L’OPEP tente de repousser les prix du pétrole vers 70-80$

La réunion des membres de l’OPEP a entériné une diminution de 1% de l’extraction mondiale de pétrole à -1,2 million de barils par jour. L’objectif est de freiner la chute des cours de 87 à 58$ le baril (-33%) des deux derniers mois pour remonter dans une fourchette de 75 à 85$.

Pour le cartel, cette base devrait permettre des rentrées suffisantes de pétrodollars, de soutenir la croissance pour maintenir la demande de pétrole et de freiner les investissements dans les énergies renouvelables. A ce petit jeu, chaque pays défend ses propres intérêts.

Ne serait-il pas le moment d’envisager une transition hors des griffes du pétrole?


 

Depuis 2006, les variations extrêmes du baril déstabilisent autant les producteurs que les pays importateurs de pétrole.

C’est la deuxième fois depuis 2014 que l’OPEP doit intervenir de manière aussi vigoureuse. De 100$, les cours étaient descendus à 40$ en quelques mois. Aujourd’hui, la potion magique est la même: réduire l’offre.

Cette fois, ce sont les décisions à l’emporte-pièce de Donald Trump face à l’Iran qui ont totalement déstabilisé l’industrie pétrolière mondiale. D’un embargo total, Washington a lâché du lest à la dernière minute, en vue des élections de mi-mandat.

Dans les faits, Donald Trump terrasse tous les fondamentaux pour imposer sa vision à très court terme et assurer sa prochaine réélection en 2020.

 

Quel est le juste prix du baril ?

Les USA

Donald Trump souhaite des tarifs pétroliers sous la barre des 50$. Cela permet d’offrir à son électeur, Joe America, un carburant bon marché, ainsi que de stimuler l’activité industrielle et l’économie nationale. Ces trois facteurs pourraient lui accorder un second mandat.

Quant aux monstrueux déficits de l’extraction de pétrole de schiste, les Blackrock, JP Morgan, Wells Fargo, Bank of America, UBS, Credit Suisse, etc. sont passés maître pour exporter les pertes américaines à des institutions financières étrangères comme la Banque la Banque Nationale Suisse ou les fonds de pensions des retraités européens.

Qu’importe que le baril soit à 50$ et que les producteurs de schiste perdent des centaines de milliards $. Tant que leurs managers sont massivement payés et que des milliers d’emplois sont générés aux USA, le «Make the America Great Again» triomphe.

Un baril à 50$ permet également de limiter et de contenir l’implémentation des solutions renouvelables dévastatrices pour les énergies fossiles et pour la doctrine Trump.

 


Avant la réunion de l’OPEP, le président Trump a fait pression sur le cartel
dans le but de ne pas diminuer l’offre

 

Les Pays producteurs

Les pays producteurs privilégient un baril entre 70-90$ afin d’équilibrer leurs budgets. Le train de vie de l’Arabie Saoudite nécessite un baril supérieur à 80$. Plus frugale, la Russie, , peut se contenter d’un baril à 43$. Le surplus n’est que confort et bénéfice.

Le Venezuela, l’Iran, l’Irak, la Libye ou le Nigeria prient pour que la fourchette supérieure devienne la norme tant leurs besoins financiers sont importants.

Un baril à 80$ permet également aux pétroliers de pouvoir investir dans l’exploration pétrolière afin de remplacer les gisements qui s’épuisent. Durant cette dernière décennie, les coûts d’extractions sont passés de 5$ le baril à plus de 70$. L’industrie doit forer de plus en plus profond pour extraire du pétrole de moins en moins riche.

 

Les pays importateurs

Comme les membres de l’OPEP, les gouvernements des pays importateurs bénéficient aussi de la bénédiction du pétrole, via des taxes qui génèrent de substantiels revenus. A cet égard, la décision du cartel est une bonne nouvelle. Le montant optimal du baril raisonne le mieux dans la fourchette 80-90$.

Mais attention, au-dessus de 100$, le pétrole détruit tant la croissance économique que la demande de carburants. Comme le montre la crise de 2008, l’Economie est incapable de supporter un baril à plus de 140$.

 

Sortir du pétrole

La décision de l’OPEP de réduire l’offre implique directement la vie de tous les citoyens de la planète. La volonté du cartel de garder l’hégémonie du pétrole sur les autres énergies est compréhensible. Paradoxalement, on retrouve également cette même volonté au sein des pays importateurs.

Cependant, les variations extrêmes des prix du baril doivent nous inciter à effectuer une transition énergétique et une sortie rapide des produits pétroliers. Ces variations sont les premiers effets du peak oil et elles ne vont que s’amplifier, tout comme les changements du climat.

Une première étape pourrait demander l’interdiction de financement de projets pétroliers par les institutions financières publiques. Durant les deux dernières années, les banques françaises ont investi, à l’étranger, plus de 43 milliards € dans le pétrole.

En Suisse, le président de la Confédération, Alain Berset, a annoncé frs 120 millions de francs d’investissements dans les projets de réduction de CO2, majoritairement à l’étranger. Si au lieu d’utiliser les impôts des citoyens, il avait tout simplement régulé les investissements des fonds de pensions des caisses publiques, de l’UBS, du Crédit Suisse ou de la Banque Nationale Suisse, les bénéfices seraient répercutés sur l’entier du pays et pas uniquement aux USA. Cela aurait éventuellement permis à la BNS d’éviter de perdre des milliards $ dans ses investissements pétroliers au pays de Trump.

Combien de temps encore, la poudre de perlimpinpin va-t-elle résister aux turbulences pétrolières?

 

Energies, Economie Pétrole: Revue Mondiale Novembre 2018

Le 1er de chaque mois, retrouvez un tour du monde des Energies.
– Pétrole: Le baril a perdu plus de 30$ depuis octobre
– France: Les gilets jaunes bousculent le gouvernement
– OPEP: La Russie pourrait se joindre au cartel
– Techno: Un taxi sans chauffeur vient vous chercher
– Australie: Le Premier Ministre se frite avec les écoliers
– Russie: Le pays relie la Turquie et la Chine avec ses gazoducs
– Japon: Les déchets de Fukushima balancé dans le Pacifique
– USA: Le schiste américain bientôt à 7 millions de barils/jour.
– Iran: Le chinois CNPC remplace le français Total


Très grosse grosse gamelle du pétrole. Depuis le début octobre, il a presque perdu 30$. Tout le monde le voyait passer de 87 à 100$. Badaboum, on le retrouve à 59,46$ à Londres (75,91$ fin octobre) et à 50,93$ à New York (66,18$ fin octobre).

L’Uranium se stabilise après de fortes hausses suite à des problèmes d’extraction. Il passe la barre des 28 à 28,4$ (27.60$ fin octobre).

 

Graphique du mois: Impact de la hausse du prix des carburants en France

Planète

En 2017, le taux d’émission de CO2 est reparti à la hausse pour arriver au niveau record de 405 ppm.

Nous n’avons jamais autant consommé de pétrole, de gaz ou de charbon. Sur cette note, la Xème Conférence sur le Climat a débuté en Pologne. Voilà, tout est dit sur cette rencontre. Celle de 2019, prévue au Brésil, a été annulée par le nouveau président Bolsonaro.

Les océans ont emmagasiné 60% de chaleur de plus que les estimations précédentes.

 

OPEP+

La réunion du 6 décembre pourrait déboucher sur un tour de vis de la production. L’Arabie Saoudite et la Russie ont atteint des niveaux record d’extraction pendant que les prix se sont pris les pieds dans le tapis pour baisser de 30$ en quelques semaines.

En parallèle et dans l’ombre, l’accord entre Trump et le Prince Héritier MbS : «je ne dis pas que tu as ordonné le meurtre du journaliste Jamal Khashoggi et tu continues à pomper du pétrole afin de garder les prix bas» apporte de la confusion. Les deux hommes vont se rencontrer à la réunion du G20 à Buenos Aires.

L’idée, qui flotte dans l’air, est de retirer, petit à petit, 1 million barils/jour (b/j) des marchés. Cependant Riyad ne veut pas être seul à faire des efforts.

Moscou pourrait officialiser une alliance avec l’OPEP. Du coup, Moscou et Riyad pourraient prendre les décisions pour l’ensemble du groupe. L’ambiance risque d’être optimale.

Le Département de la Justice Américaine est en train de revisiter les règles anti-trust concernant l’OPEP. Nom de code de l’opération: «No Oil Producing and Exporting Cartels Act». En gros, l’idée est de démanteler l’OPEP.

 

Dessin: l’excellent et talentueux Chappatte

 

Pétrole

La baisse des prix du baril convient au pickup truck de Joe America et aux gilets jaunes. Cependant,  ce nouveau yoyo ne va pas apporter les centaines de milliards $ nécessaires à l’industrie pétrolière afin de garantir l’offre face à la demande d’ici à 2020.

Même si la situation actuelle constate une légère surproduction, la tendance générale pointe vers une pénurie dès 2020.

Les pays qui ont atteint le peak oil : Algérie 2015, Angola 2016, Australie 2000, Azerbaïdjan 2009, Chine 2015, Equateur 2014, Guinée Equatoriale 2005, Indonésie 2016, Mexique 2013, Hollande 1987, Oman 2016. Reste USA, Russie, Arabie Saoudite, Brésil, Libye, Irak, Iran, Venezuela et Canada pour faire durer le rêve.

Une grande partie des nouvelles extractions pétrolières proviennent des champs de schiste aux USA, +7 millions de barils/jour (b/j). Si les promesses du schiste ne seront pas tenues, vaudra mieux passer directement au chapitre ci-dessous.

 

Voitures Electriques

Les capacités des batteries ne cessent d’augmenter. Si les limites du Li-ion semblent approcher, NantEnergy a annoncé la commercialisation de sa air-zinc batterie.

Dès 2020, Kia Motors et Hyundai vont introduire des toits solaires afin d’accroitre l’efficacité de leurs modèles hybrides et électriques.

25 villes concentrent 1,4 millions de voitures électriques sur les 3,1 en circulation. Les villes chinoises sont largement en tête avec 11 villes dans le top 25. La tendance est d’offrir des places spécifiques et des bâtiments pour effectuer les recharges.

 

Charbon

Si l’Europe et les USA réduisent la quantité de centrales à charbon pour la production d’électricité, l’Asie surcompense largement cette baisse avec 2’000 GW en opération ou en construction.

La moyenne d’âge des centrales à charbon européennes et américaines est de 42 ans. En Asie, elle est de 11.

On vit une époque formidable. L’équipe de foot américain d’Alabama
a fait appel à 2 hélicoptères, pendant 2 heures, pour sécher la pelouse avant leur match.

 

 

Dans les pays hit du mois:

USA

La production pétrolière américaine a atteint 11,3 millions b/j en août. En une année, les USA ont ajouté 2 millions b/j.

Le département de l’intérieur américain étudie l’ouverture prochaine de l’Arctique pour l’exploitation pétrolière.

Les bénéfices d’ExxonMobil ont grimpé à 6,24 milliards $ au 3ème trimestre, cependant la production pétrolière a diminué de 3% à 3,8 millions b/j. L’extraction de gaz a diminué de 4%. Durant les 10 derniers trimestres, c’est le 9ème trimestre qui voit la production d’Exxon reculer.

Les citoyens de la Floride ont voté à 68% contre l’exploitation pétrolière et gazière dans les eaux territoriales. De leur côté, les citoyens du Colorado ont refusé à 58% de garder une distance de sécurité de 1’000 m. des écoles, parcs et sources d’eau pour les forages de schiste. Les producteurs ont mis sur la table un budget marketing de 30 millions $ pour obtenir ce résultat.

Waymo, la start-up de Google-Alphabet, a obtenu l’autorisation d’utiliser ses taxis autonomes sans chauffeur. Oui, un taxi qui vient vous chercher et vous conduit à destination sans chauffeur! Le permis est donné pour tester le système dans les villes et sur les autoroutes à une vitesse maximale de 100 km/h.

La production d’énergie par l’éolien et le solaire représente 1,5% de la demande américaine.  La Virginie a exporté 3,71 millions de tonnes de charbon en octobre, +20,2%.

General Motors va fermer 7 usines dont 4 aux USA et se séparer de 14’000 employés. Les modèles les plus vendus restent les pickups truck et les SUVs soit les deux types de véhicules les plus gourmands.

Un mois après le passage de l’ouragan Florence, l’Etat de la Caroline du Nord a décidé de respecter l’accord sur le climat de Paris et de réduire ses émissions de 2005 de 40% d’ici à 2025. 16 autres Etats américains ont déjà rejoint cette alliance. Les villes et les régions ont moins d’inertie que les pays afin de prendre des décisions sur le climat.

Les conditions climatiques comme l’ouragan Harvey, les inondations et les feux de forêts ont généré pour 306 milliards $ de dégâts en 2017. L’ancien record a été battu de 90 milliards. Avec les incendies qui viennent de ravager la Californie, le millésime 2018 devrait être un bon cru.

Le Minnesota pourrait produire 70% de son électricité grâce au soleil et au vent d’ici à 2050. Les investissements seraient identiques à une solution basée sur le gaz. Aujourd’hui l’Etat produit 20% d’éolien et 1% de solaire.

General Motors, le constructeur automobile, élargit sa gamme en proposant un vélo électrique pliable! Bon, la bête n’est pas vraiment sexy, mais c’est déjà bien pour un constructeur auto. La compagnie recherche un nom. Vous pouvez y participer  eBikeBrandChallenge.com histoire qu’ils utilisent votre adresse e-mail pour vous refiler ce vélo une fois en vente.

Arabie Saoudite

Sous pression de Donald Trump, l’Arabie a extrait une quantité record de pétrole à presque 11 millions b/j. Le concept de base voulait que Riyad compense la diminution de pétrole iranien à cause de l’embargo américain.  En cours de route, Trump a changé d’avis et autorisé l’Iran a exporter plus de pétrole que prévu. Aujourd’hui, c’est un double effet Kisscool avec une chute de 30$ du baril.

Riyad pourrait retourner à un niveau normal de production. Cependant, une baisse de production couplée à la baisse des prix du baril pourrait voir les budgets du pays virer au rouge vif.

Selon le FMI, le train de vie de la famille royale nécessite un baril à 88$.

Le Prince héritier Mohammed bin Salman (MbS) est sous les feux des projecteurs suite à sa décision d’éliminer le journaliste Khashoggi. Grâce à la situation géopolitique et à sa puissance financière, il a obtenu les faveurs du président Trump. (voir la parfaite illustration de Chappatte) . Pour redorer son aura, MbS effectue une tournée mondiale pour réaffirmer l’importance du pétrole dans l’économie mondiale. On le retrouvera au G20 en Argentine.

Le ministre du pétrole, Khalid al-Falih, a suggéré de diminuer les extractions de pétrole de 1,4 million b/j. Bon, ça c’était avant que Trump envoie un Tweet et tienne les coudes MbS.

 

Dessin Chappatte

 

Europe

D’ici à 2030, le Parlement Européen a confirmé les objectifs: 32% d’énergie renouvelable et 32,5% d’efficience énergétique.

Les émissions de CO2 de l’aviation ne sont toujours pas comprises dans les calculs.

 

Espagne

Le gouvernement a supprimé la possibilité d’exploiter du pétrole ou du schiste sur son territoire.

Le pays ambitionne d’avoir 100% d’électricité renouvelable d’ici à 2050 et d’abandonner les énergies fossiles. Les émissions de gaz à effet de serre seront réduites de 90%.

Madrid prévoit d’installer 3’000 MW/an d’énergie solaire ou éolienne durant les 10 prochaines années.

 

Russie

La production Russe continue à croitre à 11,5 millions b/j. Moscou pourrait rejoindre l’OPEP+ avec un partenariat qui restera à définir. Est-ce que Vladimir Poutine acceptera de diminuer sa production pour faire regrimper les prix du baril ?

La croissance Russe a atteint 2,5% en novembre. L’agriculture, le gaz et le pétrole, l’industrie et la construction soutiennent cette croissance. Avec la chute du baril, cette tendance sera remise en cause.

Gazprom a cessé ses ventes aux enchères de gaz. Toute la production 2018 est vendue. En septembre, Gazprom avait lancé ce système pour vendre au meilleur prix son gaz à l’Europe.

L’ambiance entre l’Ukraine et la Russie est montée d’un ton grâce à l’accrochage entre navires militaires dans la mer d’Azov. Difficile de dire qui a fait quoi et où mènera cet incident.

 

Turquie

La Turquie et la Russie ont célébré l’inauguration d’une partie du gazoduc Turkstream qui relie les deux pays en traversant la Mer Noire. Le gazoduc permettra de créer un hub énergétique en Turquie et de court-circuiter l’Ukraine pour les livraisons de gaz en Europe. A partir de la fin 2019, 31,1 milliards m3/an pourront y transiter.

La Turquie consomme actuellement 16 milliards m3 et à terme, il n’est pas impossible qu’Ankara aspire l’entier de ce gazoduc, laissant des miettes à l’Europe. La Bulgarie, qui importe 100% de son gaz à la Russie, s’est proposée comme porte d’entrée pour l’Europe.

Le gazoduc Nordstrean II qui contourne l’Ukraine et livre le gaz à l’Allemagne aura à terme une capacité de 55 milliards m3/an et 121 milliards kg de CO2.

L’éolienne O-Wind a gagné le James Dyson Award 2018

 

France

Les gilets jaunes ont pulvérisé toutes les prévisions. Sans aucune stratégie énergétique solide sur le chauffage au fioul, au gaz et la sortie du pétrole, le gouvernement s’est fait tirer, à juste titre, les oreilles par les citoyens.

Le gouvernement a demandé à EDF de réfléchir sur son avenir et d’éventuellement d’embrasser la production d’énergie verte au lieu de résister. Le géant va tenter d’imaginer une transition de ces vieux réacteurs nucléaires. Dans l’air, flotte l’idée de séparer l’entreprise en deux parties comme les allemands E-on et RWE. Une partie polluante et risquée (fossile et nucléaire) l’autre verte.

Les prix du gaz naturel ont augmenté de 2% pour la cuisine et de 6% pour le chauffage. Si on peut se féliciter de l’augmentation de cette énergie fossile destructrice pour le climat notamment pour ses émissions de méthane, il est à souligner que les marges des fournisseurs sont impressionnantes. Elles représentent entre 5 à 8 fois le prix d’achat. Quand un fournisseur achète son gaz entre 1,5 euro le kWh il le revend entre 7 et 10 € aux citoyens. Pour réconforter nos amis français, les marges des fournisseurs suisses sont encore plus confortables.

Le gouvernement a donné son feu vert à l’exploitation de 2 parcs éoliens. C’est le chouchou de la classe, Engie, qui bénéficie de cette bénédiction. Ainsi, 62 éoliennes vont émerger aux îles d’Yeu et de Noirmoutier (Vendée) et l’autre au large du Tréport. Engie devrait produire 1’900 GWh d’électricité par an soit pour  790’000 personnes.

Pour sa part, le projet de Dieppe-le Tréport doit rassembler lui aussi 62 éoliennes. Le parc sera supervisé par…. surprise! Engie! Il produira 2’000 GWh par an, ce qui représente la consommation électrique annuelle d’environ 850 000 personnes, soit environ les deux tiers de la population de la Seine-Maritime.

Le géant du voyage de croisière, l’américain Carnival a été condamné à Marseille pour pollution de l’air. Le capitaine de l’Azura a été condamné à 80’000 € d’amende pour «utilisation, par un navire en mer territoriale, de combustible dont la teneur en soufre est supérieure aux normes autorisées en matière de pollution de l’air».

 

Allemagne

Vattenfall, propriété du gouvernement suédois, propose de transformer ses centrales à charbon allemandes en centrale à gaz. La centrale de Moorburg, ouverte il y a 3 ans pour alimenter Hambourg, est incluse dans ce plan. Cependant, le méthane du gaz naturel n’offre pas une bonne alternative pour le climat.

En décembre 2018, l’Allemagne va annoncer son plan pour sortir entièrement du charbon d’ici à 2030. Le pragmatisme allemand pourrait inspirer la France.

Les ventes de voitures sont en baisse et l’Economie s’est contractée de 0,2% depuis septembre. L’objectif de croissance annuel devrait se situer vers les 1,6% pour 2018.

Volkswagen tente d’éparpiller plus de 200’000 voitures neuves dans différents parking à travers l’Europe. Plus de 80%, sont vendues mais ne sont toujours pas capable de respecter les standards de pollution.

D’ici à 2030, VW annonce vouloir investir 50 milliards $ dans les voitures électriques autonomes. Le géant allemand va collaborer avec l’américain Ford. Est-ce que cela sera suffisant face à la progression des nouveaux constructeurs automobiles chinois ?

 

Angleterre

Des trains à hydrogène pourraient être mis en circulation dans les années à venir. Le mois dernier, l’Allemagne a initié cette tendance. Actuellement, les trains à hydrogène sont plus onéreux à l’utilisation mais nettement moins polluant que les trains diesel. Il ne faudra certainement que quelques années pour les rendre financièrement avantageux.

 

Suisse

La banque Crédit Suisse a de nouveau été pointée du doigt pour ses investissements dans les énergies fossiles très sales comme les sables bitumineux ou le schiste. Des citoyens ont occupé les succursales de Genève, Lausanne et Bâle et ont mimé des matchs de tennis. «On veut informer Federer des investissements de la banque dans les énergies fossiles, et on l’invite à s’en distancier».

Plus de 20 économistes des hautes écoles condamnent les investissements de la Banque Nationale Suisse dans les énergies fossiles. La BNS possède plus de 7 milliards $ d’actions d’entreprises américaines actives dans le charbon, le pétrole ou le gaz. On pourrait argumenter que la rentabilité n’a pas de prix. Même pas! La BNS a déjà perdu plus de 1,5 milliards $ dans ce domaine.

Si on ajoute l’implication soutenue de l’UBS dans le pétrole, c’est tout le système bancaire suisse qui est gangréné par les industries fossiles.

C’est dans la ville de Bienne, que la mini-voiture/vélo en partage Enuu a débuté sa vie. Le véhicule est doté de quatre roues et d’une coque intégrale qui protège le conducteur des intempéries. Il dispose non pas d’un volant mais d’un guidon et pèse moins de 200 kg. Il peut utiliser les pistes cyclables et se garer sur les places vélos. La localisation, l’ouverture de la porte et le démarrage se font avec une connexion internet via un smartphone. Les 10 premières minutes sont gratuites.

Mi-vélo, mi-voiture

 

Moyen Orient

Iran

Le chinois CNPC a remplacé le français Total dans le plus grand champ gazier du monde South Pars 11. Total avait prévu d’investir plus de 5 milliards $ avant de se retirer suite aux menaces de Trump. C’est une mauvaise nouvelle pour l’industrie française. Le président Macron, comme Bruxelles, n’ont pas osé soutenir les entreprises européennes face à Trump. Les chinois ont immédiatement saisi l’occasion.

Pour les 6 prochains mois de l’embargo, les USA ont offert des laisser-passer pour l’exportation de pétrole iranien à l’Inde, la Chine, la Corée du Sud, le Japon, l’Italie, la Grèce, Taïwan et la Turquie.

Ainsi, l’Iran pourrait exporter 1,4 million b/j au lieu des 2,9 millions durant l’été.

La diminution des exportations et la chute des prix vont certainement propulser l’Iran dans une récession économique voulue par Washington. Est-ce que cela sera suffisant pour que Téhéran accepte de renégocier avec Trump? La question reste ouverte.

 

Irak

Bagdad espère pouvoir extraire 5 millions b/j en 2019 et exporter 3,8 millions. L’enthousiaste ministre du pétrole, Thamir Ghadhban, vise une production à 8,5 millions b/j dans les années à venir.

Le ministre pousse également à la création d’une major pétrolière nationale, la Iraqi National Oil Company, afin de gérer l’entier du pétrole du pays. Cette compagnie avait déjà été créée en 1964 mais démantelée par Saddam Hussein en 1987.

Après des mois de sécheresse, le nord et le sud du pays ont été noyés sous des trombes d’eau.

L’Irak va pouvoir encore importer du gaz iranien pendant 45 jours grâce à une permission spéciale des USA. Le gaz est essentiel pour la production électrique du pays et éviter les émeutes.

 

A Dubaï, les Emirats Arabes Unis teste un drone pour la police

 

Asie

Chine

Le russe Gazprom est sur le point de terminer son gazoduc qui relie la Sibérie à la frontière chinoise. Des livraisons annuelles de 38 milliards m3 (85 milliards kg de CO2 et sans compter le méthane) de gaz naturel sont prévues sur une période de 30 ans.

La Chine travaille sur un soleil artificiel afin de récolter l’énergie de la fusion. Elle a réussi une avancée en obtenant 100 millions de degrés Celsius et une génération théorique de 10 MW.

Depuis que la Chine a installé un système d’évaluation de ces citoyens en leur donnant des points, plus de 9 millions de chinois n’ont plus droit à l’accès aux avions, aux trains rapides ou aux transports en commun.

Dans la ville de Zhengzhou, certains robots ont été équipés de caméras à reconnaissance faciale afin de traquer les personnes recherchées. Les robots de  1m60 sont également équipés de tasers pour neutraliser les citoyens. A Tianenmen, Pékin, les tasers sont remplacés par des armes. Ca donne vraiment envie d’y aller.

 

Inde

Les importations de pétrole ont grimpé à 5 millions b/j en octobre.

Les villes indiennes sont parmi les plus polluées du monde. Neuf des dix villes les plus polluées sont indiennes. On estime à 7 millions/an le nombre de décès dû à cette pollution.

Comme la Chine, l’Inde est en train de travailler sur des drones capable de transporter des personnes dans le cadre de la mobilité urbaine.

 

Japon

Le gouvernement a dévoilé des plans afin de déverser dans le Pacifique l’eau radioactive utilisée pour refroidir les 3 réacteurs de la centrale nucléaire de Fukushima. Comme les capacités de stockage de l’eau radioactive et les budgets sont atteints, il s’agit de l’alternative simple et bon marché.

Le gouvernement étudie la relance du nucléaire sur l’île avec une production électrique de 20% d’ici à 2030.

Carlos Ghosn, PDG de Renault-Nissan-Mitsubishi Motors, 64 ans, est accusé de malversations fiscale. C’est étonnant, car l’éthique est au centre des préoccupations des managers de l’industrie automobile. Ce n’est pas le CEO de VW-Audi, Rupert Stadler, qui vient de sortir de prison suite aux scandales des moteurs truqués, qui nous contredira.

 

Corée du Sud

Le pays est leader dans la construction de bateaux transportant du gaz liquide (LNG). Plus de 50 tankers sont en construction pour les 3 années à venir pour une valeur de 9 milliards $.

La demande pétrolière du pays a diminué de 8,5% en une année soit 2,37 millions b/j.

 

Australie

Les écoliers de toute l’Australie ont organisé des grèves afin de protester contre le laisser-aller du gouvernement au sujet du réchauffement climatique. Un peu comme en France, mais à l’inverse.

Les têtes blondes demandent l’utilisation à 100% d’énergie renouvelable d’ici à 2030 ainsi que l’abandon de nouveaux projets gazier et charbonnier. Le climato-sceptique premier Ministre Scott Morrisson l’a mal pris et la passe d’armes intéressante. Le premier ministre a commenté : «Nous ne supportons pas l’idée que les élèves n’aillent pas à l’école pour des choses qui peuvent se résoudre en dehors de l’école.» La réponse des élèves : Vous ne résolvez rien c’est pour cela que nous sommes en grève. @StrikeClimate

 

Dessin Chappatte

 

Les Amériques

Schiste Américain

En décembre, la production de schiste américain va atteindre un sommet à 7,94 millions b/j.

Le Bassin Permien, Texas, produit 3,7 millions b/j. Pratiquement tous les gisements ont vu leurs chiffres augmenter. Les producteurs ont profité des prix élevés pour accélérer le rythme. Avec la baisse des courts, une réaction inverse devrait se produire.

Du côté du gaz de schiste, les records sont également atteints avec 2,2 milliards m3.

L’épuisement des gisements du Bakken et Eagle Ford contraignent les producteurs de passer des forages de première qualité, à ceux de deuxième moins prolifiques et plus chers.

Le pétrole de schiste américain s’est accordé la priorité sur les marchés mondiaux. Paradoxalement, les USA demandent à l’Arabie Saoudite et à la Russie de réduire leur production, alors que le pays écoule son pétrole à perte.

L’administration Trump fait de son mieux pour stimuler un deuxième boom des extractions de pétrole de schiste en annulant les restrictions environnementales posées par Obama.

Cheniere , Dominion et Sempra Energy vont exporter leur gaz de schiste par cargo, sous forme de gaz liquide, LNG, en Asie et en Europe.

Le MIT dévoile un avion propulsé par un vent ionic, sans moteur

 

Canada

La production pétrolière devrait diminuer de 5% en 2019 selon la Petroleum Services Association of Canada. Les projets de construction de pipeline échouent les uns après les autres et l’Alberta n’arrive plus à augmenter ses exportations de pétrole des sables bitumineux.

Le prix de vente du crude canadien vers les USA atteint des bas non rentables à 35-45$ le baril.

Cenovus Energy a annoncé une diminution de ses extractions dans les sables de schiste de l’Alberta en attendant que les prix remontent.

 

Argentine

En dehors des USA, le bassin de la Vaca Muerta, Mendoza, est le seul gisement de gaz/pétrole de schiste avec un potentiel d’industrialisation.

La Vaca Muerta est trois fois plus étendu que le bassin Permien aux USA. Il pourrait devenir une source importante de gaz et de pétrole. Actuellement, la production est de 60’000 b/j et pourrait augmenter à 200’000 b/j en 2021.

D’ici à l’été 2019, l’entreprise belge, Exmar, va déployer une flotte de bateaux pour exporter le gaz liquide des gisements de la Vaca Muerta au port de Bahia Blanca. L’entreprise espère exporter 500’000 tonnes de LNG par année.

 

Brésil

Entre août 2017 et 2018, le niveau de déforestation de l’Amazonie a atteint un record de 7’900 km2 pour laisser place au soja.

Le nouveau président, Jair Bolsonaro, a annoncé son envie d’augmenter ce rythme. A ce titre, il va fusionner les départements de l’agriculture et de l’environnement.

 

Venezuela

La production pétrolière chute à 1,197 millions b/j en septembre. La probabilité n’est pas nulle que la production soit actuellement passée sous le million.

Les exportations vers les USA ont diminué de 19% en octobre.

 

Brésil, un bulldozer pour les mines entièrement autonome. Etonnant.

 

Afrique

Libye

La situation semble s’apaiser et des élections pourraient avoir lieu l’année prochaine.

La Libye est certainement le pays qui possède la plus grande quantité de brut conventionnel exploitable à bas prix. Avant l’intervention française, pour démettre le Général Kadhafi, le pays produisait 1,8 millions b/j. Aujourd’hui la production varie entre 700’000 et 1 million b/j.

 

Sud Soudan

Le Russe Gazprom Neft va explorer 4 blocs pétroliers dans le pays. La China National Petroleum Corporation et le Malaysien Petronas sont déjà actif dans le pays.

La production nationale a atteint 135’000 barils/jour et espère atteindre 350’000 soit son niveau de production avant 2011 et la guerre civile.

 

Phrases du mois

«Tous les gouvernements promettent la croissance sans expliquer d’où elle vient. On assume que la croissance du PIB provient du capital et du travail. Cependant, les économistes Reiner Kummel et Robert Ayres ont démontré que l’énergie, en particulier le pétrole, est la force principale derrière la croissance du PIB. Ils ont conclu que notre société consumériste se base sur une énergie bon marché. Une corrélation historique entre croissance et énergie, et particulièrement le pétrole, supporte leur conclusion.»  Mathieu Auzanneau

Interrogé sur la note qu’il se donnerait s’il devait juger son travail en tant que président, M. Trump a opté pour la plus élevée qui soit. «Ecoutez, je n’aime pas faire cela, mais je vais le faire quand même: je me donnerais à moi-même un A». (s’il n’existait pas, il faudrait l’inventer!)

« La production pétrolière du Venezuela est en chute libre. »  Fatih Birol, Executive Director de l’IEA.

 

Le Livre du Mois

Comment l’hyperpuissance d’une élite financière met Etats et citoyens à genoux. Un excellent livre de Liliane Held-Khawam.

Ce livre vous plonge dans les mécanismes et les manœuvres de la puissance financière globale. Cette enquête d’une précision inédite vous montre la dématérialisation, l’abolition des frontières et la démission des institutions politiques.

 

 

 

Sources: avec Tom Whipple de ASPO USA et Resilience.org, FT.com, l’humour de Thomas Veuillet Investir.ch et toutes les informations récoltées minutieusement dans différents médias à travers le monde.

 

Energies et Economie: Revue Mondiale Avril 2017

Le 1er de chaque mois, retrouvez l’inventaire mondial des Energies.
– Suisse: Greenpeace s’invite au Crédit Suisse.
– Russie: Le pays en route sur l’indépendance agricole
– Inde: 1,3 milliard d’habitants dont 50% en dessous de 25 ans
– Iran: Les stocks de pétrole à zéro. Passons aux choses sérieuses
– Trump: 100 jours et déjà le cafard
– Nigeria: Eni et Shell: les mains dans le sac de la corruption
– Angleterre: 1er jour sans électricité au charbon en 130 ans!


Le pétrole va n’importe où, mais pas là où les producteurs veuillent qu’il aille. Il est repassé sous les 50$ et termine le mois à 51,73$ à Londres (52,96$ mars) et 49.33$ à New York (50.35$ mars).

L’uranium se la joue blasé après la hausse de janvier-février-mars. Il redescend à 22.75$ (24,5$ mars).

Photo du mois: le Crédit Suisse investi dans le schiste américain.
Greenpeace intervient durant l’assemblée générale.

OPEP

Le cartel avait l’ambition de diminuer de 1,8 million barils/jour la production mondiale. Mais les chiffres de l’OPEP dévoilent une tendance inverse: + 1,2 million b/j depuis le mois de janvier et un retour au niveau de 2016. Il passe directement sous les 50$, sans passer par le Start et ne touche point de prime.

 

Boule de cristal et Marc de café

Où va le pétrole dans les mois à venir? Voici un très bref inventaire des liseurs d’avenir mais qui n’en savent pas plus que vous et moi.

Citi Bank prédit un baril à 65$ d’ici à Noël.

Goldman Sachs soutient Trump (et vis versa). La pieuvre pense que l’industrie pétrolière va à merveille et que les prix vont gentiment remonter dans les semaines à venir pour le plus grand bonheur du monde de la finance.

Le CEO de Total lit que le pétrole de schiste américain va faire à nouveau couler le prix du baril d’ici à Noël.

Cependant, on peut compter sur certains pays pour apporter un peu de piment aux prévisionnistes.
A) Le Venezuela est sur le point de s’écrouler emportant sa production pétrolière.
B) La Libye fluctue aux envies des milices entre 500 et 700’000 b/j. Elle a les capacités de viser le million de b/j.
C) Le Nigeria devrait extraire 2,2 millions b/j mais se cantonne à un misérable 1,3 million à cause d’explosions, de manque d’électricité et des vols.

Russie

Vladimir Poutine remet en question la responsabilité de l’homme dans le réchauffement climatique.  «Le réchauffement a commencé dans les années 1930», selon le maître du Kremelin, lors du Forum sur l’Arctique à Arkhangelsk, dans le Grand nord russe.  De son côté Donald Trump promet de prendre position «d’ici fin mai» au sujet de l’accord de Paris sur le climat. Décidément, il n’y en a pas un pour rattraper l’autre !

Moscou se félicite d’avoir diminué sa production pétrolière de 250’000 b/j avec l’objectif de 300. A vrai dire, la Russie n’a pas eu à faire un gros effort puisque qu’elle partait d’un niveau de production record atteint en octobre 2016 à 11 millions b/j.

L’Américain ExxonMobile, dont l’ancien chef est devenu chef du clan Trump, demande une levée des sanctions américaines à l’encontre de la Russie. Objectif: aider les russes à forer en Arctique. Pour ExxonMobile, l’accès à l’Arctique Russe, qui grâce au réchauffement climatique devient plus facilement accessible, est l’une des rares opportunités de croissance à travers le monde.

De plus, cette partie de l’Arctique est garantie “100% sans écologiste”. La dernière fois que Greenpeace s’était approché d’une barge, l’équipage avait été inculpé de piratage et détenu dans les geôles russes le temps que la leçon soit apprise. Pour l’instant Trump a refusé cette autorisation.

Les sanctions Européennes et Américaines ont permis de démultiplier la production agricole de la Russie. L’objectif d’atteindre l’autosuffisance alimentaire de ses 146 millions d’habitants d’ici à 2020 est déjà en vue. Grands perdants, les agriculteurs européens.

Moscou a misé sur l’augmentation des subventions aux agriculteurs, des incitations fiscales, des aides de l’Etat et l’autorisation aux étrangers de louer les terres. Ainsi, Poutine se proclame autosuffisant en production céréalière, mais aussi en légumes, volailles, porcs et pour la première fois, les exportations agricoles ont rapporté davantage… que les ventes d’armes, soit environ 15 milliards $.

Infographie: Les Echos

USA

Le jour de son intronisation, une interrogation flottait sur les capacités du personnage Trump à diriger la plus grande puissance nucléaire au monde. L’homme est-il un génial visionnaire au service de la classe moyenne ou un impulsif égocentrique qui favorise sa caste, Wall Street et ses amis? Les 100 premiers jours ont apporté une esquisse de réponse.

Après 100 jours et 14 parties de golf, le président Trump estime avoir sous-estimé l’ampleur de la tâche et qu’il préfère sa vie d’avant. Nous aussi, on préfère sa vie d’avant.

Depuis la première fois depuis 2014, les investissements pétroliers sont à la hausse sur l’île. La production US devrait augmenter de 5% durant 2017.

Le lobby du charbon US demande à Trump que les USA restent à la table des négociations de l’accord sur le Climat de Paris.
Cloud, Peak Energy et Peabody Energy pensent que les USA peuvent mieux défendre les intérêts du charbon en restant dans l’arène. Aussitôt dit, aussitôt-tôt fait: lors du G7 les charbonniers américains ont débuté leur lobby pour dire tout le bien que le charbon procure à la planète.

Le président Trump a signé un décret ordonnant un réexamen des restrictions dans l’exploration et l’exploitation offshore de pétrole et de gaz. «Notre pays a la chance d’avoir des ressources naturelles incroyables, parmi lesquelles des réserves abondantes de gaz et de pétrole offshore“. Le gouvernement Obama avait interdit l’exploration et la production dans 94% de ces zones notamment en Arctique ou au large des côtes californiennes. «Cela prive potentiellement notre pays de milliers d’emplois et de milliards de dollars de richesse» a ajouté Trump.

L’Etat pétrolier du Texas a consommé 25% d’électricité à base d’éoliennes texanes durant le mois de mars.

Le prix moyen de l’essence est de 2,39$ le gallon (3,8 lt). Le seuil de douleur pour l’automobiliste américain est estimé à 3$ le gallon.

Le gaz produit 34% de l’électricité US contre 32% avec le charbon.

La gouverneure Républicaine de l’Oklahoma Mary Fallin a aboli, 3 ans à l’avance, toutes les aides à l’énergie éolienne. L’éolien représente 25% de l’électricité produite dans l’Etat entièrement tourné sur le gaz de schiste. Comme punition, l’Oklahoma Thunder et Westbrook ont été virés des play-off de la NBA.

Dessin Chappatte

Arabie Saoudite

Le Roi Salman bin Abdulaziz a nommé l’un de ses fils le Prince Khaled bin Salman ambassadeur pour les USA. Le roi a également réintroduit les avantages financiers pour les membres du royaume et les militaires. Ces bonus avaient été suspendus suite à la baisse des revenus pétroliers.

Les réserves financières du pays ont fondu de 737 milliards $ en 2014 à 500 milliards aujourd’hui. Forcement, les Ferrari, les Yachts, un gratte-ciel de 1’000m ou la guerre avec le Yémen, c’est dispendieux.

Ryad espère que la vente, de 5% des actions de son champion pétrolier Saudi Aramco, rapporte 100 milliards $.

L’Arabie, le Koweit et Oman ont pu obtenir 24,2 milliards $ sur les marchés financiers internationaux. Le seul espoir de ces pays est que le baril repasse sur la barre des 100$ sinon l’avenir risque d’être compliqué. Dans une première étape, l’Arabie Saoudite, le Koweit et l’Irak aimeraient voir le baril remonter assez rapidement à 60$. Dans cet optique, l’Arabie Saoudite porte presque entièrement les coupes de production pétrolières de l’OPEP.

Le Royaume aimerait développer 30 projets solaires et éoliens pour un montant de 50 milliards $ durant les 10 prochaines années. Le ministre de l’Energie Khalid Al-Falih espère produire 10% de l’électricité d’ici à 2023. Les premières offres proposent la construction de 700 Mégawatts de solaires et éoliens. Le prix du solaire devrait descendre sous les 2 centimes le kWh.

Une piscine un peu particulière à Houston, USA

Europe

Alors que les coûts des installations solaires et éoliennes plongent, Drax Group Plc, Steag GmbH et Uniper SE accélèrent la fermeture de leurs centrales à charbon en Autriche et en Angleterre. Une page se tourne plus rapidement que prévu.

 

France

La Banque Française, BNP Paribas, participe au financement d’un terminal de liquéfaction et d’exportation de gaz de schiste aux Etats-Unis, d’un coût d’environ 2 milliards de dollars

L’énergéticien français Engie a cédé la totalité de ses actifs dans le gaz de schiste en Grande-Bretagne. Engie a récolté 15 milliards $ d’actifs dans toute la branche exploration et production et n’investira plus sur les opérations de recherche et d’exploitation de gisements de gaz naturel onshore ou offshore.

Les banques sont-elles les faiseurs de Présidents ? Si aux USA, Goldman Sachs est incontournable, en France c’est la Banque Rothschild qui tire son Macron du feu.

 

Angleterre

Le français ENGIE (ex : GDF Suez) a activé une clause qui lui permet de vendre ses parts dans le consortium NuGen à son ancien partenaire Toshiba. Ce consortium devait construire 3 centrales nucléaires Westinghouse AP1000 à Moorside, Angleterre.

Toshiba, propriétaire de Westinghouse, a mis sa succursale américaine en protection de faillite. On comprend immédiatement pourquoi Engie a préféré se débarrasser de cet encombrant projet. Cerise sur le gâteau, Engie recevra un chèque de 138.7 millions $ par Toshiba.

C’est la première fois en 130 ans que l’Angleterre a pu vivre une journée entière (21 avril) sans électricité au charbon. Il y a 2 ans, le charbon représentait encore le 23% de la production électrique contre 9% aujourd’hui.

 

Suisse

Les Suisses devront voter sur une loi sur l’énergie édulcorée par les producteurs d’électricité. Dans les grandes lignes, cela permettra aux suisses de se hâter très lentement en direction des énergies renouvelables. L’autre alternative est de ne rien faire et d’espérer que nos enfants trouveront une solution dans quelques années. Dans les deux cas, les solutions arriveront trop tard et en quantité insuffisantes.

Il débordait d’Energie pour gravir en un temps record les montagnes les plus difficiles. Ueli Steck est décédé dans l’Himalaya.

L’actu suisse est très branchée « Banque » durant ce mois d’avril. Historiquement, le banquier Suisse était réputé pour son éthique et la confiance. Les nouveaux mercenaires arrivés à la tête de ces institutions ont remplacé ces valeurs par celles identifiées dans ce fameux film. A vous de les trouver.

Bande annonce Seven

Le Crédit Suisse a tenu son assemblée générale. Au milieu des bonus décalés et démesurés ainsi que des purges d’employés, Greenpeace a apporté un peu de bonne humeur. L’ONG a souligné la passion du Directeur Tidjane Thiam, pour les énergies fossiles comme le charbon, le pétrole, le gaz et le schiste. En pleine session, une banderole a été déployée pour confirmer l’implication de la banque dans le financement de la construction du pipeline du Dakota du Nord pour plus d’un milliard $.

Greenpeace aurait également pu intervenir à l’Assemblée Générale de la Banque Nationale Suisse. La BNS soutient à bout de bras toutes les formes d’énergies les plus polluantes comme le pétrole et gaz de schiste, les sables bitumineux ou le charbon.

 

Les Amériques

Schiste Américain

Wall Street recommence à déverser de l’argent dans le schiste américain. En fait, les institutions financières comme Goldman Sachs, UBS, Crédit Suisse, Bank of America, JP Morgan, Wells Fargo ou BlackRock incorporent à nouveaux ce genre d’actifs pourris dans des produits structurés.

Grâce à l’augmentation des prix du baril, JPMorgan Chase & Co., Wells Fargo & Co. et Citigroup Inc. ont pu sortir de leurs livres pour 370 millions $ d’actifs de schiste douteux.

La production du Dakota du Nord a repassé sur la barre du million de barils/jour. La production est transportée par camions-citernes.

L’industrie pétrolière, notamment de schiste, clame à tout va que les innovations technologiques permettent de se satisfaire d’un baril à 50$. En fait, la raison principale de la baisse des coûts est que les entreprises de services travaillent à la limite ou en-dessous de leurs marges. Elles espèrent rester en vie jusqu’à ce que le baril remonte.

Le pipeline Keystone XXL, qui a reçu l’aval du Président Trump, fait face à une fronde plutôt coriace notamment au Nebraska. Une marche de protestation aura lieu la veille de la présentation publique le 3 mai.

 

Dessin Chappatte

Venezuela

La situation semble sur le point de basculer. Après de longs mois de quasi famine, la population n’a plus que la violence pour survivre et sortir de la crise. Plus de 30 personnes sont décédées lors des manifestations contre le régime du président Maduro.

En plus des problèmes civils et de nourriture, le gouvernement fait face à une montagne de dettes et de prêts qui arrivent à terme. Dans ses poches, Caracas n’aurait plus que 10 milliards $ dont 7 milliards en or. Dans les 8 prochains mois, le pays doit rembourser 6 milliards $ et plusieurs milliards de dettes privées.

Le constructeur automobile General Motors a décidé de fermer son usine et de se séparer de ses 2’700 employés. Ironiquement, le Venezuela avait contribué à hauteur de 500’000$ à la cérémonie d’intronisation du Président Trump dans l’espoir de recevoir un traitement de faveur.

Membre de l’OPEP, le Venezuela est un grand producteur pétrolier. Son effondrement pourrait retirer plusieurs millions de barils sur les marchés. Combien de temps faudra-t-il aux créanciers russes et chinois pour remettre la production sur les rails et quelle sera l’influence sur les cours mondiaux ?

Il n’y a plus d’information sur les quantités de pétrole exportées. Le brut est stocké dans des tankers de plus en plus nombreux. Les eaux des ports sont tellement souillées de pétrole que bateaux doivent être nettoyés avant de partir en haute-mer en direction de la Chine qui importe la quasi totalité des exportations. Même ce service est en panne et compte plusieurs mois de retard.

 

Argentine

ExxonMobil va débuter ses explorations de pétrole de schiste dans la formation de Vaca Muerta dans la province de Neuquen. Le premier forage devrait atteindre 2’500 à 3’000 m. de profondeur.

Exxon a déjà dépensé 750 millions $ pour ce projet.

 

Canada

Les compagnies pétrolières canadiennes adorent le sable bitumineux de l’Alberta. Si en 2006, elles étaient 6, elles sont aujourd’hui 20 à se partager la production alors que de nombreuses entreprises étrangères ont quitté les lieux.

Le président Trump propose de taxer le bois canadiens de 3 à 24% sous prétexte que le gouvernement canadien subventionne les exploitants forestiers. Le marché est évalué à 4,6 milliards $ et compte 145’000 emplois canadiens. Le Canada a annoncé qu’il allait combattre cette taxe douanière.

 

Brésil

Après le scandale de corruption par l’entreprise pétrolière Petrobras, c’est au tour de l’entreprise de construction Odebrecht de démontrer les avantages de la solution.

Notamment active dans la construction de barrages hydroélectriques, Odebrecht a copieusement arrosé tous ceux qui pouvaient potentiellement se mettre au travers de sa route. La liste de petites enveloppes est impressionnante. Elle remonte jusqu’au Président Michel Temer, passe par les élus locaux, les membres des syndicats et des opposants.

 

Asie

Chine

La stratégie gouvernementale « Made in China 2025 » est en train d’être déployée à large échelle dans des domaines stratégiques comme l’énergie, les batteries ou les énergies renouvelables. Par ce biais, Pékin se saisit délibérément des technologies qu’elles ne possèdent pas encore soit par des achats d’entreprises ou des brevets soit par la copie ou le vol de données avec le soutien de l’Etat. De nombreuses PME Suisses et Européennes en font les frais. Est-ce si compliqué de ne pas y aller?

Suite à la visite du Roi Salmon d’Arabie Saoudite, la Chine serait intéressée d’acquérir une partie des actions de l’entreprise pétrolière Saudi Aramco. L’Arabie évalue sa pépite à 2’000 milliards $ ce qui semble pousser le bouchon un peu loin. On peut faire confiance aux chinois pour négocier tout ça.

La Chine a lancé son deuxième porte-avions, le premier entièrement conçu et réalisé dans le pays. Pékin a annoncé en début d’année une hausse de 7% de son budget militaire à 143 milliards d’euros. Si la Chine a multiplié par 10 son budget de défense en 15 ans, il reste loin derrière celui des Etats-Unis, qui atteint 575 milliards d’euros.

Le PIB chinois serait remonté à 6,9% durant les 3 premiers mois (6,7% en 2016) bien que les statistiques procurées par Pékin ne brillent pas toujours par leur véracité

La production pétrolière chinoise aurait baissé de 6,8% durant les 12 derniers mois. L’augmentation des importations de pétrole bon marché a remplacé une partie de la production locale un plus onéreuse.

Ford Motor Co annonce un énorme plan pour lancer sa Mondeo plug-in hybrid avec un nouveau SUV électrique de 400 km. La firme de Détroit espère que la Chine va ingurgiter 70% de ses voitures électriques. L’objectif est ambitieux surtout avec la stratégie Made in China 2025 dont l’objectif est de s’emparer du marché de la voiture électrique.

 

Inde

La population indienne a augmenté de 1,2% en 2016 (+0,54% Chine).

La population indienne devrait dépasser le nombre de chinois d’ici à 2022. Lors de l’indépendance indienne en 1947, le pays comptait 330 millions d’habitants contre 1,3 milliards aujourd’hui dont le 50% à moins de 25 ans !

 

Corée du Nord

La Corée du Nord dépend à 90% de la Chine pour ses importations de carburants. L’arrêt de ces importations pourrait facilement paralyser le pays.

La Chine a cessé ses importations de charbon de la Corée du Nord ce qui prive le pays de revenus importants.

Moyen Orient

Irak/Syrie

L’indépendance du Kurdistan est une priorité depuis la fin de l’Empire Ottoman il y a plus de 100 ans. Aujourd’hui les Kurdes aimeraient planifier un référendum auprès des Kurdes de Turquie, Syrie, Irak et d’Iran. Inutile de dire que tous ces pays n’ont pas l’intention de laisser ces territoires et le pétrole qui s’y trouve, partir dans un nouveau pays.

Bagdad espère atteindre 5 millions b/j d’ici à la fin de l’année (+600’000) même si le pays tente de respecter la demande de l’OPEP qui limite sa production à 4,5 millions b/j. On devrait y voir plus clair une fois que Mossul tombera et que les Kurdes, qui contrôlent le pétrole du Nord du pays, feront part de l’envie de créer un pays.

Le pétrole et le réchauffement climatique impliqués dans la guerre en Syrie. A lire.

 

Iran

Les russes vont réaliser 2 centrales nucléaires de 1000 MW. La construction va débuter prochainement.

Le gouvernement iranien réalise que leur viabilité à long terme ne peut reposer sur le pétrole et le gaz. Depuis la levée des sanctions, les exportations hors pétrole-gaz ont augmenté de 30%, mais les chiffres de départ sont relativement bas.

Les exportations pétrolières iraniennes ont diminué à 2,35 millions b/j (2,41 en février) alors que le pays continue de puiser dans les réserves de 30 millions de barils accumulées sur ses tankers pétroliers durant les sanctions. Téhéran pourrait avoir terminé ce processus et ne va pouvoir compter que sur sa production actuelle pour générer du cash. Les prochains mois donneront une indication sur la capacité iranienne à extraire son pétrole.

Pas de nouvelle sur de nouveaux accords avec des majors pétrolières étrangères pour développer la production locale.

L’élection du nouveau président aura lieu durant le mois de mai.

Le constructeur américain Boeing va vendre 60 avions 737s dès 2022. C’est la première fois depuis l’arrivée de Donald qu’un accord entre américain et iranien est annoncé.

L’astuce du mois. Si vous désirez visiter l’Iran (tourisme ou business), vous pouvez obtenir une copie de votre passeport. Ce passeport bis pourra être utilisé pour visiter l’Iran et les autres pays de la région. Ainsi vous ne serez pas bloqué si vous devez aller aux USA après votre voyage en Iran. Vous connaissez les types de l’immigration américaine aux aéroports : difficile de faire plus sympa et aimable.

Afrique

Nigeria

Shell et l’italien ENI ont toujours écarté toute idée de corruption envers le gouvernement afin d’extraire l’or noir du pays. A l’image de Fillon, ce comportement fait beaucoup rire. Cependant les dirigeants des deux entreprises ont un peu moins le sourire depuis que leurs e-mails ont été publiés et ont révélé l’ampleur des malversations. C’est la cours de Milan, Italie qui va devoir dire s’il y a eu des combinaziones ou pas.

De son côté, le directeur général et son directeur juridique d’Addax Petroleum basé à Genève, propriété du Chinois Sinopec depuis 2009, ont été interpellés par la justice Suisse. Plus de 20 millions de dollars de frais juridiques seraient allés à des conseillers au Nigeria et aux Etats-Unis et 80 millions ont été payés à une société d’ingénierie pour des travaux de construction au Nigeria.

Pour Deloitte, le volume de cette transaction est louche. Selon des lanceurs d’alerte internes et externes qui ont contacté Deloitte, les versements ont pu profiter à des responsables gouvernementaux et des membres de la direction d’Addax Petroleum.

 

Libye

La production joue au yo-yo au grès des attaques des milices et de la fermeture des pipelines. 490’000 barils/jour ont été extraits en mars.

Le Général Haftar a évoqué avec la Russie la possibilité d’établir une base militaire russe en Libye. Mais cette probabilité est écartée pour l’instant. La présence de conseillers militaires semble être une option plus légère et acceptable dans la géopolitique mondiale actuelle. Mais la Russie garde l’espoir que le Général puisse augmenter son influence sur le pays.

 

Afrique du Sud

Le gouvernement donne son feu vert au développement du gaz de schiste dans la région de Karoo. Selon les études préliminaires, il y aurait jusqu’à 16 trillions m3 de gaz de schiste récupérables dans en particulier dans les provinces de l’Est, du Nord et de l’Ouest du Cap.

L’Afrique du Sud disposerait, selon l’administration américaine de l’Energie, de 11’000 milliards m3 techniquement récupérables de gaz de schiste. Mais l’agence ne précise pas la quantité de gaz financièrement récupérable.

 

Phrases du mois

« Suivez la piste de l’argent, certes. Mais suivez aussi celle des mensonges. Quand le mensonge se combine au secret, nous avons une bonne feuille de route devant nous »  Carl Bernstein,  ancien journaliste qui a révélé le Watergate.

The future is foreign markets, so the last thing you want to do if you are a coal company is to give up a U.S. seat in the international climate discussions and let the Europeans control the agenda. The USA can’t afford for the most powerful advocate for fossil fuels to be away from the table.” Coal Lobby USA

Per Magnus Nysveen, head of analysis, Rystad Energy: Last year, 10 billion barrels of oil were discovered, around one third of global consumption, including well-appraisal activity. The supply could fall short by up to 2 million barrels per day within seven to eight years.

It’s clear that wind energy’s time has come. My message is a very simple one: our government is committed to addressing climate change, and we know that wind power will play a critical role in those efforts.
Canadian Natural Resources Minister Jim Carr.

Sources: avec Tom Whipple de Resilience.org, FT.com, Thomas Veuillet Investir.ch et toutes les informations récoltées dans différents médias à travers le monde