Le réchauffement menace notre civilisation et la vie sur Terre (GIEC) et l’économie l’entrevoit

Le changement climatique est grave et les réductions d’émissions sont urgentes

A l’ouverture de la COP25 en décembre 2019, le président du GIEC a évoqué la gravité de la situation climatique. Il a rappelé que pour pouvoir stabiliser le climat, nous devons atteindre le maximum d’émissions de carbone en 2020 et les diminuer dès 2021. Pour le moment, elles augmentent toujours et ne semblent pas se stabiliser.

Selon lui, nous sommes clairement dans une crise. Les trois derniers rapports du GIEC indiquent que les impacts du réchauffement sont beaucoup plus sévères que les prévisions ne le supposaient. Par exemple, l’augmentation du niveau de la mer s’accélère, des écosystèmes clés deviennent beaucoup plus vulnérables, et le risque d’atteindre les limites de l’adaptation augmente. Ces limites incluent la production alimentaire, la disponibilité de l’eau, ainsi que la fonte des glaces au Groenland et en Antarctique qui inonderait les côtes de nombreux pays (rapport GIEC).   Nous pourrions voir bientôt des événements météo auxquels nous ne pourrons pas nous adapter, qui apporteront des graves dangers.  Nous avons besoin de réduire immédiatement les émissions de carbone. Si nous le faisons tout de suite, nous pourrons encore nous adapter au changement climatique de façon durable, sans coûts excessifs.

Le changement climatique menace la vie sur la Planète

Le changement climatique menace notre civilisation et la vie sur la Planète, il compromet donc aussi  les objectifs de développement durable de l’ONU. Nous risquons une augmentation brusque des températures (qui décuplerait l’intensité des catastrophes climatiques selon de nombreuses études dr), nous devons réduire immédiatement les émissions de carbone pour notre survie (en gras discours du président du GIEC accessible en anglais ici: YxNNE-5mmek).

Les aléas climatiques deviendront de plus en plus graves, le fonctionnement de notre civilisation sera de plus en plus perturbé et la vie sur Terre est menacée à moyen terme,

Les catastrophes climatiques pourraient provoquer à l’effondrement économique

Les analystes économiques commencent à prendre  en compte les risques climatiques, heureusement, car les prévisions qui ne les incluent pas sont totalement irréalistes.  Certains analystes sont un peu informés sur le changement climatique qui doit être pris en compte dans toute prévision d’avenir.  Ainsi, un rapport de la BIS (Bank for International Settlements, rapport) attire l’attention sur les risques climatiques  et un autre, de l’Université de Massachusetts, informe qu’une succession de catastrophes climatiques comme nous en voyons déjà maintenant pourrait bien provoquer un effondrement mondial (communiqué).

Leurs prévisions restent en deçà de la réalité.  Nous savons que les catastrophes climatiques vont augmenter, c’est une certitude. Nous ne pouvons prévoir où elles vont frapper, mais leur nombre peut être estimé. Il a été sous-estimé. Nous devons aussi rapidement réduire les émissions de carbone pour éviter que ces catastrophes ne deviennent extrêmement graves et qu’elles ne transforment la Terre en un désert invivable.

 

Réduisons les émissions de CO2 immédiatement

Actuellement, l’épidémie de coronavirus a provoqué la fermeture d’usines, une réduction de la consommation de pétrole, probablement une baisse de la consommation en Chine et, déjà, un problème d’approvisionnement en pièces détachées pour l’horlogerie suisse. Nous aurons bientôt des millions de ces petits problèmes d’approvisionnement. Gardons peut-être notre vieux téléphone, ordi, ou nos chaussures défraîchies dans un coin au cas où. Nous aurons aussi des ouragans, des tornades, des inondations et des vagues de chaleur dangereuses pour notre vie.

Nous devons repenser l’économie dans son ensemble pour qu’elle émette beaucoup moins de carbone, vingt ou vingt-cinq fois moins. La plupart des usines sur Terre devraient être arrêtées pour le climat,  qui est au moins aussi dangereux que le virus. Il faut aussi prévoir que la météo interrompra leur activité. Il faut peut-être faire une liste de produits nécessaires ou au moins vraiment utiles et assurer leur production. Les pièces détachées d’objets essentiels pourraient être produites à plusieurs endroits sachant qu’aucun n’est vraiment à l’abri du climat, ce qui augmenterait la résilience et réduirait la panique. L’économie devrait être planifiée sobrement pour les vingt ans d’urgence qui nous attendent. La Chine produit en fait l’essentiel d’objets pour toute la Terre et peut elle-même totalement changer sa production pour faire face au changement climatique.  Elle peut la concevoir écologique et résiliente. Nous pourrions aussi assurer une fabrication nationale d’objets de première nécessité.

 

Achetons mieux mais achetons moins

Chaque bien matériel provoque des émissions de carbone

Presque chaque achat provoque des émissions de carbone.  La culture du bois ou du coton occupe les champs et utilise de l’eau, des engrais chimiques et des machines agricoles.  L’extraction de matières premières consomme de l’énergie, leur transformation produit des rejets.  Toutes ces usines sont alimentées par des énergies fossiles, le transport produit des gaz à effet de serre, et les innombrables objets provoquent la construction d’entrepôts, de magasins et de routes.

Même leur consommation provoque des émissions de carbone, par exemple l’usage d’appareils électriques, le lavage des habits, la cuisson des aliments.

Une étude établit que les consommateurs, ou la consommation sont responsables de 60% des émissions de carbone et de 80% d’usage d’eau. Une grande majorité de ces émissions  est indirecte, causée non pas par le gaz carbonique émis par notre voiture, mais  par les biens de consommation.

La fabrication, le stockage et la distribution de ces objets sont sources de pollution. Les émissions de carbone, de matières premières et la consommation  d’eau sont généralement très proches. Les plus gros consommateurs de la Planète le sont pour ces trois ressources.  En général, toute  consommation d’objets matériels provoque des émissions de carbone et utilise de l’eau, selon Exiobase, une base de données européenne qui recense la consommation de ressources (Exiobase).

Le mode de vie occidental provoque le réchauffement

Une étude portant sur le mode de vie des Chinois a montré que leurs émissions de carbone augmentent rapidement à cause du développement des villes. Les habitants des campagnes utilisent des sources d’énergie polluantes, par exemple des vieux fours à charbon dans des maisons mal isolées,  mais achètent peu d’objets et d’habits. Les habitants des villes disposent de sources d’énergie plus performantes. Par contre, en s’enrichissant, ils achètent des habits neufs, des objets en plastique, de la nourriture en barquette plastique, des aspirateurs, etc.  Leur mode de vie plus aisé, et le nombre d’objets plus important qu’ils achètent provoque plus d’émissions de carbone, qui augmentent vite.

La taille de l’appartement limite aussi les achats, nos envies et nos idées s’adaptent à l’espace disponible. Une étude américaine a montré que les banlieues aisées émettent le plus de CO2 par habitant, et que ces émissions sont prévisibles selon le revenu, le nombre de voitures et la taille de la maison.   Il semblerait donc que de nos jours,  l’humain achète et pollue dès qu’il en a les moyens et la place.

Cette société de consommation a engendré le changement climatique, qui  devient rapidement dangereux, et dont les conséquences s’amplifieront jusqu’à menacer nos vies.  Nous devons donc changer, vite.

Des cadeaux écologiques

Nous pouvons choisir des achats plus écologiques, en bois, en tissu bio, sans piles.  Cependant leur fabrication, leur transport, les divers lieux par lesquels l’objet transite, nos transports, les emballages, la pièce supplémentaire, l’étagère, le produit de nettoyage spécifique et son meuble de rangement produisent maintes émissions de carbone.

Il semble bien plus écologique d’offrir un service, un massage, un concert qu’un objet, ainsi que de la nourriture. J’avais trouvé des calissons, des objets artisanaux, des marrons glacés, j’avais pensé à faire des beaux emballages en tissus qui dureraient des années, j’achète parfois des jouets de deuxième main.

J’aurais tendance à choisir un magasin responsable et à lui faire confiance sans tout vérifier personnellement. J’essaierai d’aller chez Helvetas qui a produit le premier T-shirt Bio et éthique du monde. Un guide de shopping éthique en Suisse Romande est compilé chaque année par Nicefuture.   Je connais aussi une famille chrétienne qui à Noël priait sans offrir de jouets, ce qui rappelle bien les véritables valeurs de Noël.   A l’opposé, il est possible d’offrir par oubli le même cadeau que l’année passée, recevoir le même objets à plusieurs exemplaires, de recevoir ce que  nous donnons, etc, etc.

Une étude américaine a proposé à ses participants d’acheter moins, ou de passer aux achats écologiques bio. La réduction du shopping, décidée en connaissance de cause, a rendu les participants plus heureux, et cela plus que d’acheter bio.  Ils achetaient peut-être  trop auparavant, pour leur budget, leur temps ou leur espace. Il semblerait que nous ayons besoin de beaucoup moins, et qu’au fond de nous, nous le savons,

 

 

 

Climat, la croissance ou la vie?

La croissance, encore?

La Chine été récemment félicitée de ses efforts pour réduire ses émissions de carbone.

Actuellement, ce pays est confronté à un ralentissement de la croissance et il chercherait à la maintenir en lançant des nouveaux investissements et des nouvelles constructions. Cela provoquera malheureusement des émissions accrues de CO2.  Les incitations à la croissance se traduiront par un effet de serre plus dangereux.

C’est un très mauvais calcul. La construction de nouveaux entrepôts, des transports additionnels nous rapprochera dangereusement de catastrophes qui détruiront ces mêmes usines, entrepôts et routes. Lles nouvelles usines, aéroports, ports et routes accéléreront l’effet de serre et précipiteront leur propre destruction par les ouragans, les tornades ou les inondations.

Cela ne fonctionnera même pas à court terme. La politique de la croissance vise à nous faire acheter toujours plus,  et les pays développés sont  déjà inondés d’objets bon marché pour lesquels nous n’avons ni le temps ni l’envie.  Les pays en développement, eux, sont déjà touchés par des catastrophes climatiques qui s’aggraveront vite.

De nombreux experts, dont Pablo Servigne, estiment que nous nous trouvons dans une voie sans issue qui mène à l’effondrement.  Les signes de ralentissement économique sont soigneusement masqués. Depuis des années, l’Europe imprime de l’argent et l’injecte dans l’économie pour créer une illusion d’opulence, des emplois et nous pousser à acheter plus. Cet automne, les Etats -Unis ont aussi injecté de l’argent dans le système économique pour pallier au ralentissement de la production dans leur pays et aux demandes pressantes de leurs banques.

A se demander pourquoi les Chinois ne s’impriment pas de l’argent eux-mêmes, sans empoisonner leur air et leur sol, au lieu de vendre leurs produits aux américains pour les sommes que ceux viennent d’injecter dans le marché.

La Chine a déjà réalisé récemment des constructions pharaoniques telles qu’une aéroport inutile qui n’accueille que cinq vols par jour, et a déjà trop présumé de la croissance. De nombreux pays sont assez développés, ont assez construit, et pourraient bien s’en satisfaire.

 

Une économie écologique, des objets durables

Finalement de nombreux économistes sont conscients que nous devons résoudre le problème du climat pour survivre.  Plus de 630 investisseurs, dont Michael Bloomberg, qui gèrent ensemble 37 trillions ont appelé à des solutions hier à la COP25,

Le mieux serait de réduire la production d’objets plastiques à bas prix et à courte durée de vie.   Cela vaudrait mieux que de réduire la consommation d’énergie d’usines d’objets jetables, qui génèrent des nombreux transports et la constructions d’entrepôts et finissent vite à la poubelle, ou que d’en construire plus.

Je me demande ce qu’il adviendrait des émissions des Etats-Unis si l’Asie de produisait que des objets durables, écologiques, et  à longue durée de vie. Les émissions de carbone des pays producteurs, mais aussi des pays consommateurs seraient réduites. Les transports et la construction d’entrepôts, ainsi que les déchets du pays diminueraient beaucoup.

Maintenant que l’addiction au shopping est créée, les consommateurs achèteraient peut-être même toujours des T-shirts à cent dollars au lieu d’un dollar pièce.

A l’épreuve des ouragans

Nous vivrons bientôt des événements impressionnants, pour certains totalement inconnus de l’Homme. De nombreuses usines, routes ou entrepôts seront détruits par les tornades, les inondations, les glissements de terrain, la grêle, la foudre ou les ouragans.

Les nouvelles constructions ne dureront peut-être pas très longtemps. Avant tout investissement, il faudrait vérifier la viabilité climatique du projet, et ne construire plus que des  bâtiments à l’épreuve des ouragans.

Identifier les régions sûres

C’est certainement le moment aussi d’établir quelles zones sont en danger de catastrophe climatique. On pourrait réaliser par exemple une carte des zones exposées en rouge et en jaune.  Les zones le plus en danger apparaîtraient en rouge, les zones moyennes exposées en jaune. Il est trop risqué et trop coûteux de lancer des nouveaux projets dans les régions rouges, et les évacuations doivent déjà être prévues.   L’expérience de ces dernières années suggère que les destructions pourraient rapidement s’étendre aux régions moyennement exposées.

La Chine doit, d’urgence, protéger sa population des catastrophes climatiques et de la pollution.

Il serait prudent de destiner les usines les moins exposées au destructions climatiques  à la production de bien utiles de qualité, de façon écologique et les autres seraient peut-être graduellement abandonnées. Cela éviterait des pénuries graves à l’avenir.

Une production écologique, et des emplois utiles

L’Europe vient de déclarer l’état d’urgence climatique. Elle pourrait donner une impulsion en exigeant la durabilité des produits, en limitant le coût CO2 d’un produit par année d’utilisation. La location -vente où le consommateur payerait un aspirateur 10 ou 20 frs (euros) par année devrait être généralisée. Elle pourrait rapidement attirer les consommateurs à budget serré, et le vendeur mis face à l’obligation de remplacer un produit défectueux s’orienterait rapidement vers la qualité.  Le consommateur ne peut pas forcément se documenter sur la qualité de tous les produits avant de les acheter.  En Suisse, un objet défectueux est généralement immédiatement ramené au vendeur et remboursé. Des journaux et émissions d’information de consommateurs permettent parfois un choix éclairé. Le vendeur choisit la qualité pour éviter des problèmes incessants.

L’Europe ne devrait pas injecter de l’argent dans la publicité d’entreprises qui auront des conséquences nocives pour la population, mais créer des emplois utiles, dans la santé, l’éducation, l’agriculture écologique, la récupération, le recyclage. L’aide aux banques pourrait-elle être assortie d’une condition  de non-nocivité pour la population, par émissions de CO2 ou la pollution occasionné, des crédits offerts par ces banques? Nous devrions tout simplement interdire les activités et produits dangereux pour la vie sur Terre.

J’espère que les investisseurs, informés et de plus en plus conscients de la gravité de la situation climatique,  privilégieront aussi les objets et les modes de production durables et écologiques.

La Banque Mondiale qui publie des rapports éclairés sur le danger du climat devrait aussi abandonner le dogme de la croissance, impossible sur une Planète finie, et proposer une autre économie durable et assurant la survie de l’Humanité.

 

Débranchons le système, ou mettons-le sur des bons rails

Injections de réanimation

Le 17 septembre, le gouvernement américain a injecté des sommes importantes dans le système financier. Les gouvernements européens le font depuis des années. Selon certains, c’est une tentative de masquer la crise qui perdure depuis 2008. Si je comprends bien, de nombreuses entreprises prennent des crédits, se lancent dans la production ou dans la vente du millionième gadget, et ne vendent pas assez de leurs produits.

Dans l’industrie américaine, la production et l’utilisation des capacités sont en baisse depuis fin 2018 (the Economist).  Une très grande partie d’objets acquis aux Etats-Unis sont fabriqués en Chine. Ce pays prête de grandes sommes aux Etats-Unis pour que les Américains leur achètent leurs produits et creusent leur dette. Ce système étonnant existe depuis des années, et ils sont maintenant très endettés.

Surproduction d’objets inutiles

La production et le transport de ces objets provoquent des émissions de CO2 qui augmentent les inondations, les ouragans, les vagues de chaleur, les grêles, la foudre, les glissements de terrain…  Ainsi, ils mènent à la destruction de nos villes et de nos récoltes et mettent nos vies en danger.

Les Etats-Unis ne semblent pas du tout favoriser une production nationale ces dernières années.  Mais le problème climatique est la surproduction au niveau planétaire.

Il serait plus écologique et plus intelligent de donner un revenu minimum aux employés des usines inutiles que d’investir pour maintenir une production inutile. Un salaire pour services écologiques, plantation d’arbres ou isolation de bâtiments, tel que proposé par le Green New Deal ou le Pacte Finance-Climat, est aussi une excellente idée.

En réalité l’Etat d’urgence planétaire devrait inclure la fermeture de la plupart d’usines et de magasins, du 90% qui produisent des biens autres que l’alimentation. Les magasins pourraient être ouverts en alternance un jour par semaine, le lundi dans un quartier, le mardi dans un autre, cela suffirait encore à satisfaire presque toutes nos envies et les stocks actuels d’objets existant sur Terre suffiraient pour des années. Les constructions, très polluantes, devraient être très fortement limitées. 

Nous pourrions aussi interdire l’importation de biens causant une émission de CO2 lors de leur production ou de leur transport.

Plus délicatement, les gouvernements pourraient cesser d’injecter de l’argent dans un système basé sur l’objectif de croissance, de produire et d’acheter toujours plus d’objets polluants, qui ne fonctionne plus.

Ils pourraient aussi maintenir à flot les banques et les entreprises à condition expresse qu’ils participent au développement des produits non polluants et ne nuisant pas à nos conditions de vie. Actuellement, ils financent activement la destruction de la Planète et mettent la vie de leur citoyens en danger pour garder la façade.

Il est minuit moins cinq et il nous reste peu de temps pour sauver le Monde.  Cela doit devenir la priorité absolue de nos gouvernements.

 

L’urgence climatique: réduisons les émissions de CO2 immédiatement!

L’Etat d’Urgence

L’Etat de Vaud et de Genève ont décrété l’état d’urgence climatique. Ils ont compris le danger auquel nous faisons face. Pour la sécurité de la population, nous devons prendre des mesures immédiates pour arrêter le réchauffement climatique. Elles éviteront la destruction de nos villes par les intempéries et la transformation des champs et des forêts en désert. Nous avons perdu assez de temps, maintenant tout va très vite.

J’ai vécu l’Etat d’urgence en Pologne décrété en 1981 par le gouvernement communiste à la suite de manifestations populaires  démocratiques.  La télévision et le téléphone ont été coupés du jour au lendemain, la circulation automobile interdite, et nous avons marché dans la neige pour chercher mon petit frère chez mes grands-parents. Dans la rue déserte, il y avait un tank et ma mère avait peur qu’il ne tire. Mon père n’a pas été emprisonné parce qu’il avait quitté le pays deux mois auparavant.

Nous n’aimons pas l’état d’urgence ni les tanks, mais il s’agit d’une situation tout à fait différente où le danger vient des vagues de chaleur et des inondations. Les nombreuses catastrophes de cette année sur la Planète exigent des évacuations organisées, nous avons besoin d’un Etat qui agit pour assurer la sécurité des personnes.  Personnellement je passerais sur les amendes pour les mégots de cigarettes pour assurer l’essentiel.

 

Diminuer les émissions de CO2 demain

L’Etat d’urgence permet probablement d’arrêter tout trafic, de couper l’électricité et de réquisitionner des biens nécessaires pour les redistribuer. OK? Nos gouvernements modérés et vivant dans l’abondance s’en abstiendront certainement. Mais j’espère qu’ils seront à la hauteur de l’urgence.
Nous pouvons immédiatement limiter le trafic automobile en ville. Il peut être agréablement remplacé par des transports publics augmentés et si possible gratuits. Nous devons geler les développements industriels et les nouvelles constructions pour la période d’urgence avec un système d’autorisation exceptionnelle pour les vrais besoins, limiter le chauffage et l’éclairage des lieux non habités, qui pourraient facilement mieux organiser la consommation d’énergie s’ils y étaient obligés. Là, je vous laisse encore le chauffage confortable dans les habitations.

Préparer l’urgence

Que pouvons-nous faire tout de suite? Il faut prévoir des mesures d’urgence en cas d’intempérie grave (inondation ou vent destructeur), et de vague de chaleur dangereuse par la vie humaine, avec des hôpitaux et abris généreux équipés de climatisation robuste. Les pluies intenses augmentent très vite, les inondations augmentent d’année en année et 2019 en a vu plusieurs  très graves. Selon les modèles, les vagues de chaleur pourraient parfois atteindre 50°C dans la région vers la fin du siècle, ou en 2060, ou bien plus vite si l’accélération du réchauffement se confirme.
Selon moi nous avons peut-être le temps de construire ces infrastructures d’urgence mais serait vraiment bien qu’elles soient là dans trois ou cinq ans.

Une société écologique et durable

Selon le Club de Rome, une réduction du temps de travail est une des meilleures solutions pour réduire les émissions de carbone européennes. L’Etat d’urgence climatique pourrait inclure un, puis deux jours par semaine où les entreprises sont fermés. Ce temps pourrait par exemple  être consacré au recyclage, à la réparation et à la redistribution, ce qui se fait assez naturellement  dans une société moins prise par le travail.
Alternativement, il pourrait aussi inclure une mesure qui permet  à chaque employé d’obtenir une réduction du temps de travail s’il le demande dans un délai de 6 mois. L’entreprise pourrait remplacer le travail manquant par un poste à 20% ou 30% si elle le désire, ou le supprimer. L’Etat tout d’abord devrait permettre et généraliser des réductions du temps de travail.
Un travail à un petit pourcentage pourrait être très utile pour certains. Il pourrait faire une grande différence psychologique.  Il pourrait valoriser une personne en fin de droits de chômage, qui a fait des centaines de recherches d’emploi et qui s’est vu répondre des centaines de fois pendant des années que d’autres sont plus compétents, et créer un tissu social décroissant, cassant l’énorme différence de perception des personnes avec travail et sans travail.

Des emplois décroissants, à temps partiel, devraient être crées dans des domaines écologiques, plantation d’arbres, recyclage et redistribution des biens usagés, isolation des bâtiments, installation des panneaux solaires. Il est peut-être plus facile légalement de réquisitionner les employés des entreprises pour planter des arbres et faire des tâches exigées par l’urgence climatique 2 demi-journées par semaine sans changer le taux d’engagement.

Pouvons-nous aussi interdire immédiatement les publicités qui nous conditionnent à acheter des objets dont nous ne voulons pas vraiment?

Pouvons-nous faire planter des arbres dans les jardins particuliers, publics, et sur chaque mètre carré de terrain libre?

Alimentation

Des mesures en faveur de l’alimentation végane doivent aussi être prises immédiatement. Les médecins devraient établir des recommandations à ce sujet,  les régimes conseillés selon l’âge et la santé, les suppléments nécessaires à différentes catégories de végans. Mais il ne s’agit pas de rendre la population végane. Il s’agit de ne pas manger de viande ou fromage plusieurs fois par jour, de ne pas mettre de formage sur sa viande, ni de crème ni de beurre. Nous devons arrêter les excès,  et inclure aussi des repas végétaux pour une alimentation variée. Cela aurait des bénéfices contre le cholestérol et l’obésité.  Une production efficace d’aliments végans à grande échelle suffirait peut-être à leur assurer un prix modéré.  Dès qu’il est disponible, tous les lieux publics devraient offrir un plat végétal moins cher que le plat de viande.  Celle-ci nous coûte vraiment très cher, en matière de production, d’écologie et de santé publique.

Autres idées d’urgence climatique:

Le plan d’urgence climatique du Club de Rome

https://wp.me/paotXg-5Z

https://blogs.letemps.ch/dorota-retelska/2019/03/24/une-veritable-urgence/

https://blogs.letemps.ch/dorota-retelska/2019/03/13/un-plan-pour-lurgence-climatique-the-climate-mobilization/

 

Une véritable urgence alors que la moitié des Etats-Unis risque l’inondation bientôt

Le Temps des catastrophes

Le cyclone Idaï vient de semer la dévastation au Mozambique, des milliers d’Autraliens ont été évacués car les cyclones Trevor et Veronica frappent  l’Australie ce weekend, porteurs d’importantes inondations et la moitié des Etats -Unis pourrait se retrouver sous les eaux ces prochaines semaines.
Chaque dixième de degré de réchauffement rend les catastrophes plus importantes et plus destructrices.
Les inondations détruisent les routes, les infrastructures, les stocks, et limitent fortement la consommation. L’effet sur l’économie pourrait être important, et des faillites pourraient de toute façon survenir.

A mon avis, l’urgence climatique, rendue nécessaire, par le dérèglement par l’Homme du climat terrestre, sera mise en place dans ce contexte et doit l’anticiper.

Nous ne devons pas nous demander, comme le fait le Club de Rome (voir blog précédent) à quelle vitesse les entreprises peuvent s’adapter. Elles ont des forts risques de faillite ou de destruction physique. Demandons nous plutôt de quoi nous avons vraiment besoin: d’aliments, d’hôpitaux, d’un corps d’aide lors des évacuations ou l’approvisionnement dans les situations d’urgence. Ces services doivent être assurés à la population autant que possible, alors qu’ils seront de plus en plus perturbés, et que l’approvisionnement deviendra aléatoire. On devrait prévoir deux solutions de remplacement pour l’approvisionnement pour remplacer les personnes blessées ou bloquées sans possibilité de déplacement.

L’urgence des catastrophes

Les personnes qui ne sont pas impliquées dans ces services essentiels pourraient rester à la maison, et leurs entreprises pourraient fermer pour la plupart ou être mises au ralenti, fonctionner une fois par semaine ou une semaine par mois. Cela implique bien sûr d’un ralentissement considérable de l’économie, mais plus elle ralentira vite, moins nous essuierons de tempêtes meurtrières, ce qui justifie ce type de mesures exceptionnelles.

Les objets existants dans le pays seraient redistribués dans des circuits de deuxième-main, les vendeuses pourraient aider à les rendre attractifs.

Pour sauver les vies de nos enfants, ces décisions deviennent évidentes.

Un des plans d’urgence climatique, de THE Climate Mobilization (voir blog à ce sujet), s’inspire de l’organisation mise en place par l’Angleterre pendant la deuxième guerre mondiale.
A ce moment-là, on ne parlait pas de crise économique, il y avait des problèmes plus graves, et certains pays tels que l’Angleterre ou les Etats-Unis ont pu maintenir un fonctionnement organisé du pays. Il faudrait assurer l’alimentation, le logement, ajourner ou subventionner le paiement des loyers et des crédits immobiliers, le fonctionnement des services médicaux, l’agriculture. Dans cette situation, Les transports et la production d’énergie pourraient en fait être immédiatement réduits plusieurs fois par rapport à la situation actuelle.

Nous devons nous atteler à un revenu minimum ou à des distributions de nourriture, et à des solutions pour assurer le logement pour les périodes d’urgence climatique, nous ne voulons pas d’hordes de sans-abris dans les villes ni de boat-poeple intérieurs dérivant dans les inondations.
Pour la période de l’état d’urgence, on pourrait peut-être suspendre le paiement des loyers et des prêts immobiliers, ou assurer un chômage technique/ revenu minimum suffisant à le payer (Image par Leroy_Skalstad de Pixabay).

Le prix de l’immobilier pourrait aussi subir des variations importantes à mesure que les inondations se répanderont sur la Planète, les compagnies d’assurance n’arriveront peut-être pas à couvrir tous les dégâts, un rapport de l’ONU estimait que le compagnies d’assurance anglaises ne sont déjà plus solvables face aux catastrophes annoncées.

Après il faudrait surtout assurer une production agricole suffisante et la quantité d’énergie nécessaire à un fonctionnement réduit du pays, semblable au dimanche.

Nous n’avons pas besoin de construire de nouveaux bâtiments. Si nous construisons encore, les nouvelles constructions devraient alors être à l’épreuve du climat, et aujourd’hui quasiment rien ne remplit ces critères.
Nous pouvons nous satisfaire d’habits et de meubles d’occasion pendant quelques années, les organisations humanitaires se plaignent de quantités astronomiques d’habits qui s’amoncellent sur la planète. Après, comme vous serez de toute façon à la maison, invitez vos voisins à un souper végan.

C’est une journée magnifique aujourd’hui, et rien de ce que j’écris ne me semble réel en cette belle journée de printemps.
Pourtant, aujourd’hui, les Etats-Unis sont déjà  perturbés par les inondations.
La Suisse est un peu moins exposée, mais rien n’est vraiment à l’abri du climat, et nous devons nous préparer à l’avance.
Rappelons-nous que le vrai visage du réchauffement climatique, c’est celui de la ville de Beira, détruite à 80% la semaine passée.
Essayons d’éviter ça chez nous. C’est le combat de notre siècle.

http:://edition.cnn.com/2019/03/21/us/us-flooding-spring-noaa-outlook-wxc/index.html

Un plan pour l’Urgence climatique – the Climate Mobilization

Le réchauffement climatique est de plus en plus dangereux, nous avons environ 12 ans, enfin maintenant 11 pour le maîtriser, si nous avons tout prévu et bien calculé.

Le plus sûr serait de réduire mes émissions de carbone vite, car si nous tardons trop le climat pourrait se déchaîner, et le catastrophes climatiques pourraient détruire nos villes, saccager notre agriculture et nous confiner à des abris.

Des mesures d’urgence climatique, sans sang ni larmes, pourraient nous permettre de stabiliser le climat rapidement et d’assurer la sécurité de la population. Elles sont justifiées par le péril climatique.

Un des plans pour y parvenir, celui de THE Climate Mobilization, dont certains éléments sont repris dans l’actuel projet de Green New Deal des démocrates américains, demande l’arrêt des émissions de carbone en 2025 -2030.

Il propose:

– la création d’un Ministère de l’alimentation, de la Santé et du Bien-être
– un rationnement des produits polluants, dont l’achat serait débité sur une carte de crédit. Les rations non utilisées pourraient être revendues à l’Etat qui les éliminerait.
– un passage rapide, prioritaire aux énergies renouvelables
– le développement des bus et des trains
– la réduction de la consommation de viande de moitié avant 2025
– la création de jardins urbains et le passage à l’agriculture biologique
– le plein emploi assuré par le gouvernement.
– la mobilisation de l’armée contre le changement climatique
– un effort d’urgence pour la gestion des forêts

Les auteurs proposent aussi de limiter l’épuisement des ressources (en arrêtant la croissance de la population, en éliminant le consumérisme et l’obsolescence programmée, en réduisant l’utilisation des ressources naturelles et en mettant de côté la moitié des terres et des océans).

Ils suggèrent de créer des parcs nationaux pour éviter la 6ème extinction qui menace les espèces vivantes et  d’adopter la ‘demie-Terre ‘conseillée par Wilson, où la moitié de la Planète deviendrait une réserve naturelle ou des corridors entre les réserves. Cela permettrait les migrations des espèces lors d’un bouleversement climatique.

 

Ce Plan pour la Victoire’, rédigé par Ezra Silk de Climate Mobilization, fait référence à plusieurs reprises aux efforts de rationnement de viande et d’essence, aux jardins de la victoire et aux mesures de plein emploi entrepris par les Etats-Unis pendant la Deuxième Mondiale et s’en inspire largement. Il prend la mesure de la gravité de la situation climatique, comparable à une guerre mondiale, et propose des solutions qui pourraient y remédier. Il propose aussi ‘de se poser calmement’ la question du geoengeneering.

Personnellement je pense que les aliments végan pourraient être très bon marché, et popularisés ainsi. Je leur ai suggéré de subventionner un burger végan moins cher à côté des traditionnels, les produits végan pourraient vraiment être fabriqués à très bon marché.

Chacun devrait obtenir un conseil personnalisé médical ou nutritionnel au sujet de l’alimentation végan ou mixte. En général nous mangeons trop de viande.

Les vendeuses de confection pourraient revendre des habits de 2ème main, les spécialistes du marketing seraient utilement occupés à communiquer les nouvelles mesures, des nombreux postes de travail seraient utiles dans le recyclage.

https://www.theclimatemobilization.org/

https://drive.google.com/file/d/0Bze7GXvI3ywrSGxYWDVXM3hVUm8/view