Le réchauffement menace notre civilisation et la vie sur Terre (GIEC) et l’économie l’entrevoit

Le changement climatique est grave et les réductions d’émissions sont urgentes

A l’ouverture de la COP25 en décembre 2019, le président du GIEC a évoqué la gravité de la situation climatique. Il a rappelé que pour pouvoir stabiliser le climat, nous devons atteindre le maximum d’émissions de carbone en 2020 et les diminuer dès 2021. Pour le moment, elles augmentent toujours et ne semblent pas se stabiliser.

Selon lui, nous sommes clairement dans une crise. Les trois derniers rapports du GIEC indiquent que les impacts du réchauffement sont beaucoup plus sévères que les prévisions ne le supposaient. Par exemple, l’augmentation du niveau de la mer s’accélère, des écosystèmes clés deviennent beaucoup plus vulnérables, et le risque d’atteindre les limites de l’adaptation augmente. Ces limites incluent la production alimentaire, la disponibilité de l’eau, ainsi que la fonte des glaces au Groenland et en Antarctique qui inonderait les côtes de nombreux pays (rapport GIEC).   Nous pourrions voir bientôt des événements météo auxquels nous ne pourrons pas nous adapter, qui apporteront des graves dangers.  Nous avons besoin de réduire immédiatement les émissions de carbone. Si nous le faisons tout de suite, nous pourrons encore nous adapter au changement climatique de façon durable, sans coûts excessifs.

Le changement climatique menace la vie sur la Planète

Le changement climatique menace notre civilisation et la vie sur la Planète, il compromet donc aussi  les objectifs de développement durable de l’ONU. Nous risquons une augmentation brusque des températures (qui décuplerait l’intensité des catastrophes climatiques selon de nombreuses études dr), nous devons réduire immédiatement les émissions de carbone pour notre survie (en gras discours du président du GIEC accessible en anglais ici: YxNNE-5mmek).

Les aléas climatiques deviendront de plus en plus graves, le fonctionnement de notre civilisation sera de plus en plus perturbé et la vie sur Terre est menacée à moyen terme,

Les catastrophes climatiques pourraient provoquer à l’effondrement économique

Les analystes économiques commencent à prendre  en compte les risques climatiques, heureusement, car les prévisions qui ne les incluent pas sont totalement irréalistes.  Certains analystes sont un peu informés sur le changement climatique qui doit être pris en compte dans toute prévision d’avenir.  Ainsi, un rapport de la BIS (Bank for International Settlements, rapport) attire l’attention sur les risques climatiques  et un autre, de l’Université de Massachusetts, informe qu’une succession de catastrophes climatiques comme nous en voyons déjà maintenant pourrait bien provoquer un effondrement mondial (communiqué).

Leurs prévisions restent en deçà de la réalité.  Nous savons que les catastrophes climatiques vont augmenter, c’est une certitude. Nous ne pouvons prévoir où elles vont frapper, mais leur nombre peut être estimé. Il a été sous-estimé. Nous devons aussi rapidement réduire les émissions de carbone pour éviter que ces catastrophes ne deviennent extrêmement graves et qu’elles ne transforment la Terre en un désert invivable.

 

Réduisons les émissions de CO2 immédiatement

Actuellement, l’épidémie de coronavirus a provoqué la fermeture d’usines, une réduction de la consommation de pétrole, probablement une baisse de la consommation en Chine et, déjà, un problème d’approvisionnement en pièces détachées pour l’horlogerie suisse. Nous aurons bientôt des millions de ces petits problèmes d’approvisionnement. Gardons peut-être notre vieux téléphone, ordi, ou nos chaussures défraîchies dans un coin au cas où. Nous aurons aussi des ouragans, des tornades, des inondations et des vagues de chaleur dangereuses pour notre vie.

Nous devons repenser l’économie dans son ensemble pour qu’elle émette beaucoup moins de carbone, vingt ou vingt-cinq fois moins. La plupart des usines sur Terre devraient être arrêtées pour le climat,  qui est au moins aussi dangereux que le virus. Il faut aussi prévoir que la météo interrompra leur activité. Il faut peut-être faire une liste de produits nécessaires ou au moins vraiment utiles et assurer leur production. Les pièces détachées d’objets essentiels pourraient être produites à plusieurs endroits sachant qu’aucun n’est vraiment à l’abri du climat, ce qui augmenterait la résilience et réduirait la panique. L’économie devrait être planifiée sobrement pour les vingt ans d’urgence qui nous attendent. La Chine produit en fait l’essentiel d’objets pour toute la Terre et peut elle-même totalement changer sa production pour faire face au changement climatique.  Elle peut la concevoir écologique et résiliente. Nous pourrions aussi assurer une fabrication nationale d’objets de première nécessité.

 

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Dorota Retelska

Dorota Retelska, décrypte les nouvelles du climat. Docteure ès Sciences de l’UNIL, auteure d’Antarctique-Ouest dans le Vide, elle alerte sur les dangers du climat depuis plusieurs années. Elle est active dans plusieurs organisations de défense du climat, entre autres l’Association Climat Genève, Greenpeace, TACA, et le Collectif Climat 2020.

18 réponses à “Le réchauffement menace notre civilisation et la vie sur Terre (GIEC) et l’économie l’entrevoit

  1. La Terre a commencé son existence avec une concentration de CO2 des milliers de fois supérieure à celle d’aujourd’hui 4.5 milliards d’années plus tôt ! Dès l’apparition des océans , la température était donc tombé au-dessous de 100°C malgré des conditions quasi vénusiennes, la majeure partie a été précipitée dans les fond des mer pour former le calcaire enfoui dans les montagnes .
    Ensuite les premières bactéries anaérobies ont consommée le CO2 et fabriqué l’oxygène par photosynthèse et deux milliards d’années plus tard , les cellules dont nous sommes formés ont émergé avant que les premières d’espèces multi cellulaires prennent forme .
    Le CO2 est absolument vital pour la totalité de la biosphère terrestre !
    Même au temps des dinosaures et des premiers mammifères , le taux de CO2 était parfois au-dessus de 2000 ppm !
    Non seulement nous n’avons pas les ressources disponibles pour remettre autant de dioxyde de carbone dans l’atmosphère qu’à l’époque des dinosaures, mais à part la fonte des glaces polaires , qui n’existaient à cette époque, le risque sur la biodiversité est nul !
    L’épisode du PETM (- 55 millions d’années ) nous fournit un excellent exemple de changement brutal en quelques siècles seulement et qui n’a conduit a aucune extinction massive !!!
    Quand on parle aujourd’hui de fin de civilisation et même des animaux du fait du CO2 , je ne peux que m’interroger sur le niveau de connaissances des auteurs de cette collapsologie grotesque qui n’a absolument pas justifiée autant du point de vue théorique qu’historique .

    1. Bon, la bonne nouvelle c’est que le Sieur Giot, alias Don Albedo évolue.
      Il y a quelques postes, il nie les mesures, puisqu’on n’aurait des mesures fiables, que depuis 40 ans.
      Maintenant il nous sort des mesures de 4.5 milliards d’années, admet que les pôles fondent, alors qu’il le niait, selon ses chiffres satellisés, bref.

      Je le propose au prix Nobel du pet (ou du Pet) avec l’autre génie du blog Dominic On.
      Sinon, on se demande bien qui dirige ces blogs et où ils veulent en venir, Le Temps, à laisser n’importe quel avatar raconter n’importe quoi.

      Enfin, Le Temps n’est que le reflet de son époque, ou d’une Romandie qui se veut l’égale des intellectuels du monde, non qu’ils n’existassent plus, mais on leur a coupé le robinet, pas vendeur…

      Il nous restera toujours l’asse de ces blogs, la reine douairière 🙂 🙂 🙂

    2. En réalité, il y a eu plusieurs lignées de mammifères qui disparurent durant le PETM. De nouvelles lignées apparurent, comme les primates, avec la caractéristique d’une taille moyenne plus petite par rapport à leurs prédécesseurs et aux suivants. La faune marine et les foraminifères furent aussi profondément altérés avec des eaux trop chaudes, trop acides et manquant d’oxygène.

      https://advances.sciencemag.org/content/3/3/e1601430
      https://geoweb.princeton.edu/research/keller/pubs/Keller-et-al-2018-Gondwana.pdf

      Par contre je dois souligner que je n’adhère pas au discours catastrophiste de Dorota Retelska, ni à sa distorsion des propos du GIEC, ni à ses recommandations d’économie planifiée.

      1. J’ai retranscrit quasiment le discours du président du GIEC, et la veille celui du secrétaire-général de l’ONU, avec quelques explications tirées du rapport du GIEC. Où voyez-vous une distorsion? Ce sont les déclarations du GIEC.

      2. @Dorota Retelska, le GIEC n’annonce pas la fin de notre civilisation ou un effondrement de la vie sur Terre en cas de réchauffement climatique important. Je n’approuve pas le fait de sortir des phrases de leurs contextes et de sélectionner uniquement les formulations les plus pessimistes pour en produire un discours catastrophiste.

        Je ne dis pas que le réchauffement climatique n’est pas une menace pour de très nombreux écosystèmes et pour les sociétés humaines les plus défavorisées. Mais l’humanité et la société industrielle vont survivre dans tous les cas. Certes la vie de tous les jours sera beaucoup moins confortable même dans les pays riches. C’est juste que ce discours de fin du monde et l’utilisation d’images et phrases chocs qui me dérangent. Cela dessert la cause.

        Et si la vie humaine a de l’importance à vos yeux, ne prônez pas du jour au lendemain la sobriété forcée. Notre système industriel est peut-être critiquable mais en attendant, il y a des vies humaines qui en dépendent.

        @Jean, le GIEC est une institution reconnue et respectée par d’autres institutions scientifiques, comme la NASA ou la société américaine de géologie:
        https://climate.nasa.gov/scientific-consensus/

    3. On parle de préserver notre espèce dans un confort d’existence relatif, pas la terre en elle-même, ni les autres espèces. L’argument des dinosaures ou de la terre il y a 4,5mia d’années n’a aucun intérêt.

      Il n’y a pas de doute possible concernant l’impact de l’activité humaine sur le climat ni aucun doute possible concernant l’impact du réchauffement sur notre civilisation. Continuer d’en parler c’est simplement faire perdre un temps précieux à l’humanité.

      L’incertitude de la nécessité de réduction des émissions de CO2 est comparable à l’incertitude de la dangerosité de la fumée de tabac pour les poumons humains.

    4. Il y a des milliard d’années il n’y avais pas d’écosystèmes a protéger avec 7 milliards d’humains nous sommes a une époque sans précédent

  2. Bonjour, j’ai lu que dans votre profil, il est mentionné que vous êtes Docteure ès Sciences de l’UNIL.
    Pouvez-vous svp nous expliquer sur quoi portait votre thèse doctorale ? Qu’est-ce que l’UNIL ?
    Quelles sont vos rôles précis dans les diverses organisations de défense du climat, entre autres l’Association Climat Genève, Greenpeace, TACA, et le Collectif Climat 2020, dont vous faites parti ? Y êtes-vous bénévoles ou rémunés ?
    Que pensez-vous d’Extinction Rebellion comme mouvement de sensibilisation du public au réchauffement climatique ?

    1. N’ayant pas de réponse de votre part, j’ai fait une recherche sur google.
      UNIL = Université de Lausanne qui est en Suisse.
      http://www.unil.ch/graduatecampus/home/menuinst/doctorantes/pendant/par-faculte.html`
      L’université offre plusieurs formations de doctorat. Il y a une formation doctorale en théologie et en d’autres domaines comme les sciences sociales et la politique mais aucune en climatologie.

      Bien que vous ayaez un doctorat, j’ai plutôt l’impression que vous n’êtes pas spécialiste en climatologie mais plutôt une bénévole qui est surtout très active chez Greenpeace.

  3. Bonjour à tous,
    Ben nous sommes sauvés, des scientifiques qui s’écharpent sur ce blog, autour d’un article on ne peut plus factuel. Je suis triste de voir que vos beaux titres, ne vous rendent pas plus serein et réfléchi. Et dire que nos politiques à l’égo surdimensionné de réfaire à des personnages à l’égo si défaillant. Je vous prie Messieurs de laver votre linge sale dans vos laboratoires. Et si vous désirez vous exprimer en public ayez un minimum de tenue.
    Je vous remercie pour votre article pertinent madame, je pense malheureusement que l’humanité n’a aucune chance de s’en sortir, car l’économie est une théorie élevée au rang de religion extrémiste et que la nature est la réalité indispensable à notre vie.
    Je vous exprime toute ma compassion à vous tous
    Bonne journée

  4. J’ai lu les clients qui écrit contre le réchauffement climatique mais les clients sont oubliés les choses très importantes ! Je vois que il y a beaucoup les avions dans le ciel, les poids lourds sur les routes, les vieilles voitures très polluantes , les centrales nucléaires réchauffées, les usines chimiques
    très chimiques pour les céréales et les vignes ,les usines de pétrole très dangereux fabriqués les engrais agricoles et surtout ce sont trop les fusées très polluantes dans le ciel devenu le réchauffement fortement ! Je suis sourd-muet. Merci.

  5. Perso j’ai une théorie : Je pense que le réchauffement climatique et tout les dérèglements ne sont pas dus au Co2 ou même à la soit-disante pollution. En fait d’après moi, ce serait dû à la conquête spatiale.
    Si on considère que tout ce qui existe sur notre planète provient de la terre, absolument tout. Donc quand des satellites sont envoyés (abandonnés) dans l’espace, ce sont des milliers (voir des millions) de tonnes de matière qui sont retirés à notre astre. Et depuis le temps que cela dure il ne faut pas s’étonner que la terre ne tourne plus vraiment rond.
    Ce n’est qu’une théorie….

  6. Petite note optimiste: le secteur électrique de l’Union Électrique a réduit ses émissions de CO2 de 12 % en à peine un an. Les énergies renouvelables sont en effet en train de supplanter le charbon comme source primaire de production d’électricité. La quantité de charbon brûlée en Europe à cette fin a chuté de 24% en 2019 et les énergies renouvelables ont dépassé en 2019 le charbon comme source d’électricité. Il semble enfin que la transition énergétique soit réllement devenue une réalité. Il y aura, bien sûr, des gagnants et des perdants dans cette transition. Et il est paradoxal que bon nombre de ces perdants soient ceux qui n’ont pas su voir venir le changement et dépendent aujourd’hui des aides de cette Communauté Européenne qu’ils villipendient…

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