ont touché la Chine, l’Afrique (vidéo CICR), et il y a quelques mois l’Inde. En Chine, les rivières ont emporté plus de 23 000 maisons, presque toutes les provinces chinoises sont touchées, un million de personnes a été évacué (vidéo) . Quand nous avons vu ces catastrophes dans des pays lointains, nous nous sommes dit que les précipitations sont plus intenses là-bas, et que les maisons dans les pays plus pauvres sont moins solides.

Mais ce weekend, nous avons vu des bâtiments solides emportés par la rivière en France avec le flanc de montagne sur lequel elles reposaient. La qualité de la construction n’a joué aucun rôle, elle n’a alors aucune importance.

Chaque ajout de CO2 dans l’atmosphère, chaque dixième de degré va aggraver les pluies intenses.

Lorsque plusieurs centimètres de pluie tombent sur un territoire, l’eau s’écoule vers la bas, dans les creux, et s’accumule vite en mètres de torrents. A Saint-Martin-Vésubie, la rivière s’est répandue fortement, elle est passée de 15 mètres à 150 mètres de largeur. Ce type d’événements sera plus fréquent et plus intense, les rivières déborderont plus loin avec plus de force.

Nous disposons aujourd’hui de cartographies précises et de mesures de niveau très détaillées. L’eau s’écoule toujours vers le bas. Il doit être possible de calculer précisément le trajet de l’eau suite à une pluie intense, en fonction de la quantité d’eau et de la topographie du terrain. Il pourrait y avoir quelques variantes si des barrières naturelles sont rompues par les flots, ou si le courant est fort. A ma connaissance, la pluie a déjà dépassé 1000 millimètres, un mètre, en un jour à peu près,  en Afrique et en Floride. Il faut prévoir des précipitations de ce type en Europe et calculer quelles zones sont inondables, pour les évacuer. Dans les régions les plus à risque, il faut calculer avec quelques mètres de précipitations.

La Chine, le Bangladesh et l’Inde évacuent efficacement un million de personnes à l’approche des catastrophes, cela doit aussi être fait en Europe. Je me demande si ces calculs de risques d’inondation ont été faits pour l’Europe. Je me souviens d’un chiffre. Aux Etats-Unis, la moitié des bâtiments existants dans le pays courent un risque d’inondation. Idéalement, il ne faudrait construire qu’en zones sûres. Je me demande cependant s’il y a assez de terres totalement à l’abri d’inondations. Il faut au moins prévoir des évacuations au cas par cas, des véhicules de transport, du personnel d’urgence et des abris. Des procédures adéquates peuvent sauver toutes les vies. Il faudrait aussi prévoir les coûts de ces inondations, qui deviendront vite astronomiques pour la société.

En Suisse, le Rhône n’a pas débordé en 2020. Pas cette année.

Article le Temps sur les dégâts en Suisse: https://www.letemps.ch/suisse/tessin-suisse-centrale-durement-touches-tempete-alex

Image par Simon Matzinger de Pixabay

 

Le CO2 atmosphérique a atteint un nouveau record de 414 ppm en juillet 2020

Effet de serre record et chaleur en juillet 2020

Le CO2 atmosphérique atteint des niveaux records, En juillet, sa concentration est montée à 414 ppm (Organisation Météorologique Mondiale rapporté par Reuters).  Cette quantité élevée de gaz carbonique dans l’atmosphère rend immédiatement la Planète plus chaude. Dès que la quantité de CO2 s’accroît, la Terre absorbe plus d’énergie solaire, et sa température augmente.  L’effet ressenti à différents endroits varie selon les conditions météorologiques, les océans absorbent une partie de la chaleur, mais, logiquement, le mois de juillet 2020 a été chaud. C’était le 2ième mois de juillet le plus chaud de l’Histoire après juillet 2019  (James E. Hansen, monthly temperature update).

Cet effet de serre record a provoqué entre autres la fonte record des glaciers alpins cette année, les vagues de chaleur totalement incroyables en Sibérie, la fonte importante des glaces Arctiques, et de grandes inondations en Afrique (Reuters, AA).

Ces événements diffèrent de plus en plus de la météo connue, et certains, notamment la vague de chaleur en Sibérie,  ne se seraient pas produits sans réchauffement climatique (Sonia Seneviratne, World Weather Attribution).

Le Sud-Ouest des Etats-Unis a subi une vague de chaleur interrompue pendant au moins 50 jours. Elle a débouché sur une immense sécheresse, de nombreux éclairs d’orages violents ont allumé d’immenses feux de forêts, qui ont obscurci le ciel de San Francisco et l’ont plongé dans une nuit enflammée, comme c’est déjà arrivé à Sydney il y a quelques mois. Des résidents de certaines villes étaient évacuées par hélicoptère, l’Oregon craignait hier une mortalité massive due aux incendies de forêt. Le Prof. Michael E. Mann ainsi qu’Al Gore imputent ces feux aux réchauffement climatique.   D’immenses incendies déclenchés par de nombreux éclairs sévissent aussi en Sibérie et Arctique.

Les récoltes sont mauvaises ou totalement détruites à plusieurs endroits de la Planète. Des dizaines de petites tornades sont apparues sur les grands lac Canadiens, 42 en un jour.  A d’autres endroits des rangées de tornades apparaissent sur la mer.  Ces trompes d’eau peuvent devenir très destructrices en touchant terre.  Ces phénomènes pourraient s’intensifier.

Si l’effet de serre augmente encore, il peut  immédiatement apporter des catastrophes plus graves, des vents destructeurs, des nuées de tornades, des vagues de chaleur mortelles. Des catastrophes nouvelles, sans précédent, pourraient se produire l’été prochain. Comme le déclarait le président du GIEC l’année passée (lien), nous ne sommes plus en sécurité. Un grave cataclysme peut nous frapper l’année prochaine ou dans deux ans. Nous devons immédiatement diminuer les émissions de carbone.

Nous devons réduire les émissions de carbone de 7,6% par année

Il faut des emplois pour le climat

La restauration des forêts capte du carbone

Les nuits tropicales nuisent aux plantes cultivées

Il y a un quart de siècle,  nous faisons souvent des grillades  les belles soirées d’été. A Lausanne, il fallait se munir au moins d’un pull, et en fait cela ne me suffisait absolument pas, la température devait descendre à environ 10 degrés et je regrettais ma veste d’hiver lors de ces longues soirées dehors.

J’y repensais en marchant à Lausanne un soir d’août, dans une touffeur tropicale, onirique. Je n’arrive pas à croire qu’il fasse si chaud ici, alors que je transpire constamment, que les arbres sèchent sur pied et que la saison de végétation des fruits et des légumes avance.

Les températures de toute la Planète augmentent, et la température de nuit s’accroît plus vite que celle des jours.

Les effets sur la végétation pourraient être plutôt négatifs  La lumière du soleil permet aux plantes de fixer le CO2 et de produire de la matière, par exemple des feuilles et des graines. La nuit par contre, les plantes respirent comme nous, et consomment leurs réserves. De plus, l’augmentation de la température pourrait augmenter la transpiration et accélérer le vieillissement des feuilles.

L’augmentation de la température de nuit d’un degré diminue d’environ 6% le rendement du blé et du riz. Les températures élevées au printemps sont même plus délétères pour le blé.

Les graines des céréales sont plus petites, le pollen de certaines plantes est moins bien formé, alors certaines plantes sauvages pourraient disparaître, faute de pollen.

Je crois que les modèles actuels des effets du changement climatique n’incluent pas le réchauffement nocturne. Les  récoltes pourraient diminuer plus vite que prévu.

 

 

La restauration des forêts défrichées sauve le climat et la biodiversité

Les forêts tropicales sont un immense réservoir de carbone et doivent le rester.  Elles subissent malheureusement des nombreuses atteintes de l’Homme.  Mais celles-ci ne sont pas irrémédiables.

Une étude établit que la reforestation est possible en Asie du Sud-Ouest à grande échelle. Ils estiment que 121 millions d’hectares  pourraient s’y prêter, et capter jusqu’à 3,4 gigatonnes de carbone par année dans cette région. Ils suggèrent de reforester les parcelles proches des forêts existantes, qui ensemenceraient naturellement les terres défrichées.

Certaines terres sont actuellement exploitées par des petits agriculteurs. Les scientifiques  suggèrent aussi de les intégrer à ces projets par l’agro-foresterie ou la plantation d’arbres payée (Zeng, phys.org).

La jungle tropicale peut devenir un puits de carbone important. Une étude internationale en Asie du sud-Ouest montre que la restauration des forêts tropicales abimées  leur permet de redevenir des puits de carbone et des havres de biodiversité.  Les terres dégradées où une forêt repousse spontanément accumulent jusqu’à 2,9 tonnes de carbone par hectare par année dans leur partie aérienne: dans leurs troncs, leurs branches et leurs feuilles.

La quantité réelle est plus élevée, je dirais que près de la moitié de l’arbre est composée de racines, ce qui pousserait à doubler le chiffre indiqué, et de plus la présence d’arbres, et de leur frondaison sans cesse renouvelée, évite la dégradation du sol et l’enrichit en carbone des feuilles et de leurs minuscules prédateurs.

La reforestation active, telle que la plantation d’arbres, et désherbage autour des jeunes plants accélèrent la repousse de la forêt, et augmentent le gain de carbone dans la partie aérienne de 2,9 à 4,4 tonnes de carbone par hectare par an. Une forêt peut ainsi s’élever en quarante ans (phys.org).

L’Asie du Sud-Est est très petite. La plupart des autres continents, l’Australie et l’Afrique, ont un potentiel de reforestation encore plus élevé.  L’Amérique du Nord pourrait aussi considérer la création de grandes forêts sur les terres dégradées par l’agriculture et asséchées par le changement climatique. C’est une priorité absolue. La reforestation doit être développée à grande échelle maintenant, avec toutes les aides et les encouragements existants, avant que les forêts existantes ne meurent et ne nous entraînent dans une spirale de réchauffement mortelle. Une végétation abondante  tempère le climat d’une région et aide à  la survie des forêts existantes.

Image par bere von awstburg de Pixabay

 

Les vagues de chaleur s’aggravent sur toute la Terre

Les scientifiques avaient déclaré il y a longtemps que des vagues de chaleur croissantes seraient un signe clair du changement climatique. Aujourd’hui, ils montrent qu’elles augmentent, s’aggravent et cela de plus en plus vite.

Les vagues de chaleur surviennent de plus en plus souvent sur une grande partie de la Terre. Autour de la Méditerranée, il y a six jours de canicule de plus chaque décennie depuis 1980. Les températures y ont atteint des valeurs extrêmes ces dernières années, jusqu’à 60 degrés au Bahreïn.

Dans les régions boréales, en Alaska et en Sibérie,  le changement climatique a des conséquences un peu différentes: il apporte parfois des vagues de chaleur très intenses, les températures montent alors à vingt degrés au au-dessus des moyennes normales.

Les canicules sont plus fréquentes,  la température monte plus haut et cela  dure plus longtemps. Les Scientifiques ont développé une mesure qui tient compte de tous ces facteurs. Ils cumulent les degrés au-dessus de la normale subis tous les jours des canicules. Cette mesure qui intègre la fréquence et l’intensité permet de prouver que les vagues de chaleur ont augmenté sur quasiment toute la Planète. L’augmentation est plus rapide depuis 1980.

Les zones les plus touchées sont la côte nord-est de l’Amérique du Sud, le Nord de l’Afrique et le Proche- Orient.  Les canicules frappent partout. Au mois de mai, la Sibérie subissait une vague de chaleur de 20°C au-dessus des normales,  en juin au Vietnam il faisait si chaud que les agriculteurs plantaient le riz la nuit à la lampe frontale car il ne pouvaient plus travailler le jour, en Californie les moules ont cuit au bord de l’océan…

En voyant les vagues de chaleur de plus de 20 degrés en excès qui frappent l’Arctique, je me demande si l’air extrêmement chaud du Proche-Orient pourrait un jour atteindre l’Europe. Avons-nous besoin d’abris contre les vagues de chaleur extrêmes?
https://phys.org/news/2020-07-heatwave-trends-worldwide.html

 

Les vagues de chaleur se multiplient sur Terre

Le réchauffement climatique est catastrophique pour la sécurité mondiale

Les experts militaires américains du climat ont publié un rapport sur les risques que le réchauffement pose pour la sécurité mondiale. Le sous-titre du rapport dit tout: ‘Les scénarios climatiques suggèrent un Futur catastrophique pour la sécurité’.

Le rapport détaille les conséquences des scénarios climatiques du GIEC, RCP 2.6, RCP 4.5, RCP 6 et RCP 8.5, décrites dans les rapports des agences de l’ONU et par la Banque Mondiale:

Un réchauffement climatique global entre un et deux degrés présente déjà une menace sérieuse. Au delà, le monde est menacé de catastrophes irréversibles. Des régions entières deviendront inhabitables à cause de températures extrêmement élevées.

L’Afrique

L’Afrique est exposée à réchauffement supérieur à la moyenne globale. Actuellement, elle subit périodes inquiétantes de sécheresses et d’inondation. A 1-2°C de réchauffement, l’Afrique est très menacée, bien de champs deviendront incultivables et les maladies se multiplieront sur le continent, ce qui accroîtra les risques de violence. Elle subira la désertification du Sahel et des vagues de chaleur extrêmes dans les régions équatoriales et dans le Sud. L’Afrique de l’Est est menacée par les typhons. Les conséquences sur la sécurité alimentaire d’une population déjà mal alimentée pourraient être graves. A plus de 2°C l’Afrique pourrait subir des crises humanitaires sévères.

Moyen-Orient et Asie Centrale

Le Moyen -Orient et l’Asie Centrale subiront des températures dangereusement élevées, des sécheresses, et des pénuries d’eau. Des températures très élevées, pourraient rendre ces régions inhabitables entre 2 et 4°C de réchauffement global.

L’Europe et la Russie

Les risques sont moyens à élevés, Le Nord de l’Europe en particulier est exposé à des forts changements, des températures très élevées, des sécheresses et des inondations, des vagues de chaleur extrêmes chaque été.  La région méditerranéenne subirait des vagues de chaleur extrêmes de trois mois chaque été. Les Pays-Bas et de nombreuses villes européennes sont menacées par une augmentation de niveau de la mer d’un mètre. La météo dangereuse menace l’économie européenne. A plus de 2°C, l’Europe subirait des sécheresses prolongées et la montée du niveau de la mer toucherait de nombreuses régions. Des migrations internes ainsi qu’un afflux de migrants d’autres continents sont probables.

Inde -Asie -Pacifique

L’Asie subirait des sécheresses et  des inondations graves. Au-dessus de 2°C, ces régions seraient frappées par une montée du niveau de la mer dévastatrice, des moussons extrêmes, des cyclones destructeurs, et la production alimentaire serait perturbée.

 

Amérique du Nord et régions boréales

Ces zones sont exposées à des dangers moyens à forts,  à des tempêtes, à des feux,  à la destruction d’infrastructure, et à des risques pour les institutions démocratiques.
Au delà de 2°C de réchauffement des vagues de chaleur extrêmes (je suppose à 50°C) pourraient toucher même les régions les plus froides.

 

Amérique du Sud, Caraïbes

L’Amérique du Sud subirait des changements des zones de précipitations, des migrations.
De nouvelles maladies pourraient se multiplier et menacent la production agricole. La production du café, du sucre et du soja est menacée lors d’un réchauffement important. Les poissons migreront vers des eaux plus fraîches.

Cette partie me semble sous-estimée ou vague. Actuellement, l’Amérique du Sud subit des sécheresses et des inondations catastrophiques, et les Caraïbes des ouragans dangereux. L’Amazonie est menacée et la région pourrait devenir aride  (dr).

 

Maintenant, nous vivrons ainsi.

En Europe, en Amérique du Nord et en Russie, nous courrons au moins des risques conséquents pour la société et les infrastructures humaines. Ailleurs, ces risques seront sévères. Dans le document, (p.10) se trouve une belle carte du monde qui représente les risques par région en rouge.

Le rapport prévoit aussi des conséquences sociétales négatives telles que la montée de l’extrême droite, de dictatures ou du narco-trafic. Il déclare que le monde doit agir ensemble pour limiter le réchauffement et résister aux effets qui se produisent déjà.

Ce rapport est basé sur les travaux du GIEC. Il prévoit les conséquences annuelles mais n’inclut peut-être pas les tempêtes et vagues de chaleur journalières qui pourraient augmenter les risques pour la vie, les infrastructures, et les cultures alimentaires. Le président du GIEC a dit lui-même déclaré à la COP25 que les conséquences du changement climatique sont actuellement plus graves que prévu. D’autres scientifiques estiment que le réchauffement pourrait progresser plus rapidement.

Communiqué de presse: https://climateandsecurity.org/a-security-threat-assessment-of-global-climate-change/
Rapport: https://climateandsecurity.files.wordpress.com/2020/02/a-security-threat-assessment-of-global-climate-change_nsmip_2020_2.pdf

La mer inondera les côtes

Actuellement, les glaciers de zones tempérées fondent rapidement,  les glaces du Groenland et et l’Antarctique diminuent aussi. Il y a un risque que des zones entières d’Antarctique fondent et accroissent le niveau des mers, de plusieurs mètres même (blog de la semaine passée).  Les conséquences seraient très importantes. La mer inonderait les deltas fertiles comme celui du Nil qui assure l’essentiel de la production alimentaire de l’Egypte, le delta du Mékong, un des plus grands producteurs du riz du monde. Des infiltrations d’eau salée apparaissent déjà dans ces zones et les paysans rajoutent de la Terre par-dessus leurs champs brûlés par le sel. Les infiltrations dans les champs et les forêts les stérilisent.

Le sel s’insinue déjà dans l’aquifère de Biscaine qui alimente la Floride en eau potable. Une montée importante du niveau de la mer inonderait totalement cette zone et la rendrait inhabitable.

Partout sur la Planète, des villages côtiers sont déjà inondés et s’effritent dans la mer. Les côtes subissent des glissements de terrain.  Les ouragans de plus en plus forts inondent les villes vulnérables, les vagues ont déjà doublé de taille et les inondations côtières se multiplient.  Le Bangladesh devient parfois une étendue d’eau à perte de vue, après des pluies abondantes  les terres disparaissent sous les eaux.

Si la montée du niveau de la mer s’accélère, ces effets seront beaucoup plus importants, les flots saperont des grandes falaises, les vagues déferleront sur des grandes zones et inonderont les terres cultivables.  Des inondations épisodiques auraient déjà des graves conséquences sur l’agriculture mais la mer recouvrirait les champs définitivement.

Une montée du niveau de la mer de plusieurs mètres inonderait les terres basses comme par exemple la Floride, la Camargue, une partie de la Belgique, des Pays Bas, du Danemark. de l’Angleterre, la plaine du Pô en Italie, et bien sûr Venise, qui subit déjà de nombreuses inondations.  Les tempêtes en bord de mer deviendraient de plus en plus dangereuses, la première s’aventurera de dix mètres à l’intérieur des côtes, quelques années plus tard à vingt mètres, puis à cinquante mètres, etc. La montée du niveau de la mer créerait d’innombrables réfugiés.

Elle aurait aussi des conséquences sur le cours des fleuves, provoquerait des débordements de ceux-ci et des remontées d’eau salée en amont. Le transport maritime serait probablement très perturbé ou impossible,  les ports actuels seraient inondés et la ligne des côtes changerait continuellement.  Il est peut-être possible de construire des ports adaptés à un niveau des mers de quelques mètres plus  élevé, ou à des mers mouvantes, montantes.

Quand faudra-t-il quitter les côtes? Les investissements dans ces zones devraient déjà être abandonnés, et les évacuations doivent être prévues. Puis des tempêtes de plus en plus dangereuses déferleront sur les côtes. La montée du niveau de la mer pourrait progresser différemment du réchauffement climatique, l’Antarctique-Ouest est déjà définitivement compromise selon certains scientifiques, et même si nous arrêtons le réchauffement, la montée du niveau de la mer continuera, mais plus lentement.

Photo Anna Miescicka
Photo Anna Miescicka (prise probablement de la fenêtre de sa maison !)

Lien sur un outil de visualisation de montée du niveau de la mer: floodmap

 

 

 

Le réchauffement climatique menace la plupart des animaux sur Terre

Disparition d’insectes

Ces dernières années, nous avons pris conscience d’une disparition inquiétante de la faune européenne:  les abeilles et les insectes en général disparaissent de nos paysages.

Le nombre d’insectes a diminué de 70%, un tiers d’espèces se sont probablement éteintes.

 

 

Oiseaux et hérissons

Les oiseaux et les hérissons se font rares en Europe. Un phénomène similaire se produit aux Etats-Unis. Les pesticides néonicotinoïdes sent probablement responsables, mais dans la forêt vierge du Costa Rica, les insectes disparaissent aussi aujourd’hui, probablement pour des raisons climatiques, parce qu’il y fait plus chaud et plus sec.

 

 

Grenouilles

Une hécatombe frappe les grenouilles et les autres amphibiens, touchés par un champignon toxique.

Sous la surface du sols, les vers de terre se raréfient.  Certains de ces minuscules animaux sont très importants pour nous. Une étude de l’IPBES estimait que la pollinisation réalisée par les abeilles contribue à l’alimentation de 5 milliards de personnes, qui souffriraient la faim sans ces insectes (article).

 

Le climat s’attaque aux écosystèmes les plus riches du monde

Selon Anthony Barnosky, (vu dans le film Demain),  nous avons pris à la Nature les trois quarts des Terre de la Planète, et les avons transformé pour notre usage en champs, routes ou villes.Le changement climatique complique les choses, il est dix fois plus rapide que les changements précédemment supportés par les espèces vivantes. En 2100 les conditions de vie sur Terre seront inconnues de la plupart d’espèces actuelles. Même si ces espèces pourraient se déplacer très vite, il n’y aura peut-être nul part où aller. Le changement climatique fera probablement disparaître les habitats actuels les plus riches. Actuellement, les deux tiers d’espèces terrestres vivent dans les forêts tropicales et subtropicales et mais selon les modèles climatiques, le climat tropical qui fait vivre ces forêts disparaîtra et n’existera nul part sur terre.

Récifs coralliens

Les récifs coralliens et la forêt tropicale abritent les écosystèmes les plus riches du monde, la plupart des espèces vivantes.  Ces zones sont très menacées par le réchauffement climatique.

Récemment, des vagues de chaleur successives ont touché l’hémisphère Austral en 2015, 2016, 2017, 2018 et 2019. L’océan a atteint des températures exceptionnelles une grande partie de la barrière de corail Australienne a blanchi, et ne récupérera probablement pas.  Ailleurs, les coraux avaient déjà beaucoup souffert de la surpêche et de la pollution.

Le récif Australien, le plus grand du monde, abritant l’écosystème le plus riche de la Planète, était encore bien préservé, mais comme prévu par le GIEC, il a largement succombé à la chaleur. Nous vivons peut-être là, déjà aujourd’hui, un des événements d’extinction les plus importants de la Planète.

Forêts Australiennes

Cette année l’Australie a été touchée par des vagues de chaleur et par la sécheresse dès le printemps (en octobre).  La météo exceptionnelle a provoqué d’immenses incendies, que le GIEC avait prévu et que l’Académie Australienne des Sciences lie clairement au climat (communiqué).

Un tiers des koalas est mort en un mois et plusieurs espèces uniques, datant de temps très éloignés, ont probablement disparu.

L’Australie sera exposée à des feux plus importants, des chaleurs plus importantes encore que leurs 48°C récents, et ces forêts et leurs habitants pourraient disparaître totalement au cours de cette décennie. Selon le GIEC, il pourrait un jour pleuvoir plus en Australie, mais ne sera-ce pas trop tard?  Les feux pourraient tout emporter avant cela, et les pluies torrentielles actuelles, où l’équivalent d’une année de pluie se déverse en un jour après une longue sécheresse,, ne sont pas exactement ce qu’il faut aux animaux.

Forêts tropicales

La forêt Amazonienne,une des plus riches du monde (WWF),  est menacée par la chaleur, la sécheresse et les activités humaines. Elle est très menacée par le réchauffement. Il y fers plus chaud et plus sec et elle pourrait disparaître.  Elle ressent déjà les effets du climat. Au cours des dernières années, les arbres ont cessé de grandir. Lors de l’année la plus chaude jusqu’à présent, en 2016, elle subi d’importants feux.  la forêt souffre maintenant des sécheresses, les arbres perdent leurs feuilles.

De nombreux feux sont causés par l’Homme et pourraient encore être arrêtés (lien), mais le réchauffement menace sérieusement ces régions.  Ces forêts maintiennent un climat modéré par leur masse, et la déforestation d’une partie d’entres elles pourrait signifier leur mort.

La forêt vierge du Congo, deuxième plus riche du monde, est aussi très menacée par les activités humaines et par le climat.  Elle souffre aussi de la sécheresse et de la chaleur croissante, et cède place par endroits à une savane sèche.

Si ces forêts tropicales, disparaissent,  nous perdrons les écosystèmes terrestres les plus riches.

Nous en entendons moins parler parce que cette région est dangereuse et difficile à étudier.

 

 

La sécheresse de cette année en Afrique a porté atteinte aux espèces menacées de girafes, aux hippopotames et aux éléphants des savanes Afrique.

Les experts prévoient aussi qu’il fera beaucoup plus chaud au  Proche -Orient et en Inde, ce qui pourrait provoquer une désertification totale de ces régions.

 

 

Si les glaciers Antarctiques fondent et que le niveau des mers monte de plus d’un mètre, les deltas et les mangroves seront inondés, comme cela s’est déjà produit pour le delta de l’Ebre lors de la tempête Gloria en janvier 2020. Nous perdrons probablement les deltas et les mangroves, les Sunderbans, le Bangladesh, et leurs écosystèmes. Les infiltrations d’eau de mer transformeront le désert et dunes de sable les plateaux côtiers.

 

 

 

 

Les écosystèmes polaires seront bouleversés par le dégel, les vagues de chaleur inconnues jusqu’à présent, la disparition de la glace et des maladies nouvelles.

 

 

Les forêts américaines subissent des infestations d’insectes nouvelles, les séquoïas millénaires de Californie succombent déjà au changement.

La fonte des glaciers et la sécheresse menacent l’Europe et l’Inde, le débit des rivières baisse déjà. Des vagues de chaleur jusqu’à 50°C devraient toucher nos régions.  Quel sera l’effet sur nos écosystèmes?

J’ai pensé à prendre une carte du monde et à biffer les régions mentionnées au fur et à mesure que je les présente.  Que restera-t-il?

 

Conclusions

Le climat détruit déjà les écosystèmes les plus riches du monde, il en menace d’autres et constitue la plus grande menace pour la biodiversité mondiale.

Les événements actuels et proches sont d’une gravité inouïe. Il est possible que les écosystèmes tropicaux succombent au changement climatique, C’est une raison de plus d’investir dans la sauvegarde de la nature dans les régions tempérées, et de passer à l’agriculture biologique, qui arrêterait l’hécatombe d’insectes actuelle, et peut-être celle d’oiseaux et d’hérissons.

Les forêts tropicales sont très menacées par le changement climatique. Il faut tout faire pour les sauver, sans elles le climat se déréglera dangereusement. Il faut reforester les régions proches des forêts tropicales. J’espère ne pas trop faire l’apprenti-sorcier, mais peut-être serait-il possible de provoquer artificiellement des pluies au dessus de ces forêts en périodes de sécheresse.  Savez-vous si un tel projet est étudié quelque part avec la participation d’écologistes? Je crois qu’il devrait l’être.

Le cycle hydrique sera probablement plus actif, avec plus de pluies et d’évaporation d’eau. Il serait peut-être possible d’immenses systèmes de réservoirs et de canaux et de bien gérer les pluies, mais le climat pourrait changer de plus en plus vite.

Il faut peut-être créer des grands aquaria et parcs animaliers où nous conserverons artificiellement quelques représentants des espèces menacées.

Nous ne savons pas encore à quel point nous avons besoin de la Nature. La disparition des abeilles nuirait probablement à 5 milliards de personnes (IPBES), et celle des forêts tropicales serait tout aussi grave.  Le réchauffement lui-même provoque des vagues de chaleur, des sécheresses et des pluies soudaines et torrentielles, mais  la disparition des forêts pourrait amplifier énormément cette alternance de sécheresses et des déluges.

Les insectes, les bactéries du sol, les champignons et les plantes assurent le cycle de la vie sur Terre. Peut-il même continuer sans eux?

Informations supplémentaires: Une courte vidéo en anglais avec Gisèle Bündchen sur la forêt Amazonienne (vidéo) et un article détaillé en anglais (article).

Nous sommes responsables de la plus grande famine de l’Histoire qui frappe actuellement l’Afrique Australe et des drames à venir

Immense famine en Afrique

La faim touche plus d’humains que jamais auparavant. Un nombre record de 45 millions de personnes sont en proie à une grave insécurité alimentaire. C’est la conséquence de graves sécheresses et d’inondations qui ont frappé la région en 2019.  Un  bon article dans le Temps présentait récemment cette sécheresse et ses causes climatiques.

Les températures de la Planète ont augmenté. Les sécheresses exceptionnelles causées par le réchauffement climatique (voir l’article de Robert Hunziker repris dans mon blog précédent) s’ajoutent aux dommages du cyclone Idaï qui a inondé une grande partie du Mozambique au printemps 2019. Les inondations ont aussi provoqué une invasion de sauterelles qui dévastent actuellement les cultures d’Afrique de l’Est.

La directrice du programme alimentaire mondial a déclaré qu”ils n’avaient jamais connu de crise de cette ampleur auparavant’, et qu’ils savent que la situation va s’aggraver. Ils demandent à la fois de l’aide d’urgence et des investissements pour aider ces populations à résister aux effets les plus graves du changement climatique.

Le réchauffement climatique apporte la famine

Nos émissions de carbone ont provoqué le réchauffement de l’Afrique, et très probablement cette sécheresse et ces températures record dans ces pays. La chaleur exceptionnelle a par exemple provoqué la mort du bétail au Kenya il y a 2 ans, de nombreux records de température ont été atteints dans la région. Je crois que le rôle des émissions de carbone dans cette disette est clair et sera bientôt prouvé, comme il l’a déjà été pour les précédentes grandes famines. Nous détruisons les conditions de vie de ces populations et leur enlevons la possibilité de se nourrir eux-mêmes. Nous devrions donc en prendre la responsabilité et assurer leur subsistance.

A mesure que le réchauffement progressera, les températures augmenteront, les tempêtes seront plus fortes, et cela qui entraînera des effets beaucoup plus graves sur la météo et les cultures.

Nous vivons dès maintenant dans cette réalité. L’année prochaine, ou celle d’après, des chaleurs plus fortes, une sécheresse plus grave frapperont de nombreux pays du globe, causeront plus de pénuries alimentaires et plus de morts. Il y aura de plus en plus d’affamés, de plus en plus de sinistrés, de plus en plus de réfugiés, le nombre de personnes ayant besoin d’aide sera multiplié par dix, puis par cent.

Nous devons nous organiser sérieusement pour assurer leur survie. Nous devons surtout arrêter cette  destruction de la Planète avant d’effacer de la surface de la Terre la moitié de la population mondiale.