Pétrole: Arabie Saoudite, le canari dans la mine

Mohammad bin Salman bin Abdulaziz Al-Saud (photo), Prince héritier d’Arabie Saoudite, a lancé son pays dans un ambitieux programme «Vision 2030». Parmi les objectifs: diminuer la dépendance pétrolière du pays (70% du budget de l’Etat) et construire l’après-pétrole. Même la Russie de Vladimir Poutine s’oriente dans cette direction.

Alors que les plus grands producteurs mondiaux annoncent des mesures pour assurer leur après-pétrole, cette volonté soulève une question: et nous ?


La rente pétrolière s’amenuise

L’industrie pétrolière manque de transparence, c’est un fait. L’Arabie Saoudite ne déroge pas à la règle et joue avec ses statistiques. Ses chiffres font souvent froncer les sourcils.

Ainsi, depuis 32 ans, le Royaume annonce des réserves pétrolières à hauteur de 268 milliards de barils, alors que depuis 1986, l’entreprise nationale Saudi Arabia a extrait plus de 130 milliards de barils dans ses sols. Il faut se baser sur des indiscrétions pour en savoir plus.

En 2011, Wikileaks avaient publié des conversations diplomatiques avec les USA pour révéler que «les réserves ne représentaient plus que 160 milliards de barils dont à peine 50% récupérables». Ce genre d’information, couplé avec l’empressement actuel du Prince Héritier, tend à démontrer que la réalité, impose au Royaume, d’activer la clause d’urgence.

 

Réserves pétrolières déclarées par l’Arabie Saoudite et le Venezuela

 

Et nous ?

Du côté des pays importateurs de pétrole, l’insouciance règne en maitre. La demande continue de grimper et vient de dépasser les 100 millions barils par jour (16 milliards de litres). Le baril a franchi les 81$ pour la première fois en 4 ans. La probabilité n’est pas nulle de revoir les prix grimper à 100$, seuil de douleur pour l’Economie mondiale.

Les données transmises à nos politiques proviennent exclusivement des lobbies pétroliers ou des majors. La France, l’Italie, la Norvège ou l’Angleterre font confiance à leurs champions nationaux comme Total, ENI, BP, Shell. De son côté ExxonMobil fait partie intégrante de l’administration Trump.

En Suisse, les effectifs de la Confédération ne compte aucun expert pétrolier indépendant et neutre. Rien, nada! Même la protection du loup possède un effectif plus étoffé! Et comme un loup dans la bergerie, le rôle de «conseiller» revient à l’Union Pétrolière Suisse qui en profite pour généreusement financer l’autre puissant lobby: EconomieSuisse.

 

L’audace des lobbies est si grande qu’elle conduit à une situation de plus en plus cocasse.

La Confédération Helvétique prélève 1,5 centime par litre d’essence afin de favoriser des projets qui diminuent la consommation de pétrole et les émissions de CO2. C’est l’Union Pétrolière Suisse qui a été chargée de piloter ce programme. Tant le processus mit au point est machiavélique et ubuesque, qu’il est rare de voir un projet passer la rampe.

Plus d’un milliard de francs, collectés mais non utilisés, trône dans ses coffres. Malgré ce fiasco, la Confédération vient de prolonger la concession de l’Union Pétrolière jusqu’en 2030!

La Suisse n’est pas un cas unique, chaque pays possède son lot de projets aussi rocambolesques.

Les données erronées de l’industrie pétrolière n’impactent pas uniquement les politiques. La Banque Nationale Suisse, qui a investi plus de 7 milliards $ dans le schiste américain et perdu plus de 2 milliards, peut en témoigner.

 

La confiance, la crédibilité et les bonnes décisions sont inséparables.

Le pétrole est intimement corrélé à la croissance économique (4% de croissance mondiale augmente la demande pétrolière de 1,5 million b/j) et il couvre 50% de nos besoins énergétiques.

Il en va de la sécurité économique des pays importateurs d’or noir d’étudier et d’analyser la situation. Certes, les chiffres ne seront certainement pas précis à la virgule près, mais ils seront toujours plus utiles que les communiqués de presse des pétroliers.

Les citoyens et les entreprises ont besoin d’être informés sur les quantités de fioul, de mazout, de kérozène ou d’essence qui restent à disposition et sur les impacts financiers.

Les démarches et les stratégies actuelles des pétromonarchies du Moyen-Orient sifflent comme le canari dans la mine. L’actuel rétropédalage des Agences Pétrolières semblent également indiquer des changements majeurs. Auraient-ils des informations que nous n’avons pas encore pris en compte?

Poser la question et observer leurs comportements, c’est y répondre.

L’Arabie Saoudite se prépare, et nous?

 

Energies, Economie et Pétrole: Revue Mondiale Mars 2017

Comme chaque 1er de chaque mois, retrouvez l’inventaire mondial des Energies.
Même pour le 1er avril, il n’y a pas de poisson!
– Chine: Tencent Holdings achète 5% des actions de l’américain Tesla Motors.
– Russie: Se fâche contre le schiste américain
– Japon: Toshiba – Westinghouse sur la voie de la faillite
– Arabie Saoudite: Le pays se diversifie dans le pétrole, pétrole et le pétrole
– Trump: Champion du Monde dans tous les domaines
– Mer du Nord: Les Majors Pétrolières s’attaquent aux renouvelables
– Allemagne: E-On a perdu 16 milliards $ en 2016.


Badaboum! Le pétrole s’est pris les pieds dans le tapis et dégringole les escaliers. Il est même descendu à 48$ à New York durant le mois pour remonter durant les derniers jours de mars:  52,96$ à Londres (55,93$ février) et à New York 50.35$  (54.05$ février). Du côté des stations d’essence, la baisse n’a pas été répercutée. L’essence reste 4-6 ct plus cher par rapport à un baril à 50$.

Après une forte hausse, l’uranium s’assied et reprend son souffle. Il ne bouge pas d’un centimètre 24,5$ en cette fin de mois (24,5$ février).

OPEP

Grâce aux campagnes de publiques relations, depuis 6 mois l’OPEP a réussi à faire monter artificiellement les prix en brandissant des coupes de production. Mais sur le terrain, la baisse de l’OPEP est compensée par la hausse américaine du pétrole de schiste, la Lybie et l’Irak.

Durant le mois, le baril est repassé sous les 50$ alors que l’OPEP espérait franchir la barre des 60$. Sans attendre, les membres de l’OPEP se sont rencontrés au Koweit pour envisager une coupe de production supplémentaire.

La baisse des prix du baril est une excellente nouvelle pour les Economies occidentales car le pétrole est l’essence pour le moteur de la croissance. Mais si le pétrole descend trop, il va tuer l’inflation…

 

Peak Oil

Rare dans les médias mais en progression, la thématique du peak oil est déjà bien présente dans l’industrie notamment avec la coupe drastique des investissements d’exploration.

Dans les médias financiers, les thèmes de prédilection parlent du plafonnement de la demande, de l’impact des voitures électriques sur le pétrole, des changements climatiques ou du comportement des générations XYZ qui préfèrent l’autopartage à la frime «dans-une-voiture-en-leasing-avec-un-moteur-traficoté-pour-passer-les-tests ». Est-ce que la génération «Mobility as a service» va détrôner nos habitudes de bourgeois?

L’EIA se fait du souci pour les années à venir. L’agence internationale de l’Energie pense que si les coupes dans les investissements pétroliers ne sont pas rapidement compensées, il sera difficile de répondre à l’augmentation de la demande de 7,3 millions b/j d’ici à 2022. Pour se faire, il faut que les prix du baril remontent à 80$ pour ajouter au moins 3 millions b/j et que l’OPEP puisse ajouter 2 millions de plus.

Chaque année, 40 millions de nouvelles voitures sont mises en circulation et nécessitent 600’000 b/j de pétrole.

 

Charbon

Plus de 250 centrales à charbon ont été mises hors services aux USA. Au niveau mondial, la construction de nouvelles centrales à charbon a diminué de 62% et 85% dans la livraison de permis en Chine selon CoalSwarm, Sierra Club et Greenpeace.

De son côté, la Chine a cessé d’importer du charbon de la Corée du Nord.

Russie

L’augmentation de la production de pétrole de schiste américain agasse les Russes. Alors que les pays producteurs font des efforts pour réduire l’offre, les américains arrivent avec leurs grands pieds et en profitent pour remonter leur production et dévorer des parts de marché.

Le ministre russe de l’Energie, Alexander Novak, prévoit que Mouscou va respecter la réduction de production de 300’000 barils/jour d’ici à la fin avril. Il aura fallu 6 mois aux russes pour respecter leur engagement. Cette manière de trainer les pieds irrite l’Arabie Saoudite.

Il y a fort longtemps, l’entreprise pétrolière nationale du Venezuela, PDVS, avait acheté l’américain Citgo. En échange d’un prêt de 1,5 milliard $ au Russe Rosneft, PDVS avait mis en caution ses actions dans Citgo. Aujourd’hui comme le prêt n’a pas été remboursé, Rosneft demande que les actions lui soient livrées.

Le réchauffement du permafrost dans la région de l’Ile de Bely, Sibérie, a créé plus de 7’000 poches de méthane dans les sols. Le risque d’explosion est réel alors que dans le meilleur des cas, ce méthane se dissipera dans l’atmosphère et alimentera l’effet de serre.

Le forage le plus profond au monde se trouve à Sakhalin dans l’Est de la Russie. Le puits Z-44 Chayvo puise à 13’500 m sous le sol.

 

Le Centre du Monde

ExxonMobil va devoir donner à l’avocat général de New York, la correspondance de ses dirigeants au sujet du réchauffement climatique. Depuis 1980, Exxon connaissait l’impact du pétrole et du gaz sur ce sujet. Pour continuer à vendre son or noir sans entrave, la major pétrolière a monté une stratégie de dénigrement du réchauffement climatique en empruntant les méthodes de l’industrie du tabac. Sans l’intervention de Donald Trump, on voit mal comment Exxon va pouvoir s’en sortir.

D’ici à 10 ans, il sera peut-être possible d’effectuer un vol commercial entre Paris et Londres à bord d’un avion complètement électrique. C’est du moins ce que Wright Electric souhaite.
Le Wright One, en développement, pourrait être le premier avion électrique à transporter 150 passagers sur des vols de courte distance, 480 km au maximum. A première vue, l’entreprise ne va pas utiliser les batteries du Samsung S7 et 10 ans semble ambitieux!

L’Etat de Californie désire instaurer de nouvelles normes anti-pollution pour les voitures et les camions. La mesure pourrait être anodine si elle n’entrait pas en frontal avec la stratégie de Trump. Au contraire, Donald envisage de libérer le secteur automobile de ces basses contingences climatiques.

Le Président Trump a donné son accord pour la construction du pipeline Keystone XL afin de transférer le pétrole des sables bitumineux canadiens aux USA. TransCanada, le constructeur canadien du pipeline, a retiré sa plainte en dédommagement de 16 milliards $ demandé aux tribunaux américains contre Washington.

La Maison Blanche a signé le «Décret sur l’indépendance énergétique» qui contribuera à s’assurer que l’énergie soit «abordable et propre» afin de «favoriser la croissance économique et les créations d’emplois». En plus du gaz et pétrole de schiste, Donald Trump désire relancer l’exploitation du «magnifique charbon propre». «De nombreux mineurs vont retrouver du travail». Comme les USA n’importent pas de charbon, la création d’emplois risque de se limiter à un Tweet sans lendemain. Il reste 65’971 mineurs de charbon en 2015, contre 87’755 en 2008. La chute d’utilisation du charbon n’est pas due aux restrictions environnementales, mais à la concurrence du gaz et des énergies renouvelables meilleur marché.

De son côté ExxonMobil demande au Président Trump de ne pas sortir les USA de l’accord de Paris. Exxon voit la possibilité de vendre du gaz pour remplacer le charbon et comme ExxonMobil est implantée dans une grande partie du monde, elle craint de subir les foudres de certains pays si les USA sortent de la COP22.

Les USA possèdent un réseau électrique presque aussi vieux que son Président. Il faudrait 4’800 milliards $ pour le convertir à la nouvelle génération de production électrique (le réseau, pas Trump).

Les eaux du Golf du Mexique sont anormalement chaudes avec une moyenne de 23 degrés durant cet hiver. La saison des tornades pourrait être sulfureuse et rappeler à Donald que le réchauffement climatique est d’une actualité brulante.

La production américaine était de 8,9 millions b/j en 2016 (9,4 en 2015). Le 40% de la consommation américaine est utilisée pour les voitures et camions.

Entre 1990 et 2007, l’utilisation de robots dans l’industrie a fait perdre 670’000 emplois aux USA selon le MIT et l’Université de Boston.

Intelligence artificielle. Fondation Artanim

 

Arabie Saoudite

La production du pays est repassée sur la barre des 10 millions b/j en février alors que Ryad prône une réduction au niveau mondial. C’est ce détail que les traders n’ont pas aimé. Ils ont expédié le baril sous les 50$ à New York durant le mois.

Le regain de production de l’Arabie est-il un message à l’attention des investisseurs dans le schiste américains ou pour les autres membres de l’OPEP qui ne respectent pas les diminutions imposées.

Le Roi Salman s’est accordé une virée en Asie, notamment en Malaisie, Japon, Indonésie pour tenter de diversifier l’industrie de son pays qui se résume aux trois mots: pétrole, pétrole, pétrole. C’est ballot, mais lors de sa visite en Chine, il n’a pas trouvé mieux que signer un accord avec Pékin pour l’extraction de… pétrole et une usine pétrochimique! Sortir du pétrole en investissant dans le pétrole, ça ne va pas le faire.

L’Arabie Saoudite devrait atteindre son peak oil en 2028. Comme de plus en plus d’or noir est consommé à l’intérieur du pays cela réduit d’autant les capacités financières de Ryad.

Comme le Yemen, la Syrie et l’Iran, l’Arabie Saoudite subit de plein fouet le réchauffement climatique. Les températures, supérieures de 4 degrés, aggravent la sécheresse qui détruit les points d’eau et limite la production agricole. La Syrie et le Yemen ont déjà implosé avec les conséquences que l’on connait.

De son côté son bras droit, le Prince bin Salman en a profité pour rencontrer Donald Trump histoire de voir si la relation entre les deux pays pourrait être meilleure que sous l’ère Obama. Ils ont parlé Yemen, Iran et pétrole. Ca va vraiment pas le faire !

Il se murmure que si l’OPEP devait allonger les coupes de production de 6 mois, l’Arabie Saoudite voudrait contraindre l’Iran à participer à l’effort. Ryad est frustré de voir certains marchés partir dans les mains de Téhéran. La prochaine rencontre aura lieu le 25 mai.

Ryad diminue petit à petit ses livraisons pétrolières au marché américain et se recentre sur les marchés asiatiques.

 

Chine

Les petites raffineries chinoises connues sous le nom de « teapots », importent du crude bon marché et exportent l’essence et produits raffinés sur les marchés asiatiques. Les japonais se plaignent que ces teapots noient le marché de produits de basse qualité alors que les raffineurs locaux doivent respecter des normes environnementales plus strictes.

Il n’y aurait pas uniquement les centrales à charbon qui participent à la pollution récurrente des grandes villes chinoises. Le réchauffement climatique influence les conditions atmosphériques en Sibérie et limite les vents qui poussent au large la pollution. Le premier ministre Li Keqiang a créé un fond spécial pour découvrir les raisons du smog qui envahit le nord de la Chine. Pékin dépensera le montant qu’il faudra pour gagner la guerre contre le smog.

Pour 1 milliard $, Sinopec a acheté 75% des actions de Chevron Afrique du Sud. Dans les bagages de la mariée, 820 stations d’essence et une raffinerie à Cape Town.

Les ventes de voitures Tesla ont atteint 1 milliards $ en 2016 soit 3 fois le chiffre de 2015. Un peu plus de 10’000 voitures ont trouvé un acquéreur. BYD reste toujours le leader sur le marché chinois de la voiture électrique. Lire également Après Trump, Pékin mise sur le Made in China.

Le groupe d’investissement Tencent Holdings a acheté 5% des actions de l’américain Tesla Motors. Avec 2 milliards $, le groupe devient le 5ème plus grand investisseur de Tesla et montre l’appétit des chinois pour les technologies de mobilité électrique.

Dessin Chappatte

Europe

Effectivement, nous abordons le dossier européen en soufflant sur les 60 bougies de l’accord.

 

Angleterre

Le pays a lancé la procédure de séparation de l’Europe. En lisant certains articles sur le Brexit, le pays devrait subir une période de famine, de peste et de choléra dans les années à venir. Pour d’autres, c’est un nouvel eldorado qui s’ouvre.

 

Allemagne

Le producteur électrique E-On a perdu 16 milliards $ en 2016. Le CEO veut réduire la dette de 7 milliards $ en licenciant 1’300 employés et en vendant quelques unités de production. Malin, E-On a déjà viré dans sa nouvelle « entreprise poubelle » Uniper tous ses actifs fossiles notamment les centrales à charbon, nucléaire et à gaz. Ainsi en amortissant fortement tous ses actifs pourris, Uniper n’aura plus qu’à faire faillite et à abandonner ses obligations notamment dans le démantèlement des centrales nucléaires. Pas éthique, mais légal.

De son côté, le bilan épuré d’E-On ne comporte plus que des actifs sains avec la solution aux clients, la production d’énergies renouvelables et les réseaux électriques. On retrouve cette stratégie en Suisse auprès d’Alpiq et d’Axpo, étrangement propriétaires de centrales nucléaires et à charbon !

 

Mer du Nord

Avec des chèques de plusieurs milliards $, Shell, le norvégien Statoil et l’italien Eni SpA ont remporté le droit de construire des fermes d’éolienne off-shore. Les dirigeants des majors pétrolières tentent de s’opposer aux géants éoliens Dong Energy et Vattenfall qui prennent de plus en plus de place dans le marché de l’énergie et représentent une menace grandissante pour leur business.

 

Suisse

Le Salon de l’Auto de Genève s’est terminé avec plus de 690’000 fans qui ont pu admirer la jeunesse des hôtesses. Comme quoi dans cette industrie, c’est toujours la minijupe qui parle au cerveau reptilien et qui déclenche l’acte d’achat.

Contrairement à l’année dernière, (où les constructeurs avaient inondé leurs stands de voitures électriques durant la journée de la presse pour les retirer le soir même) on est retourné aux bons vieux V6. Les constructeurs se plaignent que les gouvernements sont trop stricts et que s’il n’est plus possible de truquer les moteurs, il va être difficile de passer les standards d’émissions de CO2 et de pollution.

Les Suisses vont voter sur leur politique énergétique 2050. Rien de révolutionnaire et toujours pas de solution pour répondre aux changements climatiques ou à la déclaration de Paris. Naturellement on trouve certains politiciens pour reprendre le discours de Trump sur le changement climatique et prédisent peste, choléra et chômage.

Les confédérés jettent en moyenne 300 kg de nourriture par année. Le magasin Migros détruit 800 tonnes de nourriture par année et donne seulement 70 tonnes à des organisations. Le reste est détruit alors que cette chaîne de supermarchés exige une marge de 60% sur ses produits.

 

France

Selon la Répression des fraudes, le constructeur automobile Renault a faussé des tests d’homologation de ses véhicules diesel et essence. “Des stratégies frauduleuses” ont été mises en place depuis plus de 25 ans pour détourner les tests d’homologation de certains moteurs diesel et essence.

54% des français estiment que le changement d’heure a un impact négatif sur leur humeur. Manque de chance, cette année il y a la confluence entre le changement d’horaire et les élections ce qui devrait impacter la bonne ambiance dans le pays. 59% ignorent que l’heure d’été permet de réduire la consommation d’électricité (-440 GWh).

Trump tente de défaire l’Obamacare – dessin Chappatte

Les Amériques

USA – Schiste

Si le baril ne dépasse pas les 50$, la production de schiste va-t-elle pouvoir augmenter dans les années à venir sur le sol Yankee? La grande partie de la diminution des coûts de production a été reportée sur la baisse des salaires, la pression sur les fournisseurs, la location de matériel, le non-respect des normes environnementales. Les améliorations techniques ne représentent qu’une infinie partie de la réduction des coûts.

Les grandes majors entrent dans le jeu du schiste américain. Exxon, Shell et Chevron ont signé pour 10 milliards $ de chèques pour acheter des terrains potentiellement juteux. Attirées par l’immédiateté des gisements contrairement aux 10 années pour les forages en haute mer, elles poussent à la hausse les prix des terrains. On parle déjà d’une bulle dans le Bassin Permien.

La production de schiste dans le Bassin Permien est montée à 2,1 millions b/j en janvier (+200’000 depuis décembre).

Les réserves stratégiques de brut américains s’élèvent à 484 millions de barils de quoi assurer 24 jours de consommation. Du côté du schiste, la production US atteint 4,96 millions b/j.

Le marché du sable est à nouveau en plein boom grâce à la reprise des forages de schiste. En effet, en plus des 50’000 litres de produits chimiques il faut plusieurs tonnes de sable pour tenir les failles ouvertes. Les prix du sable sont en forte hausse ce qui n’arrangent pas les comptables des pétroliers.

 

Canada

Pas de bol pour le premier ministre canadien Justin Trudeau qui joue sur les 2 tableaux : extraction pétrolière et climat. La décision de Trump de réactiver le pipeline Keystone XL entre les sables bitumineux de l’Alberta, Canada, et les USA ravive les contradictions entre les lobby du pétrole et ceux du climat.

En janvier, Justin Trudeau affirmait vouloir «mettre un terme progressivement» à l’exploitation des sables bitumineux et faire cesser la «dépendance» du Canada aux hydrocarbures. Une position qualifiée de schizophrénique.

 

Brésil

Le Brésil est secoué depuis 2014 par une affaire de corruption mis en place autour du groupe pétrolier Petrobras.

Dans l’épisode de ce mois, la liste «La liste de Janot» (nom du procureur) donne les noms de 170 politiciens de tous les bords qui ont bénéficié des largesses financières. Dans cette liste, Rodrigo Janot y adresse à la Cour suprême, compétente pour juger ministres et parlementaires, pas moins de 83 demandes d’ouverture d’enquête pour corruption, blanchiment d’argent et financement occulte de campagnes électorales. Les politiciens brésiliens seraient encore plus turbulents que leurs collègues français ?

 

Venezuela

A force de tout vendre pour payer les dettes, le gouvernement n’a bientôt plus de bijoux de famille à échanger. L’entreprise pétrolière nationale PDVSA a dû donner 10% de ses actions au Russe Rosneft dans Orinoco actif dans le brut extra lourd du pays. Ce brut est tellement lourd qu’il doit être mélangé avec du brut plus léger afin de pouvoir le raffiner.

Le gouvernement a pris le contrôle des boulangeries qui ne vendent pas le pain à un prix dérisoire, soit en dessous du prix de production. Le Venezuela importe la totalité de sa farine.

Le gouvernement entretient 30’000 comités locaux qui distribuent la nourriture à 4,5 millions de familles qui soutiennent le Gouvernement (sur les 6 millions du pays). Ces 4,5 millions de familles reçoivent 9 kg de nourriture par mois sur un total de 300 kg que nécessite une famille de 5 personnes. Cette situation ne va pas pouvoir continuer encore longtemps. Si le pays devrait s’écrouler, la production pétrolière devrait fortement être impactée.

Children interrupt BBC News interview – BBC News

Moyen Orient

Syrie

Les américains ont bombardé la salle des commandes du barrage de Tabqa à un jet de pierre de la ville de Raqqa et dans les mains de l’Etat Islamique. Haut de 60m et de 4 km de long le barrage de l’Euphrate permet d’irriguer les cultures et de produire de l’électricité pour toute la région.

Sans dispositif de contrôle, impossible d’ouvrir les vannes. Le compte à rebours a débuté. En montant, l’eau risque de submerger le barrage voire de le briser sous l’effet de la pression. Les américains pourraient désamorcer cette bombe en apportant des génératrices pour effectuer les opérations de délestage. Un détail : plus d’un million de personnes vivent en contrebas du barrage.

Pour mieux comprendre la guerre de Syrie. Deux événements conjoints ont allumé une partie de l’étincelle: le peak oil et le réchauffement climatique. Le peak oil atteint en 1996 (610’000 b/j) pour 385’000 b/j en 2010, n’a pas permis au gouvernement d’Assad de générer assez de devises pour subventionner les importations de céréales nécessaires après 3 années d’une sécheresse terrible (2007-2010). Et comme entre 2002 et 2008, les ressources en eau avaient diminué de moitié, la faim a lancé le processus actuel. La suite, ce mois-ci dans un prochain article.

 

Iran

Le pays plafonne sa production à 3,8 millions b/j. Difficile de dire s’il s’agit d’un signe envers la diminution de production voulue par l’OPEP ou des raisons techniques

Un nouvel arrangement pourrait avoir lieu entre la Russie et l’Iran dans le but d’échanger du pétrole contre des marchandises, de la nourriture et de l’armement.

 

Irak

Selon le décompte de Air Wars, les attaques aériennes des américains et des occidentaux sur Mossul font plus de victimes que les attaques russes sur Alep. Durant la première semaine de mars entre 250 et 370 civils ont été tués. Officiellement, la coalition quant à elle dénombre 21 civils tués depuis novembre 2016 !

Bagdad a produit 4,57 millions b/j en février et vise les 5 millions d’ici à la fin de l’année. Ce concept n’arrange pas l’OPEP.

 

Egypte

Le pays va ajouter 14’000 MW d’électricité d’ici à 2018. En 2013, le pays produisait 24’000 MW. Les fortes chaleurs durant l’été stressent fortement le système qui n’arrive pas toujours à répondre.

L’Arabie Saoudite a décidé de reprendre ses livraisons de pétrole à l’Egypte. Une brouille entre les deux pays avait interrompu le processus.

Asie

Corée du Sud

Le géant nucléaire coréen TEPKO n’est pas intéressé à acheter à Toshiba, leur succursale nucléaire américaine: Westinghouse. On les comprend car Toshiba a dû amortir une perte de 6,2 milliards $ de Westinghouse et bien malin celui qui connait la profondeur du gouffre.

Le français Areva étant noyé sous les dettes, il ne reste plus que les chinois ou les russes pour racheter à Toshiba leur succursale américaine. Cependant, on peine à imaginer Donald Trump tweeter: «Le nucléaire américain passe dans les mains chinoises. America First».

TEPKO pourrait jouer la montre et racheter le tout pour 1$ symbolique. Mais cela n’arrangera pas les comptes de Toshiba. A suivre d’autant que le nucléaire fait de moins en moins le poids face aux renouvelables.

 

Japon

Tokyo Electric Power Co (TEPCO) a finalement réussi à introduire le robot PMORPH dans l’enceinte du réacteur 1 de Fukushima pour y mesurer les taux de radiation et la température. Lors des précédentes tentatives, tous les autres robots ont été détruits par le niveau des radiations.

L’objectif pour l’entreprise japonaise et d’évaluer la faisabilité de retirer le combustible nucléaire fondu afin de neutraliser le réacteur dans les décennies à venir.

Afrique

Libye

Les milices des différentes fractions (l’armée nationale du gouvernement de Tobruk et les diverses milices islamiques) se battent pour les terminaux pétroliers de Es Sider et Ras Lanuf.
L’Armée nationale du Général Haftar est aidée et soutenue par la Russie. Pour l’instant l’aide russe ne comporte pas un volet intervention militaire alors que le pays produit 700’000 b/j de pétrole.

 

Algérie

Sonatrach va investir 9 milliards $ entre 2017 et 2021 pour l’exploration de gaz. L’entreprise nationale va forer une centaine de puits par an et libérer 50 milliards supplémentaires pour la mise en service.

 

Phrases du mois

Il est temps pour le président de la Commission, Jean-Claude Juncker, de débrancher définitivement la technologie défaillante des semences transgénique OGM et de se concentrer sur la façon dont nous rendons l’agriculture résistante au changement climatique, dont nous sauvons les fermes familiales et dont nous arrêtons la destruction de la nature. Il est temps de passer à autre chose.” Mute Schimpf, chargée de campagne alimentation aux Amis de la Terre Europe

Sur la nouvelle directive de Trump sur le climat et les énergies fossiles
This is not just dangerous; it’s embarrassing to us and our businesses on a global scale to be dismissing opportunities for new technologies, economic growth, and US leadership.” Former EPA Administrator Gina McCarthy.

As an industry, we’re not investing enough for supply growth to keep up with demand growth. Decreased spending, particularly in the resource-rich (but expensive) offshore, may cause supply to plateau or decline as global demand is rising A supply deficit is possible as soon as three years, and within five, when the reductions in capital investments should begin to show up in falling offshore supply. We’re not investing enough to keep the offshore investment pipeline full.
John Hess, CEO Hess oil

Sources: avec Tom Whipple de Resilience.org, FT.com, Thomas Veuillet Investir.ch et toutes les informations récoltées dans différents médias à travers le monde

Energies, Pétrole et Economie: Revue Mondiale Février 2017

Comme le 1er de chaque mois, retrouvez l’inventaire mondial des Energies:
– USA: Tesla pèse 45 milliards $ et enlève le mot: Motors dans son nom
– Russie: Le pays achète du pétrole à l’Iran et la Libye
– Japon: Fukushima explose les taux de radiation de Tchernobyl
– DeepWater Horizon: La marée noire aura coûté 62,2 milliards $ à BP
– Irak: Les attentats se multiplient dans le sud pétrolier
– Canada: Les sables bitumineux à la peine financièrement
– USA: L’industrie solaire US a installé 14,6 gigawatts en 2016, un record.


Tout ça pour ça! Le pétrole est scotché sur le pas de la porte et ne sait pas s’il doit rentrer ou rester dehors. Le baril termine à 55,93$ à Londres (55,23$ janvier) et à New York 54.05$  (52.36$ janvier). Vous noterez que les stations d’essence ne répercutent plus les baisses

Le peak uranium s’invite dans les prix de l’uranium qui passe à la hausse après avoir touché les 18$ en novembre dernier. L’uranium remonte à 24,5$ (23$ janvier).

 

Le Graphique du mois
Découverte et investissements dans les nouveaux gisements pétroliers

Monde

Il n’y a eu que 174 découvertes de gisements de pétrole et de gaz en 2016 (400 en 2013). Un plus bas en 60 ans. Le manque de ressources financières et la difficulté de trouver de nouveaux endroits se cumulent et montrent que nous passons dans une nouvelle ère. Dans les années à venir, il va falloir compter sur le pétrole non-conventionnel pour répondre à la demande.

L’industrie pétrolière mondiale a perdu 441’371 emplois depuis juin 2014.

Le Grantham Institute et l’Imperial College London pense que la chute des prix des voitures électriques et des technologies solaires font peser une menace sur les compagnies pétrolières qui n’anticipent pas ce changement de paradigme prévu vers 2020.

Il y a 10 ans personne n’aurait pensé que les voitures électriques fassent trembler l’industrie pétrolière. General Motors retirait ses 1’117 voitures EV1 pour les détruire alors qu’aujourd’hui la valorisation boursière de Tesla dépasse la majorité des constructeurs automobiles conventionnels.

 

OPEP

Si les membres de l’OPEP suivent à 90% leur quota, l’augmentation de la production Libyenne et des USA coupe toute tentative d’une hausse des prix du baril. Du coup, les prix ont de la peine à prendre l’ascenseur pour le plus grand bien de l’Economie mondiale.

 

Russie

Le Kremelin a réduit sa production de 130’000 b/j par rapport à octobre et respecte les engagements de l’accord avec l’OPEP. En décembre, la Russie avait produit 10.49 millions b/j (no 1 mondial). Avec les coupes de l’Arabie Saoudite, le premier rang de la Russie pourrait durer quelques mois encore.

La Russie achète du pétrole en Iran, Irak (Kurdes), Lybie. Alors que le Kremelin n’a pas besoin de pétrole, il faut voir dans ce geste une intention géopolitique et une augmentation de son pouvoir dans ces régions pétrolières.

L’Economie du pays retrouve la croissance. En fait, pour être plus précis, les revenus du pétrole croissent et comme le pétrole c’est l’Economie, l’Economie croit. Si en 2016, la contraction était de 0,6%, cette année la croissance devrait indiquer : +1,1%.

Moscou se fait de plus en plus draguer par l’administration Trump qui espère diminuer l’entente Chine-Russie gardant en tête que diviser est une façon de régner. Cependant, les stratèges chinois et russes ont l’air mieux équipé et compétent que les oiseaux de la Maison Blanche.

Le gisement de Samotlor, qui produisait 3 millions b/j en 1980, n’atteint que 300’000 b/j aujourd’hui. Les forages sortent 20 fois plus d’eau que de pétrole et à 50$, la rentabilité est limitée.
Du coup, Moscou envisage de couper les taxes d’extractions en deux pour les gisements qui produisent plus d’eau que de pétrole. Cette tactique permettra à Rosneft, l’opérateur de ce gisement, d’extraire les dernières gouttes.

 

Le Nombril du Monde

Donald Trump va augmenter le budget de l’armée de 10% (+54 milliards $) pour cette année. Après Wall Street et le Pétrole, l’Armée rejoint le club des nantis.

Les majors pétrolières ExxonMobil, Chevron et ConocoPhillips ont été forcées d’emprunter pour payer les 21,4 milliards $ de dividendes à leurs actionnaires. Leurs dettes à long terme ont augmenté de 40 à 95 milliards $.
Le bénéfice de ces 3 acteurs a fondu de 80 milliards $ en 2012 à 3,7 milliards $ en 2016. Il reste toujours de quoi offrir des bonus dont 170 millions pour le départ de Rex Tillerson pour le Gouvernement Trump.

En 2016, la balance commerciale entre la Chine et les USA est de 347 milliards $ en faveur de la Chine. Le déficit total de la balance commerciale des américains est de 763 milliards $. Ces chiffres peuvent expliquer la volonté du Président Trump de redresser le déficit commercial US.

Rex Tillerson, encore lui, et Trump, encore lui, ont abrogé la loi de transparence Dood-Frank de 2010 qui interdisait l’utilisation de la corruption par les entreprises pétrolières, gazières et minières américaines à l’étranger. Grâce à ces deux compagnons, les entreprises US vont pouvoir réutiliser les petites enveloppes pour faciliter leur business et cela en toute légalité. Pour en savoir plus, cherchez dans le dictionnaire du Commerce sous “protectionnisme” et “éthique”.

 

Arabie Saoudite

L’Arabie est le pays qui a le plus coupé sa production pour respecter les quotas imposés par l’OPEP. Il faut aussi dire que Ryad avait poussé ses machines à fonds afin d’annoncer une solide baisse. C’est comme manger 3 gâteaux en entrée, forcement qu’il est plus facile de se priver durant le repas principal. L’un dans l’autre, le pays est simplement revenu à sa production normale, il n’y a pas de quoi en faire tout un plat!

Ryad se lance dans le solaire et l’éolien pour générer de l’électricité. L’objectif est de produire 10 gigawatts et d’économiser 13 millions de litres de pétrole par jour.

Ryad annonce qu’une étude indépendante réalisée par une entreprise américaine payée par Ryad dévoile que les réserves pétrolières d’Aramco sont exactement les mêmes que celles reportées par le Gouvernement. L’enseignement majeur de cette étude souligne que l’entreprise qui a réalisé cette étude va pouvoir continuer à travailler pour Aramco.

Pour mémoire, Saoudi Aramco annonce des réserves de 261 milliards de barils alors qu’il y a 30 ans les réserves étaient déjà de 261 milliards de barils. En Arabie Saoudite, le pétrole serait-il renouvelable ?

 

Japon

Les taux de radiations les plus élevés mesurés à Tchernobyl étaient de 300 sieverts par heure histoire de tuer un homme en 60 minutes.

Ce mois à Fukushima, les radiations ont été mesurées à 530 sieverts dans le Réacteur no 2. Une dose de 20 minutes vous sera mortelle et les parties électroniques d’un robot grilleront en 2 heures.

Cette situation est d’autant plus préoccupante que le combustible nucléaire du Réacteur 3, à base de plutonium, est encore plus redoutable.

A ce jour, comme les hommes et robots n’ont pas réussi à s’approcher à proximité du Réacteur 3 et du Réacteur 1, il est impossible de connaître l’étendu des dégâts et surtout où se trouve l’uranium fondu.

Les coûts pour neutraliser les 3 réacteurs sont estimés à 170 milliards $ à la charge des contribuables japonais et les solutions techniques n’existent encore pas.

Dessin Chappatte

Europe

L’accord commercial entre l’Union européenne et le Canada (CETA) a été ratifié à une large majorité, par le Parlement européen. Il entre en force en attendant que tous les gouvernements le ratifient.

 

Angleterre

Selon Bob Dudley, CEO de BP, la catastrophe de Deepwater Horizon de 2010 aura coûté 62,2 milliards $. Cela n’empêche pas ses dirigeants de retenter l’expérience avec de nouveaux forages dans le Golfe du Mexique. Toujours selon la major British, il faut un baril à 60$ pour redresser ses comptes financiers.

BP va s’engager de manière « incrémentale » dans le pétrole et gaz de schiste aux USA.

La pollution, causée par les voitures diesel et le chauffage à bois, atteint des records dans la capitale Londres.

EDF-Areva ne savent toujours pas si la nouvelle centrale nucléaire de Hinkley Point va pouvoir se réaliser. Les français semblent finalement admettre que l’ampleur des fonds financiers pour construire ce temple pourrait être insurmontable voir déraisonnable.

Toshiba va certainement renoncer à construire une nouvelle centrale nucléaire en Angleterre. Le géant japonais croule sous les 10 milliards $ de dettes creusées par sa filiale nucléaire aux USA. La survie de Toshiba est en jeu.

 

Danemark

Maersk, n’est pas seulement l’un des leader mondial du transport maritime et de container, mais propose également ses services dans le pétrole. Pas de bol pour eux, il s’agit de deux domaines qui se sont fait laminer en 2016. Résultat de la casse: une perte de 1,9 milliard $ après déjà avoir amorti pour plus de 2,7 milliards $ les pertes de sa division pétrole.

 

Suisse

Les grandes entreprises suisses d’électricité ont réussi à cloisonner la production d’énergie solaire et à se réserver les subventions initialement prévues pour les particuliers. Ainsi les installations inférieures à 100 kW ne bénéficieront de plus aucune aide gouvernementale.

Du côté des barrages, les producteurs reçoivent une prime de 0,03 ct kWh ce qui va leur permettre de retourner dans leur léthargie et de consolider leur monopole.

Le parc suisse de véhicules à moteur a progressé de 84’500 unités en 2016 (+1,43%) pour un total de 5,98 million, dont 4,5 millions de voitures de tourisme et 720’400 motos. Les automobilistes ont dépensé 10,1 milliards pour l’essence, dont plus de 4 milliards sont exportés aux pays producteurs de pétrole.

 

France

La course à la Présidentielle française tourne au vaudeville dont les acteurs principaux sont un riche banquier psychopathe et un cleptomane au service de sa famille. En France, une certitude: les 5 prochaines années seront très longues.

Le gouvernement va supporter le solaire à hauteur de 9 milliards € et l’hydraulique avec 530 millions € durant les 20 prochaines années. On a de quoi être étonné par ces montants ridicules si on les met en relation avec les besoins du pays.

George Clooney durant les Césars sur Donald Trump

Les Amériques

CRU Group pense que 4,4 millions de voitures électriques seront vendues en 2021 en comparaison avec les 1,1 en 2016. Du coup, les prix du Cobalt partent à la hausse. Ce métal est un composant clé pour la fabrication des batteries lithium-ion.

 

USA

Tesla a publié de bons chiffres, les revenus sont en hausse de 88%. Ils ont donné plus de détails sur le modèle 3 à 30’000$ et enlevé le mot “Motors” dans le nom. Le titre Tesla pèse 45 milliards $ en capitalisation boursière. Renault pèse 25 milliards, PSA 15 milliards, Volkswagen 75 milliards, tout comme Daimler/Mercedes et BMW 55 milliards… Porsche 8 milliards et General Motors est à 55 milliards pendant que Ford vaut 50 milliards…
Si vous avez 5 minutes, regardez juste combien de voitures sont produites par Tesla et par le reste…

Philip Anschutz, le milliardaire du sport, va investir 3 milliards $ dans la construction d’une ferme d’éoliennes dans la Wyoming afin de livrer l’électricité en Californie. Il va également investir 3 autres milliards $ pour construire les lignes pour transporter l’électricité.

L’industrie solaire US a installé 14,6 gigawatts en 2016, un record pour le pays. (7,4 en 2015).

L’US Energy and Employment de l’United States Departement of Energy conclue que les énergies renouvelables créent plus d’emplois que les énergies fossiles. Ca ne risque de pas plaire à Donald.

L’évolution des investissements d’ExxonMobil, de Chevron et de ConocoPhillips
2013 = $87.2 milliards
2014 = $85.4 milliards
2015 = $66.0 milliards
2016 = $46.6 milliards

Le Pape François insiste que les peuplades indigènes doivent donner leur accord sur les activités économiques qui pourraient se réaliser sur la terre de leurs ancêtres. Cette remarque entre en frontale avec le souhait de l’équipe Trump de construire un pipeline de 3,8 milliards $, le Dakota Access, sur les terres des Indiens sous le Lake Oahe et la rivière Missouri. Sur ce sujet, les indiens Sioux ont été délogés par les forces de police sur le tracé prévu du pipeline.

Sur le même sujet. Kelcy Warren, le milliardaire qui possède Energy Transfert Partners, estime avoir suivi toutes les règles légales pour construire le pipeline Dakota Access mais qu’il a totalement sous-estimé la puissance des médias sociaux. Ce n’est pas pour le contrarier, mais le plus beau reste à venir.

Schiste
Grâce à Wall Street, l’industrie de schiste est en train de relever la tête. Il en va tout autrement pour les forages offshores qui boivent la tasse. Pour les années à venir, soit le pétrole de schiste tient ses promesses et va pouvoir être capable de maintenir la production mondiale, soit nous allons revisiter les années folles du Rock&Roll.

La production US remonte à 9 millions b/j.

Sur l’année 2016, le Texas a diminué sa production de 10%. En décembre la production a atteint 74,2 millions de barils contre 76,7 en décembre 2015.

Dessin Chappatte

Canada

Les sables bitumineux n’ont plus vraiment la côte avec un baril à 50$. Les investissements proviennent essentiellement des champions locaux comme Suncor Energy Inc.

ConocoPhillips annonce que ses réserves dans les sables bitumineux est passé à 1,2 milliard de barils au lieu de 2,4 comme précédemment annoncé. La réduction vient en grande partie du prix du baril de pétrole.

De son côté, ExxonMobil a historiquement effectué la plus grosse coupe dans l’évaluation de ses réserves de sables bitumineux. Roulement de tambour! -16 milliards $ ou -3,3 milliards de barils. Quel bouillon !

 

Venezuela

Caracas a de la peine à livrer la Chine et la Russie alors qu’ils tiennent à bout de bras le pays dans des échanges cash contre pétrole. La Chine détient 50 milliards et la Russie 5 milliards $ de dettes. Le retard est estimé à 45 tankers et le 1/3 du pétrole sert à repayer les dettes au lieu d’apporter de la nourriture dans le pays. Comme dans la pyramide de Maslow, le pétrole arrive après la nourriture, la probabilité que le peuple se soulève n’est pas nulle.

Puisque que l’on parle miam: 75% des vénézuéliens ont perdu en moyenne 10 kg durant la dernière année alors que les denrées alimentaires se font de plus en plus rare.

Caracas expédie 70 à 80’000 barils/jour de pétrole à Cuba en échange de docteurs et de services médicaux.

Moyen-Orient

Iran

L’ambiance est de plus en plus sympathique entre les faucons américains et Téhéran. L’Iran a proposé aux entreprises américaines de venir exploiter le pétrole, mais les règles US interdits aux américains d’y venir. Trump aimerait renforcer les sanctions, mais l’Europe s’y oppose

Avec le rapprochement Russie-Turquie-Iran-Qatar, l’Europe voit son gaz provenir d’un seul et même block. Ce n’est pas le moment de froisser l’Iran ou la Russie alors que le gaz est en jeu.

Téhéran vend 100’000 barils/jour à la Russie et reçoit la moitié du payement en cash et l’autre partie en nourriture, services et armes militaires.

L’Iran a annoncé la découverte d’un gisement de 15 milliards de barils dont 2 milliards extractibles. Le lieu n’a pas été indiqué, mais stratégiquement cette information peut attirer l’attention des investisseurs étrangers.

L’Iran a doublé ses livraisons pétrolières à la Corée du Sud et pique des parts de marché à de l’Arabie Saoudite.

 

Irak

La bataille de Mossoul n’est pas encore terminée que les parties sont déjà en train d’imaginer le futur. Les Peshmerga Kurdes ont conquis une grande partie du territoire de l’Etat Islamique dont les gisements pétroliers. Ce pétrole pourrait permettre aux Kurdes d’obtenir l’indépendance qu’ils recherchent depuis plus de 100 ans. Pour renforcer son influence dans la région, la Russie a commencé à acheter du crude aux Kurdes.

La baisse de la production irakienne du mois de janvier peut être imputée à la maintenance de plusieurs installations. Tant Bagdad que les Kurdes ont un besoin urgent d’argent et le respect des quotas de l’OPEP risque d’être une préoccupation trop onéreuse.

Bagdad a remonté ses réserves de pétrole de 143 à 153 milliards de barils de pétrole.

Les irakiens aimeraient reconstruire leur flotte de tankers pétroliers détruits durant la guerre de 1991 et construire 12 raffineries. Pour l’instant, l’argent du gouvernement est dirigé vers les forces militaires pour combattre l’Etat Islamique..

Evolution des bénéfices des 3 grandes majors pétrolières américaines

Asie

Chine

En 2016, la consommation de pétrole aurait augmenté de 3% et le PIB de 6,5%. Mathématiquement, ça se tient, d’autant que la Chine effectue un revirement de l’industrie vers les services.

La Chine possède 36 centrales nucléaires en opération, 21 en construction et 7 sont en projet. La Chine a également ratissé presque tout l’uranium qui trainait sur les marchés.

 

Corée du Nord

La nouvelle du mois, à part l’assassinat du demi-frère par le malade qui dirige cet Etat, est l’arrêt de l’importation du charbon nord-coréen par la Chine. Les ventes à Pékin représentaient 30-40% des revenus du pays ce qui va forcément avoir un impact sur le sourire du ministre du budget et le nombre de missiles tirés, pour l’instant, sans tête nucléaire.

En novembre dernier, l’ONU avait plafonné les exportations de la Corée du Nord à 57,5 millions de tonnes.

Afrique

Libye

Le géant Suisse Glencore, qui traite 4,4 millions b/j, pourrait s’occuper du tiers de la production libyenne soit 230’000 b/j sur une production de 700’000 b/j. Conformément aux pratiques de l’entité size à Zoug, (canton presque sans impôts), le montant, contenu dans la petite enveloppe distribuée aux dirigeants libyens, n’a pas été révélé.

La production est remontée à 700’000 b/j et pourrait atteindre 1,2 millions b/j d’ici août. Avant le renversement de Kadhafi par Sarkozi, la production atteignait 1,6 millions b/j. La moitié de ce pétrole est exporté mais le pays n’a toujours pas un gouvernement unique et l’augmentation de la production n’est pas garantie.

La Russie continue de resserrer et retisser ses liens avec la Libye alors que l’Europe patauge et que l’équipe de Trump ne sait toujours pas ou se trouve la Libye sur la carte du monde. Là aussi, Moscou commence à acheter du pétrole à la Libye.

 

Nigeria

Le président, de 74 ans, muhammadu Buhari s’est rendu à Londres le 19 janvier dernier. Ce qui devait être des vacances avec un contrôle de santé, semble être devenu un séjour à l’hôpital. Le vice-président Yemi Osinbajo est en charge du pays.

Le gouvernement est en train de travailler avec les milices pour diminuer le nombre d’attaques des installations pétrolières histoire de faire entrer des devises dans le pays et dans les poches des milices. Quand le pétrole était à 100$, le gouvernement avait instauré un système de corruption afin de déverser des pétrodollars dans les caisses des milices en échange d’une paix sur le pétrole.

Au Nigeria la corruption est endémique et le pétrole y participe activement. Le ministre du Pétrole a annoncé que le pays a perdu 100 milliards $ à cause des attaques des milices et on peut y ajouter les petites enveloppes aux bonnes personnes.

 

Phrases du mois

Scott McKay suggests in The American Spectator, “The hacks covering Trump are as lazy as they are partisan, so feeding them . . . manufactured controversies over [the size of] inaugural crowds is a guaranteed way of keeping them occupied while things of real substance are done.”

Le banquier est conservateur. Il fait toujours faillite de la même façon. Johen Keynes.

«L’industrie du ciment reçoit des allocations gratuites pour émettre du CO2, elle ne paie donc pas pour la pollution qu’elle produit. Bien pire, elle engrange des profits exceptionnels grâce aux trop nombreux permis de polluer qu’elle reçoit», selon l’ONG Carbon Market Watch, qui chiffre ces profits à «plus de 5 milliards d’euros».

Je ne monterai jamais dans une voiture sans chauffeur. J’ai déjà la trouille quand c’est pas moi qui conduit. Thomas Veillet

Fossil fuels may lose 10 percent of market share to PV and EVs within a single decade. This may not sound much but it can be the beginning of the end once demand starts to decline.” Carbon Tracker Initiative

If you can get anywhere near the cost target [$100 per kilowatt-hour of energy storage] then you can change the world. It becomes cost effective to put storage batteries in so many places – this research puts us one step closer to reaching that target.” Michael Aziz, lead researcher in a Harvard battery project and a professor of materials and energy technologies

Sources: avec Tom Whipple de Resilience.org, FT.com, Thomas Veuillet Investir.ch et toutes les informations récoltées dans différents médias à travers le monde

 

Retrouvez la Revue complète sur 2000Watts.org

 

Votation: Economie Suisse et le Moyen-Age

simpsonLes USA et la Chine ont ratifié l’accord de la COP21 de Paris sur le climat ce qui pourrait donner le feu vert à une réduction de CO2 au niveau mondial.

En Europe comme en Suisse, les groupes de pression des grandes entreprises montent aux barricades pour prophétiser une vague de licenciements sans précédent ainsi que la perte de compétitivité des entreprises liées à la décarbonisation.

La Suisse va voter à la fin septembre pour activer cette transition écono-energétique d’ici à 2050 et elle n’échappe pas à la pression de ces lobbies.

Est-ce que les emplois paieront massivement la facture et quel est l’impact des énergies renouvelables sur la productivité et l’innovation?

Surtout ne rien changer
Si l’on se fie au puissant lobby EconomieSuisse, la transition énergétique fait planer une vague de licenciements, de désindustrialisation ou de perte de compétitivité qui menacent la croissance et les entreprises même si en 2050 une grande partie de ces entreprises n’existeront plus.

Les grands groupes industriels,  qui dirigent et financent ces lobby, profitent souvent d’une rente monopolistique qui les pousse à conserver le plus longtemps possible le statu quo et à éviter tout changement dans le microcosme où ils ont établi leur camp. Souvent ces entreprises ont investi d’importants capitaux financiers dans leurs outils de production avec la nécessiter d’être amorti sur des périodes souvent longues. Le statu quo est la situation privilégiée.

Au-delà de cette paralysie recherchée, le capitalisme repose sur une spirale continue de la réduction des coûts et l’innovation a presque toujours permis de relever ce défi. Dans cette course inlassable, deux facteurs sont devenus déterminants: diminuer les coûts de personnel et augmenter l’efficience énergétique.
Emploi : Les robots sont devenus assez intelligents pour devenir des ouvriers
Parmi nombre de facteurs, l’Europe est née sous l’impulsion des multinationales, dont le dessin était d’instaurer une liberté de circulation entre les travailleurs des différents pays afin d’augmenter la concurrence entre les employés et de diminuer leurs salaires. A cet égard, la libre circulation a été une réussite, mais elle pourrait être concurrencée aujourd’hui par l’immigration jugée encore plus rentable. C’est en tout cas le pari de l’Allemagne. La course à la réduction des coûts du capital humain est à ce prix.

Cependant, l’arrivée de robots, plus intelligents que les ouvriers, pourrait être un tournant décisif.
Par exemple, bien qu’un robot soit plus lent à assembler une montre, il travaille sans broncher 24h/24, 7 jours sur 7. L’heureux employeur n’a plus à cotiser au chômage ou aux différentes assurances sociales alors que le leasing de Frs 6’000.–/mois de sa nouvelle recrue est fiscalement déductible.

Ces féroces prédateurs ne s’attaquent pas uniquement aux emplois répétitifs ou pénibles. On les retrouve de plus en plus dans les services à haute valeur ajoutée. Les fruits d’une recherche par une armée d’avocats et de juristes arrivent en un mois à des résultats tout aussi pertinents qu’une machine dotée d’intelligence artificielle en l’espace de 24 heures. Ce gain de productivité va devenir la norme et les investissements dans le facteur humain vont être transférés dans des actifs fiscalement déductibles.

Dans le monde, depuis la crise de 2008, plus de 10 millions d’emplois ont déjà été remplacés par des robots et le rythme s’intensifie. Cette révolution va être socialement virulente et ceci indépendamment des mesures climatiques.

 

Efficience Energétique: la deuxième opportunité d’optimalisation des coûts d’une entreprise.
Aux USA, entre 1900 et 1980, l’efficacité énergétique globale (rapport entre le travail physique utile via l’extraction des matériaux et son maximum) a augmenté de 2,3 à 13%. Avec les nouvelles technologies de l’internet des objets, ce chiffre pourrait tendre vers les 40%. Ce chiffre fait office de Graal pour celui qui cherche à rester compétitif.

L’émergence des énergies renouvelables, dont le coût de production marginal est proche de zéro (le soleil, le vent sont gratuits) couplé avec l’internet des objets vont permettre de s’approcher de ce but. Ainsi les PME qui investissent dans la production de renouvelable (capex) se trouvent dans une situation bien plus favorable que les grands groupes statiques. Capable d’alimenter leurs usines avec de l’énergie renouvelable au coût marginal quasi gratuit, elles obtiennent aujourd’hui un avantage qui va devenir la norme d’ici à quelques années.

Aux USA, en 1918 alors que l’électrification des maisons était florissante et acquise, les grandes entreprises américaines de l’époque, freinaient des quatre fers cette nouveauté énergétique. Il aura fallu attendre plusieurs années, pour qu’elles fassent le grand saut avec le succès que l’on connait.

Aujourd’hui, si nous avions écouté la voix des lobbies, il est presque certain que nous n’aurions pas encore accès à l’internet. Il est d’autant plus fascinant et hilarant de découvrir la stratégie de communication d’EconomieSuisse pour la campagne contre la prochaine votation sur l’Economie Verte avec le moto : «ne pas revenir au Moyen-Age».
Le Leadership énergétique va-t-il remplacer celui de la puissance armée?
La matrice Digitalisation/Internet/Energie va bouleverser le marché du travail et la stratégie des entreprises. La Chine l’a bien compris, elle qui se positionne géopolitiquement dans ces domaines. Pour éviter un clash social, Pékin doit impérativement créer des emplois pour ses travailleurs et trouver de nouvelles niches industrielles. Il semble que le gouvernement ait porté son dévolu sur les énergies renouvelables.

En une décennie, la Chine a déjà anéanti l’industrie solaire américain et européen. Grâce à la passivité de Bruxelles et Washington, elle est en passe d’accomplir le même tour de force avec l’éolien. Son annonce de participation à l’accord COP21 de Paris précise un peu plus sa stratégie et son leadership. Aurait-elle l’ambition de devenir le nouveau Moyen-Orient de l’énergie ?

A long terme, la force d’un pays ne sera plus uniquement calculée sur sa puissance militaire, mais également à sa capacité de maîtriser la production d’une énergie propre gratuite, de répondre aux changements climatiques et à intégrer l’internet des objets dans une énergie sans carbone.

Les Suisses vont voter en prenant en compte ou pas l’avenir des prochaines générations. Mais quelque soit le résultat, les robots remplaceront toujours plus de travailleurs et les entreprises qui freinent aujourd’hui des quatre fers l’efficience énergétique, risquent bien à l’avenir de se trouver à l’arrêt pour de bon.

Energies et Economie: Revue Mondiale Juin 2016

Dans cette édition de l’inventaire mondial des Energies, vous trouvez:
– Angleterre: un Brexit surprise
– USA: Elon Musk, Tesla, se rachète Solar City
– Chine-Russie: un nouvel accord pétrolier entre les deux géants
– Arabie Saoudite: 1 million barils/jour pour la climatisation
– USA: La NASA prépare un nouvel avion électrique
– Iran: La barre des 4 millions de barils bientôt atteinte
– Nigeria: Les milices sabordent les installations pétrolières.

 

Léger malaise à cause du Brexit. Après un coup de blues à 47$ durant le mois, il termine à 50.61$ à Londres (48.13$ à la fin mai) et rate d’un rien la barre des 50 à New York 49.88$  (45.92$ fin mai).

L’uranium est comme les yeux d’un labrador devant un os: fixe et ne bouge pas: 27$ en juin  (28.50$ à fin mai 2016).

Monde

Les revenus des membres de l’OPEP ont plongé à 438 milliards $, au plus bas depuis 10 ans. Les revenus de l’OPEP dépassait 1’000 milliards $ dans les bonnes années. Deux constats: A) c’est 500 milliards $ qui restent dans les pays importateurs pour booster leurs économies  B) les producteurs se trouvent avec la moitié de leur budget alors que les Ferrari ont augmentés. C’est forcément moins facile.

A travers le monde, les énergies renouvelables génèrent 8 millions d’emplois.

 

Europe avec l’Angleterre

Allemagne

VW va payer 15 milliards $ aux USA pour avoir trafiqué 500’000 voitures diesel. La compagnie va également devoir investir plusieurs milliards $ dans les énergies vertes pour compenser les excès de pollution de ses moteurs.

Le nouveau PDG pense que les moteurs diesel n’ont plus d’avenir. La marque se lance dans l’électrique avec une 20 de modèles d’ici à quelques années.

Finlande

L’opérateur TVO, qui avait commandé la première centrale nucléaire EPR à Areva, a suspendu ses discussions avec l’ancien géant français. Le réacteur implanté sur l’île d’Olkiluoto, qui a 10 ans de retard et dépasse de 5 milliards € les budgets, devrait produire de l’électricité en 2018 déjà.
Areva-Siemens demande 3,5 milliards € de dédommagements à TVO et TVO 2,6 milliards € à Areva-Siemens.  Pendant ce temps, les finlandais se demandent si cette centrale ne va simplement pas exploser dès sa mise en fonction.

France

La ministre Ségolène Royal avait demandé la fermeture de la Centrale Nucléaire de Fessenheim. EDF refuse d’enclencher la fermeture de la centrale nucléaire de Fessenheim. Le Président et l’équipe dirigeante d’EDF sont-ils intouchables au point où ils peuvent s’opposer frontalement aux souhaits justifiés du gouvernement et de la ministre? Qui gouverne ce pays?

Angleterre

Après avoir prédit la peste, le choléra et la fin du monde en cas de départ de l’Europe, il n’aura pas fallu plus de 4 séances aux banquiers et aux financiers pour faire revenir le Footsie (indice bourse anglaise) exactement à son point de départ:6330 points! Ce qui fait dire aux experts financiers du Barons que les réactions des financiers furent un poil exagérées.

Il est bien trop tôt pour évaluer l’impact économique et énergétique du Brexit et les prévisions actuelles relèvent du charlatanisme. Cependant, il existe un indice. Quand Goldman Sachs donne une direction, il faut partir exactement l’inverse! En se basant sur cette règle, au taux de réussite élevé, le Brexit devrait être positif pour les anglais.

Immédiatement après le résultat, le pétrole a perdu 2,5$ à 47.54$ à Londres. Là, encore une fois le pétrole est remonté en ne laissant aucune trace.

BP va garder son siège reste à Londres.

Durant les 10 prochaines années, l’industrie pétrolière et gazière anglaise devra puiser 26 milliards € dans ses réserves pour retirer de la mer du Nord ses plateformes tombées à l’abandon. Le peak oil atteint en 2000, la production n’a fait que de chuter et la baisse des prix n’a fait que d’achever la bête blessée. D’ici à 2050, 90 milliards € seront nécessaires pour retirer les 470 plateformes, 10’000 km de pipelines, 40’000 cubes de béton qui peuplent la Mer du Nord.

150’000 personnes ont signé une pétition contre la volonté du gouvernement d’autoriser la fracturation de schiste sur le territoire.

Russie

La Chine et la Russie continuent de lier leurs destins énergétiques avec de nouveaux accords pétroliers. La Chine tente de diminuer son implication dans un Moyen-Orient de plus en plus instable alors que le pays a besoin d’importer une quantité croissante d’or noir pour combler la diminution de production de ses puits âgés.

De son côté la Russie, rejetée par l’Europe, se tourne vers Pékin pour financer ses projets énergétiques. Revers de la médaille, Moscou doit offrir des prix assez bas aux chinois, mais un revenu vaut mieux que rien.

Le Nouveau Continent

USA

L’entreprise Local Morors a réalisé une voiture autonome avec une imprimante 3D. Pour la piloter, c’est le logiciel Watson d’IBM qui prend le contrôle d’Olli, c’est son doux nom, dans les rues de Washington.

La NASA va copier l’explorateur Bertrand Piccard (le tour du monde en avion solaire Solar Impulse) et produire un avion électrique. La bête va s’appeler X-57 et devrait décoller d’ici à fin 2017.

Apple, vous savez les ordinateurs et les téléphones, et bien, la Pomme va commencer à commercialiser de l’électricité via Apple Energy.

La dernière centrale nucléaire californienne va fermer d’ici à 2025.  Pacific Gas & Electricité, le propriétaire, mise sur une production renouvelable et le stockage pour compenser la fermeture de l’unité inaugurée en 1985.

Elon Musk s’est fait un take over sur lui-même. Tesla, la voiture électrique, rachète Solar City qui produit de l’électricité solaire. C’est une première dans l’entreprenariat américain, un CEO qui fait un take-over sur une autre société qu’il détient à plus de 20%. La star des voitures électriques rachètent Solar-City, la star des systèmes solaires at home. Le deal se fait sur un échange d’actions et valorise Solar-City 34% plus haut que le prix de clôture. Apparemment le conflit d’intérêt ne choque personne. Tesla devient le premier constructeur automobile à détenir la verticalité de la chaîne : production d’électricité et voiture électrique.

Schiste américain
Malgré un retour à 50$ le baril, les producteurs de schiste de l’Oklahoma vont avoir de la peine à activer de nouveaux forages. En cause ? Une nouvelle législation sur les tremblements de terre. D’ailleurs, un tremblement de terre d’une magnitude de 3,7 a secoué la région à la mi-juin. 888 secousses ont été enregistrée en Oklahoma en 2015 une augmentation de 50% par rapport à 2014. L’Etat avait dénombré 34 secousses en 2012.

Canada

Pour la première fois depuis 2009, la production pétrolière du Canada devrait diminuer cette année et passer à 3.82 millions b/j (3,85 millions b/j en 2014.). Les incendies de Fort McMurray qui ont coupé la production de 1 million b/j pendant 1 mois pèse sur cette statistique.

Venezuela

Avec le Nigeria, les deux pays qui sont sur le point de s’écrouler, représentent une menace pour la stabilité de la production pétrolière mondiale.
Alors que le président Maduro s’accroche la situation empire notamment du côté de la nourriture et de la sécurité.

La production pétrolière est inconnue. Le Gouvernement présente une certaine stabilité à 2,3 millions b/j. Mais les coupures d’électricité, les salaires non versés et le pays qui n’arrive pas à payer les importations de pétrole liquide qui permettent de diluer le crude épais vénézuélien et la compagnie nationale pétrolière qui pourrait faire faillite, n’en rajoutez plus. La baisse pourrait dépasser les 500’000 b/j. alors que la situation du pays devient catastrophique.

Asie

Inde

Les indiens ont choisi les réacteurs nucléaires Westinghouse AP1000 de Toshiba pour leurs 6 prochaines centrales. L’annonce a été faite suite à la rencontre du président Obama et le premier ministre indien Narendra Modi. Toshiba a racheté l’américain Westinghouse en 2006 et n’avait encore jamais vendu un réacteur depuis la crise de 2008 et l’accident nucléaire de Fukushima de 2011.

L’inde a besoin d’électricité afin de développer son industrie et le pays. La stratégie nucléaire pourrait entrer en conflit avec le manque chronique d’uranium à travers le monde, surtout que les chinois ont déjà racheté les mines les plus prolixes.

Chine

Toutes les raffineries construites ces dernières années ajoutées au ralentissement économique chinois poussent à un surplus de diesel et d’essence sur les marchés. Les chinois ont même réussi à exporter du diesel en Australie avec les plus hauts standards de qualité. Il est bien loin où les chinois ne produisaient que des produits bas de gamme.

Les problèmes d’eau inondent les journaux chinois. Alors que le pays compte 20% de la population mondiale, il ne possède que le 7% des ressources en eau dont une grande partie est largement polluée par les industries. Cette eau serait considérée comme imbuvable avec les standards occidentaux. 80% de l’eau dans les zones rurales sont impropres à la consommation ou pour une douche et le 50% des rivières sont hors d’usage. Il ne fait pas bon être un poisson en Chine.

Le Gouvernement a instauré une libéralisation du marché de l’électricité qui permet aux utilisateurs de négocier les prix directement avec les producteurs. Au lieu du tarif imposé par Pékin, les prix seront négociés à la tête des clients. Le charbon, bon marché, a encore de l’avenir dans ce contexte.

Moyen Orient

Arabie Saoudite

Pour survivre dans ce pays hostile à l’homme à cause de températures excessives, 1 million de barils/jour sont nécessaires durant les mois d’été pour produire l’électricité nécessaires aux climatiseurs. Riad a brûlé 400’000 barils/jour en mars, 500’000 en mai.

Le gouvernement pense que le surplus de production arrive à terme et que les prix vont remonter. Le nouveau ministre pétrolier du Royaume pense que l’Arabie rejouera le rôle de régulateur des marchés une fois que le pétrole retournera à 100$.

Iran

Bel exploit de l’Iran qui a réussi à produire 3,6 millions b/j en mai et se trouve en route pour 4 millions. Téhéran aimerait arriver à 4,8 dans les années à venir, mais il va falloir faire de l’œil aux majors pétrolières étrangères pour investir les fortunes nécessaires à développer les infrastructures. Les Russes et les chinois sont partants. L’Iran a un solide passé hostile envers les compagnies pétrolières étrangères, mais l’appel des $ pourrait assouplir les rancunes des deux côtés.

L’administration Obama aurait approuvé une vente de 80 avions Boeing pour une facture de 17,6 milliards $ alors que les iraniens négociaient 100 Airbus. Mais le Congrès Américain se plaint de voir un accord avec un pays qui supporte le terrorisme à travers le monde. De plus, il n’est pas clair comment Boeing sera payé car les iraniens refusent d’utiliser le $ US et le pays est exclu par les banques américaines. Un échange avec du pétrole pourrait faire l’affaire.

Egypte

Avec la collaboration de BP, la compagnie nationale de gaz tiennent les délais  pour extraire dès 2018 les 300 million de m3 du projet Atoll Phase One.

Afrique

Nigeria

Le groupe Niger Delta Avengers continue de faire exploser les pipelines et infrastructures pétrolières. Comme le Gouvernement n’a plus d’argent pour payer ce joyeux groupe, ils s’amusent à tout faire exploser quitte à mettre à genou le pays. Chantage ou extorsion à vous de choisir mais Elf et Shell ont vu leurs installations endommagées.

L’OPEP pense que le pays produit 1,3 million b/j au lieu des 1,9 million traditionnel. La monnaie locale le Naira fait moins bien que la Livre britannique et a baissé de 30% contre le dollar US. La corruption massive et les revenus pétroliers en chute libre pourraient menacer la production pétrolière du pays qui compte 182 millions d’habitants.

Phrases du mois

La vérité est que les coûts réels de la production pétrolière ont doublé depuis 1990. C’est une très mauvaise nouvelle pour l’économie mondiale. Pour ceux qui pensent que la technologie apporte toujours la réponse, il va falloir y repenser. Le pétrole non conventionnel nous a acheté quelques années de plus mais la surproduction, les dettes et une période prolongée de prix au-dessous des coûts de production a exacerbé de terribles coûts. Les sous-investissements, un secteur pétrolier blessé, une force de travail décimée et les bilans des majors assurent des prix bien plus élevés dans les années à venir.” Art Berman

Sources: avec Tom Whipple de Resilience.org, FT.com, Thomas Veuillet Investir.ch et toutes les informations récoltées dans différents médias à travers le monde.

Pour découvrir la revue complète

Energies et Economie: Revue Mondiale Mai 2016

Dans cette édition de l’inventaire mondial des Energies, vous trouvez:
– Inde: Le pays avale de plus en plus de pétrole
– USA: 14 entreprises font faillites dans le schiste en avril
– USA: 1 million d’installations solaires à travers le pays
– Arabie Saoudite: changement du Ministre du Pétrole
– Brésil: Dilma Roussef éjectée pour couvrir le nouveau président?
– Monde: 383 milliards $ de dettes pour les majors pétrolières
– Nigeria: Le pays est sur le point de s’écrouler.

 

Le pétrole imite la petite bête et il monte, monte, monte!  A New York nous le retrouvons à 45.92$ le baril (45.92$ fin avril) et à Londres 48.13 $ (48.13$ à la fin avril).

L’uranium ne sait pas quoi faire. Le voilà qu’il remonte un peu et passe discrètement à 28.50$  (27.5$ à fin avril 2016).

 

Monde

Selon Graves & Co, 351’000 emplois ont disparu dans le monde pétrolier depuis juin 2014. 152’000 dans l’exploration, 80’000 dans l’extraction et 52’000 dans les forages.

Les 15 plus importantes majors pétrolières européennes et américaines accumulent 383 milliards $ de dettes à la fin mars 2016 (97 milliards $ en mars 2015).

L’Agence américaine de l’Energie  (EIA) ne voit aucune limite à la croissance. Un pareil optimisme fait plaisir à voir! Dans son Energy Outlook 2016, l’EIA prévoit une augmentation de 48% de la consommation énergétique d’ici à 2040 (par rapport à 2012). Le pétrole devrait augmenter de 35%, le gaz de 75%, charbon de 18%, le nucléaire 50% et le renouvelable +50%. L’enthousiasme de l’EIA doit être tempéré par sa capacité à fournir des estimations traditionnellement… erronées.

Dessin Chappatte

Le Vieux Continent

France

Ségolène Royal aimerait interdire les importations de gaz de schiste made in USA  ainsi que le gaz liquéfié qui contient 40% de ce gaz à l’extraction très polluante.

Le gouvernement a proposé de payer 100 millions d’euros de dédommagement à EDF pour la fermeture de la plus vieille centrale nucléaire française. EDF crie au scandale et espérait 2-3 milliards €. Le chiffre final se trouvera quelque part entre les 2. Paradoxalement, l’Etat français possède 85% d’EDF ! Donc l’Etat se versera de l’argent pour appliquer sa décision.

 

Suisse

L’assemblée de la Banque Nationale Suisse a été chahutée. La questions des investissements douteux dans le gaz de schiste, le charbon et le pétrole américain a été abordé par des actionnaires.

Démocratiquement, le président de la BNS, Jean Studer, a balayé de la main l’interpellation sans même y répondre, c’est dire si le sujet fâche! Même les Cantons Suisses, actionnaires majoritaires, n’ont pas bronché alors que plusieurs centaines de millions de francs ont été perdus dans l’aventure.

 

Angleterre

Le géant français EDF hésite toujours à investir 25 milliards € pour la construction de 2 centrales nucléaires de type EPR sur le sol anglais. Bien que le ministre Macron ait annoncé son feu vert, les syndicats et le personnel attirent l’attention sur les risques liés à la construction et aux retards possibles.

 

Hollande

Shell va couper 2’200 emplois supplémentaires. L’entreprise a besoin d’un baril à 70$ pour couvrir ses frais d’investissements (capex).

 

Allemagne

Les actions du géant de l’énergie E-on / Uniper ont chuté après que l’entreprise a annoncé qu’elle devra emprunter pour payer le traitement de ses déchets nucléaires. E-on avait provisionné 8 milliards € et devra rajouter 2 milliards supplémentaires. Les 4 grands propriétaires de centrales nucléaires allemands devront contribuer à hauteur de 23,3 milliards € et à un montant inconnu pour démanteler leurs centrales.

 

Le Nouveau Continent

USA

Un million d’installations solaires ont généré 27 GigaWh en 2015 ce qui représente le 1% de la consommation du pays. Cette année 16 GWh devraient être mis en ligne. L’objectif est de grimper à 100 GWh d’ici à 2020. Selon le prochain Président, cet objectif pourrait être ambitieux, ou pas.

Donald Trump a choisi Kevin Kramer afin de l’aider dans sa politique énergétique. Le brave homme du Dakota du Nord est connu pour ses positions contre le réchauffement climatique et un chaud partisan du pétrole et du gaz. Kramer souligne les dangers des investissements étrangers dans les actifs énergétiques américains  ainsi que les réglementations environnementales. Tout un programme !

Le hollandais Shell, l’italien Eni, le norvégien Statoil et l’américain ConocoPhillips ont renoncé à renouveler leurs licences au gouvernement US pour exécuter des forages en Arctique.

Durant les 5 à 10 prochaines années, 15 à 20 centrales nucléaires pourraient fermer aux USA pour cause de rentabilité insuffisante. Le pays en possède une centaine.

Schiste

Selon Haynes and Boone, de Dallas, en avril, 14 compagnies pétrolières ont demandé la protection du chapitre 11 sur les faillites pour des dettes dépassant les 15 milliards $. Elles étaient 7 au mois de mars pour 1,9 milliards $.

Voici une liste des faillites les plus importantes. Si vous avez des actions dans ces entreprises, well:  SandRidge Energy Inc, Swift Energy Co, Samson Resources Corp et American Eagle Energy Corp Co. Penn Virginia, une entreprise vieille de 134. Le producteur pétrolier et gazier et laisse une casserole de 1 milliard $ dans les mains des actionnaires.
Linn Energy part également en faillite avec une dette de 8,3 milliards $ et a trouvé 2,2 milliards $ de refinancement.
Si comme la Banque Nationale Suisse, vous avez parié sur Penn Virginia et Linn Energy, vous aurez fait un carton plein.

Halcon Resources Corp part également en faillite. Total de la perte : 1,8 milliards $.

Pour la route, en voici encore deux:  Pacific Exploration & Production avec 5,3 milliards $ perdus.
Osage Exploration and Development est un petit joueur avec seulement 43 millions de pertes.

Le Texas constate que les forages horizontaux fracturés par des injections de sables, eaux et produits chimiques contaminent l’eau des nappes phréatiques avec une variété de métaux lourds et de produits chimiques dont les quantités évoluent avec le temps.

Canada

Les incendies à Fort MacMurray ont retiré 1 million de barils/jour des sables bitumineux. Le réchauffement climatique (forte température, sécheresse) est le premier suspect pour expliquer cette catastrophe qui a vu l’évacuation de 90’000 personnes. La production pourrait retrouver sa cadence normale durant l’été.

 

Brésil

Dilma Rousseff a été écartée du gouvernement pour une période de 6 mois. La compagnie pétrolière nationale Petrobras se débat toujours dans une situation économique non prévue lors du choix de Rio aux Jeux Olympiques.

Le nouveau Président Temer pourrait avoir renversé Dilma afin de se protéger et de protéger son parti des problèmes de corruption avec l’entreprise pétrolière nationale PetroBras. Déjà deux ministres ont dû démissionner de son gouvernement dont le Ministre de la Corruption!

Venezuela

Le pays est sur la voie de l’effondrement et il est difficile d’envisager le maintien de la production pétrolière qui représente la quasi-totalité de son budget.

Asie

Chine

Par semaine, 83 supertankers contenants 166 millions de barils de pétrole entrent dans le pays. Cette quantité semble dépasser les besoins de la Chine et sert à remplir ses réserves stratégiques.

Pékin a de la peine à passer du gaz au charbon car le gaz coûte 3 fois plus que le charbon. Les problèmes de pollution pourraient persister.

 

Inde

L’Inde est la nouvelle Chine. Les ventes de pétrole ont augmenté de 10% en avril (en comparaison avec avril 2015). La demande de carburant a augmenté de 11% durant les 12 derniers mois.

L’Inde est sur le point de ravir au Japon la 3ème place sur le podium des plus grands importateurs de pétrole derrière les USA et la Chine avec 4,39 millions b/j.

Record de chaleur battu en Inde : 51 degrés à l’ombre. Et nous ne sommes pas encore en été.

https://youtu.be/c1JEJpWhbU4
51 degrés en Inde, le goudron fond

Moyen Orient

Arabie Saoudite

Ministre du pétrole depuis 20 ans, Ali al-Naimi a été remplacé par Khalid al Falih le CEO de l’entreprise pétrolière nationale Saudi Aramco.

Les nouvelles constructions sont en baisse de 50% dans le pays et provoquent le chômage de milliers d’employés étrangers. Pendant que le fils du Roi le Prince Mohammed, 30 ans, prend de plus en plus de place au sein du gouvernement, certains membres de la famille royale se posent des questions.

Comme les iraniens, les saoudiens font également face à l’augmentation des températures qui nécessite de plus en plus de pétrole pour pouvoir survivre durant l’été.

 

Emirats Arabes Unis

Un nouveau record va être battu à Dubaï ou une offre à 2,99$ le kWh solaire a été gagnée -15% par rapport à l’ancien record détenu par Mexico. L’installation est gigantesque avec 800 MW, mais à ce prix là, il doit y avoir pas mal de bidouillages financiers.

 

Iran

Les iraniens sont en train d’exploser les compteurs. Les exportations de pétrole pour mai atteindraient 2,1 millions b/j (+60% 1,3 million b/j en mai 2015). Les ventes pour l’Europe représentent 400’000 b/j ce qui représente la moitié des livraisons d’avant les sanctions. La rapide augmentation des exportations montre que Téhéran a trouvé des tankers qui veulent bien prendre son pétrole.

 

Irak

La production pétrolière de Basra, Sud du pays, reste constante à 3,3 millions b/j. et à 4,5 millions nb/j pour tout le pays.

L’optimiste ministre du pétrole espère augmenter la production à 6 millions b/j d’ici à 3 ans. Les coupures électriques et les conditions politiques du pays pourraient en décider autrement. Les habitants de Basra demandent de l’eau, de l’électricité et du travail. Ils ont été dispersés par les forces de sécurité en faisant des morts.

 

Koweit

Le pays planifie des investissements de 42 milliards $ d’ici à 2022 pour augmenter sa production pétrolière, améliorer ses raffineries et explorer des projets de carburants propres. Le tout est certainement pour répondre à la COP21 de Paris.

Le deuxième Etat le plus riche du Moyen-Orient répond à sa manière à la crise pétrolière en injectant du cash dans l’économie ce qui réjouirait l’économiste Keynes. Le premier ministre Anas Al-Saleh poursuit la stratégie inverse de l’Arabie Saoudite.

Afrique

Libye

Le pays fait des progrès dans l’exportation de pétrole. La National Oil Company peut utiliser le port de al-Hariga et espère ouvrir le port de Ras Lanuf et Es Sider. Les exportations pourraient passer de 100’000 à 300’000 b/j.

 

Nigeria

Avec le Venezuela, le Nigeria fait figure d’épouvantail parmi les pays producteur de pétrole de l’OPEP et leurs productions pourraient s’écrouler.

Les attaques du groupe Niger Delta Avengers contre les installations pétrolières sont devenues quotidiennes. L’objectif est de stopper la production pétrolière dans le pays qui touchait les 1,6 million b/j. Les barges en haute mer, qui représentent le 50% de l’exploitation, ne sont pas touchées.

Les pénuries d’essence continuent et l’Etat doit importer la quasi-totalité de sa consommation, ce qui est paradoxal pour le plus grand producteur de pétrole d’Afrique.

 

Phrases du mois

Il est clair que les véhicules électriques sont le futur. Une transition du pétrole est une évolution naturelle et c’est notre objectif de l’encourager le plus rapidement possible” Simon Bridges, New Zealand’s Energy and Transport Minister

Bruce Zagaris, Berliner, Corcoran & Rowe, Washington: “Les comptes financiers offshore américains sont bien plus important que l’imagine les gens. Les USA sont déjà la plus grande place offshore du monde. Ils ont réalisé un excellent travail pour annuler la compétition des banques suisses.”

Sources: avec Tom Whipple de Resilience.org, FT.com, Thomas Veuillet Investir.ch et toutes les informations récoltées dans différents médias à travers le monde. Pour lire la revue complète

 

Energies et Economie: Revue Mondiale Avril 2016

Energies et Economie: Revue Mondiale Avril 2016

Monde_Map_OilDans cette édition de l’inventaire mondial des Energies, vous trouvez:
– Inde: sur les traces énergétiques de la Chine
– USA: Tesla renonce à ses grandes batteries maisons
– Arabie Saoudite: ça devient rock&roll
– Monde: 200 tankers pétroliers bouchonnent les ports
– Venezuela: Après le pétrole, le manque d’électricité menace
– Nigeria: L’armée postée devant les stations d’essences

 

Après l’échec de la conférence de Doha sur le gel de la production de pétrole, le baril est étrangement remonté comme vous avez pu le voir dans votre station d’essence préférée: à New York, 45.92$ le baril (38.32$ mars) et à Londres 48.13 $ (39.26$ à la fin mars).

Pour fêter les 30 ans de Tchernobyl, l’uranium descend les escaliers quarte par quatre:  27.5$  (29.15$ à fin mars 2016).

 

Monde

Il y aurait 200 millions de barils stockés dans 100 à 200 tankers pétroliers qui se trouvent en attente dans les ports du monde entier. Imaginez un bouchon de 75 km de bateaux. Les ports du Moyen Orient sont particulièrement congestionnés par des tankers qui patientent plusieurs semaines avant d’être chargés. L’encombrement est tout aussi important en Chine, mais cette fois pour le déchargement.

La dette mondiale de l’industrie pétrolière se monte à 3’000 milliards $ dont 1’000 milliards $ dans des projets non rentables. Goldman Sachs pense que 2/3 es 400 plus grands projets mondiaux ont besoin d’un baril à 70$ pour être rentable. Si vous ajoutez à l’équation la quantité de CO2 contenue dans ces projets non rentable, est-ce que le jeu en vaut la chandelle? De plus en plus d’investisseurs désinvestissent des énergies fossiles et le charbon semble être la première victime aux USA, en Chine et en Europe.

Un rapport publié par l’AAPG anglais (All-Party Parliamentary Group) pense que le peak oil sera atteint en 2025 et prévoit l’effondrement de l’économie dû à l’épuisement des ressources. A part cette annonce un tantinet dépressif, le rapport a le mérite de pointer du doigt le fait que le risque d’effondrement ne repose pas sur l’épuisement des ressources mais sur le fait qu’il devient de plus en plus onéreux d’extraire des matières premières de moins en moins bonne qualité.

175 pays se sont réunis à New York pour signer l’accord sur le climat. Les 3 premiers mois de 2016 ont été de loin les plus chauds depuis le début des mesures il y a 136 ans.

2016_04_TTIP_Renard

Europe

L’Europe est noyée dans une surproduction de diesel. N’allez pas penser que les constructeurs automobiles ont réussi à concocter des véhicules diesel peu gourmands. Après les Allemandes, c’est au tour de Nissan d’avouer une tricherie lors des contrôles.

Angleterre

Le géant pétrolier BP s’est fait chahuter lors de sa traditionnelle Assemblée Générale annuelle. L’augmentation de salaire de son CEO, Bub Dudley, qui voit son chèque passer de 16,4 à 20 millions $ a été remis en question par les actionnaires alors que l’entreprise a perdu 5,2 milliards $ en 2015. C’est ballot de s’offrir une augmentation de 20% alors que vous devez licencier des milliers d’employés pour diminuer vos coûts. In fine, l’obole est passée.

 

France

L’Etat doit injecter 3 milliards d’euros pour la recapitalisation d’EDF d’ici à février 2017. Pour Areva, l’augmentation de capital est chiffrée à 5 milliards d’euros des français soit 285 € par ménage ou une augmentation de 6,5 centimes € le kWh. Comme cela passe via les impôts, la France peut toujours se targuer d’offrir des factures d’électricité allégées en comparaison européenne.

Paris a vécu son premier Grand Prix de Formule E (voiture électrique). Une formule E consomme au maximum 56 kilowattheures (kWh) en course avec une puissance du moteur limitée à 200 kW. Belle évolution depuis les débuts du championnat.

 

Suisse

La Banque Nationale Suisse a vécu une Assemblée Générale mouvementée. Parmi les questions des actionnaires, les investissements dans le schiste américain ont été soulevés. Pour l’instant, la question est balayée d’un revers de main, mais devant l’impopularité de ces investissements, les Cantons actionnaires vont devoir réagir surtout que la Banque a déjà perdu plusieurs centaines de millions $ et la facture finale pourrait avoisiner le milliard et demi.

GreenPeace lance une pub originale contre les vieilles, très vieilles centrales nucléaires suisses. Un énorme panneau de signalisation a été créé dans un champ à l’approche de l’Aéroport de Zürich.

2016_04_Beznau_GreenpeaceLe plus vieux réacteur nucléaire au monde: 22 km

Russie

La Russie a encore augmenté sa production pétrolière à 10,91 millions b/j en mars. Ce chiffre pourrait marquer le pic de production du pays, mais depuis le temps que je le dis, je commence à vraiment avoir l’air bête! Ils sont vraiment taquins ces russes.

Le rouble a repris des muscles et remonte à 66 roubles pour 1$ (80 il y a quelques mois). L’économie devrait mieux s’en sortir cette année mais les investissements étrangers font défauts et les dépenses en Syrie n’aident pas.

Les efforts de Moscou, pour doubler la capacité du gazoduc Nord Stream qui transporte le gaz de la Mer Baltique en Europe de l’Ouest, rencontrent l’opposition de l’Europe qui aimerait diminuer sa dépendance envers la Russie.

 

Hollande

Ben van Beurden, CEO de Royal Dutch Shell, a perçu 24,2 millions € en 2014 et seulement 5,6 en 2015 car l’entreprise est à la peine.

ExxonMobil et Royal Dutch Shell ont dépensé 115 millions $ par an pour obstruer les politiques de changement climatique selon Influence Map

2016_04_Depense_Lobby_ClimatPour voir le graphique

Les Amériques

USA

Le lobby pétrole, gaz, pétrole du pétrole ont contribué à hauteur de 5.3 millions $ à la campagne d’Hillary Clinton. Sur les 57 entreprises, 43 ont donné le montant maximum autorisé par le règlement américain.

Le Département de la Justice américain pourrait empêcher la fusion entre Haliburton et Baker Hughes pour des raisons monopolistiques.

Discrètement, Tesla a retiré de son catalogue sa batterie de stockage d’énergie solaire de 10 kWh pour les particuliers. Trop compliqué ou trop cher? Pas de réponse d’Elon Musk. Par contre la batterie de 7 kWh est sur les rails.

Schiste américain
Alors que les faillites continuent, les entreprises possèdent de nombreux puits forés mais pas encore en exploitation. En faillite, mais sous la protection du Chapter 11 qui protège des créanciers, cela vaut toujours le coup de tenter sa chance et d’exploiter un puits. Avec la quantité d’argent reçu par Wall Street et les grandes banques/fonds comme UBS, Wells Fargo, JP Morgan, Bank of America, BlackRock les entreprises sont assises sur des montagnes d’argent.

Halliburton va couper 6’000 postes.

Schlumberger a déjà sabré 36’000 emplois depuis juin 2014 et ça continue.

 

Canada

PetroChina va débuter l’exploitation de sables bitumineux à MacKay River dans l’Alberta. Le projet avait été lancé quand le baril frisait les 100$. Pour l’instant, l’extraction tourne au minimum pour ne pas trop perdre d’argent surtout que 3,9 milliards $ ont déjà été engloutis.

Le Canada a exporté 3,2 millions b/j aux USA en 2015 (+10%) alors que les USA importent 7,4 millions b/j. Washington est encore assez loin de l’indépendance énergétique.

 

Mexique

Le Gouvernement va injecter 4,2 milliards $ dans son champion pétrolier Pemex afin de payer les retraites des employés. La 8ème majors pétrolière mondiale se trouve dans une situation délicate avec la chute des prix et l’assèchement des gisements qui réduisent ses revenus. Pemex reporte une perte de 32 milliards $ en 2015.

 

Brésil

La présidente Roussef a été priée de regarder les Jeux Olympiques à la maison. Certains annoncent un coup d’Etat et pointent du doigt les USA qui voient d’un bon œil un revirement à droite de l’Amérique Latine. Ce qui est sûr c’est que le Président ad’interim, Michel Temer, possède lui aussi des casseroles via la compagnie pétrolière PetroBras.

Statoil (Norvège), Repsol Sinopec Brasil (Chine) et Petrobras ont réussi leurs forages dans le bassin de Campos. Le consortium pourra extraire 4’000 barils par jour en passant à travers l’épaisse couche de sel des profondeurs de l’Océan. A cette profondeur et à travers le sel qui détruit les instruments de forage, c’est à la fois une prouesse technologique et un gouffre financier.

 

Venezuela

Le pays est financièrement le plus mal en point de tous les pays de l’OPEP. La grande partie des 2,3 millions b/j extraits sont exportés vers la Chine pour rembourser la dette détenue par Pékin.

L’inflation devrait atteindre les 500% en 2016.

Le barrage hydraulique Guri n’a plus que 2 m d’eau au-dessus de ses turbines et les coupures d’électricité pourraient paralyser le pays. Le président Maduro a imposé une coupure de 4h par jour dans 10 des 23 Etats du pays. La surproduction du barrage serait la cause et s’il ne devait plus produire, une grande partie du pays serait concernée. Un pays sans électricité ne peut plus fonctionner normalement pendant bien longtemps.

2016_04_TTIP_MickeyLe traité TransAtlantique TTIP – TAFTA entre les USA et l’Europe

Asie

Chine

Bien qu’en baisse de 4,5%, la production chinoise de charbon s’est élevée à 294 millions de tonnes en mars. Durant le premier trimestre 2016, la Chine a produit 1’355 milliards kWh et 77% à base de charbon.

La Russie est devenue le plus grand fournisseur pétrolier de la Chine avec 1.09 million b/j pour 1.03 pour l’Arabie Saoudite.

Saurez-vous compléter la suite de la série? Le PIB chinois des 7 derniers trimestres selon Pékin : 7,1% ;  7,2% ;  7,0% ; 7,0% ; 6,9% ; 6,8% et 6,7%.

La consommation d’électricité a augmenté de 1,8% durant les 12 derniers mois au lieu de +10% dans lors périodes précédentes.

 

Inde

Niveau consommation d’énergie, l’Inde est la nouvelle Chine. Tous les indicateurs sont à la hausse, y compris ceux de l’économie.

Le pays a importé +6,7% de pétrole en 2015 et consomme 4,05 millions b/j. Les nouvelles voitures économiques et l’électrification sont en train de faire exploser la demande de pétrole dans le pays.

L’Inde aimerait investir 20 milliards $ dans l’industrie énergétique iranienne afin d’importer du pétrole et du gaz avec des conditions favorables. On se réjouit de voir les négociations entre des indiens qui peinent à respecter des accords signés et les iraniens champions de la négociation.

2016_04_dessin-kakIf you want que je reste, il faudrait faire a litte plus d’efforts, my friends
Dessin KAK

Moyen Orient

Iran

Si quelqu’un à une boule de cristal pour découvrir si Téhéran a les capacités d’augmenter sa production à 4 millions b/j d’ici à la fin de l’année. Mais pour l’instant, l’Iran a de la peine à trouver des tankers disponibles. La moitié de sa flotte de 60 tankers est utilisée pour stocker le surplus et les autres trainent dans les files d’attentes dans les différents ports dans l’espoir d’être vidé.

Le PIB de l’Iran devrait augmenter de 4% cette année. Téhéran tente de rapatrier l’argent de ses ventes de pétrole. A cause des sanctions, 6,5 milliards $ sont encore bloqués à l’étranger.

Le problème de l’Iran est de trouver des investisseurs qui désirent prendre le risque d’investir dans les installations pétrolières et gazières surtout que la question d’autoriser des compagnies étrangères à participer au partage des revenus n’est pas encore tranchée au sein du Gouvernement.  Les dernières propositions faites aux majors étrangères sont tellement défavorables que même un labrador refuserait de ronger cet os.

Arabie Saoudite

La débâcle de la conférence de Doha reposerait sur les épaules du Roi Salman d’Arabie Saoudite. Avant la conférence, les ministres du pétrole de la Russie et de l’Arabie Saoudite avaient trouvé un accord. Pas de bol, le Roi et son Prince de fils auraient mis leur véto et demandé que l’Iran gèle également la production.

Un « Plan National de Transformation » a été mis au point pour diminuer la dépendance du pays face au pétrole avec la mise sur pieds d’un fonds de 2’000 milliards $ et la création d’emplois autre que dans l’or noir.

La famille Royale espère augmenter les revenus non pétrolier à 100 milliards $ d’ici à 2020. Pour atteindre cet objectif, la vente de 5% de Saudi Aramco, l’entreprise pétrolière nationale, est sur le tapis.

Pour y arriver, le pays commence par affronter les vents contraires. Pour l’instant, les prix du baril ne permettent pas à Ryad de réaliser ce matelas. La diminution des subsides généreusement versés aux citoyens et l’augmentation des taxes ne vont pas renforcer la côte d’amour du nouveau roi.

Son Prince de fils pense que le pays est capable d’augmenter la production pétrolière de 10 millions b/j à 11,5 immédiatement et à 12,5 dans les 6 mois. Info ou Intox?

Les USA menacent de publier les 28 pages de rapport sur l’implication du gouvernement d’Arabie Saoudite dans les attentats du 11 septembre. Si Washington le fait, l’ambiance va être chaude surtout que les Saoudiens menacent de retirer leurs pétrodollars investis dans la dette américaine. Heureusement que Trump va régler tout ça.

 

Irak

Les efforts pour créer un nouveau cabinet dans le gouvernement se poursuit surtout que la corruption de 20 officiels via la Northern Oil Company n’arrange pas les affaires. La corruption est le plus grand frein à la création d’un nouveau gouvernement pendant que le puissant chef religieux Muqtada Sadr s’impatiente.

Les revenus pétroliers de l’Etat Islamique semblent diminuer.

Dans le Sud pétrolifère du pays, les esprits s’échauffent. Le Sud montre une envie certaine de garder ses revenus pétroliers et d’arrêter de financer le gouvernement de Badgad. Une division du pays en plusieurs parties revient dans les agendas.

 

Lybie

Les américains et les Européens ne laisseront pas tomber la Lybie. Il y a trop de pétrole en jeu. L’Etat Islamique a rencontré quelques victoires dans le pays mais l’opposition n’est pas féroce. Les opérations ont également touché les infrastructures pétrolières dont le port de Brega. Ca c’est plus agaçant.

Pour simplifier la donne, un 3ème gouvernement s’est déclaré Gouvernement officiel. La Libya National Oil Company semble être sous le contrôle de ce nouveau gouvernement, mais c’est la Banque National qui collecte les revenus pour les distribuer aux 3 différents gouvernements. Pas facile à expliquer et encore moins à vivre.

 

Afrique

Nigéria

La police et les soldats ont été déployés aux stations d’essence pour maintenir l’ordre car les carburants se font de plus en plus rares alors que le pays est le plus grand producteur pétrolier africain.

Cette pénurie a doublé les prix dans le pays le plus peuplé de l’Afrique. La pénurie de diesel impact encore plus le pays car une grande partie de l’électricité est générée avec du diesel.

 

Phrases du mois

Le ministre du pétrole saoudien Ali Al-Naimi suggère à l’industrie mondiale “d’enlever sa « Dark Side » (face sombre) et de montrer une image de bien «force of good». Comme industrie, nous devrions célébrer ce fait et mieux expliquer l’importance de cette ressource précieuse.

L’incursion de la banque américaine Wells Fargo dans le schiste montre combien Wall Street a mal évalué les risques cachés d’un type de production pétrolier ésotérique et financé en pensant qu’il était imparable.   Asjylyn Loder, Bloomber News, pétrole de schiste

Sources: avec Tom Whipple de Resilience.org, FT.com, Thomas Veuillet Investir.ch et toutes les informations récoltées dans différents médias à travers le monde

 

Revue Mondiale des Energies: Mars 2016

Comme chaque 1er du mois, retrouvez la revue mondiale des Energies & Economies

Monde_Map_Oil– USA: 1 million de maisons solaires
– Arabie-Russie: 50% d’augmentation du baril sur une rumeur
– Angleterre: EDF ne trouve pas le financement nucléaire
– Suisse-France: Malaise sur l’énergie hydraulique
– Inde: Boom de la consommation pétrolière
– Brésil: Dilma, Lula et PetroBras. La prochaine révolution
– Japon: Le sol de Fukushima gelé pour éviter la contamination
– Monde: 500 milliards $ d’investissements pétroliers coupés

 

A la Bourse

Le pétrole est remonté comme un bouchon de liège dans un verre d’eau grâce à une rumeur lancée par l’OPEP et la Russie. Après un stage à plus de 40$, il termine le mois à New York, 38.32$ le baril (32,78$ fin février) et à Londres 39.26$ (35,10$ à fin février).

Plus personne ne veut de l’uranium. Il plonge à 29.15$  (33,50$ à fin février 2016).

Prix du charbon : de 200$ la tonne en 2008, le charbon se vend à 40$ /tonne en ce moment.

 

Monde

Les prix du baril ont remonté grâce à une stratégie de communication orchestrée par L’OPEP et la Russie. Le concept repose sur une réunion providentielle au Qatar le 17 avril dont le but serait de s’accorder un gel de la production pétrolière! Tant Moscou que Ryad n’ont pas l’intention de baisser leur production mais n’ont également pas les moyens techniques de l’augmenter.
Commerzbank enfonce le clou et pense que cette réunion est une farce. Farce ou pas, ça marche!!! Au bonheur des pays exportateurs, les prix ont augmenté de 50% depuis cette annonce.

 

Peak oil

Wood Mackenzie annonce que 500 milliards $ (au lieu de 400) d’investissements pétroliers ont été coupés pour 2016 alors que la demande mondiale va augmenter d’un million barils/jour (b/j).  L’IEA s’inquiète car si les investissements ne vont pas s’accroître en 2017 et 2018, l’offre ne pourra plus suivre la demande.

En 2016, les nouveaux gisements (3 millions baril/jour) n’arriveront pas à compenser l’assèchement des anciens (3,3 millions b/j) selon Rystad Energy. En 2017, la différence devrait s’élever à 1,2 million b/j .

C’est la première fois depuis 1986 que les compagnies pétrolières voient leurs investissements diminuer 2 années consécutivement.

USA

Le nombre de forages est passé de 1’069 il y a 12 mois à 372 à fin mars (-150 depuis janvier).

Le fonds financier de la famille Rockefeller va sortir «le plus rapidement possible» de ses investissements dans le pétrole et notamment d’Exxon Mobil Corp. Le fond pense qu’Exxon a trahi le publique sur le réchauffement climatique. La justice de New-York est justement en train d’enquêter sur les agissement d’Exxon dans ce domaine. Plus tôt dans l’année, c’est le géant Peabody qui avait plié sous la justice américaine et Exxon se trouve à son tour sur le grill.

Un million de maisons américaines ont des panneaux solaires photovoltaïques sur leur toit ce qui satisfait la consommation électrique de 780’000 ménages. Le manque à gagner pour les producteurs d’électricité est estimé à 2 milliards $.

La consommation US d’électricité a atteint 3,72 milliards kWh en 2015 (-1.1%). La diminution provient de la baisse de la demande des industries et la stagnation des ménages.

Pétrole de schiste
Si vous aviez des actions des entreprises Sabine Oil & Gas ou Emerald Oil, pas de bol, ils ont fait faillite. Même punition pour Venoco qui laisse une dette de 1 milliard $ sur le tapis.

Si vous détenez des actions de Matador Resources (MTDR), Carrizo Oil & Gas (CRZO), Laredo (LPI), Oasis Petroleum (OAS) et SM Energy (SM) à l’heure où vous lisez ces lignes, vous devriez tout avoir perdu

Chesapeake a perdu 19,1 milliards $ en 2015, cumule une dette de 10 milliards $ et avec seulement 1 milliard $ en caisse. Il s’approche de la faillite mais ne plie pas. Le géant de schiste a également perdu son ancien CEO décédé dans un accident de voiture.

Peabody Energy Corp (BTU), le plus grand producteur de charbon américain (7’600 employés), s’est mis sous la protection de faillite et suit son ancien rival Arch Coal qui avait également levé les fers l’année dernière. La Banque Nationale Suisse posséde pour 25 millions $ d’actions dans l’entreprise.

Linn Energy, l’un des plus grand producteur d’énergie US, est dans une situation économique critique et pense ne pas pouvoir rembourser ses dettes.

Quel est le point commun entre Emerald Oil, Laredo, Oasis Pétroleum, SM Energy, Linn Energy, Chesapeake ou Peabody (toutes nommées ci-dessus?). La Banque Nationale Suisse a investi dans ces entreprises. Etrange, n’est-ce pas? Je dis ça, mais je ne dis rien!

 

Arabie Saoudite

En toute discrétion, François Hollande a décoré de la Légion d’honneur le prince héritier d’Arabie Saoudite, Mohamed ben Nayef. Ca tombe bien car l’Arabie Saoudite a justement besoin d’armements et pour la France, il est toujours sympa d’avoir un ami qui a du pétrole.

Le pays s’enlise de plus en plus au Yemen où plus de 3’000 civils sont tombés sous les munitions de l’armée d’Arabie Saoudite. Le Yemen est devenu le terrain de bataille entre l’Arabie et l’Iran.

Ryad a coupé 5% de ses dépenses et les coupes touchent tous les secteurs. Comme l’activité économique du pays est financée par le Gouvernement, l’impact devrait se répercuter sur toutes les entreprises.

En février, la production a atteint 10,22 millions b/j ce qui est stable par rapport aux mois précédents. Les mois chauds de l’année arrivent et vont limiter de moitié les exportations du pays.

France

La France a été sommée par la Commission Européenne de départir EDF de ses barrages hydroélectriques et de les soumettre à la concurrence étrangère. EDF pourrait même être écarté de cette vente aux enchères. Les autres pays comme l’Autriche, l’Allemagne ou la Suède ont trouvé une parade pour éviter ce pillage et de garder la gestion de leurs barrages. Pas la France.

De son côté, EDF semble être intéressée par les barrages suisses et comme certains ont été dévalués, notamment par Alpiq (dont EDF est actionnaire), la proie pourrait être intéressante et facile. Est-ce que la Suisse saura préserver son patrimoine?

 

Angleterre

C’est le 11 mai qu’EDF devra annoncer si l’entreprise a finalement trouvé le financement des 25 milliards € pour la construction des deux centrales nucléaires à Hinkley Point d’ici à 2025.

Selon le Financial Times, des ingénieurs d’EDF ont souligné la complexité du complexe nucléaire avec un redesign nécessaire des réacteurs et un retard minimum de 2 ans.

De son côté, les chinois partenaires financiers à hauteur de 30%, demandent qu’EDF soit responsable à hauteur de 80% des coûts additionnels et d’éventuels retards. Dans tout ce pataquès, Pékin voit venir les problèmes et on comprend cette soudaine envie de laisser la patate chaude dans les mains françaises.

Londres a planifié l’arrêt de centrales à charbon en 2025 en vue de l’arrivée en ligne de ses deux centrales nucléaires d’Hinkley Point. On imagine déjà les pénalités de retard.

L’EPR français ressemble furieusement au Concorde : une merveille technologique mais un fiasco commercial.

 

Suisse

Alpiq, l’un des plus grand producteur d’électricité suisse, a une nouvelle fois fortement amorti ses actifs afin de faire ressortir une perte dans ses comptes 2015. Durant les 3 dernières années, l’entreprise a généré plus de 1 milliard € de bénéfice avant amortissement/impôt et à chaque fois la CEO Allemande a fait modifier la comptabilité pour faire ressortir des pertes. Cette tactique interpelle.
L’entreprise chercherait-elle à dévaluer ses barrages en faveur d’EDF ou d’une entreprise suédoise ainsi qu’à se défaire de ses 2 centrales nucléaires fortement déficitaires?

Toujours du côté d’Alpiq, l’entreprise avait monté un plan de communication pour transférer ses centrales nucléaires au Gouvernement Fédéral. Le concept a été publié par la Bazler Zeitung et impliquait des hommes politiques influents comme Yannick Buttet, qui se trouve par hasard dans la commission de l’énergie. Il n’y a pas que le Brésil qui favorise les amis.

 

Allemagne

Vattenfall, le géant suédois, voulait vendre ses mines de charbon allemandes. Greenpeace était en lice pour les acheter dans le but de fermer ces deux mines de lignites. Vattenfall n’avait pas pris au sérieux Greenpeace et avait rejeté l’offre. Pas de bol pour Vattenfall, ils n’ont reçu aucune autre offre jusqu’à ce jour. Le management serait en train de méditer sur le diction: “un tiens vaut mieux que deux tu l’auras” !

 

Russie

Par surprise, Moscou a annoncé son retrait partiel de Syrie. Les 9’000 sorties de son aviation ont permis au gouvernement d’Assad de reprendre le dessus.

La Russie aurait des réserves de 14 milliards de tonnes de pétrole de quoi tenir encore pendant 28 ans. Mais la production semble avoir touché un plateau et Moscou ne possède pas la technologie pour développer ses champs dans l’Arctique même si Gazprom Neft a annoncé le succès du forage dans le champ de Priraziomnoye. La plateforme pourrait produire 10’000 b/j. Cette quantité pour un forage en Arctique est insignifiant face au 10 millions b/j produits à terre.

La situation financière du pays va mieux grâce à l’augmentation de 50% des prix du baril de pétrole. Cependant, tout n’est pas rose.
Quand le baril flirtait avec les 100$, le gouvernement recevait 74$ pour chaque baril vendu; 15$ partait pour l’exploitation et le transport et 11$ pour les entreprises pétrolières.
Aujourd’hui avec un baril à 35-40$, Moscou reçoit env. 17$, les frais de production inchangés de 15$ et un bénéfice de 3$ pour les pétroliers.
Comme la moitié des revenus du pays provient du pétrole, vous comprenez les maux de tête du ministre du budget. Du côté des entreprises, elles ont coupé les frais d’exploration en attendant des jours meilleurs.

 

Brésil

PetroBras, l’entreprise nationale pétrolière annonce une perte de 10,2 milliards $ pour 2015 avec une dette de 130 milliards $. C‘est la Chine qui lui vient en aide via la China Development Bank avec un apport de 12 milliards $ en échange future de pétrole à des conditions favorables. Pour la peine, PetroBras va également licencier 12’000 personnes.

L’affaire Pétrobras secoue de plus en plus fortement le pays. L’ancien Président Lula aurait reçu une propriété privée et la présidente Dilma a tenté de protéger son mentor des enquêtes du juge Sérgio Moro en l’invitant dans le gouvernement. Du coup, le juge Moro a été suspendu de cette affaire après avoir publié les écoutes téléphoniques entre Dilma et Lula.

Dilma Rousseff était à la tête de PetroBras de 2003 à 2010 au moment où la corruption fut la plus forte au sein de l’entreprise. Elle pourrait être destituée et remplacée par Michel Temer. Ce dernier est pressé d’arriver au pouvoir car il serait également sur la liste des bénéficiaires de PetroBras. Un mandat présidentiel le mettrait à l’abri de poursuites.

Il risque d’y avoir une bonne ambiance durant les Jeux Olympiques.

Argentine

Le président Obama a dansé le tango sous les yeux du président argentin Mauricio Macri. Le pays pourrait détenir d’important gisement de schiste et les USA aimeraient leur refiler leur technologie et au demeurant d’importer le précieux liquide.

Hors sujet mais intéressant: 80% de la viande consommée en Argentine vient des USA! et la viande argentine est exportée en Europe. Cause: La viande US est moins chère que la viande d’argentine.

Buenos Aires maintient une politique de prix stables de l’essence à 67$ le baril afin de protéger les automobilistes des variations des cours. Actuellement la différence entre dans les caisses du gouvernement et permet de soutenir financièrement les producteurs pétroliers et notamment ceux de schiste qui ont besoin d’un baril au-dessus de 60$ pour survivre.

 

Iran

Téhéran continue de clamer haut et fort son envie d’augmenter sa production d’un million de barils/j d’ici à la fin de l’année afin d’atteindre son niveau d’avant-sanction de 4 millions b/j.
Mais entre la volonté et les capacités, il y a encore un pas: +187’000 barils en février pour un total de 3,1 millions b/j. Le gouvernement aimerait 900’000 baril de plus d’ici à la fin de l’année.

Les sanctions sont levées, mais peu de business a été activé. L’Iran peine a vendre son pétrole sur les marchés car les banques ont peur de se faire démonter pour une raison futile par la justice américaine. Pour l’instant, la touche “pause” est maintenue.

 

Syrie

Par surprise, la Russie se retire (en partie) de Syrie après avoir réussi à récupérer des villes importantes.

Le pipeline Irak/Kurdistan semble à nouveau en fonction. Pour le moment le pétrole, qui est produit dans la région de Kirkuk, n’utilise pas le pipeline entre les Kurdes et la Turquie. Bagdad privilégierait cette option pour négocier le partage des revenus du pétrole avec avec les kurdes.

Dessin Chappate

Chine

Pékin essaye de faire de son mieux pour convaincre les autres pays que son économie ne va pas s’écraser dans les mois à venir. Depuis début janvier, 100 milliards $ sont sortis du pays malgré les nouvelles réglementations imposées par le gouvernement.

L’industrie de l’acier, consommatrice de charbon, va réduire de 150 millions de tonnes sa production et se séparer de milliers d’employés dont les protestations sont de plus en plus visibles.

 

Japon

La centrale de Fukushima est toujours dans un Etat critique et fête le 5ème anniversaire de son explosion. Explosion il y a également au niveau du nombre de cancers surtout auprès des jeunes.

L’eau de refroidissement stockée dans d’énormes citernes devrait être déversée dans le Pacifique et il faudra encore attendre quelques années pour pénétrer dans les bâtiments des réacteurs 1-2-3. Même les robots ont une durée de vie limitée à l’approche des réacteurs.

TEPCO annonce avoir débuté le gel des terres autours de la Centrale de Fukushima afin de bloquer l’infiltration des eaux souterraines.

TEPCO, l’opérateur de la centrale a avoué avoir menti sur l’état de la situation après le tsunami. Bon tout le monde le savait, mais maintenant c’est officiel.

 

Inde

La demande pétrolière a augmenté de 300’000 b/j soit deux fois plus vite que les années précédentes.

 

Algérie

BP et Statoil pensent diminuer le nombre d’employés à cause d’attaques sur 2 gisements gaziers algériens d’Ain Amenas dans l’Est de l’Algérie le 18 mars. Les infrastructures gazières algériennes sont protégées par l’armée depuis les attaques de 2013 ou 40 employés avaient été tués, mais l’importance stratégie n’échappent pas aux milices islamiques.

Statoil, le géant pétrolier national, a fait face à une explosion dans l’une de ses usines en Algérie. L’unité basée à Salah a été touchée par des munitions explosives tirées à distance.

 

Tanzanie – Ouganda

La construction d’un pipeline va débuter en août de cette année pour un montant de 4 milliards $. Il sera terminé dans 2 ans pour connecter les deux pays en pétrole.

 

Phrases du mois

« Les défauts découverts ne sont pas des fissures, mais éventuellement des salissures ou des variations dans l’épaisseur du matériau par endroits». Andrew Walo Axpo sur les milliers de fissures découverts sur le réacteur de la centrale nucléaire du géant suisse.

Just as I believe you can’t take on Wall Street while taking their money, I don’t believe you can take on climate change effectively while taking money from those who would profit off the destruction of the planet” Bernie Sanders.

 

Sources: avec Tom Whipple de Resilience.org, FT.com, Thomas Veuillet Investir.ch et toutes les informations récoltées dans différents médias à travers le monde. La revue complète