Vérités climatiques: commentaire sur la page contrevérités climatiques

Un des commentaires me demandait mon opinion sur le site contreveritesclimatiques. En résumé, le site contient essentiellement des informations fausses, et n’est pas du tout intéressant. Deux ou trois de leurs objections étaient des vraies questions il y a dix ou vingt ans et ont été résolues depuis. J’y réponds donc par quelques vérités climatiques.

Intérêts financiers

C’est vraiment une contrevérité, une cynique plaisanterie comme celle accusant Greenpeace de feux de forêt, de dire que des intérêts financiers déforment l’information pour propager l’idée du réchauffement. Des sommes colossales sont investies pour bloquer l’information sur le climat par les industries pétrolières, je cite les sources dans cet article qui oriente sur un site sérieux de réponse aux contrevérités Sceptical Science (enfin, je suis tout à fait sérieuse aussi).

L’inertie du système provient peut-être du fait que les membres de nos gouvernements sont souvent actionnaires de grosses entreprises à qui les mesures pour le climat nuiraient à court terme, et que toute leur carrière professionnelle a formés à ce système économique.  Cependant, même l’industrie (Bloomberg à la COP25) se rend compte qu’elle a intérêt à arrêter le réchauffement, parce qu’il cause déjà des destructions de récoltes, de stocks, de routes qui vont s’aggraver.

A mon avis on pourrait dire que toute somme investie dans la pub et le marketing d’objets polluants est un encouragement à la pollution, favorise le réchauffement climatique et  devrait être interdite.

Réchauffement et effet de serre

 

La Terre se réchauffe vraiment, la Suisse aussi. Le GIEC considère que le réchauffement suit ses prévisions, d’autres entrevoient une accélération supplémentaire. Il y a eu quelques années lentes après 2000, où la température de l’air ne montait pas, et là nous venons de vivre quelques années de réchauffement très rapide. L’eau des océans s’est réchauffée continuellement, et pour le prouver les poissons tropicaux et les coraux meurent.

Le gaz carbonique réchauffe l’atmosphère terrestre, comme prévu par les scientifiques il y a trente -quarante ans au moins.  La vapeur d’eau est réellement importante, mais à l’échelle planétaire et elle ajoute encore au problème. Le gaz carbonique crée l’effet de serre, augmente la température, ce qui augmente l’humidité de l’atmosphère. Cela a été correctement prévu. La vapeur d’eau renforce l’effet du gaz carbonique.

Les glaciers fondent plus vite qu’ils ne se forment

Naturellement la neige forme les glaciers Arctiques et Antarctiques dont la base avance vers les mers ou les plaines. Actuellement de nombreux glaciers s’écoulent plus vite que’ils ne se forment, la surface du Groenland fond de plus en plus l’épaisseur de la glace Antarctique et Arctique diminue.
On craint un effet de seuil: les glaciers sont bloqués par la roche et les plateformes de glace flottante, quand une de ces plateformes, Larsen B s’est brisée en 2002 les glaciers qu’elle bloquait ont accéléré de cinq-cent fois.  De nombreux glaciers ont en fait ‘les pieds dans l’eau’ et le réchauffement de l’océan fait fondre leurs bases.

Il y a plus d’ouragans destructeurs

Les ouragans se forment quand l’eau des océans dépasse 26°C. L’humidité atmosphérique permet la formation de plus grosses tempêtes. Des chercheurs des meilleurs universités du monde ont prouvé que le nombre d’ouragans les plus forts, destructeurs a triplé. Cette année, un cyclone s’est aventuré sur le Midwest américain. Le Mozambique et les Bahamas ont été frappés par des forts ouragans, le Japon aussi.

Nous vivons une période de réchauffement extraordinaire et dangereux

Les températures actuelles sont extraordinaires. L’organisation Météorologique Mondiale a annoncé il y a quelques années que nous sommes maintenant en territoire inconnu, des phénomènes atmosphériques inconnus jusqu’à présent peuvent se produire. L’année passée, il a fait 20°C en février en Angleterre. Des vagues de chaleur record se produisent déjà au printemps, ce qui pourrait causer plusieurs mois de chaleur et sécheresse. Le rôle du CO2 dans le réchauffement a été démontré dans des expériences de laboratoire (liste ici) et par satellite (Sceptical Science).

Et si le réchauffement provoquait des émissions de CO2?

Une des objections mentionne que selon les analyses des dépôts glaciaires, la montée des températures précède peut-être  du CO2 atmosphérique de quelques centaines d’années.  C’est possible.  Le gaz carbonique provoque certainement le réchauffement, mais celui-ci pourrait ensuite provoquer un dégagement supplémentaire, et la température monterait encore. J’espère que nous avons quelques centaines d’années, mais je n’en suis pas sûre parce que le réchauffement actuel est beaucoup plus rapide que les événements naturels passés.   C’est un point inquiétant.

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Dorota Retelska

Dorota Retelska, décrypte les nouvelles du climat. Docteure ès Sciences de l’UNIL, auteure d’Antarctique-Ouest dans le Vide, elle alerte sur les dangers du climat depuis plusieurs années. Elle est active dans plusieurs organisations de défense du climat, entre autres l’Association Climat Genève, Greenpeace, TACA, et le Collectif Climat 2020.

20 réponses à “Vérités climatiques: commentaire sur la page contrevérités climatiques

  1. « Entends-tu ce sourd grondement, le ressens-tu ?
    Il est puissant comme mille tonnerres qui dévaleraient la montagne pour venir engloutir de leurs fracas la vallée encore verte. Il est d’une violence inouïe, assourdissant… et pourtant à peine perceptible pour la plupart… et pourtant il broie tout sur son passage.

    Il est pareil à un tsunami énorme dont la vague d’eau aurait plusieurs centaines de mètres de hauteur. Ce géant ne peut être terrestre, la nature n’est pas capable de produire de tel phénomène destructeur, plus ravageur que tous les volcans qu’a connu notre petite planète.

    Une goutte goute, une simple goutte d’eau, voilà ce que je suis. Une innocente goutte d’eau prise dans cette monstrueuse vague de liquide sombre qui rase les fonds marins, qui désole la beauté de nos plages, de nos campagnes, qui fait trembler jusqu’à nos plus hautes montagnes et disparaitre nous plus imposants glaciers.

    Je suis une goutte d’eau, mais aussi la vague diluvienne qui m’emprisonne et à qui pourtant je fournis l’énergie par allégeance. Je ne suis qu’une goutte et pourtant je suis à l’origine de cette vague apocalyptique. Je ne suis pas seul, nous sommes des milliards de gouttes et chacune contribue à amplifier le phénomène destructeur, bien souvent en y mettant toute son énergie sans oser relever la tête.

    Noyé au milieu de tant d’énergie, il est difficile d’apercevoir un horizon, de se poser la bonne question, de dire la vérité, impossible de faire un arrêt sur image…, et encore plus improbable de pouvoir faire marche arrière.

    Je suis une goutte d’eau, et je suis aussi le tsunami.

    Je trouve que j’ai de la chance, j’ai pu lever le regard un instant, le temps d’entrevoir l’enfer, de prendre conscience…

    Je trouve que j’ai de la chance, j’ai l’impression maintenant de pouvoir m’évaporer doucement, une manière d’arrêter de devoir fournir de l’énergie à cette autodestruction collective.

    Tu es là aussi, ainsi que mes 2 ou 3 amis. Je trouve que j’ai de la chance d’avoir pu à travers ta goutte d’eau percevoir juste un peu de lumière, cela a suffi pour produire ce très bel arc-en-ciel dans le noir… »
    JT_Extrait (2012)

  2. Euh, vous ne refutez pas vraiment les arguments mentionnés sur le site. Seriez-vous prête à une confrontation avec Benoît Rittaud, son responsable ? Ou avec Jean-Claude Pont, un de ses contributeurs suisses ?Je pense que ça pourrait faire un article intéressant dans Le Temps, non ?

    1. Dire, comme l’affirme ce site, que le CO2 augmente parce que la température augmente n’est pas entièrement faux. Il s’agit d’un phénomène que les scientifiques appèlent “rétroalimentation”. Car forcément, le dégel du pergelisol permet qu’une quantité additionnelle de CO2 se forme. Mais il n’en demeure pas moins que l’effet de serre est bien réel. Pas de CO2 dans l’atmosphère, pas de vie sur terre. Sans les gaz à effet de serre, la terre serait un grand caillou gelé. Tout écolier suisse apprend cela à l’école dès la première année de physique ou de chimie ! Alors leur belles théories sont bien sympa mais je serais curieux de savoir comment il expliquent alors que la température monte en l’absence de tout autre phénomène qui l’explique. Le pouvoir du Saint Esprit peut-être, enfin décidé à punir l’Humanité de ses fautes ? Bien que non croyant, je me dis parfois, dans un éclair de lucidité, que Dieu a peut-ètre bien créé l’Homme pour détruire le monde. C’est juste une théorie et elle est tout aussi indémontrable que celle que défendent ces messieurs sur leur site…

      1. Bien d’autres phénomènes peuvent expliquer la montée des températures, Adrian. Lisez quelques articles sur le site, vous verrez. Vous pouvez aussi lire le livre dirigé par Istvan Marko, “Climat, quinze vérités qui dérangent”. Vous y trouverez quelques facteurs possibles d’explication. Le climat est une science complexe, les explications unifactorielles n’y ont pas court.

        1. bonjour, navré de vous contredire Catherine Andres mais sur l’augmentation exceptionnelle à l’échelle planétaire à laquelle nous assistons, il ne peut y avoir d’autre explication scientifiquement démontrée que l’accroissement du taux de GES, dont le CO2. Toutes les autres tentatives d’explication s’avèrent inopérantes. En revanche ce n’est pas forcément le processus premier lors des interglaciaires car ces cycles à une autre échelle de temps dépendaient des variables astronomiques (l’activité anthropique n’existait pas !), le C02 n’intervenant ensuite qu’au titre de rétroaction positive. Les rapports du GIEC constituent une très complète synthèse des publications de la communauté scientifique mondiale sur ce sujet (comme sur l’ensemble de ses conséquences).

        2. On peut toujours penser, comme l’ami Hubert, que les incendies et les 50 C. sont provoqués par les BBQ des campeurs… 🙂
          Je suppose que vous avez entendu parler des orages de nuages de fumée?

          En gros, comme pour les nuages “normaux”, des éclairs se produisent qui, tombant sur un sol sec, provoquent de nouveaux départs de feu.

          Rester dans le déni, ce n’est pas faire preuve de sagesse, sauf pour les trop nombreux lobbyistes!

  3. Est-ce que Mr Rittaud & Pont ont publiés dans des journaux à commité de lecture récement sur le sujet ?
    Dans le cas négatif, je ne vois pas ce qui pourrait servir de base à une discussion scientifique. Leur crédibilité scientifque est similaire aux anti-vaxxers, la pratique de l’imposition des maines et autres pseudo-sciences : nulle.

    Les climatosceptiques ont passé 30 ans à échouer à démontrer leurs thèses (qui n’ont pas changées). C’est remarquable.

    Quand quelqu’un dit : Le CO2 ne provoque pas de réchauffement climatique, il est en fait en train de dire : Le spectre d’émission et absorbtion du CO2 ont été mesuré faux, et ont égallement été calculés faux. Ce qui revient à dire que la théorie quantique utilisée depuis le début du XXe sciècle pour moult applications est fausse. Prouver cela est un prix Nobel assuré.

    1. Les climatosceptiques sont des adeptes du doute et ne craignent pas d’affronter ceux qui ne sont pas d’accord avec eux. Plusieurs d’entre eux ont quitté le GIEC, après que leurs objections, exprimées dans des articles, publiés dans des revues à comité de lecture, aient été mis sous le tapis par les résumés à l’attention des décideurs tirés des rapports détaillés du GIEC. Vous pouvez lire à ce sujet le livre de Olivier Postel-Vinay, ancien rédacteur en chef de Science et Vie, La Comédie du climat. Voici mon commentaire sur ce livre :

      “Ce livre est pour l’instant le meilleur que j’aie lu sur le sujet. Heureusement qu’il existe de plus en plus de personnes curieuses, courageuses, de bonne foi et ayant un esprit critique développé pour s’opposer aux lobbyistes de la peur qui vendent leur soupe grâce à des recettes éculées.

      Fort de sa longue expérience en matière d’observation du milieu scientifique et des médias, l’ancien rédacteur en chef de Science et Vie nous livre ici de nombreux éléments factuels nous permettant de prendre du recul face aux déclinistes professionnels. Cette déconstruction mesurée et pleine d’humour du théâtre “Giec” et de ses acteurs vous laisse le sourire aux lèvres. Chacun y prend sa place, du Tea Party à Al Gore, des Français aux Chinois, en passant par les Groenlandais, des ours polaires aux renards.

      Si on pouvait mettre six étoiles, je ne manquerais pas de le faire. En attendant, je me proclame humblement climato-agnostique, comme l’auteur.”

      1. Les scientifiques en général sont les adeptes du doute. C’est un peu la base de l’épistémologie. La deuxième est la construction d’hypothèses falsifiables par l’expérience.

        Et effectivement, les objections climatosceptiques ont été mises au tapis dans les revues à comité de lecture. C’est en général ce qui se passe lorsque l’on présente une hypothèse qui ne tient pas la route en science. Hypothèse non changées depuis maintenant près de 30ans.

        Quand au GIEC, il fait un travail de compilation et non de recherche. Il est extrêmement prudent et conservateur et généralement en retard sur la littérature la plus à jour.

      2. Excellent exercice d’auto-promotion. Il n’est toutefois pas certain qu’il persuade ceux qui préfèrent savoir – au sens gnostique du terme – plutôt que croire.

  4. Bonjour, tout d’abord, je precise que je ne suis pas climatosceptique, le rechauffement climatique est indéniable, je ne vois pas comment on peut en douter !
    de formation scientifique, je lis beaucoup d’articles sur les données climatiques, et je n’ai toujours pas de certitudes, sur la CAUSE de celui-ci.
    Je constate que l’emballement thermique intervient vraiment à partir de 1975. Pourquoi ? as t-on cherché à savoir pourquoi la pente fait un “coude” à cette époque?
    je pense, mais pas de preuves, que le c02 ne peut pas etre le seul responsable, il y a autre chose, peut-etre la vapeur d’eau qui cause 60% de l’effet de serre.
    j’en suis venu à me demander si l’essor du trafic aérien, et des trainées de condensation n’en serait pas un acteur sous estimé. Souvenez vous de l’arret du trafic le 11/12 septembre 2001, et la chute de plus de 1° qui en est résulté, ainsi que l’ecart augmenté entre jour et nuit, et nos ciels bleus qui sont désormais laiteux.
    il est prouvé que ces trainées peuvent persister la nuit et contrarier le refroidissement nocturne.
    evidemment, incriminer le transport aerien est tabou. d’ailleurs celui-ci avait été absent du protocole de Kioto ….

    1. Bjr,
      Il est inutile de prétendre spéculer sur les origines du changement climatique, c’est un débat tranché presque unanimement dans la cté scientifique depuis les années 80. Lisez les rapports du GIEC, vous verrez les résultats des modélisations qui reconstituent parfaitement l’évolution constatée, sur la base des travaux des climatologues. Les GES sont à eux seuls l’explication première (la vapeur d’eau n’en étant qu’une faible composante, les principaux sont le CO2 et le méthane, ainsi que le protoxyde d’azote). Ensuite des effets de renforcement proviennent de la réduction de la banquise, en particulier (changement de l’albedo). Tout cela est clair, ce qui l’est moins c’est l’ampleur ultérieure qui varie selon les modèles et surtout, dépend des mesures qui seront prises pour limiter les émissions.

      1. “inutile prétendre speculer..???”, “débat tranché”, “tout cela est clair” whaooh!
        en gros, circulez , y’a rien à voir , ni à débattre ? pas très scientifique comme attitude, ni très courtoise…
        Même le rapport du GIEC est beaucoup plus pondéré que votre avis, et a déja évolué à plusieurs reprises, suite à des mesures et simulations plus fines…
        En tout cas, je m’inscris en faux contre votre affirmation “Les GES sont à eux seuls l’explication première (la vapeur d’eau n’en étant qu’une faible composante,”
        Pas du tout, la vapeur d’eau est le paramètre de forçage principal, environ 60%.
        Réduire les GES certes, on est d’accord, mais vu les freins économiques, çà ne va pas etre très rapide…
        Je note que l’espece humaine rejette environ 40/50 gigatonnes de co2 annuellement, et que les feux de forêt l’année derniere de la Sibérie, Brésil, et Alaska, ont rejeté la même quantité. Réduire et circonscrire tous ces feux par un entretien préventif majoré (debroussaillage, zone coupes-feu, mirador, surveillance drones) pourrait etre payant rapidement. La foret landaise, qui est bien entretenue et surveillée ne brule pratiquement jamais.

        1. La vapeur d’eau est importante pour l’effet de serre. Mais la quantité de vapeur d’eau dans l’atmosphère augmente avec al température et l’évaporation de l’eau des océans, de façon prévisible, env 7% par degré C. Le CO2 fait monter la température, ce qui augmente la quantité de vapeur d’eau . La température finale est due au CO2 + Vapeur d’eau. C’est connu, prévisible, calculable et se vérifie tout à fait actuellement.

        2. J’ajouterais que bien que la vapeur d’eau soit le forçage principal sa dérivée par rapport au temps est faible, ce qui n’est pas le cas du CO2 par nos émissions massives.

          Bien sûr il y a Clausius Clapeyron qui ajoute de capcité en 7% de vapeur d’eau pour l’atmosphère par degré qui complique un peu les choses. De même que le changement d’albédo dû à la fonte de glaces. (Rétroactions positives).

          Quand à la cause humaine elle est bel et bien indéniable à ce point. Que ce soit en terme de budgeting du carbone brûlé, ou du changement du ratio C12/C13 dans le bois des arbres. Tous les autres forçages ont été considérés et exclus par les recherches des 30 dernières années.

          Il est clair que la prévention des feux peut aider, de même que des budgets et un équipement approprié pour la lutte contre les feux. Cepandant, leur impact va devenir de plus en plus limité si les épisodes très secs et très chauds se multiplient. Utiliser les sols pour capturer le CO2 à l’aide de techniques appropriées pourra être une aide précieuse.

          Il faut aussi différencier les types de feux en terme d’impact climatique. Si la forêt peut repousser, alors le carbon libéré sera séquestré. De même si les incendies restent dans la norme historique de la vie de la forêt, ce n’est pas un problème. Par contre en Indonésie et au Brésil ou les feux sont utilisés pour libérer des sols pour une agriculture épuisant ceux-ci, la forêt ne peut pas se reconstituer et la séquéstration n’a pas lieu. De même si le climat change et pousse les incendies au delà des normes historiques point en plus de rendre la repousse difficile pour les essences indigènes.

          En Sibérie la situation est mauvaise car les sols sont tourbeux, les surfaces immenses et les moyens dérisoires.

          En 2019 la surface brûlée en Russie à été de 2 à 3 millions d’hectares sur ~750 Mha. La forêt des Landes recouvre environ 1 Mha. Il y a donc une différence d’échelle considérable. Les forêts boréales stokent environ le double de CO2 / m^2 par rapport au forêts tropicales, et les incendies peuvent “sommeiler” grâce aux feux de tourbe ce qui peut rendre leur contrôle très difficile.

          Au niveau de la recherche, la question ouverte est celle de du “climate sensitivity”, càd quelle est l’augmentation de température attendue pour un doublement du CO2 en tenant compte des rétroactions. Les estimations sont entre +2 et +4.5°C dans les modèles utilisés dans les derniers rapports. Cepandant les modèles les plus récents (meilleures résolutions et plus complets) semblent plustôt donner des valeurs de +4 à +5°C.

          1. D’accord avec vous dans l’ensemble, cependant vous dites “Si la forêt peut repousser, alors le carbon libéré sera séquestré.” Hélas, ce sera au mieux dans 25/30 ans , le temps de la repousse !!! c’est pourquoi je ne comprends pas qu’on tolère par exemple à continuer des émissions (d’avions par ex), sous prétexte qu’ils vont COMPENSER en plantant des arbres !!! NON , les émissions c’est maintenant, les arbres dans 30 ans ! or on n’a pas le temps devant nous , ca va bien trop vite . au début on parlait de 2100 , mais ca va nous tomber dessus bien plus vite.

        3. Bonjour,

          Concernant la vapeur d’eau, je vous rappelle qu’elle n’est pas prise en compte dans les comparaisons en termes de PRG avec le CO2, et qu’il s’agit du changement climatique, pas de l’effet de serre naturel qui l’a précédé et qui explique la température du globe avant l’ère industrielle. Et à ce titre c’est bien l’augmentation du CO2, du CH4, du N2O et des CFC qui expliquent très majoritairement l’augmentation de l’effet de serre depuis 1850. La vapeur d’eau a une incidence entre autres par le biais des formations nuageuses, qui n’est pas univoque ni en termes de processus ni spatialement sur le globe, et elle est recyclée très rapidement ce qui rend impossible de lui conférer un PRG.
          Quant à considérer comme non scientifique le fait que le débat soit tranché à ce sujet, visiblement vous n’avez pas assez lu les rapports du GIEC. Les rapports successifs d’ailleurs sont de plus en plus démonstratifs par les résultats des modélisations, dans l’état actuel du bilan radiatif de la planète. Aucune autre hypothèse d’origine ne tient la route, au point que d’éventuelles autres hypothèses ne sont même plus l’objet de publications scientifiques validées par les pairs. Il faut accepter l’état actuel des connaissances.

  5. heu… toujours des avis aussi tranchés et peremptoires ?
    les CFC et HFC : composés halogénés
    “Aujourd’hui, des chercheurs de l’université de Columbia (États-Unis) avancent que ces derniers sont responsables de pas moins du tiers du réchauffement climatique enregistré entre 1955 et 2005. Et même de la moitié du réchauffement de l’Arctique et de la fonte des glaces observés durant cette période. ”
    Des chercheurs de l’université de Bristol (Royaume-Uni) dévoilent en parallèle que les concentrations atmosphériques de trifluorométhane – ou HFC-23 – ont atteint un niveau record en 2018. Une nouvelle inquiétante, car le potentiel de réchauffement de ce composé est incroyablement élevé. Une seule tonne de HFC-23, c’est l’équivalent de pas moins de 12.000 tonnes de CO2 !

    Garder l’esprit ouvert ….

    https://www.futura-sciences.com/planete/actualites/rechauffement-climatique-ces-substances-sont-responsables-moitie-rechauffement-arctique-79274/

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